Il y a 120 ans, le 3 septembre 1892, Liverpool FC disputait le premier match de championnat de son histoire. Deux cents spectateurs assistèrent à la correction (8-0) infligée par les Reds à Higher Walton en Lancashire League à Anfield, stade occupé ces huit dernières années par… Everton ! Des Reds qui portaient le maillot bleu et blanc des Toffees, et ce pour quatre ans encore. Un anniversaire qui mérite un retour sur la plus insolite et acrimonieuse création de club du football anglais. En route pour une longue plongée dans le Liverpool glauque de l’ère victorienne.

A l’origine de la fondation du Liverpool Football Club, le principal Founding Father of Merseyside football : John Houlding (1833-1902). Un saint homme responsable à lui seul, excusez du peu, du développement d’Everton FC au tout début des années 1880 et de la naissance de Liverpool FC le 15 mars 1892 (lire le reste de l’introduction ici).

Suite et fin de la saga.

[cliquer sur les photos donne parfois des frissons un peu partout]

Liverpool FC, un club « sure to prosper »

Le 3 septembre 1892, dans le programme du premier match de championnat (Lancashire League) de Liverpool disputé à Anfield, John Houlding prophétise :

« The Liverpool Club is sure to prosper »

Il faut pourtant une bonne dose d’optimisme pour fanfaronner de la sorte : 200 personnes assistent à ce match de championnat régional contre les anonymes d’Higher Walton (l’affluence moyenne sera de 1 990 à Anfield cette saison-là). Une telle confusion règne autour de cet inconnu Liverpool FC que le match débute en retard, une partie des joueurs visiteurs s’étant rendus à Goodison Park pensant y trouver Liverpool FC…

Justement, ce même après-midi, les Toffees accueillent Nottingham Forest (2-2) devant 14 000 spectateurs pour leur premier match de championnat à Goodison Park, ce superbe et tout nouvel écrin entièrement dédié au football qui a coûté bonbon aux Caramels (plus de 8 000 £).

Liverpool s’étant vu refuser l’entrée en Football League, le club évolue d’abord en Lancashire League à partir de septembre 1892. L’équipe assemblée chichement et à la va-vite pendant l’intersaison est largement écossaise : le manager John McKenna a recruté treize Scots ! D’où son surnom de Team of Macs (McBride, McCartney, McLean, McQueen, etc.) qui remplace celui des tous débuts, The Anfielders.

Le fort accent écossais de l’équipe déplaît à la presse locale qui se lamente du « manque d’opportunité des jeunes du cru de jouer pour les meilleures équipes de la région. » De fait, le premier XI de LFC à fouler la pelouse d’Anfield, le 1er septembre 1892 contre Rotherham Town en amical, ne contient aucun Anglais…

Le premier derby Everton-Liverpool a lieu le 22 avril 1893, en finale de la Liverpool Senior Cup à Bootle devant 10 000 spectateurs. Les sans-grades de Liverpool sortent le ténor de D1 Everton, 1-0. C’est un ancien Toffee qui marque le but victorieux, Tom Wyllie, au terme d’un match qui aurait ravi les commentateurs actuels : il offre de la controverse et des talking points à gogo. Everton portera réclamation, citant notamment « la totale incompétence de l’arbitre ». Un match tellement houleux que le trophée n’est même pas présenté aux Reds… (il le sera peu après mais sera volé quelques mois plus tard !). La polémique fait rage mais John Houlding n’en a cure : il tient sa revanche sur les Toffees.

Après le championnat régional, la D2 et enfin l’élite

Le club est admis en deuxième division de Football League en 1893-94, puis en D1 en 1894 (relégation immédiate). Liverpool décrochera finalement son premier titre de champion d’Angleterre en 1901.

Le 17 mars 1902, une terrible nouvelle venue de France s’abat sur Liverpool : John Houlding vient de s’éteindre dans le quartier chic de Cimiez à Nice, des suites d’une longue maladie. Le politicien philanthrope qui, hormis le développement d’Everton et la fondation de LFC, fit tant pour la ville (notamment envers sa jeunesse, ses indigents et sans-abris) n’avait que 69 ans. Six joueurs de Liverpool et d’Everton transportent son cercueil dans les rues du centre-ville. John McKenna prend les affaires Reds en main.

Malgré sa legacy considérable dans le football anglais, étrangement, Merseyside n’a réservé à King John of Everton qu’une place insignifiante. Seules traces du créateur de toute chose à Liverpool : une minuscule Houlding Street près d’Anfield, une plaque commémorative apposée devant le salon d’honneur des dirigeants Reds ainsi qu’un tableau au musée du club. C’est toutefois bien mieux qu’à Everton FC où King John joue l’homme invisible. On est bien peu de chose tout de même…

De cette époque restent cependant de fascinants documents cinématographiques, tel ce Newcastle-Liverpool disputé à Saint James’ Park devant 18 000 spectateurs le 23 novembre 1901, sans doute le tout premier « clip » de Liverpool FC (commentaire d’Adrian Chiles, le célèbre présentateur radio & TV). Plusieurs points intéressants :

-  les panneaux publicitaires font leur apparition

-  le  maillot du gardien : identique à celui des joueurs de champ (changement à partir de 1908, voir article TK sur l’historique du maillot)

-  la tenue de l’arbitre, particulière !

-  la surface de but aux angles arrondis…

Ainsi que ce bijou, tiré de la même série : le premier derby Everton-Liverpool filmé (3-1), le 27 septembre 1902 devant 40 000 spectateurs [1].

Deux clubs rivaux unis par l’histoire… et la défense de leur ville

Malgré la rivalité féroce  - plus marquée qu’avant la création de la Premier League - qui caractérise aujourd’hui les rapports entre les supporters des deux clubs, on ne saurait occulter la part commune de leur histoire, un destin qui s’est souvent entremêlé et confondu.

La statue de Cecil et John Moores à Liverpool

Statues de C. et J. Moores à Liverpool

Situés dans le quartier d’Anfield et largement développés par le même homme, les deux clubs ont même partagé un matchday programme rigoureusement identique entre 1902 et 1935, fait unique dans le football anglais. Leur destinée sportive s’est écrite en parallèle. Tous deux connaissent le succès avant la deuxième guerre mondiale (cinq titres pour Everton, quatre pour Liverpool), puis la descente en D2 quasi simultanément, au début des années 50 (1951 pour Everton, 1954 pour les Reds) et enfin la sortie du tunnel quelques saisons plus tard.

De 1960 à 1975, John Moores, éminent membre de la dynastie liverpudlienne des Moores si longtemps associée à Liverpool FC [2], dirige même Everton !

Dans les années 1976-1990, à l’écrasante hégémonie de Liverpool FC (22 trophées domestiques et européens), Everton répond par deux titres de champion d’Angleterre (1985 & 87), une FA Cup (1984, et 3 finales) et une Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe.

C’est au coeur de ces Eighties qu’un rapprochement s’opère entre Reds et Toffees, bien décidés à faire front commun face à l’hostilité d’une bonne partie du pays (surtout « le Grand Sud ») contre la ville de Liverpool, devenue la paria de l’Angleterre depuis la fin des Seventies (lire ce passage en bas d’article sur Liverpool et le Friendly derby - un derby qui n’a que très rarement été marqué par la violence et le hooliganisme, contrairement à tant d’autres. Etant donné la proximité géographique des deux clubs - 950 mètres d’un rond central à l’autre - beaucoup de familles et groupes d’amis comptent à la fois des Reds et Blues en leur sein, d’où une hostilité largement diluée. Bien évidemment, c’est moins amical sur le terrain ! Prochain derby : Everton-LFC le 27 octobre, le 219è du nom).

Illustration de cette union sacrée : les célèbres scènes de solidarité Merseyside lors des deux finales de la League Cup 1984 ainsi que les fiers chants « Merseyside, Merseyside, are you watching Manchester ? » des Scousers mélangés dans les tribunes pour l’occasion, chants qui s’élèvent de Wembley puis Maine Road (ancien stade de Man City) lors du replay, comme un fantastique pied de nez à un Manchester du football à la dérive. Tout comme cet émouvant hommage d’Everton aux victimes d’Hillsborough hier soir avant la rencontre Everton-Newcastle.

Wembley et Londres, où les deux Grands de Liverpool se retrouvent trois fois en finale de coupe dans les Eighties, deviennent alors un extraordinaire lieu de communion des Liverpurdliens contre l’Establishment et le fort sentiment anti-Liverpool de l’époque - émeutes de Toxteth en 1981, grèves à répétition, chômage record, image d’impudente rebelle, réputation de ville dangereuse et gouvernement local en guerre contre Thatcher. Liverpool est alors la paria de l’Angleterre, surtout de l’Angleterre du sud, la « prospère » (mais pas uniquement, il s’en faut).

Un Merseyside souvent attaqué (et pas que par le Sun, oh non)

Après la tragédie d’Hillsborough et ses longues séquelles douloureuses, certains journaux (le torchon Sun en tête) reprochent à la région de ne pas « vouloir passer à autre chose ». Discrimination et stigmatisation gratuites peuvent (re)commencer.

C’est à l’occasion de la très médiatisée affaire James Bulger que Liverpool acquiert nationalement le surnom de « Self-pity City », odieuse expression sortie de la plume fielleuse de Jonathan Margolis en février 1993 (alors et toujours journaliste au Sunday Times - il sévit également aujourd’hui au magazine américain Time, au Daily Mirror, Financial Times, Guardian et à l’Independent). Dans son éditorial haineux, Margolis compara également Liverpool à « un parc à thème de la paranoïa doublé d’une culture de l’apitoiement et de la barbarie naissante ».

De surcroît, à chaque fait divers majeur, les médias et une certaine « culture populaire » aiment ressortir des tiroirs le stéréotype archi-éculé et abject du Liverpool grouillant de whingeing and thieving Scousers (locaux râleurs et voleurs). En somme, l’archétype de la ville criminogène qui s’apitoie sur son sort en rejetant systématiquement la faute sur les autres. Feu Brian Clough [3], personnage très complexe et encore souvent cité aujourd’hui dans toutes sortes de débats (étrangement, il sert toujours à certains de « mètre étalon du bon sens »), alla même plus loin, voir ici.

La méfiance, voire le mépris, envers Liverpool transcende les classes sociales et se cultive des Cornouailles à Newcastle, via les Midlands. Liverpool a toujours entretenu des rapports ambivalents et compliqués avec le reste du pays. Souvent encensée pour son riche apport culturel (Beatles, The Liverpool Poets, etc.) et son humour scouse réputé (cf John Bishop, la superstar du moment), Liverpool a néanmoins souvent servi d’exutoire malsain et de déversoir pervers aux maux de la société britannique contemporaine.
De fait, nombreux sont les journalistes de tous bords qui ont ironisé sur « l’émotivité » de ces Liverpudliens écorchés vifs et leur soi-disante propension à s’attrister sur leur (mauvais) Karma.

Au lendemain d’Hillsborough, entre autres horreurs, le Times catalogua Liverpool « Capitale mondiale de la self-pity ». Même l’icône John Lennon, mort et enterré depuis longtemps, ne trouva grâce aux yeux de Euan Ferguson, ce journaliste du Guardian qui se déchaîna dans un article de 2002 sur ce pauvre John coupable selon lui de la liverpudlianisation du pays (comprenez : une foultitude de tares rédhibitoires découlant de cet apitoiement qui seraient la marque de fabrique congénitale du Merseyside…).

Le constat est atterrant : nombre de médias traînent derrière eux d’ignobles casseroles anti-Liverpool dont ils essaient actuellement  de se débarrasser plus ou moins habilement (les dernières « révélations » sur Hillsborough ont déclenché un chapelet d’excuses). Voir ce brillant article du bimensuel Private Eye à ce sujet - PE est une sorte de Canard Enchaîné anglais (dirigé par le célèbre Ian Hislop qui a dû passer plus de temps dans les tribunaux pour procès en diffamation qu’au siège de son mag satirique).

L’histrion anglais number 1 perpétue la tradition honteuse

Un mini aparté Hillsborough s’impose donc. Dans ce concert de clichés infamants colportés éhontément par les médias et une frange de la population traditionnellement suffisante envers Liverpool et le Nord (qui, pour les Anglais, commence dès le Watford Gap, à 100 kilomètres de Londres… ici), un personnage clé de la vie politique britannique s’est particulièrement distingué : Boris Johnson, actuel maire de Londres et accessoirement probable futur candidat Tory au poste de Premier Ministre (sinon aux General Elections de 2015, à celles d’après, soit 2019 ou 2020 - c’est le PM qui décide de leur tenue entre la 4è et la 5è année de son mandat en cours).

S’il est aujourd’hui internationalement connu, surtout pour ses pitreries, cet Old Etonian (un de plus) n’était que simple député et journaliste il y a quelques années. Voici ce qu’il (co)écrivit (ou autorisa, peu importe) sur Liverpool en 2004 dans The Spectator en référence à la mort atroce (par décapitation) de l’otage liverpudlien Kenneth Bigley :

Traduction à partir de la 4è ligne :

[...] et une prédilection excessive pour l’Etat Providence ont forgé chez beaucoup de Liverpudliens une mentalité particulière et détestable. Ces derniers sont prompts à s’ériger en victimes tout en s’offusquant de ce statut de victime. Pourtant, ce faisant, ils se complaisent dans ce rôle. Une explication partielle à cet état psychologique déficient réside dans leur refus d’accepter la moindre responsabilité dans leurs malheurs ;  ils préfèrent imputer la faute à d’autres, alimentant ainsi leur sentiment d’injustice commun et tribal envers le reste de la société. La mort de plus de 50 supporters de Liverpool FC à Hillsborough en 1989 constituait indéniablement une plus grande tragédie que la disparition solitaire, fût-ce-t-elle horrible, de M. Bigley. Cela n’excuse toutefois aucunement le refus de Liverpool, encore aujourd’hui, de reconnaître dans cette tragédie le rôle joué par ses supporters ivres qui tentèrent imbécilement et violemment de pénétrer dans le stade en ce samedi après-midi. La police devint alors un bouc émissaire bien facile et le journal The Sun un souffre-douleur pour avoir osé faire allusion, certes trivialement, aux véritables causes de l’incident…

Pour conclure cette longue série Liverpool sur une note plus en rapport avec la thématique d’ensemble, un mot sur un dossier cher aux Liverpudliens et qui revient régulièrement depuis une quinzaine d’années, comme un symbole de la fraternité qui sous-tend les relations entre ces deux clubs : le Grand stade unique de la ville [4].

S’il donne souvent l’impression de n’être qu’un serpent de mer qui se mordille la queue, il s’inscrit néanmoins dans la longue tradition de partage et d’histoire commune qui a jalonné le vécu de ces deux institutions omniprésentes parmi l’élite du football anglais : 208 saisons de D1 à eux deux ! (Everton détient le record national, 110. Liverpool, avec 98, est troisième, derrière Aston Villa, 102).

En lançant Everton il y a 130 ans, puis Liverpool dix ans plus tard dans le salon de son pavillon du 73 Anfield Road, John Houlding pensait sans doute écrire une page marquante du football local. Mais il était très loin de se douter du service qu’il rendait au football mondial.

Kevin Quigagne.

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Dans le genre historique, on a aussi en magasin :

Les plus grands joueurs d’Arsenal (numéros 1, 2 et 3 – série en cours)

Le mythique 92 Club

L’historique du maillot anglais (1, 2 et 3)

Les matchs d’anthologie (dont les mythiques 1 et 2 – série en cours et éternelle)

La Renaissance de Manchester United (1 et 2)

Le foot anglais dans les Eighties et la naissance de la Premier League (1, 2, 3 et 4)

Les pires maillots du foot anglais (série en cours)

Les pires coiffures du foot anglais (série en cours)

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[1] Ces deux films sont tirés de la collection Mitchell & Kenyon, une compagnie cinématographique créée à Blackburn en 1897 et qui filma tout le début du 20è siècle anglais, y compris le football bien entendu, qui connut un essor phénoménal dans les années 1900-1914 (période qui vit les affluences annuelles combinées des deux divisions de Football League atteindre régulièrement les 7 millions de spectateurs).

Pendant 70 ans, plus de 2 000 films dormirent tranquillement dans des malles à Blackburn. En 1994, alors que le bâtiment de la compagnie allait être démoli (liquidation de la société), 800 bobines furent découvertes dans plusieurs malles. Ces films uniques sont actuellement restaurés par le British Film Institute et l’Université de Sheffield. Depuis mai 2011, cette collection figure au Registre international de la Mémoire du monde de l’Unesco. Quelques autres films de la collection, dont le premier match filmé de Manchester United en décembre 1902 en tant que MU (et non plus Newton Heath).

[2] Les Moores, célèbre famille d’hommes d’affaires de Liverpool (feu l’empire Littlewoods, inventeur du loto foot en 1923, voir article TK) ont été liés à Liverpool FC comme directors et  propriétaires du club pendant près de 60 ans jusqu’en 2007, quand David Moores vendit le club à Gillett et Hicks.

[3] Brian Clough était le manager de l’adversaire Nottingham Forest en ce tragique 15 avril 1989.

[4] Cf articles 1, 2, 3, 4, 5 et 6 (ainsi que ce clip) sur ce sujet et ce qu’en pensent les supporters, ici.

28 commentaires

  1. LE kid D'anfield dit :

    C’est la plus belle ville d’angleterre , j’ y habite chez les anglais 4 mois dans l’année , j’ai fait pas mal de ville . et liverpool est juste MAGIK ! les gens sont exceptionnel la bas . YOU’LL NEVER WALK ALONE ! REDS AND TOFFEES !

  2. lfc42 dit :

    Comment peut on écrire des choses pareilles et être maire de Londres?
    Bref, l’article est au top, mais ça c’est habituel.

  3. Hadrien dit :

    Merci pour ces articles de qualité, référencés et illustrés… Des leçons à prendre de journalisme dans la confrontation des sources et sur le vrai “fond” d’une histoire à raconter sur le foot! Félicitations sincères et affamées d’autres lectures… Bien à vous
    “George test”

  4. Redman85 dit :

    Toujours aussi bien écrit, rien à dire.
    Et je plussoie à fond lfc42 dans ce qu’il dit, qu’un tel c** puisse un jour ce présenter au élection pour devenir premier ministre me sidère !

  5. David Scie Mal dit :

    Merci pour tous ces articles. C’est vraiment passionant. Si un jour je vois un stade commun au Reds et au Toffees je comprendrais mieux.

  6. Supporter du TFC dit :

    Super article, et pour ajouter une anecdote sur la proximité entre ces 2 clubs : en 2007 tour préliminaire de ligue des champions à Anfield : Liverpool Toulouse. Quelques jours avant ce match un enfant est tué d’une balle perdue dans un règlement de comptes (il me semble), les supporters rendent hommage à ce jeune enfant supporter d’Everton en accueillant sur le terrain sa famille vêtue du maillot bleu d’Everton avec en fond l’hymne d’Everton et 1 minute d’applaudissement!

    Ca reste pour moi un des souvenirs impérissables qu’il m’ait été donné de vivre dans un stade!

  7. Bobby dit :

    Merci pour cet article, très enrichissant et très bien écrit.

  8. Zürren dit :

    J’avais complètement oublié ce blog, et y suis retombée dessus par le grand des hasards !

    Vraiment génial boulot, as usual !

  9. Romain dit :

    Ce n’est pas une pluie de félicitations et de louanges qu’il faudrait pour célébrer ton travail depuis des mois et des mois.

    Bravo pour ta passion et ton art. Car ce n’est pas simplement des écritures, c’est davantage !

  10. Gunnersbury FC dit :

    Merci pour cette série d’articles très réussie (comme d’habitude). A quand l’équivalent sur Londres?

  11. Cezar76 dit :

    Un grand merci pour cette série d’article. Hallucinant sur ce qu’à pu dire le maire de Londre.

  12. Kevin Quigagne dit :

    Merci à tous et toutes.

    @ A Supp du TFC : le gamin dont tu parles est Rhys Jones, août 2007, affaire très médiatisée en Angleterre car rarissime, vu les circonstances du drame et l’âge de la victime (11 ans) qui n’avait rien à voir dans ces embrouilles entre gangs d’ados (y’a beaucoup de violence en G-B, gangs et autres, mais rarement par arme à feu, c’est plutôt le couteau et dérivés - machette par exemple - qui ont la cote ici, avec Glasgow souvent désignée « Britain’s knife capital » ou « knife crime murder capital of Britain ». A lire : http://tinyurl.com/8zj3tg8, un peu vieux – 2004 – mais toujours d’actualité).

    Ce pauvre Rhys revenait de son entraînement de foot et a pris une balle perdue destinée à un chef d’un gang rival. Le meurtrier (16 ans au moment des faits, leader de gang) a pris perpét’ au terme d’un procès de deux mois.

    @ Zürren, sympa de te revoir par ici – mais comment as-tu pu nous oublier ?!

    @ Romain, content aussi de te revoir. Bonne chance pour ton mag, j’imagine le boulot monstrueux que ça représente. On te souhaite bonheur, prospérité, reportages d’enfer, scoops, grosses révélations infernales sur Bulat Chagaev et Gattuso (j’imagine que tu vas essayer d’interviewer ce dernier) and all that funky chicken comme disent les supps de Blackburn.

    Si tu le rencontres, demande-lui s’il regrette de ne pas avoir signé aux Glasgow Rangers en mai pour son grand retour chez les Gers… (il s’est écrit qu’il voulait y retourner, c’était juste avant la liquidation du club - enfin, c’est le Daily Mail qui avait sorti ça…).

    @ Gunnersbury. J’essaierai peut-être un jour de faire quelque chose sur Londres (et ses 16 clubs pros !), je ne peux rien promettre. Si ça se fait, ça sera probablement un format style fiches d’identité avec faits majeurs et quelques anecdotes. Les sagas comme celle de Liverpool prennent vraiment un temps dingue. J’en ai une autre en prép (depuis longtemps) mais c’est des trucs qui demandent au moins six mois de travail, on and off.

    Je ne vais pas vous saoûler avec les chiffres mais cette série Liverpool a dû me prendre au bas mot 200 h (neuf mois de prép, par intermittence bien sûr, évidemment un tas de lectures et recherches).

    Je reviendrai demain ou après-demain sur Boris Johnson.
    La « BoJo mania » (surnom idiot trouvé par quelques médias) a étouffé le truc mais, fort heureusement, un député (Chris Bryant) a eu le bon goût de rappeler cet article de 2004 la semaine dernière en plein parlement.

    En un sens, ce que Boris Johnson a écrit est presque aussi condamnable que les horreurs du sinistre duo du Sun McKenzie-Arnold. Car Johnson n’avait lui aucune « excuse » (à défaut d’un terme plus approprié) : en 2004, on savait exactement ce qu’il s’était passé. J’y reviendrai.

  13. Romain dit :

    Je réclame un sujet spécial Barnet :p Je sais que tu en parles souvent, mais ce club est tellement attachant. Pas que pour son terrain. Je me demande comment ils font pour se sauver chaque année, même si ça semble complexe cette saison. Je vais d’ailleurs avoir une interview avec un de leurs joueurs normalement.

    Pour Gattuso, selon les infos qu’on a pu gratter en “off” du côté de Sion (à l’intérieur du club, je précise), il pensait aller à Ibrox au début. Il a un statut de demi-dieu en Valais, donc je ne sais pas s’il regrette. A voir ce que va faire son équipe ce week-end, ils restent sur une mauvaise série.

    Et je pensais même que tu as avais passé plus de 200h pour cette série !

    PS : En tant que grand fan de Steve Fletcher depuis sa formation à Hibs, je suis bien content qu’il brille à Sunderland. C’est bien l’équipe que tu vas voir parfois ?
    PS 2 : Je vais t’envoyer par mail l’interview de Schneiderlin que j’ai faite. J’imagine que ça pourrait t’intéresser un peu, le garçon est très lucide/intelligent et raconte des trucs sortant de l’ordinaire, style on prendra match après match.

  14. Pablo dit :

    Hop abonné à tes tweets… il était temps! :-)

    Ta bro!

  15. Gabriel dit :

    Je suis un fidèle lecteur, mais là vraiment, chapeau bas! Je trouve cette série en cinq épisodes absolument prenante, et ça permet de mieux connaître les pionniers du football (petite larme à la vision de ces vieilles vidéos de football, la BFI fait vraiment un travail extraordinaire). Si jamais tu arrives à faire la série sur Londres, ce devrait être tout aussi géant! Bon courage!

  16. Kevin Quigagne dit :

    @ Romain, oui, si je fais un Spécial Londres un jour, Barnet en fera bien sûr parti. Au moins 20 lignes. Probablement toutes sur l’incroyable duo de dirigeants déjantés Stan Flashman (proprio accro aux jeux/paris) et Barry Fry (manager accro aux jeux/paris…) : Flashman vira et ré-embaucha Fry pas moins de 8 fois !

    Toutefois, après 103 ans de non-league, le tandem infernal fit monter Barnet en Football League (1991). Leurs deux premiers matchs en FL sont restés dans les annales : défaite 7-4 et match nul 5-5 !

    Une légende ce Barry Fry quand même. Et dire que Matt Busby le recruta au centre de formation de Man United en lui disant qu’il serait… le prochain Jimmy Greaves ! Ah, ah, ah, mort de rire. La prescience de ces gars-là quand même (certes, Fry n’avait que 15 ans).

    Comble de l’ironie, Barry Fry managea ce bon vieux Jimmy !
    En effet, un Greaves ventripotent signa pour Barnet à l’âge de 37 ans, après - excusez du peu - Chelsea, Milan, Tottenham et West Ham !
    Un Barnet alors en non-league et managé donc par Barry Fry. Incroyable. Le plus dingue c’est que Greaves marqua 25 buts lors de sa première saison pleine à Barnet, à 38 balais et du milieu de terrain ! (il avait reculé d’un bon cran).

    Cette saison pourrait bien envoyer tes Bees butiner en non-league en mai prochain (et bonjour pour remonter en FL !). La perte de leur buteur Izale McLeod (Portsmouth) leur a fait très mal. Ils ont beau avoir Jon Nurse devant pour les soins intensifs, ils sont toujours en réanimation (1 point en 7 matchs).

    Oui, je suis un Black Cat. J’ai toujours aimé Fletcher, au moins pour penser qu’il était trop bon pour Wolves. Content qu’il soit Mackem désormais, joueur efficace, l’Inzaghi écossais. Il a une étiquette de « tap-in merchant » (joueur qui ne marque que des buts faciles) mais who cares franchement.

    MON serait apparemment prêt à jouer les médiateurs pour qu’il rejoue avec l’Ecosse, il s’est brouillé avec cette crêpe de Craig Levein. Ils ne se parlent plus depuis que Fletcher lui a envoyé un texto y’a 1 an ½ pour lui dire qu’il refusait de jouer le prochain match avec les Jocks… Didn’t exactly go down well.
    Si Fletcher avait été sur le terrain contre la Serbie, l’Ecosse gagnait, c’est certain (Kenny Miller, c’est plus vraiment ça, c’était bon y’a X années mais c’est cuit là).

    J’ai dans l’idée que Gattuso ne regrette pas trop avoir changé d’avis sur son transfert aux Gers mi mai, deux semaines avant leur liquidation…

    OK, merci pour l’interview, ça a l’air captivant en effet… J’imagine qu’il a dû adapter son discours depuis le début de saison PL, style « on prend les roustes comme elles viennent, sereinement ».

    @ Pablo. Ne t’attends pas une activité démentielle sur notre compte Twitter hein… Si nos lecteurs ne sont pas mécontents des productions TK, en revanche, j’imagine que nos abonnés Twitter font la tronche ! (on doit tweeter une fois par semaine en moyenne, léger frémissement ces derniers temps, on a fait des pointes à 3 tweets/semaine, chaud).

    On bosse trop pour tweeter tous azimuts. Pis faut faire les articles, activité très chronophage. Deux Tweets les bonnes semaines, et souvent pour annoncer un de nos articles. On s’y mettra probablement un jour ou l’autre, piano piano.

    @ Gabriel. Merci. Au sujet de ces clips géniaux, faut aussi remercier les ouvriers qui ont sauvé ces films en 1994 d’une cave d’un magasin désaffecté de Blackburn. Dingue cette histoire, tout allait être mis dans des bennes quand quelqu’un eut la bonne idée d’ouvrir ces containers qu’on distinguait à peine sous des tonnes de bordel et poussière….

    Le Guardian a raconté cette extraordinaire découverte (qu’il compare à celle… du tombeau de Toutânkhamon) :

    http://www.guardian.co.uk/film/2005/jan/07/1

  17. Romlakers dit :

    Barnet est bien parti pour descendre c’est le cas de le dire. Avoir 1 point au bout de 7 journées faut le faire. Ce qui m’étonne toujours c’est l’optimisme de l’entraîneur répétant chaque fois qu’il est pas passé loin, que ça viendra, il a un très bon groupe, alors qu’il n’a pas gagné un match.

    Wimbledon viendra sans doute avec eux, ils viennent de licencier leur entraîneur Terry Brown, lui qui pleurait à la fin du dernier match, sachant que c’était fini.

    Sinon pour continuer sur les mals points personne n’est aussi mal que Peterborough, qui cumule le total astronomique de …. 0 points en 7 journées. On tient nos gagnants.

  18. Kevin Quigagne dit :

    Et ouais, la fin d’une époque (et quelle époque !) pour Wimbledon & Terry Brown qui manageait les Dons depuis 5 ans et demi et les avait fait monter de D7 en Football League.

    Z’ont pas perdu de temps pour retrouver un manager en tous cas. Quelques heures après son limogeage (suite à la défaite à domicile mardi soir), leur site internet invitait les candidatures, ici :

    http://tinyurl.com/9gw3jac

    [Applications for first-team manager

    AFC Wimbledon is seeking to appoint a First Team Manager.
    The successful candidate will have:

    • a track record of success in the game
    • excellent motivational and people management skills
    • a clear vision of how they can deliver success on and off the pitch for the club
    • a track record of developing young players

    All applicants should e-mail a CV by clicking on managerial vacancy no later than Tuesday 25 September. Applications will be treated in confidence]

    C’est assez fou le nombre de managers / d’opportunistes qui envoient leur CV quand un job de manager de Football League ou PL est à pourvoir, parfois plus de 200 j’entendais l’autre jour. C’est vraiment la crise dans tous les domaines en Angleterre…

  19. Romlakers dit :

    De quoi vivent ceux qui ne parviennent pas à décrocher un poste?

  20. Kevin Quigagne dit :

    Différents profils sont représentés dans les candidatures :

    1) les candidats déjà en poste quelque part comme manager en FL ou non-league (UK ou hors UK)

    2) les candidats non managers mais adjoints ou « coach », dans le sens anglais du terme (celui qui fait la prép physique, qui entraîne les joueurs, etc.)

    3) les candidats qui ont d’autres fonctions de club ailleurs, sporting director ou autre

    4) les candidats ex joueurs ou non qui viennent de passer leur diplôme de manager

    5) les « chancers » (opportunistes) qui ont un profil hors 1 à 4

    6) les chômeurs (qu’on trouve désormais dans absolument tous les secteurs de la société britannique). Pour répondre à ta question, vu que les alloc chômage sont très minimes en Angleterre - 300 £/mois pour tout le monde, et souvent stoppées au bout de 6 mois pour raisons diverses - vaut mieux qu’ils aient un plan B ou des économies (ou un partenaire / famille, etc.)

  21. Kevin Quigagne dit :

    [c'est 0 point en 6 journées pour Peterborough, donc encore devant Barnet au Challenge Wooden Team de la Football League… Mais vu que Posh reçoit Wolves demain, ils pourraient bien passer devant Barnet qui lui accueille la grosse écurie de Rotherham]

    Posh va effectivement très mal et le manager, Darren Ferguson (fils de), pourrait bien gicler sous peu. C’est sa deuxième pige au club, il avait déjà été viré il y a 3 ans (Posh est bien sûr l’ancien club de… cet allumé de Barry Fry dont je parlais hier en évoquant Barnet).

    La vente de l’excellent Craig Mackail-Smith à Brighton en 2011 (auteur d’un retourné acrobatique de toute beauté l’autre jour) et celle de Paul Taylor cette intersaison leur a fait mal.

    Posh est plutôt un club de D3 de toute manière dans le contexte actuel, plus petit public de D2 et ville moyenne.

    Certes, ils ont un très jeune proprio apparemment blindé (D. MacAnthony) mais ce dernier n’a pas l’air de trop financer le club. Faut dire qu’il a peut-être d’autres soucis plus pressants (il a ses billes dans l’immobilier en Espagne…).

  22. Romlakers dit :

    À propos de Peterburough j’étais tombé sur YouTube sur un documentaire sur eux lorsqu’ils étaient en D4, avec justement Barry fry. Ils ont bien évolué, surtout grâce à leur propriétaire. Mais leurs installations et leur assistances sont plus celles de D3 que de D2.

  23. Kevin Quigagne dit :

    @ Captain Haddock (en réponse à ta question sur Goodison Park posée jeudi soir dans l’épisode précédent).

    En préambule, je conseille vivement à ceux qui s’intéressent aux stades britanniques les bouquins de Simon Inglis, le spécialiste anglais de l’histoire des stades (j’ai déjà conseillé sur ce site son livre « The Football Grounds of Great Britain », ici : http://tinyurl.com/cvbuh3t. Il a dû publier 3 éditions du même titre).

    Comme je l’explique dans la série, Goodison Park fut bâti dans l’urgence suite à l’expulsion d’Everton d’Anfield. Capacité d’abord limitée à 12 000 places car c’était leur affluence max de l’époque et le financement était très lourd, plus de 8 000 £.

    Le plus grand stade anglais devait être Fallowfield à Manchester (45 000 dans les bons jours, capacité très flexible), mais il servait surtout à l’athlétisme et au cyclisme. Wembley ne fut inauguré qu’en 1923. Tragiquement, d’ailleurs, avec la fameuse White Horse Final, finale de FA Cup, dont je parle dans cet historique (au tout début) :

    http://tinyurl.com/c44exq9

    La surcapacité et mouvements de foule lors de cette finale 1923 firent + de 1 000 blessés et donnèrent lieu au tout premier rapport sur la sécurité dans les stades. Accidents / tragédies successifs et les HUIT rapports suivants furent tous royablement ignorés. Jusqu’à Hillsborough et le Rapport Taylor…

    Vers 1890-92, les plus grands stades de foot se trouvaient en Ecosse, Ibrox et Celtic Park (nom officiel de l’antre du Celtic mais tout le monde l’appelle Parkhead).

    Ibrox avait été commencé en 1887 (très basiquement) par le pape des stades britanniques, Archibald Leitch. Ibrox connut sa première tragédie en 1902, lors d’un Ecosse-Angleterre (68 000 spectateurs), 25 morts causées par l’effondrement d’une partie de tribune, structure en bois qui s’écroula.
    En 1903, avec l’inauguration d’Hampden Park, Glasgow comptait les trois plus grands stades de foot au monde. Marrant aujourd’hui qu’Hampden Park (53 000) soit l’antre de Queen’s Park FC, grosse cylindrée… de D4 qui joue devant 600 spectateurs perdus dans cet immense stade.

    Les premières années, Goodison Park ne cessa de s’agrandir. N’oublions pas que le football connaissait un gros boum et que les grands clubs de l’époque cherchaient surtout à maximaliser la billetterie (au détriment de la sécurité), seule source véritable de revenus (surtout après l’instauration du Retain and Transfer system dont je parle en footnote dans cette série).

    De 12 000 places à l’inauguration le 24.08.1892 (3 tribunes seulement), on en était déjà à 15 000 deux semaines plus tard.

    Car entre-temps, le club avait déjà commencé à monter la 4è tribune (ou plus probablement l’aménagement d’une butte de terre, sans doute des gradins sommaires). Une fois cet agrandissement terminé, le stade pouvait alors contenir presque 40 000 spectateurs.

    Faut aussi bien se rendre compte que la Health & Safety n’était pas franchement trop regardante sur les surcapacités, ce qui explique aussi ces fortes fluctuations.

    Par exemple, la FA Cup final de 1892 entre Wolves et Everton se disputa au stade de Fallowfield à Manchester d’une capacité max théorique de 15 000… mais 45 000 assistèrent au match ! C’était courant pour les finales de FA Cup qui généraient un engouement incroyable.

    Pour en revenir à Goodison Park, Wiki nous dit que l’affluence max fut atteinte en 1948, avec 78 000 spectateurs et régulièrement + de 70 000 dans les Fifties.

    Pour la saison dont tu parles Captain Haddock, 1894-1895, Goodison pouvait déjà accueillir jusqu’à 45 000. Le Merseyside derby d’octobre 1894 fit 44 000.

    Anfield grandit moins vite que Goodison, pour raisons sportive et financière (les deux liées évidemment) :

    - Liverpool n’était qu’en championnat régional lors de sa création, 1892-93 et n’attira que 2 000 spectateurs de moyenne

    - moins d’argent qu’Everton forcément car non seulement Houlding avait tout craché pour développer Everton et bâtir Anfield mais les Toffees étaient une grosse cylindrée de D1, donc grosses affluences & gros moyens, ergo plus facile pour eux d’agrandir le stade que les autres.

    Anfield monta à 25 000 pour sa première saison parmi l’élite (1894-95), puis 30 000 deux ans plus tard (D2 entre-temps), puis 40 000 en 1897-98, etc. pour culminer à 62 000 dans les Fifties.

  24. -Twist- dit :

    J’ai imprimé le tout, je me le suis lis tranquillement et surement il y a qqs jours.
    C’est un petit bonheur.
    Je crois qu’on ne se rend pas compte sur le forum des cdfs d’avoir rencontré une telle plume et une telle science du foot anglais!
    Alors ca fait brosse à reluire mais vraiment, ce dossier, comme souvent, était passionnant.
    Clap clap clap.

    Et quelle(s) histoire(s)! Everton un jour, Liverpool toujours.

  25. Kevin Quigagne dit :

    Merci Twist.

    Et dommage pour vous ce soir en League Cup. Pas de bol, les Whites se sont défoncés surtout car les nouveaux proprios potentiels - banquiers du Golfe Persique - étaient dans les tribunes. Les joueurs veulent tellement voir disparaître Ken Bates qu’ils ont sorti le match de leur vie… http://leedsnews.blogspot.co.uk

  26. bonoman dit :

    De bout en bout, absolument PA-SIO-NNANT !

    Maintenant, on va voir le match !

  27. Babs dit :

    Le plagiat de SoFoot aura au moins permis que je (et je pense ne pas être le seul) découvre cette série dans son intégralité.
    Un grand merci et un énorme bravo pour votre excellent travail.

    Je me plonge de suite dans l’histoire du maillot anglais…

  28. AlanP dit :

    Tres tres bonne serie et je comprend la frustation de se faire piquer cette histoire sans meme un merci.

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