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Pays-Bas-Espagne : et pendant ce temps, le ballon roulait

Quand ce qui se passe sur le terrain n’intéresse plus un réalisateur de foot, qu’est-ce qu’il fait ? Il tire le rideau et passe à autre chose. C’est en tout cas ce qu’a choisi Wolfgang Straub l’autre soir devant "son" Pays-Bas-Espagne.  

Auteur : Jacques Blociszewski le 15 Juin 2014

 

 
Lorsque le score de la grande affiche opposant les deux derniers finalistes de la Coupe du monde afficha 5-1, ce qui se passait dans le match est soudainement, à l’écran, devenu sans existence, une pure abstraction. Le réalisateur allemand Wolfgang Straub s’est en effet plongé dans d’interminables séries de ralentis, non pas d’actions, mais "d’atmosphère", montrant en gros plan les visages et la détresse des Espagnols, le triomphe savouré par les Hollandais. Pas inintéressant, certes, mais pendant ce temps-là, le ballon roulait…

 


 


Le banc, star du match

Le réalisateur a même failli manquer complètement un but espagnol. Plongé dans ses ralentis, il ne réussit à nous montrer une énorme occasion de la Roja (en blanc) que dans ses tout derniers mètres. Dans ces cas-là, on ne comprend strictement rien à la façon dont un attaquant a bien pu arriver dans la surface de réparation adverse. Et pour cause, on était ailleurs. Merci M. Straub!
 

Après les visages des joueurs et le grand mélo à bout portant (émotion, émotion, quand tu les tiens!), le metteur en scène s’est intéressé aux bancs de touche. Le ballon roulait encore… Le banc espagnol n’eut alors plus de secret pour nous. Même en Allemagne, où pourtant les réals et les émissions de foot montrent jusqu’à l’écœurement les réactions des entraîneurs, même là on ne voit quasiment jamais un tel panorama de joueurs immobiles, prostrés sur un banc. Point culminant de cette inégalable dramaturgie: Del Bosque allant tapoter la tête de chacun de ses joueurs, l’un après l’autre. Grand moment d’émotion pure. Le ballon, lui, roulait toujours. Alors on devina que le match était terminé. Sans nous. Pour la première fois de ma vie je ne vis pas (si l’on peut dire) le coup de sifflet final. Le banc se leva, c’était fini.
 

On pensa alors à ce PSG-OM 2013 sur Canal+, durant lequel l’échauffement de David Beckham en bord de touche, sa femme dans les tribunes, puis Beckham sur le banc escamotèrent complètement plusieurs moments de la rencontre. Jean-Jacques Amsellem était ce soir-là aux commandes, et la "Beckcam" était de sortie.
 


16 reprises du jeu manquées

Straub s’était déjà signalé en 2006 sur la finale de la Coupe du monde Italie-France (oui, c’était lui) en nous privant de plus de trois minutes du match. Il a recommencé vendredi avec sans doute sensiblement la même durée. Nous avons travaillé en effet, de ce point de vue, sur la dernière demi-heure du match et notre estimation (difficile certes, puisqu’il faut évaluer ce qu’on ne voit pas…) nous a emmenés à 1 minute 10 de manquée. Pendant ce tiers de match, Straub a raté 16 fois – c’est énorme – la reprise du jeu, dont la remise en jeu après le but de Robben (5-1), moment systématiquement occulté désormais, au profit de l’obligatoire et longue série de ralentis de l’action et de la jubilation de joueurs.
 

Ainsi va le foot télévisé. Les stats de W. Straub ce dernier vendredi ne sont pas catastrophiques, d’ailleurs, juste un peu excessives et au-dessus des habituelles normes allemandes sur les ralentis et les révélateurs de hors-jeu. Mais pour le respect de la continuité du match, on repassera…
 

Que les réalisateurs exercent des choix, c’est bien normal, c’est leur métier. Qu’ils en fassent souvent des tonnes au détriment du jeu collectif, c’est plus gênant, qu’ils occultent des pans entiers de rencontres, ça devient inacceptable. Dans ce cas, pourquoi alors ne pas montrer carrément autre chose si le foot et le terrain ennuient tellement les télévisions?
 

Par exemple, voyons un peu. Que pourraient-ils donc nous offrir ? (sondage idiot)
• La parade du Lido
• Un mariage princier
• Le défilé du 14 juillet
• La serveuse du fast-food d’en face
• Les buts de la finale 1954
• La dernière scène d’Out of Africa
• Rien

 

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