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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de nous y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un de ces quatre matins!

  • Luis Caroll le 25/02/2024 à 22h48
    "explique-moi précisément" tu t'es cru où sérieusement ?

    Je vois que t'es en train de jouer au petit malin, à esquiver ce que je dis, donc je me répète :
    1/ Macron manque tellement d'empathie qu'il ne peut que donner envie de l'emplâtrer (le jugement)
    2/ Y compris quand il détaille des problèmes que n'importe qui à gauche reconnait : les français se sont habitués à dépenser de moins en moins sur la bouffe, pour (entre autres) se payer de plus en plus de loisirs (la réalité)

    On reconnait une absence d'argument dès lors que pour toute contradiction quelqu'un dit "c'est pas le seul problème".

  • John Six-Voeux-Berk le 25/02/2024 à 23h18
    Tout me gêne pdans ton propos.
    - Les « plus modestes » pas les « Français ». J'insiste sur cette designation qui est le coeur du propos que je conteste, et que tu l'élimines
    - Par ailleurs, il était question dans ron précédent message des « loisirs les plus vains » et non des « loisirs » en général
    - je n'ai pas parlé d'autres facteurs responsables de… je récuse l'astuce qui consiste à mettre un éventuel problème sur le dos 1/ des plus modestes, 2/en jugeant de l'extérieur leurs prétendus « choix de vie » 3/ de manière à dire qu'on y peut rien alors qu'on participe de toutes sortes de manière au « problème » (abandon des objectifs phytosanitaires notamment). C'est pour cela que j'invoque le précédent Griveaux : « ah on pourra jamais plus envisager une transition écologique puisque les gens sont bêtes et ont endossé des gilets jaunes pour pouvoir rouler en diesel » devenant « on va quand même pas pénaliser la filière conventionnelle puisque les gens préfèrent manger pesticide pour pouvoir etc. ».

    Et oui, j'ai bien compris que la structure de consommation a évolué mais j'essaie de comprendre l'idée que l'alimentaire et les « loisirs les plus vains » soient à mettre l'un en face des autres, comme une alternative pertinente dans le cas des plus modestes. D'où ma demande d'explication.

    Par ailleurs, j'ai relu « La Possibilite d'une île », et je persiste : l'effet « théorie socio-psychologique », est certes astucieux et assez amusant, mais relève du romanesque (c'est une fiction de théorie tout au plus, nourrie par un effet de brouillage énonciatif).

  • Tricky le 25/02/2024 à 23h20
    La forme m'intéresse un peu, oui, tout de même, parce qu'elle donne à voir deux-trois choses.
    Mais encore une fois, la partie de la séquence que je trouve la moins intéressante de ce point de vue, c'est bien l'espèce de démonstration de force des nervis de l'extrême droite rurale, ça fait vingt ans au bas mot que je dis que les sympathisants des courants fachos ne m'intéressent pas, ce n'est pas pour dévier aujourd'hui de la ligne.
    Non, ce qui m'intéresse plus dans la forme en question, c'est le rapport d'Emmanuel Macron à l'acte de gouvernement. Le mensonge public pur et simple (l'invitation des Soulèvements), ses saillies à répétition de mépris de classe (sans déconner, la réthorique des pauvres qui ne trouvent rien de mieux que claquer leur fric dans Netflix ou les portables, je ne pensais pas encore entendre ça en 2024, de surcroit dans une période où, par exemple, lui et ses sbires pensent encore à travailler à des périodes d'indemnisation de chômage plus courtes avec une dégressivité supérieure), la mise en scène du héros en train de dialoguer avec le peuple en en empruntant au passage les tics de langage supposés et la vulgarité afférente, au moment même où son déjeuner à huis clos est boycotté par 90% des corps intermédiaires invités (corps intermédiaires qu'il dézingue avec constance pour figurer le rapport direct de l'homme providentiel au peuple).

    Oui, je ne trouve pas la forme anodine.

    Sur le fond, je n'ai pas la compétence pour dire que tu as tort. Je trouve simplement un peu riche de brandir l'importance de l'Europe BoJo style quand ça l'arrange alors même que sur des sujets connexes, son ancien ministre de l'Agriculture avait annoncé que la France ne tiendrait jamais compte des directives européennes si elles étaient contraires aux desiderata français (oui, Julien, on n'a pas oublié). La loi Egalim contournée par les centrales d'achat, pas de souci, mais tu noteras qu'elle induit des quotas dans la restauration collective publique qui sont par exemple loin d'être atteints sans que personne ne s'émeuve de les contrôler.

    (Danemark, Pays-Bas, qui sont effectivement des pays un peu problématiques, c'était juste pour dire que la confrontation -assez violente chez les seconds- n'avait pas tourné uniquement à un face-à-face entre agriculteurs en colère et lìder maximo local. Ca sert parfois d'avoir un Parlement)

  • Luis Caroll le 25/02/2024 à 23h30
    "J'insiste sur cette designation qui est le coeur du propos que je conteste, et que tu l'élimines"
    Je désigne le tout, et "les plus modestes" en font partie. Marrant d'ailleurs que "smicard" soit un mot dont on est aujourd'hui sur qu'il n'a pas été prononcé.

    Quant à "loisirs les plus vains" ils sont vains en regard d'une alimentation saine.

    Tu t'entêtes à considérer qu'énoncer une partie du problème revient à définir tout le problème.
    Tout ce que je dis c'est : c'est une partie du problème et personne à gauche n'est en désaccord avec ça, reste ceux qui ont un problème avec un jugement dénué d'empathie.

    Les loisirs et l'alimentaire peuvent être mis face à face parce qu'ils sont élastiques et peuvent faire l'objet de choix à court terme, contrairement à la santé, le logement ou l'énergie.

    (merci de me rappeler que La Possibilité d'une île est un roman, un genre qui éclaire souvent le monde de manière "astucieuse et amusante")

  • Tricky le 25/02/2024 à 23h35
    Je ne suis pas tout à fait certain de savoir où tu as cru comprendre que je me gaussais. Je ne me gausse pas du tout. Ce type m'insupporte au plus haut point, il incarne à peu près tout ce que je déteste (et en partie évidemment pour la sociopathie que Luis décrit), ça ne me fait pas du tout rire, je te prie de le croire.

    Que Macron fasse mécaniquement monter l'extrême droite en travaillant depuis la fin de son premier mandat à la respectabilisation de celle-ci n'est en effet à mon sens guère douteux ; maintenant, que ce soit le problème majeur de la séquence qui s'achève, alors même que la dynamique d'attractivité des partis d'extrême droite sur les milieux ruraux déclinants (indépendamment de ce que fait ou ne fait pas Macron) est plutôt pas mal documentée (par exemple lien et cf. aussi le parallèle saisissant avec la Virginie Occidentale aux alentours de 2016), je ne crois pas, non.

  • Tricky le 25/02/2024 à 23h44
    'Les loisirs et l'alimentaire peuvent être mis face à face parce qu'ils sont élastiques et peuvent faire l'objet de choix à court terme, contrairement à la santé, le logement ou l'énergie.'

    Ce qui est bien pratique quand on refuse de considérer qu'il y a ontologiquement un problème croissant sur le prix de l'alimentaire pour un nombre croissant de gens que l'élasticité des dépenses pointées ne suffit même pas à résoudre pour une journée.
    Disons le autrement : le problème vient il de trop de dépenses futiles ou de pas assez de ressources dans un contexte lourdement inflationniste ?

  • AS Roma Gricole le 26/02/2024 à 07h47
    "le problème vient il de trop de dépenses futiles ou de pas assez de ressources dans un contexte lourdement inflationniste ?"

    Il n'y a pas assez de ressources pour sonner plus à tout le monde et le contexte est effectivement inflationniste.

    Macron dit - mal - un truc logique.

    Tout le monde parle de décroissance subie ou souhaitée, mais il faut tout payer plus cher. Ça veut bien dire qu'il va falloir choisir, et désigner les dépenses futiles.

  • Tonton Danijel le 26/02/2024 à 08h37
    Ne pas oublier que les loisirs "vains" sont devenus de plus en plus chers également. Quand on a connu la Ligue des Champions diffusées gratuitement, la place de ciné qui valait en Franc le prix actuel en Euro, avec places de stationnement gratuites à proximité, les accès gratuits aux plans d'eau devenus payants... sans oublier les abonnements internet et téléphonie mobile désormais devenus indispensables.

    L'explosion du budget 'loisirs' est aussi à relier à ses nouvelles dépenses. Et l'abonnement Netflix ne coûte pas forcément plus cher que l'équivalent en séances cinés.

  • Johnny Ringo le 26/02/2024 à 09h04
    Sinon on pourrait aussi laisser "les pauvres" dépenser ce qu'ils ont comme ils l'entendent, sans servir de leçon de morale de mes deux.
    Ca me fait penser à ceux qui se raboulent avec une demi-baguette ou un paquet de pépito vers le clochard du coin de la rue, parce que "deux euros tu comprends il va les boire tout de suite".

    Personnellement, je suis assez persuadé que si je dormais dans la rue, je picolerais tout ce que je peux pour tenir, et que si je n'avais pas un rond tous les 10 du mois, mon objectif serait de me payer une semaine de skis avec mes gamins, ou de leur acheter la console de jeux dont ils rêvent. Et je suis assez persuadé que j'enverrais se faire foutre quiconque verrait à y redire.

  • blafafoire le 26/02/2024 à 09h05
    Je comprends ta réflexion, Tricky, et celle de JSVB, mais dans le contexte d'une entrevue avec un syndicat qui représente "une agriculture rémunératrice, solidaire, durable, responsable", il me semble plus probable que Macron a utilisé cet "argument" de la dépense alimentaire pour les inviter cordialement à aller se faire voir. Cette agriculture là ne représente rien du tout pour lui, ni puissance financière, ni lobby significatif, ni levier politique exploitable. Il les reçoit par politesse avec juste ce qu'il faut d'attention pour trouver une phrase qui les enverra promener et que des penseurs du type Luis Carroll ou Christophe Barbier trouveront très pertinente, mais fondamentalement, les pauvres et le Modef c'est pas son sujet.
    Avec Macron, tout se résume à une histoire de puissance financière, ça m'avait marqué notamment à l'époque où il avait fait semblant de s'intéresser aux jeux vidéos. Il avait invité plein d'acteurs du milieu et n'avait parlé que d'industrie et de gros sous, pour, quelques mois plus tard, remettre une couche sur le vieux stéréotype tout rance de l'ado violent à cause des jeux vidéos.
    Je pense qu'il utilise, pour gérer le pays, une sorte de dénominateur commun sur lequel il se trouve à l'aise, mais dès qu'il en sort, dès qu'il doit parler d'autres choses que d'"entreprises innovantes qui gagnent plein de sousous dans la popoche" il improvise un schéma mental qui laisse passer tous ses clichés éculés sur la société, tout son vieux fond de sauce bourgeois conservateur.