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Sabordage mûr

Le championnat de D1 s'achève ce samedi, et si un véritable bilan sportif ne peut être dressé aujourd'hui, on peut déjà affirmer que cette saison aura confirmé d'étrange manière, de nouveaux comportements chez les footballeurs.
Au delà du "mercenariat" en vigueur depuis quelques malheureuses saisons, ce championnat aura démontré une fois de plus la naïveté et l'extraordinaire manque de civisme de certaines vedettes du nouveau music-hall.
Auteur : Clément Jumeau le 8 Mai 2000

 

Le championnat de D1 s'achève ce samedi, et si un véritable bilan sportif ne peut être dressé aujourd'hui, on peut déjà affirmer que cette saison aura confirmé d'étrange manière, de nouveaux comportements chez les footballeurs.
Au delà du "mercenariat" en vigueur depuis quelques malheureuses saisons, ce championnat aura démontré une fois de plus la naïveté et l'extraordinaire manque de civisme de certaines vedettes du nouveau music-hall. De Nicolas Anelka à Sylvian Wiltord, on a pu découvrir une nouvelle façon de piquer des colères, de montrer son esprit capricieux. Comment excuser le manque de respect pour un contrat signé, le manque de respect pour des partenaires, pour un public? La pression n'explique pas tout. L'ambition non plus. Si les deux cas ne sont pas basiquement similaires, ils se ressemblent cependant dans la façon qu'ont eu les joueurs de mêler sport et amour-propre, football et égocentrisme, collectif et gestion de carrière. Il semblerait qu'à aucun moment l'esprit d'équipe, règle fondamentale du football, ne les ait habités. Au contraire. Ils se sont rangés derrière des excuses bidons ("on ne joue pas assez pour moi" dira l'un, "j'ai mal partout" dira l'autre) pour se défiler et ne pas faire face dans le jeu à leurs dirigeants. Une nouvelle façon de manifester le mécontentement, de faire grève. Une façon facilement comparable aux crises d'hystérie d'un enfant à qui on refuse de payer un jouet. Difficile dans ces conditions de dialoguer, de permettre une réflexion sur ce qui va ou ce qui ne va pas.
Ils se sont auto-dénigrés seuls (ou bien aidés par leurs agents respectifs).
Cela n'enlève rien au potentiel contenu dans leurs chaussures. Cela ajoute simplement une nouvelle tache sur le lac de moins en moins calme et de moins en moins propre que représente le foot moderne.
Anelka et Wiltord ne sont malheureusement pas des épiphénomènes. Cette saison a aussi vu sombrer (à moindre échelle certes, mais à un moment crucial pour son club) Peter Luccin. Incapable de gérer les multiples demandes émanant de divers grands clubs européens forcément attirés par le talent incomparable du marseillais, le milieu de terrain surdoué a été dans l'impossibilité de jouer. A la différence de ses deux comparses, il a reconnu cet état de fait et s'en est excusé. Mais le symbole est là. Les joueurs sont de plus en plus enclins à connaître des crises d'absence, d'errance. Les chants des sirènes sont irrésistibles. Les caprices de stars sont inadmissibles.
Fabien Barthez, habituellement si calme, si réservé, se réveille de nouveau en fin de saison pour affirmer son ras-le-bol. Un ras-le-bol difficile à cerner. Dans un premier temps, le portier annonce son départ de Monaco pour mésentente flagrante avec son entraîneur, dans un second, parfaitement serein, il affirme vouloir rester fidèle au poste.
Incrédulité quand tu nous tiens.
Jusqu'où irons-nous dans cette manie de laisser déborder ses sentiments, en profitant des médias (forcément assoiffés de ce genre d'histoire qui font vendre) pour défendre des thèses égoïstes, particulièrement indignes de joueurs professionnels largement mieux rémunérés (n'en déplaise à Nicolas Anelka, il gagne beaucoup beaucoup d'argent) que le public qui les admire, mais aussi à dix mille lieues d'avance des salaires des jeunes stagiaires débordants d'impatience de faire comme leurs aînés (ça promet).
Bien sûr, les footballeurs sont humains. Bien sûr, ils ont aussi droit à leurs crises d'angoisses, à leur désir de vivre mieux. Mais ils ne peuvent pas les exprimer de cette façon. Pas en se comportant comme des objets d'art surmédiatisés. C'est indécent. Ils devraient plutôt arranger leurs histoires dans leur coin, en veillant à ne pas éclabousser le voisin qui veut bien faire, en évitant les journalistes aussi. Qu'est-ce qu'un petit cas perso dans une équipe de 30 joueurs? Rien, même pour la vedette.
Ce n'est pas faire preuve de démagogie que d'affirmer haut et fort que les footballeurs devraient veiller au bon maintien de leur image de marque, sous peine de voir réagir des spectateurs lésés, floués par les capricieux jeunes gens. S'ils aiment manquer de respect pour leur engagement contractuel, ils n'ont aucune raison de rompre l'engagement tacite pris chaque saison avec leurs supporters. Le football est un jeu qui se joue à onze dans la même équipe. Cela ne signifie pas onze sur un terrain dispersés par hasard.

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