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Si le football anglais a dominé la scène européenne des Seventies aux Nineties, on ne peut pas en dire autant de ses maillots.

Le consensus est unanime : le pire maillot de football jamais créé est le Rodeo Fringe. Instantanément reconnaissable grâce à ses lanières en cuir, il fut porté par les éphémères Colorado Caribous en 1978 (ci-dessous). In-dé-trô-na-ble.

Mais ne nous gaussons pas trop. Des horreurs, il en eut aussi des wagons dans le football anglais, surtout au cours des Nineties, la décennie de tous les massacres. Les 12 premiers de la Dirty Dozen qui salopèrent le plus la tunique sacrée sont ici et les 13-22 ici.

Aujourd’hui, troisième partie de notre plongée dans ce Hall of Shame du maillot anglais : présentation des classés 23è à 33è. Et pour lire moins bête, voir dossier TK en trois volets sur l’historique du maillot anglais (1, 2, 3).

# 23. Notts County 1994-95 (D2), maillot extérieur

Design très pique-nique écossais pour les (premiers) Magpies, cornemuse, kilt et sporran livrés en sus. Mal leur en prit, ils finirent bon dernier cette saison-là et furent relégués en D3 après 4 saisons en D1/D2. Bien fait pour leur gueule.

Verdict TK : franchement, qu’attendre d’un club surnommé les Magpies, hein ?

# 24. Newcastle United 1990-93 (D2), domicile

Le design utilisant des rayures fines fit fureur à la fin des Eighties. Les designers pensaient que ça faisait plus raffiné, tout en lorgnant sur le marché streetwear et leisurewear (adaptation des maillots en vêtements portables en toutes circonstances).

A l’évidence, Umbro, le designer de ce spécimen Magpie, ne savait plus sur quel pied rayé sautiller. Rayures fines ou moyennes, ou larges ? Espacées ou rapprochées ? Et les manches, on les raye comment ? A force d’atermoiements et tâtonnements, l’imagination des gars d’Umbro s’enraya et ils produisirent cette version textile d’une réponse de Normand bourré, une hésitation officiellement nommée le « Torino » et rapidement surnommée le « Bar code shirt ». Une aberration asymétrique que les joueurs ne portèrent pas en exhibant fièrement le trophée D2 en mai 1993, le club refilant à tout le monde le maillot de la saison suivante, designé par Asics. Et dire que Kevin Keegan était le manager à l’époque…

Verdict TK : on a ce qu’on mérite et généralement moins si on supporte les Magpies.

# 25. Newcastle United 2009-10 (D2 – une nouvelle fois), extérieur

Pour qu’on ne m’accuse pas injustement de m’acharner sur ces pauvres Mags, je vais laisser un neutre s’exprimer, en l’occurrence Ian Holloway. Ce bon Ollie, alors manager de Blackpool, écrivait ceci dans le programme du match Blackpool-Newcastle du 16 septembre 2009 (Blackpool joue en orange, d’où leur surnom, les Tangerines – mandarines) : « Je suis ravi que Newcastle ait décidé ne pas jouer avec leur tenue extérieure jaune, sinon je crois que les spectateurs auraient eu l’impression d’assister à un match entre salades de fruits. »

Verdict TK : un autre grand comique aurait adoré ce maillot : Bourvil.

# 26. Newcastle United 1997-98 (PL, enfin atteinte), extérieur

[Que voulez-vous que je vous dise hein, je m’acharne pas, je constate, c'est tout]

Encore un coup d’Adidas, qui innove avec une incrustation sérigraphique voilée de l’écusson du club sur le maillot en deuxième rideau. Effet hallucinogène garanti, on aurait cru voir une apparition divine (Poséidon ?) dans une grotte. Cette abomination inspirée du maillot de 1885 (ici) de Newcastle East End (le club qui fusionna avec Newcastle West End pour donner NUFC en 1892) couperait presque l’envie de s’enfiler des Newcastle Brown, le nectar local (le sponsor à l’étoile bleue). Porté trois matchs seulement, trois défaites.

Verdict TK : Immonde, immonde, immonde. On devrait réinstaurer la peine capitale pour des monstruosités pareilles.

[bon, c’est pas qu’on s’ennuie mais va p'êt' falloir penser à passer à des vrais clubs]

# 27. Sunderland 1997-99 (D2/PL), extérieur et third 1998-99

Effet or brillant particulièrement repoussant. Guère étonnant que ce chiffon peine à atteindre 15 £ sur ebay. Le maillot exter 1998-99 est presque aussi répugnant :

La direction du club manquait vraiment d’inspiration à l’époque. Pour fêter le déménagement au Stadium of Light en 1997, l’écusson fut aussi totalement changé. On passa de ce crest original et évocateur :

à cet insipide truc corporate :

Verdict TK : Indigne d’un grand club.

# 28. Workington AFC 1995-96 (D7), domicile

Non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’un oeuf frit sur le maillot. Yes, un putain de fried egg avec la mention « The Big Breakfast » plastronnée bien en évidence.

Comme l’explique ce site ici, The Big Breakfast, une émission de la chaîne Channel Four (C4 pour les intimes, créée en 1982 et censée initialement être intello-décalée-hipstérisante), voulut absolument sponsoriser un petit club amateur, comme un couple de bobos adopterait un chat errant de Birmanie ou un hérisson accidenté de Madagascar. Et pas n’importe quel club amateur : les bons Samaritains de C4 insistèrent pour parrainer le pire club de la Northern Premier League Division Two (à l’époque, D7).

Ça tomba malencontreusement sur Workington AFC, là où Bill Shankly fit ses gammes d’entraîneur et aussi premier club de Grant Holt qui bossa comme docker localement tout en s’alignant pour les Reds. Sur le papier, ces Reds n’étaient pas les plus mauvais (les pires qu’eux au classement déclinèrent cette invitation à l’humiliation publique) mais, vu qu’ils avaient fini antépénultième du championnat, ils firent largement l’affaire. Et comme la spécialité culinaire de ce superbe coin d’Angleterre (Cumbria) est la fameuse Cumberland Sausage, niveau English breakfast, ça collait parfaitement. Manquait plus que le bacon et les baked beans pour que le carnage soit complet.

Workington bénéficia d’une forte exposition médiatique mais, malgré les coups de pub de Robbie Williams, Richard Branson, Chris Evans et d’autres poids lourds de la scène people british, ils ne touchèrent pas un centime de quiconque. Ils devinrent juste la risée de l’Angleterre, pour que dalle. La lose totale quoi. Enfin, ils se consolèrent en terminant 16è, contre 20è la saison précédente. Ce maillot est devenu un collector’s et se vend 50-60 £ sur les sites vintage.

Verdict TK : pitresque mais un oeuf est un oeuf (enough is enough) comme disent les Anglais à Pâques.

# 29. Liverpool 1994-96, third

Encore une bavure signée Adidas. Avec ses écussons de toute taille et ses effets péteux similaires au # 26 (en encore moins « subtil »), ce Third ressemble à un mauvais papier peint d’une salle d’attente de cirque (si y’avait une salle d’attente et du papier peint dans un cirque).

Verdict TK : le port de ce spécimen est fortement déconseillé aux cueilleurs de champignons (trop psychédélique, mauvais trip assuré).

# 30. Liverpool 2014-15, third

Je vous épargne la prose boursouflée du designer, Warrior (extrait : « Elégant, stylé et qui améliore la performance grâce à ses innovations technologiques »), ce truc est infâme. Après les horreurs Candy de 1988-1991 (voir le volet # 2), le # 29 et le maillot « Space Invaders » de l’an dernier, les incorrigibles Reds persistent, signent et s’enfoncent.

Verdict TK : et après, on s’étonne qu’ils galèrent domestiquement depuis 1990.

# 31. Manchester United 1990-92 (D1), extérieur

Oui, oui, c’est bien Ryan Giggs, en pyjama. Au début des Nineties, les designers cherchèrent par tous les moyens à torpiller la tradition. Ici, Adidas choisit de mettre au placard le classique blanc du maillot exter et le bleu foncé du third pour introduire cette singulière synthèse qui irrita fortement les supps de Man United. Et pour cause : le bleu ciel rappelait furieusement le look du rival City, ainsi que l’horrible Candy de Liverpool.

Verdict TK : espérons que Van Gaal n’insiste pas pour resusciter ce maillot vintage, ça les assoupirait encore plus.

# 32. Watford 1993-95 (D2), extérieur

Surtout, ne réglez pas votre écran : ce maillot est vraiment flou. Il est aussi affublé d’un motif papier peint lowcost années 70. Vu le sponsor, Blaupunkt, il fut vite surnommé « The TV interference kit ». Où ont voulu en venir les designers de Hummel ? Nul ne le sait mais on peut penser qu’ils taquinaient la bouteille ou étaient atteints d’une diplopie incurable.

Verdict TK : on n’ose pas imaginer dans quel état Elton John était pour avoir laissé passer ça.

# 33. Wigan 1993-94 (D4), extérieur

Comme si végéter en bas de classement de D4 dans l’un des pires stades d’Europe de l’Ouest (voir # 2) n’était pas assez douloureux, le club infligea cette infamie à ses pauvres supporters. Résultat : Wigan enregistra le pire classement de son histoire en Football League cette saison-là, 19è de D4.

Le designer, le mal nommé Matchwinner, trop fier de sa trouvaille, jugea bon de décliner son design à la noix en x exemplaires et l’étala sur les tuniques de Preston (ci-dessous), Oxford et Bristol Rovers. On ne s’éternisera pas sur le classieux sponsor, Heinz, la coupe est déjà assez pleine comme ça (de Ketchup évidemment).

Verdict TK : ma théorie « Plus un maillot est hideux, plus le club rame » n’est peut-être pas si fumeuse que ça.

Kevin Quigagne.

Dans la même série :

Les pires maillots du foot anglais (1)

Les pires maillots du foot anglais (2)

Teenage Kicks démarre sa cinquième saison avec une preview des championnats de Football League (D2 à D4) et Premier League. Aujourd’hui, on monte d’un échelon, on y croise pléthore d’internationaux et on prend place aux côtés d’une vingtaine de milliers de spectateurs, en moyenne. L’antichambre de l’élite. Présentation.

Le classement après cinq journées (sur 46).

Les prétendants à la montée

Entre cinq et dix, si l’on inclut les forces supposées vives, les outsiders crédibles et les postulants sur le qui-vive. Revue en détails.

Norwich, Fulham et Cardiff City. Les trois gros, si on peut dire. Les trois relégués de Premier League qui profitent des énormes droits TV de PL et des “parachute payments” (environ 70 millions de livres) accordés aux relégués et échelonnés sur trois ans. Des trois, Fulham est celui qui connaît le début de saison le plus catastrophique. Avant-dernier avec quatre défaites en cinq matchs, les Cottagers doivent rapidement rectifier le tir s’ils veulent prétendre à la remontée immédiate. Surtout que Felix Magath est resté sur le banc malgré la relégation, et que l’effectif est de qualité : Ross McCormack, acheté 11M£ à Leeds, Scott Parker, Hugo Rodallega. En revanche, le four Konstantinos Mitroglou devrait quitter la cuisine londonienne, et Stekelenburg s’est déjà exilé à Monaco.

Sur le papier, Fulham reste donc un prétendant, tout comme Cardiff City, où Ole Gunnar Solskjaer a cette fois pu profiter de deux mois de préparation pour bâtir une équipe cohérente. Le retour en forme de Kenwyne Jones et l’arrivée d’Adam Le Fondre sont à ce titre une excellente nouvelle pour les Bluebirds. Le Brittanique a toujours marqué plus de 10 buts lors de ses saisons complètes (le Gomis Anglais, en quelque sorte) et devrait aider les Gallois à jouer la montée.

Jones et Solskjaer s'entendent déjà à merveille, visiblement

Norwich a conservé son noyau dur, avec John Ruddy dans les cages, Russell Martin et Sebastien Bassong en arrière-garde, Wes Hoolahan et Bradley Johnson au milieu de terrain, Gary Hooper devant. Quelques pertes (Ricky van Wolfswinnkel, que les supporters ne regretteront pas, ou encore Leroy Fer, parti à QPR), mais de bonnes pioches, avec l’attaquant Lewis Grabban, acheté à Bornemouth où il marquait un but tous les deux matchs l’an passé (et déjà cinq cette année).

Derby County. Le malheureux finaliste des play-offs de l’an passé devra se relever psychologiquement de son raté de la dernière minute. La Premier League, que le club n’a plus connue depuis 2008 (et un bilan famélique de 11 points…), était si proche. Cette année, ils peuvent toujours compter sur un entraineur expérimenté (Steve McLaren, l’homme au parapluie) et un effectif très jeune et maintenu en l’état. Les attaquants sont déjà au diapason, avec six buts en dix matchs cumulés pour Chris Martin (l’autre) et Jamie Ward. Le meilleur joueur de l’an passé, Craig Bryson, monte toujours la garde.

Depuis cet épisode, McLaren s'est refait la cerise aux Pays-Bas

Depuis cet épisode, McLaren s'est refait un peu la cerise

Wigan. L’année dernière, malgré la fatigue de leur parcours en Coupe d’Europe (dernier de leur groupe) et en FA Cup (éliminé en demi-finales aux pénaltys contre Arsenal), le club avait tout de même réussi à se qualifier pour les play-offs du championnat. Cette année, débarrassés de la joute européenne, et avec Maloney, McManaman, Caldwell, Boyce qui ont, entre quelques autres, tous connu la PL sous le maillot bleu et blanc, les Latics peuvent franchement se mêler à la lutte pour les six premières places. Et si Oriol Riera, le buteur Espagnol transféré d’Osasuna pour 2M£, s’adapte bien, ils pourraient même viser davantage.

Et puis en vrac : Brighton & Hove Albion et son manager Sami Hyppiä, Watford, Nottingham Forest, et pourquoi pas Leeds ! (non, on déconne)

Les clients à la descente

Incontestablement, Blackpool fait figure de favori pour la League One. En moins de deux ans, le club a connu six entraîneurs, et celui actuellement en place, Jose Riga, n’avait que neuf joueurs éligibles le matin de son match d’ouverture. L’équipe a perdu 27 (!) joueurs pendant l’été, et a dû recruter douze joueurs en douze jours. Le niveau d’amateurisme administratif ne s’est pas complètement ressenti sur le terrain, bien que Blackpool ait quand même perdu 2-0. Avec aucun point en cinq matchs, le miracle collectif n’a pas encore eu lieu. Et on doute qu’il se produise en cours de saison.

Ils se foutent du ballon rond, à Blackpool

Ils s'en foutent du ballon rond, à Blackpool

La saison de Millwall sera également difficile. Le club s’est maintenu tant bien que mal l’an passé, et il y a eu peu d’ajouts significatifs au cours de l’été. Mais l’entraineur se nomme Ian Holloway, aka le magicien illuminé. Et à ce titre, tout est possible.

Et puis en vrac : Birmingham City, qui s’est maintenu en Championship grâce à un but dans les arrêts de jeu du dernier match, et dont la prochaine saison risque d’être aussi longue que la dernière ; Sheffield Wesnesday, qui attend que Hafiz Mammadov leur envoie de l’argent (décidément, l’Azéri a du mal à recopier les RIB) ; Roterham, quatrième de League One et promu surprise, aura fort à faire pour rester à cet échelon.

Les joueurs à surveiller

Jake Forster-Caskey (Brighton), milieu de terrain de 20 ans et toutes les dents du talent.

Mats Møller Dæhli (Cardiff), milieu de terrain de 19 ans, passé par la réserve de MU et ayant suivi Solskjaer à Molde, puis à Cardiff, donc.

L’année dernière, on vous parlait de Jordan Rhodes, le buteur de Blackburn qui avait planté 27 buts en 43 matchs (saison 12/13). Eh bien il a réitéré, le bougre : 25 buts en 46 matchs (saison 13/14). Et il est resté fidèle à Blackburn, où il a prolongé son contrat. Pas très loin, au nord-ouest, il y a un club qui a acheté Emmanuel Rivière. On dit ça…

Rhodes avec le plâtre de Johnny Ecker

Rhodes avec le plâtre de Johnny Ecker

Britt Assombalonga (Nottingham Forest), 21 ans, l’un des meilleurs buteurs de League One la saison passée (acheté 1,25M£ par Peterborough, record du club ; vendu un an plus tard 5,5M£, record du club). Il découvre quasiment la Championship (il l’avait brièvement connue à Watford il y a deux ans), et déjà quatre buts en cinq matchs. Il pourrait être l’élément favorisant les ambitions de Nottingham à la montée.

Et puis en vrac : Will Hugues (Derby County), milieu de terrain de 19 ans à la coiffure peroxydée et aux performances remarquées ; Kike (Middlesbrough), buteur Espagnol de 24 ans acheté à Murcie ; et Bakary Sako, tiens, un Malien de 26 ans passé par Châteauroux et Saint-Etienne, avant de faire le bonheur de Wolverhampton. L’année dernière, on parlait même d’un intérêt des Verts pour un retour du Malien à Geoffroy-Guichard.

Les vieux de la vieille

Paul Robinson, défenseur de 35 ans à Birmingham, a commencé sa carrière à Watford, en 1996. Il a connu la PL avec Bolton et West Brom.

Ian Harte, défenseur Irlandais de 37 ans. Bien connu pour ses huit saisons passées à Leeds, qu’il va affronter sous le maillot de Bournemouth.

Carlos Edwards, latéral de 35 ans, et Ricardo Fuller, buteur de 34 ans, foulent les pelouses anglaises depuis belle lurette. Ils jouent tous les deux à Milwall, cette année. Pour le second, c’est son quatrième club en quatre ans.

270 matchs avec Wigan pour Emerson Boyce, le défenseur anglais de 34 ans. Et 13 buts, s’il vous plait. Trois clubs en 16 ans de carrière, le jeune homme est stable.

Il est pas si vieux, Yann Kermorgant, mais le Breton a quand même connu la CFA avec Vannes et Châtellerault au milieu des années 2000, ça nous rajeunit pas. Il vient de signer avec Bournemouth, à 32 ans. Il a la vie devant lui, le gamin.

Les entraîneurs en vue

On est curieux de savoir ce que va faire Sami Hyppiä avec Brighton, après deux ans de bons et loyaux services à Leverkusen.

Le bonheur incarné

La joie de vivre incarnée

On est curieux de savoir ce que va faire Ian Holloway avec Milwall, après des années de bons et loyaux services pour promouvoir les clubs à l’échelon supérieur (et se faire virer l’année suivante).

On a déjà peur pour José Riga, qui doit faire fi de l’été calamiteux de Blackpool et monter un groupe de joueurs qui sait à peu près jouer au football.

On n’a déjà plus peur pour Mark Robins, viré de Huddersfield après le premier match de la saison (et remplacé par Chris Powell), ni pour Dave Hockaday, viré de Leeds après six matchs (on en reparle juste après).

On va être attentif au travail de Stuart Pearce, de retour à Nottingham sur le banc après avoir porté plus de 400 fois le maillot sur la pelouse (période 1985-1997).

On va être attentif au travail d’Aitor Karanka, énième bébé Mourinho qui est sur le banc de Middlesbrough depuis novembre.

Les plus grosses et plus faibles chambrées

Derby, Norwich, Brighton : voilà les trois plus grosses affluences depuis le début de saison, avec presque 28 000 spectateurs de moyenne du côté des Rams.

Rotherham et Brentford se disputent la dernière place, avec moins de 10 000 spectateurs de moyenne.

Le club à suivre

A Leeds, le propriétaire s’appelle Massimo Cellino, il mangiatore di direttore. Si vous suivez un tantinet le championnat italien, ce nom vous dit sans doute quelque chose. Pendant 22 ans, il était le président du club de Cagliari. 22 ans pendant lesquels il a changé 36 fois d’entraîneur. En juin, il a vendu le club.

Un petit air de Francis Lalanne, là-dessus

Un petit air de Francis Lalanne, là-dessus

C’est désormais Leeds le nouveau joujou de l’Italien, après moult tractations. Brian McDermott parti, il faut lui trouver un remplaçant sur le banc. Ce sera Dave Hockaday, ex-coach de Forest Green Rovers (D5) d’où il s’est fait virer en octobre 2013. Il prend ses fonctions le 19 juin 2014, à la surprise générale. « Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone, c’était Massimo. Je suis allé le voir dans un hôtel, on a discuté de football pendant cinq heures. Il m’a dit que je lui plaisais. » 70 jours et trois défaites plus tard, il est viré. Idem pour son assistant.

Leeds, un club à suivre dans les journaux, à défaut du terrain.

Le club à ne pas suivre

On en connait qui vont rapidement s’installer dans le ventre mou (du genre Bolton, ou Reading, ou Brentford) et n’en ressortiront pas de l’année. Fuyez-les.

Les pronos TK montées et descentes

Voilà, c’est maintenant qu’on se mouille ? Allez hop, dans le désordre : Cardiff, Derby County et Wigan pour la montée, Blackpool, Birmingham et Rotherham pour la descente.

Alea jacta est.

La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Tottenham (5è, 72 points, G-A + 19 / 65 buts pour / 46 contre)

Résumé de la saison
Les Spurs ont failli se qualifier pour la Ligue des Champions et à l’heure du bilan les avis sont partagés, avec au coeur des débats la dualité sémantique du verbe « faillir ». Pour certains, le manager André Villas-Boas, un brin malchanceux, a revitalisé l’équipe et a presque atteint son objectif. Pour d’autres, les plus radicaux, il a failli, donc échoué. Dans l’ensemble, le Portugais est tout de même en ballotage assez favorable.

Les pro AVB (majoritaires) avancent le total de 72 points : le plus élévé du club depuis 1984-85 – 77 points, 3è. Il est en outre inédit depuis l’introduction de la victoire à 3 points (1981) que 72 unités boutent si loin du podium. QPR, Sheffield Wednesday et Leeds (respectivement 5è en 1984, 1986 et 1995) obtinrent 73 points mais la D1 comptait alors 22 clubs (42 journées). En 2011, 72 points vous auraient couronné vice-champion…
Ses détracteurs rétorquent que Tottenham était 3è début mars après sa victoire sur Arsenal, qu’il devançait de 7 points, avec dix journées à disputer. Depuis, les Gunners ont aligné 8 victoires et 2 nuls ; les Spurs 5 v., 3 nuls et 2 déf., leurs seules défaites sur les 22 dernières journées de championnat…

Au vu de ces stats, les observateurs neutres diront que Tottenham n’a pas flanché mais qu’Arsenal et Chelsea (8 victoires sur les 11 dernières journées) ont fini la saison en exocet.

Honnête parcours en Ligue Europe, 1/4 de finale (sorti par Bâle).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Hormis G. Bale et J. Vertonghen (tous deux dans l’équipe PFA de l’année), M. Dawson, M. Dembélé (excellent), A. Lennon, H. Lloris et Sandro (avant sa blessure) ont brillé. Si C. Dempsey n’a pas convaincu tout le monde, il faut souligner que le Deuce a dû composer avec les blessures (12 buts/37 matchs quand même, toutes compétitions confondues).
T. Huddlestone, K. Walker se sont distingués par intermittence. Les opinions sont divisées en ce qui concerne S. Parker, volontaire mais limité à ce niveau, surtout avec le style de jeu des Spurs. Si on voulait chambrer à l’ancienne, on lui collerait l’épithète de « vaillant ».
Le milieu offensif anglo-allemand L. Holtby, 22 ans, a montré quelques belles dispositions (11 matchs, 507 minutes) mais devra confirmer sur la longueur l’an prochain, s’il est davantage utilisé.

Extraordinaire hat-trick de G. Bale : PFA Player of the Year (idem en 2011), Young Player of the Year et Football Writers’ Association Footballer of the Year (ici). Ses buts ont également souvent été décisifs : 9 pions victorieux sur ses 21 en PL (de loin le record cette saison), 4 passes décisives. A également planté une dizaine de superbes mines de plus de 20 mètres (record européen cette saison), comme celle contre Sunderland, dernière minute de la dernière journée PL.

Gareth Bale, il y a quelques années.

Gareth Bale, il y a quelques années.

Rayon déceptions, trois joueurs majeurs n’ont pas renouvelé leur bonne saison de l’an passé :

1) W. Gallas, emprunté, lent, bouletteux et irrégulier. En fin de contrat, donc sur le départ.

2) E. Adebayor, seulement 5 buts/24 matchs. Les Spurs s’en débarrasseraient bien mais qui acceptera de payer ses 5M £ de salaire annuel ?

3) J. Defoe, 11 buts/34 matchs, première partie de saison canon puis rideau après Noël.

L’objectif numéro 1 sera évidemment de conserver Gareth Bale. Sans Ligue des Champions à offrir comme sweetener, il faudra aligner les biftons : le Gallois voudrait autour de 800 000 £ / mois pour sa fidélité au maillot (il touche 450 000 £ actuellement, 3 ans de contrat restants. Le Real serait prêt à débourser 80-100M € nous dit-on mais Bale adore les vacances chez sa tante au Pays de Galles et il devrait rester, au moins pour une saison supplémentaire. Tottenham rejetterait-t-il une telle offre si elle se matérialisait ? Improbable).

Il faudra également recruter deux attaquants et un latéral gauche. L’entrejeu doit être renforcé. Un dégraissage-giclage est possible (Gallas, Huddlestone, Livermore et Adebayor, entre autres), ça aiderait aussi à financer le nouveau salaire de Bale.

L’homme invisible
On a peine remarqué le milieu/ailier gauche Gylfi Sigurðsson (acheté 9M £ à Hoffenheim il y a un an, via Swansea), pourtant 32 apparitions PL (3 buts) et 48 toutes compétitions confondues (7 buts).

Par ailleurs, si vous avez des nouvelles de l’ailier droit David Bentley, merci de nous contacter. L’ex international anglais, 28 ans, aurait posé ses valises sur la piste du Barnum Blackburn après une virée russe à Rostov.
Arraché à Blackburn Rovers en 2008 pour 16M £ avec un contrat de six ans à la clé et 220 000 £/mois, celui qui fut surnommé en 2007 « le nouveau David Beckham » (pour ses qualités de centreur et tireur de coups francs) pourrait bien se voir étiquetter « The new Francis Jeffers » s’il persiste dans l’errance. N’a pas enfilé le maillot Spurs depuis presque trois saisons et il ne rentre pas dans les plans de l’entraîneur, même ses plus glauques. Devrait être prêté ou incité à aller finir sa carrière chez l’Oncle Sam.

Highlights
Les principaux : la superbe victoire 3-2 sur Man United à Old Trafford en début de saison, puis 2-1 contre Arsenal en mars, 3-1 sur Man City en avril. Superbe période fin novembre-début mars, 34 points engrangés en 16 matchs. Belle victoire 3-0 sur l’Inter Milan en ligue Europe. Et les buts et exploits de G. Bale évidemment

Lowlights
La défaite 5-2 contre Arsenal en novembre, alors que Spurs menait 1-0 (expulsion bête – mais méritée – d’Adebayor), un revers qui s’inscrivait dans une mauvaise série (trois défaites d’affilée).

Le manager
André Villas-Boas. On l’attendait au tournant (ici) et les avis sont partagés sur son bilan (voir plus haut) mais globalement, on met l’échec de la non-qualification en Ligue des Champions sur le compte de la déveine. L’un de ses mérites aura été d’avoir repositionné Gareth Bale en ailier très offensif, avec licence to roam – liberté de flotter/repiquer. A même parfois évolué en 9 ou 10.
Résultat : 26 buts en 44 matchs. L’ex latéral gauche a marqué autant qu’au cours de ses cinq précédentes saisons Spurs cumulées.
On reproche parfois à AVB de ne pas avoir anticipé et recruté un avant-centre au mercato d’hiver. Il est cependant facile d’être sage après les évènements (« Hindsight is a wonderful thing » disent les Anglais) et bien malin qui aurait pu prévoir une si spectaculaire baisse de forme de J. Defoe après une phase aller de feu (16 buts, toutes compétitions confondues – 3 entre Noël et fin mai).

Billet le moins / plus cher 32 / 81 £

Abonnements le moins / plus cher 730 / 1845 £

Photo de la saison

Il adore les madeleines en forme de coeur de tata Bale.

Il adore les madeleines en forme de coeur de tata Bale.

West Bromwich Albion (8è, 49 points, G-A -11 / 48 buts pour / 59 contre)

Résumé de la saison
Saison réussie pour WBA, la meilleure en D1 depuis 1980-81 (voir article TK).
Phase retour néanmoins médiocre (16 points engrangés seulement – 11 défaites, 4 victoires).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Les satisfactions sont nombreuses, à commencer par l’arrière central nord-irlandais Gareth McAuley, 33 ans : doublement élu WBA Player of the Year par les joueurs et les supporters, sans oublier sa récompense de Disabled Supporters’ Player of the Year décernée par les supporters handicapés du club.
Ont également fait bonne figure : le gardien Ben Foster, l’Argentin Claudio Yacob, l’Ecossais J. Morrison, le Nord-Irlandais Chris Brunt et, last but certainly not least, le surpuissant Belge Romelu Lukaku (17 buts PL/35 matchs) qui s’en est retourné dans son club, Chelsea, où le Mou comptera probablement sur lui.

Rayon déceptions, hormis Peter Odemwingie, on a peu vu Graham Dorrans. Liam Ridgewell devra essayer l’an prochain de faire davantage admirer ses talents défensifs que son cul. On a aussi le sentiment que Shane Long (8 buts PL/31 matchs, 2 162 minutes de jeu) en a encore sous la pédale, pour peut-être confortablement atteindre la douzaine de buts par saison s’il évite les blessures et la concurrence.

L’objectif général sera de faire au moins aussi bien, car difficile de faire mieux que 8è pour WBA, surtout que le 7è (Liverpool) est à douze points, même s’il reste à voir si Everton, sans Moyes, continuera à finir régulièrement dans le top 6.
La Premier League est désormais scindée en trois groupes plus ou moins distincts : 6 énormes cylindrées quasi indélogables abonnées aux premières places ; une huitaine de poursuivants qui se disputent la suprématie du ventre mou ; et le reste qui lutte pour le maintien. L’objectif optimal d’un club modeste comme WBA sera donc d’engranger 50-55 points en espérant faire un bon coup en coupe, à la Wigan.

Sur le plan individuel, il faudra recruter un défenseur central et un avant-centre.

L’homme invisible
Peter Odemwingie. Sur le terrain, car en dehors, on entendit bien parler de lui, voir lowlights. Le Nigérian a écopé de 160 000 £ d’amende cette saison (essentiellement pour avoir critiqué le club, sur Twitter). Il lui reste un an de contrat.

On a peu vu le milieu offensif hongrois Zoltán Gera malheureusement (blessé depuis janvier, genou).

Highlights
Un superbe premier tiers de saison, 3è à l’issue de la 13è journée. Parmi les beaux succès probants, citons les victoires sur Liverpool (3-0), Chelsea (2-1), Everton (2-0) et re-Liverpool, 2-0 à Anfield.

Lowlights
Les défaites 3-0 à Fulham et 4-0 à Norwich, en début et fin de saison. Toute la deuxième partie de championnat (11 défaites).

L’affaire Peter Odemwingie pendant le mercato d’hiver a été la grosse ombre au tableau. L’ex Lillois, un tricard qui ne touche « que » 160 000 £/mois à WBA, decida de forcer son transfert à QPR le 31 janvier, jour du fameux deadline day (le salaire de 350 000 £ proposé par QPR est bien sûr anecdotique, c’est uniquement le challenge sportif de la zone rouge qui le motivait). Pensant qu’Harry Redknapp le recevrait les bras ouverts, il fila à QPR… où le club lui refusa l’accès. Au micro de Sky, il parlait pourtant comme s’il faisait déjà partie du club en arrivant à Loftus Road. De retour à WBA, ses coéquipiers lui avaient préparé une surprise.

Trois mois après ce sketch, Adrian Chiles – célèbre présentateur football et supp Baggies – commit ce jeu de mot limite au moment d’annoncer le Tweet de l’année lors d’une cérémonie de récompenses organisée par le club : « And the Twat of the Year is… » (Et le connard de l’année est…). Le manager Steve Clarke ne goûta guère l’humour Chilesien.

Le manager
Steve Clarke (voir son portrait ici). Pour une première saison aux commandes, ce fut un coup de maître. Seul manager à avoir annoncé un objectif comptable en début de saison, 50 points, pari réussi. Insiste pour se faire appeler Head Coach (au lieu de manager), pour bien souligner son côté hands-on, celui qui dirige les entraînements (c’est devenu une mode depuis un ou deux ans). L’Écossais prône un football défensif et de contre jusqu’à l’heure de jeu le plus souvent, puis bien plus offensif ensuite s’il y a un bon coup à jouer.

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Photo de la saison

Odemwingie tenta une échappée vers QPR. Raté. De retour au bercail, ses coéquipiers lui remirent un maillot QPR…

Odemwingie tenta une échappée vers QPR. Raté. De retour au bercail, ses coéquipiers lui remirent un maillot QPR…

West Ham (10è, 46 points, G-A -8 / 45 buts pour / 53 contre)

Résumé de la saison
Remonté en Premier League un an après sa relégation en Premiership, West Ham aura réalisé une bien belle saison pour un promu et ce, malgré une mauvaise passe entre fin novembre et fin février ou les Hammers n’auront réussi à prendre que 11 points. Finalement très peu inquiété, les pensionnaires d’Upton Park n’auront jamais été plus bas que la 14ème place. En coupe par contre, pas trop de quoi pavoiser. En FA Cup, le club sera éliminé par Manchester United (nul 2-2 chez les Hammers, puis défaite 1-0 à Old Trafford), pas une mauvaise performance en soi. En League Cup, par contre, ce n’est pas le même topo, car si le premier tour fût victorieux, face à Crewe Alexandra (D3) sur le score de 2-0, le second aura été une belle déroute, à domicile (1-4), face à Wigan.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Il paraît éternel, c’est Kevin Nolan, aka le fils spirituel de Sam Allardyce. Une valeur sûre du championnat, qui facture 10 buts en championnat pour 35 titularisations. C’est pas le Brésil, mais ça suffit à faire le bonheur des Hammers. On peut également lui associer Andy Carrol, prêté par Liverpool, la grande tige accro aux tribunaux, a marqué à 7 reprises en 22 titularisations et pourrait même rester définitivement à Londres. Bon, il demande quand même 100 000 £/semaine, c’est donc pas gagné.
On pensera également à Winston Reid, le natif d’Auckland aura véritablement tenu la baraque en défense centrale, récupérant au passage le titre de joueur de l’année via les supporters. Enfin, on n’oubliera pas le portier finlandais Jussi Jaaskelainen (même pas eu besoin de corriger son nom tiens!) qui aura amplement réussi sa mission, à savoir succéder à Robert Green, ni Mohamed Diamé qui se sera révélé aux yeux du grand public.

Au niveau des déceptions, on peut citer Yossi Benayoun, prêté par Chelsea fin août, l’international israélien n’aura participé qu’à 6 matchs de championnat, son prêt étant résilié en janvier.
Le plus beau des flops restant tout de même Modibo « qu’ils ferment leurs gueules » Maïga. Le Malien, acheté 6 millions de £ à Sochaux, ne se sera pas imposé à Londres. Titularisé à seulement 2 reprises en championnat (pour 15 entrées en jeu), il aura réussi à inscrire 2 buts, ratant quelques belles occasions (je pense notamment au match à domicile contre Everton). Espérons pour lui que sa deuxième année soit la bonne.

L’objectif va être clairement de se maintenir le plus vite possible et pourquoi pas d’aller chercher une place en première partie de tableau. Pour ça, les dirigeants s’activent sur le marché des transferts avec la signature du portier du Betis Seville, Adrian. Ils seraient également à la recherche d’un buteur pour épauler Nolan, sondant notamment Gary Hooper du Celtic, Andy Caroll de Liverpool et Alvaro Negredo du FC Seville (une offre de 14,5m£ ayant été refusée par les dirigeants sévillans).

L’homme invisible
Alou Diarra. Il voulait repartir en Angleterre, il n’aurait peut être pas dû. Acheté pour 2 millions d’euros, l’ancien capitaine des Bleus n’aura jamais vraiment percé avec son nouveau club, ne récoltant qu’une seule titularisation pour deux entrées en jeu. Lors du mercato de janvier, il est prêté à Rennes où il ne fera pas d’étincelles, les supporters rennais étant plutôt content de le voir partir. Parfois, Alou, il faut savoir dire stop. Ton club formateur, Louhans-Cuiseaux est dans une situation catastrophique. Injecte des billes et aides-les à remonter.

Highlights
Les victoires dans les derby face à Fulham (3-0), QPR (2-1) et Chelsea (3-1). Autrement, pas spécialement de coups d’éclats, si ce n’est des nul à Liverpool (0-0) et contre Manchester United (2-2).

Lowlights
L’élimination par Wigan (1-4) en League Cup. La mauvaise série entre fin novembre et fin février, qui aurait pu coûter cher au club, si les trois relégables n’avaient pas un rythme de pangolin.

Le manager
Un vieux grigou, j’ai nommé Sam Allardyce. Arrivé au club au moment de la descente, il lui aura permis de remonter parmi l’élite, puis de se maintenir. Certes, c’est pas du grand art, mais globalement c’est efficace et ça suffit aux attentes des supporters et du board. Alors, Sam a rempilé pour deux ans, félicitations à lui.

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Photo de la saison

Toute la journée, fraîcheur Narta.

Toute la journée, fraîcheur Narta.

Wigan (18è, 38 points, G-A -26 / 47 buts pour / 73 contre)

Résumé de la saison
La descente leur pendait au nez depuis trois saisons : 16ème en 2010, 16ème en 2011 et avant-dernier avant la dernière journée, 15ème en 2012 et relégable pendant 24 journées. Eux qui aiment tant jouer avec le feu, il n’est ainsi pas surprenant de les voir se brûler cette année. Wigan compte pourtant autant de victoires que Stoke ou Southampton, mais bien davantage de défaites. Pire défense avec celle de Reading, leur attaque n’a pas assez compensé, bien qu’ils aient marqué autant de buts que Swansea.
Comme le Birmingham City cuvée 2011, Wigan descend en gagnant une Coupe. En l’occurrence la FA Cup, qui vient récompenser une équipe généreuse et très plaisante à voir jouer.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Pour aller vite, les satisfactions viennent de l’attaque et les déceptions, de la défense. Shaun Maloney (player of the year), Aruna Koné (première saison) et Maynor Figueroa ont été les hommes forts, influents et décisifs. Quand il joue au football, le jeune Callum McManaman peut s’avérer très utile, tout comme l’élégant Jordi Gomez.
A l’inverse, la défense centrale, dont Gary Caldwell, a pêché. Al-Habsi n’a pas reproduit la belle saison 2011/12, et a été remplacé par Joel Robles (pas exempt de tout reproche, loin de là).

L’objectif demeure simple, en substance : remonter illico. Cela passera inévitablement par un renouvellement d’effectif ; on imagine mal les hommes forts (et moins forts) cités plus haut ne pas céder aux sirènes de Premier League ou d’ailleurs, et même Dave Whelan l’admet. Reste l’énigme Europa League : la lâcheront-ils dès le début ou la tenteront-ils pour le plaisir ? La saison dernière, Birmingham avait réalisé une excellente phase de groupe tout en terminant quatrième de Championship. Le doublé n’est donc pas insurmontable.

L’homme invisible
L’Espagnol Albert Crusat, joueur régulier de l’exercice 2011/12 et absent des terrains depuis la fin septembre pour une blessure au genou. Cinq passages sur le banc en Premier League et une titularisation en League Cup, le temps de délivrer une passe décisive. Son seul fait de gloire de la saison.

Highlights
Indéniablement la victoire en FA Cup, premier titre de l’histoire du club.
En Premier League, la période février-mars avec trois victoires en quatre matchs, sortant le club de la relégation et faisant croire au retour de l’opération sauvetage de la saison précédente (sept victoires sur les neuf derniers matchs, dont Liverpool, MU et Arsenal).

Lowlights
Hélas, c’était sans compter sur les contre-performances qui suivirent (une victoire en huit matchs), ainsi que celles qui avaient précédé (beaucoup trop de défaites, donc) et accéléré la dégringolade.

Le manager
Roberto Martinez a quitté le navire Latics avec un bilan statistiquement moyen ; sa cote est pourtant montée en flèche. On le félicite de s’être battu avec ses idées et ses ambitions, et d’avoir longtemps lutté pour le maintien malgré un effectif des plus modestes.
On parle beaucoup d’Owen Coyle, de Stuart Pearce, de René Meleunsteen et de Mike Phelan, ex-adjoints de Ferguson démissionnaires, pour le remplacer. Parmi quelques autres.

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Photo de la saison

Faites attention aux hooligans en gilet jaune.

Faites attention aux hooligans en gilet jaune.

Et voilà, that’s all folks pour notre troisième saison parmi vous (et ouais, déjà).

Cette année, crise oblige, pas de destinations de rêve comme Wigan ou Doncaster ou même d’île paradisiaque (Man) pour nos holidays. En anticipation du Tour de France 2014, TK fera un grand tour du Yorkshire, en stop, avec méga-étapes à Barnsley et Hull, sur les traces de Mido et Bernard Mendy.

TK reviendra quand il aura trouvé des supporters locaux satisfaits de nos deux ex-cadors de Ligue 1.

Merci à tous & toutes pour votre fidélité, vos commentaires et toussa et nous vous souhaitons la meilleure trêve estivale possible. On vous laisse avec le guide d’intersaison des clubs de Premier League. Ils joueront un peu partout sur notre belle planète dans les semaines à venir, peut-être dans un stade near you.

Une dernière chose : vous aussi pouvez faire partie de la légende TK ! Toute collaboration, même pour un temps équivalent au coaching de Torquay United par Leroy Rosenior (oui, on aime bien cette référence), est la bienvenue. N’hésitez pas à nous poker à l’adresse suivante : teenagekickscdf@gmail.com, ou sur notre Twitter ou Facebook (ouais, on est carrément 2.0).

Aujourd’hui, avant-dernière partie de ce bilan club par club de Premier League, le plus complet et déraisonnable jamais publié : dix parties, 25 000 mots.

Voir introduction dans la première partie, avec tous les jolis liens (clips grands moments de la saison, plus beaux buts, photos, etc.). Par ailleurs, la Premier League a publié le 17 juin son calendrier pour la saison à venir, la liste club par club ici et celle de tous les matchs ici. Pour le guide complet des matchs d’intersaison des vingt clubs, voir cette liste. Et pour les tenues des clubs de PL, c’est par ici que ça se passe.

Cette neuvième partie devait inclure Wigan Athletic et Wolverhampton Wanderers et clore le bilan. Cependant, il y avait tellement de choses excitantes à écrire sur les Latics et les Wolves que, par souci de digestion et lisibilité, chacun de ces géants du foot anglais aura finalement sa propre partie. Aujourd’hui donc, avant-dernier volet : Wigan Athletic (pour les autres parties, voir Articles récents, à droite). Les Loups vadrouilleurs de Wolverhampton Wanderers fermeront le bal en fin de semaine.

[nb : tous les chiffres sont en £. Ceux de la rubrique financière portent sur la période 2009-2010. Les dettes (nettes) : emprunts bancaires, propriétaires ou autre provenance. Source Companies House et Guardian].

WIGAN ATHLETIC (16è, 42 points. G-A - 21 / 40 buts pour / 61 contre)

Résumé de la saison

Wigan, c’est pas fait pour les manchots

Wigan, c’est pas fait pour les manchots

L’air de rien, c’est la sixième saison des Latics en Premier League (10è, 17, 14, 11, 16, 16). De surcroît, Wigan peut se targuer d’être le seul club de PL à n’avoir jamais été relégué de l’élite ! Handicapé par un public restreint et un effet d’attraction limité, Wigan, à peine 100 000 habitants, fait un peu figure d’anomalie dans le paysage anglais du football d’élite. Il faut dire que cette ville est une place forte du rugby à XIII et que les Latics sont en « concurrence » avec pas moins de six autres clubs de PL qui cohabitent dans un mouchoir de poche (Manchester, Liverpool, Blackburn et Bolton sont tous situés à moins de quarante kilomètres de Wigan).

L’Omanais fait le ménage

L’Omanais fait le ménage

Saison 1994-1995, l’affluence moyenne de Wigan était de 1 841 spectateurs… Il y a neuf ans, elle n’était toujours que de 5 771 ; la plupart des gamins de la ville, honteux, choisissaient de supporter Man United ou Liverpool. Aujourd’hui, non seulement les locaux ne se cachent plus pour supporter leurs Latics mais ils en sont fiers.

Satisfactions

Commençons par le joueur élu Player of the Year du club : Ali Al-Habsi (voir ici). L’Omanais succède ainsi à C. N’Zogbia et T. Bramble. Superbes performances du prêté Boltonien contre Chelsea, Aston Villa, Arsenal et Tottenham. Les autres principales satisfactions sont E. Boyce, T. Cleverley, M. Diamé (par intermittence), J. McCarthy, H. Rodallega, B. Watson et bien sûr C. N’Zogbia. Ce dernier est ardemment convoité par Sunderland (entre autres) mais les 9M de transfert ainsi que les exigences salariales de l’ex Magpie (260 000 £ mensuels) freinent les ardeurs Black Cats.

Déceptions

Mauro Boselli, achat record du club (6,5M, été 2010), prêté à Gênes en janvier. L’agent de l’Argentin ne cesse de répéter que son poulain veut retourner aux Estudiantes après un séjour anglais que le joueur vivrait très mal (voir ici - 8 matchs PL, 0 but).

N’ont guère fait d’étincelles non plus : J. Gomez, R. Stam, les frères Caldwell. Ainsi que l’abonné aux rubriques Flop, l’attaquant italo-argentin Franco Di Santo, qui pointe dans les temps du mythique Ade Akinbiyi : 2 buts en 55 matchs en Premier League (souvent remplaçant évidemment, mais tout de même, shocking). Trente-cinq ans après l’invention du genre « supersub » par le légendaire Red David Fairclough, Di Santo innove avec le « sous-sub ».

Curkovic n'avait pas approuvé l'invention du Supersub

Curkovic n'avait pas approuvé l'invention du Supersub

L’homme invisible : Adrián López

Highlights

Victoires capitales et parfois dramatiques sur des rivaux directs pour le maintien, Birmingham, Blackpool, West Ham, Wolves et Blackburn (4-3 sur ces derniers). La victoire 1-0 à Stoke lors du Survival Sunday (dernière journée) fut « massive ».

A noter aussi la victoire gnaqueuse 1-0 sur Tottenham à l’extérieur. Surtout que les Latics s’étaient pris 9-1 l’an dernier à White Hart Lane. Les joueurs eurent tellement honte qu’ils remboursèrent les billets des six cents courageux qui avaient fait le déplacement !

Lowlights

Les deux premiers matchs, raclées 4-0 et 6-0 à la maison (respectivement contre Blackpool et Chelsea), ainsi que la correction 4-0 infligée par Man United au DW Stadium.

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Le club n'en veut plus
Le club ne veut plus de Zoggy

Pas vraiment un enseignement mais il serait judicieux de mieux démarrer la saison. Se prendre un cinglant 10-0 à domicile sur les deux premières rencontres n’est pas idéal pour le moral. Plus important : il faut garder Charles N’Zogbia. Conserver « Zoggy » (ou Zog) devrait être une priorité mais il ne reste plus au Français qu’un an de contrat et le club veut absolument banquer. C’est en tous cas ce que vient de déclarer Dave Whelan (propriétaire) à Talksport, voir ici. Le club est très endetté et il est de notoriété publique que Whelan (74 ans) a envie de passer la main, mais en affichant une vitrine comptable plus attractive. Ce ne sont pas les courtisans qui manquent pour N’Zogbia (Aston Villa, Liverpool, Newcastle et surtout Sunderland).

Par ailleurs, il faut persévérer avec Victor Moses même si l’attaquant anglo-nigérian, blessé en début de saison, n’a pas toujours brillé quand il est entré en cours de match. Il faudra aussi travailler les centres et les têtes : seulement trois coups de boule victorieux de toute la saison, ça fait léger. Cela dit, le dernier, signé Rodallega lors de la 38è journée, a maintenu les Latics en PL.

Côté renfort, La priorité de Roberto Martinez est d’engager au moins un offensif (afin de combler le retour de Cleverley à Man United et le probable départ de Zoggy). Il faut également un arrière-central et un milieu plus créatif.

Pour les dernières rumeurs de transfert, voir ici.

Ils ont repris le boulot quand ?

Jeudi 7. Six matchs amicaux suivront, tous en Grande-Bretagne, du 23 juillet au 7 août, contre Villarreal. Premier match de PL contre les Canaries de Norwich le 13 août à domicile.

Trucs bizarres / marrants

Les déclarations So Footiennes et sanguines de l’ex Sang et Or Mohamed Diamé sur Wigan et les Anglaises :

« La vérité à propos de Wigan est qu’il n’y a rien à y faire. C’est un endroit merdique. La ville est petite et il n’y a aucune ambiance. Je vais à l’entraînement, je rentre à la maison, c’est tout ce que je fais. Quand il neige, j’ai l’impression qu’il fait moins 15 et j’ai peur de me transformer en glaçon. »

Et après avoir habillé la ville pour l’hiver, Momo s’occupe des p’tites Anglaises :

« C’est un mythe de dire que toutes les filles anglaises sont moches. Mais je ne vais pas vous mentir, il est rare de croiser des filles vraiment belles quand on sort la journée. A Madrid, j’avais l’impression que toutes les femmes étaient superbes »

Le coeur, c'est pas pour Wigan et les Anglaises
Le coeur, c’est ni pour Wigan, ni pour les Anglaises

C’est sûr qu’à Wigan, on se les caille en décembre et comme dirait le manager du club, l’Espagnol Roberto Martínez, l’ibère est dur. Et pis bon, c’est vrai quoi, y’a pas à tortiller, avec Wigan on est loin de la classe et du climat tropical de Lens ou Vallecas (ville du Rayo Vallecano, le dernier club de Diamé).

Autre truc bien marrant dans le contexte local morose, Roberto Martínez qui se déchire le costume en célébrant la victoire contre West Ham. Mais bon, c’est Wigan, pour l’entertainment, on repassera.

Le Manager

Roberto Martínez. Quand le plus Espagnol des Wiganais débarque au club comme milieu de terrain l’été 1995, Wigan vient de finir 14è de D4, se prend régulièrement des tannées contre des clubs de bourgade et évolue devant des chambrées de 1 500 personnes dans un stade à peine digne du football amateur, le notoirement révoltant Springfield Park (voir détails… le tour du propriétaire ne manque pas de piquant !). Voilà ce que Barry Worthington, historien du club, dit de ce stade dans un récent Four Four Two :

« Springfield Park, en 1978, est un cloaque infâme. Les toilettes, c’est un long mur avec un trou, pour trente personnes. Un ruisseau de matières et d’eau dégueulasses coule en permanence. On baigne dans tellement de pisse qu’il faut remonter son pantalon jusqu’aux genoux avant d’uriner. Quant à la “tribune de presse”, elle consiste en une cabane exiguë avec une vitre en plexiglas, pas nettoyée depuis cinquante ans et tellement opacifiée par les excréments d’oiseaux que les journalistes se plaignent de ne rien voir du match. Si bien que souvent, les deux ou trois reporters présents se partagent le boulot : l’un reste au micro, et l’autre est à l’extérieur de la cabane et relaie l’action et les incidents au premier avec le moins de différé possible. »

Cependant, Martínez n’arrive pas dans un Wigan en déliquescence, car la méga-métamorphose du club à commencé quelques mois auparavant. En effet, Wigan vient d’être racheté pour 1M de £ par un richissime mécène local, Dave Whelan, dont la société JJB Sports se contentait alors de sponsoriser le club. Y’a pas de petites économies et le design du nouveau maillot est tout trouvé : ce sera le même haut que celui de l’uniforme que portent les employés de sa chaîne de magasins de sport !

Les activités commerciales de Whelan le conduisent souvent en Espagne et il y fait des rencontres intéressantes. Cet été-là, dans ses bagages, non seulement il ramène Martínez, mais aussi Isidro Díaz (joueurs de D3 espagnole) et surtout Jesús Seba, Espoir espagnol deux ans auparavant et attaquant du Real Zaragoza, club qui vient de battre Arsenal en finale de Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes au Parc des Princes, grâce au fameux but de Nayim de 50 mètres, revoir ce lob inoubliable. Une blessure à la cheville a quelque peu freiné l’ascension de Seba (prêté au Villarreal, D2, saison 1994-95) et le Real Zaragoza ne le conserve pas. Mais Seba est un joueur classieux et il arrive en Angleterre auréolé d’une réputation d’international. Le journal de la région de l’Aragon parle de lui en ces termes : « Fenómeno mediático y jugador de otra galaxia » (voir ici). Certes, les journaux régionaux aiment aligner les dithyrambes pour les prodiges du cru mais à l’époque, les vedettes étrangères ne sont pas légion dans le foot anglais, et à fortiori en quatrième division dans un coin reculé comme Wigan. Ces Espagnols impressionnent.

Les Three AmigosLa « Spanish Revolution » fait son effet et l’engouement est instantané. On surnomme le trio « The Three Amigos » (du nom de la comédie américaine avec Steve Martin). Roberto Martínez, Isidro Díaz et Jesús Seba pratiquent un football encore jamais vu localement et le maigre mais grossissant public scande « Jesús is a Wiganer ». La fièvre espagnole s’abat sur la région et les supporters sortent les drapeaux rouge et or, les sombreros et les castagnettes ramenées de Ténérife. Celui qu’on appelle alors « Bob » Martínez restera six saisons au club, jusqu’en 2001 (Seba aura du mal à s’adapter et ne fera que deux saisons et « Izzy » Díaz filera au Portugal en 1998). A son départ, Martínez affiche 227 matchs pour Wigan (23 buts) et s’est épris de ce coin de l’Angleterre ainsi que du pays. Roberto a aussi changé de stature ; il commente le foot espagnol sur Sky, est devenu une figure locale et un digne ambassadeur du club, toujours prêt à faire la tournée des écoles ou des hôpitaux pour enfants malades.

De 2001 à 2007, il profite d’opportunités diverses, principalement en Scottish Premier League et D2 / D3 anglaise, surtout à Swansea City. Février 2007, il évolue à Chester City (D4) quand Swansea le contacte pour remplacer Kenny Jackett, viré et qui du coup se prend une belle veste fourrée : c’est justement Jackett qui avait décidé de ne pas conserver Martinez la saison précédente. A 33 ans, Martínez raccroche les crampons pour manager les Swans (alors en D3), à la grande joie des supporters gallois. En à peine deux saisons et demie, il transforme le club gallois et établit les bases de la success story dont le dernier chapitre est la montée en Premier League il y a deux mois.

L’Espagnol sert aussi de modèle à quelques entraîneurs locaux, dont Ian Holloway (le Bristolien, pendant sa saison sabbatique en 2008-09, lui rend souvent visite et a souvent dit depuis s’être largement inspiré de son style offensif). Pour beaucoup, Martínez est presque devenu le fils adoptif de Dave Whelan. Le 10 juin, il a décliné une offre de Villa pour rester avec son deuxième papa et en a profité pour renégocier son contrat qui court maintenant jusqu’en 2014 (voir ici).

In / Out (au 12 juillet)

In : Ali Al Habsi (Bolton, 4M - prêt converti en achat)

Out : S. Caldwell (libéré puis recruté par Birmingham City, gratuit). J. Holt, D. de Ridder, J. Koumas, D. Lambert, T. Oakes, M. Pollit, A. Serrano, C. Williams (tous libérés)

Retours de prêt : A. Amaya, M. Boselli

A enfilé les Charentaises (arrêt de carrière) : le gardien Mike Pollitt a bien failli mais le vétéran (39 ans) vient de prolonger d’un an.

Décidément, les gardiens quadras se portent bien en Angleterre. L’ex Wimbledon Legend Neil Sullivan, 41 ans, vient de resigner pour une saison à Doncaster Rovers (D2). Mais l’ex international écossais fait figure de jeunot à côté du légendaire Kevin Poole. Ce dernier, qui débuta sa carrière professionnelle en 1981 (!) au grand Aston Villa, a prolongé d’un an à Burton Albion (D4). Poole a 48 ans ! Certes, il ne joue plus des masses (il est surtout entraîneur des gardiens) mais il est dûment licencié comme joueur et pourrait être, comme cette saison, utilisé en Coupe des Clubs de D3 et D4, la Football League Trophy (plus connue sous le nom du sponsor, Johnstone’s Paint Trophy).

Le big boss est…

Dave Whelan (& family), via Whelco Holdings. Whelan, 74 ans, est un ancien joueur professionnel de bon niveau (D1 à D4), mais surtout un homme d’affaires local qui a réussi dans la grande distribution (secteur sportif). En février 1995, Whelan rachète le petit club de Wigan, qui évolue alors en D4 dans l’un des stades les plus déglingués et puants d’Angleterre, sinon d’Europe de l’Ouest (voir détails). Eté 1999, il inaugure le nouveau stade du club qu’il a payé de sa poche (30M), une enceinte de 25 000 places située au bord du canal Leeds-Liverpool. Le DW Stadium est également l’antre des Wigan Warriors, le très successful club de rugby à XIII de la ville (affluence moyenne de 17 200, soit plus que Wigan Athletic, 16 800). En 2005, Wigan monte en Premier League. Depuis 1995, Whelan a injecté plus de 100M dans son bébé et pourrait bientôt rechercher un investisseur « sûr et bien intentionné » (dixit Whelan) pour reprendre le flambeau Latic.

Prix des abonnements et billets (adultes) saison 2011-2012

Abonnements : 295 à 345 £ (Wigan compte environ 11 000 abonnés)

Billets : prix toujours pas annoncés. Ceux de 2010-2011 allaient de 20 à 30 £ (trois catégories de match). En faisant la moyenne du prix des abonnements, des billets les plus et moins chers ainsi que des différentes catégories de matchs, Wigan est le deuxième club le moins cher de PL cette saison (ex-aequo avec Aston Villa et Bolton - Blackburn est preum’s).

Chiffre d’affaires (revenus) / masse salariale et autres stats financières

43M / 39M. Perte avant impôts : 4M. Dette : 73M*

[*dont 52M en prêt à taux 0 % du propriétaire, Dave Whelan]

Kevin Quigagne.