Posts tagged ‘Moyes’

Deuxième et dernière partie de l’article consacré aux aptitudes “mercatesques” de Moyes avec Everton. On l’a vu précédemment, il a réussi à dénicher un bon paquet de sacrés joueurs, souvent pour pas cher. Il ne faudrait toutefois pas occulter un certain nombre de plantages. Je préfère devancer les critiques, tous les joueurs qui seront cités ici, ne sont pas des flops à part entière. On va également trouver des malchanceux, beaucoup de malchanceux, mais aussi des joueurs tout simplement pas fait pour le haut niveau. C’est aussi pour cette raison que j’ai pris la liberté de ne pas faire de classement avec ces joueurs. Allez, let’s go !

  • Rodrigo Juliano, le 25 juillet 2002, prêt avec option d’achat.

Mon Dieu ! Un ovni ! Ah non, c'est juste Rodrigo.

Mon Dieu ! Un ovni ! Ah non, c'est juste Rodrigo...

Nous sommes en 2002, en juillet plus précisément. Le Brésil vient d’être sacré champion du monde et Moyes aborde son premier mercato estival avec Everton. On ne va pas se mentir, le club est fauché, Moyes se retrouve alors obligé de faire dans l’exotisme. Bonjour Li Tie, Li Wei Feng et Rodrigo Juliano. Si Li Tie se révéla une très bonne surprise (31 apparitions, dont 29 titularisations), les deux autres furent moins probants. Li Wei Feng joua deux matchs et Rodrigo Juliano eut droit à 4 apparitions en début de saison avant de se ruiner les ligaments du genou.

Moyes misait beaucoup sur ce meneur de jeu de 26 ans, pourtant les circonstances de son transfert auraient dû mettre la puce à l’oreille du technicien écossais. Retour en juillet, Everton est en stage en Autriche et Moyes accueille Rodrigo Juliano, en provenance de Botafogo, pour un essai. Le joueur dispose d’une bonne réputation au Brésil, puisqu’il facture 19 buts en 59 apparitions, surtout il a été élu plus beau joueur du championnat devant Kaka et Edmundo, un titre de prestige. Notre bon David est alors persuadé qu’il va pouvoir renforcer l’équipe à peu de frais, sauf que le mec est déjà blessé. Il parvient tout de même à se rétablir pour jouer un match amical face à Shrewsbury et satisfait Moyes, qui décide de négocier un prêt avec option d’achat. Le joueur est confiant sur ses capacités, tellement même, qu’il demande que son maillot soit floqué « Rodrigol ».

Arrive le début du championnat et Moyes se rend compte que Rodrigo est encore trop juste physiquement pour prétendre à une place de titulaire. Après une entrée en jeu très convaincante face à Middlesbrough, Moyes déclare aux médias « Je pense qu’il va pouvoir prétendre à une place de titulaire très rapidement ». Pas de bol, la semaine qui suit, Rodrigo se blesse lors d’un match d’entraînement. Le verdict des médecins est clair : ligaments du genou bousillés, saison terminée.

Bon, il devait être un bon camarade, parce que si l’on écoute Moyes « C’est un bon gars. Tout le monde l’adore ici, nous sommes tous très déçus pour lui ».

En mai 2003, Everton annonce que l’option d’achat ne sera pas levée, le joueur repart alors au Brésil. Il ne retrouvera jamais son niveau, changeant de club quasiment tous les ans. Il profite alors de son temps libre pour faire du surf, participant même à des championnats nationaux. Ah et puis, on le surnommait également Rodrigo Beckham, en raison de ses participations répétées à des défilées de haute couture.

Attention, images rares.

  • Espen Baardsen, le 24 décembre 2002, libre de tout contrat.

Baardsen lors de son seul match avec Everton. Il a beaucoup fait rire Robbie Keane

Lui il a un peu un parcours de Citroën ZX. Né en Californie, de parents norvégiens, le petit Espen s’intéresse très vite au soccer et plus particulièrement au poste de gardien de but. Pensionnaire des San Francisco United All Blacks en United Soccer League, il impressionne les observateurs de la sélection américaine (il sera sélectionné en U-18), ainsi que ceux de Tottenham. C’est ainsi que le jeune Espen débarque à Londres, à l’âge de 19 ans, bien décidé à conquérir l’Angleterre, ce qui pour un Norvégien est nécessairement une ambition naturelle (si tu ne comprends pas cette allusion, je te conseille de lire des livres d’histoire). Espen fait ses débuts en 1997 à Anfield et parvient à garder ses cages inviolées. Malgré de bonnes performances, dont un très bon match face à Arsenal, il ne parvient pas à obtenir une totale confiance de George Graham, alors manager des Spurs. En 2000, notre ami fait ses bagages pour Watford, débauché par Vialli contre un chèque de 1,5 M£. Il y restera deux saisons, alternant les périodes en tant que titulaire avec celles sur le banc, dépassé par Alec Chamberlain (36 ans à l’époque).

En décembre 2002, Moyes cherche un gardien pouvant concurrencer Richard Wright et recrute Baardsen. Le mois suivant, le Norvégien fait ses premiers pas avec la liquette des Toffees, face à … Tottenham. Bilan, il en prend 4 et ne réapparaîtra plus jamais sur un terrain de foot. À la fin de la saison, il annonce sa retraite sportive, à l’âge de 26 ans, arguant d’un manque de motivation.

Il faut toutefois noter qu’il n’était pas si mauvais que ça, il arriva même à grappiller 4 sélections en équipe de Norvège, entre 1998 et 2000.

Aujourd\’hui, Baardsen est analyste pour Eclectica. Bref, on est trop con pour comprendre.

  • Francis Jeffers, le retour, le 1er septembre 2003, prêt.

lequel de ces deux joueurs n'a pas planté sa carrière ?

Petite devinette : lequel de ces deux joueurs n'a pas planté sa carrière ?

Né à Liverpool et formé à Everton, Jeffers aurait pu être une légende chez les Toffees et en équipe nationale. Aujourd’hui il est bel et bien une légende, mais plutôt dans la catégorie « Légendaire sortie de route ». Son cas a déjà été évoqué sur ce site, je n’y reviendrai donc pas. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il débute en équipe première en 1997, à tout juste 16 ans. Il explose véritablement lors de la saison suivante, marquant 7 fois en 17 apparitions. En 2001, après 61 matchs et 20 buts avec les Toffees, il signe contre 8 M£ pour Arsenal, ce qui était à l’époque un très gros transfert. Pourtant, si le joueur a du potentiel, il se blesse très rapidement, ce qui n’aurait dû étonner personne, quand on voit que le type n’avait jamais dépassé 28 matchs par saison jusque-là. En deux ans du côté d’Highbury, il ne foulera les pelouses qu’à 40 reprises (pour 9 buts), victime de ses blessures et de la concurrence du duo Wiltord-Henry.

Sa carrière en train de sombrer, Jeffers reçoit un coup de fil inespéré de la part de son ex, Everton, qui par la voix de Moyes lui propose de venir se relancer en prêt. Là encore, ses prestations ne sont guère convaincantes, il marque seulement 2 fois (en coupe contre Fulham) en 22 matchs et finit par s’embrouiller avec Moyes. Réponse du berger à la bergère (coucou Hervé Mathoux), il est renvoyé à Londres. Le plus sympa dans cette histoire, c’est que lors de son premier départ, les supporters d’Everton avaient été très mécontents que l’on laisse partir le plus grand espoir du club depuis une paire d’années, mais quand ils l’ont revu, ils ont compris.

Après ce flop, la vie de Jeffers va ressembler à celle d’un joueur moyen du championnat brésilien, changeant de club quasiment tous les ans : Charlton, Rangers (prêt), Blackburn, Ipswich (prêt), Sheffield Wednesday, Newcastle Jets, Motherwell, Newcastle Jets, Floriana (à Malte), Accrington.

Le plus fort dans tout ça, c’est qu’il a quand même réussi à choper une sélection sous le maillot britannique, c’était face à l’Australie, en 2003, il parvint même à marquer d’ailleurs.

Il en avait du talent pourtant…

  • Eddy Bosnar, le 3 août 2004, libre de tout contrat.

Bosnar et son survêtement. Bon il a jamais pu l'enlever cela dit.

Bosnar et son survêtement. Bon il a jamais pu l'enlever cela dit.

Ah, 2004 ! Moyes commence vraiment à poser sa patte sur le club, mais le pognon est toujours autant absent. Alors, comme précédemment, il tente des paris. Alors, un mois après la démonstration défensive des Grecs à l’Euro, il décide d’agir en conséquence et recrute un défenseur australien, d’origine croate, Eddy Bosnar. Le mec paraît plutôt prometteur, il a 24 ans, est titulaire en Autriche avec Sturm Graz et se permet même de marquer quelques coups francs.

Sauf que ce grand gaillard d’1m93 ne portera jamais le maillot d’Everton (en dehors de la photo officielle), la faute à de multiples blessures. En plus, l’axe défensif était plutôt engorgé, avec la paire Stubbs-Weir et un certain Joseph Yobo en cas de soucis.

Au bout d’un an, Eddy s’ennuie et résilie son contrat pour s’engager avec le Dinamo Zagreb. Après deux années en Croatie (dont une à Rijeka), il se barre en Hollande où il réalise enfin des saisons pleines. Après, ce sera le Japon (JEF Chiba United, Shimizu S-Pulse), la Corée du Sud (Suwon Bluewings) et la Chine (Guangzhou) où il côtoie une autre vieille connaissance d’Everton, un certain Yakubu.

BOUM !

  • Per Kroldrup, le 27 juin 2005, 5 millions de £.

5 millions bordel...

5 millions bordel...

Lui c’est un vrai bon flop. Pourtant, quand il débarque d’Udine en juin 2005, le défenseur international danois dispose d’une solide expérience de la Série A, avec près de 91 matchs (pour 3 buts) sous le maillot du club frioulan. Véritable armoire à glace, 1m94 le garçon, il ne participera qu’à un match de championnat avec Everton, une défaite 4/0 sur le terrain d’Aston Villa. 31 jours après, il signe à la Fiorentina et en deviendra un des piliers défensif. Alors, comment expliquer cet échec ? Le joueur avance plusieurs raisons. Tout d’abord le fait qu’étant arrivé blessé, il n’a pas pu s’intégrer à l’effectif.

Il explique également qu’il n’a jamais réussi à se faire au jeu physique du championnat (en même temps t’as joué qu’un match coco). Il raconte avoir vécu un calvaire face à Aston Villa, parce que l’arbitre ne sifflait que très peu, du coup le jeu accélérait et lui n’arrivait pas à suivre. Toutefois, il précise qu’il aurait bien voulu faire la deuxième partie de saison avec Everton et qu’il se serait certainement adapté. Bien dommage donc, le mot de la fin pour Moyes « Il a montré en Italie qu’il était un très bon défenseur, je continue à croire que c’est ce qu’il est et je lui souhaite bonne chance ». En un mot : classe.

En 2013, neuf mois après la fin de son contrat avec la Fiorentina, il rejoint le promu Pescara avec un contrat de trois mois. Depuis le début de la saison, il évolue au Portugal avec Olhanense.

Même Carla Bruni ne peut retenir ses larmes à l\’évocation du nom de Per Kroldrup.

  • Matteo Ferrari, le 26 août 2005, prêt avec option d’achat.

On voulait mettre une photo d'Aida Yespica, l'ex de Matteo Ferrari. Pis on s'est dit que c'était une mauvaise pour vos écrans.

On voulait mettre une photo d'Aida Yespica, l'ex femme de Matteo Ferrari. Pis on s'est dit que c'était une mauvaise idée pour vos écrans.

2005, une année maudite pour les recrues défensives de Moyes. Après Kroldrup, c’est Matteo Ferrari qui débarque sur les bords de la Mersey et qui va, lui aussi, se planter en beauté. Ferrari c’est pourtant le fruit d’une histoire d’amour à faire pâlir d’envie Hollywood (mais moins l’extrême droite). Un père italien et une mère guinéenne, qui se rencontre en Algérie, là où bosse le père, ingénieur dans le pétrole. Quelques mois plus tard, le petit Matteo naît à Aflou, en Algérie.

Formé à l’Inter, c’est à Parme qu’il prend son envol, disputant 81 matchs en 3 saisons et il parvient même à s’insérer dans l’équipe nationale italienne (11 sélections entre 2002 et 2004). La Roma sent le bon coup et dépense 7,25M£ à l’été 2004 pour le signer. À Rome, Ferrari déjoue et manque de confiance. Au bout d’un an, il décide de quitter le club de la Louve et rejoint Everton en prêt. Après un petit temps d’adaptation, Ferrari commence à impressionner les observateurs et Moyes, malheureusement le sort s’acharne, le voilà blessé. Lorsqu’il reviendra à la compétition, il sera trop tard pour lui. Moyes déclare qu’il sait ce qu’il va faire au mercato et que les performances à venir ne changeront rien pour lui. Finalement, son option d’achat ne sera pas levée et il retournera à la Roma où il sera titulaire pendant deux saisons, avant de filer pour le Genoa, Besiktas et enfin l’Impact de Montreal.

  • Andy Van der Meyde (VDM, oui vie de merde), le 31 août 2005, 2 millions de £.

Tu sens mauvais dans ta bouche José !

Tu sens mauvais dans ta bouche José !

Sans doute l’un des plus gros gâchis du foot néerlandais. Formé à l’Ajax, VDM, est un ailier tout en accélération. Après plusieurs grosses saisons sous le maillot du club d’Amsterdam, il décide de tenter l’aventure en Italie, plus précisément à l’Inter, nous sommes en 2003. Souvent blessé, il offre tout de même quelques frissons aux supporters Nerazzurro, notamment un très beau but face à Arsenal (reprise de volée surpuissante). Toujours qu’avec seulement 32 matchs pour 1 but en deux saisons avec l’Inter, son bilan est trop faible. On l’annonce à l’Ajax, à Monaco ou même à Tottenham, mais finalement c’est à Everton qu’il débarque. Il était pourtant tout proche de s’engager avec Monaco, mais la visite de l’appartement fit apprendre à sa femme qu’ils ne pourraient pas emmener leurs chiens, il fût donc obligé de refuser.

A Everton, il touche clairement le fond. Son seul fait d’arme fut de se faire expulser lors du derby face à Liverpool. Un an après son arrivée, des rumeurs font état d’un alcoolisme assez développé. A cela, il faut ajouter des blessures plus que récurrentes. En vrai, le corps de VDM n’était pas fait pour le foot pro, en quatre saisons avec Everton, il ne participa qu’à 20 matchs de championnat. Pourtant, il était confiant sur ses possibilités, clamant sur le site officiel du club « Je veux rester, je suis déterminé à rester. Le style de jeu me convient parfaitement. J’aime vivre en Angleterre et je veux prouver mes qualités à tout le monde ». Le 7 août 2006, il est admis à l’hôpital dans un état préoccupant, les médecins découvrant qu’il avait quelque peu abusé de l’alcool, mais qu’il avait également ingéré de la drogue (via son verre d’alcool). Le club le fait alors passer en conseil de discipline. Cinq jours plus tard, alors que le club joue un match à Bilbao, sa maison est cambriolée. Les voleurs emportent une Ferrari, une Mini Cooper et le chien de la famille. Si la MiniCooper et le clebs seront retrouvés en bon état, la Ferrari aura fait la connaissance d’un mur.

Comme si cela ne suffisait pas, une de ses filles est atteinte d’une maladie assez grave. Sa femme décide donc de repartir aux Pays-Bas, pour faire soigner sa fille et se rapprocher de sa famille. VDM sombre à nouveau dans l’alcool et se console dans les bras d’autres femmes. Sa femme, sentant le coup venir, décide de le faire suivre par un détective privé. Résultat, divorce et droit de visite réduit avec ses filles. Pris en plein cyclone, il réalise malgré tout une très belle pré saison. Un mois plus tard, en août 2007, il sèche un entraînement. Le club lui inflige une amende de 50 000£ (deux semaines de salaire). Il tente de s’excuser en disant être perturbé par sa vie personnelle, que l’éloignement de sa fille malade lui pèse énormément. Toujours est-il qu’il n’apparaîtra pas en équipe première durant toute la saison.

Son retour aura lieu en décembre 2008, face à Aston Villa. Sauf qu’il se blessera au bout de 5 minutes… Il fit toutefois un beau cadeau aux Toffees, en offrant le but de la victoire à Dan Gosling face à Liverpool en Cup. En juin 2009, son contrat prend fin, mais le joueur reste vivre à Liverpool. Il tombe alors en dépression, boit beaucoup trop et se met à prendre de la drogue. Son agent décide d’intervenir et le fait revenir à Amsterdam, mais c’est le PSV Eindhoven qui lui offre un contrat d’un an. Même sans apparaître une seule fois avec l’équipe pro, VDM reprend pied et obtient même un droit de visite plus élargi pour voir ses filles. Alors, bien sûr ça finit bien, mais je pense que l’on peut officiellement déclarer que la vie est une chienne…

Parce qu\’il était quand même bon.

  • Thomas Gravesen, le retour, le 30 août 2007, prêt avec option d’achat.

Le déménageur danois

Le déménageur danois.

Il y aura eu deux périodes Gravesen à Everton. La première, entre 2000 et 2004 voit l’international danois devenir la coqueluche des Toffees, ainsi qu’un des meilleurs milieux d’Europe. En quatre ans sur les bords de la Mersey, le natif de Vejle va disputer 141 matchs et inscrire 11 buts. Tellement bon que Luxemburgo et Sacchi, respectivement entraîneur et manager du Real Madrid décident de l’engager. L’indemnité est assez faiblarde, 2,5M£, mais motivée par le fait qu’il ne restait plus qu’un an de contrat à Gravesen et que la possibilité de le voir partir pour rien quelque temps après était purement inacceptable pour les dirigeants d’Everton. La seconde sera beaucoup moins glorieuse, entre manque de motivation et désillusion.

Au Real tout change. Tout d’abord son poste, il passe de milieu relayeur à milieu défensif. Ensuite son rapport avec le public, adulé à Goodison, il est raillé au Santiago Bernabeu. En cause, son style de jeu, loin de celui des esthètes madrilènes. En plus, Sacchi et Luxemburgo sont très vite débarqués et Gravesen joue de moins en moins. Six mois après son arrivée, il est tout proche de quitter le club, mais le nouvel entraîneur des Merengue, Juan Ramon Lopez Caro, le titularise à nouveau devant la défense. Après deux saisons à Madrid, le joueur sent qu’il est temps de partir et presse son agent pour lui trouver un autre point de chute. Pendant ce temps-là, il tacle un peu sèchement Robinho à l’entraînement et déclenche une bagarre générale, ce qui fit déclarer à son nouveau coach, Fabio Capello « C’est sa façon d’être, on n’a pas vraiment de problème avec ça. C’est vrai qu’il est un peu particulier.

Il travaille plutôt bien tactiquement, mais son comportement est spécial et je n’aime pas ça. Il veut que tout soit fait comme il le souhaite ». Courtisé par Newcastle, le Danois choisit l’Ecosse et le Celtic. Au début, tout commence bien, il est titulaire et marque même son premier but face aux Rangers. Sauf que petit à petit, Gravesen se relâche et finit par se retrouver remplaçant. Strachan déclare alors « qu’il ne fait rien pour retrouver une place de titulaire ». Au bout d’un an, Gravesen signe en prêt avec Everton, le seul club à l’avoir vraiment compris. Malheureusement, les fans ne retrouvent pas le joueur d’impact qui avait quitté le club seulement trois ans plus tôt. Il traverse la saison comme un fantôme ne disputant qu’une petite dizaine de matchs. Plus du tout motivé, il retourne au Celtic, mais ne tient que 6 mois avant d’annoncer sa retraite.

Comme quoi, à vouloir voler trop près du soleil….

Un crâne luisant qui surgit hors de la nuit !

  • Lars Jacobsen, le 26 août 2008, libre de tout contrat.

Soit il a le hoquet, soit Malouda vient de lui mettre un coup de pied dans les parties.

Soit il a le hoquet, soit Malouda vient de lui mettre un coup de pied dans les parties.

On va être franc, Jacobsen ce n’est pas vraiment un flop, mais plutôt un mauvais concours de circonstances. De l’avis de tous au club, le joueur était bon, mais il avait un physique de fillette.

Il débute en 1996 avec le club de sa ville, l’Odense Boldklub. Six ans et une centaine de matchs plus tard, le latéral droit change de statut en rejoignant Hambourg. Il y restera un an et demi, avant de repartir pour le Danemark, mais avec le FC Copenhague cette fois ou il restera trois saisons et disputera une centaine de matchs. En 2007, il décide de retenter l’aventure en Allemagne et s’engage avec le FC Nuremberg. Nouvel échec, le joueur est souvent blessé et ne participe qu’à 8 matchs de championnat, son contrat est alors résilié à la fin de la saison.

Libre de tout contrat, il intéresse fortement l’OM de Gerets, mais c’est avec Everton que le joueur signe un contrat d’un an renouvelable. Le joueur est tellement chanceux, qu’il arrive à se détruire l’épaule lors d’un match avec sa sélection nationale, deux semaines seulement après avoir signé son contrat. Il ne reviendra qu’en mars 2009 et commencera alors à rentrer dans la rotation au poste d’arrière droit. Le titulaire du poste est alors Tony Hibbert, pas le pire obstacle à surmonter donc, et cela va se remarquer lorsque Jacobsen va le remplacer à la mi-temps de la finale de la Cup, face à Chelsea. Impeccable face à Florent Malouda, le Danois impressionne les observateurs. Les dirigeants d’Everton sont alors chauds pour le prolonger. Le joueur, lui, veut continuer avec les Toffees, son agent déclare alors, le 22 juin : « Les négociations sont en bonne voie, le club veut le prolonger. Toutefois, il n’y aura pas de négociations jusqu’en juillet. ». Le joueur lui-même y croit dur comme fer : « Je trouve très positif le fait qu’après une saison comme celle-ci, j’ai quand même pu prouver aux gens que je pouvais représenter un plus pour l’équipe. Je suis très heureux ici, mais nous devons attendre le retour des vacances pour finaliser tout cela. ». Sauf qu’il n’y aura jamais de signature. Le 29 juin, Blackburn annonce l’arrivée de Jacobsen pour deux ans, c’est ce que l’on appelle un revirement de situation. La vérité c’est que Moyes n’était pas vraiment fan du joueur et qu’il a refusé de prolonger son contrat.

À Blackburn, il subit la concurrence de Michel Salgado et de Pascal Chimbonda (ne riez pas !) et ne dépassera pas les 13 matchs. Une saison après son arrivée, il file à West Ham où il jouera plus, mais dans une ambiance moins bon enfant, notre ami se permettant même de dire que « le club devait s’améliorer et qu’il méritait d’être dans le bas du classement ». West Ham finit par être relégué et Jacobsen trouve refuge, une nouvelle fois, à Copenhague où il retrouve une seconde jeunesse.

  • Philippe Senderos, le 23 janvier 2010, prêt.

A chaque fois il crève les ballons. Il coûte cher n'empêche.

A chaque fois il crève les ballons. Il coûte cher n'empêche.

Senderos, bon Dieu qu’il était mauvais. Pourtant, Senderos était vu comme un des plus défenseurs les plus prometteurs du début du siècle. Très vite repéré par Arsenal alors qu’il évolue au Servette de Genève, Senderos forme une paire très solide avec Campbell. Au pic de sa forme lors de la saison 2005/2006, il est pour beaucoup dans le parcours européen des Gunners, qui verra Arsenal arriver en finale face à Barcelone. Ensuite, sa carrière décline et ce défenseur plutôt rassurant se retrouve à faire des boulettes à quasi tous les matchs. En 2008, il tente de se relancer en étant prêté au Milan AC, Le pari n’est pas gagnant, le joueur se heurtant à la concurrence de Maldini et à celle de Kaladze, il ne sera aligné qu’à 14 reprises.

Arrive alors la saison 2009/2010, avec une Coupe du Monde en ligne de mire. Le joueur veut jouer et trouve une solution avec Everton. De son côté Moyes veut remplacer Lucas Neill (parti pour Galatasaray), Hibbert et Jagielka (tous deux blessés). Encore une fois, le joueur se plante et il ne dépassera pas les trois matchs sous la liquette Toffees. Quand il arrive, il est pourtant très confiant : « Je ne pouvais pas attendre et risquer de rester bloqué à Arsenal. Je suis impatient et je compte bien prendre une place dans l’équipe première ». Il déclare aussi « J’ai parlé avec David Moyes et il espère pouvoir me donner ma chance ». Donc cela voulait dire que même Moyes n’était pas sûr de pouvoir le faire jouer, pourtant il avait déjà tenté de le faire venir lors du mercato estival, mais avait dû renoncer car Senderos était tout proche de signer avec le Celtic.

Depuis l’été 2010, il évolue du côté de Fulham et semble repartir dans le bon sens. Au niveau international, il est toujours considéré comme un patron, affichant un bilan de 50 sélections (pour 5 buts) depuis 2005.

Didier Feco.

Lorsque David Moyes a signé son contrat avec Manchester United, il a dû rêver en imaginant le budget transfert dont il aurait la responsabilité à l’avenir. Il est vrai que le natif de Glasgow n’a pas pu trop frimer sur le marché des transferts avec Everton. Malgré tout, les médias et les supporters ont eu tendance à louer ses recrues, alors en tant que fan de la feue Moyes’ Army, je me suis décidé à faire un petit examen de ses acquisitions. En bien, comme en mal, ça va de soit. Tout d’abord, quelques chiffres : entre son arrivée en 2002 et son départ 11 ans plus tard en 2013, il a validé le recrutement de 84 joueurs (autant en transfert sec qu’en prêt). Dans un premier papier; nous allons voir le Top 10 des recrues de Moyes à Everton. Puis, dans deux semaines, arrivera le Flop 10. Alors maintenant finit de blablater, on passe aux choses sérieuses, le Top 10 garanti 100 % mauvaise foi.

1/ Tim Cahill :

C'est moi que tu cherches ?

C'est moi que tu cherches ?

Né à Sydney en 1979, Cahill signe au club le 23 juillet 2004, en provenance de Milwall pour un montant estimé à 1,5M£. Milwall où il a démarré sa carrière, inscrivant 52 buts et faisant 37 passes décisives en 217 matchs de championnat. Son point fort, c’est son jeu de tête. Il a beau être plutôt petit, 1m78 (désolé, quand on dépasse le mètre 90 on a tendance à voir les autres plus petits qu’ils ne le sont), il dispose d’une détente impressionnante qui lui permet de prendre le dessus sur pas mal de défenseurs plus grands que lui. Récent international australien, Timothy aurait pu jouer pour les Samoa, comme son grand-frère, mais franchement ça aurait été du gâchis.

Avec Everton, il démarre très fort, première saison et déjà meilleur buteur du club avec 11 buts (en 33 matchs), pas mal pour un joueur officiellement pas attaquant. Surtout il permet au club de renouer avec l’Europe, grâce à une très belle 4ème place, juste devant l’ennemi de Liverpool. Hormis sa dernière saison, il sera plutôt régulier tournant entre 5 et 9 buts en championnat. La vérité, c’est que Cahill a souvent du compenser les carences offensives de ses attaquants, sur certains matchs il était carrément placer en attaquant de pointe.

Pour résumer, on dira que c’était un attaquant hargneux, qui a marqué 95 % de ses buts dans la surface, de la tête ou du bout du pied, mais surtout de la tête. Et puis, il y avait cette façon de célébrer les buts, en allant boxer le poteau de corner.

En 2012, après 278 matchs et avec 68 buts dans les sacoches, on sent que le brave Tim commence sérieusement à fatiguer, alors personne n’est surpris quand il décide de prendre un dernier gros contrat avec les New-York Red Bulls.

La chanson des supporters : “His tattoo proved he was a blue, Cahill, Cahill, Everton it said it’s true, Cahill, Cahill“.

Les buts de Cahill sous le maillot d’Everton (cliques jeune homme, ceci est une vidéo).

2/ Mikel Arteta :

"Mon Dieu c'est Luis Fernandez"

Lorsque le Basque arrive en prêt à Everton, en 2005, il n’a pas encore 23 ans, pourtant son parcours en club et surtout sa vision du jeu pourraient faire penser à un vieux grognard. Il ne faut toutefois pas croire que tout était gagné d’avance.

Formé à la Masia, Mikel sent que l’avenir semble quelque peu bouché, du coup, il tente l’aventure à l’étranger et part en prêt à Paris (31 matchs, 2 buts). Une saison pleine de promesses, mais pas suffisante pour tenter les dirigeants parisiens de faire le forcing pour le signer définitivement. Pas découragé, il s’envole alors pour l’Écosse et les Glasgow Rangers où il passera deux belles saisons (50 matchs, 12 buts). En 2004, le natif de San Sebastian est attiré par la Real Sociedad, pour former un milieu de dingue avec Xabi Alonso … sauf que ce dernier s’envole pour Liverpool et notre Mikel se retrouve, tout seul, pour tenir la baraque. Échec total, après 15 apparitions pour 1 but, Arteta trouve refuge à Everton, en prêt, mais avec une option d’achat. Finalement, l’essai est concluant (12 matchs, 1 but, 2 passes décisives), puisque Moyes lâche 2M£ pour le signer définitivement. À partir de là, rien à dire, il se sort les doigts et devient un virtuose. Parlons notamment de la saison 2006/2007, où il rayonne tellement (39 matchs, 9 buts, 12 passes décisives) que la presse britannique demande sa naturalisation pour l’incorporer à l’équipe nationale. Les saisons suivantes sont un peu en dessous, mais Arteta reste le maître du tempo de l’équipe.

En février 2009, il est enfin appelé en équipe d’Espagne, malheureusement pour lui et pour Everton, il se bousille les ligaments du genou. La blessure est grave, très grave même, il ne reviendra qu’en janvier 2010. Confiants, les dirigeants d’Everton lui font signer une prolongation de contrat de 5 ans en août de la même année. Sauf que l’été suivant, Arteta trouve un accord avec Arsenal dans les dernières secondes du mercato, contre 10M£. L’incompréhension règne alors parmi les supporters Toffees, pourquoi vendre un cadre de l’équipe à la dernière minute du mercato ?
Arteta déclare alors « À mon âge, je n’avais plus beaucoup de chances d’avoir une telle offre. J’ai donné mon maximum avec Everton ». Allez mon grand, après 209 matchs, 35 buts et 41 passes décisives, tu l’as bien mérité.

Le chant des supporters : “Follow, follow, follow, Everton’s the team to follow, There’s nobody better than Mikel Arteta, He’s the best little Spaniard we know”

Arteta et sa saison de folie (2006/2007)

3/ Leighton Baines :

"Au fait Leighton, tu connais pas les lingettes anti-décoloration ?"

Le meilleur arrière-gauche du royaume. Que dire de plus ? Il adore le rock et refuse la crête, préférant une coupe plus 60’s. Il clame que le club familial, c’est Everton et que jamais il ne pourra jouer pour Liverpool. Y a-t’il plus belle histoire d’amour ? Gerrard ? Une arnaque ! Osman ? Peut-être.

Formé à Wigan, Baines signe à Everton en 2007, contre une indemnité de 5M£. Mis en concurrence avec Lescott et Nuno Valente, il ne totalise que 17 titularisations lors de sa première saison. Il lui faudra attendre 2008 et le repositionnement tactique de Lescott dans l’axe de la défense, suite à la blessure de Yobo, pour enfin devenir titulaire. À partir de là, son CV est indiscutable. En 2010/2011, il réussit l’exploit de jouer tous les matchs d’Everton, sans jamais être remplacé. De plus il marque 7 buts sur toute la saison et fait 11 passes décisives, soit le meilleur total pour un défenseur cette année là (le cinquième en général). Il reçoit alors pléthore de récompenses par les supporters et par ses coéquipiers : « Joueur de l’année des supporters », « Joueur de l’année des joueurs d’Everton », « Plus beau but de la saison ». La suite, elle est encore plus majuscule, il en arrive même à être nommé dans l’équipe-type de l’année de la Premier League 2011/2012 et 2012/2013. Une performance pour un Toffee, puisqu’il faut remonter à Neville Southall, c’était en 1989/1990, pour retrouver la trace d’un joueur d’Everton nominé.

Courtisé ardemment par Manchester United, du fait de l’arrivée de son mentor Moyes, il reste finalement au club après le refus catégorique de Martinez de le laisser filer. On notera par ailleurs qu’il avait refusé une offre de Manchester United au moment de quitter Wigan. Alors, comme il y a 6 ans et à tout juste 28 ans, il arpente toujours son couloir gauche, n’hésitant pas à venir apporter le surnombre, à balancer du caviar dans la surface grâce à sa patte gauche, à placer quelques coups-francs (n’est-ce pas Mister Jaaskelainen ?) ou penaltys en lucarne.

Pour résumer, Baines avec Everton, c’est 255 matchs et 24 buts, mais c’est également un paquet de passes décisives. En équipe nationale, Baines est victime de la présence d’Ashley Cole. Pas que ce dernier soit meilleur, non ce n’est pas le cas, juste que celui-ci a la chance d’évoluer dans un plus gros club. Du coup, à 28 ans, il n’a que 15 sélections (1 but).

Le chant des supporters : “He’s small, He’s lean, He’s Everton’s number 3, Leighton Baines, Leighton Baines…

Baines est le meilleur

4/ Marouane Fellaini :

« Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? », c’est la question que devait se poser les fans d’Everton le jour de la signature de Fellaini, le 1er septembre 2008, contre 15M£ (record du club). On peut difficilement leur donner tort, car à ce moment-là, le Belge n’est pas un inconnu certes, mais juste un jeune milieu de terrain de 20 piges, avec deux saisons en pro dans les guibolles. Pourtant, le joueur à la coupe de cheveux afro (que l’on croyait ringarde depuis les 80’s) va mettre tout le monde d’accord et assez vite d’ailleurs. Il faut dire qu’on l’annonce comme un milieu récupérateur, mais qu’il trouve le moyen de marquer 9 buts en 35 apparitions, ce qui en fait le meilleur buteur du club (à égalité avec Tim Cahill). Tout le monde est conquis, le voilà élu « Meilleur jeune joueur d’Everton » sur la saison 2008/2009.
Ses performances ne passent pas inaperçues, à tel point que Moyes décide de le placer en soutien de l’attaquant. Sauf que Fellaini fait la rencontre d’un autre chevelu, Sotiris Kyrgiakos, qui décide lors du derby de la Mersey (le 6 février 2009), de lui arracher la cheville. Images assez impressionnantes, quand on sait que Fellaini sortira finalement en marchant. Du coup, sa saison est quelque peu tronquée et il plafonne à 3 buts en 34 matchs. Quasiment un an jour pour jour après l’attentat à la grecque, il se fait de nouveau mal à la cheville et se retrouve à nouveau arrêté jusqu’à la fin de la saison. L’inquiétude commence à monter, mais les deux saisons qui vont suivre vont avoir tôt fait de rassurer tout le monde. Tout d’abord, il prend le temps de se remettre à niveau, avec une saison à 43 matchs pour 5 buts. Enfin, l’apothéose, saison 2012/2013 il décide de tout casser sur son passage. Grâce à son Belge touffu, les Toffees se prennent à rêver d’une qualification en Ligue des Champions. Il faut dire qu’avec 12 buts en 36 matchs cette saison-là, Fellaini était en feu. Tellement en feu, qu’après avoir raté la qualification en Ligue Europa, il laisse entendre qu’il ne serait pas insensible à un départ. Puis, il revient sur ses déclarations et dit vouloir jouer la Ligue des Champions avec Everton. Pourtant, chaque supporter Toffee sait très bien au fond de lui qu’il ne restera pas, sauf miracle. En plus, Moyes part à Manchester United et annonce vouloir recruter Fellaini et Baines.

Le temps passe, les supporters espèrent et certainement que Fellaini désespère et puis arrive le 2 septembre et enfin, la délivrance pour le jeune belge qui s’engage à la dernière seconde pour Manchester United, contre un chèque de 27,5M£. Petite anecdote, avant de signer pour Everton, il avait refusé une offre de Manchester United. On dira qu’il était prédestiné à y aller.
Fellaini quitte Everton avec un très bon bilan : 177 matchs et 33 buts, entre 2008 et 2013.

La chanson des supporters : « Marouane Fellaini, You are the love of my life, Marouane Fellaini, I’d let you shag my wife, Marouane Fellaini, I want curly hair too ».

Il y a un an, Fellaini faisait l\’amour à Manchester United

5/ Steven Pienaar :

Sunderland c'est vraiment une équipe de tâcherons

Sunderland c'est vraiment une équipe de tâcherons

Lui, il présente un profil particulier, à savoir qu’il a signé par deux fois avec Everton. Toutefois, à chaque fois, il fut essentiel. Né à Johannesburg, en 1982, il a grandi dans un township, celui de Westbury, Pienaar se lance très vite dans le foot et finit par se faire remarquer par l’Ajax Cape Town, le club satellite du « Grand Ajax » en Afrique du Sud. Comme pas mal de jeunes joueurs du club, il finit par atterrir à Amsterdam (2001), à la maison-mère. Il ne fera ses débuts en championnat qu’un an plus tard, mais celui que l’on surnomme « Schillo » en hommage à Totò Schillaci, va très vite dissiper les doutes quant à sa future carrière européenne. En janvier 2006, après 131 matchs et 18 buts avec l’Ajax, il quitte les Pays-Bas pour Dortmund. Censé remplacer le « Petit Mozart » Tomas Rosicky parti pour Arsenal, Pienaar débarque avec une pression folle et n’arrivera pas à assumer sa tâche. Vite pris en grippe par ses coéquipiers, qui l’accusaient de tous les maux de l’équipe, pas soutenu par son coach, il décide alors d’aller voir ailleurs et trouve Everton comme porte de sortie.

En prêt (40 matchs, 2 buts) dans un premier temps, mais Moyes sent le potentiel du joueur et lève très vite l’option d’achat estimée à 2,35M£. Le joueur lui rendra bien en livrant des prestations majuscules et en étant élu « Joueur de la saison » en 2009/2010 par les supporters du club. Le joueur est alors au top de sa forme et veut aller voir plus haut. En janvier 2011, il refuse une offre de Chelsea et s’engage avec Tottenham, contre un chèque de 3M£. Ce sera un échec, souvent blessé et jamais vraiment dans le rythme, il traîne son spleen. Heureusement pour lui, en janvier 2012, Moyes cherche un ailier. Le prêt est signé dans les tout derniers instants du mercato et re voilà Pienaar à Goodison pour 6 mois. Comme par magie, le joueur retrouve ses qualités, joue 14 matchs, marque 4 buts (égalant son meilleur total à l’époque) et fait 6 passes décisives (le meilleur total de l’équipe). Il clame son envie de revenir définitivement à Everton et aussitôt dit, aussitôt fait, il signe contre 4,5M£. Il faut noter que les supporters d’Everton avaient détourné la chanson des Specials « Free Nelson Mandela », en « Free Steven Pienaar » (voir vidéo un peu plus loin). Petite plus-value financière pour les Spurs, énorme apport sportif pour les Toffees. Pienaar est en feu, semblant vouloir rattraper le temps perdu (ça fait Disney, mais ça donne cette impression). Le 9 décembre 2012, il marque de la tête le 1000e but d’Everton en Premier League. L’adversaire du jour s’appelant Tottenham, on peut dire que la vengeance est un plat qui se mange froid. Au final, il réalise la meilleure saison de sa carrière, 40 matchs, 7 buts et surtout un rôle de leader sur le terrain. Blessé durant le début de saison 2013/2014, il revient lors du match face à Hull et ouvre le score 10 secondes après son entrée en jeu.
Joueur fantasque, il n’oublie toutefois jamais de faire sa part de travail défensif, n’hésitant pas à venir soulager Baines. Il totalise 192 apparitions sous le maillot d’Everton et 24 buts. On notera que les supporters n’auront jamais tenu rigueur à Pienaar pour son départ chez les Spurs, car comme dit la devise du club « Once a Blue, Always a Blue »
En octobre 2012, il annonce sa retraite internationale, préférant se consacrer à sa carrière en club. Il plafonnera donc à 61 sélections et 3 buts.

La chanson des supporters : “His name is Pienaar, He comes from Africa and he can play, What can he play, he plays the Pienaar, Piea Piea Pienaar Pienaar”

Libérez Steven !

6/ Tim Howard :

Howard ne peut plus prendre l'avion pour rentrer aux Etats-Unis

Howard ne peut plus prendre l'avion, c'est malin.

C’est l’histoire du mec atteint du syndrome Gilles de la Tourette. Il fait ses débuts en pro avec les Metro Stars New-York en 1998.

C’est en 2003 que sa carrière décolle, il a alors 24 ans et vient d’être recruté, contre 4M£, par Manchester United. En arrivant en Angleterre son principal concurrent se nomme Fabien Barthez. Pas grave, profitant de ces multiples bourdes, Howard prend la place de titulaire. Malheureusement pour lui, il commet également quelques erreurs, ce qui pousse Alex Ferguson a titulariser Roy Carroll. La saison suivante, rebelote, il est à nouveau titulaire, mais après une nouvelle série d’erreurs, Carroll lui reprend sa place de titulaire. En 2005 rien ne s’arrange, car Manchester recrute deux gardiens, Ricardo et surtout Edwin Van der Sar.

Le portier américain demande alors à partir, ce qui sera fait un an plus tard. Il se retrouve prêté à Everton, qui a du mal à trouver le digne successeur de Neville Southall. Moyes est vite séduit par ce joueur de tempérament, puisqu’il lève l’option d’achat (3M£) en février 2007.

Depuis son arrivée à Goodison, il ne laisse que des miettes à ses concurrents, avec seulement 6 matchs de championnat manqués en 6 ans ! Richard Wright a eu droit à deux matchs, tout comme Steffan Wessels ou Jan Mucha. Howard est devenu un emblème du club, sauvant de nombreux penaltys et allant même jusqu’à marquer un but face à Bolton (merci le vent), but qu’il ne célébrera pas, expliquant qu’il n’aurait pas aimé être à la place d’Adam Bogdan, le portier de Bolton. Malgré tout, il est souvent décrié, ses erreurs faisant perdre quelques points à l’équipe. On notera que depuis 2011, Moyes parlait de recruter Jack Butland, histoire d’amener un peu plus de concurrence et surtout de préparer l’avenir.
Avec Everton, Howard pèse 319 matchs et un but, donc.
Il a fêté sa première cape en 2002 face à l’Equateur, mais a du attendre 2007 pour être enfin propulsé titulaire dans les cages américaines. Avant ça, il avait dû se coltiner Kasey Keller et Brad Friedel. Après 11 ans de présence internationale, il compte 90 sélections (mais pas de but par contre).

La chanson des supporters : “Tim timminy, Tim timminy, Tim Tim Tirooo, We’ve got Tim Howard and he says fuck you!!”

Tim Howard, plus dangereux face au but que Victor Anichebe

7/ Phil Jagielka :

Excuses moi Phil, j'ai une dent creuse

Excuses moi Phil, j'ai une dent creuse

Ouh le Philou ! Sheffield United le lâche en 2007 contre 4M$, il est alors âgé de 25 ans. Ironie de l’histoire, il était à l’académie d’Everton jusqu’à ses 15 ans et son départ pour Sheffield. Bon, si Moyes le prend cette année-là, c’est que le club n’a plus que trois défenseurs centraux, Lescott, Yobo et Stubbs. Si on ajoute à cela que Stubbs est plus proche de la fin que du début, 36 ans le pépère, on comprend très bien son recrutement. Pis bon, déjà à l’époque c’est loin d’être une tanche Philip Nikodem (origines polonaises), il était titulaire à Sheffield depuis 2002 et y a joué au total 287 matchs pour 22 buts. Au départ, il subit les performances du duo Lescott/Yobo, mais petit à petit l’oiseau fait son nid et il commence à pointer le bout de son nez. Sa première saison est donc plutôt convaincante avec 40 titularisations et 2 buts. L’année d’après il va confirmer, 42 titularisations et 1 but, poussant Yobo dehors. Il confirme tellement qu’il est appelé en équipe d’Angleterre pour affronter Trinidad et Tobago (le 1er août 2008). Malheureusement, Jagielka va se ruiner les ligaments croisés antérieurs du genou. On est en fin de saison 2008/2009 et du coup il rate la finale de la Cup, tout comme Arteta au passage. Everton s’inclinera et sera obligé de signer John Heitinga, pour suppléer un Jagielka blessé longue durée. Finalement, il revient en février 2010 et reprend sa place de titulaire, en défense centrale au côté de Sylvain Distin. Avec l’arrivée de Roberto Martinez à la tête du club, Jagielka a même récupéré le brassard de capitaine.

Joueur exemplaire, il totalise, depuis 2007, 226 apparitions et a scoré 9 fois.

Présent à l’Euro 2012, mais sans apparaître une seule fois, il semble depuis s’être fait une petite place de titulaire en défense centrale.

Attention, quand Jagielka tire, Jagielka fait mal.

8/ Phil Neville :

Lorsqu'il apprend qu'il va jouer sur un terrain gras, Phil ne peut retenir sa joie

Lorsqu'il apprend qu'il va jouer sur un terrain gras, Phil ne peut retenir sa joie

Le patron. Il rejoint Everton à 28 ans en 2005, mais donne l’impression d’en avoir 40. Pas rapide, incapable de passer un dribble (mauvaise langue, il en a sorti un, une fois, à l’entraînement), mais un vrai chien sur le terrain. Tu lui dis « Bon Phil, le milieu offensif, tu le suis comme son ombre », tu sais que ce sera fait. Tellement un patron, qu’en 2007 avec le départ de David Weir, il se retrouve capitaine. C’est la première fois que deux frères, lui et Gary Neville à Manchester United, se retrouvent capitaines de deux équipes différentes en Premier League.
Jamais expulsé avec Manchester, il termine sa première saison sur les bords de la Mersey avec la stats peu flatteuse de joueur le plus sanctionné de la Ligue.
Son crédit chez les supporters d’Everton est également renforcé par l’agression qu’il subit lors d’un derby à Anfield. Alors qu’il s’apprête à faire une touche, un supporter de Liverpool tente de le frapper. Celui-ci sera interdit de stade pendant 3 ans et sera banni à vie d’Anfield (respect d’ailleurs).
Avec le temps qui passe, arrivent les petits pépins musculaires. Et puis également une plus forte concurrence, Neville a beau être assez polyvalent, il peut jouer arrière-droit, milieu récupérateur ou axial, il rencontre de plus en plus de soucis pour accumuler les matchs. Il faut dire que sur le flanc droit, il doit subir Coleman, Hibbert ou Heitinga, en milieu récupérateur, ce sont Gibson, Fellaini ou encore Heitinga qui le dépassent à de nombreuses reprises. Malgré tout, il garde un rôle de leader dans l’équipe, premier relais de David Moyes. En parallèle de sa carrière de joueur, il décide de passer ses diplômes d’entraîneur et annonce qu’il prendra sa retraite à la fin de la saison 2012/2013. Lorsque que Bill Kenwright considère le départ de Moyes comme acquis, il pose le nom de Neville sur une short-list de successeurs possibles. Finalement, l’ancien lieutenant décide de suivre Moyes à Manchester et devient entraîneur adjoint.
Son bilan personnel avec Everton est plutôt éloquent : 303 matchs pour 5 buts.
Il est apparu à 59 reprises en équipe nationale, faisant ses débuts en 1996 contre la Chine. Il a participé aux Championnats d’Europe 96, 2000 et 2004. Il ne participa à aucune Coupe du Monde, étant écarté au dernier moment par Glen Hoddle en 1998, pas appelé en 2002 et snobé par Eriksson en 2006 (il sera mis en liste d’attente, en cas de  forfait de dernière minute). Sa dernière apparition remonte à 2007 face à Andorre.

La chanson des supporters : “Phil Neville Superstar, He got more medals than Steve Gerrard, Phil Neville Phil Neville”

Le best-off de Phil Neville avec Everton

9/ Sylvain Distin :

MC Distin !

MC Distin !

Méconnu en France, Distin, c’est un grand gaillard qui cumule 420 matchs de Premier League, un record pour un joueur de champ non-britannique. Un défenseur central d’expérience donc, mais si un Ferdinand ne peut plus jouer qu’un match sur trois, notre Sylvain ne se pose pas de question et engrange. Lorsqu’il signe à Everton en 2009, cela fait déjà huit ans qu’il gambade sur les vertes pelouses anglaises, sous les maillots de Newcastle (2001/2002), Manchester City (2002/2007) et Portsmouth (2007/2009). Le club débourse alors 5M£ pour s’attacher ses services et palier au départ de Lescott vers Manchester City. La plupart du temps très performant, il lui arrive toutefois de faire quelques « cagades », comme lors de cette demi-finale de Cup, un après-midi d’avril 2012 face à Liverpool, où il offre le but de l’égalisation d’une passe en retrait bien dosée, à Luis Suarez. Le joueur est touché et s’excusera via Twitter. Excuses acceptées par tout le monde, puisque le club lui proposera une prolongation de contrat d’un an. Depuis 2009, Distin a participé à 166 matchs avec Everton et a inscrit 5 buts. Étonnamment, il ne dispose d’aucune sélection et encore moins de convocation en équipe de France, mais Distin n’est pas rancunier et préfère aller de l’avant, disant « n’avoir aucun regret ». So sad.

Sylvain Distin, sauveur de l\’extrême

10/ Seamus Coleman :

Seamus ? C'est un mec comme ça !

Seamus ? C'est un mec comme ça !

Arrivé de son Irlande natale et plus précisément des Sligo Rovers pour 150 000 £ en janvier 2009, Seamùs a connu des débuts fracassants. Premier match de championnat, contre Tottenham, il rentre en cours de jeu (remplaçant Joseph Yobo) et finit par être élu homme du match. Coleman a alors tendance à évoluer davantage en tant que milieu droit. En mars 2010, Everton décide de le prêter pour un mois à Blackpool en Championship. Le joueur et le club demandent une extension du prêt et Coleman pourra jouer jusqu’à la fin de la saison, participant aux play-off (victorieuses) du club de la station balnéaire. Ironie de l’histoire, c’est face à Blackpool que Coleman marque son premier but en championnat avec Everton. Petit à petit, il descend sur le terrain et finit par s’installer en tant que défenseur latéral. Accumulant de l’expérience, il se rend vite indispensable au club et surtout, devient le parfait alter ego de Baines. Tellement bon que Martinez se sentit obligé de préciser lors de sa prise de fonction qu’avec « Baines et Coleman, j’ai la meilleure paire de latéraux du championnat », ce qui n’est pas faux d’ailleurs.

Solide défensivement et très intéressant sur le plan offensif, il sera l’un des hommes de base du mandat Martinez. Il totalise 113 apparitions pour 8 buts.

Au niveau international, il s’impose enfin comme titulaire au sein de l’équipe d’Irlande. Appelé pour la première fois en 2010, il ne fête sa première cape qu’en 2011 face au Pays de Galles. Depuis, il a joué 9 matchs au total et a surtout été nommé homme du match face à l’Angleterre, à Wembley.

La chanson des supporters : “When Seamus Coleman’s smiling, Evertonians smile too, He’s our star Irish midfielder, In the Mersey Royal Blue, He plays with Irish passion, As he rides his Irish luck, And when Seamus Colemans playing, Gareth Bale Can get to fook”

Man of the Match !

Auraient pu apparaître : Alan Stubbs, Kevin Kilbane, Simon Davies,Yakubu, Andrew Johnson, Joseph Yobo, Joleon Lescott, Manuel Fernandes, Louis Saha, Landon Donovan, John Heitinga, Darron Gibson, Kevin Mirallas et Nikica Jelavic (au début)…

A dans deux semaines pour les flops du recrutement de Moyes.

Didier Feco.

Teenage Kicks démarre sa quatrième saison avec une preview des championnats de Football League (D2 à D4) et Premier League. Place aux paillettes, la Premier League arrive sur ton écran et cette année la lutte, aussi bien en bas qu’en haut, s’annonce des plus passionnantes.

Voir le classement après trois journées.

 "Je te veux toi pour lire cette preview"

"Je te veux toi pour cette preview"

Les prétendants à la victoire finale (et aux places d’honneur)

Trois clubs devraient se battre pour la première place :

Honneur au champion sortant, Manchester United est candidat à sa propre succession. Malgré tout, cette saison risque d’être compliquée, du fait du départ de Sir Alex Ferguson et de l’arrivée de David Moyes (ex-Everton) à sa tête. Bon, on ne va pas les plaindre non plus, le groupe est expérimenté et n’a pas connu de gros départs (en dehors du départ à la retraite de Scholes, d’ailleurs reviendra-t-il en janvier ?). Le mercato a été compliqué avec des échecs sur les dossiers Thiago Alcantara, Strootman, Fabregas ou encore Herrera. Le dernier jour du mercato, Moyes parviendra enfin à faire signer un milieu de terrain en la personne de Marouane Fellaini (qui s‘ajoute à la signature du latéral uruguayen Guillermo Varela). Par ailleurs, la saison n’a pas démarré très fort, avec seulement 4 points en trois matchs.

Pour beaucoup, le plus gros rival des Reds Devils sera le Chelsea de José Mourinho. Le Portugais revient en territoire conquis et compte bien réimposer ses idées, ainsi que son égo, légèrement, sur-dimensionné. José voulait renouveler un groupe vieillissant, il a donc fait dépenser 61M £ à son humaniste de président, le Russe Abramovitch, afin notamment d’acquérir Willian (31M à lui seul), Schürrle (19M) ou encore Van Ginkel (8M), A ceux-ci il faut également ajouter le retour de prêt de Kevin De Bruyne et l’arrivée tardive de Samuel Eto’o, un bien beau mercato donc.

Le troisième favori, Manchester City a également, comme son ennemi juré, opéré une révolution dans son staff. Exit Roberto Mancini et bonjour Manuel Pellegrini en provenance de Malaga. Le nouveau boss des Citizens a effectué un mercato tourné en majorité vers l’Espagne : Negredo, Navas et Demichelis, auxquels s’ajoutent Fernandinho et Jovetic Bref, va y avoir encore embouteillage sur les postes offensifs, surtout que seul Carlos Tevez a foutu le camp. Quoi Roque Santa Cruz ? On notera également les départs de Scott Sinclair, en prêt à WBA et de Maicon à la Roma.

 "Tandis qu'au niveau de l'attaque de City, le bouchon n'arrive pas à se résorber"

"Tandis qu'au niveau de l'attaque de City, le bouchon n'arrive pas à se résorber"

Derrière, la lutte pour les places européennes va faire rage entre ces cinq clubs (je vous jure) :

En pleine progression depuis le début des années 2000, Tottenham apparaît comme un outsider certain pour la dernière place qualificative en Ligue des Champions. Le club présidé par Maurice Lévy et coaché par André Villas Boas a pu compter sur un énième mercato XXL avec les arrivées de Soldado, Paulinho, Capoue (Etienne, pas Aurélien), Chadli, Lamela, Chiriches et Eriksen. A voir si le mélange va bien prendre, Au rayon des départs, pour la modique somme de 88M £, un Gallois nommé Gareth Bale, parti voir si l’herbe de Madrid est plus verte. Tout ça pour finir à Stoke dans trois ans…il faut également noter les départs de Caulker (Cardiff), Dempsey (Seattle), Parker (Fulham) et Huddlestone (Hull). Une quatrième place et on est content ?

Derrière on retrouve les meilleurs amis de Tottenham, à savoir Arsenal. Pendant tout le mercato, Tonton Wenger a ambiancé les fans des Gunners avec Yaya Sanogo. Ceux-ci étaient ravis et criaient leur joie. Et puis au dernier moment, l’Alsacien a tout fait planter en faisant signer Özil et Viviano, Surtout Özil en fait, parce que le gardien italien sur le moment tout le monde s’en fout. J’allais oublier le retour de Mathieu Flamini pour pas un sou et Wenger est tout content, comme ses supporters en fait. Arsenal devrait donc pouvoir se battre pour la 4ème place, même si mon petit doigt me dit qu’une troisième place n’est pas à exclure.

Depuis que Senderos a quitté Arsenal, il se laisse vachement trop aller

"Depuis que Senderos a quitté Arsenal, il se laisse vachement trop aller"

Derrière, on peut également placer un club comme Everton, mais il faudra voir si la greffe Martinez prendra. Le Catalan arrive de Wigan avec pour mission de faire oublier David Moyes parti à Manchester. Le technicien espagnol dispose d’une bonne réputation, tant sur le plan de son jeu que sur celui de ses qualités d’homme. Du côté du mercato, l’objectif de Martinez était de conserver Fellaini et Baines, mais devant les besoins de liquidités du club, il a dû se résoudre à laisser partir le Belge touffu vers Manchester. A vrai dire, le joueur le plus ardemment défendu était Baines, symbole du renouveau du club. On notera également le départ de Victor Anichebe du côté de WBA. Au niveau des arrivées, le club a encore une fois recruté intelligemment avec -entre autres- James McCarthy, Arouna Koné, Gareth Barry, Romelu Lukaku et la petite pépite de la Masia, Gerard Deulofeu. Malgré tout, le début de saison est poussif (trois matchs nuls), même si la qualité de jeu est là, pour ça que l’on se dit qu’une 6ème place sera sûrement là à la fin de l’année.

Principal acteur du mercato, Liverpool est décidé à reprendre des couleurs après quelques exercices moribonds. Le coach des Reds, Brendan Rodgers peut en effet compter sur un effectif plus complet et plus solide sur toutes les lignes. En témoignent les arrivées de Simon Mignolet pour occuper les cages, de Kolo Touré et de Mamadou Sakho en défense (sans oublier Ilori) et des plus offensifs Carlos Alberto, Iago Aspas et Victor Moses. En parallèle, le club a lâché quelques éléments superflus comme Carrol, Downing et Spearing. Les départs de Shelvey et Borini (en prêt) étaient moins attendus, même si dans le cas du second cela devrait lui faire le plus grand bien. En bref, Liverpool pourrait bien chatouiller le Big 4 et pourquoi pas gratter une place en Ligue des Champions. Le début de saison le confirme avec trois victoires en autant de matchs.

Enfin, il me fallait une équipe moins attendue, mais également ambitieuse. Entre ici Southampton. Le club présidé par l’Italien Cortese, dispose d’une belle petite fortune, notamment grâce à son ancien propriétaire Markus Liebherr (décédé en juillet 2010, un an après son rachat du club). Du coup, Mauricio Pochettino peut se faire plaisir et renforcer son équipe sur chaque ligne, avec les arrivées de Dejan Lovren, Victor Wanyama et Pablo Osvaldo. De plus, il n’a perdu aucun des joueurs majeurs de son effectif. Alors, certes la cote est assez grosse, mais autant prendre des risques et miser sur une 7ème place des Saints, à moins que…

Les clients à la descente

L’an dernier déjà le couperet n’était pas passé loin, cette année il faudra beaucoup de courage à Alan Pardew pour empêcher Newcastle de repartir en Championship. Le club du Nord-Est n’a enregistré que l’arrivée de Loïc Remy, qui décidément a du mal à aller voir plus haut. De plus, Newcastle a perdu Romain Amalfitano parti voir le beau stade Gaston-Gérard à Dijon, mais apparemment le club semble compter sur lui, car il n’y a pas d’option d’achat avec ce prêt.

Là je vais me faire taper dessus par le Boss, mais comment ne pas parler de Sunderland ? Certes, le recrutement paraît sympa à première vue, mais Giaccherini est un peu l’arbre qui cache la forêt. Borini est tout le temps blessé, Diakité, Cabral et Roberge sont loin d’être des top players, Altidore est une inconnue et se pose la question de savoir s’il réussira en Premier League (jurisprudence Afonso Alves). Par contre, je vous recommande de garder un œil sur Charis Mavrias, petit ailier venu du Panathinaïkos, dans la lignée des Sotiris Ninis et Gianis Fetfatzidis. Un beau joueur donc. La grosse désillusion reste quand même le départ de Simon Mignolet à Liverpool, parce que lui en sauveur de la nation il se posait quand même. Alors, pour moi, ça s’annonce comme un aller simple vers le Championship. D’ailleurs le début de saison sonne comme une indication avec seulement 1 point.

Stoke City, club qui joue avec le feu chaque année, pour finir par se sauver de justesse. C’est bien sympa, mais arrivera bien un moment ou la chance va passer et où les Potters descendront. D’autant que cette année le recrutement paraît un brin suicidaire. Bon, prendre Erik Pieters n’est pas une vilaine idée, par contre Marko Arnautovic et Stephen Ireland, c’est pour l’amitié dans le vestiaire ? Pour le moment ça va, avec 6 points, mais on parie une petite crise d’ici fin octobre ?

L’an dernier, ce qui manquait à Aston Villa c’était de l’expérience, du coup les dirigeants sont malins, ils ont pris des jeunes. Bah ouais, Benteke va bien encore planter 20 buts, sauf que ce dernier semble toujours suivi par Manchester United qui pourrait passer à l’assaut lors du mercato de janvier. Bon sang qu’il paraît loin le temps où Villa taquinait les leaders et apparaissait comme un épouvantail. Malgré tout, ça devrait quand même passer et avec un peu de chance, l’an prochain les jeunes auront pris de la bouteille (ils ont viré Ireland pour ça, bon lui c’était au sens littéral certes) et Villa reviendra squatter le top 10.

Certainement le promu le plus costaud, Cardiff va quand même devoir se bagarrer pour se maintenir. Reste que le mercato a été intelligent, avec notamment les arrivées de Medel, Cornelius, Odemwingie, Theophile-Catherine et Caulker. En résumé, un mélange de jeunes et d’expérimentés. Ça devrait passer crème… sauf si le propriétaire malaisien, Vincent Tan, se décide à faire son show après quelques défaites. Bon ça va faire deux ans que Malky Mackay le supporte, mais bon on préfère prévenir.

Crystal Palace, de retour en Premier League après 8 ans dans l’antichambre, peut quelque peu s’inquiéter pour son avenir. Certes, Ian Holloway est tout ce qu’il y a de plus sympathique, mais l’effectif reste tout de même assez léger par rapport à ses principaux concurrents. Le recrutement est assez faible, quand on voit que Marouane Chamack a été pris d’ailleurs… Histoire amusante toutefois, le club a recruté Florian Marange, sauf qu’il ne l’a pas inscrit sur la liste des 25 joueurs autorisés à jouer en championnat. Marange qui déclarait il y a peu qu’il ne pouvait pas signer à Bastia ou à Livourne, car il méritait mieux, se retrouve donc entre la résignation et la résiliation.

Enfin, Hull. Que dire ? Quand tu mets 5 millions sur Tom Huddlestone c’est que tu n’as peur de rien. Rien que pour ça, ils mériteraient de filer en Championship. Bon, on dit ça, mais si ça se trouve le brave Tom va se décider à redevenir un vrai footballeur et tout casser. De plus, devant il aura Yannick Sagbo pour marquer. Pourquoi vous rigolez au fond de la salle ?

 Monsieur Bruce, vous pensez pouvoir vous maintenir avec Hull ?

Monsieur Bruce, vous pensez pouvoir vous maintenir avec Hull ?

Les joueurs à surveiller

Tout d’abord, voilà la liste des 25 joueurs retenus par chaque équipe afin de disputer le championnat et puis pendant qu’on y est, un petit récapitulatif de tous les transferts.

Dans cette liste de joueurs à surveiller, on ne va pas parler des Van Persie et autres stars. Non. Ici on va parler des joueurs qui viennent d’arriver en Premier League, ou bien de ceux qui sont arrivés l’an dernier et dont on attend la confirmation. Alors, je sais que parmi vous il va y avoir des déçus, mais il est impossible de parler de tout le monde.

Arrivé l’an dernier en provenance de Crystal Palace (mais immédiatement prêté à son club d’origine), Wilfried Zaha (20 ans) veut s’imposer avec David Moyes. Le natif d’Abidjan peut compter sur sa vitesse pour créer les décalages. Reste que face aux buts, il a tendance à paniquer (13 buts en 126 matchs avec Crystal Palace), mais sa jeunesse peut l’expliquer. Toujours à Manchester United, on pensera à regarder de plus près les prestations de Danny Welbeck (22 ans), sur qui Moyes semble beaucoup compter.

Du côté de Manchester City, on suivra attentivement la saison de Matija Nastasic (20 ans). Le défenseur serbe, arrivé l’an dernier en provenance de Florence, avait poussé Lescott sur le banc, réussissant de belles performances.

A Chelsea, on ne pourra pas passer à côté de Kevin De Bruyne. Le jeune (22 ans) attaquant belge a maintenu à flot, à lui tout seul, le Werder Brême la saison passée. Bref, cette saison Mourinho semble compter sur lui et ce n‘est pas plus mal. Toujours à Stamford Bridge, il faudra regarder Marco Van Ginkel, énième pépite sortie par les Pays-Bas et ici par l’intermédiaire du Vitesse Arnhem, club partenaire de Chelsea. Ce jeune milieu offensif de 20 ans a disputé 111 matchs avec son club formateur (pour 23 buts).

Pour Arsenal, il va quand même falloir parler d’une star, en la personne de Mesut Özil (24 ans). Le meneur de jeu international allemand (48 sélections, 14 buts) de 24 ans, va avoir pour mission de ramener un peu de fierté chez les pensionnaires de l’Emirates Stadium. Enfin, on va croiser les doigts pour que Jack Wilshere (21 ans) soit enfin épargné par les blessures.

A Tottenham, on va parler anglais et roumain. Anglais, avec l’ailier Andros Townsend (22 ans), formé au club, il devrait enfin avoir sa chance avec les Spurs. On regardera de près ses performances donc, comme celles de son compère roumain, Vlad Chiriches (23 ans). Annoncé comme un monstre défensif dans son pays, il a fait claquer 8M £ à Levy. Au pire si ça marche pas, ils feront comme avec Bongani Khumalo.

Kevin Mirallas (25 ans) était arrivé de Grèce avec une réputation de kéké, mais ça c’était chez nous. A l’Olympiakos, le Belge était le meilleur joueur/buteur d’un championnat en pleine déliquescence. A Everton, il fut le détonateur, capable d’actions de classe et de se mettre au service du collectif, réunissant 36 apparitions (9 buts). Chez les Toffees on retiendra également Ross Barkley (19 ans), qui devrait enfin éclater avec le départ de Fellaini, il a d’ailleurs été appelé en équipe nationale par Roy Hodgson.

Annoncé comme un crack à son arrivée à Milan, Philippe Coutinho (21 ans) n’aura jamais réussi à vraiment y prouver quelque chose. Transféré à Liverpool au mercato d’hiver, il a retrouvé des couleurs, inscrivant 3 buts en 17 apparitions, à confirmer donc. On peut également parler de la recrue Iagos Aspas (26 ans), arrivé du Celta Vigo, il fut une des révélations du championnat espagnol l’an dernier (12 buts en 36 matchs).

C’était un crack à Swansea, transféré en grande pompe à Manchester City, il n’aura jamais vraiment eu sa chance, je parle de Scott Sinclair (24 ans). L’ailier anglais aura à cœur de se relancer chez nos amis Baggies. Autre joueur prêté à WBA, le jeune tchèque Matej Vydra (21 ans), élu meilleur joueur du Championship l’an passé (pas mal pour une première saison), il voudra confirmer afin de peut-être pouvoir s’imposer à Udine, ou plus certainement de négocier un gros contrat dans un gros club anglais.

Swansea s’est renforcé en attaque avec la signature de Wilfried Bony (24 ans), en provenance du Vitesse Arnhem pour 12M £ (soit deux Victor Anichebe). Costaud, bon de la tête, mais étonnament rapide, le natif de Bingerville va tenter de mettre le feu dans les défenses anglaises et avec Michu (27 ans) comme compère d’attaque, on se dit que ça peut le faire. D’ailleurs, en parlant de ce dernier, on verra s’il confirme sa très belle première saison.

Cela peut paraître bizarre, mais du côté de West Ham, on a décidé de suivre Stewart Downing (29 ans). Excellent avec Middlesbrough, puis avec Aston Villa, le petit Stewart s’était perdu à Liverpool. A West Ham, il pourra enfin se relancer et tenter de rattraper le temps perdu.

Du côté de Norwich on aura un œil sur les deux recrues hollandaises, Ricky van Wolfswinkel (24 ans) et Leroy Fer (23 ans). Le premier vient du Sporting Lisbonne et occupera la pointe de l’attaque (désertée par Grant Holt, parti à Wigan). Il a d’ailleurs marqué son premier but lors de la première journée, c’était face à Everton. Leroy Fer est lui un milieu polyvalent, pouvant aussi bien évoluer comme récupérateur, relayeur ou organisateur. Il devait signer avec Everton lors du mercato d’hiver, mais pour des raisons administratives le transfert avait échoué.

Fulham a enregistré le renfort du défenseur international vénézuélien Fernando Amorebieta (28 ans). Le transfuge de Bilbao arrive avec une solide réputation et une expérience renforcée par l’épopée européenne. A voir s’il pourra imposer son mètre 92 entre Brede Hangeland et Philippe Senderos.

Recruté puis re-prêté dans la foulée à Birmingham au mercato d’hiver, le gardien Jack Butland (20 ans) est la dernière merveille assumée par les Anglais. Il aura comme comme concurrent Asmin Begovic, pas le plus simple à bouger donc, mais il devrait avoir sa chance. On suivra de près les péripéties de l’ex grand espoir du foot autrichien, Marko Arnautovic (24 ans), capable de choses fantastiques, puis de péter les plombs et de se retrouver en réserve.

Le jeune arrière gauche des Saints, Luke Shaw (18 ans) apparaît comme un candidat crédible à cette rubrique. Auteur de 27 apparitions l’an dernier, il était sur la short list des Reds Devils (avec Baines) pour pousser Patrice Evra vers la sortie. Heureusement pour Southampton, le transfert n’a pas eu lieu et il pourra continuer d’arpenter son couloir gauche. Sur aile opposée, on retrouvera Nathaniel Clyne (22 ans) et toutes ses dents. Arrivé l’an dernier en provenance de Crystal Palace, il voudra confirmer sa belle saison et pourquoi pas, faire douter le sélectionneur.

Aston Villa devra compter sur son attaquant belge, Christian Benteke (22 ans) pour pouvoir se maintenir. Véritable révélation de la Premier League l’an passé, le bœuf de Kinshasa (1m90) va devoir confirmer pour pouvoir se barrer. Du côté de la défense, on aura un œil sur Nathan Baker (22 ans).

Du côté de Newcastle, il faudra suivre la colonie française et notamment son petit dernier Loïc Remy (26 ans) qui arrive en prêt. L’attaquant a plutôt réussi son entrée en Angleterre en réalisant de bonnes prestations avec QPR (6 buts en 14 matchs). On regardera également la progression de Gael Bigiramina (19 ans) et un bel avenir en sosie footballistique de Claude Makélélé,

Pour Sunderland, mes amitiés grecques me forcent à dire Charis Mavrias (19 ans). C’est un ailier grec, très vif, qui dispose d’un bon bagage technique et d’une bonne qualité de percussion. On surveillera la progression de Jozy Altidore (23 ans), très performant lors de son passage à Alkmaar (51 buts en 93 apparitions).

Du côté des promus, on peut s’intéresser à Aron Gunnarsson (24 ans) et une coupe de cheveux dégueulasse mais également une certaine influence sur le jeu de Cardiff, car il a quand même planté 8 buts l’an dernier. Pas mal pour un milieu défensif.

Aron Gunnarsson pense que le Mur de Berlin existe encore

Aron Gunnarsson pense que le Mur de Berlin existe encore

A Hull on notera la progression de l’ailier nigérian Sone Aluko (23 ans).

Pour finir, Dwight Gayle (23 ans), attaquant de Crystal Palace qui présente un profil atypique. Il y a seulement deux saisons il évoluait en Conference Nord (D6), à Bishop’s Standard. Un transfert à Peterborough puis une saison correcte en Championship (13 buts en 26 matchs), lui permettent de rejoindre la Premier League.

Les vieux de la vieille

Ryan Giggs, 39 ans, 945 matchs en équipe première, 168 buts, what else ? Dans son équipe on retrouve aussi Rio Ferdinand, 34 ans, 430 matchs, 8 buts.

Le quarté Lampard-Terry-Cole-Cech ou juste 1934 matchs en équipe A de Chelsea. En 1934, un décret instaurait la journée de 8 heures de travail en Colombie. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Brad Friedel est peut-être sur le banc, mais à 42 ans et du haut de ses 576 matchs sur le territoire britannique, il constitue encore une menace pour Hugo Lloris. Bon, il est en faillite, alors il a intérêt à rester sous contrat.

Du côté d’Everton, la vieille garde est composée de Tim Howard (34 ans) et de Sylvain Distin (35 ans). Le portier américain est devenu un cadre des Toffees, ou ses boulettes récurrentes sont vite rattrapées par des arrêts miraculeux, pas pour rien qu’il a disputé 313 matchs sous la liquette des Toffees (et il a même marqué un but). Distin lui, c’est la force tranquille, celui dont on ne parle jamais, mais dont on sait que s’il n’était pas là, les choses seraient moins bien, alors ses 159 matchs méritent bien le respect.

De l’autre côté de la Mersey brille une icône, Steven Gerrard (33 ans) et même si les supporters d’Everton le chambrent en lui disant que ses enfants ne sont pas de lui, ce que l’on sait, c’est que ses 634 matchs saupoudrés de 159 buts, il ne les a pas volés.

A Swansea, il n’est plus vraiment titulaire, mais c’est l’un des garants de l’esprit du club, je parle de Garry Monk. Le défenseur est arrivé quand le club gallois n’était qu’en 4ème division, aujourd’hui à 34 ans bien tassés, il facture 256 matchs avec les Cygnes et 6 buts.

Arrivé l’an dernier à West Ham, Jussi Jääskeläinen (38 ans) est une légende de la Premier League. Entre Bolton et donc West Ham, le portier finlandais aura évolué 687 fois sur les terrains anglais. Chapeau.

La légende grecque Giorgos Karagounis et ses 36 ans, ainsi que l’ailier irlandais Damien Duff vont commencer à accuser le coup. Sauf Karagounis, car c’est lui qu’on accuse des coups en général.

Le golfeur Craig Bellamy arrive enfin à maturité, avec ses 34 ans, il va enfin évoluer à domicile et tenter de marquer quelques buts, tout en n’oubliant pas de distribuer quelques cachous, comme ça juste pour le plaisir. Avec lui, on remarquera la présence de Tommy Smith, 33 ans, aperçu notamment à Watford et à Derby County.

Du côté de Crystal Palace on retrouve l’increvable Kevin Phillips et ses 40 ans. On l’a tous vu cet autocollant à l’arrière des Toyota « Ma Toyota est fantastique », bah Kevin Phillips c’est pareil. Juste comme ça, 643 matchs et 280 buts, en plus pas dans des top clubs, ce qui accentue sa performance. On n’oubliera pas non plus le vétéran Abdoulaye Faye et ses 242 matchs en Angleterre.

Enfin, pour le Boss, je finis avec les deux anciens défenseurs de Manchester United, aujourd’hui à Sunderland, John O’Shea et Wes Brown. 32 ans et 477 matchs pour le premier, 33 ans et 383 matchs pour le second.

Quand Ryan Giggs est né, Georges Pompidou était encore Président de la République. Prends ça jeune prépubère

Quand Ryan Giggs est né, Georges Pompidou était encore Président de la République. Prends ça jeune prépubère

Les entraîneurs en vue

Remplacer une légende vivante comme Ferguson c’est un sacré défi. Candidat depuis longtemps, David Moyes s’était préparé et le voilà au volant d’une des plus grosses mécaniques du foot anglais. Habitué à gérer un club sans trop d’argent, arrivera-t-il à devenir un top manager ?

Toujours à Manchester, mais cette fois à City, on parlera beaucoup de Manuel Pellegrini. L’ingénieur vient remplacer un Roberto Mancini usé et usant. Il devra également réconcilier le public avec cette équipe.

José Mourinho et Chelsea c’était une histoire d’amour, alors six ans après la rupture, Abramovitch est revenu le chercher. L’objectif est simple, ramener le trophée de champion à la maison et puis certainement une petite Ligue des Champions d’ici deux ou trois ans.

Pour remplacer Moyes, les dirigeants d’Everton voulaient Roberto Martinez de Wigan. Ce fut chose faite après quelques négociations avec ces derniers. Martinez arrive avec une ambition de faire du jeu, réputation qui lui colle aux basques depuis ses débuts à Swansea, puis donc à Wigan.

Enfin, il faudra suivre Ian Holloway. C’est l’anti-Di Canio, un personnage attachant, car totalement en dehors du moule des managers habituels. Maintenant sa tâche s’annonce des plus ardues, à savoir maintenir Crystal Palace dans l’élite.

Mais non, n'ayez pas peur, j'ai juste le soleil dans les yeux

Mais non, n'ayez pas peur, j'ai juste le soleil dans les yeux

Les plus grosses et plus faibles chambrées

Il faut aller à Old Trafford pour voir la plus grosse moyenne de spectateurs (75 032 personnes) depuis le début de saison. En même temps ils n’ont fait qu’un match mais c’est le plus gros stade. Derrière on retrouve l’Emirates Stadium d’Arsenal et ses 60 037 spectateurs et enfin Saint James’ Park à Newcastle avec 48 012 fans de moyenne.

De l’autre côté, on retrouve deux promus et un gallois. Hull City et ses 23 682 supporters devancent Crystal Palace, 22 978 fans et Swansea et ses seulement 20 783 spectateurs.

En bref, la moyenne est de 37 120 spectateurs par match.

A Swansea on ne rigole pas avec les supporters

A Swansea on ne rigole pas avec les supporters

Le club à suivre

Crystal Palace, c'est intéressant.

Crystal Palace, c'est assez intéressant...

Crystal Palace, rien parce que Ian Holloway en est l’entraîneur. Avec lui on ne devrait pas s’ennuyer, d’ailleurs le match entre Palace et Sunderland était l’occasion d’opposer Holloway et Di Canio. Bilan ? Une victoire 3-1 pour Palace, un Di Canio au bord de la crise de nerf et un Holloway qui se met à danser de joie après le coup de sifflet final.

Mais Ian Holloway a également réussi à prendre deux matchs de suspensions et 18 000 £ d’amende. En cause, ses déclarations sur le corps arbitral après la défaite contre Tottenham. Il a déclaré « Si la faute avait été pour nous, jamais l’arbitre n’aurait sifflé. J’ai connu cette situation avec Blackpool, certains clubs obtiennent des fautes, tandis que d’autres non ».

Au final, voici un petit florilège de déclarations de ce manager pas comme les autres, qui va certainement attirer plein de sympathie à Crystal Palace :

Cristiano Ronaldo est grand, beau et fort, mais il doit forcément avoir un défaut. Peut-être qu’il est monté comme un hamster ? Cela dit, ma femme a un hamster à la maison, et il a une énorme queue.

Mon attaquant Paul Furlong est une Rolls Royce de collection qui ne m’a rien coûté. On le fait briller, on s’occupe de lui et je demande à mes mécaniciens de le régler avec précision. Nous prenons soin de lui car nous le sortons tous les jours et pas seulement dans les grandes occasions »

Je suis tellement con en ce moment que si je tombais dans un tonneau rempli de nibards, je serais capable de sucer mon pouce ».

Tu n’es qu’un putain de nugget de poulet avec de la sauce barbecue dessus ! »

J’adore Blackpool. Ce club et moi, nous sommes pareils. Nous sommes plus à notre avantage loin de la lumière »

Alors, juste pour Holloway on a envie de voir Crystal Palace se maintenir.

Oh les mecs je suis pas bourré je vous dis !

Oh les mecs je suis pas bourré je vous dis !

Le club à pas suivre

Il n’y a pas réellement de club antipathique, juste que ma conscience de Toffee me force à détester Liverpool (même si j’ai fait des efforts là).

Les pronos TK montées et descentes

Mon quinté : Chelsea ; Manchester United ; Manchester City ; Arsenal ; Liverpool

Le tiercé de la peur : Hull City ; Newcastle United ; Stoke City.

Didier Feco.