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Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

  • le père fouya le 23/11/2023 à 13h40
    Triste Tigre est très fort, y compris formellement, avec plusieurs livres en un : il y a bien sûr le récit ; mais aussi une sorte d'essai critique sur la manière dont le sujet de l'inceste est traité en littérature ; et un travail formel sur le langage / l'écriture (très simple, très épurées, avec un récit présenté comme une sorte de pensée qui se déroule sous nos yeux, en un seul jet).
    C'est un livre vraiment poignant - pour avoir lu les autres ouvrages de témoignages paru ces dernières années (Je Suis Une Sur Deux, etc.) il est vraiment unique.

    Elle évoque Imre Kertesz à un moment donné, et il y a de ça, dans dans l'écriture (on a l'impression que c'est Neige enfant qui s'adresse à nous par moment, comme dans Être sans destin qui semble être écrit par le jeune Kertesz) que dans l'approche (Kertesz finit par dire que ce qui est anormal dans le monde, c'est la bonté & Neige Sinno propose quelque chose d'assez similaire dans les 20 dernières pages du livre).

  • 12 mai 76 le 24/11/2023 à 11h58
    Dino Dini le 27/04/2023 à 14h34
    Ah oui, excellente lecture mais allergiques à la modernité, passez votre chemin.
    Il est rare de tomber sur de la littérature franchement drôle et ici, Jacky remue nos zygomatiques avec une facilité insolente. Nettement plus cynique, son "Mauvais coût" est remarquable également. Glaçant mais remarquable.

    Peut-être que la prochaine fois, on pourra parler de "L'amour c'est surcoté" de Mourad Winter.
    Hilarant trois fois par page (aucune exagération, le mec vient du stand up me semble-t-il), un langage made in les pires quartiers de ta ville (comprendre : pas exactement celui de ton lotissement) et l'art subtil de ne pas raconter grand chose mais de me faire avec une énergie telle qu'on a qu'une envie, le faire découvrir au monde entier.
    Finalement, il ne me manque que des gens assez cool dans mon entourage pour accepter ce genre d'ovni littéraire.
    - - -
    Je voulais réagir depuis longtemps à ce message de Dino. J'ai suivi son conseil et je n'ai pas regretté. La langue de Winter est extraordinaire. Le premier livre « mode sms ou reseaux sociaux « que j'ai lu: et c'est remarquable, moderne et littéraire. Et drôle, tellement drôle !
    Merci de la découverte .

  • Pascal Amateur le 28/11/2023 à 19h54
    La vie est dingue. Le matin, dans mon Télérama, je lis : "La pression n'a pas cessé depuis, sous des formes et à des fréquences variées. « Fin avril, c'est la chroniqueuse Valérie Benaïm qui a été désignée pour me rencontrer. On se voit et, là encore, elle répète à grands traits dans l'émission du soir ce qu'on s'est dit. Hanouna embraye en disant qu'on galère à trouver des témoignages, que personne ne veut me parler… Le 22 mai, quand je vais au procès qu'Arthur lui a intenté pour dénigrement et que je parle aux avocats, il pète littéralement un plomb le soir même dans l'émission. » C'est la fameuse séquence où Hanouna déclare que « dès qu['il met] [s]on nez quelque part, [il fait] tout péter » et menace tout simplement de faire supprimer Complément d'enquête. « C'est la première fois qu'une personne sur laquelle on enquête annonce qu'elle va nous faire disparaître de l'antenne, poursuit Tristan Waleckx."

    Et juste après, dans "Le Chiendent" de Queneau : "Le train freinait. Le nain se trouvait déjà dans le couloir, la valise à la main.
    « Un jour je vous ferai une sacrée crasse, vous verrez, une crasse qui vous démolit pour la vie. »
    Il disparut.
    Narcense sourit. Pauvre être déchu, misérable, injustement réduit par la nature à la proportion d'un pou. Qui vous démolit pour la vie. Comme s'il avait besoin de ça. Pauvre con."

    La même chose, au mot près !

  • Balthazar le 29/11/2023 à 11h47
    ["Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis"]

    Ceci n'est pas un quignon. Je fais appel à vos lumières : je cherche à retrouver l'origine (ou du moins quelques occurrences) d'un motif que je suis à peu près sûr d'avoir déjà rencontré, mais je ne sais plus où.

    Ce motif peut se rencontrer dans un contexte guerrier comme amoureux, mais c'est plutôt le second cas qui m'intéresse. Dans les deux cas il s'agit d'une manœuvre, préméditée ou non, destinée à attirer une personne dans un endroit isolé.

    Le point de départ peut être un lieu familier ou une réunion quelconque. Une personne paraît, se montre un peu à l'écart, et capte l'attention d'une autre, qui la suit. La première personne recule, disparaît, réapparaît un peu plus loin. Une poursuite s'engage, qui peut se dérouler au ralenti, mais à la fin de ce manège les deux êtres sont loin et seuls. Vous pouvez imaginer la suite que vous voulez.

    Je crois qu'on rencontre ça dans des contes ou des mythes, mais impossible de me rappeler où. J'avais pensé à Narcisse et Echo, mais ce n'est pas tout à fait ça. En fait les exemples les plus proches de ce schéma qui me viennent en tête sont guerriers et traités sur le ton du cartoon (notamment dans Star Wars épisode IV et dans un livre des P'tites poules...)... pas ce que je cherche.

    Est-ce que ça dit quelque chose à quelqu'un ?

  • John Six-Voeux-Berk le 29/11/2023 à 14h36
    Horace et les Curiace…
    Mais je sens que cela ne va pas te plaire.
    Sinon, cela m'a l'air un motif très cinématographique, en effet (la filature qui fait du fileur sinon le filé, du moins la dupe du filé, ou plus souvent encore de la filée.

  • Milan de solitude le 29/11/2023 à 14h48
    Je pense vaguement à "La Nouvelle rêvée" de Schnitzler, adapté par Kubrick dans "Eyes wide shut". Mais c'est peut-être trop sophistiqué.

  • Balthazar le 29/11/2023 à 17h06
    Merci à tous les deux. Ça ne me dit rien (pour Schnitzler / Kubrick, c'est normal, je n'ai ni lu la nouvelle ni vu le film), mais en effet j'aimerais trouver une source plus nette et plus ancienne. Je suis presque sûr qu'il y en a une.

  • Pascal Amateur le 29/11/2023 à 17h16
    Barbey d'Aurevilly, "Les diaboliques", et la nouvelle "La vengeance d'une femme" ? Il y a la viscosité qui peut dire ton impression de ralenti.

    — Viens-tu ? — lui dit-elle, à brûle-pourpoint, et avec le tutoiement qu'aurait eu la dernière fille de la rue des Poulies ; existant aussi alors. Vous la rappelez-vous ? Une immondice !

    Le ton, la voix déjà rauque, cette familiarité prématurée, ce tutoiement si divin — le ciel ! — sur les lèvres d'une femme qui vous aime, et qui devient la plus sanglante des insolences dans la bouche d'une créature pour qui vous n'êtes qu'un passant, auraient suffi pour dégriser Tressignies par le dégoût, mais le Démon le tenait. La curiosité, pimentée de convoitise, dont il avait été mordu, en voyant cette fille qui était plus pour lui que de la chair superbe, tassée dans du satin, lui aurait fait avaler non pas la pomme d'Ève, mais tous les crapauds d'une crapaudière !

    — Par Dieu ! — dit-il, — si je viens ! — Comme si elle pouvait en douter ! Je me mettrai à la lessive demain, — pensa-t-il.

    Ils étaient au bout du passage par lequel on gagnait la rue des Mathurins ; ils s'y engagèrent. Au milieu des énormes moellons qui gisaient là et des constructions qui s'y élevaient, une seule maison restée debout sur sa base, sans voisines, étroite, laide, rechignée, tremblante, qui semblait avoir vu bien du vice et bien du crime à tous les étages de ses vieux murs ébranlés, et qui avait peut-être été laissée là pour en voir encore, se dressait, d'un noir plus sombre, dans un ciel déjà noir. Longue perche de maison aveugle, car aucune de ses fenêtres (et les fenêtres sont les yeux des maisons) n'était éclairée, et qui avait l'air de vous raccrocher en tâtonnant dans la nuit ! Cette horrible maison avait la classique porte entrebâillée des mauvais lieux, et, au fond d'une ignoble allée, l'escalier dont on voit quelques marches éclairées d'en haut, par une lumière honteuse et sale… La femme entra dans cette allée étroite, qu'elle emplit de la largeur de ses épaules et de l'ampleur foisonnante et frissonnante de sa robe ; et, d'un pied accoutumé à de pareilles ascensions, elle monta lestement l'escalier en colimaçon, — image juste, car cet escalier en avait la viscosité… Chose inaccoutumée à ces bouges, en montant, cet abominable escalier s'éclairait : ce n'était plus la lueur épaisse du quinquet puant l'huile qui rampait sur les murs du premier étage, mais une lumière qui, au second, s'élargissait et s'épanouissait jusqu'à la splendeur.

  • Balthazar le 29/11/2023 à 17h27
    Ce n'est pas tout à fait ça (il faudrait plus de silence, que rien ne soit concerté, que les personnages ne connaissent qu'à peine, que ça tienne de la simple aimantation...)... mais c'est splendide.

  • et alors le 29/11/2023 à 17h45
    J'ai l'impression d'avoir lu ça avec Gai-Luron et Belle-Lurette, mais ça se déroule peut-être différemment. En tout cas, si c'est traité sur le ton du cartoon, c'est plus amoureux que guerrier.