Posts tagged ‘Balotelli’

Enfin, la rubrique culte Said and Done de l’Observer, le meilleur de la presse anglaise sur les bizarreries du foot british et international, est arrivée en France. Une exclusivité Teenage Kicks, of course.

Aujourd’hui : deuxième partie d’octobre.

23 octobre 2011

L’homme de la semaine

Julio Grondona, sorti grand vainqueur de la première semaine du rebranding de la Fifa (« transparence totale et tolérance zéro » grâce à la « Fifa Good Governance Road Map »). Grondona, adjoint de Sepp et responsable du secteur finance à la Fifa, décroche ainsi un neuvième mandat de quatre ans à la fédération argentine. Il l’a emporté malgré une vidéo secrètement filmée qui le montre discutant « d’argent noir » ainsi que de « tuer » des journalistes l’ayant accusé d’avoir blanchi 30 M de $. L’avocat de Grondona :

« Cette vidéo est une tentative absurde de diffamer mon client. Les propos tenus ont été sortis de leur contexte. »

Ressortent aussi du lot depuis le lancement de la nouvelle campagne transparence au sein de la Fifa :

- Manilal Fernando, qui faisait ses grands débuts dans le nouveau comité exécutif, deux mois après que les medias sri-lankais ont fait état d’une utilisation suspecte d’un fond de développement de 4,4M de £ par la fédération dont il était président (voir précédent S & D). Il nie toute malversation.

- Ricardo Teixeira, membre brésilien du comité exécutif de la Fifa, doit faire face à de continuelles enquêtes de la police ; tandis que le ministre des sports du Brésil, Orlando Silva, qualifie de « mensonges grotesques » les accusations de détournement d’argent pompé sur un fond de solidarité contre la pauvreté infantile.

Racisme : du progrès

Pologne. La justice déclare qu’une banderole « Jihad » de 90 mètres déployée le mois dernier par des supporters du Legia Warsaw lors du Legia - Hapoel Tel Aviv relevait de la « stupidité, pas du fascisme. C’était outrancier mais pas criminel. »

Les supporters affirment eux que la banderole se contentait de montrer leur « soutien inconditionnel pour le Legia ».

Italie. 2001 - La Lazio déclare que les supporters qui ont déployé une banderole « Auschwitz est votre patrie, les fours sont vos maisons » sont une minorité. Le club dit vouloir « s’occuper d’eux » afin de restaurer son image.

2011. Les supporters de la Lazio fans couvrent d’éloges le buteur allemand Miroslav Klose au moyen d’une banderole avec un thème Nazi. Klose : « Le football et la politique ne doivent pas se mélanger. »

Autres nouvelles

Le mot de la semaine : solidarité.

La Premier League menace de ne plus versé d’argent « de solidarité » aux 72 clubs de Football League à moins que ces derniers acceptent une nouvelle régulation facilitant l’acquisition de jeunes joueurs par les clubs de Premier League (projet nommé Elite Player Performance Plan et adopté par la Football League le 20 octobre dernier, ndlr TK - explications du TK ici, point 4 du 15 février).

L’année dernière, Richard Scudamore, chief exec de la PL, sur le principe de « solidarité » de la Premier League :

« Nous prenons nos responsabilités à tous les niveaux du sport très au sérieux… Aucune autre structure de League ne peut s’enorgueillir d’une telle redistribution des revenus. »

- 3M £ : paiement annuel de solidarité distribué aux centres de formation de la Football League - à se partager à 72.

- 56M : fond de solidarité à se partager entre les 72 clubs de Football League.

- 952M : sommes TV distribuées aux 20 clubs de Premier League, qui ont dépensé 1,4 milliards de £ en salaires la saison dernière.

Nouvelles de propriétaires

Une bonne semaine pour : Gigi Becali (Steaua). Acquitté de charges d’enlèvement et « d’harcèlement physique » sur trois hommes qui avaient volé sa voiture en 2009. Quatre des gardes du corps de Gigi ont été mis hors de cause. Un cinquième a été condamné à une peine avec sursis pour avoir tiré sur un voleur, dans le pied, avec une balle en caoutchouc, « d’une manière non mortelle ».

Une mauvaise semaine pour : Bulat Chagaev (Neufchâtel Xamax). Ce dernier doit faire face à une grève de ses joueurs pour non-paiement des salaires et répondre d’accusations de menaces sur les joueurs. Khaidar Alkhanov, ministre des sports de la Tchétchénie, déclare que les gens devraient cesser de toujours penser que Chagaev est si sinistre:

« Chagaev, il parle beaucoup, mais c’est tout. Ce n’est pas un tueur. C’est juste un petit voyou ! Il n’est rien du tout. »

Interview de la semaine

Mario Balotelli. Deux : nombre de jours entre l’incendie de sa maison causé par des pétards et cette interview dans la presse où il dit notamment :

« J’ai changé de vie, je ne vis plus en ville, mais à la campagne, c’est plus tranquille. J’essaie de rester davantage à la maison, avec ma famille, mon frère ou ma copine. Je mûris, je me sens bien maintenant, je suis heureux, tout s’améliore pour moi. »

Nouvelles politiques

Pologne. Jan Tomaszewski, gardien à la retraite devenu politicien, déclare n’avoir « aucun regret » au sujet de ses propos sur le défenseur français Damien Perquis, qui a acquis la nationalité polonaise grâce à la règle du grand-parent. Tomaszewski l’avait appelé « déchet français dégoûtant » et avait résumé l’affaire en une « insulte aux vrais Polonais ».

Tomaszewski : « Perquis porte plainte ? Je ne crains pas les tribunaux. »

Amende de la semaine

Vladimir Weiss, sélectionneur de la Slovaquie, déclare que l’amende de 8 000 £ qui lui a été infligée pour avoir insulté un journaliste (« bâtard fini ») est « décevante » :

« Les médias disent que la non qualification pour l’Euro 2012 est un désastre mais ils ont tort. Pas question que je parte. J’accepte les critiques provenant de gens de qualité, même de journalistes intelligents. Mais je ne les accepte pas des autres. »

Love news

Paraguay. Larissa Riquelme déclare se sentir « timide » sur sa liaison avec Jonathan Fabbro, milieu du Cerro Porteño, après que ce dernier a déclaré à la presse locale :

« Larissa est moins importante pour moi que ma blessure à l’orteil droit. »

Les médias rapportent que Fabbro est en plein « divorce complexe ».

Larissa Riquelme : « Je n’aime pas parler de ma vie privée, je suis timide. »

Mannequin de la semaine

Irfan Bachdim, attaquant de l’Indonésie, considère comme « injustes » les critiques portant sur sa non présentation à un match international U23 parce qu’il posait pour une séance de mannequinat. Rahmad Darmawan, sélectionneur :

« Il nous a envoyés un texto pour nous avertir qu’il faisait une séance photo et qu’il nous rejoindrait plus tard. Je lui ai dit Merci mais pas la peine de nous rejoindre. »

Bob Hippy, dirigeant haut placé de la fédération, déclare qu’Irfan sera interdit de sélection et ajoute : « Nous félicitons Bachdim pour sa nouvelle profession. »

30 octobre 2011

La famille Fifa : homme de la semaine

Patrick John, président de la fédération de la Dominique - nouvellement mis en cause dans le cadre de l’enquête de la Fifa sur des pots-de-vin - déclare que cette affaire relève de la sombre « conspiration ».

Précédent dans l’expérience de John en matière de conspiration : 1985, emprisonné pour avoir comploté avec des leaders du Ku Klux Klan afin de destituer le premier ministre de la Dominique.

Des membres du KKK, qui voulaient exploiter des casinos et des maisons de passe sur l’île, ont été arrêtés par le FBI qui a aussi saisi des armes, de la dynamite et un drapeau Nazi.

John obtint un pardon en 1990, devint président de la fédération en 1992, perdit la présidence en 2006 (accusé de unaccountability) et réinstallé en 2008 après l’intervention de son « proche allié » Jack Warner. Il a remporté un nouveau mandat de quatre ans en juin dernier.

Egalement la semaine dernière à la Fifa :

- La Fifa explique pourquoi la société suisse Infront - dirigée par le neveu de Sepp, Philippe - a remporté un lucratif deal pour vendre les droits TV en Asie : « Infront a proposé le meilleur package pour ce projet si important et complexe. »

- Oliver Camps, impliqué dans la même enquête portant sur des pots-de-vin, démissionne de son poste de Président de la fédération FA, nie toute malversation et rend hommage à Jack Warner :

« Je vois un vrai leader en lui, un champion, un Carribéen prêt à tout pour défendre la région, avec dignité et fierté. »

- Worawi Makudi, membre du comité exécutif new-look post corruption, nie toute malversation après que la Fifa interrompt ses versements à la fédération thaïlandaise pendant la durée de l’enquête sur les accusations de corruption (voir précédent Said & Done).

News vide moral

La semaine dernière. Extrait du Daily Mail sur le racisme dans le football après les accusations portées contre John Terry par Anton Ferdinand [lors du QPR-Chelsea du 23.10.2011], que Terry dément:

« Le football n’est certes pas parfait mais il a considérablement évolué depuis les années 70. Les victimes supposées devraient accepter la situation sans faire tant d’histoires car il existe de pires motifs de récrimination. »

L’année dernière. Le Daily Mail sur l’affaire J. Terry-W. Bridge:

« Même dans ce monde magouilleur et vénal du football, les actions de Terry sont impardonnables. Il faut souligner l’hypocrisie de la fédération dans cette affaire, qui n’a pas bien géré cette trahison de Terry alors que cette même FA tient un discours moralisateur sur l’intégrité. Cela illustre le sombre vide moral existant au cœur même du football. »

Ça bouge

Top trois des promesses de dirigeant avant les limogeages de la semaine dernière :

1) 3 octobre, Sven déclare que les propriétaires de Leicester sont sereins :

« Ils ne paniquent pas en cas de défaite. Quand toutes ces rumeurs ont circulé sur mon limogeage, ils m’ont rassuré. Ils m’ont dit “Continue ton travail, fais-nous monter en Premier League.” »

2) 6 octobre, Shaun Hearn, président de Dorchester, sur le manager Ashley Vickers :

« Nous ne devons pas paniquer… Nous ne voulons pas prendre de décisions hâtives, certainement pas. Il faut que nous soyons tous soudés. »

3) 10 octobre, Raj Singh, président de Darlington, sur le manager Mark Cooper :

« Changer de manager maintenant n’est pas la solution. Nous essayons d’acquérir de la stabilité ici et nous avons fait des progrès dans ce domaine. Je soutiens totalement le manager. »

Nouvelles d’Harry

29 septembre. Harry Redknapp sur Carlos Tévez :

« Son comportement est tout bonnement incroyable [refus de jouer lors du Bayern-Man City du 27.09, ndlr TK]. Ce qu’il a fait n’est pas correct ni envers Man City, ni pour le football. Je n’arrive pas à y croire, ça ne devrait pas arriver, c’est au-delà de l’imaginable. »

22 octobre :

« Moi, Tévez, je le recruterais demain. On peut dire ce qu’on veut mais c’est un joueur de classe mondiale. C’est facile pour les gens de refuser de lui pardonner mais, pour être honnête, moi tout ce qui m’intéresse c’est ce qu’il fait sur un terrain. »

Dernières nouvelles sur la Respect Campaign

Moldavie. Iulian Bursuc, joueur du Sfintul Gheorge, déclare n’avoir « aucun regret »  d’avoir frappé un arbitre et annoncé dans la foulée sa retraite sportive. Bursuc, à la presse locale :

« C’est bien dommage que des jeunes aient vu ça, mais j’ai toujours eu des problèmes avec cet arbitre, donc il fallait que je le fasse. Maintenant, il faut passer à autre chose. Je vais devenir entraîneur. »

Chili. Luis Rogel, gardien de Cobresal, se déclare « triste » après que des cameras TV ont filmé son « grave torrent d’injures » envers l’arbitre, Julio Bascuñán, qui venait de l’expulser. « J’ai perdu la tête », a confié Rogel, qui a dit à Bascuñán qu’il entretenait une liaison avec sa femme. « J’ai ressenti une terrible injustice en prenant ce carton rouge, et ma tête n’a pas suivi. Je suis désolé pour la famille Bascuñán. »

République tchèque. Karel Dusek, dirigeant au Jestrabi Lhota, déclare que son club a joué intégralement le match contre Tynec nad Labem malgré un arbitre saoul qui a expulsé trois joueurs « au hasard » et parce qu’il « n’y a pas de règles sur les arbitres ivres ». Dusek a ajouté que le club avait eu peur d’une sanction en cas de refus de jouer de ses joueurs. « L’arbitre est tombé si souvent que son maillot était couvert de craie. Que pouvions-nous faire ? »

Un manager à surveiller

Eddie Howe, manager de Burnley, réfutant tout lien avec Portsmouth :

« Bah, je prends tout ça avec philosophie, ça me fait rigoler. Je suis 100% engagé avec Burnley, je suis heureux d’être ici et fier qu’on fasse appel à moi. »

11 Janvier :

« Je ne vais pas vous mentir, j’ai failli quitter Bournemouth. C’était une décision difficile [de refuser l'offre de Crystal Palace], mais on y a réfléchi longtemps car cela me serait très difficile de quitter ces joueurs et ces fantastiques supporters. Ça s’est éternisé mais on ne peut pas prendre de telles décisions à la légère quand cela touche l’avenir de votre staff et vos joueurs. Je suis ravi de rester, y’a une bonne ambiance dans la ville, c’est une joie d’être ici. »

14 janvier : Howe signe à Burnley.

Plus : poêle à frire « non criminelle »

Argentine. La justice de Rosario fait savoir que la plainte du mannequin Macarena Lemos contre la mère de Lionel Messi, qui l’aurait menacée avec une poêle à frire, n’est « pas criminelle ». Lemos rapporte que l’incident s’est déroulé dans un supermarché :

« Elle me suivait donc je lui ai demandé pourquoi. Pourquoi par exemple elle se trouvait au rayon Electronique avec une poêle à frire ? Elle m’a répondu que j’avais parlé de son fils dans un magazine, ce qui est faux. »

L’avocat de Messi : « Tout cela est ridicule. »

Dans la même série :

Said & Done oct. 2011 (1/2)
Said & Done sept. 2011 (2/2)
Said & Done sept. 2011 (1/2)
Said & Done août 2011 (2/2)
Said & Done août 2011 (1/2)

Agressions, délits sexuels, outrage à agent, matchs truqués, fraude aux assurances, alcotests qui explosent, coke en stock, marie-jeanne, dopage en série, vol de beignets en bande organisée… Les commissariats et tribunaux de notre belle île criminogène ont fort à faire avec les footballeurs depuis le début de saison.

Voir intro dans la première partie, le retour de Crimewatch.

 

27 septembre 2011

Pré-examen de l’affaire Garry O’Connor, au tribunal correctionnel d’Edimbourg (28 ans, international écossais d’Hibernian FC).

Les faits. Le samedi 14 mai dernier, l’ex attaquant du Lokomotiv Moscou est intercepté dans le centre d’Edimbourg avec de la poudre blanche sur lui. Non, Garry ne part pas enrober son Mars de farine avant de le faire frire (voir clip recette, succulent) comme cela se fait chez les Jocks.

Selon la police, O’Connor résiste violemment à l’arrestation et tente de s’enfuir. Cocaïne, outrage à agent, délit de fuite… joli hat-trick pour un jour de match. O’Connor, absent à cette pré-audition, plaide non coupable sur toute la ligne (de coke, évidemment) par le biais d’une lettre envoyée au tribunal.

En mai, il déclara vouloir changer radicalement de lifestyle. Il expliqua qu’il avait dépensé 20 000 £ pour se faire effacer les tatouages au cou (« Ça fait passer un message négatif »). Il aurait mieux fait de changer de coiffure, son mullet étant criminel en soi. Garry se fendit de cette amusante déclaration :

« Je promets d’arrêter de conduire des voitures de sport, j’ai retenu la leçon. J’ai déjà vendu mon Hummer. Je vais m’acheter une Range Rover à la place, c’est plus pépère. »

En attendant, Garry continue d’affoler les compteurs, 10 buts en 12 matchs pour Hibs cette saison. C’est sûr, la coke, ça donne du peps. Le 17 septembre, après avoir marqué, O’Connor souleva son maillot pour y révéler un message digne de la Tea Party : « Only God can judge me. »

Pas tout à fait exact car deux procès attendent O’Connor en 2012. Celui pour l’affaire suscitée et un autre pour fraude aux assurances. En avril 2011, Garry avait simulé un accident avec sa Ferrari Spider F1 pour toucher l’assurance (ici). Un calendrier aussi chargé que Garry donc. Dieu va avoir du boulot.

 

28 septembre 2011

Le tribunal d’Oldham (Greater Manchester) condamne Carlos Tévez à un total de 110 £ d’amende et lui sucre trois points sur le permis pour un excès de vitesse datant de novembre 2010, commis au volant de sa Bentley, peu après la purge Man City-Birmingham City.

Cette affaire ne serait jamais arrivée au stade judiciaire si Carlos avait répondu aux nombreux courriers adressés, le sommant de s’acquitter de la modeste prune et de révéler l’identité du conducteur.

Tevez, absent au tribunal, a fait savoir par ses avocats « qu’il ne comprenait pas l’anglais et laissait ses conseillers s’occuper du courrier. » Ces derniers ont déclaré qu’ils « ne niaient pas que le courrier ait pu arriver » chez lui à Prestbury (Cheshire).

Son avocat, Gwyn Lewis, a annoncé au tribunal que son client ne pouvait choisir l’option rédemption (stage) car ce dernier n’avait pas répondu dans les temps (forcément, puisqu’il n’ouvre jamais son courrier). Lewis a ajouté ce commentaire poignant :

« M. Tevez a déjà beaucoup souffert pour ne pas avoir répondu aux autorités au sujet du stage de rattrapage des points. Mon client s’engage à payer les 110 £ de pénalité dans les 28 jours. »

Déjà en février 2009, Tevez, alors qu’il se rendait à un entraînement Man United, s’était fait arrêté sur l’autoroute M60 pour Bentley aux vitres trop teintées. La police, constatant que le permis de l’Argentin n’était pas en règle, lui avait confisqué l’engin. Patrice Evra, qui talonnait l’Argentin (en Bentley aussi le Pat’) l’avait alors pris en stop. Décidément, très utile Pat’ dans ces embrouilles sur roues, on imagine bien le héros de Knysna se reconvertir dans la concession tout véhicule.

Peut-être en association avec le Citizen Mario Balotelli, qui lui a accumulé plus de 10 000 £ d’amendes routières en un an - sa voiture a été envoyée à la fourrière 27 fois ! Côté club, le turlupin italien a déjà accumulé plus de 300 000 £ d’amendes pour divers gestes peu citoyens (voir ici). Devant tant d’incivilité, les officiers de liaison de Man City s’arrachent les cheveux. L’un deux, au Daily Mail :

« Mario s’en fiche ! Lui, il prend sa voiture pour aller au resto du coin et la laisse plantée n’importe où, mal garée, en double file ou sur une ligne jaune. L’autre jour, sa Maserati avait des ratés, il n’arrivait pas à la redémarrer, alors il l’a abandonnée en plein milieu de la rue. On a dû aller la chercher. Un employé du club lui nettoie régulièrement sa voiture et à chaque fois qu’il vide sa boîte à gants, elle déborde de contraventions. On lui en a parlé mais il s’en contrefout. »

 

28 septembre 2011

Où l’on reparle de Titus Bramble, 30 ans. On se souvient de cette affaire de viol au Vermont Hotel de Newcastle il y a un an (ici). Le défenseur, présent sur les lieux et placé en garde à vue, avait été innocenté un mois plus tard mais son frère (international de Montserrat, Antilles britanniques) avait pris 4 ans et demi de zonzon en août devant la Cour d’Assises de Leeds.

A peine 24 heures après avoir sombré pieds et âme dans la défaite contre les vaillants Canaries de Norwich (voir compte rendu lyrique de notre correspondant sur place dans le Norfolk), Titus décide de fêter cela en allant se pinter sur Yarm, sympathique bourgade du North Yorkshire fort prisée des footballeurs (coin où Lee Cattermole est interdit de pub par les Pubwatch locaux, ici). Le mardi soir à Yarm, c’est « Soirée célibataires » surnommée « Grab a Granny Night » par les autochtones (= on se pécho une grand-mère).

Bramble échoue au Cross Keys et, la grand-mère dûment pécho, c’est donc accompagné qu’il monte dans un taxi à 2 h 30, en route pour son domicile situé dans le célèbre domaine de Wynyard Park, notoire repère de footballeurs (près de Hartlepool, ville où l’on croit encore que les Français ressemblent à des singes, voir ici - accessoirement club de D3 où Nobby Solano, ex-Magpie et plus célèbre Péruvien, évolue actuellement).

Cinq minutes plus tard, gros barouf dans le taxi et devant la détresse de la passagère, le chauffeur décide de filer directement au commissariat le plus proche. Dans la journée, la police met Bramble en examen pour agression sexuelle et possession de Class A drug (vraisemblablement de la cocaïne). Le Black Cat a été libéré sous caution, et immédiatement suspendu par le club, pour une durée indéterminée, le « temps de faire une enquête interne » (communiqué officiel du club). Voir clip des autres ratés de Titus.

D’ordinaire dans ce genre d’affaires, côté club, c’est la langue de bois qui prévaut. Mais pas cette fois. Steve Bruce (manager de Sunderland) s’est déclaré « personnellement trahi » par Bramble. Brucie ne décolère pas, dans le Daily Telegraph :

« Ce qu’il a fait est irrespectueux pour le club, pour moi-même et pour les supporters, qui étaient 1 000 à s’être déplacés à Norwich un lundi soir [à 450 kilomètres, ndlr TK] et si tu demandes à chacun de ces supporters si Titus Bramble aurait dû se trouver en boîte de nuit en semaine, le lendemain d’une défaite, ils te diraient tous non. Les footballeurs sont aujourd’hui coupés de leurs supporters. [...] Ils sont grassement payés [Bramble touche 175 000 £/mois, ndlr TK]. La responsabilité morale va de pair avec l’argent et, pour moi, un footballeur ne devrait pas se trouver en boîte de nuit un lundi, mardi ou mercredi, surtout après une défaite - et surtout au vu de sa piètre prestation contre Norwich. A sa place, je me serais enfermé 24 ou 48 heures en faisant profil bas et l’entraînement venu, j’aurais tout fait pour impressionner, plus que lors du match de lundi soir. »

Il n’aura pas échappé à Titus que Brucie n’a mentionné ni le jeudi ni le vendredi dans son coup de gueule.

 

29 septembre 2011

Tesco d’Altrincham, comté du Cheshire, sud du Grand Manchester. Trois jeunes désœuvrés déambulent dans les rayons. Ils parlent fort, en espagnol, roulent des mécaniques et se font vite repérer. Deux d’entre eux croquent un beignet, avant de se diriger nonchalamment vers la sortie. Des hools vraisemblablement, se disent les vigiles devant les caméras de surveillance. Ils interviennent alors en nombre et conduisent le gang dans la pièce « Stop and Search ».

Une scène somme toute banale. Sauf que le meneur n’est autre que le gardien de Man United, David de Gea. Une responsable du magasin, au Daily Mail :

« De Gea et ses deux amis ont été tout sauf subtils ! Ils sont entrés dans le magasin en fanfaronnant et en parlant fort, en espagnol. Le personnel chargé de surveiller les rayons sur les écrans les a vus prendre deux donuts du frigo Krispy Kreme. Et là, ils ont tenté de quitter le magasin sans payer. »

Prix du beignet : 1,19 £. Salaire de l’Espagnol : 300 000 £ / mois. Le club a décliné tout commentaire mais selon une source au club, l’Espagnol se serait fait sacrément charrier le lendemain :

« Les coéquipiers l’ont bien chambré et ont proposé d’aller lui acheter des beignets. »

Les internautes ont suggéré aux supporters de Norwich de balancer des donuts sur le terrain lors du Man United-Norwich du surlendemain. Le club a prévenu :

« Quiconque sera pris balançant un beignet sur le terrain sera expulsé du stade. »

En exclusivité mondiale, TK a réussi à se procurer la bande vidéo de l’arrestation mouvementée de l’Espagnol (grimé, évidemment).

 

7 octobre 2011

Steve Jennings, milieu de terrain de Motherwell (PL écossaise), ainsi que deux membres de la famille Rooney (Wayne, le père, et l’oncle Richie) sont arrêtés en compagnie de six hommes à Liverpool et Glasgow pour une affaire de paris frauduleux sur un match partiellement truqué.

La fraude porterait sur le Motherwell-Hearts du 14 décembre 2010, Hearts avait gagné 2-1 sur un pénalty. Jennings (un Liverpudlien) se serait fait délibérément expulser (pour contestation).

Constatant que plusieurs parieurs, nouvellement enregistrés sur un site en ligne, avait misé de fortes sommes (à 10 contre 1) sur une expulsion dans le match, deux sociétés de paris avaient immédiatement fait part de leurs soupçons aux autorités.

Après une longue enquête de neuf mois, la police et la Gambling Commission ont abondé dans leur sens. Tous les suspects ont été relâchés sous caution après une garde à vue. Le prochain épisode judiciaire de cette affaire est prévu pour début 2012.

 

12 octobre 2011

L’ex Gunner Paul Merson (surnommé « The Merse ») arrêté cette nuit vers 3 h 30 pour conduite en état d’ivresse après avoir perdu le contrôle de son 4×4 Mercedes et percuté un camion sur l’autoroute A40, voir ici. Merson s’en sort bien, blessures superficielles pour l’ex international anglais (rien de grave non plus pour le chauffeur du bahut - la Merc’ est bonne pour la casse). Merson, 43 ans, aujourd’hui consultant sur Sky, dit s’être endormi au volant.

On ne présente plus le gainsbourien Paul Merson, ex footballeur talentueux et poly-addicté (alcool, drogues, jeu) qui ne quitte plus les rubriques agitées des journaux depuis les Nineties, tantôt pour révéler une nouvelle addiction et de nouvelles dettes, tantôt pour parler de mystérieuses potions qu’Arsène concoctait pour les joueurs, mais le plus souvent pour parler de son dernier bouquin (dont « Rock Bottom » - au fond du trou - et « How Not To Be A Professional Footballer », sorti en début d’année, où il écrit notamment avoir claqué 7M de £ chez les bookmakers).

Paul, c’est aussi quelques jouissifs frissons, séquence foot bordélique. Son bout de saison en colocation avec Paul Gascoigne à Middlesbrough (été 1998) reste l’un des grands moments du foot anglais 2.0 (post création Premier League), probablement la pire idée qu’un club ait eu depuis quinze ans (avec la décision de Leicester City d’associer Ade Akinbiyi à Trevor Benjamin, en 2000). Merson, sur son bout de chemin avec Gazza :

« On était déjantés. Paul était une bombe à retardement qui n’attendait qu’à exploser, mais qu’est qu’on s’est marrés ! Il était vraiment alcolo et givré. Moi, j’étais alcolo, accro au jeu et je me traînais un passé de dépendance aux drogues dures. »

L’idylle ne dura pas longtemps. Merson quitta Boro mi-septembre 1998 à cause, déclara-t-il, de la drinking culture qui y régnait et l’empêchait selon lui de combattre son alcoolisme (fort de Cheddar ! Plus tard, il démentit avoir dit cela). Merson a décrit sa vie hors du terrain comme un « énorme bordel alcoolisé ».

Wenger se sépara du Merse en juillet 1997, l’Alsacien en avait probablement assez d’entendre les joueurs se foutre de la bedaine de Paul, qu’il s’était forgée durant la fameuse boozing culture qui caractérisa l’ère George Graham (1986-1995), avec notamment Tony Adams et Kenny Sansom en chefs de buvette ; un trio qui, raconte la légende, aurait pu coucher sous la table tout ce qui se faisait de plus pochard à la même époque, notamment chez les rivaux de Manchester United (B. Robson, P. McGrath, N. Whiteside) ou Liverpool FC et les fameuses social drinking sessions régulièrement organisées par le club pour « souder le groupe » (souder hein, pas soûler).

 

13 octobre 2011

Tribunal correctionnel d’Ispwich (le Suffolk : sa campagne verdoyante, ses villages pittoresques, ses tueurs en série). Carlos Edwards, 32 ans, milieu international trinadéen d’Ipswich Town, D2 (et ex Sunderland) écope de trois mois de prison avec sursis pour avoir conduit sous le coup d’une suspension de permis (et pas d’assurance, etc.). Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 2 500 £ et effectuer 200 heures de travaux d’intérêt général.

Le club, de son côté, lui a collé une amende équivalente à deux semaines de salaire. Edwards était déjà passé par la case tribunal il y a quatre mois, pour un beau hat-trick routier (ici). Son permis lui avait été suspendu un an avec amende de 7 650 £ à la clé.

Carlos Edwards est l’un des joueurs de Trinidad et Tobago qui attendent toujours leurs primes de match… du Mondial 2006 (un coup de Jack Warner, évidemment - au sujet de ces primes, lire le bas de ce post complet Spécial Fifa Summer, 2ème partie, paru dans le forum des Cahiers fin septembre 2010).

 

15 octobre 2011

Alerte Conso-Arnaque. Chers lecteurs, soyez vigilants. Une affligeante tromperie sur la marchandise sévit depuis quelques jours sur ebay : Newcastle United y refourgue son vieux mobilier à des prix criminels (voir photos de l’opération frauduleuse).

Le propriétaire du club, l’étrange Mike Ashley, a en effet décidé de vendre chacune des lettres du NEWCASTLE UNITED qui rouillait sur la tribune East jusqu’à la fin août. Le Southerner fait une fixette sur les panneaux géants et le rebranding douteux à la gloire de sa société.

En novembre 2009, Ashley rebaptisa Saint James’ Park d’une adresse email : SportsDirect.com@St James’ Park, en principe « temporairement » (devant le tollé provoqué - ça gronda jusqu’au parlement - toute intention de renaming permanent fut abandonnée, même si, théoriquement, ce ridicule dot.com est toujours le nom officiel de SJP). Depuis octobre 2010, un énorme Sports Direct (visible de la lune ?) orne le toit de la légendaire tribune Gallowgate, le Kop historique de NUFC. Selon un blog du club, à la place des lettres sur la tribune East, on a désormais le classieux : (logo Puma) sportsdirect newcastle united sports direct (logo Puma).

TK a immédiatement alerté Trading standards (protection des consommateurs et répression des fraudes) qui a ouvert une enquête. Toutefois, tout en se disant affligé, cet organisme s’avoue impuissant légalement. Un responsable nous a confiés, en off :

« La tromperie sur la marchandise est avérée, c’est indéniable. C’est l’arnaque du siècle ici sur Newcastle, on a pas vu ça depuis Guivarc’h, Goma ou Boumsong. Mais bon, que voulez-vous, l’argent ira à une œuvre caritative [Newcastle United Foundation] et si des gens acceptent de payer 3 000 £ pour un bout de ferraille, ça les regarde. Peut-être des Chinois qui ont besoin de métaux, ils raflent tout ce qui rouille en ce moment. C’est un sujet hyper sensible ici, notre direction nous a demandé de fermer les yeux sur cette escroquerie. »

Hmm… Dans ce jeu de chiffres et de lettres, on peut se demander quelle somme l’apostrophe de Guivarc’h aurait atteint sur ebay. Assurément un peu moins que la virgule de Ronaldinho.

Kevin Quigagne.

Dans la même série :

Crimewatch # 4

Crimewatch # 3

Crimewatch # 2

Crimewatch # 1