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Robin Friday (1952-1990), terrassé par un arrêt cardiaque dû à une overdose d’héroïne, aurait pu être un grand du football anglais. Au lieu de ça, il a été son enfant terrible le plus givré.

L’intro est ici.

[REP = Reading Evening Post. Les mentions en bleu non gras figurent dans le livre, en italique]

The greatest footballer you never saw: THE ROBIN FRIDAY STORY

REP, 20 avril 1976

Reading 1 - Brentford 0

… La magie de Robin Friday a encore opéré. Un superbe numéro de Friday a amené le but de Reading : le Royal a éliminé trois défenseurs avant de frapper, sur le poteau - Ray Hiron, en embuscade, n’a plus eu qu’à pousser le ballon au fond des filets. Il ne manque plus qu’un point à Reading pour accéder à la D3. Enfin ! Cela fait exactement 50 ans que les Biscuitmen n’ont plus connu les joies de la montée.

REP, 22 avril 1976

Cambridge 2 - Reading 2

… Reading est en D3 ! 21è but de la saison de Robin Friday. Le Champagne a coulé à flot dans les vestiaires. La fête sera complète lors du prochain et dernier match à domicile contre Crewe Alexandra dans trois jours, devant 20 000 spectateurs.

DAVID DOWNS, historien de Reading : Après ce match à Cambridge, en rentrant sur Reading on s’est arrêté dans un pub-hôtel pour un repas. Gordon Cumming, l’un de nos joueurs, a fait remarquer que les verres à vin étaient vraiment chouettes. Robin s’est alors éclipsé et est revenu quelques minutes plus tard avec un carton rempli de verres identiques qu’il venait de piquer dans une salle de l’hôtel, pour les offrir à Gordon. Finalement, Robin aussi les a trouvés chouettes et a décidé de se les garder !

REP, 26 avril 1976

Reading 3 - Crewe Alexandra 1

… 22è but en championnat de Robin Friday, soirée mémorable ! Un bémol toutefois : Friday a appris que son carton jaune reçu il y a quelques jours contre Cambridge portait son bilan disciplinaire à plus de 40 points, ce qui lui vaudra une suspension en début de saison prochaine. Friday, élu Joueur de l’année du club, a demandé la clémence de la fédération.

SYD SIMMONDS, ami : Avec la prime de montée, Robin a emmené Liza à Gibraltar.

EAMON DUNPHY, joueur de Reading : On s’est quand même fait entuber par le club car on nous a donné moins d’argent que promis, le directoire a été mesquin aussi. Par exemple, l’un de nos plus fidèles supporters était boucher et il a fait cadeau au club d’une grosse quantité de viande. Ben, les mecs du directoire ont gardé les meilleurs morceaux pour eux et nous ont refilés la viande hâchée ! Je peux te dire que les joueurs n’ont pas apprécié. Ils se sont alors rendus compte que ceux qui nous dirigeaient étaient de beaux fumiers. Robin n’a pas du tout aimé leur coup foireux, on a tous été déçus.

 De la viande hâchée comme cadeau de remerciement... Pas toujours super rock n' roll les Seventies.

De la viande hâchée comme cadeau de remerciement... Pas toujours super rock n' roll les Seventies

REP, 4 juin 1976

… Le calendrier de D3 est sorti et Reading affrontera Gillingham pour son premier match, le 21 août. Robin Friday, 23 ans, a demandé à être transféré et a remis une lettre au président du club, Frank Waller. Extrait : « Je souhaite jouer dans un club ambitieux (un club londonien, de préférence) qui me versera un salaire plus en rapport avec ma valeur. J’ai mouillé le maillot comme jamais pour aider Reading à monter en D3 et la dernière offre du club est insuffisante. Ce club manque d’ambition, à croire qu’il se satisferait éternellement de la deuxième partie de tableau de D3. » Rappelons qu’il y a quelques mois, Reading a décliné une offre de 60 000 £ faite par Cardiff City [promu en D2]. Ce point figurera à l’ordre du jour de la prochaine réunion du directoire du club, qui devrait vraisemblablement rejeter sa demande de transfert. En attendant, Robin Friday se mariera (pour la deuxième fois) la semaine prochaine avec Liza Deimel, 24 ans, à l’église St James’s de Reading. Le couple s’envolera à Amsterdam en lune de miel dès le lendemain.

Ah, Amsterdam… Ses cafés si pittoresques, ses romantiques péniches, ses parcs à la végétation luxuriante, sa gastronomie typique (ci-dessus : salade batave au Gouda). Parfait pour la lune de miel des Friday.

ROB LEWINGTON, ami : Ah ouais, ce mariage, c’était quelque chose ! Robin avait invité 200 personnes. Il portait un costume marron en velours, une espèce de chemise tigrée et des bottes en peau de serpent. Southern TV était là et filmait tout. Avant l’église le matin, Robin s’assoit sur les marches et se roule un joint, tranquille, devant les caméras de la télé régionale. Tout le monde avait fumé du chichon avant l’église. Bon, on rentre tous dans l’église et les fous rires commencent, les gens étaient vraiment cassés. Même le curé se marrait, il a dû penser « Quelle joyeuse assemblée ! » Le déjeuner s’est tenu dans un manoir très classe. Robin roulait des joints à la chaîne et les distribuait à ses potes, à sa famille, ses oncles, ses vieilles tantes, à tout le monde. Vers 1h30 de l’aprèm, les gens étaient soit bourrés, soit cassés. Je revois encore les femmes très âgées, avec leurs jupes fourrées dans la culotte, qui sautillaient sur la pelouse. Je n’ose pas imaginer ce que le curé a pensé. Jamais vu un mariage pareil.

LIZA FRIDAY, ex femme : C’est vrai que notre mariage a été hilarant. Les invités venaient tous de Londres, y’a eu des bagarres et un tas de cadeaux ont disparu. Une fois la cérémonie finie, on s’est rendus compte en nettoyant qu’on nous avait tout piqué.  Ça fumait comme pas pensable, ma mère n’arrêtait pas de s’exclamer : « J’y crois pas, j’y crois pas. » Notre lune de miel à Amsterdam fut mémorable. Comme cadeaux de mariage, on a reçu un tas de barrettes de shit et autres. En arrivant à l’aéroport d’Amsterdam, Robin était sous acide et bien parano. Il craignait de se faire fouiller alors il avait mis ses barrettes dans la bouche, tout en mâchant du chewing-gum. Je vous raconte pas, on a passé notre première nuit de noce à séparer le chewing-gum du shit… Le lendemain, on a fait une excursion sur les canaux mais tout ce qui intéressait Robin, c’était de trouver de la dope.

REP, 5 août 1976

… Robin Friday a signé un nouveau contrat avec Reading FC et entamera d’ici peu sa troisième saison avec le club.

CHARLIE HURLEY, manager de Reading : Après notre montée, il a beaucoup changé. Il est devenu très médiatique localement - les journaux titraient « Le Roi Friday » - et tout ça lui est monté à la tête. J’imagine qu’il a bien fêté l’accession en D3 car quand il est revenu à l’entraînement, début juillet, il était totalement hors de forme et plus lent. Il refaisait de l’asthme aussi.

REP, 30 août 1976

Shrewsbury 2 - Reading 0

… Malgré une belle prestation de Friday, Reading s’est logiquement incliné. Reading envisagerait de vendre Friday après avoir reçu une offre ferme pour l’attaquant. Le club souhaiterait acquérir deux ou trois joueurs avec l’argent du transfert.

REP, 6 septembre 1976

Reading 2 - Walsall 1

… Un sublime geste de Friday a amené le deuxième but. L’attaquant Royal a mystifié le gardien de Walsall d’un lob de 30 mètres forçant un défenseur à arrêter le ballon avec la main. Pénalty transformé. Hormis cette fulgurance, Friday a déçu.

REP, 13 septembre 1976

Northampton 1  - Reading 2

… Troisième victoire d’affilée de Reading qui prend la tête du classement après six journées. Friday, grippé, devrait être indisponible pour les deux prochains matchs.

CHARLIE HURLEY : Entre la fin du championnat de D4 au printemps et le début de la saison suivante en D3, il avait clairement perdu de la vitesse. Sa touche de balle n’était plus aussi bonne.

MAURICE EVANS, entraîneur à Reading : Moi, je n’arrêtais pas de dire à Charlie : « Ecoute, va falloir le vendre. » Le public adorait toujours Robin mais pas ses coéquipiers. Les mecs se demandaient pourquoi il bénéficiait de passe-droits, comme de zapper l’entraînement pendant trois jours et de ne s’entraîner souvent que deux fois par semaine. Charlie faisait du mieux qu’il pouvait pour le gérer mais c’était très dur. Rapidement, Charlie est tombé d’accord avec moi pour le vendre, Robin se croyait alors vraiment tout permis.

DAVID DOWNS : Pas mal de gros clubs s’intéressaient à lui, dont QPR et West Ham [tous deux D1] mais sa personnalité les effrayait. Ils le considéraient ingérable.

Friday, blessé, est sorti en cours de jeu. Il est rentré aux vestiaires et en a profité pour chier dans la baignoire des adversaires.

REP, 28 octobre 1976

… Reading FC a annoncé le départ probable de la vedette locale, Robin Friday, meilleur buteur du club ces deux dernières saisons et élu deux fois Meilleur Joueur de Reading FC. Friday a évoqué son ambition d’évoluer à l’étage supérieur et Cardiff City, D2, serait intéressé.

REP, 9 novembre 1976

Mansfield 4 - Reading 0

… Piètre performance d’ensemble à l’occasion de ce match comptant pour la 16è journée de D3. Friday, totalement transparent, a été remplacé en cours de jeu. Ce n’est peut-être qu’une coïncidence mais lorsqu’il est sorti, une demi-douzaine de managers et d’émissaires ont quitté le stade.

DAVID DOWNS : L’entraîneur a dit ensuite avoir remplacé Friday en cours de jeu contre Mansfield car il était blessé. En tout cas, Robin a chié dans la baignoire des joueurs de Mansfield ce jour-là !

REP, 30 novembre 1976

… Charlie Hurley a déclaré : « On ne fait que parler du départ de Robin Friday dans les journaux car un tas de clubs seraient intéressés, mais depuis que je l’ai placé sur la liste des transferts, personne ne s’est manifesté. »

REP, 20 décembre 1976

Grimsby 2 - Reading 1

… Quatrième défaite d’affilée pour Reading, désormais 18è.

LIZA FRIDAY : Je me suis vite aperçue que ce n’était pas du tout l’homme à épouser car il était adulé par les supportrices. Quand l’équipe revenait d’un match à l’extérieur, j’allais attendre l’autocar au point d’arrivée mais Robin était toujours descendu avant. Il disait à ses coéquipiers : « Racontez ce que vous voulez à ma femme, je m’en fous. » Moi, je restais là comme une conne à me dire : « Putain, ce salaud s’est encore éclipsé. » Je crois qu’il allait traîner en boîte et je ne sais où.

CHARLIE HURLEY : C’est sûr que les responsabilités et lui, ça faisait deux. Quand on regarde sa carrière, on constate que c’est quand il était célibataire qu’il a brillé.

MAURICE EVANS : Juste avant Noël 1976, on jouait à l’extérieur et Jimmy Andrews, le manager de Cardiff City, est venu nous voir pour finaliser le transfert, pour 30 000 £. Robin a super bien joué ce jour-là. Après le match, Robin file direct au bar du club et Charlie Hurley, de peur que le transfert nous échappe, vient me voir et me dit : « Va surveiller Robin, fais surtout gaffe qu’il ne picole pas trop parce que tu le connais, tu lui laisses 10 minutes et ça lui suffit pour descendre six pintes et commencer ses conneries. » Je vais au bar, Robin venait d’arriver mais s’était déjà enfilé trois pintes et commençait à s’animer ! Sur ce, arrive Jimmy Andrews avec son chèque de 30 patates. Putain, là je lui ai mis une main ferme sur l’épaule pour l’éloigner le plus possible de l’énergumène.

CHARLIE HURLEY : Quand Cardiff a mis 30 000 £ sur la table [au lieu des 60 000 £ offerts la saison précédente, offre alors rejetée], j’ai dû convaincre les dirigeants que finalement, c’était une belle somme car Robin avait nettement régressé et changé, à tous les niveaux, qu’il était devenu ingérable, etc. Ils l’ont accepté et même si je me suis fait bien allumer par les supporters pour l’avoir transféré, je n’ai jamais révélé la vraie raison de son départ car je ne voulais pas le critiquer publiquement. A l’époque, je préférais encaisser les critiques et les laisser penser que j’étais un imbécile qui l’avait bradé pour 30 plaques.

LIZA FRIDAY : Robin n’a jamais voulu partir à Cardiff en fait. Trop loin de tout et la D2 ne l’intéressait pas, il voulait une D1. Mais Reading tenait absolument à s’en débarrasser. Cardiff se doutait que y’avait anguille sous roche car Reading l’a laissé filer pour moitié prix et sans difficulté mais les dirigeants de Cardiff, malgré leurs réserves, l’ont pris. C’était un peu un coup de poker de leur part.

C’est sûr qu’il était spécial. En déplacement dans l’autocar, il collait ses fesses ou ses bijoux de famille à la vitre de derrière, il balançait des bouteilles sur l’autoroute alors que le bus roulait et j’en passe.

REP, 30 décembre 1976

… Robin Friday devrait officiellement devenir joueur de Cardiff City aujourd’hui. Il est attendu à Cardiff dans la journée pour finaliser le contrat et pourrait débuter après-demain à domicile contre Fulham, qui devrait aligner George Best et Bobby Moore. Friday, qui a déclaré être ravi de rejoindre Cardiff City, a une bonne chance d’évoluer en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe la saison prochaine car Cardiff City est favori pour remporter la Welsh Cup.

CHARLIE HURLEY : Avant son départ, il est venu me voir et m’a dit : « Je sais pourquoi vous m’avez vendu boss : je ne suis plus le même joueur qu’avant, c‘est ça, hein ? » Je lui ai répondu : « Tu sais Robin, dans la vie ce qui m’importe plus que tout, c’est ma famille, les amis, le football et l’honnêteté. Alors, pour en revenir à ta question, oui, c’est pour ça. Tu es l’ombre du joueur que tu étais la saison dernière mais je ne suis pas l’un de ces types heureux de voir que les évènements lui donnent raison. J’ai vraiment envie que tu réussisses à Cardiff. Tu possédes en toi des qualités uniques mais t’as aussi beaucoup de problèmes personnels. Tu n’es plus le joueur que tu étais l’an dernier et entre-temps, tu t’es marié. Et ça, c’est pas l’idéal, hein ? »

Robin signe à Cardiff City (D2), Noël 1976

Robin signe à Cardiff City (D2), Noël 1976

JIMMY ANDREWS, manager de Cardiff City : A chaque fois que je l’ai observé à Reading, il a excellé. C’était un joueur hors pair. Je n’arrivais pas à croire qu’on l’avait eu pour seulement 30 000 £. Je savais bien que sa personnalité était spéciale mais je m’en fichais, j’avais vu de quoi il était capable sur un terrain.

JOHN MURRAY, joueur de Reading : C’est sûr qu’il était spécial. En déplacement dans l’autocar, il collait ses fesses ou ses bijoux de famille à la vitre de derrière, il balançait des bouteilles sur l’autoroute alors que le bus roulait et j’en passe. Des fois, il était marrant mais d’autres, il était super dangereux.

RITCHIE MORGAN, coéquipier et capitaine à Cardiff : Je me rappelle bien ma première rencontre avec lui. Il était alors encore à Reading, nous [Cardiff City] revenions d’un match sur Londres et, à un feu rouge, notre bus s’arrête juste à côté du bus de Reading. Bon, ça se chambre pas mal mais ambiance bon enfant. Pis là, Robin saute du bus, monte à l’arrière d’un black cab (taxi londonien), descend la vitre, baisse son pantalon et tourne son cul dans notre direction. Là, le feu passe au vert, le taxi démarre, remonte le Mall [prestigieuse avenue londonienne qui donne sur Buckingham Palace] et on ne voyait plus que les fesses de Robin qui sortaient du taxi et faisaient des bonds à cause des vibrations. Je vous raconte pas comme ça se marrait dans les deux bus, on était tous pliés.

Jimmy Andrews n’eut pas à attendre longtemps pour découvrir les nombreuses facettes excentriques de la personnalité de Robin Friday. Le jour où il se pointa pour la première fois à Cardiff City, Friday débarqua du train à la gare de Cardiff avec seulement un ticket de quai, et fut verbalisé par la police des transports.

HARRY PARSONS, dirigeant de Cardiff : On nous avait dit qu’il jouait parfois l’arlésienne alors quand on ne l’a pas vu arriver à l’heure convenue, on s’est dit qu’il avait dû decider de ne pas se pointer ce jour-là. Pis là, on reçoit un coup de fil de la police nous informant qu’ils avaient dans leurs locaux un type disant être le nouveau buteur vedette de Cardiff City et nous demandant de venir le chercher.

PHIL DWYER,  joueur de Cardiff et détenteur du record d’apparitions du club : Je crois que pas mal de gars ont été choqués en le voyant débarquer pour son premier entraînement avec juste un t-shirt, un bas de survêt et un sac en plastique. Robin était un type qui faisait peur, meme à ses coéquipiers. A l’entraînement, on devait fréquemment lui dire de se calmer car il courait partout comme un dératé et faisait pas mal de rentre-dedans. C’était sa manière de montrer son extrême motivation, il avait la gagne. Avant les matchs surtout, il était toujours incroyablement motivé. Il avait un talent fou ce joueur et si quelqu’un avait pu canaliser son exubérante énergie dans la bonne direction, il aurait pu aller très, très loin.

RITCHIE MORGAN : Sur une dizaine de mètres, il allait vite. Il n’était pas super rapide mais une fois qu’il partait, dur de l’arrêter. Pour un attaquant, ce sont les 5 ou 6 premiers mètres qui comptent car ça peut suffire à éliminer un adversaire et sur ce point-là, Robin était similaire à George Best, super vif pour se créer une occasion. Il réfléchissait très vite sur le terrain et sa vision du jeu était exceptionnelle.

PAUL WENT, coéquipier et compagnon de chambrée de Robin Friday : On s’est tout de suite entendus, je l’adorais. On s’était déja rencontrés sur les terrains et il se souvenait bien d’un gros tampon que je lui avais mis un jour. D’ailleurs il m’a montré la cicatrice, souvenir de mon tacle en retard, ça nous a fait rigoler. C’était un gars très extraverti, une fois qu’il était parti, terminé, impossible de le raisonner. Sur le terrain, il pétait souvent un cable mais c’est dingue le nombre de coups qu’il se prenait, j’ai jamais vu un joueur se faire autant savater. Il en mettait aussi pas mal ! Même à l’entraînement, il cognait. Je me souviens d’une fois où Robin a pris un ballon perdu sur la tête, un coéquipier a vu ça et s’est marré. Robin a cru que ce joueur avait envoyé le ballon et l’a violemment frappé sur la tête, si bien que le gars a dû porter une minerve pendant deux semaines. Il pouvait péter un plomb hyper facilement.

Pendant son séjour à Cardiff, Friday logeait à l’hôtel et revenait à Londres régulièrement. Pour voyager gratuit, il frappait à la porte des WC du train en se faisant passer pour le contrôleur et récupérait ainsi le titre de transport. Ses débuts avec Cardiff City contre Fulham le 1er janvier 1977 furent tout aussi mémorables. Fulham et ses vedettes (dont Bobby Moore et George Best - ce dernier ne fut finalement pas aligné). Le match se joua à domicile et on enregistra la plus grosse affluence de la saison (20 368 spectateurs).

A suivre.

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