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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de nous y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un de ces quatre matins!

  • Red Tsar le 21/11/2023 à 16h08
    Il n'y avait en tout cas aucun reproche à ton égard. Ces expressions, on ne les as pas inventées et on les utilise tous à un moment ou à un autre.
    Mais, d'une certaine manière, toutes ces étiquettes religieuses nous enferment dans le religieux, ce qui nous mène collectivement à des contradictions si on veut justement analyser le religieux au prisme du social et non le social au prisme du religieux.
    J'ai pas dit que j'avais la baguette magique pour y arriver.

  • OLpeth le 21/11/2023 à 16h29
    Ca tombe bien, je l'ai pas accusé de racisme, juste de faire diversion (le sujet prioritaire c'était plutôt la crise des vocations et le flop de son pacte) et de caresser la droite dure et son électorat dans le sens du poil. Sur le fond, je fais confiance à l'immense majorité des chefs d'établissement pour régler les quelques problèmes en tête-à-tête avec les parents et les enfants concernés. Et les quelques extrémistes qui refusent de lâcher l'affaire (65 cas à l'échelle de la France je crois ?), ils iront dans le confessionnel, grand bien leur fasse.

  • lyonnais le 21/11/2023 à 16h47
    Iran-laïcité-combat des femmes, il me semblait que ça méritait que quelqu'un y consacre 10 minutes. Si tu y vois un règlement de compte de chiites ou contre son pays d'origine, c'est dommage
    Les féministes françaises ont juste posé pour la photo et les ont laissées tomber. L'intersectionnalité a encore des ratés.

  • lyonnais le 21/11/2023 à 17h08
    Je n'ai aucune compétence universitaire mais j'ai été immergé dans la politique dans une famille de militants de gauche acharnés. La seule expérience que j'ai vient de là.

    Ma vision concernant ce que j'estime être de terribles ratés dans la prise en compte par la gauche de certains éléments plus que structurants, comme la religion, ne vient pas d'un abandon pour des raisons stratégiques, mais surtout d'erreurs d'analyse.

    Je prendrai un exemple personnel : début des années 90, lorsque je cherchais à m'armer intellectuellement contre un discours FN qui prenait de l'importance, j'avais acheté « Ils feront de bons français » de C. Jelen. Je suis certain que beaucoup parmi vous l'ont lu. Pour moi, c'était un formidable outil pour démonter les erreurs et mensonges des néo lepenistes. J'ai beaucoup partagé ce livre autour de moi. Tous ceux qui partageaient mes idées ont adoré.

    Une réaction m'avait surpris : une amie qui bossait dans une ONG, famille musulmane du maghreb, vivant aux Minguettes m'avait dit qu'elle trouvait le travail intéressant mais qu'il passait totalement à côté de la montée d'un islam disons très rigoriste qu'elle voyait se développer autour d'elle et , qui allait nous péter à la gueule. Début 90's ce sujet n'existait pas dans le débat public et j'avais trouvé cette remarque complètement à côté de la plaque.

    A la même époque, la gauche a décidé que l'assimilation était un mot sale et le multiculturalisme a remplacé la lutte des classes et le modèle d'intégration à la française. Pourtant il me semblait que le meilleur moyen de lutter contre le racisme c'était la laïcité et partager des valeurs communes.
    Au lieu d'insister ce qui nous réunit, développer un projet commun, être inplacable avec les entorses à la laïcité, traiter la bigoterie pour ce qu'elle est, se battre pied à pied contre tant de choses qu'on aurait jamais imaginé 20 ans plus tout, on a fait le contraire.

    Et tous ceux qui y voyaient une énorme erreur, du paternalisme, ou une trahison sont devenus « de droite » ou "racistes" ; la France est même devenue un pays de « racisme systémique » ; petit fils d'immigrés et d'ouvriers, je suis devenu « privilège blanc ».

    Des erreurs comme ça, tellement sûre de sa supériorité morale, la gauche en a fait à la pelle. Et sur tellement d'autres sujets.
    A titre personnel, j'ai parfaitement incarné ce que je décris. Maintenant on se prend le retour de bâton.

    Le RN se frotte les mains en attendant que ça tombe tout seul comme un fruit mûr. On lui a laissé le boulevard, il a juste à en dire le moins possible.

    Il n'y a plus que la 5e république pour nous tenir la tête hors de l'eau.

  • José-Mickaël le 21/11/2023 à 17h23
    lyonnais aujourd'hui à 17h08
    > A la même époque, la gauche a décidé que l'assimilation était un mot sale et le multiculturalisme a remplacé la lutte des classes et le modèle d'intégration à la française.

    Tu fais allusion à quoi ? Des mesures prises sous Mitterrand ? Lesquelles par exemple ?

  • lyonnais le 21/11/2023 à 17h44
    Le discours a changé. L'assimilation n'était plus un modèle et on célébrait la différence.
    C'était joyeux et plein de bonnes intentions.
    Mais je ne parle pas de textes.
    Dans l'urne on vote aussi avec un ressenti. Que ce soit du vécu, entendu chez le coiffeur ou vu à la télé.
    Et face à ça, il faut un projet fort et qui emporte. SOS racisme c'était un peu court. Depuis, rien. A part pour certains courir après la droite et d'autres se mettre la tête dans le sable.
    Et depuis avec l'intersectionnalité, on a fait qu'appuyer sur l'accélérateur.

  • Red Tsar le 21/11/2023 à 17h57
    Je pense qu'on sera nombreux à te rejoindre sur le fait que le social a été en grande partie jeté à l'eau à partir des années 1980 et que la gauche de gouvernement a préféré depuis jouer la carte du culturel ou du sociétal, plutôt que de s'attaquer au « Capital ».
    Là où, peut-être, il y a divergence, c'est que certains voudraient aujourd'hui poursuivre sur la voie du culturel, en luttant au nom de la culture contre d'autres cultures. Et de manière circonstanciée, sur des cas particuliers, pour faire face à l'urgence d'un moment, pourquoi pas.
    Mais beaucoup pensent que c'est par un retour aux combats sur la question sociale (travail, retraite, services publics...) qu'on pourra réellement régler les problématiques communautaires et refaire du commun.

  • suppdebastille le 21/11/2023 à 18h04
    J'aimerais croire à ton dernier paragraphe mais c 'est probablement trop tard. Il n'y aura plus jamais de grandes usines avec des syndicats forts qui étaient de formidables machines d'intégration. A l'heure du travail éclaté , du télétravail et de l'individu roi ce n'est plus possible.

  • boultan le 21/11/2023 à 18h15
    On n'a pas tous vécu la même chronologie.
    Dans la mienne, avec la montée du chômage fin 70/début 80 revient au devant de la scène un vote d'extrême-droite avec en slogan "Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop" : tant qu'il y avait du boulot pour tous, il n'y avait pas vraiment de "problème d'immigration" et les relents d'extrême-droite, qui n'avait certes pas disparus, restaient confiné aux églises, aux associations d'anciens combattants et aux bistrots. D'un coup, et bien avant toute velléité "islamique", les immigrés sont devenus un problème politique et médiatique, et en premier lieu (la guerre d'Algérie n'est pas si loin) les musulmans. Là, la gauche (même si le PC, traditionnellement opposé à l'immigration, a mis le temps) s'est posée en défenseur des minorités et a pu effectivement prêcher la tolérance et la pluralité culturelle face à ceux que "le bruit et l'odeur" dérangeaient. Mais enfin, elle n'a jamais défendu la violence, l'extrémisme religieux ou les pratiques illégales, et les ministres de l'intérieur "de gauche" ont régulièrement surenchéri sur les mesures sécuritaires. Et la gauche a toujours eu l'intégration à la bouche, même si elle n'a jamais vraiment eu d'alternative à "l'intégration à la française", qui consistait à vivre en autarcie communautaire, sans faire de vague, en espérant que les enfants travailleront bien à l'école et qu'ils pourront ainsi s'élever socialement au-dessus des préjugés. On ne va pas non plus se raconter une histoire dans laquelle les errements de la gauche auraient engendré et le vote d'extrême-droite, et les terroristes barbus.

  • suppdebastille le 21/11/2023 à 18h25
    Oui moi aussi j'ai chanté "je te donne toutes mes différences qui sont autant de chances",
    Quand la 1ère affaire du voile est apparue près de chez moi à Creil, je ne voyais pas le problème il était évident pour moi qu'il fallait respecter "les différences" , donc la culture et la croyance de ces 2 filles. A l'époque de rares intellectuels de gauche tels que Régis Debray et Elisabeth Badinter avaient tiré le signal d'alarme en expliquant qu'il ne fallait pas reculer.

    35 ans plus tard j'entre dans un magasin près de chez moi où absolument toutes les vendeuses (une trentaine à la louche et toutes plutôt très jeunes) sont voilées, Si quelqu'un m'avait dit d'imaginer cela 35 ans plus tard j'aurais probablement rigolé.