Le football grand-breton, ses instances nous répètent à l’envi depuis vingt ans, est un modèle d’intégration pour les non-Whites. Et il est indéniable que le  chemin parcouru ces dernières décennies est colossal. Mais terre d’accueil, le Royaume-Uni ne l’a pas toujours été et on a peine à mesurer la gravité de la situation il n’y pas si longtemps.

La lecture de l’introduction de ce dossier est vivement recommandée.

Nous continuons notre exploration chronologique de l’histoire du football noir britannique (liens des volets précédents en bas d’article) avec les Africains de la période après-guerre : le Nigérian Tesilimi Balogun et le formidable trio sud-africain composé de Steve Mokone, Gerry Francis et Albert Johanneson.

Aujourd’hui : T. Balogun et S. Mokone.

# 12. Tesilimi Balogun (1931-1972)

Cet attaquant nigérian est le premier Africain noir (non métissé) à jouer professionnellement en Angleterre et le premier Africain à obtenir un diplôme d’entraîneur.

Après avoir évolué dans plusieurs clubs de D1 nigériane (amateur), à l’été 1955 le club semi-pro de Peterborough fait venir l’athlétique international d’1m88 surnommé « Thunder* ». Comme il le souhaitait, le club lui trouve un emploi dans l’imprimerie, une filière qui l’intéressait beaucoup, en attendant de l’intégrer pleinement dans l’effectif. Il se sera jamais aligné en équipe première mais un plus gros club le recrute en 1956 : Queen’s Park Rangers (D3, avec un « ‘s » avant 1967). Il y signe une honorable saison (13 matchs, 3 buts) mais Balogun est un campagnard dans l’âme et ne se fait pas à Londres. En 1957, il signe dans un petit club du Lincolnshire, coin paisible et relativement isolé de l’Angleterre.

En 1958, il rentre définitivement au pays où il joue jusqu’en 1962. Il décroche ensuite un contrat fédéral d’entraîneur de football pour une province de l’ouest nigérian et manage le Nigéria aux Jeux Olympiques de 1968. Il meurt dans son sommeil en 1972. Un stade de Lagos porte aujourd’hui son nom, témoin de son statut d’icône nationale. Balogun, nous dit cet article, « fut le premier véritable attaquant adulé au Nigéria, c’était un magicien sur le terrain. »

L’origine de la venue de Balogun en Angleterre est intéressante. En 1949 et 1951, le Royaume-Uni invite deux équipes africaines (respectivement le Nigéria et le Ghana, alors Gold Coast) à faire une tournée d’un mois, un tour principalement financé par l’administration coloniale. Les Britanniques découvrent alors des footballeurs talentueux (dont Balogun) qui, s’ils ne sont pas au niveau des professionnels, en remontrent aux meilleurs amateurs locaux. Et ce, parfois, en jouant certains matchs… pieds nus ! (seulement sur terrain dur, avec des bandages ou protection, comme le Nigéria en début de tournée 1949 – voir cet extraordinaire clip tourné par la Colonial Film Unit).


Supporters nigérians lors de la tournée du Nigéria d’août-septembre 1949 (à Londres pour Nigéria vs Dulwich Hamlet, devant 18 000 spectateurs)

Ces tours n’étaient toutefois pas une nouveauté outre-Manche. De septembre 1899 à janvier 1900, la première équipe sud-africaine à quitter le pays avait sillonné le Royaume-Uni (y compris l’Irlande, alors possession britannique). Un collectif composé de 16 joueurs noirs et 4 officiels blancs,  surnommé les Kaffirs (terme aujourd’hui évidemment injurieux), jouant sous l’égide de la fédération de l’Orange Free State Republic dirigée par des colons blancs. Ils disputeront 48 matchs au Royaume-Uni et un en France, contre une équipe de Tourcoing – rencontre remportée 3-1 par les Sud-Africains, leur seule victoire (le tout dans un contexte particulier, la Seconde Guerre des Boers – entre les Britanniques et les deux principales républiques Boers indépendantes – venant d’éclater).

Le livre Sport Past and Present in South Africa: (Trans)forming the Nation rapporte que si une certaine presse britannique et sud-africaine y alla de ses commentaires condescendants (le footballeur noir y est décrit comme puissant mais « extrêmement naïf »), humiliants ou frisant le racisme, l’équipe fut très bien accueillie et chaudement encouragée par le nombreux public tout au long de son périple britannique contre des équipes professionnelles et amateurs.

Ci-dessus, « l’accueil » de la presse aux joueurs sud-africains en 1899, dépeints comme de bons sauvages (« Les petits footballeurs nègres débarquent à Southampton tout droit de la sauvage Afrique du Sud » titra le quotidien local, ci-dessus). Tout au long la tournée, nombreuses furent les références au poème controversé « The White Man’s Burden » (le fardeau de l’homme blanc, ici) de l’écrivain anglais Rudyard Kipling, publié quelques mois auparavant.

Si elles n’étaient donc pas inédites, les tournées du Nigéria et de l’ex Ghana en 1949 et 1951 furent néanmoins fondatrices. Les Britanniques prirent en effet pleinement conscience du potentiel du joueur noir africain et montèrent peu après un réseau de scouts dans leurs colonies de l’ouest et l’est africain. C’est ainsi que Tesilimi Balogun sera repéré. Trois autres internationaux nigérians et ghanéens imiteront Balogun, notamment l’attaquant Elkanah Onyeali à Tranmere Rovers en D3 saison 1960-61 (8 buts en 13 matchs – et 11/11 avec les Super Eagles). Onyeali était venu en Angleterre principalement pour étudier et il partira finir ses études aux USA.

[*Pour sa frappe de mule : Thunder signifie « tonnerre » mais en jargon footballistique ce terme véhicule l’idée de puissance. To thunder a shot : envoyer une mine ; a thunderbolt : une mine]

# 13. Steve Mokone (1932-2015)

Premier footballeur noir sud-africain à obtenir un passeport et l’autorisation de jouer à l’étranger (en 1955, trois ans après sa demande initiale suivie d’une longue enquête policière). Mokone est, avec Tesilimi Balogun, le premier footballeur africain professionnel noir à évoluer hors d’Afrique.

Surnommé le Black Meteor (ou Kalamazoo/Kala), ce Sud-Africain enseignant de formation arrive à Coventry (D3) à 23 ans en 1955, grâce à des scouts anglais basés en Afrique du Sud où ses qualités sont repérées très tôt (Wolves et Newcastle United, entre autres, envoyèrent des émissaires le rencontrer au tout début des années 1950 mais il n’avait pas encore de passeport). Il faut dire que cet attaquant vif et technique avait représenté une sélection noire sud-africaine à 16 ans seulement ! (peu avant le début officiel de l’Apartheid, en mai 1948).

L’Afsud, pays du Commonwealth, constituait alors un vivier privilégié pour les clubs anglais et une bonne soixantaine de Sudafs – blancs, parfois d’origine britannique – évoluèrent en Angleterre entre 1899 et 1960, la plupart dans les années 1950. Quatre d’entre eux furent même sélectionnés en équipe d’Angleterre et un en équipe d’Ecosse [1].


Steve Mokone, assis, avec Heracles Almelo saison 1957-58. Debout, son compatriote Darius Dhlomo.

Hormis des formalités administratives simplifiées (aucun permis de travail exigé, grâce au British Nationality Act de 1948, ici), l’importance de ce contingent s’expliquait par des raisons économiques : les transferts étaient gratuits, le club anglais n’ayant qu’à régler le voyage (en bateau avant 1955) – et encore, parfois le club refusait de s’acquitter des frais, comme dans le cas de Mokone, expliqué ici – et le retour sur investissement-zéro pouvait s’avérer fort intéressant. En outre, l’absence de championnat professionnel sud-africain signifiait que les bons joueurs sudafs étaient souvent disposés à émigrer.

Il est singulier d’observer que même certains de ces Sud-Africains blancs subirent des insultes à caractère raciste ! John Hewie, ci-contre, dont les parents étaient écossais et qui vit aujourd’hui en Angleterre, raconta un jour que lors d’un Bury-Charlton du début des Sixties, un spectateur hurla : « Hewie, retourne en Afrique du Sud sale noir ». Une brève de gradins qui en dit long sur l’irrationnalité du racisme. Pour certains, les Sudafs blancs étaient devenus noirs, par osmose sans doute…

Après de bons débuts, Mokone ne s’adapte pas au style de jeu rugueux et basique de Coventry (détails ici) et ne dispute que quelques matchs cette saison 1956-57. Il peine également à s’acclimater à la société britannique, même s’il s’entend bien avec sa famille d’accueil, des militants anti-Apartheid.

Il signe ensuite deux saisons très remarquées à Heracles Almelo (D3) aux Pays-bas de 1957 à 1959, où il contribue grandement à la montée de l’équipe en D2 (15 buts, en tant qu’ailier) et fait grimper les affluences jusqu’à 20 000 spectateurs. Il passe ensuite brièvement par Cardiff City (D2) en fin d’été 1959 avant de signer au FC Barcelone. Malheureusement, pour cause de quota d’étrangers déjà atteint le Barça ne peut l’aligner et le prête à Marseille (aucun match).
Ses pérégrinations le conduiront ensuite à Barnsley (1 seul match), à Salisbury pour une saison (aujourd’hui Harare, capitale de la Zimbabwe) et au Torino en 1962-63, où il évoluera aux côtés du grand Gerry Hitchens et sera surnommé « la Maserati du football » par un journaliste italien après avoir inscrit 4 buts contre l’AC Verona (aujourd’hui Hellas Verona). Suivront le FC Valence, l’Australie et le Canada.

Au milieu des Sixties, il émigre aux USA où il décroche un doctorat en psychologie et enseigne à l’université mais Mokone connaîtra de sérieux déboires judiciaires à la fin des Seventies (des accusations qui lui vaudront presque dix ans de prison dans les Eighties et contre lesquelles il a toujours clamé son innocence. Le livre Twaalf Gestolen Jaare – Douze Années Volées – traite de l’affaire en y donnant un tour politique).

En 2003, il reçoit l’Ordre du Ikhamanga, la plus haute distinction sud-africaine décernée aux artistes et sportifs. Le livre, et film éponyme, De Zwarte Meteoor (le météore noir) s’inspire de son histoire.
Avant sa disparition il y a dix jours, Mokone vivait entre la côte est US et l’Afrique du Sud où il dirigeait une foundation chargée d’aider les étudiants pauvres ainsi que les jeunes footballeurs talentueux à émigrer en Europe (structure dont a par exemple bénéficié Benni McCarthy – ex Ajax, Celta Vigo, Porto et Blackburn).

On en sait finalement peu sur sa période britannique mais, à sa façon, Steve Mokone a tracé la voie à suivre pour les deux Noirs sud-africains qui lui emboîteront le pas et marqueront l’histoire du football noir en Angleterre : Gerry Francis et, surtout, Albert Johanneson.

Kevin Quigagne.

Les volets précédents :

(1) Introduction. Les premiers Blacks du football britannique
(2) Andrew Watson. Les premiers Blacks du football britannique
(3) Arthur Wharton. Les premiers Blacks du football britannique
(4) John Walker et Walter Tull. Les premiers Blacks du football britannique
(5) Jack Leslie et Eddie Parris. Les premiers Blacks du football britannique
(6) Alfred Charles, Gil Heron, Roy Brown et Lindy Delapenha. Les premiers Blacks du football britannique
(7) Charlie Williams. Les premiers Blacks du football britannique

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[1] Parmi eux, quelques Sudafs blancs connurent un succès phénoménal, tel l’avant-centre Gordon Hodgson, le premier Sudaf à flamber – Liverpool, Aston Villa et Leeds de 1925 à 1939. Avec 233 buts en 358 matchs de championnat au LFC, Hodgson est le deuxième meilleur buteur de l’histoire du club derrière Roger Hunt ! (de plus, tous les buts marqués par Hodgson le furent avec un Liverpool en D1, ce qui n’est pas le cas de Hunt) ; le futur international italien Eddie Firmani (Charlton, Sampdoria, Inter Milan), le seul joueur à avoir inscrit plus de 100 buts en Angleterre et Italie. En 1955, il fut vendu 35 000 £ à la Samp, record britannique de l’époque ; ainsi que le très prolifique Stuart Leary et le défenseur John Hewie (voir plus haut).

10 commentaires

  1. pinguinalité dit :

    Passionnant ! Difficile d’imaginer des footballeurs jouant pieds nus, et pourtant…

  2. noodle dit :

    Très intéressant Kevin. Mon commentaire n’a rien a voir mais ça m’intéresse. Precédemment, tu fais allusion a la politique d’austérite actuelle au RU et aussi a l’opposition il me semble. Tu penses que Miliband va passer ?

  3. bijou dit :

    Super article, vraiment. La partie sur Mokone pourrait faire l’objet d’un article complet tellement il a apporté tellement plus que ça.
    Y a un excellent article dans le Guardian sur lui: http://www.theguardian.com/football/2015/apr/02/south-african-footballer-steve-mokone-coventry-cardiff

    Faut le lire, son histoire est juste étonnante.

  4. Kevin Quigagne dit :

    Merci à vous.

    @ Noodle.

    Oui, Miliband passera. Pas Ed (EM) mais son frère David (DM), en 2020 ou 2025.

    Le gros problème d’Ed Miliband est sa mauvaise image (http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-28459474) et même les sympathisants Labour ne le kiffent guère. Il fait mou, gauche et il ressemble à Wallace (dans Wallace & Gromit) ce qui lui vaut un tas de moqueries et l’emmerde, il en a déjà parlé. On le dit bien ancré à gauche, « inféodé aux syndicats » (plus que son frère, ex protégé de Blair – EM est surnommé « Red Ed ») mais tout est relatif. Ses positions donnent à penser qu’il mènerait grosso modo la même politique que Cameron, en un peu moins drastique niveau coupes budgétaires et avec quelques ajustements sociaux, e.g la suppression de la fameuse « Bedroom tax » qui fait polémique ici au R-U. Depuis le début officiel de la campagne il y a 2 mois, il balance les promesses « de gauche » en vue des élections mais on l’a pas trop vu depuis son élection comme leader des Travaillistes en septembre 2010.

    DM, lui, attend tranquillement son heure à New-York. Il n’a jamais digéré sa défaite aux primaires et en voudrait personnellement à son frangin EM. Sans entrer dans les détails car je doute que ça passionne les foules ici, les 2 frangins (qui appartenaient à des courants travaillistes différents, DM = clan Tony Blair, EM = Gordon Brown) s’etaient mis d’accord pour ne pas s’opposer dans une primaire. DM (l’aîné, le plus connu, etc.) devait prendre la tête du parti en 2010. Mais ça ne s’est pas du tout déroulé comme prévu pour celui qui est surnommé « Brains » pour son intelligence, hors norme paraît-il.

    Enfin, DM se console avec un salaire sympa (450 000 $/an) en tant que président de l’International Rescue Committee et des invitations à gogo dans les médias US, l’establishment new-yorkais et chez les Clinton of course (DM et Hillary sont potes depuis longtemps, du temps où DM était Ministre des affaires étrangères de Blair. Ce sotn d’ailleurs les Clinton, et Madeleine Albright, qui l’auraient pistonné pour son poste à l’IRC).
    Dans 2 ou 3 ans logiquement, il quittera l’IRC pour un retour au bercail (élections 2020) ou autre chose, comme prendre la direction des Nations Unies. Ou alors conseiller d’Hillary Clinton si elle passe l’an prochain.

    Niveau élections du 7 mai, impossible à prédire tant c’est serré dans les sondages et on devrait vraisemblabement hériter d’un « hung parliament », c’est à dire un parlement sans majorité nette (comme l’actuel, d’où la coalition entre Conservateurs et Lib Dems).

    En tout, et j’en parlais dans cet article en évoquant UKIP, on compte environ 200 “swing seats” (sur 650 circonscriptions), c’est à dire des circonscriptions où l’avance du député sortant ne dépasse pas 10 %. Ça devrait pas mal se jouer sur la trentaine de circonscriptions super ric rac, celles avec moins de 600 voix d’écart entre les Conservateurs et les Travaillistes en 2010 (aussi une poignée entre LibDems et Lab-Con).

    C’est plus compliqué cette année because le paysage politique est différent. Certains acteurs, jusqu’ici marginaux, joueront davantage le rôle d’arbitre que lors des élections précédentes très bipartistes. UKIP bien sûr et, dans une moindre mesure, le SNP (écossais nationalistes), en Ecosse évidemment. Les Lib Dems sont en chute libre et ça affectera donc aussi les résultats, et les Verts auront leur mot à dire dans quelques circonscriptions (sans toutefois grand espoir de remporter plus d’1 ou 2 sièges – ils ont en 1). Bref, ça sera bien plus ouvert que d’habitude où le classique Travaillistes vs Conservateurs dominait, avec des gros morceaux Lib Dem ici ou là.

    UKIP devrait faire autour de 12-15 % mais niveau sièges, ils pourraient faire fanny ou quasiment (ils en ont 2 sièges actuellement, grattés récemment lors d’élections partielles, des déserteurs Tory).
    UKIP emmerde toutefois pas mal de monde, surtout la droite je pense même s’ils piquent des électeurs dans les deux camps. La montée du SNP en Ecosse pourrait poser un mini-problème au Labour (41 sièges sur 59 là-haut) et ça devrait discuter sévère entre Miliband et la premier ministre écossaise (en fait, ça discute déjà. Elle cherchera à gratter ce qu’elle peut en cas de victoire, c’est de bonne guerre, devo-max oblige). C’est limité niveaux sièges bien sûr (SNP, Verts) mais vu que ça devrait se jouer sur pas grand chose, un petit gain ou déficit de sièges peut faire la dif.

  5. Kevin Quigagne dit :

    @ Bijou.

    Merci pour le lien sur cet article d’Ed Aarons sorti aujourd’hui même dans le Guardian et que je découvre. Aarons effectue actuellement des recherches sur l’histoire des Noirs dans le football britannique en vue de sortir un bouquin sur le sujet.

    J’ai lu qu’il devait d’ailleurs rencontrer Mokone fin mars ou début avril, donc quelques jours après sa disparition. Aarons a pas mal bossé avec le néerlandais Tom Egbers sur la vie de Mokone (Egbers est l’auteur du livre « Twaalf Gestolen Jaare » que je cite, sur la tragique affaire aux USA ; le dernier lien que je mets – à droite du poster du film The Black Meteor – le mentionne et revient sur cette histoire, sur laquelle je ne me suis pas étendu car ça dépasse largement le cadre britannique à la fois de sa carrière et du dossier qui nous intéresse. Et pis mes articles sont déjà assez chronophages et longs comme ça ! J’ai donc mis des liens pour les compléments d’info).

    L’extraordinaire histoire de Steve Mokone est méconnue car tous ces personnages ne sont sortis de l’anonymat que relativement récemment, comme j’écrivais dans mon intro sur le sujet.

  6. bijou dit :

    Merci Kevin. Je ne connaissais pas Mokone avant de lire ton article. Et quand en parcourant le Guardian, j’ai vu un autre article sur lui, je me suis dit que j’allais le lire pour avoir des compléments d’infos sur lui. Sans toi j’aurais raté l’article parce que je ne savais pas du tout qui c’était…

    Mais je ne m’attendais pas du tout à une telle histoire, c’est juste fou. J’ai tellement aimé l’article du Guardian que je me devais de poster le lien ici.

    Merci pour cette découverte Kevin.

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