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Des sanctions diplomatiques

Dans l'intérêt supérieur du football français, la commission de discipline de la Ligue a pris les décisions qui s'imposaient pour neutraliser "l'affaire" OM/Monaco, mais pas vraiment pour imposer le respect de la justice sportive…
Auteur : Julie Grémillon le 14 Avr 2000

 

La commission de discipline de la Ligue nationale de football vit à un rythme très irrégulier, mais cette fois, il s'agissait de ne pas faire traîner les choses. Jeudi dernier, après audition des protagonistes, elle a annoncé des décisions avec lesquelles elle espère clore définitivement "l'affaire".
La suspension de 6 mois pour Christophe Galtier est spectaculaire, comme l'amende de 500 000F,effectivement lourde mais très relative dans un budget comme celui de l'OM (elle n'est pas non plus assortie d'une suspension du stade). Car en dehors des suspensions "réglementaires" des joueurs avertis, l'OM ne subira aucun dommage sportif et conservera les acquis de cette victoire. Les sanctions portent en effet un message implicite inquiétant: le résultat d'un match aussi lamentable peut être validé sans discussion. Un fusible saute, son tardif mea culpa autorise une absolution générale. Dossier classé, advienne que pourra avec les poursuites judiciaires...

En ne statuant que sur les faits les plus avérés (reconnus par les deux clubs), et en assimilant la portée des faits à celle d'incidents, la commission a choisi d'éteindre l'incendie et de limiter sa responsabilité. Son président, Jacques Riolacci, avait annoncé qu'il s'agissait d'une "affaire originale et inédite", comme pour la dédramatiser, ajoutant "nous sommes là dans un flou artistique". Paradoxalement, l'AS Monaco s'était le soir même défendu de vouloir remettre en cause le résultat sportif, alors que les méfaits dénoncés ont de toute évidence eu une influence sur le résultat du match. Cette contradiction montre bien les limites des recours contre les dérives constatées vendredi 7 avril, et le caractère diplomatique de l'arbitrage disciplinaire. A choisir entre un scandale atteignant un fleuron de l'élite nationale et la petite révolte des relégables potentiels, la Ligue a vite fait d'interpréter l'intérêt supérieur du football français. Le verdict s'apparente à un règlement à l'amiable, qui n'ajoute pas de nouveaux préjudices. Tant pis pour l'équité. Riolacci exprime même ses doutes quant à la possibilité que les instances sportives soient à nouveau saisies, suite aux procédures engagées devant la justice civile, au brillant motif que "le plat sera froid". N'insistons pas.
Le problème de cette politique très flexible, c'est qu'au lieu de réaffirmer une intransigeance totale contre la violence, elle accorde une marge de tolérance qui ne fait pas très sérieux dans le paysage européen et surtout qui ne présente pas les meilleures garanties pour qu'à l'avenir les dérives cessent totalement. On attend toujours une lutte déterminée contre tous les comportements irresponsables (du genre des supporters parisiens en déplacement). Peut-on vraiment croire que les clubs vont prendre d'eux-mêmes les mesures indispensables et mener cette lutte sans injonction des instances? La Fédération, par la voix de Claude Simonet, a trouvé le jugement trop clément, et envisage de revoir son barème de pénalités sportives afin de le rendre plus dissuasif. Il serait même question d'installer dans les couloirs de nos stades un dispositif vidéo permanent…
Cette gestion ambiguë, voire complaisante, qui jette un voile pudique sur les faits et travaille dans les couloirs (pas ceux des vestiaires), n'éclaircit rien. A Marseille, on va encore invoquer la persécution, tandis qu'ailleurs le club olympien semblera avoir bénéficié de la clémence due à l'exception marseillaise. L'espoir reste que l'affaire permette d'imposer un assainissement dans l'entourage du club. Yves Marchand est-il pour autant l'homme de la situation? Puisse l'électrochoc servir aussi de rappel à l'ensemble des clubs, un jour ou l'autre tentés de basculer dans la guerre physico-psychologique.

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