
Observatoire du journalisme sportif
Le défouloir pour les "frustrés" de la plume et du micro.
Shura
11/05/2012 à 08h29
Je pense que c'est Rodolphe Pirès, encore un "ancien" du groupe C+ (il commentait les matchs sur Sport+).
CatJ
11/05/2012 à 09h00
Je plaide le [2] évidemment ...
Shura
11/05/2012 à 09h08
Oui j'avais compris, c'était surtout pour signaler que c'est encore un expat' de chez C+.
matthias
11/05/2012 à 15h31
[Petit manuel de désinformation économico-sportive]
Je vois à droite le tweet de la Rédac suivant, et je clique par curiosité :
RT @jlefilliatre: Pourquoi Montpellier mérite d'être champion et le PSG de descendre http://t.co/MWJQ0Q3u Le classement de l'efficacité ...
On tombe donc sur sportbusiness.com, qui rebondit sur un article des Echos, on se dit que bordel, c'est sérieux. On voit un classement des équipes de L1 selon le ratio budget/points, et l'article qui conclue qu'Ajaccio et Montpellier sont les meilleurs, tandis que PSG, Lyon et Marseille sont tout en bas du classement. Ajaccio ayant un rapport budget/points de 0,432, tandis que PSG, OL et OM "dépassent 2 (et même 3 pour l'OM)". On se dit alors "diantre... quelle bande de gros nuls ces gros clubs!"
Ce que l'article ne précise pas, c'est que de toute façon ça ne sert strictement à rien de faire ça, étant donné que si le PSG voulait avoir le même ratio qu'Ajaccio, étant donné son budget il aurait dû atteindre 347 points... compliqué, en seulement 36 journées. Même en considérant que le PSG gagne ses 38 matchs de la saison, ce qui l'aménerait à 114 points, il aurait toujours un ratio supérieur à 1. A l'inverse, pour qu'Ajaccio ait un ratio qui dépasse 2, ils n'auraient du marquer que 7 points... ce qui est aussi peu envisageable, étant donné qu'ils jouent également contre des clubs ayant un budget dans les eaux du leur.
Donc, bref, un article pour rien dire, si ce n'est qu'il y a des clubs avec des petits budgets, et d'autres avec des gros, et que oui le classement final de la L1 ne correspondra jamais exactement au classement des budgets, encore heureux.
CatJ
11/05/2012 à 15h38
Au moment du maintien de Grenoble (so long), on soulignait le nombre de points par but marqué.
Si même les Cahiers remplacent les buts marqués par le budget, c'est qu'on a officiellement basculé. Le changement, c'est fait.
arnaldo01
11/05/2012 à 16h19
Et encore, je trouve qu'ils ne vont pas assez loin. Ils devraient diviser le nombre de points par la somme dépensée pour les transferts. L'écart serait encore plus impressionnant.
Portnaouac
11/05/2012 à 16h24
matthias
aujourd'hui à 15h31
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Perso, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi.
Bien entendu, je partage ton constat sur certains biais affectant probablement le raisonnement ; néanmoins, il ne me semble pas inutile d'examiner chaque club à la lumière de l'efficacité des moyens mis en oeuvre pour atteindre le résultat obtenu.
La méthode employée par l'auteur de cet article est probablement biaisée, ne serait-ce que parce qu'elle pourrait conduire à placer en tête de son classement, un club classé 20ème avec 25 points, dès lors que son budget ne serait que de 10M€, laissant de côté l'objectif principal d'un club : le maintien.
Cependant, je pense que toi aussi tu prends le problème quelque peu à l'envers ; le fait que le PSG aurait besoin de marquer 347 points pour égaler Ajaccio est-il nécessairement le signe de l'ineptie du raisonnement de l'auteur ? Ce chiffre de 347 ne constitue-t-il pas, en réalité, la démonstration des moyens démesurés mis en oeuvre par le club pour parvenir au résultat qui est le sien ?
Pour moi, la méthode mériterait d'être affinée, ne serait-ce qu'en trouvant le moyen d'intégrer au calcul, non seulement le nombre de points obtenu, mais aussi le classement atteint, voire l'impact de certaines places particulières (un malus pour les 3 dernières, un bonus pour la première en raison de la qualif en C1 et de la ligne supplémentaire au palmarès, un autre pour la seconde en raison de la qualification directe en C1, un autre pour la troisième en raison de la qualification en tour préliminaire de C1 et un autre pour la 4ème, pour la qualif. en Europa League) ; en outre, il faudrait assurément éviter de procéder aux conclusions auxquelles procède l'auteur (en terme de de "machin mérite d'être champion et bidule et truc méritent de descendre) qui sont juste un appel au clic.
En revanche , je ne trouve pas inintéressante, en soi, l'idée consistant à déterminer pour chaque club, le coût d'un point marqué au classement.
Espinas
11/05/2012 à 16h44
Le truc, c'est que ça n'a pas beaucoup de sens sur une saison où dès qu'un petit budget réussit, il affole les compteurs.
Grenoble aurait été super bien placé dedans avant de descendre l'année d'après.
Lyon ou l'OM ont eu une régularité dans le haut du tableau qui est justement possible par leurs moyens financiers, qui représentent une marge de sécurité pour les blessés, un moyen de garder et d'attirer les joueurs, etc..
nard
11/05/2012 à 16h49
Plutot que le budget, ce sont les pertes qu'il faudrait prendre en compte. Si j'ai 250 M€ de budget mais que je génère 300 M€ de revenus (resultats, sponsoring, etc.) mais que je ne termine que deuxième, c'est à mon sens un meilleur résultat que si je termine premier avec 500M€ de budget mais 200M€ de pertes.
ainsi parlait Zahia, tout ça
11/05/2012 à 16h50
il faudrait peut-être cumuler le budget sur plusieurs saisons, en regard des classements correspondants, pour "lisser" les "accidents" (ie. saison exceptionnelle d'un petit budget ou totalement ratée d'un gros). Ca aurait *peut-être* une pertinence.
En écrivant ça, je me demande bien en quoi ça serait pertinent d'ailleurs (mais comme je l'ai écrit, je vous le laisse, de rien, c'est cadeau).
le Bleu
11/05/2012 à 20h13
Dans ces calculs de rapports budget-points marqués, il y a un énorme biais dans le fait que les deux échelles de chiffres sont proches.
On marque entre 25 et 85 points dans une saison, et les budgets s'étalent entre 20 et 100M d'euros, en gros.
Du coup on est tenté de faire automatiquement le rapprochement entre les deux classements.
Si on jouait un championnat à 16 et à 2 points, et que les budgets étaient exprimés en francs, l'analogie nous sauterait beaucoup moins aux yeux.