La Coupe du monde bat son plein, mais il n’est jamais trop tard pour jeter un oeil dans le rétroviseur et relever les grands enseignements tactiques de chaque championnat européen, avec ses satisfactions et ses déceptions. Voici compilés les bilans tels que parus sur Les Cahiers du Football, avec en bonus les articles publiés au fil de la saison ici bas.

BUNDESLIGA : LE BAYERN TOISE LA MEUTE

La greffe a pris. Le système Guardiola adapté au Bayern Munich a écrasé la Bundesliga, à défaut de dominer l’Europe. En dépit de ses imperfections, le club bavarois n’a jamais été inquiété. Mais cela pourrait changer, à plus ou moins court terme. Car derrière, Wolfsburg frappe à la porte, porté par une jeunesse prometteuse et des moyens financiers conséquents. En revanche, Hambourg, club historique de Bundesliga, est passé tout près de la relégation, la faute notamment à un déséquilibre permanent.

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LIGA : LE SACRE DU TROISIÈME TYPE

On attendant un duel, ce fut un truel. L’Atlético Madrid s’est immiscé dans la course au titre et a damé le pion au Real et au Barça grâce à une grosse cohésion collective, une grande discipline défensive et un pragmatisme offensif redoutable. De son côté, le modèle catalan a confirmé ses difficultés à se renouveler, alors que le Rayo Vallecano de Paco Jemez a, lui, séduit par son approche aventureuse.

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PREMIER LEAGUE : LIVERPOOL ÉTAIT SI PRÈS…

Longtemps, on a cru que Liverpool tiendrait la distance et décrocherait son premier titre de champion depuis 1990. Mais les hommes de Brendan Rodgers, brillants en attaques rapides, ont laissé échappé des points face à des blocs regroupés, comme à Crystal Palace, revenu des bas-fonds de la zone rouge grâce à Tony Pulis. De son côté, la philosophie joueuse de Roberto Martinez a bien pris à Everton, qui bousculé la hiérarchie en haut de tableau. À l’inverse, David Moyes a échoué à Manchester United.

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SÉRIE A : UNE JUVE, DEUX CHALLENGERS

Le duel entre la Juve et la Roma n’a pas survécu à l’hiver, mais il a bien animé la première partie de la saison italienne. Le mérite en revient en grande partie à Rudi Garcia, qui a rapidement conquis la capitale italienne, exportant avec réussite sa méthode déjà appliquée à Lille. Derrière, la Fiorentina de Vincenzo Montella a été l’une des équipes les plus agréables à voir évoluer, tandis qu’à l’AC Milan, Clarence Seedorf n’a pas fait de miracle malgré sa volonté d’incliner le jeu rossonero vers un style plus offensif.

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Un commentaire

  1. przelewy do polski dit :

    przelewy do polski…

    Les Dé-Managers : pour parler tactique, pas pour meubler. » Blog Archive » LES BILANS EUROPÉENS…

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