La saison 2013-2014 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (Cardiff, Chelsea, Crystal Palace, Everton, Norwich)
  • Kevin Quigagne (Hull, Newcastle, Stoke, Sunderland, West Ham)
  • Matthew Dymore (Fulham, Man City (enfin presque), Man United, Swansea, WBA)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Aston Villa, Liverpool, Southampton, Tottenham)

Liverpool (2è, 84 points, G-A +51 / 101 buts pour / 50 contre)

Résumé de la saison

Après une saison en demi-teinte, Liverpool revenait pour accrocher l’Europe, et, pourquoi pas, se réinstaller dans le Big Four. Certains supporters optimistes voyaient même les Reds champions, mais fallait pas déconner…
Ambitions renforcées par un mercato intelligent, mêlant joueurs d’avenir (Luis Alberto, Séville, £6.8M et Tiago Ilori, Sporting, £7M) et valeurs sûres (Mignolet, Sunderland, £9M et Kolo Touré, Manchester City, gratos). Arrivent aussi Iago Aspas (Celta Vigo, £7M) et surtout Mamadou Sakho (PSG, £15M), ainsi qu’Aly Cissokho (Valence) et Victor Moses (Chelsea) en prêt.

Du côté des départs, outre la traditionnelle pléiade de jeunes pas au niveau (Wilson, Gulacsi, Pacheco…) et le départ à la retraite de Carragher, les Reds ont surtout réussi à se débarrasser de leurs deux cadavres, Andy Carroll et Stewart Downing, tous deux partis à West Ham. Exit aussi Jay Spearing (Bolton) et Jonjo Shelvey (Swansea), probablement trop moches pour évoluer sous le maillot de Liverpool.

La preuve.

La preuve.

La mayonnaise prend vite et les Reds démarrent bien leur saison, avec trois victoires 1-0 (grâce à trois buts de Sturridge), dont la dernière, contre les éternels rivaux de Manchester, leur permet de prendre la tête du championnat. La première défaite de la saison, à domicile contre Southampton, à la cinquième journée, montre néanmoins quelques faiblesses dans le jeu des Reds qui, s’ils dominent souvent, ont du mal dès que l’adversaire ne lâche pas Sturridge d’une semelle.
Heureusement, dès le match suivant, Suarez revient (il avait pris 10 matchs de suspension pour avoir mordu Ivanovic) et claque un doublé, permettant à son équipe de s’imposer sur la pelouse de Sunderland.

Test

I'm back baby

Une bonne prestation confirmée par un nul 2-2 à Newcastle, puis une victoire 4-1 (avec un triplé de Suarez) face à West Ham. Liverpool est alors second, au soir de la 9e journée, et se déplace chez le leader Arsenal, à qui il pourrait chiper la place en cas de victoire. Malheureusement, les Gunners sont sur un nuage et se débarrassent des Reds 2-0.
Retombés à la 3e place, les Reds réagissent d’abord avec orgueil (4-0 contre Fulham), et se rassure avant le Merseyside Derby contre Everton. Un derby animé et qui restera dans les annales, Liverpool mènera 1-à, puis 2-1, avant de se faire remponter puis dépasser, avant que Sturridge n’arrache le nul à Goodison Park en toute fin de match.
S’ensuit alors une défaite inexplicable à Hull (3-1), avant une série de 4 larges victoires (5-1 contre Norwich avec un quadruplé de Suarez, 4-1 contre West Ham, 5-0 à Tottenham et 3-1 contre Cardiff), histoire d’aborder le Boxing Day en pleine confiance, et en tête du championnat.
Surtout que la dernière semaine de l’année propose deux déplacements, et pas n’importe lesquels : à Manchester City et à Chelsea. Deux grosses affiches qui se solderont par deux défaites 2-1.
À la mi-saison, Liverpool est retombé à la 5e place (son pire classement de l’année), à 6 points du leader Arsenal.

C’est le moment que choisissent les joueurs de Brendan Rogers pour arrêter de déconner et se mettre à gagner. Les buts et les points pleuvent alors à Anfield comme à l’extérieur, et, après un début d’année 2014 convaincant (3 victoires et 2 nuls, dont un mémorable 4-0 passé à Everton), Liverpool enchaîne une série de 11 victoires consécutives, avec quelques (beaucoup de) branlées, même contre les gros : 5-1 face à Arsenal, 3-0 à Old Trafford, 4-0 contre Tottenham, 3-2 contre Manchester City.
À trois matchs de la fin, Liverpool est en tête et compte alors cinq points d’avance sur son prochain adversaire, Chelsea, et 6 sur Manchester City, qui a un match en moins. L’équation est simple : un nul contre les Blues et deux victoires ensuite, et c’est le titre qui attend, enfin, les Reds. Toute une ville (sauf quelques pouilleux de Toffees) se met à y croire.
Oui, mais c’était sans compter sur José Mourinho, dit “Le Maçon”.

La preuve.

La preuve.

La fin de la saison, tout le monde la connaît : Liverpool perd, n’a plus son destin en main, se fait remonter de 3-0 à 3-3 contre Crystal Palace, pour avoir joué l’offensive jusqu’au bout, les pouilleux cités ci-dessus perdent contre City, et ce sont finalement les pétrodollars qui sont sacrés.
Il n’y aurait pas pu y avoir de plus beau champion que les Reds, Liverpool se contentera d’être un loser magnifique. Et retentera sa chance l’année prochaine, pour probablement finir loin.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs

Il est presque difficile de sortir un joueur du lot, tant la saison a été parfaite pour les Reds, mais il y a Luis Suarez. 31 buts en 33 matchs (sans avoir tiré de pénalty), des buts du droit, du gauche, de la tête, de 40 mètres, de raccroc… Meilleur buteur et meilleur joueur de la saison, Suarez nous a sorti l’arsenal du parfait attaquant, que dis-je, du parfait Ballon d’Or. Il a été bien épaulé par ses compères d’attaque Sturridge (21 buts en championnat) et Sterling (la révélation de la saison, 10 buts), ainsi que par un Steven Gerrard toujours au rendez-vous (13 buts dont 10 pénalties, et 13 passes décisives) et un Coutinho certes discret dans les stats (5 buts), mais extrêmement précieux et élégant.

C’est la première fois de l’histoire de la Premier League (donc depuis 1992) que les deux meilleurs buteurs du championnat appartiennent au même club. En ce qui concerne l’ancêtre de la Premier League, il faut remonter au siècle précédent pour trouver une trace d’un pareil exploit : Johnny Campbell et Jimmy Hannah ont respectivement inscrit 31 et 19 buts pour Sunderland lors de la saison… 1892-1893. C’est dire la portée de l’exploit des Reds !

Du côté des déceptions, je vais être honnête, je n’en vois pas. Mais comme il faut être pro, on va dire que la défense des Reds a un peu déçu. 50 buts encaissés, c’est trop pour prétendre à un titre de champion. À part Martin Skrtel (qui est soit dit en passant, le troisième meilleur buteur du club en valeur absolue, avec 13 buts), pratiquement toujours aligné, on ne peut pas dire que la stabilité ait été la grande qualité de cette défense. Johnson, Touré, Agger, Sakho, Cissokho et Flanagan ont tous disputé plus de 15 matchs, et, hormis pour les deux derniers, ils ont été trimbalés à tous les postes de la défense.

L’année prochaine, on espère une aussi belle saison, on rêve d’un titre, mais on se contentera d’une difficile qualification pour une coupe d’Europe.

L’homme invisible

On en a parlé lors de nos Frannys, il s’agit de Tiago Ilori. Recruté pour 7 millions de livres, le Portugais n’a jamais foulé la pelouse d’Anfield (ou d’un autre stade, pour ce que ça vaut), et est parti en prêt au mercato d’hiver. Mention également à Luis Alberto, dont je n’ai personnellement toujours pas compris le recrutement.

Highlights

Il y en a eu tellement : les 11 victoires consécutives, le but de 40m de volée de Suarez contre Norwich (ou n’importe lequel de ses trois autres buts dans le même match), les deux victoires contre United, la raclée infligée aux Toffees, la délivrance de Coutinho contre Manchester City, les neuf buts passés à Hugo Lloris… Choisissez.

Lowlights

Les deux dernières semaines de la saison, où tous les efforts d’une année entière se sont fracassés contre un mur bleu.

Le manager

Brendan Rodgers aurait pu être Dieu, il n’est finalement qu’un entraîneur comme un autre. Enfin, un entraîneur comme un autre qui ne jure que par l’attaque, le mouvement et le jeu collectif. Un visionnaire quoi.

Photo de la saison

Cruel.

Cruel.

Manchester City (1e, 86 points, G-A +65 / 102 buts pour / 37 contre)

Résumé de la saison

Plus mouvementée qu’il n’y paraît. Durant les premiers mois, c’est l’instabilité qui règne en alternant les belles victoires et les défaites contre des équipes en difficulté. Puis les Citizens se lancent dans une série de 12 matchs sans défaite (dont 8 victoires consécutives) et se prennent à croire au titre pour lequel ils partaient favoris grâce à leur attaque de feu, sans pourtant accrocher la place de leader plus de 2 journées jusqu’au dénouement.

Las, les défaites en Champion’s League contre Barcelone, en championnat contre Chelsea et en Cup contre Wigan (encore) donnent à penser que la première saison de Pellegrini ne remplira pas l’armoire à trophées, avant que l’équipe ne console les supporters en remportant la League Cup face à Sunderland. Les supporters se résignent pour de bon après la défaite à Anfield, mais finissent enfin par raviver la flamme de 2012 en voyant le chemin vers la première place se dégager. Interminable ascenseur émotionnel que cette saison pour une équipe qui a parfois peiné à dégager une assurance à la hauteur de ses ambitions démesurées, tout en parvenant à être la plus régulière parmi ses concurrents. Pour la seconde fois consécutive, c’est en profitant du relâchement d’équipes qui semblaient parfois supérieures que City parvient à décrocher le titre au finish, en ayant avancé masqués toute la saison.

Satisfactions

La satisfaction est principalement collective, car c’est l’homogénéité de l’équipe qui a permis au club de remporter son titre, grâce à un bon recrutement. Fernandinho a brillé toute la saison, donnant une stabilité au milieu citizen qui a probablement été à l’origine de l’explosion offensive de Yaya Touré, indiscutablement le meilleur joueur du club depuis son rachat. Les super subs Navas, Milner et Dzeko/Negredo (l’un en 2013, l’autre en 2014) ont montré toute leur utilité en variant les profils à leurs postes. Enfin, cette saison est à retenir comme étant la plus aboutie de Samir Nasri depuis son arrivée. Titulaire indiscutable, son entente avec David Silva a accouché de mouvements parmi les plus beaux qu’on ait vus à l’Etihad depuis longtemps, et sa régularité n’est pas étrangère aux bonnes prestations collectives que l’équipe a produit toute la saison.

Déceptions

Difficile de pointer du doigt un échec total, mais on retiendra la saison mitigée de Gaël Clichy, dont les faibles capacités offensives ont conduit Pellegrini à accentuer la concurrence avec Aleksandar Kolarov. De même, le physique de Jovetic qui a rechuté après deux saisons pleines à la Fio aurait pu avoir de lourdes conséquences lors de l’absence d’Agüero. De même, les blessures de Matija Nastasic, grand espoir pour la défense du club, ont conduit les supporters à voir plus souvent que prévu le chouchou du coach Martin Demichelis, dont les interventions défensives rugueuses ont ajouté un grain de folie dont beaucoup se seraient probablement passés.

Objectif

Désormais, l’objectif est le même que pour chaque club « nouveau riche ». Triompher sur la scène continentale après avoir triomphé sur le plan national. Dans cette optique, le club va devoir en priorité garder ses joueurs sans augmenter encore plus la masse salariale vertigineuse qui a déjà alerté les instances chargées de mettre en place le fair-play financier.

L’homme invisible

Jack Rodwell et Micah Richards, deux ancien espoirs anglais. Le premier a été recruté à prix d’or, mais n’a jamais semblé ni percer ni progresser et Pellegrini ne compte pas sur lui. Le second est un des derniers joueurs anglais formés au club, mais ses longues blessures ne lui ont jamais permis de revenir au plus haut niveau, sans compter qu’il candidate au poste d’un joueur bien trop performant et régulier en la personne de Zabaleta. Un échec navrant pour le football anglais.

Highlights

Les deux victoires (4-1 ; 0-3) lors des derbys face à un United désemparé n’ont pas eu le même retentissement que par le passé. Ce sont donc les démonstrations face à Norwich (7-0), Tottenham (6-0 ; 1-5) ou le match épique face aux Gunners (6-3) qui ont démontré par l’exemple l’exceptionnelle force de frappe des Citizens cette saison. A cela s’ajoute la victoire en finale de League Cup, acquise grâce à une belle réaction de l’équipe après avoir été menée pendant 45 minutes.

Lowlights

Les défaites face à Liverpool et Chelsea (deux fois) ont laissé de gros doutes sur la capacité de l’équipe à gagner le championnat. Le relâchement contre des clubs luttant pour le maintien en début de saison avait déjà annoncé des difficultés à maîtriser les matchs, qui fut sans conséquence au final mais n’a pas permis d’imposer un rythme de champion rapidement.

Le manager

Manuel Pellegrini a parfois eu l’air de ne pas savoir où aller, mais sa première saison a été une franche réussite sur le plan du jeu. C’est peut-être la première fois City depuis son rachat qu’un manager a su imposer une identité collective régulièrement performante qui a surpassé les aléas de forme de ses joueurs, en plus de promouvoir un football offensif et efficace (36 buts de plus que l’an passé). Voilà qui n’annonce que du bon pour la suite.

Photo de la saison

Eh bien oui, Martin Demichelis est de retour au premier plan. Qui l’eût cru ? On le croyait en semi-retraite à Malaga, mais son compatriote Pellegrini l’a relancé au point d’en faire un homme-clé de son onze type. Comme quoi, rien n’est jamais terminé, en football.

Manchester United (7è, 64 points, G-A +21 / 64 buts pour / 43 contre)

Résumé de la saison

Saison très moyenne ? Catastrophique ? De transition ? Si on ne s’attendait pas au triplé championnat-FA Cup-C1 dès la première année, au moins espérait-on une lutte pour le titre et une qualité de jeu ambitieuse. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Les anciens ne se sont pas montrés à la hauteur, la plupart des jeunes ont peiné, Moyes n’a jamais trouvé la clé. Trois défaites sur les six premiers matchs, dont un 4-1 encaissé contre Manchester City, ne présageaient rien de très bon. Une saison à oublier.

Satisfactions

Commençons par le positif : Danny Welbeck n’est plus le joueur un peu gauche qui court vite et tout droit. Il est devenu un vrai attaquant capable d’affoler une défense par ses appuis et ses dribbles et de conclure (plus ou moins) adroitement. Ses récentes déclarations sur son départ du club sont au moins le signe qu’il a pris conscience d’avoir franchi un palier.

Si Moyes s’est fait virer aussi tard, c’est en partie grâce à Wayne Rooney. L’Anglais a sauvé les meubles à maintes reprises, marquant 17 buts en 29 apparitions en championnat et participant à l’élan offensif de l’équipe. Loin de ses rancœurs d’avec Ferguson et de ses velléités de départ.
Sans David de Gea, United n’aurait peut-être pas terminé à une si bonne place. En l’absence de défense, il a été l’homme de nombreux matchs. Clairement l’un des meilleurs gardiens du pays.
Adnan Januzaj s’est révélé à l’Angleterre, amenant une quarantaine de sélections à se battre pour sa nationalité (on lui a récemment découvert un arrière-grand-père éthiopien). Précieux en première partie de saison, plus discret depuis l’arrivée de Mata.

Enfin, Chris Smalling a vraiment progressé cette année, notamment au pied, son point relativement faible. Reste que le balader à tous les postes n’est pas très judicieux (et cela vaut aussi pour Phil Jones).
Notons également l’arrivée de Juan Mata, une réelle valeur ajoutée.

Déceptions

La défense. Jadis considérée comme l’une des meilleures charnières d’Europe, Vidic et Ferdinand ont vécu des saisons compliquées, le second ayant vivement critiqué les méthodes de David Moyes (ceci expliquant peut-être cela). Rafael a déçu, Evra est égal à lui-même.
Au milieu de terrain, Carrick prend de l’âge et ça commence un peu à se voir. Sur les ailes, Young et Valencia n’ont pas brillé, tandis que Kagawa peine toujours à trouver sa place à Old Trafford.
Devant, Van Persie fut souvent blessé et sa saison fut loin d’être à la hauteur de la première.

Enième déception : le club ne compte visiblement plus sur Bébé. Avec 12 buts en 27 matchs de championnat portugais, il est pourtant la lumière au bout du tunnel. Son retour ferait un bien fou au club. Espérons que Van Gaal en fasse un titulaire indiscutable.

Objectifs

Acheter quelques défenseurs ne serait pas du luxe.
Acheter quelques milieux de terrain serait un vrai plus.
Et puis, dans la foulée, vendre quelques joueurs un peu laborieux.
Tout le contraire du dernier mercato d’été, en somme.

L’homme invisible

On aurait aimé que Marouane Fellaini le reste.

Highlights

Quatre victoires de suite en décembre, certes contre des équipes mineures, mais qui ont quelque peu remonté le moral des supporters et redonné l’illusion que Moyes pouvait gagner un trophée cette année.
En sus, le retour du huitième de finale contre l’Olympiakos fut un joli comeback. Et le but d’Evra face au Bayern en quarts de finale retour a prolongé l’espoir. Un peu. On se console comme on peut.

Lowlights

Le vrai point noir de la saison, c’est le médiocre bilan face aux six équipes de devant. Une victoire face à Arsenal (et une célébration de Van Persie) constitue le seul et unique motif de satisfaction. Seulement six points pris sur trente-six possibles. Accablant.

Le manager

Les raisons de l’éviction de David Moyes sont nombreuses, et il n’est pas question de revenir dessus de manière exhaustive. Mais peut-être que l’une des toutes premières décisions de Moyes fut la plus lourde de conséquences. En voulant balayer le passé de Ferguson (Mike Phelan, René Meuleunsteen, etc.), il lui a peut-être manqué une vision globale du club en même temps qu’une précieuse mise à l’étrier, eu égard à sa relative inexpérience et à la marche un peu haute qu’il venait de monter.
A présent, nouveau manager et nouvelles méthodes. On loue les mérites de Van Gaal et on dit de lui qu’il est l’homme de la situation. On attend de voir.

Photo de la saison

On aurait pu en choisir des pires et des meilleures. On a voulu garder de Moyes ce sourire nerveux bien caractéristique de l’homme, avec ce photobomb aussi amusant que touchant.

Les autres clubs :
Partie 1 : Arsenal, Aston Villa, Cardiff
Partie 2 : Chelsea, Crystal Palace
Partie 3 : Everton, Fulham, Hull

Le bilan de Man City a été en grande partie réalisé par un de nos lecteurs, rendons donc gloire ) Belmondo Bizarro.

10 commentaires

  1. Alberto del rio de Jeneiro dit :

    Étrangement, je pense que Matthew Dymore est “bale de jour” sur le forum. Une confirmation s’il vous plait?

  2. Karel Pauvre au Ski dit :

    Pour ce qui est des Liverpool lowlights, je me permets de re-poster le lien vers la video sur Cissokho… au cas ou certains l’auraient rate dans la section des De-Managers.

    http://vimeo.com/92846254

    Sinon, merci encore pour tout ce beau boulot.

  3. Kéowène dit :

    Sympas ces retours sur une bien belle saison.

    Sinon ça m’a beaucoup amusé comme description d’un joueur de foot professionnel :
    “Chris Smalling a vraiment progressé cette année, notamment au pied, son point relativement faible.”

  4. HorsJeu.net | A la limite du footballistiquement correct | Los bonas footballistiques du comité du 29 mai dit :

    [...] de la salière à François pour le déjeuner. Bonus BilanUn seul champion, et c’est pas le bon malheureusement. Bonus SpectacleCoupez quand même le son, hein. Bonus Tube de [...]

  5. Kirikou dit :

    Oh non, pour Demichelis vous devez plaisanter.
    Pellegrini l’a fait jouer par défaut.
    Si on voulait titrer le bilan de sa saison, on utiliserait “catastrophique”.

  6. Matthew dit :

    Non, Bale de Jour et moi-même sommes deux internautes différents. Et nos avis sur Man United peuvent diverger.

  7. Alberto del rio de Jeneiro dit :

    Merci pour la non-confirmation ;)

  8. Kevin Quigagne dit :

    @ Kirikou.

    Tout comme toi, ça m’a d’abord surpris de lire ça sous la photo de Demichelis. Dans nos Trophées Frannys de y’a deux semaines, Matthew et moi épinglions Demichelis à cause de ses spectaculaires bourdes en Ligue des Champions et contre Wigan en FA Cup (Le Franny du joueur qu’on se demande comment il a fait pour être là : Martin Demichelis, Man City ; Le Franny du joueur qu’on se demande comment il fait pour jouer autant : Martin Demichelis, Man City). Mais c’est les Frannys hein, pas très sérieux et on grossit le trait évidemment. Et personne dans le Team TK ne suit trop Man City à vrai dire, on mate juste leurs résumés de match sur les chaînes anglaises.

    Toutefois, à y regarder de plus près, Belmondo Bizarro a probablement raison (BB, spécialiste Citizen, a conseillé Matthew pour cette fiche, comme indiqué). Son avis rejoint d’ailleurs ceux exprimés dans les trois liens ci-dessous. Même si je pense que BB aurait dû modérer son évaluation en mentionnant la première partie de saison de l’Argentin qui fut au mieux fébrile, au pire mauvaise. Tu noteras deux choses cependant Kirikou :

    a) que Demichelis n’apparaît pas dans les Satisfactions

    b) que l’auteur de l’évaluation a – àma – surtout voulu souligner, je le cite (sous la photo), le retour au premier plan de Demichelis depuis sa semi-retraite à Malaga.

    A la lecture des 3 évaluations ci-dessous, Demichelis a fait une saison globalement bonne hormis ses quelques bévues d’octobre à février. Et pis les bourdes commises en première partie de saison ont quasi toujours moins d’impact au moment des bilans que celles faites en seconde.
    Il semble donc avoir bénéficié du « syndrome de la dernière impression ». Je pense que si sa saison (commencée en octobre) avait suivi une courbe inverse (descendante), c’est pas 7/10 qu’il aurait eu mais 5/10.

    Les 3 différents médias ci-dessous donnent en tout cas raison à BB et Matthew, en soulignant toutefois sa première partie de saison bouletteuse. Ce sont les seuls médias que j’ai trouvés qui notent les joueurs Citizens sur la saison.

    1) Dans le Times du 12 mai, section notes des Citizens pour la saison :

    Martin Demichelis : 7/10.

    Fiercely criticised after an error-strewn first half of the campaign, the Argentinian later repaid Pellegrini’s trust with outstanding displays.

    2) Sur http://www.vavel.com/en/football/premier-league/manchester-city/352658-manchester-city-season-review-player-ratings.html

    Martin Demichelis : 7/10.

    The pony tail became the holy grail as the season progressed, and who would have thought that back in February? After contributing significantly to Manchester City’s downfall in both the Champions League and FA Cup, Martin Demichelis treated a frusrated sky blue following to three months of assuredness and solidity in the heart of Manuel Pellegrini’s defence. A titanic display against Hull City in Kompany’s absence initiated a fruitful run of form that began to win over the Etihad and the 33-year-old deservedly picked up his Premier League medal on the 11th May.

    3) Sur http://bitterandblue.sbnation.com/2014/5/22/5740904/2013-14-manchester-city-player-ratings-martin-demichelis

    Martin Demichelis : 7/10.

    Extrait car c’est un peu long : “a season that started inconspicuously, slumped dramatically and then steadily improved to end on a high note.”

  9. Belmondo Bizarro dit :

    Je rejoins Kévin Quigagne sur Demichelis, son style le dessert alors qu’il a été parfois précieux. Il a toujours l’air de faire une erreur, mais au final il fait le boulot assez correctement. A côté, Kompany a connu une saison parfois difficile et pourtant on continue de le présenter comme un roc. Comme dit plus haut, j’aurais préféré voir Nastasic à la place, mais il a fini par donner raison à Pellegrini. Je ne suis pas sûr qu’on le reverra autant l’an prochain en revanche.

  10. Coxone dit :

    C’est vrai que malgré ses bourdes, Demichelis a apporté la stabilité que Kompany a beaucoup peiné a assurer. Il a plus de leadership de ce dernier, qui bien qu’étant un très bon défenseur, n’a jamais été celui qui beugle à ses coéquipiers de bien prendre leur jouer, de se replacer, de bien s’aligner, etc.

    Même remarque pour Skrtel : des interceptions, des tacles, des sauvetages, beaucoup de buts, mais aussi la co-responsabilité du principal problème de la défense de Liverpool cette saison : manque de leadership. Comme le faisait remarquer Michael Cox (Zonal Marking), sur la défense des coups de pieds arrêtés, on a souvent pu voir se produire le scénario suivant : Skrtel ou Sakho criant ou faisant signe à un coéquipier (ou plutôt à personne en particulier) de prendre un joueur libre, personne qui n’obéit, et pouf, Liverpool prend un but.

    Même histoire à Barcelone depuis le départ de Puyol…

    Voilà, merci pour vos comptes-rendus de la Premier League en tous cas, c’est du beau boulot.

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