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Collectifs contre collections

Notre D1 offre à Sedan une première place bien méritée, et tout le monde s'interroge sur la morale de l'histoire. C'est pourtant une certaine logique qui l'emporte et jette un doute sur la gestion sportive des "gros" du championnat...
Auteur : Jamel Attal le 7 Nov 2000

 

Est-il vraiment surprenant que ce soit le championnat de France qui voit aujourd'hui les petites équipes tenir la dragée haute aux grosses écuries? Que les valeurs collectives l'emportent ici sur la simple logique de l'argent?
Ceux qui veulent n'y voir que l'affaiblissement du championnat passent à côté de l'essentiel. Paris, Lyon ou Monaco disposent d'infrastructures et d'effectifs (tant en quantité qu'en qualité) qui devraient leur permettre de rivaliser au niveau européen et de dominer leur compétition nationale. Rennes, Lens ou Bordeaux sont également armés pour se dégager dans la hiérarchie.
Leurs difficultés à surclasser les équipes moins dotées s'expliquent d'abord par leurs propres carences: mauvais choix sportifs, manque de continuité, recrutements ratés... Pour faire tourner ces lourds orchestres symphoniques, tout doit être au diapason et nos ténors manquent peut-être d'expérience dans le management de telles entreprises.

L'évident resserrement des valeurs, dû en grande partie aux progrès techniques et tactiques des outsiders (voir Déclin du foot français: le démenti...), oblige les présumés favoris à marcher à plein régime. Or, on constate qu'en matière d'abnégation et d'engagement, ils accusent fréquemment un net déficit. Fascinés par la Ligue des champions, certains joueurs ont du mal à produire la même intensité d'effort dans les joutes nationales hebdomadaires. Alors que Troyes ou Lille jouent leur survie à chaque rencontre, et consacrent toute leur énergie au championnat, les "européens" sont condamnés à une délicate gestion des efforts.
Du côté de Paris ou Monaco par exemple, les stars sont-elles prêtes au combat? Leur confort matériel, leurs plans de carrière, leur tendance à n'être que de passage dans les clubs sont autant de raisons de douter de la constance de leur motivation. La fragilité psychologique, le mental déficient sont des symptômes fréquents au camp des Loges, à la Commanderie ou à la Turbie, qui compromettent l'expression pleine et entière du potentiel de ces formations.
Le parallèle est vite fait avec des équipes comme l'Inter ou Chelsea qui collectionnent les individualités mais ont du mal à les faire jouer ensemble et n'arrivent pas à enclencher une dynamique de groupe. A Nantes ou Sedan, l'équipe comprend une ossature avec des éléments qui jouent ensemble depuis des années. Le différentiel, net sur le papier, disparaît alors souvent sur les pelouses quand ces équipes solidaires, parfaitement rodées tactiquement, s'attaquent sans complexes à leurs prestigieux opposants. Voilà même qui pourrait être un programme à suivre pour nos engagés européens, lesquels seraient bien inspirés d'adopter cette attitude à l'échelle continentale...

Bien sûr, tout le monde glose aujourd'hui, nous y compris, sur la symbolique trop évidente de ce classement, alors qu'il est provisoire et pourra être plus tard largement contredit. Dans un championnat comme dans la Ligue des champions, la différence se fait à terme moins sur les qualités techniques que sur d'autres facteurs liés aux moyens financiers, comme la taille des effectifs ou l'efficacité des infrastructures qui permettent de tenir la distance et de gérer les compétitions... Mais les Aulas, Perpère Pinault ou Campora devraient s'inquiéter du faible rendement de leurs investissements sur les terrains nationaux, où leurs clubs jouent encore l'essentiel de leurs destins sportifs.
Et bonne chance à Sedan, qu'on imagine déjà en train de croquer la Lazio ou le Real!

Réactions

  • splash-la-tomate le 07/11/2000 à 00h00
    Certainement, les gros n'ont pas encore trouvé leur système de jeu. En revanche, les "petits" ont un système de jeu mis en oeuvre par une équipe qui n'a pas changé depuis leur montée de D2, et un entraineur de qualité. Cependant, je ne crois pas qu'on puisse vraiment s'en réjouir car je ne vois pas Sedan croquer les équipes en ligue des champions. Vous me direz que personne n'est capable de le faire aujourd'hui, mais quand on voit la qualité de jeu (qui n'est pas si mauvaise que tout le monde le dit) des clubs en ligue des champions et les résultats, il n'est pas certain que sedan fasse mieux. Excepté Sedan, je remarque cependant que le jeu proposé par Guingamp, Lille, ... est avant tout basé sur le contre qu'ils jouent à merveille. Mais de là à imposer leur jeu, il y a un pas. Les bons résultats des "petits" sont avant tout à comparer à l'inconstance et l'inconsistance des plus gros qui ne parviennent pas à trouver un bon système de jeu. PSG s'obstine à jouer sans meneur vraiment capable d'alimenter ses attaquants dans de bonnes conditions et ce système n'a vraiment donné de bons résultats que contre Rosenborg, mais là, le pressing et la qualité du jeu face à une équipe qui cherchait à jouer et non à contrer ont été payants. Ce cas de figure ne s'est jamais représenté depuis. Il est certainement de bon ton aux CDF de s'extasier de la situation actuelle et vous rêvez probablement d'une descente aux enfers de tous les gros plein de fric, mais serait ce une solution pour que le championnat ne cherche pas à jouer comme ces équipes ("bien organisé"= 8-9 joueurs derrière qui contrent ou font déjouer l'adversaire). Monaco - Lyon en est un parfait exemple. Monaco joue (de façon brouillonne, mais joue), et lyon contre.

  • Elie le 07/11/2000 à 00h00
    Pour apporter de l'eau à votre moulin, j'ajouterai que le phénomène est vraiment aujourd'hui un mouvement de fond puisqu'il n'est plus franco-français:

    Udinese est 1er en Italie, Alaves est 2e en Espagne, Anji Makhachkala est sur le point de terminer 3e en Russie, et Leicester est actuellement 3e en Angleterre. Et personne ne dit rien !

    Alors à force de ricaner avec condescendance en imaginant l'an prochain Sedan-Réal et Lille-Juventus en champion's League, nos grands faiseurs d'opinion vont se retrouver en fait avec Sedan-Alaves et Lille-Udinese sans qu'ils aient rien remarqué...

  • Marie le 07/11/2000 à 00h00
    sedan, mon sedan, je t'aime même si mon coeur appartient à bordeaux et à Duga surtout. Nico, olivier, alex et les autres, que le championnat se résume à une lutte entre vous et bordeaux et je serai heureuse. Bravo à élie pour avoir signalé un phénomène qui s'étend en europe. Faute au foot business...

  • Vive le LOSC le 07/11/2000 à 00h00
    Juste une petite correction : le systeme de jeu pratique par le LOSC etait plutot oriente attaque l'annee derniere en D2 (meilleure attaque) et l'equipe a considerablement change de tactique en D1 (à raison d'ailleurs). Une chose est sure : une equipe de 11 joueurs soudes et pousses par son public est toujours meilleure que 11 branleurs surpayes qui font leur froc des qu'ils doivent entrer sur le terrain. (n'est ce pas OM )

    Ceci etant dit, avec l'ecart actuel, tout change d'une journee a l'autre, et je pense que les petits vont s'essouffler, que les gros en difficulte vont se ressaisir et que les pontes de l'UEFA n'ont rien a craindre : la ligue des champions restera acquise aux grosses equipes des grands championnats ( meme si ils se gagnent avec des valises d'argent ).

    Desole, mais a Sedan ou a Lille, les joueurs ne sont meme pas assez payes compares aux exploits qu'ils realisent. Rappelez vous de la greve de la saison passee a Sedan.

  • Pluloinqueleboudunez le 10/11/2000 à 00h00
    Je suis d'accord avec l'ensemble de l'analyse technique, mais je m'inscrit en faux sur plusieurs lien
    1)Ni Lyon, ni Monaco et peut être à peine Paris ne peuvent rivaliser avec les plus gros européens comme la Lazio, le Réal, ou ManU. C'est une question de moyens. Et qu'on ne me parle pas de comparaison de budget. En France, la D.N.C.G assure une cohérence aux finances du foot. Le Real,sous les mêmes règles serait en National, le président de la Lazio en prison pour détournement de fonds. Les équipes anglaises,italiennes et espagnoles peuvent compter sur une trentaine de joueurs pros. En France, ce chiffre est limité à 25.

    2)Les charges salariales et patronales, socialement justifiées, empèchent les clubs français d'attirer ou de retenir les bons lien reste de l'Europe en profite lien
    3)On ne peut dire que les clubs français ne savent pas gérer les grosses machines européennes: l'O.M en fut une en son temps, Paris a aligné des performances énormes plusieurs années de suites, et comptez les matches européens de monaco juste pour voir.

  • Il principino le 12/11/2000 à 00h00
    Petites remarques pour Plusloinqueleboudunez: je en sais pas où tu as vu que Cragnotti a détourné des fonds. Son club que je n'apprécie guère est un des rares clubs au budget équilibré en Italie. Il faut y ajouter que Cragnotti est le propriétaire de la principale boîte d'agroalimentaire en Italie.

    J'aimerais revenir plus longtemps sur cette bêtise effarante qu'est la DNCG. Le Real ou le Milan AC s'ils n'avaient plus le crédit des banques seraient en dépôt de bilan. Ce crédit, ils l'ont constitué par leur histoire un peu plus glorieuse que celle des clubs français et leur chiffre d'affaire. De même ils jouissent de l'appui de millions de supporters. Ils constituent un patrimoine pour leur ville et pays. Il existe une juridiction En Espagne, les clubs sont considérés comme des sociétés relevant des tribunaux de commerce. Le football français qui se complaît dans sa mafia paysanne préfère rester dans le flou juridique concernant le statut de ces clubs. Marre de ce discours antilatin, en Itale, les centres de formation ne sont pas subventionnés par les collectivités locales, les selections nationales sont financés par le Totocalcio et le mécennat privé. Si le football français veut l'égalité des chances qu'il l'obtienne en demandant l'obtention de statuts d'entreprise pour leur club et l'abandon de toute forme de subvention directe ou indirecte.