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Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

  • Pascal Amateur le 24/09/2022 à 14h42
    Étant donné que ceux qui partent les premiers sont les meilleurs, j'ai quand même un doute.
    Oh, ça va.

  • Balthazar le 24/09/2022 à 15h02
    Je suis en train de le lire (j'en reparlerai) et je confirme que la cause est bonne.

  • Balthazar le 24/09/2022 à 18h50
    En attendant, petit intermède poétique destiné notamment à Aristofan et à tous ceux qui ont apprécié son Roland-Garros de la poésie contemporaine.

    J'ai lu cet été, après avoir fait par hasard la connaissance de son auteur, un recueil intitulé « Vous qui rampez sous ma peau » (paru aux éditions du Contentieux). Ce bestiaire constitué d'une cinquantaine de petites proses m'ayant semblé en tous points remarquable, je voulais vous faire part de mon enthousiasme. Et je serais heureux de connaître votre avis sur les quelques pièces que je recopie ci-dessous. Est-ce que Julien Boutreux, c'est son nom, ne mériterait pas une wild-card pour Wimbledon ?

    PHALÈNES
    fossiles de la nuit blême aux ailes couvertes de sable d'os, phalènes vous êtes le voile obscur qui ternit l'œil du mort, la taie opaque la membrane diaphane le masque cireux et la peau poudrée des cadavres, phalènes vous êtes le squelette même de la nuit blême les nervures d'argent des feuilles flétries l'odeur de poussière la senteur d'encens de la rose fanée, phalènes vous êtes la mort aux ailes de laine l'haleine noire de la nuit blanche et le rictus post mortem, le spectre gris aux ailes noires de nuit

    VERS
    vers mous et tortueux vous êtes un méandre l'image même du labyrinthe, c'est dire qu'en vous gît un mystère moite et rose une énigme gluante entortillée de bave où début et fin se confondent comme tête et queue s'emmêlent, et si l'on coupe le labyrinthe en deux pour simplifier l'énigme, ô vers mous et tortueux vous savez bien que l'on obtient deux mystères au lieu d'un, nécessitant deux nouvelles clefs pour en sortir

    LUCANES
    lucanes luisants et pleins de muscles, je ne connais pas d'autre image de la splendeur de la perfection, puissants lucanes à la pince fantastique, pleins comme un globe aiguisés comme une lame, vous êtes un morceau de lave un éclat de météore une flamme du feu noir sorti d'un volcan sur Pluton, lucanes vous êtes la lucarne de l'espace-temps, un trou noir vers la splendeur noire et la perfection noire de l'acier tranchant, un trou de ver vers un ailleurs de verre opaque, lucanes luisants et pleins de muscles, noirs comme l'astre, chose à mi-chemin de l'insecte et du divin, vous êtes le volcan noir la lucarne noire et encore le volcan

    BLATTES
    blattes dures et pleines vos mouvements sont d'un autre monde, la fulgurance de vos pattes étourdit quand j'essaie de vous estourbir d'un coup prompt de savate, blattes à la coque croustillante vous êtes de loin les bestioles les plus rapides de l'univers, invincibles ô cibles que toujours je rate, blattes je ne vous aime pas, vos antennes frétillent anormalement et cette planète n'est pas la vôtre, vade retro blattes dures et pleines car ici vous écœurez même les poètes

  • Pascal Amateur le 24/09/2022 à 20h16
    Tout ce que je n'aime pas en poésie, Noir Désir qui cherche à accentuer ses allitérations. Mais je verrais bien Sepp "blattes dures" à la tête de la FIFA néanmoins.
    En vrai, j'aime pas.

  • Balthazar le 24/09/2022 à 20h58
    Ça ressemble autant à Noir Désir que Ponge à Starshooter, mais c'est surtout que tu n'aimes pas, n'est-ce pas ? Tu fais tout ce que tu peux pour le cacher avec tact, mais je le sens bien.

  • Kireg le 25/09/2022 à 08h31
    Puisque tu demandes un avis, je dois avouer être totalement imperméable à ce genre de textes.

  • Balthazar le 25/09/2022 à 08h45
    Bon, compte tenu de tes goûts en matière de poésie scatologique allemande, je ne peux pas être totalement surpris. C'est pour les nouvelles que tu as le jugement sûr.

  • Utaka Souley le 25/09/2022 à 11h53
    Je suis partagé. J'ai bien aimé le sujet et son traitement, mais je trouve le style trop lourd. J'ai l'impression qu'il y a vraiment de la matière, mais que c'est le stylo qui a dirigé le cerveau plutôt que l'inverse. Y'a de l'enthousiasme, mais pas de recul.

  • JauneLierre le 25/09/2022 à 12h26
    Je rejoins Pascal à la lecture de ces extraits: cette manie de l'adjectif, des allitérations dans des phrases à la ponctuation minimale sont un repoussoir pour moi. Je peux juste saluer l'effort consenti à exercice de style.

  • PlazaAthenee le 25/09/2022 à 12h29
    Indépendamment de la qualité littéraire des textes et en mettant mes goûts personnels de coté (j'essaye), je trouve problématique de faire poésie en 2022 en gardant autant sa tête et sa plume au XIX/XVIIIes. La forme en prose ne change rien à l'affaire, on baigne dans les thèmes romantique (la nature, la mort, ...) et le vocabulaire est à l'avenant ;
    "la nuit blême", "le voile obscur", "la senteur d'encens de la rose fanée", " le spectre gris aux ailes noires de nuit", ... la liste est longue et j'avoue que ce "ô vers mous et tortueux" m'achève.

    Comment peut-on encore aujourd'hui écrire le graphème "Ô" dans une poésie (sinon pour en rire)?

    Trop d'effets lyriques, d'héritages romantique, de contemplations pour m'intéresser...


    Ps: "estourbir d'un coup prompt de savate" ... Il a quel âge ce Julien ?