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Drame mineur sous les projecteurs

Si France-Algérie n'a pas fini comme il aurait dû, les pires conséquences de ces gestes stupides sont les indignations disproportionnées et les amalgames instantanés que certains ne manquent pas de faire, au lieu de désigner les responsabilités d'adultes sains d'esprit.
Auteur : Etienne Melvec le 7 Oct 2001

 

Les crétins plus forts que les terroristes
Ironie grinçante. On avait déployé un dispositif pour empêcher tout drame majeur, dans une période marquée par les attentats suicides et dans laquelle on imagine des avions s'écraser sur tous les symboles qu'ils survolent, et c'est un infantile envahissement de pelouse qui stoppe net le match et prend à revers tout ce dispositif.

Un très grave défaut d'organisation
Dans le catalogue des équipements du Stade de France figurent des barrières qui peuvent être positionnées à deux hauteurs (en fait, la partie haute, montée sur charnières, se rabat sur la partie basse). Elles ont rarement été employées en position haute (notamment au début, pour les finales de Coupe de France et de Coupe de la Ligue 1998), mais s'il y avait bien un match pour lequel il ne fallait pas prendre de risques, c'était tout de même celui-là. Ou alors, il fallait garantir un nombre suffisant de stewarts pour arrêter dans l'œuf les tentatives. La facilité avec laquelle les premiers envahisseurs ont pu amuser la galerie a donné des idées aux autres, nettement plus nombreux, qui n'ont pas tardé à les imiter.
On aura remarqué que des panneaux publicitaires avaient été nouvellement installés sur ces barrières rabattues. Après les panneaux lumineux très pénibles le long du terrain, le Consortium ne néglige aucune surface commercialement exploitable (même pas les escaliers). On n'ira pas jusqu'à dire que la mise en place de ces panneaux empêchait de relever les barrières, mais la coïncidence est fâcheuse.
Quoi qu'il en soit, les organisateurs (Consortium, Fédération et autorités policières) ont gravement failli, et leur irresponsabilité est plus grande que celle des imbéciles qui eux n'ont même pas les moyens de mesurer les conséquences de leurs actes. Côté FFF, on retiendra les déclarations de Gérard Enault (directeur général) qui ne reconnaît aucune négligence, aucun défaut d'organisation et défend le principe de l'absence de barrière, invoquant des dangers (écrasement type Heysel) sans aucun rapport avec la situation. Beau sens des responsabilités et belle intelligence, car des événements comme ceux de samedi sont le plus court chemin vers le rétablissement systématique de ces dispositifs.

Les crétins plus forts que les journalistes ?
Le plus dommageable est finalement l'unanimisme avec lequel la presse stigmatise les incidents pour en faire un "gâchis" pur et simple et sortir ses grilles d'interprétation automatique. Les "unes" de dimanche sont suffisamment éloquentes et consacrent le véritable échec de ce France-Algérie, auquel il n'aura manqué que… 12 minutes de calme pour qu'on lui donne le sens qu'il méritait.

Symboles et amalgames
Dans le contexte émotionnel des dernières semaines, et dans celui d'une campagne électorale qui va être axée sur les problèmes d'"insécurité", on a entendu des journalistes partir à toute vitesse. Ainsi sur France Info ou "des Algériens" ont envahi la pelouse, puis des "jeunes de banlieue", où furent évoqués "les coups, puis la peur". Quels coups? Aucune agression n'a eu lieu sur la pelouse, aucun incident n'a été signalé à la sortie du stade. Pour stupide qu'elle fut, l'invasion fut pacifique (même pas politique, puisque aucun drapeau palestinien ou kabyle n'a été aperçu).
Les responsables seront vite étiquetés, stigmatisés par les gros plans : ce sont ces sauvageons, ceux que les couvre-feu veulent maintenir à la maison, les juvéniles délinquants, le prétexte à tous les amalgames et toutes les politiques sécuritaires. Une véritable aubaine pour les répressionnistes. Pourtant, il ne fallait pas voir dans ces exploits pitoyables une volonté de nuire, mais l'expression d'une bêtise toute simple et assez universelle, celle qui de tout temps a poussé des gamins à faire des grosses conneries. Car franchement, faut-il condamner la vingtaine d'interpellés à 10 ans de prison?


A cet instant, le petit gros rigole. Mais dans quelques heures, Francis Maroto va lui coller une torgnole, ou l'envoyer au bagne.

Exemple parmi d'autres, Stade 2 a entièrement axé son traitement du match autour des événements. Francis Maroto a employé sa science du larmoyage pour sortir la barre à mine contre ces "dizaines de voyous qui gangrènent les spectacles sportifs et les autres", tout en prétendant ne pas leur faire trop d'honneur et de publicité (un reportage entier, pas mal quand même). Surtout, il mélange tout dans les trémolos de sa voix chevrotante, les "40.000 personnes qui sifflent la Marseillaise", les "centaines" qui ont envahi le terrain, les casseurs de manifs… Le sac est assez grand pour contenir d'autres catégories.

Ce match était trop chargé de symboles pour que les incidents ne soient pas surinterprétés, que la parabole ne s'étende abusivement à la situation sociale avec l'invocation des éternels stéréotypes. Et effectivement, ces agissements compromettent l'occasion espérée de faire de cette rencontre un moment fort et consensuel. Mais les lectures simplistes qui les dramatisent à outrance ne font pas mieux. On célèbre les symboles immaculés comme Zidane, mais on a plus de mal avec les représentants de la réalité. C'est compréhensible, mais le grand écart est quand même impressionnant.

Une sagesse inattendue
Un petit miracle se produisit néanmoins samedi soir. Alors que les commentaires de Thierry Roland et son acolyte partaient un peu en quenouille, Pascal Praud se dressa dans la tribune présidentielle et se fit Jean Jaurès, apôtre de la paix. Il relativisa fort à propos, en signalant qu'aucune violence ne s'était produite dans les tribunes. Quelques minutes plus tard, il insista sur la poignée de personnes coupables et sur les intentions parfaitement innocentes des supporters algériens rencontrés dans la journée, et pour qui la fête aussi était gâchée. Nous tapons suffisamment sur le service des sports de TF1 pour signaler une action louable d'un de ses membres quand elle se produit.
Sinon, Roger Lemerre a été parfait de modération et de philosophie, évoquant "un petit moment de liesse", saluant la réconciliation en marche.

La potion fut plus amère pour Marie-George Buffet et Claude Simonet, dans le cadre des téléobjectifs. L'émotion les a un peu emportés au moment de s'adresser au public, la ministre recevant une bordée de sifflets, le président de la Fédération pris au piège d'un lyrisme un peu maladroit (cela a été le seul effet involontairement comique de la soirée). Il était en en effet trop tard pour sauver le match, et le bénéfice politique qui en était attendu. Il fallait tout de même du courage pour organiser cette rencontre et la maintenir après les événements du 11 septembre. Sur la corde raide, elle a basculé du mauvais côté des symboles. Et les médias ne se sont pas privés de se jeter sur elle.

Réactions

  • me_myself le 08/10/2001 à 00h11
    c clair que la foire aux amalgammes est ouverte.
    les jeunes arrêtés ne prendront pas 10 ans de prison ferme. sachez juste que la jurisprudensce Alliot Marie gratifie tout envahissement de terrain de 6 mois de prison ferme..

    je suis curieux de voir ce qu'il va se passer.

    (roland et larqué ont été briefé avant match, pour qu'ils ne soulignent pas l'hymne nationale sifflé, ceci expliquant cela).

  • fabest77 le 08/10/2001 à 04h50
    Finalement, c'était plutôt sympa cet envahissement, ça a fait de l'animation dans un match qui tournait à vide et sans interêt. C'était juste des jeunes qui voulaient vivre leur moment de gloire en foulant cette pelouse et en passant à la télé. Y auraient juste pu attendre 15 minutes de plus, mais vu qu'y se faisaient chier comme nous, ils en ont eu marre.

  • GMAN le 08/10/2001 à 06h29
    LE FIASCO
    Le match de trop

    Ce qui s’est passé hier au Stade de France tient plus de l’émotion que de la réelle catastrophe: un match arrêté pour envahissement de terrain est, somme toute, un épisode banal qui se produit
    couramment un peu partout, y compris dans l’Hexagone. Les annales du football regorgent de ces petites et grandes tragédies que ne retiennent finalement que les
    esprits chagrins. Mais voilà, ce match n’était pas comme les autres, et son interruption brutale prend rapidement les allures d’une exceptionnelle déconfiture dont on redoute déjà les effets sur l’image de notre pays ou de ce qui en reste. On a voulu que ce match ne ressemblât à aucun autre,
    outrageusement bâti sur l’évocation douloureuse et quelque deux ou trois motifs à nostalgie qui ont vite fait de transformer une banale joute sportive en un extraordinaire
    choc des souvenirs. Comment alors se plaindre qu’il ait été conforme aux utopies qui l’ont entouré : sportivement, il n’avait évidemment aucun intérêt, surtout du fait de l’écrasante supériorité des Bleus, mais politiquement, dans les gradins, il avait les allures d’une compétition décisive entre deux pays qui n’avaient pas terminé de régler leurs comptes. Alors,
    un envahissement de terrain qui a l’outrecuidance de briser une utopie devient un intolérable
    outrage à l’étalage des bons sentiments et les gamins qui ont foulé avec jovialité le gazon du
    Stade de France seront bientôt tenus pour de nouveaux Ravaillac. C’est à ce travestissement fatal que conduit la politisation abusive du football : il faut résolument le laisser aux footballeurs et s’interdire de l’utiliser comme « outil de rapprochement » entre les peuples et autres fadaises qui ont nourri les discours démagogiques des hommes d’Etat qui parlent de sport quand le destin de leurs peuples vient à les ennuyer. Ce match-là était déjà précoce et inutile, on l’a rendu plus risqué en le politisant et, au final, on ne sait s’il faut se lamenter d’avoir encaissé quatre buts au Stade de France ou d’y avoir laissé une partie de notre dignité.

    Par Mohamed Benchicou (dans Le Matin)


    Toute l’Algérie était derrière son poste de télévision. Toute la France n’avait d’yeux que pour ce match de foot. C’était la première fois que les deux pays regardaient dans le même sens. Mais comme le football recèle beaucoup de surprises, il y eut un envahissement , sympathique il faut le dire, du terrain par un certain nombre de supporters des Verts qui voulaient vivre de plus près la fête. Il est vrai que c’était un dépassement inadmissible qui a gâché la fête, mais à un aucun moment il ne fallait céder aux amalgames. Les jeunes sont imprévisibles, alors autant leur accorder des circonstances atténuantes.

    Par Azeddine Hammou (dans El Watan)


    C’était le «5 Juillet»

    La capitale française a vécu une journée particulière hier à la faveur de l’empoignade des Verts et des Bleus engagée dans la soirée.

    Cette rencontre «amicale», surdimensionnée par l’héritage psychologique de la période coloniale et des turbulences subies entre les deux pays après l’indépendance, s’est donné un cachet spécial. La pression était donc évidente, et bien avant le début de la rencontre, les chemins menant au Stade de France avaient d’amusantes allures colorées. Le drapeau algérien était largement dominant et des processions en folie de jeunes des banlieues et d’ailleurs donnaient libre cours à leur enthousiasme, du départ de Saint-Denis aux tronçons autoroutiers environnants, l’occasion était à «l’expression identitaire» teintée d’un trop-plein de prosélytisme bon enfant. Les alentours immédiats du Stade de France avaient des «allures de 5 Juillet» les jours de grande affluence. Derbouka, saxo, chants et danses et les étendards nationaux portés à bout de bras par les supporters algériens qui croyaient dur comme fer que leur équipe allait faire mordre la poussière aux champions du monde. Combien étaient-ils hier, ceux que berçait ce rêve, a priori inaccessible ? 20 000, 30 000, 40 000 ? Dès l’ouverture des portes du stade, le drapeau national s’installait en conquérant sur la terre de France le temps d’une soirée. On s’occupait ainsi comme on pouvait dans les gradins quand, à la vue des joueurs de l’équipe de France venu tâter la pelouse, le stade explosa... de sifflets stridents et copieux.
    Les champions du monde n’en revenaient pas et avaient l’impression, pensons-nous, de jouer à l’extérieur. En tout cas, jamais pareille situation ne s’était produite. A l’opposé, l’équipe d’Algérie a été reçue par un tonnerre d’applaudissements, ce qui a dû réconforter nos joueurs, eux qui semblaient s’être présentés dans l’antre français pour limiter les dégâts. Quoi qu’il en soit, le préposé à l’animation du Stade de France ramènera un peu de sérénité dans les tribunes en souhaitant la bienvenue à la colonie intérieure algérienne en lançant à leur adresse un très diplomatique «salam alikoum». C’est la période d’échauffement des joueurs. Les champions du monde dégageaient une impression de sûreté et de grande confiance, alors qu’en face les Algériens étaient crispés, écrasés par la notoriété des grandes vedettes adverses. Toutes les couronnes mondiales sont là, ceux qui ont feint l’indifférence à l’égard du rendez-vous comme ceux qui ont fait part de leurs craintes dans cette conjoncture internationale un peu spéciale. Visiblement Goliath ne craint pas David mais ce qui gravite autour... Dans le camp des politiques, on vibre aussi. Un politicien de l’Hexagone se posait la question de savoir si le match allait être celui du rapprochement ou d’une fracture plus douloureuse encore entre la communauté algérienne en France, à cœur d’intégration, et la société française. Ça n’a pas été trop une impression de fraternisation à la lecture de la composition des deux équipes. Des joueurs algériens extrêmement applaudis et des joueurs français soudainement conspués à l’exception de Zinedine Zidane, chaleureusement applaudi par les deux camps.
    20 h 40, heure française ; l’orchestre de blanc vêtu s’immobilise au milieu de la pelouse et les deux emblèmes nationaux sont déployés de part et d’autre à l’horizontale.
    20 h 45. Les deux sélections se présentent, s’immobilisent en prélude aux hymnes nationaux des deux pays. Kassaman est entouré par 50 000 poitrines ; un moment d’émotion intense. La Marseillaise est, l’on s’y attendait un peu, sifflée. Pas vraiment méchant, mais allez retenir ces jeunes des banlieues qui n’attendaient que ça pour prendre une longueur psychologique sur l’adversité et la malvie de tout bord. Le match pouvait commencer. Quant au résultat...
    Après une heure de fête, tout bascule. Des jeunes pénétrent sur le terrain au moment où le service d’ordre était archi-dépassé. Les joueurs rejoignent alors les vestiaires pendant qu’en dehors du stade les CRS tentent de ramener le calme. Le président de la FFF ainsi que la ministre française de la Jeunesse et des Sports, Marie-Georges Buffet, intervenant au micro, n’ont pu ramener les esprits au calme. Un match, une fête gâchée. Dommage...

    Par O. Kharoum (dans El Watan)

  • tat le 08/10/2001 à 08h27
    Franchement, des p'tits jeunots qui viennent s'amuser sur la pelouse je ne vois pas ce que ca a de "grave", "attristant" et "irrespectueux" comme l'on balance tout ces pseudos journalistes a 2 balles, Francis Marotto (ca s'ecrit comment?) en tete (il devrait se mettre au melodrame...). C'etait meme plutot rigolo et sympa en fait!
    Moi ce que je trouve beaucoup plus "grave", "attristant", et tout ca, c'est la rentree du "Snake" a la mi-temps!!! Mais bordel de bordel, quand est qu'on va le foutre a la porte pour de bon, hein Roger ?!?

    A+,


    Tat

  • houbahouba le 08/10/2001 à 10h27
    Ni grave, ni anodin.

    Les débordements de la fin de match n'étaient qu'une façon de se montrer sans revendication particulière. Plus un excès d'enthousiasme dopé, hélas, à la bêtise ordinaire. Mais le contexte politique actuel nous démontre que tout est possible et qu'il était normal d'être vigilant. Cependant, vigilance et vigiles ce n'est pas la même chose. car il semble très facile de se retrouver sur la pelouse du SDF. Alors bien sûr l'éternel débat sur grillage ou pas grillage va ressurgir. Et comme souvent, c'est une minorité irresponsable qui dictera sa loi de la connerie à une majorité respectueuse des joueurs.

    En parlant de respect, je suis toujours choqué que l'on conspue l'hymne national d'un pays que l'on accueille dans son stade mais bizarrement je n'ai pas été surpris que ce soit la Marseillaise qui récolte sa bordée de sifflet.

    Est-ce parce que le fossé est si grand entre les jeunes français d'origine étrangère et ce pays qui n'est pas une terre d'accueil mais aussi LEUR pays parce qu'ils y sont nés ? Je n'ai pas dit qu'ils s'y sentaient bien…mais j'espère qu'ils s'y sentent chez eux parce que c'est autant chez eux que pour un breton, un bourguignon ou un antillais.

  • me_myself le 08/10/2001 à 10h40
    houbahouba, soit tu vis sur mars ou tu vis dans ce beau départment de la lozère (quoiqu'il y a des zup à Mende..)
    ces gars sont de la troisième génération, ils sont perdus, et ils n'aiment pas la France. on ne peut rien pour eux. le fossé est là et rien ne pourra le combler.
    s'ils aiment tant ce pays qu'ils ne connaissent pas (l'Algérie), qu'ils y retournent? désolé pour le non politiquement correct.

    franchement nous avons une équipe de France qui respire l'intégration, le METISSAGE et ils préfèrent l'autre?

  • marco le 08/10/2001 à 11h18
    Quand même Marotto était grandiose. Il a failli me faire pleurer.

  • CELTIC BHOY le 08/10/2001 à 12h27
    L'EdF respire l'intégration, OK. Mais c'est pareil dans le reste de la société ? non. Ya du progrès, certes mais c'estg pas encore ça. L'EdF n'est pas représentative de la société, et ces jeunes n'espèrent pas jouer un jour en EdF. Donc ce n'est pas pur eux.
    Quelque part, ils ne se sentent pas entièrement acceptés par notre société, ni même par leur pays d'origine. C'est la dure condition d'étranger, dans un pays qui accepte difficilement que tu aies un passé, une culture, une religion différente. L'expression de ce malaise est peut-être maladroite, mais on ne va pas améliorer les choses en renforçant le rejet. La France n'est pas un régime totalitaire, certes, mais essayer un peu d'être arabe, musulman, pauvre dans la société, et vous constaterez que vous n'avez pas les mêmes chances que les autres.

  • ibrahima bakayoko le 08/10/2001 à 16h32
    100 % d'accord avec Etienne

    Cet envahissement de pelouse c vraiment pas la fin du monde, quand on voit me_myself nous parler comme le premier lepeniste venu ca devient saoulant

  • magic luis le 10/10/2001 à 10h27
    t'as rien compris...

    le pb c'est pas l'envahissement de la pelouse par quelques centaines de jeunes trop enthousistes et inconscients. Ca a la limite tout le monde s'en fout... c du deja vu...

    ce qui est grave c que les mecs aient sifflé leur hymne! Ca c'est chaud et inexcusable, et ça justifie l'acharnement mediatique...