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La coupe sombre

La Coupe de la Ligue ne va survivre qu'au rabais et en sursis: le trophée en plastique de la LFP n'a jamais été aussi proche d'une suppression diantrement méritée.
Auteur : Jérôme Latta le 9 Mars 2009

 

Un seul candidat, pour une somme moindre que précédemment : c'est peu dire que les droits de diffusion de la Coupe de la Ligue n'ont pas intéressé grand monde. En ne proposant que dix millions d'euros annuels pour les trois prochaines saisons contre douze auparavant, France Télévisions, faute d'autres diffuseurs intéressés, a mis la Ligue dans l'embarras.

cl_interdit.jpgAu rabais
D'abord parce que ce montant est inférieur au prix de réserve que celle-ci avait fixé, l'obligeant à organiser un second tour dans les quatre mois qui viennent. Problème: "Comment pourrait-il y avoir un second tour alors qu'il n'y a qu'un candidat?", s'interroge Daniel Bilalian, directeur des sports du groupe public, qui argue de la crise pour justifier un montant en baisse, mais qui reste substantiel. Comme à l'accoutumée, la LFP va donc sonner aux portes des télévisions pour faire appel à leur générosité. Cependant, même si le football a prouvé son attractivité commerciale, ces dernières années, avec l'acquisition de toutes sortes de compétitions – par les "nouvelles" chaînes de la TNT notamment, et même le service public (lire "Le coût du tunnel") –, la donne a peu de chances de changer. À plus forte raison dans un contexte économique qui ne cesse de se dégrader.

Ce revers est d'autant plus regrettable pour les clubs professionnels qu'il survient dans le contexte de vifs débats sur le calendrier de la saison prochain, avec la volonté qu'ont les clubs les plus influents de supprimer la trêve hivernale et de faire commencer le championnat le 8 août seulement, au détriment de l'équipe de France, afin que certaines équipes puissent disputer des tournées estivales (lire "Trêve charogne").


Partie remise
Voilà donc que revient à la surface une solution simple, maintes fois revendiquée sur nos pages: supprimer une Coupe de la Ligue de plus en plus indésirable afin de libérer des plages dans le calendrier. Daniel Bilalian ne s'est pas privé de l'avancer: "La Coupe de la Ligue est importante mais pas vitale. Elle n'a pas une ancienneté telle qu'elle ne pourrait pas disparaître, c'est une hypothèse à envisager".

Une telle décision dépend toutefois d'équilibres politiques complexes au sein de la Ligue et rien ne dit qu'une majorité pourra se dégager en sa faveur (1). Non sans quelques hypocrisies, les quarante clubs de l'UCPF (Union des clubs professionnels français) se sont prononcés jeudi dernier, à la quasi-unanimité, en faveur du maintien de la compétition. Sous conditions: "On a 10 millions, mais il faut trouver d'autres financements, sinon on se réunit et on rediscute", a reconnu Jean-Pierre Louvel, président du syndicat des clubs. On retiendra aussi les déclarations respectives de Pape Diouf et Jean-Michel Aulas sur le sujet: "La Coupe de la Ligue part d’un bon sentiment, mais elle complique le calendrier. Je n’en vois pas l’utilité"; "Entre passer à dix-huit clubs et supprimer la Coupe de la Ligue, je choisis la deuxième solution".


Balle dans le pied
L'hypothèse a donc sérieusement repris de la consistance, même s'il faut souligner que les arguments qui poussent certains dirigeants de l'élite à abandonner "leur" compétition sont plus intéressés que les nôtres, s'agissant d'ailleurs moins d'alléger les calendriers que de les remplir d'autres dates. Les raisons abondent pourtant, du point de vue de leurs propres intérêts.

Car au-delà de son absence de légitimité historique, de son "élitisme" à la petite semaine (primes maximales et raccourci vers l'Europe), de ses sponsors hideux, de ses tribunes à moitié vides et de son organisateur hystérique au bord de la pelouse, la Coupe de la Ligue a surtout constitué un handicap pour le football français. En début de saison et avant le joli parcours des clubs engagés en C3, la Ligue s'était alarmée de la chute de l'indice UEFA. Il était temps, car en remplaçant une coupe prestigieuse et convoitée par deux coupes médiocres de second ordre, le foot pro envoie en Coupe de l'UEFA, depuis quinze ans, des équipes beaucoup plus mal classées qu'avant cette piètre invention.


La Coupe jusqu'à la lie

stats_finales.jpg

Classement en championnat des vainqueurs de coupe depuis 1985.
Avant l'instauration de la Coupe de la Ligue, de 1985 à 1995, le vainqueur est en moyenne classé quatrième du championnat. Le titre n'échappe même que deux fois  (sur neuf) à une équipe du podium final. Ensuite, les vainqueurs des deux coupes nationales évoluent entre la huitième et la neuvième place...
Cette statistique montre la désaffection des grosses écuries pour les coupes, que ce soit en raison de l'attrait supérieur des places qualificatives pour la Ligue des champions, de la perte de prestige des trophées ou d'un manque de motivation plus ou moins avoué. On observe aussi l'esquisse d'un renversement de tendance: trois fois au cours des quatre dernières saisons, le lauréat de la Coupe de la Ligue a été classé au-delà de la dixième place – ce qui n'est plus arrivé en Coupe de France depuis 2002.


En tout état de cause, il aurait été préférable d'envoyer en C3 le cinquième du championnat tout en préservant le mythe de la Coupe de France... Cela l'est toujours. Si la raison et le souci d'un intérêt supérieur aux intérêts économiques à courte vue prévalaient dans ces affaires, le sort de la Coupe de la Ligue serait vite joué. Las, il faudra probablement attendre trois ans de plus, en escomptant une poursuite de la baisse des audiences et de la qualité des affiches, pour que la Coupe de la Ligue retourne dans le néant dont elle n'aurait jamais dû sortir.


(1) Étienne Moatti dans L'Équipe du 5 mars souligne que le décret qui donne la main aux clubs sur les questions économiques (disposition issue de la menace de grève des joueurs – lire "Une grève passe") étant sur le point de paraître, les présidents hostiles à la Coupe de la Ligue pourraient s'imposer au Conseil d'administration de la Ligue.

Réactions

  • José-Mickaël le 09/03/2009 à 17h49
    Pierre Des Loges
    lundi 9 mars 2009 - 17h38
    > je serais surtout curieux de connaître la durée de vie moyenne des promus en Ligue 1.

    Vas-y !

    > Ce serait plus pertinent.

    Pas forcément, car les règles changent de temps en temps. Il y a eu une époque où le 18è pouvait se maintenir. Lorsqu'on passe de 18 à 20, on peut avoir 4 promus. Lorsque Brest ou Bordeaux sont relégués administrativement, ça fausse les résultats... C'est pour ça que le classement moyen me paraissait plus intéressant. D'autant qu'un club ne change pas trop d'une année à l'autre, en tout cas moins que d'une année à cinq ans plus tard, ce qui là aussi fausserait la comparaison. La durée de vie moyenne, je ne pense pas que ça mesurera l'écart L1-L2 mais plutôt une tendance à l'ambition ou non par exemple.

    > Bon, juste une question simple: combien de promus font le yoyo par saison?

    Là encore c'est moins intéressant car la règle change de temps en temps.

    Roger Cénisse
    lundi 9 mars 2009 - 17h41
    > C'est dur à dire, parce qu'à chaque fois on ne dispose (généralement) que de trois mesures par année pour faire une moyenne, donc si il y a une anomalie (genre un promu qui termine dans les 5 premiers) elle va fortement influer.

    C'est pour ça que je n'ai regardé que la moyenne des quiquennats, qui lisse les cas extrêmes (*). Depuis vingt ans, on voit que ça oscille entre 13 et 15 sans tendance générale. Mais on ne doit surtout pas conclure à partir des valeurs annuelles pour la raison que tu indiques.

    ---
    (*) Un promu qui finit 1er au lieu de 20è, ça enlève 6,33 points dans la moyenne annuelle, donc 1,27 points sur cinq ans. Justement, je ne mesure pas de tendance à mieux que 1 ou 2 points près. Cela dit, qu'il existe de tels promus est significatif et ne doit pas être négligé.

  • José-Mickaël le 09/03/2009 à 18h42
    Puisqu'on se demandait ce qu'il en était dans les autres pays, voici une comparaison entre le niveau des finales de coupe de France et de coupe d'Allemagne (je l'ai postée aussi, par erreur, dans les réactions du manifeste).

    Pourquoi comparer par rapport à l'Allemagne ? Il fallait bien choisir un pays (pas le temps de les faire tous) et l'Allemagne a, aujourd'hui, un indice UEFA comparable au notre. Cela dit ça n'a pas toujours été le cas. Mais je me suis dit que c'était le championnat dont le niveau était le plus proche du notre depuis le début des années 1990.

    Questions :
    - Est-ce que le niveau des finales de coupe d'Allemagne est similaire à celui des coupes de France ?
    - Y a-t-il eu une baisse de niveau, comme on le constate pour la coupe de France ?

    Pour ce faire, je mesure le niveau des finales de coupe en additionnant les classements des deux équipes. Ainsi, une finale entre le 1er et le 2è du championnat obtient l'indice minimum de 3. Plus l'indice est élevé, moins le niveau l'est.

    J'ai comparé deux périodes : 1998-99 à 2007-08, et quinze ans plus tôt (en France, la différence est nette entre ces deux périodes, qu'en est-il en Allemagne ?)

    Dans le tableau qui suit, on donne d'abord le score de la coupe de France, ensuite le score de la coupe d'Allemagne. Les flèches indiquent la moyenne du quinquennat.

    1989-99 : 7 + 20 = 27 / 14 + 1 = 15
    1999-00 : 12 + 83 = 95 / 1 + 9 = 10
    2000-01 : 18 + 40 = 58 / 2 + 37 = 39
    2001-02 : 18 + 11 = 29 / 5 + 2 = 7
    2002-03 : 6 + 11 = 17 / 1 + 14 = 15
    --> 45,2 / 17,2
    2003-04 : 2 + 31 = 33 / 1 + 24 = 25
    2004-05 : 8 + 26 = 34 / 1 + 2 = 3
    2005-06 : 9 + 5 = 14 / 1 + 14 = 15
    2006-07 : 7 + 2 = 9 / 6 + 1 = 7
    2007-08 : 1 + 16 = 17 / 1 + 13 = 14
    --> 21,4 / 12,8

    Sur dix ans : 33,3 / 15,0

    L'indice français est significativement moins bon. On note une tendance à la baisse.

    Et quinze ans plus tôt ?

    1983-84 : 12 + 2 = 14 / 4 + 3 = 7
    1984-85 : 3 + 13 = 16 / 7 + 1 = 8
    1985-86 : 3 + 12 = 15 / 1 + 5 = 6
    1986-87 : 1 + 2 = 3 / 2 + 25 = 27
    1987-88 : 8 + 21 = 29 / 9 + 12 = 21
    --> 15,4 / 13,8
    1988-89 : 1 + 3 = 4 / 7 + 3 = 10
    1989-90 : 13 + 19 = 32 / 12 + 7 = 19
    1990-91 : 2 + 1 = 3 / 3 + 7 = 10
    1991-92 : non jouée / 20 + 13 = 33
    1992-93 : 2 + 5 = 7 / 5 + 23 = 28
    --> 11,5 / 20,0

    Sur dix ans : 13,5 / 16,9

    On note que l'indice français était alors de l'ordre de deux fois plus faible qu'aujourd'hui. Par contre, l'indice allemand était comparable à celui de maintenant.

    Conclusion : le niveau des finales de coupe de France était autrefois comparable à celui des finales de coupe d'Allemagne. Aujourd'hui il a significativement baissé. Ce n'est pas le cas en Allemagne.

    (Je vous laisse regarder dans les autres pays.)

  • Pierre Des Loges le 09/03/2009 à 19h53
    José-Mickaël
    lundi 9 mars 2009 - 17h49
    Pierre Des Loges
    lundi 9 mars 2009 - 17h38
    > je serais surtout curieux de connaître la durée de vie moyenne des promus en Ligue 1.

    Vas-y !
    __________________________
    J'ai réfléchi un peu en revenant du taff. Les raisonnements purement mathématiques ne mènent pas à grand'chose à mon avis, quand le PSG gagne la coupe de la ligue en terminant 16e, est-ce une preuve de niveau ou parce que le PSG a toujours su être présent en coupe?

    Ta logique, c'est de dire que la coupe de la Ligue empêche les clubs d'être performant en coupe de France...

    Pourtant j'ai un doute, voici la liste de clubs qui ont réussi à être en quart de finale des deux coupes par exemple, et les clubs amateurs qui, dispensés de CdL, ont atteint les quarts en CdF.

    1994-1995: PSG, Chateauroux (D2)
    Aucun club amateur présent en quart de la CdF.

    1995-1996: Marseille (D2)
    Un club amateur en quart de la CdF: Nîmes (N).

    1996-1997: Bordeaux, Montpellier
    Un club amateur en quart de la CdF: Clermont (CFA).

    1997-1998: PSG, Lens
    Un club amateur en quart de la CdF: Bourg-Péronnas (CFA).

    1998-1999: Aucun club en commun.
    2 clubs amateurs en quart de la CdF: Rouen (CFA2), Angoulême (N)

    1999-2000: Lyon, Strasbourg
    Un club amateur en quart de la CdF: Calais (CFA)

    2000-2001: Nantes, Lyon, Troyes, Amiens (N)
    2 clubs amateurs en quart de la CdF: Grenoble et Reims (N)
    Précision: Amiens, relégué de Ligue 2 a joué la coupe de la Ligue.

    2001-2002: Lorient, PSG, Bastia
    Un club amateur en quart de la CdF: Libourne-Saint-Seurin (CFA)

    2002-2003: Aucun club en commun
    3 clubs amateurs en quart de la CdF: Schiltigheim (CFA2), Martigues (N), Angoulême (N)

    2003-2004: Nantes
    2 clubs amateurs en quart de la CdF: Brive (CFA), Dijon (National)

    2004-2005: Monaco, Auxerre, Clermont (D2)
    2 clubs amateurs en quart de la CdF: Nîmes (N), Boulogne-sur-mer (CFA)

    2005-2006: Aucun club en commun
    1 club amateur en quart de la CdF: Calais (CFA)

    2006-2007: Sochaux
    2 club amateur en quart de la CdF: Vannes (N), Montceau-les-Mines (CFA)

    2007-2008: PSG, Lyon
    Un club amateur en quart de la CdF: Carquefou (CFA2)

    2008-2009: Aucun club commun.
    Un amateur en quart de la CdF: Rodez (N)

    Conclusion: Je vois pas de corrélation d'une coupe sur l'autre. Le PSG n'a aucun problème d'être à fond en coupe de la ligue et de France. Ni Lorient qui, bien que dernier, a été en finale des deux coupes en 2002. En 1998, Lens a été champion, demie-finaliste de la CdL, finaliste de la Coupe de France. En 2001, Nantes a été champion et en demie-finale des 2 coupes, son dauphin Lyon a gagné la CdL et été en quart de la CdF. Cette année-là,Amiens a réussi à la fois un parcours exceptionnel dans les deux coupes.

    On peut souligner qu'en 1998-1999, les 8 clubs quart de finalistes de la CdL était en D1, alors que Nantes était le seul club de ce niveau en quart de la CdF.
    Les amateurs sont par contre il est vrai de plus en plus régulièrement en quart de la CdF, avec une inversion de tendance depuis le record de 2002-2003. Mais lors de cette saison, les quatre demi-finalistes étaient des clubs de Ligue 1 (et des bons: PSG, Auxerre, Bordeaux, et Rennes).
    Calais, Montceau, et Nîmes (2 fois) sont en fait les seuls clubs amateurs à avoir passé les quarts.

  • Pierre Des Loges le 09/03/2009 à 20h34
    Un autre paramètre intéressant: de 1997 à 2002, la Ligue 1 était à 18 clubs. C'est pourtant la 'pire' période pour les deux coupes.
    Preuve comme quoi c'est pas en réduisant les matchs de Ligue 1 qu'on revalorise les coupes. Je pense même qu'en procédant ainsi, on rend le maintien plus compliqué, et donc on force les clubs de milieux de tableau à faire des impasses en coupe.

    Autre précision, on l'oublie un peu, mais si Calais a été en finale de la CdF en 2000, cette année-là Gueugnon a gagné la CdL. Inversement, on a eu deux belles finales en 1998 (PSG-Bordeaux en CdL et PSG-Lens en CdF) et en 2003 par exemple (Monaco-Sochaux en CdL, Auxerre-PSG en CdF). On pourrait croire que c'est tout ou rien...

  • José-Mickaël le 09/03/2009 à 20h38
    Les statistiques pour l'Angleterre (voir comparaison entre la France et l'Allemagne plus haut) :

    1998-99 : 1 + 13 = 14
    1999-00 : 5 + 6 = 11
    2000-01 : 3 + 2 = 5
    2001-02 : 1 + 6 = 7
    2002-03 : 2 + 8 = 10
    --> 9,4
    2003-04 : 3 + 30 = 33
    2004-05 : 2 + 3 = 5
    2005-06 : 3 + 9 = 12
    2006-07 : 2 + 1 = 3
    2007-08 : 8 + 32 = 40
    --> 18,6
    Moyenne de la décennie : 14,0 (France 33,3 / Allemagne : 15,0)

    Quinze ans plus tôt :

    1983-84 : 7 + 11 = 18
    1984-85 : 4 + 1 = 5
    1985-86 : 1 + 2 = 3
    1986-87 : 10 + 3 = 13
    1987-88 : 7 + 1 = 8
    --> 9,4
    1988-89 : 2 + 8 = 10
    1989-90 : 13 + 15 = 28
    1990-91 : 10 + 8 = 18
    1991-92 : 6 + 40 = 46
    1992-93 : 10 + 7 = 17
    --> 23,8
    Moyenne de la décennie : 16,6 (France : 13,5 / Allemagne : 16,9)

    On note une certaine irrégularité entre les quiquennats, mais globalement l'indice reste du même ordre, notamment lorsqu'on le calcule sur la décennie : il n'y a pas de tendance à la baisse du niveau des finales de coupe d'Angleterre comme on le constate avec la France. Le niveau reste comparable, en gros, à celui de l'Allemagne (ou de la France des années 1980).

    -----------------------------------------
    Pierre Des Loges
    lundi 9 mars 2009 - 19h53
    > Ta logique, c'est de dire que la coupe de la Ligue empêche les clubs d'être performant en coupe de France...

    Mon hypothèse est que c'est une tendance moyenne. Par exemple il y a plus de surprises. Mais ce n'est pas vrai pour tous les clubs !

    > Le PSG n'a aucun problème d'être à fond en coupe de la ligue et de France. Ni Lorient [...]

    Et les autres ?

    > voici la liste de clubs qui ont réussi à être en quart de finale des deux coupes

    Qu'est-ce que sensée prouver cette liste ? Qu'il est possible d'être performant dans les deux coupes ? Ben oui, sûrement. Mais pour vérifier mon hypothèse, il faudrait comparer le parcours de ces équipes avec celui qu'elles auraient eu s'il n'y avait qu'une coupe (pas possible de le faire, je sais...)

    > Conclusion: Je vois pas de corrélation d'une coupe sur l'autre.

    Je ne vois pas ce qu'on peut conclure avec cette liste. On constate que depuis 1995 il y a souvent des clubs amateurs en 1/4 de la coupe de France. C'était plus rare autrefois il me semble. Tiens, par exemple voici la liste des clubs amateurs dans la décennie 1980 (D3 ou en-dessous - à l'époque il y avait deux groupes de D2, c'est comparable à la L2 + National d'aujourd'hui donc il faut comparer à la liste que tu donnes moins les clubs de National, qui sont équivalent à la 2è partie de la D2) :

    1979-80 : aucun
    1980-81 : aucun
    1981-82 : aucun
    1982-83 : aucun
    1983-84 : aucun
    1984-85 : aucun
    1985-86 : aucun
    1986-87 : aucun
    1987-88 : aucun
    1988-89 : aucun

    Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si spectaculiare !
    - Durant la décennie 1980 : aucun club amateur en 1/4.
    - Ces dix dernières saison (en ne comptant pas les clubs de National) : 8 clubs.

    A mon avis c'est surtout la suppression des matchs aller/retour qui explique ça (ça serait facile à vérifier, pas le temps...) L'influence de la coupe de la Ligue se ressent plutôt sur la finale, puisque là, il y a une corrélation avec 1995.


  • Pierre Des Loges le 09/03/2009 à 20h49
    José-Mickaël, je ne rejette pas l'idée que le niveau de la finale de la CdF ait baissé depuis 1995.
    Mais je ne pense pas que cela soit dû uniquement à la coupe de la Ligue.
    Justement, tu t'aperçois que Strasbourg et Montpellier, éliminés par Nîmes en 1996, n'avaient pas dépensé trop de force en Coupe de la Ligue vu qu'ils n'ont pas passé deux tours. Idem pour Bordeaux, laminé par Calais en demie-finale en 2000, et pourtant ce ne sont pas leurs perfs en CdL qui explique cet échec. A l'inverse, Amiens a réussi à être en finale de la CdF, en quart de la CdL et à monter en Ligue 2 en 2001.

    Je pense que l'influence de la CdL sur la CdF n'est pas clairement significatif. Il y a eu plusieurs évolutions sur cette période (Bosman, la ligue 1 à 18 clubs, la réforme de la C1 et la suppression de la C2, Yvon Pouliquen...) pour expliquer les résultats 'bizarres' sur cette période. Par 'bizarre', j'entends les victoires des clubs relégués (Nice, Strasbourg, Lorient), les perfs de Sedan et Calais.

    Depuis 3 ans, je constate:
    - la ligue 1 est à 20 clubs
    - un club de national ne reçoit plus systématiquement un club de ligue 1

    Eh bien bizarrement, des finalistes surprises, on en voit moins. Et c'est pas la coupe de la Ligue qui a provoqué l'échec du PSG à Rodez...

  • José-Mickaël le 09/03/2009 à 21h23
    Voyons le nombre de clubs amateurs (= en-dessous de la D2 du temps où il y avait deux groupes de D2, en-dessous du National aujourd'hui) en 1/4. Comme on l'a vu, ce n'est jamais arrivé dans les années 1980.

    Est-ce lié à la suppression des matchs aller et retour ? La première coupe de France où l'on a supprimé les matchs aller/retour est la coupe 1990. Or :

    1990 : aucun amateurs en 1/4
    1991 : aucun
    1992 : aucun
    1993 : aucun
    1994 : Racing 92

    Ensuite arrive la coupe de la Ligue :
    1995 : aucun
    1996 : Nîmes
    1997 : Créteil + Clermont-Foot
    1998 : Bourg-Péronnas
    1999 : Angoulême + Rouen

    Il y a bien une corrélation ! Avant la coupe de la Ligue, un amateur en 1/4 était une exception, après la coupe de la Ligue c'est le contraire.

    Par contre, il n'y a pas de corrélation avec la suppression des matchs aller/retour.

    --------------
    Sinon, toujours pour voir ce que ça a donné dans les autres pays, j'ai regardé le niveau moyen des finales de coupe d'Italie. Il faut savoir qu'en Italie, la coupe se joue avec une phase de poules puis des matchs aller/retour (même en finale jusque récemment), d'où le niveau moyen plus élevé (indice plus faible). En résumé, voici les indices par quinquennat :

    1999-03 : 9,4
    2004-08 : 6,8

    Quinze ans plus tôt :

    1984-88 : 11,4
    1989-93 : 10,2

    Conclusion : le niveau de la finale de la coupe d'Italie n'a pas baissé (c'est même plutôt le contraire). La France semble constituer une exception....

  • José-Mickaël le 09/03/2009 à 21h30
    Pierre Des Loges
    lundi 9 mars 2009 - 20h49
    > Justement, tu t'aperçois que Strasbourg et Montpellier, éliminés par Nîmes en 1996, n'avaient pas dépensé trop de force en Coupe de la Ligue vu qu'ils n'ont pas passé deux tours. Idem pour Bordeaux, laminé par Calais en demie-finale en 2000, et pourtant ce ne sont pas leurs perfs en CdL qui explique cet échec. A l'inverse, Amiens a réussi à être en finale de la CdF, en quart de la CdL et à monter en Ligue 2 en 2001.

    OK, Nîmes a battu des clubs qui pourtant n'étaient pas fatigués. Mais est-ce que tu ne crois pas que, parfois, c'est le contraire qui se produit ? Là tu donnes seulement une poignée de cas. Pour tenir compte de tous les cas, il faut faire des statistiques.

    De plus, ce n'est pas le fait d'avoir joué 2 matchs de coupe de la Ligue, donc d'être un poil plus fatigué (tu parles) qui peut provoquer une élimination, c'est aussi le fait de disperser la motivation, de jouer avec des équipes bis, que sais-je ! Je ne dis rien sur le mécanisme précis qui explique ça, je me contente de noter que la baisse significative du niveau de la coupe de France date de l'apparition de la coupe de la Ligue.

    > Je pense que l'influence de la CdL sur la CdF n'est pas clairement significatif.

    Je _constate_ qu'il y a une corrélation, que ce soit sur l'indice du niveau des finales ou sur le nombre de clubs amateurs. La suppression des matchs aller/retour, au contraire, ne produit pas cette corrélation.

    > Il y a eu plusieurs évolutions sur cette période (Bosman, la ligue 1 à 18 clubs, la réforme de la C1 et la suppression de la C2

    Ces choses là n'ont pourtant pas provoqué une baisse du niveau de la coupe d'Italie, d'Angleterre et d'Allemagne.


  • Pierre Des Loges le 09/03/2009 à 21h30
    José-Mickaël
    lundi 9 mars 2009 - 21h23
    Voyons le nombre de clubs amateurs (= en-dessous de la D2 du temps où il y avait deux groupes de D2, en-dessous du National aujourd'hui) en 1/4.
    _____________________________

    Euh, justement, Nîmes, Créteil et Angoulême étaient en National et sont donc à éliminer... Ensuite, 5 ans, c'est un peu court pour dégager une tendance, non?

  • Pierre Des Loges le 09/03/2009 à 21h53
    José-Mickaël
    lundi 9 mars 2009 - 21h30
    Pierre Des Loges
    lundi 9 mars 2009 - 20h49
    > Justement, tu t'aperçois que Strasbourg et Montpellier, éliminés par Nîmes en 1996, n'avaient pas dépensé trop de force en Coupe de la Ligue vu qu'ils n'ont pas passé deux tours. Idem pour Bordeaux, laminé par Calais en demie-finale en 2000, et pourtant ce ne sont pas leurs perfs en CdL qui explique cet échec. A l'inverse, Amiens a réussi à être en finale de la CdF, en quart de la CdL et à monter en Ligue 2 en 2001.

    OK, Nîmes a battu des clubs qui pourtant n'étaient pas fatigués. Mais est-ce que tu ne crois pas que, parfois, c'est le contraire qui se produit ? Là tu donnes seulement une poignée de cas. Pour tenir compte de tous les cas, il faut faire des statistiques.
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    C'est marrant que tu élimines vite ce qui ne colle pas avec ta théorie.
    Franchement, le seul cas de club éliminé rapidement en CdF parce qu'il a vite fixé sa priorité sur la CdL, je n'en vois qu'un seul: Lens, en 1999, sortis par Laval.
    Les autres 'exploits' ne sont pas vraiment corrélé au parcours des adversaires en CdL...



    De plus, ce n'est pas le fait d'avoir joué 2 matchs de coupe de la Ligue, donc d'être un poil plus fatigué (tu parles) qui peut provoquer une élimination, c'est aussi le fait de disperser la motivation, de jouer avec des équipes bis, que sais-je ! Je ne dis rien sur le mécanisme précis qui explique ça, je me contente de noter que la baisse significative du niveau de la coupe de France date de l'apparition de la coupe de la Ligue.
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    Je pense que ce n'est pas dû qu'à cela. Justement, s'il n'y a pas de mécanisme précis, c'est peut-être juste une simple coïncidence.



    > Je pense que l'influence de la CdL sur la CdF n'est pas clairement significatif.

    Je _constate_ qu'il y a une corrélation, que ce soit sur l'indice du niveau des finales ou sur le nombre de clubs amateurs. La suppression des matchs aller/retour, au contraire, ne produit pas cette corrélation.
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    Corrélation établi sur 14 ans pour l'une, 5 ans pour l'autre. Est-ce vraiment significatif? Peut-on comparer compte tenu que le nombre de matchs en coupe d'Europe a également explosé ces dernières années pour les clubs français? Une sortie dès les phases de poule de la C1, c'est quand même 6 matchs à disputer... Soit l'équivalent de 3 tours de coupe d'Europe d'avant 1995. Fais le compte: il y avait peu de clubs à disputer 6 matchs européens avant les années 90, surtout avec des adversaires aussi relevés que ceux de la C1 actuelle. Seul Marseille en 1991 et 1993, Monaco en 1992 et 1994, le PSG en 1993 et 1994, Auxerre en 1993 ont eu cette charge. Et Auxerre (1993), Monaco (1994), le PSG (1994), Marseille (1993) se sont rapidement fait sortir en coupe de France...


    > Il y a eu plusieurs évolutions sur cette période (Bosman, la ligue 1 à 18 clubs, la réforme de la C1 et la suppression de la C2

    Ces choses là n'ont pourtant pas provoqué une baisse du niveau de la coupe d'Italie, d'Angleterre et d'Allemagne.
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    Tu ne peux pas comparer les effets de l'arrêt Bosman en France et en Angleterre. Ensuite, la réforme de la C1 n'a pas eu non plus le même impact. En France, n'importe qui pouvait jouer en C1, faute de leadership, de la période Marseillaise finissant en 1993 à la période Lyonnaise débutant en 2001. En Allemagne, Italie, Angleterre, Espagne le leadership était un peu mieux établi, avec des clients récurrents (Bayern, MU, Milan AC, Barcelone, Real...). Ensuite, tu as des différences de règles, avec des matchs aller-retour en Italie, et des matchs à rejouer en cas de nul en Angleterre, qui rendent les exploits plus compliqués dans une coupe que dans l'autre. Et puis, il y a sûrement plus d'écart entre la réserve de MU et un club amateur qu'entre la réserve du PSG et un club du même niveau.
    Et Yvon Pouliquen n'a jamais coaché à l'étranger, lui.

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