Archive for juin 6th, 2014

La saison 2013-2014 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (Cardiff, Chelsea, Crystal Palace, Everton, Norwich)
  • Kevin Quigagne (Hull, Newcastle, Stoke, Sunderland, West Ham)
  • Matthew Dymore (Fulham, Man City, Man United, Swansea, WBA)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Aston Villa, Liverpool, Southampton, Tottenham)

Sunderland (14è, 38 points, G-A - 17 / 43 buts pour / 60 contre)

Résumé de la saison

« Dernier à Noël, descente en mai », dit un proverbe du foot anglais, garanti super fiable. Et ben pas ce coup-là ! Une rareté : seul West Brom (en 2004-05) avait réussi à se maintenir en pointant dernier au Boxing Day. La physionomie de cette saison 2013-14 se trouve résumée dans ce titre de film dont l’imagerie est très utilisée en foot british : The Great Escape.

La grande lessive de l’intersaison (14 nouveaux joueurs) après une saison ratée (17è) avait fait naître un timide espoir sur les bords de la Wear. Las, espoirs vite douchés par un démarrage calamiteux sous le leadership hystérique de Paolo Di Canio : 7 défaites et 1 nul sur les 8 premiers matchs.

Après le foutoir innommable laissé par l’ex Owl (limogé fin septembre), l’Uruguayen Gus Poyet reprit efficacement les rênes mais sans véritablement faire décoller le club au classement malgré un gros regain de forme. Un surplace partiellement dû à une féroce bataille en deuxième partie de tableau, cette fameuse relegation scrap. Jusqu’à ce sprint final en mode bulldozer, qui rappelle celui de West Ham en 2007 : 13 points pris en 5 matchs, victoires héroïques à Chelsea et Man United, 1-1 contre Man City à l’Etihad et claques infligées à Cardiff et West Brom.

A toute Grande Evasion son sauveur. Le héros Hammer s’appelait Carlos Tevez, celui des Black Cats Connor Wickham. Avec des similitudes étonnantes : El Apache s’était soudain mis à enquiller les buts dans l’emballage final, idem pour Wickham, rappelé d’urgence de prêt en D2 pour pallier la blessure de Steven Fletcher. West Ham avait eu droit à son scandale (transfert illégal de la paire Tevez-Mascherano, retrait de points évité mais WH dut débourser 24 millions £ en amendes et dommages à Sheffield United), Sunderland l’évita chanceusement malgré l’inégibilité avérée de Ji Dong-won en début de saison et révélée seulement en avril, d’une manière pas franchement très nette. Une erreur de procédure supposée des instances autour du bon de sortie international du Sud-Coréen, aggravé par une bévue administrative d’une secrétaire du club, ont sauvé les Mackems qui s’en sont tirés avec une amende au lieu d’un retrait de points (certes, seul un point aurait été déduit). Phew

Bonne tenue à l’extérieur, 20 points pris ainsi que contre les clubs du Top 10 (24 points). S’land a gardé le pire pour les matchs à domicile en fait (11 défaites !), sympa pour ses 41 000 fidèles. Les grosses qualités mentales affichées sur la fin ont permis d’aller chercher le maintien alors que la situation semblait désespérée. Une 14è place à peu près aussi miraculeuse que la 10è de Newcastle, mais ô combien plus jouissive, surtout pour les vieux supps : selon eux, c’est la saison la plus exciting depuis cinquante ans.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs

Les bons points vont :

  • à Vito Mannone. Au départ, on se méfiait, normal : un gardien transfuge d’Arsenal, c’est forcément louche depuis le dernier vrai bon portier Gunner, David Seaman. Mais l’Italien a su profiter de la blessure de Westwood pour s’imposer de belle manière. Elu Sunderland Player of the Season.
  • à Phil Bardsley, joueur clé placardisé par Di Canio pour d’obscures raisons, le latéral droit écossais a pris sa revanche sous Poyet. A battu le record du club d’apparitions PL (avec 174), transféré à Stoke depuis. Immédiatement remplacé par Billy Jones de West Brom.
  • au milieu Jack Colback. Après une saison 2012-13 quelconque, le talentueux Geordie de 24 ans s’est bien remis en selle. Trop bien même : convoité par plusieurs clubs, il serait sur le point de signer à Newcastle, le club de son enfance, pour approx. 220 000 £/mois, soit plus de quatre fois son salaire actuel. Et il part pour rien en plus car il est en fin de contrat (il a rejeté plusieurs offres de Sunderland). Le dernier joueur à filer directement chez le grand rival entre les deux clubs est Lee Clark, l’actuel manager de Birmingham City, en 1997 (de Newcastle à Sunderland) #GingerJudas.
  • Marcos Alonso, le prêté par la Fiorentina a brillé par intermittence. Dans un bon jour, très classieux.

  • à Connor Wickham. Ce jeune espoir du foot anglais de 21 ans (acheté 8m £ en 2011) taxé de « mannequin play-boy qui mériterait des baffes » par Paolo Di Canio (who else?) est revenu fin mars du Yorkshire – prêté à Sheffield Wednesday puis Leeds – plein de confiance, après avoir planté 8 buts en 11 matchs chez les Owls. Technique et surpuissant, ses 5 pions dans l’emballage final ont largement contribué au maintien. Nommé Player of the Month de PL en avril.
  • au milieu défensif Lee Cattermole (ci-dessous en tête à tête avec l’arbitre Phil Dowd). S’énerve souvent pour un rien, sort du match trop facilement, commet son lot de fautes et boulettes, mais Dieu que sa gnaque est indispensable dans l’entrejeu et en défense. A 26 ans à peine, « Clattermole » (to clatter = savater/mettre un tampon) achève sa neuvième saison de PL. Celle du début de la maturité, enfin ? Non, pas tout à fait, il a encore pris 7 jaunes et 1 rouge cette saison. Enfin, il a mûri un poil quand même car il peut enfin entrer dans les pubs et boîtes de son coin (Stockton–Yarm), après quatre ans d’interdiction par le pubwatch local ! Un gros bémol : son habitude de remonter son short jusqu’au nombril, à la Luis Fernandez ; mieux vaut pas faire ça en boîte (tu m’étonnes qu’ils le laissent dehors).

  • Adam Johnson, sublime en milieu de saison (Premier League Player of the Month en janvier). A claqué le premier hat-trick de sa carrière contre Fulham en janvier (1-4). Il est d’ailleurs le seul Anglais a en avoir inscrit un cette saison. Et ouais.
  • Fabio Borini, avant-centre classieux prêté par Liverpool. 7 buts/32 matchs PL, 10/40 avec les coupes. Elu Sunderland Young Player of the Season. Sunderland veut le recruter, Liverpool n’a pas réagi officiellement (au 2/06/2014) mais devrait en demander autour de 10-12m £ (soit son prix d’achat en 2012, 11m). Toutefois, Borini veut absolument retourner à Liverpool, quitte à jouer les bouche-trous.

En vrac : le milieu suédois Seb Larsson, pour sa fin de saison seulement car le reste fut très moyen (contrat renouvelé pour trois ans mardi). Les vieux grognards Wes Brown et John O’Shea, trop lents, trop ceci trop cela, mais ont sorti quelques matchs monstrueux au moment crucial, dans l’emballage final. Mention à Ki (Sung-Yeung) également, milieu prêté par Swansea en janvier.

Rayon déceptions :

  • l’attaque, plus précisément L’écossais Steven Fletcher et l’Américain Jozy Altidore (acheté 6m £ l’été dernier, 30 apparitions PL, 1 but), un duo que l’on mettra au même niveau cette saison, même si Fletch’ a largement prouvé ses qualités de buteur en PL dans un passé récent.

On pourrait certes leur trouver des circonstances atténuantes (retour en cours de saison de longue blessure pour Fletch), argumenter que l’un a mieux réussi que l’autre, que l’un a parfois joué décroché (Altidore, en 10), etc. Toutefois, je laisserais ce genre de débats stérile aux forums de supps, car décider lequel des deux a été le moins mauvais c’est un peu comme ergoter sur qui de Francis Heaulme ou Emile Louis était le plus sympa. Ont tous deux été nullissimes devant les buts et c’est bien tout ce qu’il faut retenir. Altidore, qui semble réserver tous ses buts à la sélection américaine, a même vendangé avec la réserve (appelée U21 Premier League depuis 2012), comme on peut le lire dans ce compte-rendu de son seul match chez les stiffs (réservistes) début avril. Un bilan digne de Jon Stead, le plus inefficace avant-centre de l’histoire du club (2 buts en 40 matchs, entre 2005 et 2007).

Emanuele Giaccherini est à l’évidence un tout bon mais l’ex Bianconero ne s’est jamais trop fait au style local.

Pour finir, citons quelques noms parmi la tripotée de floppeurs arrivés l’été dernier : Dossena, Cabral, Diakité, etc. Par ailleurs, les joueurs suivants ont été libérés : C. Cuellar, C. Gardner, D. Vaughan et le gardien K. Westwood.

L’objectif principal sera de trouver la formule (magique) pour s’ancrer durablement autour du milieu de tableau plutôt que de flirter constamment avec la relégation.

Concrétement parlant, il va falloir recruter au minimum 5 ou 6 joueurs en plus des deux déjà arrivés (B. Jones et J. Gómez), tous les secteurs sont concernés. Il faut : un gardien supplémentaire pour concurrencer Mannone (Speroni ?), un défenseur central, un latéral gauche, un milieu, et un avant-centre (Sunderland aimerait garder Borini).

L’homme invisible

Un duo, celui évoqué plus haut, Fletch & Juice (le surnom d’Altidore).

Highlights

Pas mal de moments sympas dans cette saison riche en émotions.

Le parcours dans les deux coupes tout d’abord, surtout évidemment en League Cup où les Mackems ont atteint la finale après avoir sorti Southampton, Man United et Chelsea, scusez du peu. Sans oublier Milton Keynes (D3) au premier tour, car putain que ça fait du bien par où ça passe de taper le Franchise FC chez eux (4-2), au milieu de leurs vaches en béton. Un petit regret sur la finale contre Man City (perdue 3-1), quand Steven Fletcher (à court de forme et confiance) s’emmêle totalement les crayons sur la balle du 2-2 à 5 minutes de la fin.

Le doublé dans le derby contre Newcastle, 2-1 en octobre au Stadium of Light puis la claque infligée à St James’ Park début février, 3-0. Mais baffer les Mags est devenu tellement routinier qu’on enregistre à peine l’info. Enfin, ne faisons pas la fine bouche, 90 ans tout de même que Sunderland n’avait pas réussi le doublé sur son ennemi juré.

La victoire 2-1 contre Chelsea à en avril : c’était la première défaite de Mourinho à Stamford Bridge ! (77 matchs) « The greatest shock in the Premier League history » a titré le Times.

La victoire 4-0 sur Cardiff en fin de saison, celle (méritée) sur Man City en championnat, 1-0. La routine en fait : c’était en effet le quatrième 1-0 d’affilée à domicile sur les Citizens en PL ; le Stadium of Light est un véritable bogey ground (stade maudit) pour la bande à Nasri.

Grosse saison aussi pour les restos indiens de la ville : les généreux pourboires laissés par le propriétaire du club (l’Américain Ellis Short) après un curry ont continué à tomber les jours de victoire (pas souvent en championnat, mieux en coupe), près de 2 000 £ de tip les bons soirs. Celui-ci date d’avril 2013 mais le Texan a récidivé aussi cette saison.

Et mini-highlight pour clôre la rubrique et satisfaire les amateurs de quiz foot. Le 10 novembre 2013, un petit bout d’histoire du football anglais s’est écrit au Stadium of Light lors du Sunderland-Man City : pour la première fois en Angleterre, deux managers sud-américains s’affrontaient, Gus Poyet et Manuel Pellegrini.

Lowlights

La raclée prise par Swansea (4-0) en début de saison, les non matchs à Arsenal en février (4-1) et Tottenham en avril (5-1). Les trois défaites contre Hull.

Les 7 cartons rouges (dont 3 pour West Brown) et les 6 own goals, on frise les records.

Le communiqué du club sur l’usage de fumigènes lors du derby où, Margaret Byrne, chief exec du club, s’emmêle les pinceaux sémantiques : « We have also been asked by the FA to remind all supporters about the dangers of flares and polytechnics» [La F.A nous a également demandé de rappeler à tous les supporters les dangers des fumigènes et engins polytechniques]. La brave Margaret voulait bien sûr dire « pyrotechniques ». La Polytechnic en Angleterre était, jusqu’au début des années 90, un type d’établissement d’enseignement supérieur du style BTS. Un faux-ami qui servit d’ailleurs longtemps aux étudiants anglais en France – les assistants notamment – à draguer les Françaises (« Wow, Brian a fait Polytechnique, super intelligent le mec ! »).

Le manager

Y’en a eu deux cette saison, Paolo Di Canio d’abord, jusqu’au 23 septembre (limogé), puis Gus Poyet ensuite. Et dire que Sunderland a bien failli avoir Louis Van Gaal…

Di Canio s’était honnêtement débrouillé en D3/D4 avec Swindon Town mais manager en PL demande un tout autre doigté, surtout dans la gestion humaine, en partie car le rapport de force est totalement différent. En D3/D4, le manager est tout puissant et dirige des joueurs souvent en transit ou en situation précaire (les contrats sont très courts à ce niveau et les tricards légion). Des gars qui, en gros, doivent s’écraser et tout accepter s’ils veulent faire leur trou. Les divisions inférieures, c’est le marche ou crève du football anglais. Di Canio est un dinosaure, prisonnier d’une autre époque, lointaine et révolue, et son approche très rigide et autocratique du football est aujourd’hui suicidaire au plus haut niveau (certes, Fergie réussit – dans un autre style – mais seulement après avoir fait ses preuves, et ensuite avec le soutien inconditionnel des boards successifs).


On espérait que l’Italien aurait la présence d’esprit de se montrer plus flexible et hausser son jeu mais non. Ses déclas post limogeage en disent long sur son incapacité à reconnaître ses erreurs et en tirer quelques enseignements salutaires au lieu de mitrailler les reproches tous azimuts (envers le club, les joueurs, recruteurs, médias, etc.). Dont cette perle : « Parfois, un manager n’est pas assez bon pour le groupe qu’il dirige. D’autres fois, c’est le contraire. Dans mon cas, c’est la seconde option. »

Décla en forme de bastos dans le pied car c’est Di Canio lui-même qui recruta, ou entérina, l’arrivée de 14 joueurs à l’intersaison, et non Roberto De Fanti (directeur sportif et cible favorite des attaques di caniesques).

Gus Poyet, infiniment plus intelligent et pragmatique que son prédécesseur, a brillamment pris le relais, sortant plusieurs joueurs clés du placard (dont Bardsley et le sheriff de l’entrejeu, Lee Cattermole) et remettant quelques-uns en selle, dont l’ailier buteur Adam Johnson. Ça manque toujours de liant et créativité au milieu mais la patte Poyet, c’est un jeu au sol, vif et mobile et le système a tendu vers un 4-4-2 ou un 4-5-1 compact, censé être conçu pour le contre (d’ou la plus grande aisance des Black Cats à l’extérieur). Ça, c’est la théorie ; en pratique, ça a trop souvent été la débandade. Maintenant qu’il peut bâtir un effectif à sa guise, il va tenter de créer une vraie identité de jeu en utilisant ses systèmes favoris, à savoir un 4-1-4-1 ou 4-3-3, avec la possession comme priorité.

Il est courant d’entendre dire, démonstrations savantes et chiffrées à l’appui, que l’entraîneur importe finalement peu, ou pas tant que ça. Même un manager réputé compétent ne ferait pas fondamentalement progresser un club hiérarchiquement parlant, cf les travaux poussés de Simon Kuper et Stefan Szymanski dans ce domaine (en particulier le chapitre Do Managers matter? dans le très intéressant Soccernomics, édition 2012 – plus exhaustive que la 2009 ; la troisième vient de sortir). Et il est vrai que le culte de l’entraîneur, à fortiori celui étiqueté « faiseur de miracles », a atteint un degré excessif, tant les fortunes d’une équipe peuvent dépendre d’une myriade de facteurs qui échappent au contrôle direct du manager. Toutefois, si cette théorie de l’entraîneur « placebo » ou interchangeable est éminemment défendable, elle occulte une réalité ô combien palpable mais négligée : un mauvais manager peut vous plomber un club en un temps record. Sunderland en a fait l’amère expérience cette saison.

Photos de la saison

Pendant une bonne minute, Paolo di Canio va communiquer, par signes étranges, avec les 2 000 supporters Black Cats après le West Brom–Sunderland de septembre. C’est Sességnon, viré de Sunderland par Di Canio, qui lui a porté le coup de grâce en marquant et sortant une grosse perf. L’Italien sait alors qu’il est sur le point de se faire limoger. C’est beaucoup plus parlant en clip.

Sympa cette voiture de marque Vauxhall (Opel en Angleterre), avec baffes infligées aux Magpies sur les portières, ça c’est de la personalisation. Une Opel à tartes en quelque sorte. A éviter de garer sur Newcastle par contre.

Vous êtes priés de prendre votre surligneur vert et cocher la dernière case sur votre ordi.

Swansea (12è, 42 points, G-A 0 / 54 buts pour / 54 contre)

Résumé de la saison

Saison relativement décevante au regard de la précédente. Vainqueur de la League Cup (seul trophée majeur de l’armoire du club) et qualifié en Europa League, Swansea affichait quelques espoirs. Mais début février, après une seule victoire en dix matchs, Laudrup se faisait virer. Garry Monk reprenait l’équipe 12ème, place à laquelle elle a terminé l’exercice 13/14.

Au niveau des coupes, les Swans quittaient l’Europa League en 16ème de finale, battus par Naples. Et malgré la belle performance du 3ème tour de Cup face à Manchester United (victoire 2-1 à Old Trafford), ils rendaient les armes contre Everton un mois plus tard.

Jadis dépositaire du beau jeu et d’une élégance collective, Swansea n’a pas brillé outre-mesure cette année, plombé par des résultats très moyens (seulement quatre points pris contre les neuf premiers du championnat) et des relations pas optimales (cf. plus bas).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs

Avec 25 buts en 48 matchs, Wilfried Bony réalise une excellente (première) saison, et vaut bien ses 12M£ (record du club). Wayne Routledge est l’autre satisfaction de la saison, principalement pour son apport offensif (ne vous fiez pas à ses 2 buts et 4 passes décisives).

Michu a été décevant, mais pouvait difficilement être à la hauteur de sa saison précédente, lorsqu’il culminait à 18 buts en 35 matchs. Cette année, il s’est arrêté à 2 buts, en 17 matchs de championnat. Faiblard. Son compère de l’attaque, Alvaro Vazquez, n’a pas été meilleur. Pour les transferts, il faudrait un homme par poste. Fabianski est déjà arrivé, en lieu et place de Michel Vorm, donné sur le départ. Notre mauvaise langue nous fait dire qu’il faudrait recruter un vrai gardien, mais donnons une deuxième chance au Polonais.

L’homme invisible

David N’Gog. Arrivé au club à la fin janvier, le Français accumule deux tirs (non cadrés) en trois apparitions. Les blagues fusent à l’évocation de son nom, mais son heure viendra. La tâche qui pèse sur ses épaules trop maigres semble démesurément grande. A lui aussi, donnons-lui une deuxième chance. Son potentiel ne s’est pas encore totalement révélé. Ca viendra, il n’a que 25 ans.

Highlights

La victoire en FA Cup face à United (2-1), avec une tête de Bony dans les dernières minutes, apparaît comme l’une des satisfactions majeures de la saison. Egalement, le parcours en Europa League, avec une petite gifle à Valence (3-0) et le privilège de rencontrer Naples en 16ème de finale.

La victoire contre Cardiff City (3-0) à la maison, qui efface la défaite de l’aller. Les Gallois se quittent bons amis.

Lowlights

Huit matchs sans victoire entre début décembre et mi-janvier, ce qui a d’ailleurs coûté la place de Laudrup.

Pour un tenant du titre, même de League Cup, se faire sortir au premier tour contre une équipe de Championship, c’est pas terrible. C’est pourtant ce qui est arrivé à Swansea, contre à Birmingham (3-1).

Et puis une petite déception en voyant un collectif un peu moins flamboyant.

Le manager

Après une première année très convaincante, le torchon commençait à brûler entre Michael Laudrup et le chairman, Huw Jenkins. Lors d’une réunion début février, celui-ci lui demande de mettre tout son staff à la porte. Laudrup refuse, ils continuent à discuter, se serrent la main et se quittent bons amis. « Le poste de Laudrup n’est pas menacé. » Mauvais signe… Et en effet, quelques heures plus tard, le Danois apprend par e-mail qu’il n’est plus l’entraîneur de Swansea.

Garry Monk le remplace. Malgré un maigre bilan, l’entraîneur-joueur de 35 ans parvient à maintenir le club. En fin d’année, son contrat est prolongé à la tête du club jusqu’en 2017. Gageons qu’en dépit de sa bonne volonté, Monk ne fera pas mieux que Laudrup.

Photo de la saison

En photo, ça donne ceci. Et en vidéo, ça donne ça. Shelvey face à Aston Villa, le 26 avril dernier.

Les autres clubs :

Partie 1 : Arsenal, Aston Villa, Cardiff
Partie 2 : Chelsea, Crystal Palace
Partie 3 : Everton, Fulham, Hull
Partie 4 : Liverpool et les Manchester
Partie 5 : Newcastle
Partie 6 : Norwich, Southampton, Stoke