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Feuilles de match et feuilles de maîtres

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Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

  • Balthazar le 30/11/2023 à 16h58
    Merci à tous pour les suggestions.
    Je confesse qu'il n'y a rien d'Eichendorff dans ma bibliothèque et que je n'ai pas vu la Dolce Vita. J'essaierai d'y remédier.
    Frankenstein, oui, mais je ne crois pas qu'il y ait ce côté « je m'éloigne afin de t'attirer à l'écart ». C'est une poursuite plus classique.
    La remarque de Di Meco m'a aussi fait penser à un autre schéma fréquent (et là aussi, comme disait John, très cinématographique), celui du personnage qui poursuit un objet (un papillon qu'on chasse, un papier qui s'envole, etc.) jusqu'à se retrouver sans s'en rendre compte très loin de son point de départ.
    J'en reviens au mien, de point de départ. Si ça se trouve, je fais fausse route : il n'y a pas de source mythique particulière, chaque auteur ayant puisé directement dans son expérience de la vie, parce que c'est tout bêtement une situation qui se rencontre souvent. Bon, cette explication ne me satisfait qu'à moitié.
    Il faut encore que je rouvre le Grand Meaulnes, et puis que je cherche dans ma tête ; si je finis par trouver quelque chose, je reviendrai en portant ma tête aussi orgueilleusement qu'un renne. (Cette merveilleuse image peut faire un quignon, si vous voulez.)

  • Pascal Amateur le 30/11/2023 à 17h01
    Ah oui, le personnage qui ne sait plus où il est, j'ai le film : lien

  • Balthazar le 30/11/2023 à 17h05
    Je me suis si mal exprimé qu'on ne comprend rien à mon quignon, alors je le remets :
    "(...) et même dans la glorieuse Angleterre il y a des hommes qui, devant le monde, portent leur tête aussi orgueilleusement qu'un renne"

  • Pascal Amateur le 30/11/2023 à 17h09
    Chateaubriand ?

  • Jah fête et aime dorer Anne le 30/11/2023 à 17h21
    Dans le début de La Perspective Nevski, la nouvelle de Gogol, Piskariov est subjugé par une passante et se met à la suivre. La passante apparait, disparait au gré de la foule, remarque qu'elle est suivie par le protagoniste mais continue quand même son trajet et, une fois arrivée à destination, fait signe à Piskariov de le suivre.
    Le jeune homme s'engouffre dans le bâtiment et, stupeur, découvre que c'est une maison de mauvaise vie où l'on use du corps des filles. Devant les lieux et la conversation de la demoiselle, il fuit précipitamment.
    Mais cela ne s'arrête pas là. Piskariov voit la fille dans ses rêves, dans une version bien différente de celle du lieu de débauche. Une nouvelle poursuite s'engage alors : il s'abîme dans les rêves, plongeant dans l'opium, pour la retrouver.
    Je ne vous dévoile pas la conclusion.

  • Balthazar le 30/11/2023 à 17h24
    Non, mais c'est à peu de choses près la bonne époque.

    Ceci précède ce que j'ai cité :

    « Souvent à Oxford j'ai vu Levana dans mes rêves. Je la connaissais par ses symboles romains. » Mais qu'est-ce que Levana ? C'était la déesse romaine qui présidait aux premières heures de l'enfant, qui lui conférait, pour ainsi dire, la dignité humaine. « Au moment de la naissance, quand l'enfant goûtait pour la première fois l'atmosphère troublée de notre planète, on le posait à terre. Mais presque aussitôt, de peur qu'une si grande créature ne rampât sur le sol plus d'un instant, le père, comme mandataire de la déesse Levana, ou quelque proche parent, comme mandataire du père, le soulevait en l'air, lui commandait de regarder en haut, comme étant le roi de ce monde, et il présentait le front de l'enfant aux étoiles, disant peut-être à celles-ci dans son cœur : « Contemplez ce qui est plus grand que vous ! » Cet acte symbolique représentait la fonction de Levana. Et cette déesse mystérieuse, qui n'a jamais dévoilé ses traits (excepté à moi, dans mes rêves), et qui a toujours agi par délégation, tire son nom du verbe latin levare, soulever en l'air, tenir élevé. » (...) Trois déesses lui sont soumises, qu'elle emploie pour ses desseins mystérieux. Comme il y a trois Grâces, trois Parques, trois Furies, comme primitivement il y avait trois Muses, il y a trois déesses de la tristesse. Elles sont nos Notre-Dame des Tristesses. (...)

    « La seconde sœur s'appelle Mater Suspiriorum, (...) Notre-Dame des Soupirs ne crie jamais, n'accuse jamais, ne rêve jamais de révolte. Elle est humble jusqu'à l'abjection. Sa douceur est celle des êtres sans espoir… Si elle murmure quelquefois, ce n'est que dans des lieux solitaires, désolés comme elle, dans des cités ruinées, et quand le soleil est descendu dans son repos. Cette sœur est la visiteuse du Pariah, du Juif, de l'esclave qui rame sur les galères ;… de la femme assise dans les ténèbres, sans amour pour abriter sa tête, sans espérance pour illuminer sa solitude ;… de tout captif dans sa prison ; de tous ceux qui sont trahis et de tous ceux qui sont rejetés ; de ceux qui sont proscrits par la loi de la tradition, et des enfants de la disgrâce héréditaire. Tous sont accompagnés par Notre-Dame des Soupirs. Elle aussi, elle porte une clef, mais elle n'en a guère besoin. Car son royaume est surtout parmi les tentes de Sem et les vagabonds de tous les climats. Cependant dans les plus hauts rangs de l'humanité elle trouve quelques autels, et même dans la glorieuse Angleterre il y a des hommes qui, devant le monde, portent leur tête aussi orgueilleusement qu'un renne et qui, secrètement, ont reçu sa marque sur le front. »

  • Balthazar le 30/11/2023 à 17h27
    Une nouvelle que j'ai lue et dont j'ai oublié l'essentiel : excellente candidate ! Merci !
    (P.S. : Je vois qu'un personnage s'appelle Hofmann (et un autre Schiller), avec un seul f, et je me dis que j'imaginerais aussi très bien le motif que je cherche dans les contes d'Hoffmann.)

  • Julow le 30/11/2023 à 18h17
    Lu (et approuvé), il y a longtemps déjà. Je cherche plus au nord, les sud-afs, je connais un peu...

  • lalizou le 30/11/2023 à 18h19
    Faut pas chercher trop loin, c'est tout simplement une réminiscence de Benny Hill.
    La mémoire est taquine, tu le sais bien.
    (edit : répondais-je à Balthazar)

  • Balthazar le 30/11/2023 à 18h31
    Qui sait... C'est encore un peu l'esthétique du cartoon dont je parlais au début.