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Bracigliano 1985, le champ du Partizan

Un jour un but – Le 6 novembre 1985, en seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA, le Nantais Vincent Bracigliano s'offre un slalom étourdissant dans la défense du Partizan de Belgrade.

Auteur : Richard Coudrais le 4 Nov 2015

 

 

D'abord le geste de Vahid Halilhodzic. Sur une passe adressée de l'arrière par William Ayache, le buteur nantais s'est replié sur la ligne du milieu de terrain, entraînant avec lui son garde du corps. Il laisse subtilement passer le ballon, peut-être l'a-t-il dévié ou seulement effleuré, mais il a lancé Vincent Bracigliano plein champ dans la défense du Partizan.

 

 

La complainte du Partizan

L'ex-Messin pousse son ballon un peu loin et se retrouve nez à nez avec Capljic. Celui-ci tacle trop rapidement alors que le Nantais crochète dans l'autre sens. Radanovic se met sur la trajectoire mais se fait mystifier par un grand pont. Bracigliano entre dans la surface, coté gauche, et retrouve Radanovic qui n'a pas lâché l'affaire. Le Nantais crochète le Yougoslave et s'ouvre la voie du but. Dans un ultime effort, le numéro 6 nantais voit Omerovic, le gardien aux abois, plonger un peu au hasard. Il le lobe d'une frappe de l'intérieur du pied droit.

 

 

 

 

C'est une explosion de joie qui secoue le stade de la Beaujoire. Depuis une heure, son équipe récite un match parfait qui noie les illusions de son adversaire. Jorge Burruchaga a ouvert le score après un quart d'heure, Loïc Amisse l'a doublé en début de seconde période. Le but de Bracigliano, à la 57e minute exactement, scelle pour de bon la qualification du FC Nantes. Il est inscrit de manière exceptionnelle par un joueur voué aux tâches obscures, mais qui ne dédaigne pas faire le buteur quand l'occasion se présente.

 

 

Recrutement intelligent

Vincent Bracigliano n'est pas un pur produit du FC Nantes. Au contraire, il n'a rejoint la maison jaune qu'en début de saison, après avoir longtemps joué au FC Metz. L'équipe de Jean-Claude Suaudeau avait subi une nouvelle saignée durant la période des transferts, voyant partir des éléments importants comme Maxime Bossis, Michel Bibard et Fabrice Poullain. Mais une fois n'est pas coutume, le club nantais avait réussi un recrutement intelligent en attirant Bracigliano, mais aussi le Breton Yvon Le Roux et l'Argentin Jorge Burruchaga.

 

Les trois joueurs se sont rapidement fondus dans le collectif nantais, qui a démarré la saison dans la roue d'un PSG irrésistible. Les puristes ont reproché à Jean-Claude Suaudeau une option légèrement plus défensive qu'à l'accoutumée, et surtout d'avoir exagérément musclé sa défense centrale en associant Le Roux à Michel Der Zakarian. Une simple période de réglage. Ce 6 novembre 1985, Nantes trouve sa vitesse de croisière et son jeu irrésistible. Loïc Amisse inscrit un quatrième but en toute fin de match, et clôt une soirée que même Jean-Claude Suaudeau, le croirez-vous, estime parfaite.

 

 

Les rêves les plus fous

Tandis que le sourire ravageur de Vincent Bracigliano illumine les écrans de télévision, le FC Nantes se prend à rêver d'un parcours européen comme il n'en a plus connu depuis 1980. Le club nantais s'est rapidement retrouvé seul à porter les espoirs du foot français, puisque les quatre autres clubs engagés (Bordeaux, Monaco, Auxerre et Metz) ont été sortis dès le premier tour. La victoire impeccable face au Partizan, diffusée sur la première chaîne, a nourri un début de passion nationale pour les Canaris.

 

Vincent Bracigliano sait qu'en Coupe d'Europe, les rêves les plus fous sont permis: n'était-il pas quatorze mois plus tôt au Camp Nou avec l'équipe du FC Metz qui réalisa un exploit encore plus insensé?

 

 

 

Réactions

  • José-Mickaël le 04/11/2015 à 00h50
    Je m'en souviens ! C'était un mercredi après-midi, j'étais rentré de l'école, et j'ai regardé le match dans la petite télé de la cuisine en faisant mes devoirs, la télé du saison étant occupée par mon frère ou ma soeur.

    Je me souviens que Téléfoot, avant le match aller, avait rappelé que le Partizan caracolait en tête de son championnat (qui, à l'époque, était très fort) et était encore invaincu.

    Je me souviens aussi nettement lorsque Bracigliano s'apprête à marquer, je me suis dit : il faut le marquer, ce serait trop bête. Et il le fait ! Quel but magnifique ! 4-0 face aux Yougos !

    Et ce n'était pas fini puisqu'un peu plus tard, Nantes et le Spartak Moscou allaient s'affronter dans un superbe match plein d'intensité (je parle du retour) d'où allait émerger le génie de mon idole d'alors, José Touré (à l'origine de mon pseudo).

    Ah, c'était le bon temps où Belgrade et Moscou étaient des adversaires tout aussi historiques que le seraient aujourd'hui Madrid ou Chelsea...

  • Marius T le 04/11/2015 à 08h42
    Ces shorts moule bite en satin, une merveille. Une charnière centrale de poètes qui mangeait des enfants au petit déjeuner.
    Perso 1985 c'est le début de la fin du FCN de mon enfance avec le maillot Europe 1 en satin lui aussi, où ta mère cramait le dos en voulant floquer au fer à repasser le numéro 11.

  • LLBB1975 le 04/11/2015 à 08h47
    Ah, les matchs de coupe d'europe des années 80. Je ne sais pas si c'est ce match là ou un autre mais je me rappelle d'un match d'un club français, où, à chaque but, je débaroulais en courant de ma chambre où j'étais sensé dormir. Au 3ème, mon père avait déclaré forfait et j'avais pu regardé la fin du match ainsi que tous les matchs qui ont suivi.

  • Marius T le 04/11/2015 à 11h50
    Assis dans le couloir avec la porte du salon entrouverte, c'était ma place les soirs de match quand il y avait école le lendemain.

  • Vas-y Mako! le 04/11/2015 à 21h58
    moi c'était dans le noir,sous mes draps avec le transistor de mon père, avec une oreillette d'époque ( 1976-80)..