Classement en relief

classement en relief

Infos des cahiers

 

Sur le fil

RT @DebatsSports: Du bavoir au communiqué du service marketing du club, le nouveau #maillot du #PSG est en tout point ridicule. http://t.co…

D'une finale de C1 à l'autre, le Borussia a frôlé la faillite avant de partir en reconquête. "Borussian roulette": http://t.co/aYnUTZBLzC

OL-Wolfsburg par @LiberoLyon : "Les Lyonnaises perdent la main" - http://t.co/omktShNeHb

Les Cahiers sur Twitter

Les brèves

Fabrice-glace

"Fiorèse ouvre un glacier." (rmcsport.fr) Le Titanic n'a qu'à bien se tenir.

transformiste

"Planus veut finir en Gironde." (football-mag.fr)

clean shit

"Sochaux sans Boudebouz." (sport24.com)

bédomenech

Raymond Domenech (sports.fr): "L'odeur de l'herbe me manque." On comprend mieux pourquoi Barthez était indispensable dans le groupe.

boulevard des branquignols

"Clichy mérite d'avoir sa place selon lui." (football365.fr) Fais gaffe de pas prendre la porte.

épilation sauvage

“Bordeaux arrache son ticket.” (lequipe.fr)

mytho Lourd

“Issam Jemaa presque fier de son Ballon de Plomb." (Footloose)

ventre dur

"Zanko : «En laisser une derrière»." (lequipe.fr)

Jeanmimi Jarre

"Spécial «Sainté» dans Larqué Foot." (rmc.fr)

Ajaculation

“Auxerre change de main.” (sport24.com)

Le forum

Foot et politique

aujourd'hui à 01h36 - sansai : liquido 23/05/2013 à 08h25 ----- L'idée étant surtout, qu'est-ce qu'on passe comme temps... >>


Paris est magique

aujourd'hui à 00h58 - sansai : Pour Raynald Denoueix (Reynald, c'est Pedros), il est surtout occupé auprès de sa compagne... >>


La L1, saison 2012/2013

aujourd'hui à 00h44 - Rolfes Reus : Je me demandais qui était le toulousain, mais c'est aussi un monégasque maintenant en fait. >>


Les Princes de Louis II

aujourd'hui à 00h26 - runaway : Bon, je ne suis pas naif sur la periode officiel d'un mercato mais quand meme, officialiser tout ca... >>


Lost horizons

aujourd'hui à 00h26 - Passoãr : Oui enfin je me suis emballé parce que pour moi ça veut dire beaucoup mais si tu montes la haut... >>


L2, National, CFA... le championnat des petits

24/05/2013 à 23h56 - sansai : C'est sûr pour Laurent Guyot, je l'ai appris il y a quelques jours. Sans rapport avec le CSSA ou... >>


Marinette et ses copines

24/05/2013 à 23h43 - impoli gone : Mais sera-ce diffusé? Patrice Lair qui décrit ses joueuses (c'était avant la claque... >>


Au tour du ballon ovale

24/05/2013 à 23h42 - Coach Potato : A l'instant, interview de Boudjelal. Mythique! Il coulera de l'eau sous les ponts avant... >>


Le pousse-baballe sur le reste de l'orange bleue

24/05/2013 à 23h19 - Didier Feco : Toni Turek 23/05/2013 à 16h06 ----------- Oui en effet j'avais oublié le changement de... >>


Parties de campagne, bières, et football...

24/05/2013 à 23h05 - M@jor : (et coche, merci de me rendre mes gants propres, coquin) (et merci pour ces beaux prix) >>


Choucroute et bierstub: l'indigeste menu du RCS

24/05/2013 à 23h05 - animasana : Epinal, ça m'irait bien comme lieu. On avait évité des prolongations avec une mise à distance... >>


CdF Omnisport

24/05/2013 à 22h56 - suppdebastille : [Vélo] L'étape du Stelvio carrément annulée sur le Giro à cause de la neige, j'imagine que... >>


Le fil de butte avec ses potes en croco

24/05/2013 à 22h38 - mr.suaudeau : Mais bonjour Samir Benmeziane, meilleur buteur d'Uzès-Pont du Gard en National. >>


Gerland à la détente

24/05/2013 à 22h36 - T'as Caluire le Cuire : Abidal se poserait la question d'un retour en France. Ça rentre bien dans la volonté "joueurs... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

24/05/2013 à 21h53 - Giresse au bout de mes rêves : Hamlet,Monfils seul terrien Français?Tu dégages pas Gasquet un peu vite?Il me semble qu'il a deux... >>


Etoiles et toiles

24/05/2013 à 21h35 - Bale de jour : Dino Dini aujourd'hui à 21h29 Je me posais la question, n'ayant revu ni l'un ni l'autre. Je... >>


Video gagas

24/05/2013 à 21h10 - Portnaouac : Ouais, faudrait voir avec le révélateur quand-même... >>


En Vert et contre tout

24/05/2013 à 20h59 - grognon : Meuhh non les gars, la hype c'est l'Allemagne. Regardez-mon gars que j'ai trouvé là... >>


In barry we trust

Un petit forum pour le sport américain...

bolkonsky

08/07/2012 à 17h11

Arrive l’heure de boucler la National League. Cap à l’est pour la division la plus intéressante de la MLB cette saison. 4 prétendants aux playoffs dont 2 candidats affichés pour les World series et une équipe moribonde depuis quelques saisons mais qui ne fait jamais les choses comme les autres. Le tout dans le cadre de la saison d’adieu en fanfare de l’un des joueurs les plus notable du baseball actuel.

East (7 juillet)W L PCT GB L10 HOME ROAD
Washington 48 33 .593 - 7-3 23-15 25-18
NY Mets 45 39 .536 4.5 6-4 25-19 20-20
Atlanta 44 39 .530 5.0 5-5 20-22 24-17
Miami 41 42 .494 8.0 7-3 22-22 19-20
Philadelphia 37 48 .435 13.0 2-8 17-25 20-23

Et la vous vous dites, tiens donc bolko s’est trompé dans son copier/coller. Non vous ne rêvez pas les Phillies sont bien dernier et lourdement distancé en cette première moitié de saison et la division conduite par des Nationals conquérant. Les difficultés des Marlins sont moins surprenante et démontrent les aléas de l’argent et du sport. La position des Mets, elle, est bien la plus grosse surprise depuis ce début .

Philadelphia Phillies :
Dominante l’an dernier au point de finir meilleur équipe de la saison régulière l’équipe de Pennsylvanie n’est plus que l’ombre d’elle-même en 2012. Comment alors expliquer cette situation pour une équipe favorite des bookmakers et quintuple champion de division en titre, je ne saurais trop l’expliquer mais quand ils sont sur le terrain on sent effectivement que cette équipe n’est plus cohérente, drôle d’impression lorsqu’on a vu les même l’an passée survolé la saison. La signature de Jonathan Papelbon en provenance de Boston devait pourtant infirmer la position dominante de l’équipe sur le monticule. En ouverture une petite victoire 1-0 contre les Pirates avec un Halladay de gala laissait pourtant augurer d’une saison solide. 8ème meilleur attaque de MLB comment l’équipe s’est elle vue alors progressivement distancée ? Et bien tout simplement parceque le monticule est bien plus friable qu’attendu, Halladay (4-5, 3.98 ERA), Cliff Lee (1-5, 3.98), Kendicik (2-8, 4.89 ERA) ont un bilan famélique, seul Cole Hamels (10-4, 3.20 ERA) est au niveau attendu bien que suspendu 5 matchs en juin pour avoir déclarer viser volontairement le jeune Harper « pour lui souhaiter la bienvenue ». Papelbon solide ne s’est pourtant pas toujours montré intraitable, la faute à une trop fréquente nervosité dans le contrôle de sa fastball. En attaque la blessure de Ryan Howard revenu hier soir (défait 5-0 sur un grand slam de McCann) face aux Braves explique aussi une partie des difficulté. Traditionnellement rapide l’équipe a 2 joueurs dans le top 10 des vols de bases Shane Victorino (19) et Juan Pierre (20) l’excellent champ gauche, l’une des rares satisfaction. L’équipe n’a pas vraiment connu de moment d’éclairci tant le jeu est maussade depuis avril. Le rookie Galvis en 2ème base apparaît de plus en plus sur le diamant, est-ce la le signe que la franchise a d’ores et déjà tiré un trait sur une saison 2012 catastrophe ?


Miami Marlins :
Le lourd recrutement de l’intersaison et le déménagement de la franchise dans son nouveau stade de Miami a radicalement modifié son visage sur et en dehors du terrain.
Comme les Red Sox l’an passé les Marlins font office d’épouvantail tout en suscitant quelques doutes sur la pertinence du recrutement. On se souvient qu’en 2011 le transfuge Adrian Gonzalez avait renvoyé Ioukilis vers la 3ème base pour un résultat assez probant à Boston. En Floride c’est l’arrivée du SS des Mets Jose Reyes qui a conduit Hanley Ramirez à se repositionner en 3B. Buehrle puis Zambrano ont rejoint par la suite la rotation pour se présenter en ordre de marche en 2012.
Toutefois le premier fait marquant de la saison est la suspension d’Ozzie Guillen pour avoir, lors d’une interview, dit quelques commentaires positifs sur Fidel Castro. S’en est suivi un imbroglio important dans la forte communauté cubaine de Miami contraignant le club à le suspendre après seulement 5 matchs sur le banc. Ainsi lancée la saison des Marlins a connu un mois d’avril chaotique avant de revenir dans le haut de la ligue suite à un très beau mois de mai. Mais les difficultés sont revenues avec un mois de juin catastrophique qui montre la grande fébrilité de l’équipe. En attaque l’équipe montre de gros signes de faiblesse et les stars attendues ne se font pas vraiment remarquer. Ainsi Reyes (.266, 20 SB, 3HR), Ramirez (.249, 12HR), Omar Infante (.283, 7HR) n’ont pas le rendement attendu de All Star players supposés devant mener la franchise à la couronne mondiale. Il se susurre d’ailleurs quelques querelles d’égos dans le vestiaire (en même temps Reyes et Zambrano…). Au monticule la rotation de départ est assez solide même si seul Buehrle est vraiment au niveau all star mais c’est surtout le bullpen qui offre quelques très bonne garantie, un vrai bon point lorsque l’on compte sur Zambrano en partant. Les closers Bell et Mujica n’ont eux pas de mauvaise stats mais à chaque fois que je le ai vu ils ont porté la défaite, donc mon opinion ne sera pas très juste.
Qu’attendre alors pour cette fin de saison, soyons franc la franchise a un vrai potentiel pour le titre et si les joueurs se mettent à jouer ensemble et retrouvent de la concentration à la frappe ils seront en mesure de prendre le chemin des playoffs. Il n’en reste pas moins que cette unique condition est bien loin d’être aisée à mettre en place au vu des caractéristiques du roster. Honnêtement je ne les vois pas revenir cette saison, par contre Justin Ruggiano le CG surprise du mois de juin juillet pourrait être l’homme à suivre (.478, 6HR en 39 matchs) et apporter avec lui la puissance nécessaire pour faire remonter Miami.

Atlanta Braves :
Vous connaissez mon affection pour les joueurs de Turner fields, cette saison n’est pas faîte pour me faire changer d’avis. Même si 2012 ressemble par moment à une sorte de grand jubilée pour Chiper Jones l’équipe de Georgie n’est elle pas là pour rigoler. Après un mois de septembre 2011 catastrophe qui les avait vu se faire dépasser par les Cards dans la lutte à la wild card Atlanta a décidé de miser sur la stabilité et quelques jeunes pousses pour cette année. Et force est de constater que cela marche pour le prometteur manager Fredi Gonzalez (2ème saison) puisque le jeu des son équipe est toujours aussi percutant et l’ambiance dans le dug out au beau fixe, malgré des résultats parfois déconcertant. Ainsi début juillet l’équipe a perdu 4 des 6 rencontres jouées contres Houston et les Chicago Cubs…
Sur le terrain Michale Bourne (.310), Martin Prado (CG, .322) et Jones (.318) sont de véritable certitude offensive et les 4 sluggers Dan Uggla (.220, 11HR), Jason Heyward (.270, 12HR), Freddie Freeman (.260, 11HR) et Brian McCann (.235, 12HR) tout aussi régulier dans leur capacité à sortir la balle. Une mécanique très bien huilé en phase offensive avec des coachings et des petits jeux souvent probants ils sont vraiment avec les Cards une garantie de matchs sympa présentant toute la panoplie du jeu. Sur le monticule 2 lanceurs font très forte impression Tommy Hanson ((10-5, 3.71 ERA) et Brandon Beachy (5-5, 2.00 ERA !). Le reste de la rotation est moins performant (Delgado, Minor, Teheran) mais ont en moyenne une saison et demi d’expérience, du très bon pour l’avenir. Enfin Craig Kimbrel (0-1, 24S) le closer est toujours aussi affuté et précieux pour les fins de matchs.
Un petit mot sur la défense qui se distingue souvent par quelques jeux extraordinaires dans lesquels Dan Uggla et Brian McCann (mais quelcatcher…) sont souvent impliqués.
Pour finir s’il paraît difficile pour Atlanta d’atteindre la post season au vu de la densité de la division et de l’avantage pris par les Nationals dans leurs confrontations directes il est toutefois possible pour eux d’accéder à l’une des wilds cards. Mais surtout avec quelques très bon rookies comme Tyler Pastornicki (SS, .278, 1HR), Jose Constanza (CC, .250 ERA) ou Andrelton Simmons (SS, .292, 1HR) et un effectif qui veut offrir à Jones une sortie digne de sa carrière on peut attendre le meilleur de cette équipe.

New-York Mets :
Alors la voici la surprise du chef. Et comme les Mets sont les roi de la surprise elle ne pouvait être qu’imposante. Les voir à la lutte pour le titre de division avant le all star break relève quasiment du miracle au vu des fondations sur lesquelles sont basées cette année 2012.
Des propriétaires à l’agonie financières victime (enfin dans la mesure ou l’on est victime lorsque l’on place son argent sur un taux de 10%) de l’escroquerie Madoff et des stars qui désertent (Paulino, Reyes, Capuano) une aventure devenue franchement calamiteuse depuis 2 ans, le seul motif d’espoir résidait dans le retour très attendu au Citi field (modifié dans ses dimensions lors de l’intersaison) de Johan Santana.
Et bien cette équipe redevenue bagarreuse et enthousiaste n’a plus rien à voir avec celle qui l’an dernier accumulait les erreurs et semblait constamment jouer avec la tête baissée. Certes la franchise continue à aligner l’une des défense les moins sures de la ligue mais cet état de fait ne semble plus aussi impactant sur le moral des troupes. Derrière un CC rookie Kirk Nieuwenhuis ((.268, 7HR) parmi les meilleurs de la saison les bonnes surprises sont légions. Lucas Duda, Ike Davis et Scott Hairston ont plus de 10HR et le premier nommé s’avère particulièrement efficace lorsque l’enjeu s’élève. Enfin Daniel Murphy et David Wright sont toujours aussi incisif et semble soulagé de ne plus se sentir seul dans l’équipe. En mai un match a même été gagné avec une équipe 100% formée chez les Mets, une bien agréable surprise et un sacrée élan pour toute l’équipe.
Sur le monticule comment ne pas parler de Santana revenu à son meilleur niveau avec une changeup et une intelligence parfois saisissante face à ses adversaires. En juin une série de 2 matchs complets consécutifs dont un no-hitter (le premier de l’histoire des Mets) a semblé valider le retour au premier plan de l’as de New-York. R.A.Dickey (12-1, 2.40 ERA) lui aussi revenu à son meilleur, Jon Niese (7-3, 3.35) et même le jeune rookie Jeremy Heffner prouvent que l’équipe est sur une vraie pente ascendante.
Pour la fin de saison les vraies attentes sont de ne surtout pas s’écrouler pour réinscrire la franchise dans une spirale vertueuse en vue de la saison 2013. Il y a peu de chance toutefois que les Mets puissent obtenir plus mais avec eux rien n’est plus impossible.

Washington Nationals :
Ou l’histoire d’un essai transformé. Depuis son départ de Montréal la franchise n’a pas connu une seule saison vraiment positive, toutefois les choses ont semblé basculer en 2012 avec la très bonne saison de Zimmerman et l’arrivée tonitruante de Stefen Strasburg sur le monticule. Toutefois la blessure à l’épaule de ce dernier lui a coûté une année blanche en 2011 et sa motion les épaules en avant risque de continuer à lui jouer des mauvais tours. Mais son retour en 2012 coïncide avec l’affirmation d’une équipe dont la fin 2011 avait laissé entrevoir ce qui allé se dérouler depuis avril.
La situation est simple, les Nationals ont remplacé les Phillies dans le rôle d’épouvantail pour les batteurs adverses. Avec un ERA global de 3.19 l’équipe est en tête de la MLB avec comme fers de lance Strasburg (9-4, 2.82, 128SO), Gio Gonzalez le transfuge d’Oakland (12-3, 2.92ERA, 118SO), Jordan Zimmerman (5-6, 2.70 ERA) et même un Chien Ming Wang que tout le monde pensait mort pour la cause après sa saison 2010 chez les Yankees.
En attaque l’équipe n’est pas la plus brillante mais frappe assez fort derrière des joueurs comme Adam Laroche et Ian Desmond qui ont respectivement 15 et 16 HR. Ryan Zimmermann est toujours aussi fiable ainsi que les rookie Steve Lombardozzi (SS) et Bryce Harper (CG) dont les apparitions sont plus que prometteuses tant en attaque qu’en défense.
Cette équipe est à suivre de très près tant elle est parfois injouable notamment lorsque l’un de leur 2 as est sur le monticule. La qualification pour les playoff est bien engagée et une fois qualifiée ils feront figure d’équipe piège tant la domination de leur picthers est étoiuffante. Attention toutefois au risque de blessure pour plusieurs de leur éléments clefs (Zimmerman x2, Strasburg) qui ont des jeux à risque.

Modeste Lebanni

08/07/2012 à 22h29

++ aux Red Sox ? Tu devrais trainer sur le site SB Nation dédié à l'équipe, tu verrais ce qu'en pensent les fans ... Tout un outfield en DL, le starting pitching est atroce et les joueurs cadres comme Pedroia et AGon sont en gros sous-régime. Si Bobby V passe la première année ce sera un joli exploit.

bolkonsky

09/07/2012 à 00h40

Encore une fois, au risque de me répéter, il s'agissait d'une description des forces en début de saison. Qui aurait pu imaginer qu'Adrian Gonzalez ferait la saison qu'il est en train de mener?
Sinon j'aurais pu en effet décréter que les Pirates et les Mets allaient faire une saison de dingos et que oui je ne sentais pas trop les Phillies début avril.

Passoãr

09/07/2012 à 15h56

Merci bolko.
J'ai tout lut et ce fut bon.

Vivement la AL !

bolkonsky

10/07/2012 à 13h57

Changement de ligue souhaitons donc la bienvenue au DH et au pitchers qui ne savent pas courir, c’est bien l’American League qui nous ouvre ses portes. Cette saison s’annonce assez peu ouverte avec des échelons plus marqués qu’en NL et des écarts plus forts entre les différents roster, même si bien souvent dans un sport à erreur les choses ne se passent pas toujours comme prévues.

Nous suivrons le même ordre que pour la NL, cap à l’ouest pour aborder la plus petite division de MLB avec seulement 4 équipes :
West W L PCT E# WCGB L10 HOME ROAD
Texas 52 34 .605 - 5-5 29-16 23-18
LA Angels 48 38 .558 4.0 5-5 25-18 23-20
Oakland 43 43 .500 9.0 6-4 24-20 19-23
Seattle 36 51 .414 16.5 4-6 16-25 20-26

Comme en NL west la hiérarchie attendue est bien respectée avec un favori désigné pour le titre qui mène la danse devant un outsider solide qui entre progressivement dans sa saison. Derrière 2 équipes valeureuses mais sans grandes illusions cherchent une nouvelle fois à faire progresser des joueurs dans le but de les inscrire dans un projet à moyen terme.

Seattle Mariners :
Une seule fois qualifiée en post season dans l’histoire de la franchise les choses ne sont pas partie pour être changée cette année. Sans ambition réelle en début de saison si ce n’est d’éviter la dernière place de l’AL dans un duel à distance avec Kansas City les joueurs de Seattle n’ont pas vraiment eu l’occasion de croire à un avenir meilleur sur ce début de saison. L’intersaison a été plutôt calme avec le départ de Michael Pineda chez les Yankees ce qui donne une fois de plus l’impression aux supporters de l’équipe d’être la ferme d’élevage des joueurs du Bronx alors que l’espoir néerlandais Greg Halman est lui retrouvé assassiné à Amsterdam, autant dire que 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs augures. Rapidement distancé par le tonitruant début de saison des Rangers Seattle a cru pouvoir s’accrocher après un sweep sur les Tigers mi avril, le rêve fut de courte durée et l’équipe est rentrée discrètement dans le rang.
Depuis lors leur saison est d’une grande constance avec un objectif qui doit se trouver aux alentour de 70/75 victoires cette saison.
La raison principale est la même que l’an dernier à savoir une moyenne au baton catastrophique. Dernier l’an passée l’équipe n’a réussi pour l’instant qu’à mettre les A’s derrière eux sur cette première moitié de saison. Ichiro (.267, 4HR, 12SB) est toujours le leadoff de l’équipe et son joueur le plus charismatique mais seules ses aptitudes défensives sont désormais au niveau all star. Seul le 3B Kyle Seager (.243, 10HR) pour sa deuxième saison et le catcher/DH (.245, 8HR) Jesus Montero pour sa seconde saison aussi apportent un peu de lumière dans ce domaine. Quand au jeune SS Munenori Kawasaki (.185, 6 RBI) ses débuts sont absolument calamiteux.
Sur le monticule les choses ne se passent guère mieux avec une rotation principale instable dans laquelle seul Felix Hernandez (6-5, 3.13 ERA) fait preuve d’autorité. Le jeune rookie Isachi Iwakuma est assez prometteur avec un début de saison correct en releveur et une première apparition en starter contre Baltimore qui ne m’a pas déplu, ses balles bougent quand même assez bien.
Rien à attendre toutefois des joueurs du Washington en cette fin de saison et je reste assez perplexe quand à ses perspectives d’évolutions, d’autant plus que son propriétaire Nintendo n’est pas forcément au mieux financièrement. C’est surement la seule franchise de MLB pour laquelle je me fais du souci sur sa pérennité à court terme.

Oakland Athletics :
Une intersaison marquée par l’arrivée de Brad Pitt dans l’effectif grâce au film Moneyball ce qui aura au moins eu le mérite de rendre hommage au travail de Billy Beane à la tête de l’équipe (et attirer plus de spectateurs pour la pire équipe dans ce domaine en 2011). Une fois de plus la franchise a connu une hémorragie dans se rangs pour ce qui est de ses meilleurs éléments. Ainsi Gio Gonzalez a rejoint Washington, Cahill et Breslow l’Arizona, Bailey et Sweeney ont eux pris la direction de Boston. Tout cela se fait une fois de plus en échange de jeune joueurs certes prometteurs mais dont la seule perspective semble être de quitter l’équipe une fois leur talent affirmer. En arrivées notables on retrouve Bartolo Colon en provenance des Yankees et surtout l’inénarrable Manny Ramirez qui sort de sa retraite prise en 2011 pour la reprendre en mai dernier sans une seule apparition en vert.
Dès lors le début de saison maussade qui a longtemps placé les A’s en dernière position n’a surpris personne. Apathique au bâton l’équipe californienne va même subir fin mai une terrible série de 9 défaites semblant infirmer tout les espoirs de finir devant leurs adversaires directs pour l’avant dernière place de la division. Mais forte en caractère l’équipe s’est depuis relevée et présente même un bilan positif depuis cette date (20-14) laissant entrevoir une deuxième partie de saison plus intéressante.
Sur le terrain les matchs des A’s peuvent se résumer par les 2 stats suivantes, pire équipe en attaque (.225 d’avg moyen, malgré un nombre d’HR plus honorable) ils ont par ailleurs le 3ème bilan de MLB sur le monticule (3.38 d’avg malgré un nombre de SO très faible, comme quoi). La misère offensive de l’équipe n’épargne quasiment aucun de leurs éléments si ce n’est l’ancien Red Sox Josh Reddick (.268, 20 HR) ce qui laisse entrevoir un avenir plutôt intéressant pour lui. Même Kurt Suzuki l’un des catchers les plus impressionnants en position défensive vit une saison très difficile batte en main. Par contre sur le monticule les choses sont radicalement différentes. Si le leader de la rotation Bartolo Colon réalise une saison honorable (6-7, 3.80 ERA) les jeunes rookies Tommy Milone (8-6, 3.57 ERA) et Jarrod Parker (5-4, 2.86 ERA) ainsi que Brandon Maccarthy qui semble avoir enfin trouvé sa stabilité (6-3, 2.54) constituent l’une des meilleures rotations de départ en MLB. En closer le jeune Ryan Cook a progressivement pris la place de l’expérimenté Balfour ce qui positionne un autre rookie dans les joueurs clefs de l’équipe.
La fin de saison pourrait s’avérer plus intéressante qu’il n’y paraît à Oakland tant la franchise dégage désormais une sérénité de bon aloi sur le terrain. De la à se qualifier pour octobre il y a un pas qui semble difficile à franchir mais la construction d’une équipe réellement performante en vue de 2013 est un fait indubitable. Si le jeune Caspedes confirme les bonnes dispositions de débuts de saison il se pourrait même que l’équipe franchisse un cap plus tôt que prévu.

Los Angeles Angels :
Gros animateurs de l’intersaison les Angels se sont présentés en ordre de marche pour retrouver des playoffs qui les fuient depuis 2 saisons. 2 recrues majeures C.J Wilson en as de la rotation et Albert Pujols récent champion du monde pour dynamiter une équipe déjà plutôt orientée vers la puissance brute.
Pas forcément très charismatique le roster des Angels donne néanmoins quelques bonnes garanties pour une équipe affichant clairement son ambition de se hisser au sommet. Reste que le début de saison fut un véritable chemin de croix à l’image d’un mois d’avril catastrophique plongeant la franchise à plus de 8 matchs d’écarts avec des Rangers qui marchaient alors sur l’eau. A l’image de Pujols qui frappe alors à moins de .200 d’avg et ne semble que l’ombre du King du Busch stadium. Toutefois une fois sorti de ce début poussif l’équipe est très clairement revenue sur un rythme de prétendant au titre et grignoter pas à pas son retard sur des Rangers un peu moins impressionnant. 3 sweep face aux Mariners, Twins et Rockies ainsi qu’un bilan favorable dans les confrontations directs avec Texas leurs ont permis de revenir à 4 longueurs de ces derniers et de prendre une sérieuse option dans la course éventuelle à la wild card.
Les raisons sont simples avec une force de frappe retrouvée les positionnant parmi les 5 meilleurs franchises de MLB dans quasiment toutes les catégories et une impression de puissance qui se dégage de quasiment tout les joueurs du roster, seul les Rangers et les Yankees donnant une impression similaire. Ainsi Pujols (.268, 14HR), Trumbo (.308, 22HR), Mike Trout (.341, 12HR, 26SB) qui confirme ce qu’il avait laissé voir l’an dernier et Torii Hunter (.270, 10HR) constituent un début de lineup oppressant pour tout les pitchers.
En défense l’équipe est moins sereine, sans véritable star sur le diamant ils sont souvent tenus à compter sur leur pitchers dont les résultats vont de l’excellent avec CJ Wilson (9-5, 2.43) ou un Jered Weaver (10-1, 1.96 ERA) tout simplement injouable cette année, pour un reste de rotation plus poussif et des releveurs assez décevant. Le retour d’Ernesto Frieri en closer semble avoir donné un sérieux coup de pouces à la franchise.
La fin de saison s’annonce donc palpitante pour les joueurs d’Anaheim tant dans la lutte féroce qu’ils vont livrer pour le titre de champion de division que par la suite dans une probable post-season pour le gain de la couronne mondiale. J’en ferais d’ailleurs mes favoris pour le titre tant ils semblent monter en régime et posséder des joueurs de la trempe de Pujols et Wilson pour les y emmener.

Texas Rangers :
Voici l’épouvantail de la MLB. Sous les ordres du plus énergiques et charismatique manager de la ligue, Ron Washington, les Rangers viennent d’échouer 2 fois consécutivement en final des World Series. Avec une équipe relativement peu modifiée (départ de Wilson compensé par l’arrivée de Darvish et arrivée du closer Nathan repositionnant Neftali Feliz dans la rotation principale) l’ambition 2012 est claire : offrir la première couronne mondiale de son histoire à la franchise et par la même éviter de devenir l’éternel loser de ce début de siècle.
Et le constat du début de saison est que loin de ressentir les effets inhibant de la défaite cruelle de l’an dernier les joueurs d’Arlington sont entrés tambours battants dans la saison. Josh Hamilton revenu à sa meilleur forme et éloigné de ses problèmes personnels ouvre le bal en alignant les prestations de haut vol jusqu’à claquer 4HR dans un même match contre Baltimore. Dans le même temps Yu Darvish reste invaincu en avril bien que sollicitant quelques doutes sur sa tendance à beaucoup se faire frapper. Le reste de l’équipe est au diapason avec la meilleure moyenne au bâton (.280) et l’un des plus grand nombres de HR frappés. Puis après ce début de saison en fanfare (17-6 en avril) le mois de mai s’avère plus délicat (14-14) puis un regain net en juin (19-9). Toutefois un bémol subsiste quand à leur résultats face aux franchises à fort potentiel offensif. Ainsi les Yankees, White-Sox, Tigers et Angels s’avèrent particulièrement redoutables contre Texas laissant entrevoir quelques souci quand à la rotation. Ainsi Yu Darvish très affuté et cherchant énormément les SO prend souvent des risques important ayant pour conséquence un nombre très élevé de BB et de wild pitch.
Si les statistiques offensives de Hamilton (.308, 27HR, 75 RBI) lui ont un temps fait espérer un quadruplé personnel historique le lineup est globalement très convainquant avec Beltre (.326, 15HR), Cruz, Napoli et Moreland tout trois au dessus de 10HR et de bons voleurs de bases comme Andrus et Kinsler. On voit ici toute la palette offensive tissée par Washington.
Globalement les Rangers sont une équipe convaincante et font logiquement figure de favori à la mi-saison même si les Yankees leurs sont passés devant au bilan général. Toutefois j’émets à titre personnel une grosse réserve quand à leur lanceurs que ce soient les starters ou les releveurs ainsi que le closer Joe Nathan qui s’avère étonnamment tendu lorsque la situation est serrée à son arrivée sur le monticule. Je ne serais donc pas surpris de les voir tomber en demi-finale de l’AL face aux Tigers ou White Sox. Par contre il ne fait quasiment aucun doute qu’ils seront au rendez-vous des playoffs.

bolkonsky

10/07/2012 à 22h56


Allez hop continuons notre aventure à destination de la division centrale de l’AL. Situation un peu particulière en 2012 puisqu’après la crise de leadership connue l’an passé par des Twins dominateur en début de siècle la division est de loin la plus ouverte du début de saison. Un champion 2011 certes renforcé lors de l’intersaison sans pour autant les rendre hors de portée de leurs concurrents directs à l’exception des Royals dont la seule éclaircie prévue est l’organisation du All star break.

Team W L Pct GB Home Road Last 10
Chi White Sox 47 38 .553 - 24-22 23-16 7-3
Cleveland 44 41 .518 3 24-21 20-20 6-4
Detroit 44 42 .512 3.5 22-20 22-22 7-3
Kansas City 37 47 .440 9.5 14-23 23-24 2-8
Minnesota 36 49 .424 11 17-25 19-24 6-4

Comme on pouvait le prévoir la hiérarchie n’est pas définie dans cette division ou 3 équipes sont clairement en course pour le titre mais semblent aussi en difficulté dans la quête d’une éventuelle wild card. Kansas City n’est pas encore irrémédiablement distancé par contre la (demi) surprise vient de la confirmation que la saison 2011 des Twins ne relevait pas de l’accident de parcours. La franchise du Minnesota poursuit sa lente agonie et ne peut désormais plus prétendre à la couronne mondiale.

Minnesota Twins :
Après une saison 2011 désolante marquée par les blessures des stars Joe Mauer, Justin Morneau et de l’espoir japonais Tsuyoshi Nishioka, combinées aux problèmes de vestiaires causées par Zambrano les dirigeants de la franchise sont confiants pour ne pas réitérer une seconde année consécutives d’aussi mauvais résultat (pire équipe de l’AL). L’inter-saison voit partir 2 outfielders marquant Jason Kubel et Michael Cuddyer et l’arrivée de Josh Willigham (CG), Jamey Caroll (2B) et du catcher de Pittsburg Doumit pour soulager les lombaires de Joe Mauer. Toutefois la rotation qui fut le principale point faible de l’équipe en 2011 n’est pas renforcée.
Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à mêmes causes, mêmes effets. La rotation s’avère déficiente d’entrée de saison et rapidement les déboires de l’an dernier se répètent en 2012. La saison commence avec un sweep subit sur le terrain des O’s avant 2 autres pour le simple mois d’avril face aux Rangers et aux Red sox. Certes le début de saison leur a offert le calendrier le plus difficile qui soit mais la suite de l’histoire ne montre pas de grands signes d’améliorations.
Et pourtant la classe de certains éléments est évidentes à l’image du catcher Mauer (.326, 5HR) et de Willingham (.261, 19HR), la surprise du chef Trevor Plouffe (.253, 19HR) enfin au niveau attendu et un Justin Morneau (.246, 11HR) de retour aux affaires. Plutôt vive l’équipe se distingue par un jeu très offensif avec de nombreuses bases volées (5ème totale de la MLB avec 66). En même temps il faut bien ça pour compenser l’extrême faiblesse des starters puisque Liriano (5.08 ERA), Blackburn (8.10 ERA) et Pavano (6.00 ERA) sont tout simplement hors du coup obligeant Ron Gardenhire a faire de nombreux essai dans la rotation (11 starters différents cette saison). Un vrai motif de satisfaction toutefois le rookie Scott Diamond est bien parti pour être un as dans les années à venir (7-3, 2.62 ERA) tant son intelligence de jeu est saisissante et sa relation avec Mauer détonante.
Aujourd’hui à 11 victoires d’un leader de division qui serait tout juste pour conquérir la 2nde wild card les Twins ne peuvent guère nourrir d’illusion pour la seconde partie de saison. Reste à faire progresser les quelques jeunes entrevus tel Chris Parmelee (.194) dont la présence sur le terrain a diminué en flèche en même temps que les résultats de la franchise se sont relevés et Brian Dozier (SS, .242, 3HR) qui a connu la progression inverse. Du côté des lanceurs on scrutera la fin de saison de Diamond ainsi que celle des autres rookies prometteurs comme Cole De Vries (2-1, 3.00 ERA, aujourd’hui dans plutôt utilisé en releveur), le retour de Matt Duensing dans la rotation principale ainsi que la capacité du jeune Liam Hendricks de se remettre d’un début de saison horrible pour un rookie (0-5, 7.04 ERA). Je ne peux pas vraiment croire que cette équipe finira derrière les Royals mais j’ai passé toute la saison dernière à guetter le retour en flèche donc le désabus a laissé quelques traces…

Kansas City Royals :
Alors voilà bien une équipe pour laquelle je suis bien embêté de devoir faire un topo ne les ayant jamais vu jouer cette saison. Dire que je me suis même regardé des matchs des Astros pour voir jouer mes Braves. Que dire des joueurs du Missouri si ce n’est qu’ils sont bleu ciel, semblent avoir un jeu très appliqué et sérieux (top 10 en avg, minus 5 en HR) avec une rotation médiocre.
Sans espoir en début de saison après une intersaison marquée par le départ de Melky Cabrera et le retour de Yuniesky Betancourt les Royals réussissent la performance de faire un mois d’avril encore plus mauvais que les Twins conclue par une série de 12 défaites. Toutefois l’équipe s’est bien relancée en mai /juin avec un bilan positif sur cette période notamment grâce à de bonnes performances en interleagues.
Les stats de la rotation de départ sont mauvaises contraignant Ned Yost a faire des essais puisque 10 joueurs différents ont débuté une rencontre, pas aidé il est vrai par une belle série de blessure. Seul le transfuge des Dodgers, le closer Jonathan Broxton (21S pour 24 opportunités), semble être au niveau cette saison ainsi que Felipe Paulino qui s’est toutefois rapidement blessé. En attaque Butler et Moustakas ont frappé 15 et 16 HR alors qu’Escobar présente un avg de 306.
Ce qu’il faut attendre d’eux je n’en ai sincèrement aucune idée tant l’équipe n’est pas taillée pour se mêler à la lutte cette année et l’absence de jeunes prometteurs semblent limiter les perspectives d’évolutions en vue des saisons à venir. Bref je n’ai pas suivi les Royals.

Detroit Tigers :
Le champion en titre et gros morceau annoncé de l’AL avec la venue de Prince Fielder (récent vainqueur du HR derby) ne connait qu’un seul autre mouvement marquant avec le départ de Betemit pour Baltimore. En ordre de marche derrière le patron Justin Verlander (MVP et vainqueur du Cy Young award en 2011) la franchise du Michigan s’avance avec des intentions claires de titiller la couronne mondiale en 2012. L’autre fait marquant viendra de la suspension de Delmon Young (CG) suite à une arrestation en état d’ébriété et quelques remarques antisémites.
Assez convaincant en Spring Training l’équipe montre plus de délicatesse à vraiment rentrer dans sa saison. Pas mauvaise l’équipe n’est toutefois pas brillante non plus et connait quelques trous d’air surprenant face aux Mariners et aux Indians entre autre. Toujours puissante la franchise ne semble toutefois ne pas avoir encore vraiment pris la dimension attendue cette saison.
La principale cause de cette situation est la relative apathie du bullpen qui porte un nombre trop important de défaite sur ses épaules ainsi qu’une furieuse tendance des closers à faire capoter des situations de save. Si Verlander est toujours très bon (9-5, 2.58 ERA, 128 SO (leader MLB)) le reste de la rotation n’est pas non plus parfait. Le retour d’Octavio Dotel blessé une grande partie de ce début de saison devrait permettre au bullpen de se stabiliser. Les jeunes rookies Drew Smiley (4-3, 4.42 ERA) et Jacob Turner (impressionnant pour son premier match en ligue majeur face aux Cards) semblent pouvoir apporter un plus en cette fin de saison.
En attaque la donne est différente, Detroit n’a pas toujours eu une image de gros bras mais plus d’une équipe intelligente, les choses n’ont pas vraiment changé avec le 3ème avg de MLB pour un nombre relativement faible de HR ou d’extra base hits. Plutôt lourde l’équipe se distingue aussi par un nombre peu élevé de bases volées mais ne s’y attaque qu’assez rarement. Dans le Michigan on avance sur des hits, base par base alors forcément il n’est pas toujours facile de marquer. S’en résulte une tendance à se compliquer certaines situations (et donc aussi les difficultés rencontrées par les releveurs). Individuellement 3 joueurs sortent du lot avec Miguel Cabrera (.324 (leader AL), 18 HR), Prince Fielder (.299, 15HR) et le jeune Austin Jackson (.332, 9HR, .408 OBP) qui réussi à faire oublier Grandy en CC. Défensivement Johnny Peralta en SS c’est toujours la grande classe.
La fin de saison des Tigers devrait être haletante puisqu’ils ne semblent pas armés pour dominer la division. De plus l’accession aux playoffs passe probablement par le titre puisque les wild card devrait se partager entre les seconds des divisions est et ouest. Le retour de blessure de plusieurs joueurs devrait toutefois les maintenir dans le rythme même s’il va falloir apprendre à tuer les matchs. Si je devais me prononcer aujourd’hui je ne les verrais pas passer mais ce serait bien présomptueux de les enterrer pour si peu.

Cleveland Indians :
Wild Thing…you make my heart sing...you make everything Groovy, I said wild thing.
Décrédibilisé à jamais par Hollywood la franchise de l’Ohio a vécu un début de siècle moyen avec 2 qualifications seulement pour les playoffs depuis 10 ans. Toutefois le bon début de saison l’an passée a eu le mérite de faire renaitre quelques intentions à Cleveland. L’intersaison est relativement calme avec essentiellement des mouvements au sein des équipes affiliées, la seule vraie recrue étant Casey Kotchman en provenance de Tampa. Les objectifs de la franchise sont de finir 3ème derrière les 2 leaders et de profiter d’une éventuelle saison morne de ceux-ci pour accrocher un ticket en post-season.
Le début de saison est assez probant avec une belle efficacité à la batte et la signature début avril de Johnny Damon. L’équipe s’avère assez fiable dans la mesure ou elle perd peu contre les franchises à son niveau mais a du mal à réellement se dépasser face aux grosses équipes à la frappe, la vraie particularité de l’équipe est de perdre large et de gagner petit. Est-ce une preuve d’intelligence ou d’absence de caractère, mystère ? Toujours est-il que les Indians sont souvent sur la brèche.
La cause des difficultés provient de sa rotation principale dans laquelle aucun pitcher ne descend sous les 4.40 d’ERA. Autant dire que les frappes sont fréquentes dans l’Ohio, heureusement pour eux l’une des meilleurs défense est présente et limite ainsi les dégats. Les double jeu entre Jason Kipnis (2B), Asdrubal Cabrera (SS) et Kotchman sont bien souvent des régals du genre. Offensivement l’équipe frappe moyennement et modérément fort avec aucun vrai leader. Par contre ce qui démarque la franchise est sa tendance à toujours être menaçante de par la densité de son lineup, tout les joueurs semblant du même niveau, seul le sud coréen Choo (.299, 10HR) sort du lot.
Pas franchement enthousiasmante l’équipe de Cleveland a su néanmoins confirmer les bonnes impressions laissées l’an dernier. La vraie question réside désormais dans leur capacité à tenir sur ce rythme toute la saison ce qui pourrait, au vu du niveau de la division, leur permettre de passer entre les gouttes. On se souvient ainsi que l’an dernier les Tigers avaient atteint octobre un peu par effraction mais s’y était excellemment comporté. Enfin il faudra suivre avec attention l’évolution du lanceur rookie Zach MacAllister (3-1, 3.40 ERA) dont les sorties sont gérées avec parcimonie par Antonetti.

Chicago White Sox :
Comme souvent ces dernières années la saison 2011 s’est avérée décevante pour les White Sox avec un recrutement ambitieux et des résultats assez ternes alors même que la désintégration des Twins devait leur laisser un boulevard pour le titre. Après avoir laissé libre ce boulet d’Ozzie Guillen les dirigeants de l’Illinois ont décidé de ne pas changer une méthode qui perd en se lançant de nouveau dans une intersaison riches en mouvements en tout genre. Exit Buehrle, Pierre, Vizquel, in Osvaldo Martinez et Kosuke Fukudome.
A l’image de toutes les équipes de la division le début de saison est délicat avec une série initiale face aux Rangers. Puis les rencontres face à leurs adversaire directs vont les lancer. Un très bon mois de mai et une succession de sweep face aux Cubs, aux Indians et aux Rays permettent aux White Sox de s’installer confortablement dans un fauteuil de leader qu’ils n’ont plus abandonné depuis.
La force de l’équipe provient de la grande puissance de son lineup, pas forcément le meilleur avg mais l’une des équipes qui sort le plus la balle des limites du terrain (103 HR, 1ère équipe hors AL est), à l’image d’Adam Dunn (.208, 25HR) qui ne touche pas souvent la balle mais qui ne se gène pas lorsque ça arrive. Avec en leadoff De Aza (.351 OBP, 15 SB) et une belle série de joueur puissant derrière Dunn, Konerko (.329, 14HR), Pierzynski (.285, 16HR) puis un milieu de lineup agile et sure avec Rios (.352 OBP, 14 SB) et Ramirez (.266, 13 SB) et une fin de lineup jouant de nouveau sur le force brute avec Viciedo (.255, 14HR) et Beckham (.243, 9HR) les Sox sont donc une véritable machine à point. Seul le poste de 3B est un casse tête tant Morel (.177) et Hudson (.179) sont consternant.
En défense ils sont avec les Mariners l’équipe produisant le moins d’erreur et peuvent de plus compter sur 2 starters en pleine forme avecJack Peavy (7-5, 2.85) et Chris Sale (10-2, 2.19 ERA) pour sa première saison dans la rotation principale. Les autres starters Floyd, Humber et Danks connaissent eux une saison plus délicate. La situation est assez satisfaisante pour les releveurs et franchement moins bonne pour les closers avec Addison Reed qui n’arrive pas à se stabiliser .
Les perspectives pour la fin de saison sont très encourageantes puisque Chicago semble avoir toutes les cartes en main pour accrocher le titre de champion de division. Attention toutefois à ne pas connaître de relâchement coupable au cours de la saison tant l’écart avec leurs 2 opposants directs est trop ténu pour se le permettre. Du côté des joueurs à suivre il sera intéressant de regarder le rookie Jose Quintana (4-1, 2.04 ERA) assez convaincant sur ses sorties depuis juin.

bolkonsky

11/07/2012 à 18h24

Last but not least il est l’heure de s’attaquer à la dernière division de la MLB à savoir l’AL east. Franchement dominatrice en saison régulière ces dernières années sous l’impulsion de ses 3 cadors Yankees, Rays et Red Sox la division a toutefois laissé échapper les dernières couronnes mondiales au court de phase finale mal maitrisée. Cette année l’affirmation de la concurrence venue de l’ouest ainsi que la solidité de la NL font démarrer 2012 avec une impression moins nette que le gros du combat s’y situera.

AL East W L Pct. GB Home Road
New York Yankees 52 33 .612 — 25–16 27–17
Baltimore Orioles 45 40 .529 7 22–20 23–20
Tampa Bay Rays 45 41 .523 7.5 24–19 21–22
Boston Red Sox 43 43 .500 9.5 22–24 21–19
Toronto Blue Jays 43 43 .500 9.5 23–19 20–24

Premier constat aucune équipe ne présente un bilan négative ce qui semble conforter l’idée que la division est la plus relevée. Deuxième constat les Yankees ont creusé un écart très conséquent sur l’ensemble de leurs poursuivants reléguant le second à 7 matchs. Troisième constat aucune des 4 autres franchises n’est distancées dans la course à la seconde place, pour l’instant synonyme de Wild Card.

Toronto Blue Jays :
La seule franchise non états-unienne continue son petit bonhomme de chemin année après année. Après avoir longtemps fait le dos rond au cours de la dernière décennie face aux 3 monstres l’équipe de Toronto s’est progressivement affaiblie au point de ne plus sembler en mesure de se battre pour éviter la dernière place en 2012 face à la progression de Baltimore. Les perspectives en début d’année ne sont en effet guère différentes après une intersaison décevante dans la course aux agents libres Darvish et Fielder. Ce sera finalement le closer Cordero qui s’avérera la principale acquisition avec dans le sens inverse le départ du catcher Jose Molina vers Tampa. Tant pis pour les ambitions cette année, place donc à la transition pour les années à venir.
Le début de saison est correct l’équipe se comportant bien face aux équipes faibles au bâton mais connait de vrais difficulté à battre les équipes de sa division. Seul les Red Sox sont vraiment mis sous contrôle par les canadiens dans leurs confrontations directes. L’équipe s’illustre par une tendance aux séries courte de 4/5 victoire ou défaites rendant la lisibilité de leur saison assez floue. Toutefois les Jays peuvent s’appuyer sur une qualité primordiale en baseball, ils frappent peu, mais fort vraiment fort. Dans le sillage d’un milieu de lineup surpuissant avec le all star cleaner Bautista (.244, 27HR), Edwin Encarnacion (.295, 23 HR) et Cobey Rasmus (.259, 17 HR) les Jays ont le 2ème plus gros totale de HR en ce début de saison derrière NYY. L’équipe se distingue aussi par une vraie tendance à profiter de ces occasions lorsqu’un joueur est en position de marquer. La déception provient finalement de ce golgoth d’Adam Lind qui a du mal à récupérer de ses blessures. Les rookies Yann Gomes (.211, 3HR), Eric Thames (.343, 3HR) et David Cooper (.292, 2HR) apparaissent avec parcimonie mais sont, je trouve, très intéressant dans leurs mécaniques.
En défense la rotation principale est assez quelconque puisque seul Brandon Morrow (7-4, 3.01 ERA) présente des statistiques probantes. Le jeu des Jays consiste à faire jouer la défense, peu de lanceur à SO et plutôt de vrais machines à ground ball. Le problème c’est que lorsque vous construisez une équipe de manieur de gourdins en défense ce ne sont pas toujours les meilleurs dans ce domaine et les ontariens ne sont pas là pour prouver l’inverse…Si l’on ajoute à cela des releveurs pas franchement convaincant et un closer très en dessous du niveau attendu (Cordero (3-5, 6.00 ERA, 2S certes handicapé par son épaule)) il n’est pas étonnant de retrouver les Jays en queue de classement d’une division aussi serrée.
La fin de saison ne sera pas inintéressante car avec les Jays les balles partent loin et les matchs sont souvent spectaculaires. Toutefois les perspectives d’accession aux playoffs sont quasi nulle de par la nature de la division ou ils sont situés. Le seule espoir provient finalement d’une fin de saison manquée pour leurs 3 concurrents directs tant leur rotation principale ne semble pas leur offrir de vrais possibilités de produire de meilleurs résultats sur la durée.

Boston Red Sox :
Attention bête blessée, la déroute de septembre dernier est dans toutes les têtes. Conquérant en 2011 malgré un début de saison cataclysmique (11 défaites de rang en ouverture) les joueurs du Massachusetts avait quasiment validé leur ticket pour la post season fin aout puis ont plongé en enfer et perdu un avantage de 10 victoires sur le seul mois de septembre avant, humiliation suprême, de perdre un match de départage face aux Rays. Le recrutement avait été clinquant mais plusieurs blessures avaient fini par avoir raison des joueurs de Fenway en 2011. Toutefois les ambitions ne sont pas revues à la baisse à Boston avec les arrivées de Nick Punto en 3ème base dans un infield déjà fourni. En outfield le départ d’un Josh Reddick peu convaincant est compensé par les signatures de Ryan Sweeney (Oakland) et Cody Ross (Giants).
Comme l’an dernier la saison commence avec une bien mauvaise série de 10 défaites en 14 matchs qui conduit la franchise à la dernière place de la division. L’équipe se reprend toutefois mais a beaucoup de mal à conserver un effectif stable suite à de nombreuses blessures, notamment dans l’outfield (Ross le plus utilisé n’a pu jouer que 56 des 86 rencontres). De plus les débuts de saison d’Adrian Gonzalez et Dustin Pedroia sont complètement indignes de leur niveau attendu. L’équipe s’est progressivement reprise pour aller fin juin jusqu’à reprendre l’espoir de déposséder les Orioles de la seconde place. Puis 2 séries terribles face aux A’s et surtout à Fenway contre les Yankees (1-3) ont replacé Boston en queue de peloton. Surtout fin juin le 3B des Red Sox Kevin Youkilis part pour rejoindre les White Sox au grand damn des supporters de Fenway.
L’équipe fait toutefois partie des meilleurs attaques du championnat malgré le début de saison de Gonzalez (.283, 6HR) et Perdoia (.266, 6HR) et ce notamment grâce à la puissance du DH vétéran Ortiz (.312, 22HR, toujours dans la place Big Papi), du catcher Saltalamacchia (.235, 17HR) et de Coby Ross (.264, 13 HR).
Et heureusement que batteurs et positions défensives sont bien tenues (Pedroia et Saltalamacchia entre autre) parce que les pitchers eux se font allégrement frapper. Lester (4-6, 4.47 ERA) et Beckett (4-7, 4.43) ne sont plus que l’ombre d’eux même quand à Bucholz (8-2 pour…5.53 ERA) il est toujours aussi surprenant. Si les releveurs s’avèrent très bon le closer Alfredo Aceves quand à lui ne compense pas le départ de l’immense Jonathan Papelbon concédant tout de même 6 défaites depuis le début de la saison.
La fin de saison s’annonce délicate pour Boston et franchement on a un peu l’impression d’assister à la fin d’une ère quand on voit l’équipe sur le terrain. Ils ont toujours autant l’air de repris de justice mais avec moins de hargne, moins d’envie, comme embourgeoisés. La qualif est toujours dans leurs cordes mais les difficultés en rencontres face à leurs adversaires directs risquent de peser lourd en fin de saison. De plus le départ de Kevin Youkilis qui a longtemps fait figure d’icône sur le terrain ne devrait pas aider à redonner le caractère dont cette équipe a besoin pour de nouveau tutoyer les sommets.

Tampa Bay Rays :
Solide l’an dernier les Rays avaient donc accroché une miraculeuse place en post-season à la défaveur des Red Sox. L’équipe qui présente un budget très loin des 2 mastodontes de la division continue toutefois à jouer les trublions et espère pouvoir être, cette année encore, le moteur du baseball floridien. Pour cela ils peuvent compter sur un effectif très stable avec peu de départ et comme seule arrivée notable le catcher de Toronto Jose Molina et le retour en 1B de Carlos Peña en prévision du départ de Casey Kotchman à Cleveland. L’équipe compte donc se reposer sur sa constance offensive et sa très belle rotation pour figurer dans le haut de la division.
Une fois de plus la franchise commence la saison tambour battant et prend les rênes avec les Orioles au terme du mois d’avril. Plus en délicatesse par la suite les Rays se sont progressivement laissé glisser pour ressortir désormais à 7.5 longueurs des Yankees.
La surprise de ce début de saison provient de la grosse apathie des batteurs floridiens avec un avg moyen de .232, du niveau des Mariners… La faute entre autre à des résultats consternant pour Carlos Peña (.201, 13HR) qui semble souvent très, très nerveux à la batte (110 K !), DH Scott (.205, 11HR), dont on est en droit d’attendre beaucoup plus, ainsi que la blessure de Matt Joyce (.279, 11HR) absent depuis juin. En conséquence l’équipe a fait signer en mai Hideki Matsui pour le poste de DH, malheureusement ses stats actuelles (.175, 2HR) ne parlent pas en sa faveur. Heureusement les Rays peuvent se reposer sur une excellente rotation principale avec deux machines à K : David Price toujours aussi génial (11-4, 2.82 ERA, 105 SO) et James Shields (8-5, 4.17 ERA, 109 SO). Le rookie Matt Moore est lui plus en difficulté mais ses performances devraient se stabiliser à mesure qu’il apprend (beaucoup trop de BB facilement concédés) quand au jeune Jeremy Hellickson il est bien souvent sorti dans des jours apathiques de son équipe ce qui donne peu de valeurs à ses stats, il sera à suivre sur la fin de saison. Surtout les Rays peuvent compter sur une très bonne densité chez ses releveurs et un closer enfin devenu létal avec Fernando Rodney (25S) pourtant si timoré depuis le début de sa carrière. L’air de Saint-Petersburg lui fait du bien (moins celui du Tropicana fields ou ses réaction à l’encontre de la presse n’ont rien à envier à Samir Nasri).
L’équipe est donc partie pour faire une nouvelle saison solide et a toute les chances d’obtenir la seconde wild card et affronter le second à l’ouest. Et comme sur un match ils ont David Price cela s’annoncera électrique. Attention parfois à une certaine nervosité des joueurs, l’air de rien le départ d’un mentor comme Johnny Damon pourrait s’avérer problématique même si le groupe semble assez sain. Enfin le manager Joe Maddon est un gage de sécurité (à voir sa réaction plutôt sobre lors de l’expulsion du pitcher Peralta pour un version ganté du Pine tar incident de Georges Brett).

Baltimore Orioles :
Equipe la plus faible de la division pour la 4ème année consécutive malgré des ambitions plus élevées en 2011 les O’s abordent la saison 2012 avec un vrai sentiment de revanche. Pour cela la franchise compte elle aussi sur une relative stabilité à partir d’un effectif dont on peut sur le papier attendre beaucoup plus que l’an dernier, seul Wilson Betemit vient renforcer un effectif qui a fière allure.
Et dès le début de saison la méthode fonctionne avec d’excellent résultat en avril permettant à la franchise de prendre la tête de la division. Seul les Yankees jouent le rôle de nemesis pour Baltimore qui subit un sweep d’entrée (les résultats se sont par la suite équilibrés). Les joueurs de Camden Yards font preuve d’une très grande sérénité et d’une maitrise étonnante dans la gestion de leurs matchs. Même s’il est fréquent de voir des joueurs de baseball avec une attitude zen, l’impression qui se dégage à Baltimore est parlante. Et pourtant…ils ne cessent de faire des erreurs, peut-être sont ils tout simplement TROP relax ou tout simplement assez peu taillé pour le sport (l’équipe est vraiment lourde, les déplacements sur bases en pâtissent bien souvent).
En attaque Baltimore ne brille pas par sa régularité mais plus par sa puissance (106 HR). Bref cette équipe joue avec conviction la carte bucheron et l’arrivée récente de Jim Thome ne devrait pas infléchir cette prédisposition. Toutefois réduire l’équipe à cet état de fait serait faire offense à des joueurs comme le CC Adam Jones (.286, 20HR, 11 SB), le SS J.J.Hardy (.224, 12 HR) ou le catcher Matt Wieters (.247, 12HR) joueurs gracieux par excellence. Après des joueurs comme Betemit, Reynolds, Markakis ou Chavez c’est plus proche du lanceur de poids que de coureur de demi-fond.
Au pitch par contre c’est une toute autre affaire avec des résultats franchement décevant, notamment de la rotation principale dans laquelle Arieta (3-9, 6.13 ERA) et Matusz (5-10, 5.42 ERA) souffrent le martyr. Le rookie Chen (7-5, 3.95 ERA) et Hummel (8-5, 3.47 ERA) ont eux des résultats plus conformes aux attentes qui pèsent sur eux. Heureusement les releveurs O(’Day, Patton et Ayala notamment) n’ont pas connu une seule défaite cette saison, à l’image du closer Jim Johnson recordman de la ligue avec 26S en 27 situations pour aucune défaite. Autant dire que les starters ne restent pas très longtemps sur le monticule (d’où aussi des ERA un peu surélevées) à Camden Yards.
Ce qu’il faut désormais attendre à Baltimore c’est la confirmation de cette première partie de saison ce qui pourrait les conduire à la Wild Card. En effet le relatif trou d’air que connait la division cette saison pourrait offrir une opportunité à Baltimore pour accéder pour la première fois depuis 1997 aux playoffs. Et comme en 1997 ils avaient fini avec la couronne mondiale…

New York Yankees :
Et nous bouclons donc ce tour d’horizon avec la franchise la plus prestigieuse du sport US, qui est aussi le meilleur bilan du début de saison de toute la MLB. Le hasard fait bien les choses.
Après une bonne saison régulière l’année 2011 s’était finie en queue de poisson face à Detroit pour les joueurs au pinestripes. Victime d’un Verlander de gala les hommes de Girardi ont du reconnaître qu’il était difficile d’avancer conquérant en playoffs avec une rotation de départ trop légère, tant pis pour l’immense Jorge Posada qui quitte le baseball à cette occasion. Les dirigeants de New York, comme attendu, mettent l’accent sur les lanceurs (Freddy Garcia, Michale Pineda, Hector Noesi et Hiroki Kuroda) lors de l’intersaison qui voit surtout revenir de sa retraite Andy Pettitte et partir ce boulet d’A.J.Burnett et Bartolo Colon. Enfin pour clore le chapitre des lanceurs le trop prometteur Joba Chamberlain, sur DL en 2011, se blesse à la cheville en début de saison après avoir jouer au trampoline chez lui. Il devait faire une soirée avec Balotelli.
La saison commence assez normalement avec les habituelles difficultés de Teix au bâton puis coup de tonnerre début mai lors d’un batting practice d’avant match. Une balle perdue vient heurter Mariano Rivera et le blesser lourdement pour sa dernière saison. Toujours pas revenu celui-ci refuse pour l’instant de mettre un terme à sa carrière. Heureusement pour eux les Yankees avaient anticipé dès la saison dernière avec la signature de Soriano qui était alors devenu le closer des 8ème manche. La réussite est pour l’instant au rendez-vous avec 20S en 21SO. Depuis lors les joueurs du Bronx ont pris le pas sur leur division puis sur la ligue et semblent à l’heure actuelle assez injouable.
La principale raison est leur lineup offensif hors norme. A l’image du captain Derek Jeter revenu à son meilleur (.308, 7HR) en tant que leadoff et une suite de lineup exceptionnel avec Granderson (.248, 23 HR), Teixeira (.250, 15HR), Cano (.311, 20HR, 47XBH) A-Rod (.269, 13HR) et Swisher (.262, 15 HR et une intelligence de jeu épatante en position 6/7 au baton) ainsi que des solutions différentes offertes par Raul Ibanez (.240, 11HR),Andruw Jones (.244, 11HR), Nix ou Nunez en cours de match. Une seule grosse faiblesse dans ce lineup, n’en déplaise au québécois, c’est le catcher Russel Martin (.179, 8HR) qui commence à sentir venir la concurrence de l’éternel loser qu’est Chris Stewart.
L’absence de Brett Gardner se fait toujours ressentir en défense ainsi que pour sa vitesse sur base mais les Yankees composent en son absence.
Au pitch la situation est heureusement plus délicate sinon la saison n’aurait plus trop de suspense. Sabathia (9-3, 3.45) est moins affuté que les saisons précédentes et concède beaucoup de BB inhabituel. Hugues (9-7, 4.33 ERA) est toujours instable, Kuroda (8-7, 3.50 ERA) agaçant et Ivan Nova (10-3, 3.97) prometteur mais encore facile à lire. Andy Pettitte quand à lui lance toujours avec la motion la plus étrange au monde mais son retour en mai est bien meilleur que ce à quoi l’on pouvait s’attendre (3-3, 3.22 ERA), sa récente blessure inquiète toutefois un peu le staff. Enfin à voir si le jeune David Phelps (1-3, 3.05 ERA) arrive à se faire une place. Toutefois ces difficultés sont gommées en grande partie par l’excellence de la relève à l’image de Boone Logan (4-0, 3.77) probablement le meilleur releveur actuel ainsi que Rapada, Wade ou Robertson. Et enfin Soriano fini généralement très proprement le travail.
Qu’attendre de la fin de saison ? Les World series tout simplement. New-york possède la meilleure équipe de MLB et qui plus est l’une des plus chevronnées. Peu de chance de voir un jeune rookie exploser (Eric Nunez peut-être) mais par contre il faut garder un œil sur le nombre de hit de Derek Jeter qui grimpe progressivement dans le hall of fame. La seule inquiétude provient d’une DL qui commence à compter beaucoup de lanceurs et non des moindres (Sabathia, Pettitte, Pineda, Rivera, Phelps, Wade et Igarashi) ainsi que le catcher Cervelli et le 3B Nunez.

manuFoU

11/07/2012 à 23h00

Merci, merci, merci ! Tes posts plus espn america, je sens que je vais vivre pleinement cette fin de saison !

bolkonsky

21/07/2012 à 09h53

En ce moment 3 grosses séries:
Braves @ Nationals avec une victoire d'Atlanta après avoir été mené 9-0 par Washington.
Texas Rangers @ Los Angeles Angels 1-0 pour les Angels et enfin Detroit Tigers @ Chicago White Sox.

greenflo

24/07/2012 à 14h45

Transfert marrant cette nuit en MLB.

Les New York Yankees sont en visite du coté de seattle pour une série contre les Mariners. Ils en profitent pour négocier avec les Mariners au sujet du transfert de leur star, le veillissant mais toujours utile Ichiro Suzuki. Les deux clubs tombent d'accord quelques heures avant le match et Ishiro peut donc porter ses nouvelles couleurs le soir même contre... Les Seattle Mariners, son ancien club dans lequel il a passé plus de 10 ans.

J'imagine que quelques spectateurs n'ayant pas eu vent du transfert ont du s'étouffer avec leurs hotdogs en voyant les line-up.

Au passage, quand votre 8eme batteur est Ichiro Suzuki, ça en dit long sur la qualité de l'effectif et ça doit bien mettre le cafard aux lanceurs adverses.

 

Zigmunt l empereur

24/07/2012 à 16h29

Suzuki a d'ailleurs frappé un coup sur et volé une base sur sa premiere presence !

Dans le deal, les Yankees laissent deux jeunes lanceurs alors qu'il me semblait qu'il manquait un peu de profondeur a ce niveau (m'enfin, recuperer suzuki, meme a 39 ans (?) c'est tout de meme super) mais bolkonsky nous en dira certainement +.