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L'intérêt de Milan

En ces temps d'inflation et d'opulence boursière, la gestion nouvelle génération de clubs de foot transformés en pompes à fric pour investisseurs anonymes produit quelques effets pervers…
Auteur : Jamel Attal le 7 Avr 1998

 

En ces temps d'inflation et d'opulence boursière, la gestion nouvelle génération de clubs de foot transformés en pompes à fric pour investisseurs anonymes produit quelques effets pervers. Depuis qu'un conseil d'administration a viré Keegan, Newcastle caracole à la quinzième place de la League. Les gros patrons s'illustrent: Jesus Gil y Gil ridiculise année après année l'Athletico, Montovani propulse la Sampdoria à la... 10e place du Calcio, et le Milan AC est victime d'un syndrome qui va bientôt porter son nom. En France, deux clubs de mineurs et de sidérurgistes, misant sur la continuité et la solidarité, squattent les premiers rangs et vont vraisemblablement priver les grosses écuries de Ligue des Champions.

Le plus frappant est de constater l'effet sur le terrain de ces politiques financières outrancières, et l'Inter offre à cet égard un exemple saisissant. Contre le Spartak de Moscou, comme souvent depuis le début de la saison, la Dream Team de Gigi Simoni a livré un match médiocre pour ne l'emporter qu'à l'usure et sur le fil, contre des Russes pourtant à court de compétition. On savait déjà que cette collection de stars marcheuses et égoïstes avait parfois du mal à se motiver, se laissant notamment déborder par Lyon puis Strasbourg à l'automne, mais c'est le jeu des Intéristes en lui-même qui pose problème : quel est l'intérêt d'aligner de pareilles vedettes si c'est pour voir un collectif aussi anémique?

La culture italienne du résultat s'embarrasse certes assez peu de telles considérations esthétiques, mais comment se contenter de voir simplement la logique l'emporter laconiquement, et non le spectacle? L'Inter refuse le jeu, Ronaldo et Djorkaeff ne jouent que par intermittences, ce dernier se retrouvant de plus en plus souvent sur le banc. On peut d'ailleurs douter de l'efficacité à terme de ce type de stratégie, la Juve semblant offrir de meilleures garanties de régularité. Il ne s'agit peut-être que d'une vieille opposition entre deux conceptions du foot, celle des équipes prenant le jeu à leur compte, et celle des formations qui se contentent de relever les compteurs (score final et chèque de fin de mois). Mais le football des mercenaires n'est décidément pas le nôtre.

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