Archive for août 3rd, 2013

[Bakayoko-Lanta est le jeu événement de l’été : précipitez-vous sur l’épisode précédent si vous l’avez manqué !]

Fidèle à son modèle, Bakayoko-Lanta se déroule dans une contrée reculée et hostile : Marseille. Traditionnellement, la première épreuve est une course à la nage entre le château d’If et Marseille. Cette épreuve sert uniquement à valider la liste des prétendants : soit le joueur réussit à rejoindre le continent dans le délai imparti et sa candidature est maintenue, soit il n’y parvient pas et son nom est immédiatement rayé.

L’ambiance est plutôt bon enfant et certains n’hésitent pas à faire connaissance. Barton essaie d’expliquer à Khalifa la légende du Comte de Monte-Cristo. Mais le français précaire des deux hommes fait qu’ils se comprennent mal : Khalifa croit que Barton lui explique qu’ils s’apprêtent à sauter du rocher de Monaco et décide de faire demi-tour.

Comme chaque année, Andrade est au rendez-vous. Cette saison, pour maximiser ses chances de survie, il s’est pointé avec une planche de surf, ce qui est évidemment interdit. Payet le regarde et lui dit :

Ah, on peut surfer ici ? Est-ce qu’il y a des requins comme à la maison ?

Je ne sais pas, je n’ai pas beaucoup pu essayer, le moniteur m’a souvent laissé sur le quai, lui répond Andrade, désolé.

Mais tu as appris où alors, à Rio ?

Non, sur le Danube.

L’autre petit malin de la promotion, c’est Gomis. Il se voit accusé par la cellule de recrutement de vouloir plonger avec une bouée. « Gignac nous avait déjà fait le coup, hors de question de se faire avoir deux fois » lance Philippe Perez au moment de s’emparer de l’objet litigieux. Mais, croyant s’en saisir, il pince un bourrelet de tissu adipeux. Le couinement de Gomis est interprété par les participants comme le coup d’envoi de l’épreuve : tous plongent et Gomis les suit.

En 2010, étrangement, il y eut plus de candidats à l'arrivée qu'au départ du chateau d'If.

En 2010, étrangement, il y eut plus de candidats à l'arrivée qu'au départ du château d'If.

Nécib signe le meilleur départ et prend quelques longueurs d’avance, qu’elle doit moins à sa nage de sirène qu’à son maquillage waterproof sur lequel l’eau glisse.

Les choses sont plus difficiles pour le petit Thauvin qui n’a pas pied et commence à boire la tasse dans les remous causés par la brasse peu académique de Khalifa (qui a finalement pris le départ). Sur la plage, Diawara et Gignac, qui sont venus pique-niquer entre deux entraînements, observent la course au loin. Gignac, qui a les jumelles, commente à Diawara :

Je crois qu’il y a de l’eau dans Thauvin.

Mais c’est dégueulasse, qui ferait ça ?, éructe Diawara après avoir recraché sa gorgée de rosé.

Je crois que c’est un mec d’Évian.

Ce n’est pas une raison !

Finalement, les candidats se remettent tous à nager dans la bonne direction. À quelques encablures du rivage, Chantôme accélère, paniqué. Imbula se rapproche :

Qu’est-ce qui te prend ?

Je crois que je suis poursuivi par une murène ! lui répond le joueur du PSG.

Mais non, ne t’inquiète pas, c’est juste un serpent de mer !

Et ça ne mord pas ?

Oh, tu sais, avec l’âge, il devient inoffensif, Drogba.

Les candidats arrivent regroupés sur la plage, où ils ont seulement quelques mètres à parcourir. Mais le délai est bientôt épuisé. Alors que tous se précipitent vers la ligne d’arrivée, Cabella prend dès sa sortie de l’eau soin de se recoiffer. Valbuena peste contre cette erreur de débutant, il avait pourtant bien précisé à son poulain de mettre un bonnet ! Ces quelques secondes lui sont fatales : Cabella est éliminé. Bloqué à l’épreuve liminaire, il ne connaîtra jamais le pré.

[Rendez-vous la semaine prochaine pour l’épisode 2]