La saison 2013-2014 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (Cardiff, Chelsea, Crystal Palace, Everton, Norwich)
  • Kevin Quigagne (Hull, Newcastle, Stoke, Sunderland, West Ham)
  • Matthew Dymore (Fulham, Man City, Man United, Swansea, WBA)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Aston Villa, Liverpool, Southampton, Tottenham)

Arsenal (4è, 79 points, G-A +27 / 68 buts pour / 41 contre)

Résumé de la saison

Sur le plan comptable, ce fut une très bonne saison pour les Gunners : avec 79 points, ils obtiennent leur meilleur total depuis la saison 2007-08 (3e avec 83 points). J’ai déjà dit ça l’année dernière, mais cette saison encore, Arsenal a assuré contre les « petites » équipes, et pris des toutounes contre les gros clubs (voir plus bas).
L’impression globale laissée par les Gunners reste néanmoins mitigée : Arsenal n’ayant passé que les deux premières journées hors du top 4, et surtout la moitié du championnat en tête (de la 4e à la 24e journée, hormis au soir de la 17e), on s’attendait à un dénouement plus heureux que cette sempiternelle quatrième place.
Mais l’évènement de l’année a eu lieu le week-end dernier : Arsenal a enfin gagné un titre !

Satisfactions/Déceptions/Objectifs

La satisfaction de l’année est sans conteste l’éclosion d’Aaron Ramsey. Auteur de 10 buts en PL et 5 en C1, le Gallois a été élu quatre fois d’affilée meilleur Gunner du mois (d’août à novembre). Malheureusement, sa blessure lors du Boxing Day l’a tenu éloigné des terrains pendant plus de trois mois, ce qui coincide avec la période de moins-bien des Gunners.
Au rayon des satisfactions, on peut également citer les 16 buts en championnat d’Olivier Giroud, en grande forme cette année. Il vaut mieux cela dit, c’est le seul vrai attaquant du groupe (Niklas qui ?). Mention aussi à Flamini, qui a plus que réussi son retour à Londres, et des bons points en vrac à Mertesacker, rassurant, Wilshere, étonnant et détonnant, et Cazorla, toujours précieux bien qu’en-deça de son niveau l’année passée.

Parler de déception pour Koscielny ou Özil est un peu exagéré, mais on était en droit d’attendre mieux du défenseur central, auteur de quelques énormes boulettes rédhibitoires à ce niveau, ainsi que du milieu allemand, acheté pour £42M, et qui n’a fait que trop rarement étalage de sa classe. Saison difficile aussi pour Theo Walcott, trop souvent blessé, et qui n’a pas pu confirmer sa progression en flèche depuis quelques saisons. Enfin, je sais pas vous, mais moi les défenseurs latéraux d’Arsenal (en vrac, : Sagna, Gibbs, Monreal, Jenkinson) me rassurent toujours aussi peu.

L’année prochaine, comme d’hab, on va viser une nouvelle qualification pour la Champions’ League, tout en essayant de refaire quelque chose en coupe.

Ayé, le site sincearsenallastwonatrophy.co.uk a été mis à jour !

Ayé, le site sincearsenallastwonatrophy.co.uk a été mis à jour !

L’homme invisible

On a le droit de citer Abou Diaby ? Ou Park Chu-Young ? Si c’est trop facile, prenons Kim Kallstrom (oui oui, il était à Arsenal). Prêté au mercato d’hiver par le Spartak Moscou, et ce malgré une blessure au dos découverte lors de la visite médicale, le Suédois a disputé en tout et pour tout trois matchs de Premier League (dont une seule titularisation, contre West Ham).

Highlights

Arsenal a remporté cette saison ses deux North London Derbies, sur le même score, 1-0. Au-delà de ces victoires symboliques contre l’ennemi juré, l’équipe de Wenger a surtout impressionné en première partie de saison, avec deux séries de 5 victoires consécutives (J2 à J6 et J18 à J22), qui leur ont permis de faire un bon bout de chemin en tête de la Premier League. En fin de saison, les Gunners ont remis un coup de collier (encore 5 victoires consécutives, J34 à J38) pour assurer la 4e place et la C1, devant un Everton pressant mais terminant finalement en roue libre.
Evidemment, je suis obligé de dire un mot de la première compétition remportée par les Gunners depuis neuf ans, alors allons-y gaiement : « youpi ».

Lowlights

Trois défaites et 17 buts encaissés, voilà le triste bilan d’Arsenal en déplacement chez les trois équipes situées au-dessus d’elle au classement (Man City 6-3 Arsenal, Liverpool 5-1 Arsenal et surtout Chelsea 6-0 Arsenal). Trop insuffisant pour espérer mieux. Au rayon des déceptions, on notera aussi l’élimination en Champions’ League au même stade (huitièmes) et contre la même équipe (le Bayern) que l’année dernière.

Le manager

Avec une saison finalement plutôt réussie, un système de jeu convaincant, et des paris sur les jeunes plutôt satisfaisants (Sanogo, Gnabry…), Wenger a répondu aux critiques de la fin de la saison dernière de la meilleure des manières. Elu entraîneur du mois en septembre, le technicien français a regagné la confiance de ses supporters et séduit les observateurs de la Premier League. Il entamera l’année prochaine sa 19e saison à la tête du club.

Photo de la saison

Le (superbe) but de Ramsey, son douzième, pour une victoire 2-0 contre Liverpool

Le (superbe) but de Ramsey, son douzième, pour une victoire 2-0 contre Liverpool

Aston Villa (15è, 38 points, G-A -22 / 39 buts pour / 61 contre)

Résumé de la saison

Une année plus calme que la précédente pour Villa, qui aura passé la quasi-intégralité de la saison dans le ventre mou (27 journées passées entre la 10e et la 13e place). Une saison correcte donc au niveau comptable, mais qui masque un spectacle souvent navrant à Villa Park (10 défaites à domicile). Villa, comme l’année dernière, n’a de plus pas été épargné par les blessures (encore deuxième de l’Injury League, derrière Arsenal).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs

On prend les mêmes et on recommence : Benteke (10 buts en 26 matchs puis une sale blessure qui lui fera rater le Mondial) aura réussi une saison pleine, tout comme son coéquipier d’attaque Andreas Weimann, qui confirme les espoirs placés en lui en étant cette année le joueur de Villa le plus utilisé (39 matchs toutes compétitions confondues). Malgré un bon paquet de buts encaissés, Brad Guzan aura sauvé les Villans plus d’une fois et mérite qu’on l’honore dans cette rubrique. Gloire à toi, donc, Brad.

En revanche, certains cadres de l’équipe ont déçu, en premier lieu Gabriel Agbonlahor. Certes victime de plusieurs petites blessures qui l’auront fait raté une dizaine de matchs sur la saison, Gabby n’a inscrit que quatre pauvres buts, soit autant que Libor Kozak, arrivé en janvier et souvent remplaçant. Du côté de la défense, il est difficile de sortir un homme de ce marasme, alors on va tenir pour responsable les deux joueurs les plus utilisés : Ron Vlaar et Nathan Baker.

Les ambitions pour l’année prochaine restent les mêmes : se sauver, se sauver et se sauver. En continuant ainsi, pas sûr qu’ils y parviennent.

L’homme invisible

Là par contre, c’est plus facile : Charles N’Zogbia. Blessé depuis juin 2013, il n’est pas apparu une seule fois dans le groupe cette saison. Weimann lui a d’ailleurs piqué son numéro 10. Sinon, on n’a pas compris pourquoi Villa a recruté Grant Holt en prêt pendant le mercato d’hiver (10 apparitions dont 3 titularisations, 1 but), ou claqué £2M l’été dernier pour Niklas Helenius (3 apparitions dont aucune titularisation, 1 but).

Highlights
Pas grand-chose à se mettre sous la dent pour les fans cette saison, si ce n’est la victoire 3-1 à l’Emirates lors de l’ouverture du championnat, ou la victoire 3-2 contre le futur champion fin septembre. Deux victoires de prestige qui cachent une forêt de défaites évitables (je pourrais les lister, mais y’en a une quinzaine). Il est à noter que Villa a été invaincu durant tout le mois de novembre (trois nuls et une victoire, on trouve les satisfactions où on peut).

Lowlights

Au choix :

- L’épouvantable fin de saison des Villans : une victoire et un nul seulement sur les neuf derniers matchs
- L’humiliation à Villa Park en 16e de finale de la League Cup : 0-4 contre Tottenham
- L’élimination dès son entrée en FA Cup (32e de finale), à domicile, contre Sheffield United (D3). Troisième élimination par un club de division inférieure en deux ans (Millwall et Bradford ont sorti les VIllans l’année dernière)

Le manager

Paul Lambert n’a plus la confiance des supporters, qui lui reprochent d’aligner en permanence une équipe de contre-attaque, sans jamais chercher à faire le jeu, particulièrement à domicile. Lambert a également sorti l’une des phrases de la saison : « Pour être honnête, certains clubs de Premier League n’ont pas besoin de la distraction qu’est la FA Cup ». Quelques jours plus tard, Lambert était éliminé contre une équipe de division inférieure, pour la quatrième année consécutive.

Photo de la saison

Si quelqu'un sait pourquoi ces supps de Villa se sont déguisé en cônes, qu'il nous écrive. Sinon, ça pourra toujours leur servir de défenseurs pour l'année prochaine.

Si quelqu

Cardiff (20è, 30 points, G-A -42 / 32 buts pour / 74 contre)

Résumé de la saison

Vous vous souvenez du vol MH370 de la Malaysian Airlines ? Mais si, cet avion dont on ne savait pas où il était passé, bref, au final l’avion a bien rencontré l’océan. Cardiff c’est un peu pareil. Tout le monde était content de découvrir la Premier League, le patron était complètement barré, mais il avait su garder la raison en ne se séparant pas de son entraineur Malky Mackay. A cela, il rajoutait des transferts pas trop dégueulasses, comme Gary Medel, Andreas Cornelius, Peter Odemwingie ou encore Steven Caulker. Non franchement, ça partait pas trop mal. D’ailleurs, le rédacteur de ce billet était tellement confiant pour cette équipe qu’il prédisait que ça allait « passer crème ». Sauf que la crème a tourné.

Après une première partie de saison digne d’un promu, à oscillé entre la 11ème et la 16ème place, Vincent Tan décide de dire au revoir à Mackay. L’équipe était peut être en perte de vitesse, mais le coach semblait soutenu par les fans. Du coup, la défaite 0-3 face à Southampton est fatale au technicien écossais, qui présente un bilan passable de quatre victoires, cinq nuls et neuf défaites (donc 17 points si on compte bien).
Pour le remplacer, Tan (le boss, pas les Transports de l’agglomération nantaise) décide de faire venir le super sub de légende de Manchester United, le Norvégien Ole-Gunnar Solskjaer. Ce dernier, que l’on appellera affectueusement OGS pour des raisons pratiques évidentes, débarque de sa Norvège natale et plus précisément de Molde où il vient d’être champion deux fois consécutivement. OGS ramène pas mal de jeunes norvégiens, Magnus Wolff Eikrem, Mats Mooler Daehli et Jo Inge Berget. Arrivent également des joueurs plus connus comme Kenwyne Jones, Fabio ou Zaha.

Au final, pas de vraie amélioration, le club continue de sombrer et lors de la 21ème journée il rentre dans une zone de relégation qu’il ne quittera jamais plus. Pire encore, si on prend en compte l’intérim effectuée par David Kerslake, Cardiff n’aura pris que 13 points en 20 journées (trois victoires, quatre matchs nuls et douze défaites). Bref, relégation et retour en Championship.
En Coupe de la Ligue, l’aventure s’arrête après deux tours face à West Ham (2-3), alors qu’en Coupe d’Angleterre, Cardiff réussit à atteindre les 16èmes où Wigan leur dit stop (1-2).

Satisfaction(s)/Déceptions/Objectifs

Le jeune milieu de terrain Jordan Mutch, auteur de sept réalisations en championnat. On saluera également les performances du portier David Marshall, qui aura bien souvent essayer de sauver ce qu’il restait d’espoir. En défense centrale ressort le transfuge de Tottenham, Steven Caulker, auteur quant à lui de cinq buts. Enfin, on citera également l’ancien de Manchester United et de Sunderland, Frazier Campbell.

Déceptions : la saison de Peter Odemwingie. On peut dire que l’ancien buteur de WBA a du flair. L’an dernier il voulait faire le forcing pour rejoindre QPR, finalement c’est à Cardiff qu’il pose ses bagages. Encore un qu’on va retrouver dans le Golfe d’ici quelques semaines.
L’affaire Aaron Gunnarsson (attention l’affaire Snowden c’est du pipi de chat à côté). Quelques temps avant le match opposant Cardiff à Crystal Palace, un sms aurait été envoyé à Tony Pulis par l’international islandais, afin de révéler l’équipe qui serait mise en place par OGS. Match remporté finalement par Crystal Palace sur le score de 3-0. Finalement, OGS apporte tout son soutien à son joueur, tout comme David Marshall au passage. Reste que Gunnarsson n’aura pas fait une très grande saison, lui que j’attendais pourtant au tournant.
Sinon le reste de l’équipe n’a pas été folichon, alors un gros caca collectif et tout est réglé.

Objectifs : la remontée en Premier League. Une remontée d’autant plus attendue, que Tan a d’ors et déjà annoncée que si Cardiff retrouvait les sommets, le club pourrait revenir à sa couleur bleue traditionnelle.
Essayer de conserver le jeune Mutch, mais également Marshall, Caulker (suivi par Liverpool, mais également Tottenham), ainsi que le taureau chilien Gary Medel (dont la liste des prétendants est longue, avec Valence, Malaga et le Besiktas).

Je viens seulement de signer, mais Vincent Tan j'en ai déjà jusque là

Je viens seulement de signer, mais Vincent Tan j

L’homme invisible

Recruté pour environ 8 millions de livres, l’attaquant danois Andreas Cornelius n’aura pas particulièrement brillé. Apparu seulement 8 fois en championnat et à chaque fois en tant que remplaçant, il n’aura jamais réussi à ouvrir son compteur but. Il faut dire qu’il aura manqué presque trois mois de compétition suite à une blessure au genou. Mais le plus drôle, ou désolant c’est selon, c’est que le 31 janvier dernier, le FC Copenhague annonce le retour de Cornelius pour une somme non communiquée. Quelques temps plus tard, on apprendra que les Danois l’avaient racheté pour 3 millions de livres, une magnifique transaction menée par les Gallois. D’ailleurs, pour son premier match avec Copenhague, il inscrit trois buts. Toujours trois de plus qu’avec Cardiff…

Highlights

Y en a pas eu des masses, vous l’imaginez bien. On signalera tout de même la victoire 3-2 à domicile contre Manchester City lors de la 2ème journée. Victoire importante, car première victoire du club dans l’élite.
Autrement… ah si ! La victoire en Cup à Newcastle, sur le score de 2-1.

Lowlights

Une période allant d’août 2013 à mai 2014. On retiendra la défaite 3-6 à domicile face à Liverpool, mais également la magnifique série de sept matchs sans victoire entre la 17ème et la 24 journée. Au final, aucun vrai rayon de soleil dans le ciel gallois. Ce qui confirme quelque peu le célèbre proverbe « Au Pays de Galles il y a deux saisons, l’hiver et le 15 août ». Y a plus de saison ma petite dame…

Le manager

Malky Mackay n’aura donc tenu que 18 journées sur le banc de Cardiff (en PL du moins, parce que ça faisait deux saisons qu’il était là bas). Lâché par ses joueurs, mais également par sa direction, l’Ecossais aura eu droit à un bel adieu de la part des supporters. On l’annonce d’ailleurs sur le banc de Norwich la saison prochaine.
Son remplaçant, l’ami OGS, n’aura pas vraiment réussi son baptême du feu en Premier League. Avec une moyenne de points inférieure à celle de son prédécesseur. Reste qu’il s’agit d’un manager prometteur, apprécié de ses joueurs. Continuera-t-il la saison prochaine ? Le principal intéressé semble motivé, mais qu’en est il de Vincent Tan ?

Photo de la saison

Même à l'autre bout du monde on croyait au miracle pour Cardiff

Même à l

4 commentaires

  1. Jeremy Doc dit :

    C’est moi où je viens de lire que Koscielny était presque une déception? C’est l’un des meilleurs joueurs de l’année si ce n’est le meilleur pour beaucoup de “suiveurs” de la PL et moi y compris.

    “Quelques immenses boulettes” ? Ah oui ? Vous pouvez me les citer ?

    Patron de la défense d’Arsenal et le plus régulier de toute l’équipe.Une ddéception. Sans deconner…

  2. Pan dit :

    Tiens, j’ai eu la même discussion ce matin via Twitter avec l’admin d’arsenal-fc.fr.
    Bref, je dis bien en intro que parler de déception pour Koscielny est “un peu exagéré”, mais j’assume ma position (qui n’engage en rien celle des autres rédacteurs de TK). Pour moi, Kos a été globalement bon, comme toute l’équipe d’Arsenal, mais s’est manqué dans la plupart des grands matchs qu’il a disputés, au même titre que ses compères de la défense.
    En fait, c’est plus Mertesacker qui m’a impressionné cette année, je ne l’attendais pas à ce niveau, et Koscielny a, à mon goût, souffert de la comparaison avec l’Allemand, je l’attendais à un meilleur niveau.

    Il fallait bien trouver quelqu’un dans les déceptions (Özil a aussi été globalement bon), Koscielny s’est imposé à moi à cause des pertes de concentration qui le caractérisent souvent, c’est tout.

  3. Kunde dit :

    Kos c’est surtout souvent fait lâcher soit par son latéral gauche (avec pour moi une mention aux absences de monreal), soit à cause des milieux devant lui.

    Après il en a fait quelques unes aussi, mais globalement ses copies étaient propres.
    il a fait une tres bonne saison.

  4. AI03 dit :

    Koscielny une déception?
    Comment peut-on dire ça en regardant les matchs. Sautes de concentration, ouais une ou deux sur la saison comme n’importe quelle défenseur au monde.
    Enfin bref, je suis désespéré qu’on continue de véhiculer des idées qui ne sont que des clichés non valable depuis 2 ans maintenant

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