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Youpi, c’est reparti pour la troisième saison Teenage Kicks, le blog du foot anglais. Ça tombe bien, la Premier League redémarre ce week-end, 114è édition du football professionnel anglais d’élite depuis 1888-89 et la vision divine de William McGregor, Créateur de toute chose. Pour se remettre dans l’ambiance, les indispensables fiches TK club par club en 10 questions-réponses pertinentes saupoudrées d’une saveur toute olympique of course.

En anglais, on appelle ça le low-down : ce qu’il faut savoir. Voici donc le low-down sur l’avant-saison de Premier League 2012-13. Aujourd’hui, première partie : Arsenal, Aston Villa et Chelsea.

Quelques précisions utiles :

1) Tous chiffres en £
2) Effectifs donnés au 14/08/2012
3) Seuls les principaux départs sont enregistrés - certains clubs libérant/vendant/prêtant jusqu’à 25 joueurs par intersaison, inutile de tous les mettre, beaucoup sont totalement inconnus même des supporters les plus inconditionnels, certains effectifs dépassant allégrement les 50 joueurs pros (par ex. en 2011-12 : 58 à Man United, 59 à Fulham, 60 à Man City, 61 à Liverpool et 63 à Arsenal)
4) Cotes bookmakers prises hier, moyenne du Big Five des bookies : Bet365, Coral, Ladbrokes, Paddy Power et William Hill. Tout est calculé scientifiquement, vous inquiétez pas*.

[*N.B. Clause de non-responsabilité : TK ne pourra être tenu responsable de pertes découlant de votre irresponsabilité ou excès d'alcool au moment du pari (c'est pas dans les voitures qu'il faut rendre obligatoire les éthylotests, mais à côté de l'ordi). Un exemple : à 12/1 pour le titre, Arsenal donne l'apparence d'un pari séduisant de nature à encourager certains esprits imbibés ou euphoriques à miser gros. Caveat aleator donc, ami parieur, prudence. Clause éthique : pariez avec modération et n'hésitez pas à partager - au moins votre joie - si vous gagnez grâce à nous].

Arsenal

Comment s’est passée la saison dernière déjà ? 3è (70 points, + 25 de goal-average), démarrage catastrophique (7 points sur les 7 premiers matchs), puis mélange de frustration, déception et virtuosité (Van Persie). Alternance du meilleur - victoires 3-0 et 5-2 respectivement contre AC Milan et Spurs - et du pire, comme cette raclée 8-2 à Old Trafford en août 2011. On soupçonne les Gunners d’avoir servi d’inspiration à l’équipe de France féminine de foot aux J.O : des wagons d’occasions pour un end product trop souvent à s’arracher les cheveux.

Comment sont les vibes en ce moment ? Positives, dues à un recrutement classieux et réalisé en début d‘intersaison, pour une fois. Un changement de stratégie (recruter tôt) qui a fait naître l’optimisme chez les supporters : on vise clairement au moins le bronze. Et on s’est débarrassé de Calamidad Almunia, que du bonheur donc. Même la traditionnelle saga estivale partira-partira pas (Van Persie) n’a pas trop refroidi les supps Gunners, rassurés par le calibre des p’tits nouveaux. Faut dire aussi que les supps sont maintenant rodés à ces joutes soapesques dignes des Feux de l’amour (Viera, Henry, Fabregas, Nasri, etc.). Pour RvP, autant de suspense qu’essayer de deviner quel pays raflera les médailles tennis de table aux J.O. Evidemment, il partira, une fois qu’il aura persuadé Man United de lui verser 1M/mois, comme Rooney avec lequel il veut la parité salariale.

Robin Van Persie - John Miller (1893), même combat

Robin Van Persie (225 000 £/semaine) - John Miller (Liverpool, 1893, 3 £/semaine), même combat

Bah, rien de bien nouveau à vrai dire. Il y a 120 ans déjà, saison 1892-93, le meilleur buteur du nouvellement créé Liverpool FC, John Miller (25 buts en 24 matchs), alla au clash toute l’intersaison pour qu’on lui double son salaire. Comme LFC ne céda pas, Miller quitta Liverpool pour The Wednesday (Sheffield Wednesday). Ses exigences salariales étaient il est vrai exorbitantes et choquèrent la presse autant que la population : 3 £ par semaine (le triple d’un ouvrier) et une prime de 100 £… Les bras de fer de ce type se multiplièrent et les salaires (et primes) explosèrent, certaines vedettes touchant jusqu’à 12 £/semaine à la fin du XIXè siècle. Le tandem presse-population s’en émut et la Football Association dut instaurer un plafond salarial en 1901 (4 £/semaine) pour calmer tout le monde et « empêcher les clubs fortunés d’écraser financièrement le reste », un plafond qui courut jusqu’en janvier 1961 (alors à 20 £, soit 25 % seulement au-dessus du salaire moyen - un peu comme si votre chef de service touchait la même chose que Tevez…).

Qui est arrivé cette saison ? Santi Cazorla (Malaga, 16,5 M), Olivier Giroud (Montpellier, 13M), Lukas Podolski (Cologne, 11M).

Qui s’est éclipsé ? Benik Afobe (Bolton, prêt), Manuel Almunia (libéré, a depuis trouvé refuge à Watford, D2), Joel Campbell (Real Betis, prêt), Tom Cruise (Torquay, gratuit), Denilson (Sao Paulo, prêt), Gavin Hoyte (libéré, puis Dagenham & Redbridge), Ryo Miyaichi (Wigan, prêt), Carlos Vela (Real Sociedad, 4,2M - 5,7M si objectifs atteints).

L’effectif et les fiches Wiki.

Myachi, presque aussi rapide qu'Usain Bolt

Ryo Miyaichi, presque aussi rapide qu'Usain Bolt

Un p’tit jeune à surveiller (ou plusieurs) ? Hormis les toujours-jeunes-mais-déjà-archi-connus Oxlade-Chamberlain, Lansbury, Ramsey et Wilshere (blessé au genou et cheville, pas de retour avant octobre), citons parmi les jeunes pépites prometteuses le défenseur espagnol Ignasi Miquel, 19 ans, et l’ailier allemand Serge Gnabry, 17 ans. Peut-être les verra-t-on en coupe ou en Football League (prêtés).
On espère aussi voir plus souvent en action le japonais Ryo Miyaichi, 19 ans et speedster number 1 du football anglais (10,60 aux 100m), prêté à Bolton la saison passée (trop peu utilisé) et qui restera dans le Lancashire, à Wigan cette fois (re-prêt).

Si Arsenal était un sport olympique, ça serait quoi ? L’escrime française. On nous annonçait un triomphe, au lieu de ça, zéro médaille et des embrouilles niveau fédéral digne du board des Gunners. Pschiiiittt…

… un sélectionné/objet olympique ? Le nageur australien James Magnussen annonçait haut et fort qu’il allait tout casser, pour accoucher finalement d’un tétard mouillé. La grosse lose quoi.

Qui est le big boss ? Le très secret Stan Kroenke, surnommé « Silent Stan » par les médias pour la rareté de ses interviews médias, à peu près aussi fréquentes que les médailles indiennes à l’haltérophilie dans l’histoire des J.O (une). Depuis un an, ce zillionaire américain (merci chérie, héritière de la dynastie Walmart) détient la majorité des actions controlées par le Arsenal Holdings plc (66,7 %), tandis que le russe Alisher Usmanov (ci-dessous) est bloqué à 29,9 %, à son grand dam. Usmanov, deuxième fortune du Royaume-Uni derrière Lakshmi Mittal selon le Sunday Times, est plus bavard et meurt d’envie de claquer son oseille. Il l’a d’ailleurs ouverte le mois dernier pour vivement critiquer la légendaire lésinerie du club londonien (via une lettre de cinq pages envoyée au board). Kroenke, évidemment, n’a pipé mot.

Et le manager ? Notre Arsène national. Ni titre ni trophée depuis 2005, toujours soutenu par la majorité des supporters mais les attentes pour un bout de métal ou de gloire se font pressantes. Même le plus pouilleux des trophées, la Coupe de la Ligue, fait désormais fantasmer les supps Gunners. Et ouais, les temps sont durs.

Et les cotes, ça donne quoi ? Titre : 12/1. Relégation : 500/1

Aston Villa

Comment s’est passée la saison dernière déjà ? 16è (38 points, - 16), une calamité mes enfants, relégation évitée de deux petites unités, avec le plus faible total de points depuis 25 ans et 7 victoires seulement : on avait pas vu si peu de wins à Villa depuis… 1890-91 ! Et à l’époque, on ne disputait que 22 matchs… Il faut dire que l’été 2011 avait fort mal commencé à Villa, avec la nomination d’Alex McLeish, chantre de la kick and rushitude (avec plus de kick que de rush) et du football perd-petit. Yep, McLeish, celui-là même qui venait d’expédier Birmingham City en D2 à coups de longs ballons balancés au petit bonheur la chance (ou pire, vers le target man Cameron Jerome). Dès octobre 2011, selon divers sondages mal intentionnés, McLeish « mécontentait » 90 % des supporters, avec des pointes à 96 %. Le plus dingue, c’est encore qu’ils aient trouvé 4 ou 10 % de « satisfaits ». D’ailleurs, rien ne va plus pour le sieur McLeish, on parle même de lui retirer ses sept titres du Glasgow Rangers et il a menacé de faire le coup de poing ! (ici)

Dans son livre Inverting the Pyramid, Jonathan Wilson résume bien l’Aston Villa d’Alex McLeish en évoquant le Wimbledon des années 80 : « Wimbledon pratiquait un jeu que personne n’aimait regarder. [...] Leur football n’était pas simplement direct et physique, non. Il était nihiliste. »

Outre les stats suscitées, les chiffres suivants résument à merveille la piètre saison des Villans : seulement 37 buts marqués, 17 matchs nuls (dont 7 zéro-zéro), 0 but inscrit sur corner, etc. Dire que le football proposé par Villa fut négatif reviendrait à qualifier le Wimbledon FC version Eighties d’équipe rugueuse. Ce qui ne serait plus de l’euphémisme ou de la litote mais carrément du mensonge à ce niveau-là. Comme l’écrit l’excellent Jonathan Wilson sur ce Wimbledon-là dans l’indispensable Inverting the Pyramid : « Wimbledon pratiquait un jeu que personne n’aimait regarder. [...] Leur football n’était pas simplement direct et physique, non. Il était nihiliste. »

Le nihiliste salue son seul supporter (son fils)

Mister Nihiliste salue son seul supporter (son fils)

Comment sont les vibes en ce moment ? On positive, prudemment. On attend beaucoup du nouvel entraîneur (Paul Lambert, transfuge de Norwich City) et son football offensif. L’Ecossais a du pain sur la planche, il va s’agir de rebâtir la confiance et l’effectif en y injectant du jeune, issu de l’Academy de préférence (finances obligent). Le club entre dans une phase de transition-reconstruction et les supporters sont conscients qu’il conviendra d’être très patient avant de reparler d’Europe et tout le tremblement. On s’inscrit dans le moyen-long terme. On espère aussi que ce football joyeux et conquérant ne se fera pas au détriment de la défense : Norwich a encaissé 66 buts la saison passée !

On est surtout hyper soulagé de s’être débarrassé du duo Alex McLeish-Emile Heskey. D’ailleurs, petit aparté pour évoquer ce bon Emile qui nous manque déjà, capés 62 fois par l’Angleterre tout de même (et 9 buts en 92 matchs de PL à Villa…). Le pauvre Mimile ne s’est toujours pas remis du contrat offert par Blackpool il y a dix jours… 90 £/semaine ! ici. Des Seasiders coutumiers des contrats tarif tricard, ils avaient fait le coup avec Bojan Djordjic et avec God lui-même, Robbie Fowler ! Un club impossiblement radin qui, il y a deux mois, osa offrir à ce grand serviteur du club qu’est Brett Ormerod un minable salaire de 1 000 £/mois pour un an supplémentaire. Ecoeuré, Ormerod signa à Wrexham en D5 où il touche probablement trois fois plus (précisons que Blackpool appartient à 76 % à la famille Oyston, qui pèse la bagatelle de 100M).

Paul Lambert, le nouveau manager

Paul Lambert, attendu un peu comme le messie après le traumatisme McLeish

Les quatre nouveaux Villans sont méconnus en Angleterre (ou, dans le cas Lowton, inexpérimenté à ce niveau) et cela ne déclenche pas non plus un enthousiasme délirant, même si on dit le plus grand bien du Néerlandais Vlaar et du Marocain El Ahmadi (milieu-relayeur qui va au charbon, dit-on). Parmi les bonnes nouvelles, Stiliyan Petrov, atteint d’une leucémie aiguë diagnostiquée en mars dernier, va beaucoup mieux après sa chimiothérapie (ici).

Si Darren Bent ne se blesse/tire pas, si N’Zogbia retrouve enfin son mojo de Wigan et si Agbonlahor se sort du cycle infernal blessure-méforme-circonstances, alors Villa finira confortablement dans le Top 10. Si déjà Paul Lambert arrive à tirer quelque chose de Stephen Ireland en parvenant à lui faire retrouver la vista et combativité qu’il afficha un temps à Man City (élu Player of the Year du club en 2008-09 et même Greater Manchester Player of the Year !) on aura fait un grand pas vers le redressement du club. Sur certains matchs l’an dernier, la mollesse d’Ireland face à un adversaire coriace laissait penser qu’il avait fait jouer son « droit de retrait ». Bon, ça fait beaucoup de si quand même.

Qui est arrivé cette saison ? Karim El Ahmadi (Feyenoord, 2,5M), Brett Holman (AZ Alkmaar, gratuit), Matt Lowton (Sheffield Utd, 3M), Ron Vlaar (Feyenoord, 3,2M).

Qui s’est éclipsé ? James Collins (West Ham, 2,5 M), Carlos Cuellar (Sunderland, gratuit), Emile Heskey (libéré).

L’effectif et les fiches Wiki.

Heskey balance ses pompes, à la bonne heure.

Le cadavre Heskey balance enfin ses pompes, à la bonne heure.

Un p’tit jeune à surveiller (ou plusieurs) ? Oui, beaucoup même, essentiellement issus de la réputée et prolifique Academy du club (une dizaine de joueurs de l’effectif principal ont été formés au club). Hormis les vieux de la vieille (les Albrighton, Bannan, Delph, Herd, Lichaj, Delfouneso and co), citons parmi les jeunots prometteurs de 20-22 ans : Nathan Baker, Andreas Weimann, Gary Gardner et Ciaran Clark. On devrait tous les revoir en action cette saison. Et peut-être aussi Samir Carruthers, un anglo-irlandais de 19 ans d’origine italo-marocaine (le genre de gars à donner des cauchemars à Henri Guaino, Lionnel Luca & co : selon son wiki, il est sélectionnable par l’Angleterre, l’Irlande, l’Italie et le Maroc !).

Si Aston Villa était un sport olympique, ça serait quoi ? Sur ces deux dernières saisons, Villa serait le VTT. Départ ordonné et propre, mais ça se casse souvent la gueule quand même.

… un sélectionné/objet olympique ? Le hurdler chinois Liu Xiang, promet toujours beaucoup mais a une facheuse tendance à se fracasser sur les haies.

C’est qui le big boss ? Le zillionaire américain Randy Lerner depuis 2006, il a racheté le club à Doug Ellis, proprio historique presque quatre décennies durant. Apparemment, cet héritier (merci papa) fait beaucoup dans la philanthropie et le caritatif aux USA. Humainement fort louable mais c’était pas une raison pour garder Heskey si longtemps.

Et le manager ? C’est Paul Lambert, il vient d’arriver après avoir fait des miracles à Norwich City avec des bouts de ficelles (qualité qui a dû plaire à Randy). On devrait enfin voir autre chose que de la purge à Villa Park. Lambert s’attachera à rajeunir l’équipe et on devrait ainsi voir plus souvent les jeunes prometteurs du club, et y’en a un paquet. Les occasions pour un homegrown player d’évoluer en Premier League sont rarissimes et il leur faudra absolument saisir leur chance.

Et les cotes, ça donne quoi ? Titre : 1 500/1. Relégation : 6/1

Chelsea

Comment s’est passée la saison dernière déjà ? Miraculeusement. 6è (64 pts, + 19), à la rue pendant les six premiers mois où le nouveau manager André Villas-Boas tenta de résoudre, peu subtilement il est vrai, une série d’équations formulées par le boss Roman Abramovitch et qui tenaient de la quadrature du cercle : a) renouveler le personnel sans se mettre à dos les cadres historiques et superstars b) imposer un schéma tactique offensif et pressing haut incompatible avec le profil des joueurs. Evidemment, on se retrouva vite noyé sous un déluge d’emmerdements : mauvais résultats, ambiance pourrie, affaire Terry-A. Ferdinand, révolte du vestiaire, entraîneur viré début mars, tout y passa.

Jusqu’à ce que l’homme providentiel débarque (Roberto Di Matteo), métamorphose les losers en world beaters, en premier lieu l’agonisant Fernando Torres, et que les Blues concluent l’exercice de la plus inouïe des manières : double vainqueur de la FA Cup et Ligue des Champions ! Wow, on en est toujours pas revenu du côté de Stamford Bridge.

Comment sont les vibes en ce moment ? Bonnes, le feelgood factor du printemps est toujours là. Le club baigne encore dans l’euphorie de la Ligue des Champions surtout que Roman a décidé de frapper un grand coup niveau recrutement. Il a fait venir un contingent djeun qui continuera à pousser les vieux vers la sortie. Le bronze serait considéré comme le minimum acceptable.

Les supps espèrent voir enfin un minimum de stabilité dans ce club. La pression sera sur les épaules de Fernando Torres, qui a fini l’année en boulet de canon se payant même le luxe d’être co-Soulier d’or à l’Euro ! Les petits nouveaux ont des noms marrants (Hazard, Marin, Oscar), il faudra donc s’attendre à un tas de jeux de mots capelloviciens de très mauvais aloi.

Va cependant vite falloir descendre du petit nuage : 10 buts encaissés lors des 5 matchs de préparation ! Chelsea s’est pris un 3-1 net et sans bavures à Brighton (D2) il y a dix jours. Si on a bien vu ce jour-là un Espagnol virevoltant et classieux, ce n’était ni Mata ni Torres mais l’ailier des Seagulls, Vicente, 31 ans. L’ex international de la Roja (38 capes) avait brillamment porté les couleurs de Valence pendant 11 ans (338 matchs pour Los Che) avant de signer chez Gus Poyet l’été dernier.

Qui est arrivé cette saison ? Eden Hazard (Lille, 32M), Thorgan Hazard (Lens, 1M), Marko Marin (Werder Bremen, 7M), Oscar (Internacional, 25M).

Qui s’est éclipsé ? Jose Bosingwa (libéré), Kevin De Bruyne (Werder Brème, prêt), Thibaut Courtois (Atletico Madrid, prêt), Didier Drogba (Shanghai Shenhua, gratuit), Salomon Kalou (Lille, gratuit), Jacob Mellis (Barnsley, gratuit), Romelu Lukaku (West Bromwich Albion, prêt), Marko Mitrovic (libéré), Rhys Taylor (Southend, gratuit), Patrick Van Aanholt (Vitesse, prêt).

L’effectif et les fiches Wiki.

Un p’tit jeune à surveiller (ou plusieurs) ? Hormis l’international anglais Espoir Josh McEachran (qui sera sûrement prêté, probablement en PL), quelques-uns oui. Parmi les plus prometteurs, l’attaquant brésilien Lucas Piazon, 18 ans. Avec un peu de chance, on pourrait le voir en équipe première. Egalement, Todd Kane, 19 ans ; le défenseur anglo-sierra léonais Nathaniel Chabolah, 17 ans ½, impressionnant artisan de la brillante victoire en finale de FA Youth Cup (4-1 sur Blackburn Rovers) ; et l’attaquant Islam Feruz, un écossais-somalien d’à peine 17 ans. Ce groupe de jeunes très cosmopolite aura malheureusement du mal à percer à Chelsea mais on les verra peut-être en Football League où ils pourraient être prêtés pour s’aguerrir.

Si Chelsea était un sport olympique, ça serait quoi ? Le polo, of course (qu’ils réintroduiraient aux J.O).

… un sélectionné/objet olympique ? Laura Bechtolsheimer, médaillée britannique à Londres au concours du dressage et petite-fille du zillionnaire allemand Karl-Heinz Kipp, 154è fortune mondiale.

C’est qui le big boss ? Roman Abramovitch, depuis 2003 (déjà huit managers consommés) quand il racheta à Ken Bates ce club alors financièrement exsangue. Il n’y a pas que John Terry à Chelsea qui soit passé par la case tribunal cette saison, Roman aussi, à l’occasion de ce titanesque procès (aussi ici) Abramovich v Berezovsky : rien qu’en frais d’avocats et de justice, il y en aurait eu pour plus de 100M de £ !

Et le manager ? Roberto Di Matteo. Nommé pour remplacer le déchu André Villas-Boas début mars 2012, l’Italien a réussi un tour de force, avec en bonus la mini résurrection de la carrière de Fernando Torres. Roman a donné à Di Matteo un contrat de deux ans mais le doute plane toujours sur les intentions du Russe vis-à-vis de l’ex manager de WBA : ce dernier est-il réellement en place pour deux saisons ou bien, tel un vacataire avec obsolescence programmée, sert-il de bouche-trou en attendant que Pep Guardiola termine tranquillement son année sabbatique ?

Et les cotes, ça donne quoi ? Titre :  5/1. Relégation : 800/1

Kevin Quigagne.