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Sport et santé

Parce que si on aime bien le regarder dans le canapé, ça nous arrive aussi de le pratiquer...

  • bendjaz le 30/11/2021 à 15h47
    Je ne suis pas sûr qu'il y ait une définition stricte d'"ultra"-trail mais je pensais à un 100 Miles, soit environ 170km, la distance reine des courses de trail.


    Quant à "Casquette Verte", oui c'est démoralisant de le suivre (en courant et sur les réseaux). Cette année il a enchaîné énormément de courses (dont l'UTMB, la Diag, l'UT4M...), parfois à 2 semaines d'intervalle, avec quelques victoires, tout en continuant à courir ses 25km à 4'40 quotidiens dans les rues de Paname.
    Je le trouvais un peu plus rigolo quand il faisait surtout des défis à la con (24h à monter/descendre les marches de Montmartre ou à faire des boucles sur le circuit des 25 bosses à Fontainebleau, etc.) mais c'est un sacré athlète désormais.
    A noter qu'il a arrêté de fumer il y a... une semaine.

  • sul le 30/11/2021 à 16h21
    Et qu'il a pris 8 kilos depuis avoir arrêté de fumer, ce qui ne l'a pas empêcher de gagner la course.

    T'as eu l'occasion de le suivre en courant à l'improviste à l'entrainement (moi je cours Coulée Verte Sud et Bois de Boulogne donc aucune chance de tomber sur lui) ou lors de courses?

    La question que je me pose: est-ce qu'un gars comme ça avec une telle progression ces dernières années (le mec courait le semi en 1h50 en 2015!!) peut finir par quitter son taf (je crois qu'il est Chef de Projet IT) et vivre professionnellement de la course à terme? (je connais pas bien le milieu du Trail à part les bigs noms comme Kilian ou D'haene (qui lui a un job par ailleurs il me semble))

  • Maniche Nails le 30/11/2021 à 16h32
    "en gros, il court quasi tous les jours de l'année ''juste'' 25km"

    Soit 8500km en 11 mois confirme son profil Strava, presque autant que notre plus gros rouleur des Cahiers du Wout... c'est léger comme volume pour un coureur de fond ??

  • bendjaz le 30/11/2021 à 16h45
    Je l'ai juste croisé 2 ou 3 fois à Vincennes ou à Montmartre et plusieurs fois sur des courses, il est assez dispo mais de plus en plus sollicité.
    A son âge (30 ans), il n'a plus aucune chance de pouvoir vivre de ça mais entre les petites primes et surtout les sponsors (dont certains liés à sa popularité sur les RS, mais c'est le jeu), ça fait des compléments de revenus non négligeables. Et puis malgré son niveau, il est encore loin du Top... français.

    Cela dit, personne ne vit réellement de ce sport, c'est juste une addition de revenus liés aux sponsors, aux RS, aux activités annexes (coaches persos, speakers...), aux primes de courses (et encore...) pour des heures d'entraînement quotidiens et une carrière courte comme pour tous sportifs. D'ailleurs, le niveau moyen s'est énormément élevé ces dernières années et les jeunes performent de plus en plus sur des distances auparavant réservées aux trentenaires, voire plus (ça a commencé avec l'avènement de Jornet).

  • Pierluigi Scollina le 30/11/2021 à 16h50
    Ah oui d'accord, je vois mieux. Je ne sais pas si il y a une définition, il me semble que les organisateurs parlaient d'ultra pour le seul 90km que j'ai fait (mais moi je suis dans la catégorie "l'objectif c'est de finir", à des années lumières de vous).

  • sul le 30/11/2021 à 17h44
    Merci Bendjaz pour ces infos.

  • busart le 01/12/2021 à 17h36
    koller, bendjaz bravo ! Bon sang quand j'ai vu 9h25 s'afficher sur mon appli Garmin Benjamin... c'est fort quand même pour 78 bornes dans la neige et le froid.
    J'ai un collègue, qui était venu à bout d'un ironman 3 mois avant en 12h, qui n'est pas allé plus loin que la mi-course...

    Fin novembre oblige, c'est le passage du busard sur la distance du 42.195. Et son affligeante régularité à partager son expérience nombriliste au plus grand nombre...
    ----------------
    La Rochelle 2021

    C'est reparti pour un tour.

    Faut que je me déleste à nouveau de toute cette dopamine, de quelques anecdotes en lycra et de toute cette auto-satisfaction qui fait briller mes yeux et illumine la salle basse de la voiture 1 du TGV, ramenant à la Capitale une partie du cheptel de runners s'étant ébroué gaiement ce matin dans les rues rochelaises.


    Après Orléans et Deauville, notre Marathon Tour, aka « je bats nos campagnes qui ont du talent » - s'arrêtait donc cette année en Charente-Maritime, dans la fière ville de La Rochelle.

    Complexe portuaire de premier ordre, véritable « Porte Océane » sur l'Atlantique et cité millénaire pourtant résolument tournée vers l'avenir, La Rochelle sait séduire les passionnés d'histoire, de sport et de nature

    (- 20% sur votre secondes nuit jusqu'au 31 mars en transférant ce message à l'Office du Tourisme).

    La façade Atlantique c'est bien, et puis fin novembre, on ne trouve pas beaucoup mieux côté conditions météorologiques – (on verra que ce postulat est discutable).

    Enfourchant ma trottinette en sortant de mon TGV, je sillonnais la ville à la recherche de mon gîte locatif, légèrement excentré, mais qui me permit d'aller entendre gronder de plaisir le stade Marcel Deflandre, où les Maritimes passaient une grosse pilule à la section paloise.

    On vous rajoutera le long de la corniche le cri de quelques mouettes belliqueuses animant votre dernière sortie pré-compétition et on aura bien posé le cadre bord de mer avec les coquillages autour de la carte poste malicieusement titrée « La Rochelle vous donne des ailes. »

    Bref, arrêtons de tourner autour du pot d'Ovomaltine : il est temps de se plonger dans la course, de se frotter aux éléments et d'espérer que tout soit réuni pour que le vent souffle dans le dos de notre héros et lui permette d'accomplir sa destinée…

    Ouais.
    Le problème avec le vent dans le dos, c'est que, quand on se retourne, on le prend de face.

    Et, malgré un parcours en deux boucles assez roulant, un beau soleil d'hiver et une organisation digne du 30ème anniversaire de l'événement, l'ennemi est extrêmement vicieux. Particulièrement vifs au départ, les zéphyrs ont décidé de faire leurs chafouins. De disparaître, puis de vous caresser la nuque avant de vous mettre une bonne gifle sur quelques lignes droites ouvertes à tous les aquilons.

    Il est 8h57 et on cogite sévère, transi dans le SAS Préférentiel 1, à trois minutes du coup de pétard.
    Bon sang ! On en avait fait son deuil de ce vieux sweat-shirt Le Coq Sportif défraîchi, bien épais, qui donne une petite note fashion Dadcore en descendant les poubelles.
    Il avait fait son temps, on l'avait toujours adoré, mais voilà, il devait finir sa vie dans un bac de recyclage « Course Responsable » et on n'en parlait plus.

    Mais bord… ! Je vais tellement me les cailler, c'est pas possible de le jeter !

    Devant moi, le SAS Elite se positionne. Des allumettes aussi aiguisées que des roseaux qui vont coucher le chêne.

    Bon, allez ! Je le garde au début au moins le sweat et puis je le balancerai au bout de 4/5 bornes… (on verra ici également que notre champion, certes sympathique, n'est pas très doué pour les prévisions et autres tactiques gagnantes de management de course)

    Et le coup de feu du starter fracasse le ciel, rebondissant sur la Tour Saint Nicolas.
    (non, pas du tout en fait, ça fait plutôt un bruit un peu mat, comme les pistolets à amorce pour les gosses)

    Playlist lancée dans les oreilles en mode overdrive indés 90's (popular, cours vite, the distance, demagogue, suds&soda, digging the grave...)

    Prise de tempo dans un groupe mixte.

    Des quasi-athlètes à la foulée fouettée, qui pâtissent néanmoins de la faible qualité esthétique et typographique de leurs Marcel de clubs d'athlé.
    Gestion des premiers kilomètres en souplesse.
    Il est génial ce gros sweat !
    Garder la tête froide sous le bonnet - qu'on a conservé également avec le cache cou – et essayer de ne pas se sentir trop bien, de se griser avant de se griller.

    Raté.
    Magnifique semi en 1h23.
    Au Km 25, le chrono officiel n'a pas bougé et m'annonce 2h46.

    Il m'annonce surtout que mon adaptation stratégique au bout d'une heure de course n'était pas des plus judicieuses (Bon, bah tu vois, t'es bien bibi. Il fait froid Fran-Fran, mais t'es au top avec ton sweat. Reste en dessous des 4mn au kilo tant que tu peux gamin… et puis on verra).

    On a vu, en effet.
    Et c'était pas joli.

    Le 30ème Km est passé sans encore trop de casse, mais la chaudière interne accuse un sérieux problème de sur-pression et le sweat pèse désormais davantage que mon propre corps, pourtant patiemment asséché aux herbes, aux graines et au méli-mélo quinoa/lentilles pendant des semaines.
    Mais plus possible de l'enlever.

    Le maillot dessous est plus humide que les zones défendues par les militants écolos.

    Il faut se résoudre à se laisser décrocher, sans transformer la grosse galère en avarie majeure. Obligé de se ranger pour tenter de mieux repartir, de faire du stop&go.
    Faire par gros à-coups entre deux coups de mou.

    Et puis par la douce euphorie se laisser gagner : c'est le retour dans le centre-ville, sur les pavés pendant que des gens crient ton prénom et te gueulent dessus (comme au foot, mais ici c'est gentil) et que 1300 bénévoles t'ont couvé des yeux de l'amour pendant tout ton parcours qui touche désormais à sa fin.

    2h52mn45sec : nouveau RP comme on dit avec 2mn et des poussières de gagnées sur le temps fait à Deauville.


    2mn, c'est pas beaucoup. C'est peu, même.

    Est-ce qu'on pense à ça quand on franchit la ligne d'arrivée ?

    Elles valent quoi ces deux minutes par rapport à la douleur qu'on a rencontrée ?

    120 secondes, çà justifie deux mois et demi de préparation à la con ?

    Deux minutes, c'est ridicule.

    Et en même temps, ce sont ces fameuses deux minutes dont a besoin.

    Tous les jours.

    C'est toujours deux minutes qu'on demande.
    A ses enfants impatients, à des collègues bien mieux informés ou à la caissière parce qu'on a encore paumé la carte de fid' de l'Intermarché.

    Deux minutes grattées, ce n'est pas rien à l'échelle de l'humanité.

    Et puis moi, ça m'en laisse encore deux à aller chercher.

  • Ximenez et Castolo le 01/12/2021 à 20h38
    Ben bravo!!
    Quel temps! Sacré perf
    Ah « cours vite » et son clip démoniaque et generationnel.

  • Pierluigi Scollina le 01/12/2021 à 20h45
    Ah oui bravo, super perf.
    En fait tu mets moins de temps à faire ton marathon qu'à rédiger le post qui en parle ?

  • Moravcik dans les prés le 01/12/2021 à 20h54
    Putain bravo.

    Ça serait mon rêve de faire un chrono pareil.