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Aujourd’hui, Alex Ferguson fête ses vingt-cinq ans à la tête de Manchester United - toute personne s’intéressant un tant soit peu à la chose footballistique n’aura pas pu y échapper. Un règne démesuré qui a logiquement accouché de moult flops. Petite sélection.

Bellion, David

Auteur d’un but en vingt matches de Premier League avec Sunderland, Bellion tape mystérieusement dans l’œil de Ferguson. Mais après tout, le “nouveau Thierry Henry”, surnom dont on l’affuble, n’a que vingt-et-un ans, et d’aucuns voient en lui le futur de l’équipe de France.

Las! Bellion n’est presque jamais titulaire, et l’arrivée de Louis Saha en janvier 2004 lui complique la tâche. Bis repetita l’année suivante: une fois titulaire en dix matches de championnat, son influence demeure très limitée. Sa méthode d’entrainement est peut-être à revoir.

Arrivée : juillet 2003 (3M€)
Départ : mai 2006 (0,5M€)
En prêt à West Ham d’août 2005 à janvier 2006 et à Nice de janvier 2006 à mai 2006

Cruyff, Jordi

Après deux ans passés à Barcelone, Cruyff atterrit à United. Ferguson l’estime alors de la trempe des Paolo Maldini, plutôt que celle des Thibault Giresse. Par (mal)chance, il ne verra pas beaucoup jouer la progéniture du grand Johan à Manchester.

Blessé à répétitions, le Néerlandais n’apparait que 55 fois en quatre ans, pour 8 buts, tandis que son expérience européenne se limite aux phases de groupe de la Ligue des champions. Ultime infortune: il est prêté au Celta Vigo l’année du triplé. Il part à Alavés en 2000 dans une indifférence quasi générale.

Arrivée : juillet 1996 (2,5M€)
Départ : juillet 2000 (gratuit)
En prêt au Celta Vigo de janvier 1999 à juillet 1999

Djemba Djemba, Eric

À vingt-deux ans, Djemba-Djemba arrive en Angleterre pour remplacer Roy Keane, armé de son bagage national (un titulaire en puissance à Nantes) et international (une finale de Coupe des confédérations avec le Cameroun). Bien que souvent titulaire lors de sa première saison, la marche est bien trop haute, et il est rapidement vendu à Aston Villa à l’hiver 2005.

Dans une interview, Ferguson n’impute cependant pas cet échec aux seules performances sportives de Djemba-Djemba et remet en cause ses règles de vie: très dépensier (il aurait possédé dix 4×4 et une trentaine de comptes en banque, selon son agent), il devait, en 2008, 600.000€ au fisc anglais, selon plusieurs sources.

Arrivée : juillet 2003 (4,5M€)
Départ : janvier 2005 (2,5€)

Dong, Fangzhuo

Tel Ghostface Killer hantant les nuits de Sidney Prescott, ceux qui ont vu jouer Dong s’en souviennent. Le Chinois fait ses gammes au Royal Antwerp (spin-off belge de MU), puis revient en Angleterre pour montrer ses qualités, du moins ses capacités. Mais force est de constater que Dong n’a pas le niveau. Point positif: il est titulaire en Premier League pour la première fois contre Chelsea, en mai 2007. Point négatif: point d’enjeu, MU était déjà champion. L’aide apportée par Cristiano Ronaldo, si elle est sincère, n’en est que plus remarquable.

Arrivée: janvier 2004 (730.000€)
Départ: août 2008 (gratuit)
En prêt au Royal Antwerp FC de janvier 2005 à janvier 2007.

Forlan, Diego

Forlan n’est pas à proprement parler un flop lorsqu’il quitte MU en 2004 (encore que, par certains aspects…); c’est plutôt rétrospectivement et à la lumière de sa carrière postérieure, que l’on peut considérer que sa période anglaise n’est pas sa meilleure, pour le dire pudiquement.

17 buts en 108 matches joués, le ratio n’est pas très bon en comparaison de celui de van Nistelrooy, mais il a laissé à Manchester une empreinte bien plus profonde que les quatre précédents flops réunis. Reste Youtube, qui n’oublie pas grand-chose.

Arrivée : janvier 2002 (11M€)
Départ : août 2004 (3,2M€)

Kléberson

À l’été 2003, Ferguson effectue sans doute l’un des plus beaux mercati de sa carrière: départs de Veron et Beckham, arrivées de Bellion, Djemba-Djemba, Kléberson, Howard et Ronaldo (ouf!). Kléberson, le troisième associé cuvée 2003 de notre classement, est le premier Brésilien à signer à MU, Ferguson souhaitant surfer sur la vague de la Coupe du monde 2002.

Pourquoi pas. Mais Kléberson déçoit et joue relativement peu (un peu plus de vingt matches en deux ans). Le second Brésilien, Anderson, sera autrement plus convaincant, les supporters ne s’y trompant pas.

Arrivée: juillet 2003 (8,6M€)
Départ: juillet 2005 (2,6M€)

Miller, Liam

La relève technique au milieu de terrain se fait toujours attendre. Malgré l’audace apparente des transferts de Klerberson et Djemba-Djemba, Ferguson reculait pour mieux sauter. En 2004, il choisit de nouveau une jeune pousse, Liam Miller, alors connu des Lyonnais pour son but l’année précédente. Considéré comme un cadre au Celtic par Martin O’Neill, Miller s’embourbe à Manchester.

Il dispute le premier match de la saison 2004/05, à Chelsea, puis ses apparitions diminuent à mesure que le public prend conscience de sa fragilité et de ses limites. Neuf matches de championnat en tout et pour tout, avant d’être prêté à Leeds (Championship). Si on était cynique, on ajouterait que Miller, au moins, n’a rien coûté.

Arrivée: juillet 2004 (gratuit)
Départ: août 2006 (gratuit)
En prêt à Leeds de novembre 2005 à mai 2006

Milne, Ralph

Lors du dîner de la League Managers’ Association, en novembre 2009, on demande à Ferguson sa plus grosse erreur de recrutement. “Ralph Milne. Je ne l’ai payé que 170.000£, mais on me le reproche encore.["I only paid £170,000 but I still get condemned for it."]

Le ratio de 3 buts pour 23 apparitions, pour un ailier gauche qui avait tant brillé à Dundee United, s’avère être assez maigre. Ses problèmes d’alcool et de discipline reviennent régulièrement dans le débat pour justifier ses  échecs, y compris par son entraîneur en Ecosse, Jim McLean. N’est pas George Best qui veut.

Arrivée: novembre 1988 (170.000£)
Départ: juin 1991 (gratuit)

Poborský, Karel

Ferguson veut profiter de l’éclat de la République tchèque à l’Euro 1996 et recrute Poborský, présent dans l’équipe-type du tournoi. Mais la forme du printemps n’est pas celle de l’automne, et les supporters peinent à reconnaitre le coéquipier de Nedvěd et Berger. Surtout, la montée en puissance de David Beckham handicape son intégration.

Pas un flop retentissant, donc (3 buts en plus de 20 matches), mais un échec assez cuisant. L’on trouve tout de même des motifs de satisfaction: si Cantona marque ce but légendaire, c’est aussi grâce à Poborský (si, si, regardez, la crinière blonde qui fait l’appel à droite). Respect.

Arrivée: juillet 1996 (4M€)
Départ: juillet 1998 (2,8M€)

Prunier, William

Il n’a fallu que deux apparitions pour que les Anglais connaissent le nom français de l’arbre qui donne de petits fruits de forme ronde ou allongée à la chair sucrée. À vingt-huit ans, Prunier a acquis une solide expérience en France, et côtoyé bon nombre d’internationaux, dont Éric Cantona. En décembre 1995, libéré de son contrat avec Bordeaux, il est appelé pour un essai par Ferguson, qui souhaite juger sa valeur au sein de la réserve mancunienne. Mais à la suite d’une pénurie de défenseurs centraux, il se voit très vite titulariser en Premier League.

Si son premier match est anecdotique, le second (le jour de l’an) s’avère beaucoup plus délicat. Quatre buts encaissés à Tottenham, dont l’un contre son camp. En mars 1996, au lieu d’un contrat, Ferguson lui aurait proposé de prolonger son essai. Ce que Prunier refusa, gelant ses statistiques anglaises (deux matches, un but) pour l’éternité.

Arrivée : décembre 1995 (à l’essai)
Départ : mars 1996

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Massimo Taibi et Juan Sebastian Veron feront l’objet d’un autre classement, sans quoi ils n’auraient sans doute pas dépareillé dans celui-ci. En outre, il nous a été difficile de départager la course à la meilleure cascade des gardiens de but de l’ère post-Smeichel [à savoir, hormis Taibi, Bosnich, van der Gouw, Culkin, Rachubka, Barthez, Goram, Carroll, Ricardo et Howard]; aussi, leur relative homogénéité les avantage puisqu’ils ne figurent pas dans ce Top
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Le sujet de la semaine, c’est le 19ème titre de champion d’Angleterre gagné par Manchester United. Pour en savoir davantage, nous avons demandé à Mike Phelan, premier assistant d’Alex Ferguson, de nous donner le pouls côté coulisses. Révélations.

J'ai beaucoup de respect pour Didier et son passage à Chelsea.

J'ai beaucoup de respect pour Didier et son passage à Chelsea.

“Salut le TK,

J’ai regardé un peu  votre blog avant de vous écrire. Gros boulot, mais vous n’avez pas encore parlé de ce magnifique club de Burnley. Je vous enverrai quelques pdf, à l’occasion.

En ce moment, vous imaginez bien que l’ambiance est à la fête. Mais notre saison n’est pas finie, et tout le monde reste concentré pour la finale du 28 mai. On va même décider du sort de Blackpool, ce week-end. Il n’y aurait que moi, je dirais aux joueurs de lever le pied. Ian [Holloway, le manager de Blackpool, NDLR] m’a appelé, l’autre jour.

- Hey, Mike. Tu sais, ce serait bien qu’on gagne, dimanche. Si je te proposais une petite valise…

- Non, Ian, c’est ridicule.

- Une petite contrepartie, c’est le moins que je puisse faire.

- Vous êtes complètement à sec. Vous avez même recruté Grandin.

- Il collait bien avec notre étiquette de loser.

- Bon, par curiosité, combien tu comptes mettre dans ta valise ?

- Euh… Mike, on s’est mal compris : la valise est vide ! En revanche, elle a des roulettes.

Ah, ce Ian. Je pourrais lui offrir la victoire s’il me filait l’une de ses sublimes cravates orange. Mais Alex [Ferguson, NDLR] est un compétiteur, il refuse la défaite.

Moi, je suis arrivé en 1989 à United, presque trois ans après Alex. Ca grinçait déjà des dents, puisque le club n’avait pas gagné le championnat depuis plus de vingt ans. Alex lui-même n’avait encore rien gagné. C’est pour ça qu’il m’a recruté, vous pensez bien. De fait, quatre ans plus tard, on avait accumulé cinq titres, dont une coupe d’Europe. Mes cinq premiers et mes cinq derniers, c’est dire s’ils me sont chers.

Je suis parti lorsque la génération dorée commençait à éclore, un peu vexé qu’un petit con de vingt ans nommé Ryan ne me dribble puis m’humilie à la course.

Je suis devenu coach ici ou là, avant de revenir à Manchester en 1999. Alex m’a placé au Centre of Excellence, en me promettant qu’il ferait appel à moi dès qu’il y aurait un désistement. Je coulais des jours heureux, au Centre. Je participais à quelques réunions, j’allais voir des matchs. Je n’ai jamais su la teneur précise de ma mission. Au moment où je commençais à m’y intéresser un peu plus sérieusement, Alex m’a demandé de le rejoindre sur le banc.

Carlos [Queiroz, NDLR] et Alex formaient un couple très efficace. La presse résumait, un peu hâtivement, la situation en réduisant Carlos au cerveau et Alex à la gestion humaine. Bullshits, si vous me permettez l’expression. Alex possède un génie tactique hors du commun. Son problème, c’est qu’il vieillit et préfère donc minimiser les risques pour sa santé. Je tente bien de lui faire comprendre que la victoire sourit aux audacieux, mais je n’ai, hélas, pas beaucoup d’influence à ce point de vue. Excepté ces derniers mois, comme lors du match à Chelsea en Ligue des Champions qui m’a fait marquer des points. J’évite cependant de me glorifier sur ce fait, il est facilement irritable.

J’ai remplacé Carlos en 2008. Croyez-le ou non, je n’ai pas eu besoin d’une blowjob pour avoir son poste. Carlos avait d’ailleurs oublié son cerveau à Manchester, à l’époque. Je l’ai immédiatement prévenu, mais il n’est venu le chercher qu’il y a quelques semaines. Entre temps, il y a eu le Real Madrid, le Portugal et le transfert de Bébé. Sans cerveau, c’est toujours plus compliqué. Mais pour Bébé, on ne lui en veut pas. Acheter un ancien sans-abri, ça nous donne bon conscience.

Voilà, les gars, je vous ai à peu près tout dit. J’ai été un peu bavard, non ? J’aurais bien aimé parler un peu de votre championnat de France, mais je vois trop peu de matchs. Si, j’ai vu Brest-Lyon, hier soir. Je susurre souvent le nom d’Hugo Lloris à l’oreille d’Alex, mais il fait la moue. Il laisse les français à Arsène, c’est un accord plus ou moins tacite.  En échange, il nous laisse le championnat. C’est un good guy, Arsène.

(Sinon, j’ai pas l’habitude de critiquer trop vertement, mais pour ce que je comprends du français, le duo de commentateurs à l’œuvre hier soir était insupportable.)

Allez, je vous laisse, je dois déplacer ma voiture : Gibson va bientôt commencer son entrainement de frappes.

A bientôt,

Mike”

(Traduction : Bernard-Henri Lévy)

Pour les fêtes, il était logique que le TK vous offre une généreuse hotte de cadeaux faits à l’adversaire. Des plus succulentes boulettes aux immanquables les plus gratinés, nos Pères Noël du jour ne se sont pas ménagés pour faire plaisir à leurs adversaires.

Troisième et dernière partie : du numéro 31 au 41, et en prime, plein de bonus ! (cliquez ici pour voir les première et deuxième parties et lire les explications de vulgarisation sur la notation scientifique).

 

31) Carlos Tévez (Manchester City). Sunderland - Man City (août 2010).

9,25 / 10. Cette saison avait mal débuté pour l’Argentin.

Puta de su raza, he ratado ! Yo soy too homesick

Puta de su raza, que bouleta hombre ! Tengo el mal del pais, soy too homesicko

 

32) Ármann Björnsson (Hartlepool United). Huddersfield - Hartlepool (déc. 2010).

9,24 / 10. Incroyable raté de ce fils de borgne en D3 anglaise.

 

33) Kieron Dyer (Newcastle, saison 2004-2005).

9,22 / 10. Un raté venu d’ailleurs.

- C'est de ta faute !

Tout est d’ ta faute Lee, TOUT !   

 

34) Frank Sinclair (Leicester). Arsenal - Leicester (août 1999).

La réaction de ses coéquipiers vaut le coup d’œil (Gerry Taggart, Neil Lennon et le roi des « drama queens », Robbie Savage, à peine théâtral, prostré au sol, les mains sur le visage comme si un tsunami venait d’emporter le stade). Alors qu’il jouait à Leicester, Frank Sinclair (acheté 2 millions de £ à Chelsea), se bâtit une solide réputation de spécialiste de buts contre son camp spectaculaires et marqués à la dernière minute du match, comme dans ce clip où Arsenal gagna 2-1 (Sinclair était un peu le Richard Dunne des années 2000, neuf auto-réalisations à l’actif de l’Irlandais, série en cours). Tout cela fait bien rire le commentateur grec en tout cas (il se fend la poire l’Hellène).

Le reste du clip vaut aussi le coup d’œil, la collision avec son coéquipier et ex international turc Muzzy Izzet est hilarante (contre Leeds). Ça fait bien rire Robbie Fowler et Ian Walker, le gardien des Foxes (Dave Bassett, le manager de Leicester, trouve ça moins marrant lui).

Sinclair, le "Fox in the wrong box"

Sinclair, le "Fox in the wrong box", ou vice-versa

A ne surtout pas confondre avec Trevor Sinclair. Trevor, c’était ça.

9,20 / 10. Mérite largement sa place dans le Panthéon des Bouletteurs, pour l’ensemble de son oeuvre.

 

35) Nicklas Bendtner (Arsenal). Arsenal - Liverpool (avril 2008).

Intercepte le ballon qui allait entrer et s’emmêle les pinceaux dans ce quart de finale de Ligue des Champions.

9,17 / 10. Mieux que Benny Hill.

 

36) Salomon Kalou (Chelsea). Chelsea - Portsmouth (mai 2010).

9,16 / 10. Kalou, fatigué, connaît un gros coup de Pompey.

 

37) Lee Dixon (Arsenal, années 90).

Tony Adams se retient d’éclater de rire, et il y a de quoi.

9,15 / 10. C’est plus marrant avec les effets spéciaux de Match Of The Day.

 

38) Ryan Giggs (Man United). Man United - Arsenal (fév. 2003).

Match légendaire de 8ème de FA Cup, et l’une des plus houleuses confrontations entre les Red Devils et les Gunners (Arsenal gagna 2-0). Le Daily Mail rapporta :

« Un match disputé dans une ambiance détestable, où chaque décision de l’arbitre Jeff Winter déclencha autour de lui les protestations hostiles de groupes de joueurs ».

Roy Keane dut même raisonner Winter qui voulait étriper Gary Neville

Roy Keane en train de raisonner Jeff Winter qui veut étriper Gary Neville

C’est après ce match qu’Alex Ferguson, fou de rage, tapa dans une chaussure qui alla s’écraser sur l’arcade sourcilière de David Beckham, au grand dam de Posh qui ordonna illico à David de se trouver un autre club, plus respectueux de son joli minois (le Real). Fergie, lui, peu au fait de la chose esthétique, considéra que la blessure n’était « qu’une simple éraflure, rien de plus » (qui nécessita des points de soudure, comme dirait l’autre).

La BBC écrivit sur son site : « There is no suggestion that the United manager intended to injure the England captain ».

Une « simple éraflure », selon Fergie

Revenons à l’action sur le terrain. Giggs reçoit un long ballon de Beckham… il échappe à Keown… crochète Seaman… mystifie Campbell… se retrouve dans le but vide… et met au-dessus.

« Candidat pour le raté du nouveau siècle » écrivit le Guardian. Qui ajoute : « Tous les Gunners étaient supérieurs à leurs adversaires, même les joueurs périphériques tels Edu et Francis Jeffers ».

Cette évaluation qui place ce bon vieux Franny au-dessus des Giggs, Beckham, Ferdinand, Keane, Scholes et autres Van Nistelrooy permet de se faire une idée, même vague, de l’état de méforme de Man United ce jour-là. Arsène Wenger, lui, ne se déclara pas si surpris que ça du raté de Giggs, il déclara :

« Je suis quelqu’un d’optimiste… J’ai d’abord cru qu’Ashley Cole reviendrait mais j’ai vu que ça serait impossible ; j’ai alors remarqué que Giggs était sur son pied droit, bien sûr, il aurait dû marquer de là où il était, mais ces choses-là arrivent. S’il avait été sur son pied gauche, il aurait marqué ».

C'est Fergie qui va pas être content...

Et comment je vais expliquer ça à Fergie moi ?

9,13 / 20. Et si ça avait été le gauche, il caracolait en tête du hit-parade.

Le raté qui suit sur le clip (signé Carew) n’est pas mal non plus !

 

39) Sam Ricketts (Bolton). Bolton - Blackburn (nov. 2009).

9,12 / 10. Superbe coordination entre le gardien et son défenseur, qu’on apprécie à sa juste valeur au ralenti.

 

40) Jerzy Dudek (Liverpool). Liverpool - Man United (janv. 2002).

Le quotidien The Independent sous-titra : « United laugh loudest in comedy of errors ». Mais c’est Arsenal qui mit tout le monde d’accord cette saison-là, puisque les Gunners remportèrent largement le titre, avec sept points d’avance sur Liverpool (Arsenal fit même le doublé Championnat-coupe - comme ça fait drôle de lire « Liverpool deuxième » ; et « doublé championnat-coupe » pour Arsenal file aussi un choc).

9,05 / 10. Il a fallu des boulettes de gardien pour que Forlan marque en Angleterre.

 

41) John Arne Riise (Liverpool). Liverpool - Chelsea (avril 2008).

Superbe tête plongeante de l’ex Monégasque sur un centre de Kalou dans cette demi-finale de Ligue des Champions, à la dernière seconde de la 95ème minute, et devant le Kop… Cela fit bien rire Avram Grant en tous les cas (comme ça fait étrange de lire « Liverpool » et «demi-finale de Ligue des Champions » côte à côte). Cette « Spéciale Riise », à la trajectoire lobante, n’est pas mal non plus.

9,03 / 10. Sacré joueur de tête ce Riise.

 

LES BONUS

Voici une belle série de boulettes de gardiens.

Nick Hancock (comique et présentateur télé anglais) offre une heure de rétrospective « Cagades et boulettes en tout genre » :

Première partie. Deuxième partie. Troisième partie. Quatrième partie.

Cinquième partie. Sixième partie. Dernière partie.

 

Tour du monde exotique de la boulette

Les trente plus beaux ratés du football international, selon un récent sondage du Guardian, en clips. Car le Royaume-Uni n’a bien sûr pas le monopole de la boulette. Voici quelques superbes échantillons étrangers, venus des quatre coins de la planète foot.

Arnaldo Vera, en Coupe Libertadores…

Ilija Sivonjić

Jon Dahl Tomasson…

Yakubu, en Coupe du monde 2010 (il s’échauffait pour sa saison avec Everton)…

Andrès Mendoza, contre l’Equateur…

Superbe but contre son camp en Hongrie…

Restons en Hongrie…

Splendide raté de Mo Idrissou en Bundesliga…

Kalusha Bwalya, après une course folle (le commentateur va en avaler son micro)…

Kei Kamara, en MLS

William Owusu dans le derby de Bruges, deux fois…

Le malheureux Jurrie Koolhof célèbre son but un peu tôt…

Hilarant gardien japonais qui se feinte lui-même…

Kuba, en Bundesliga…

L’Allemand Gomez, contre l’Autriche (l’Allemagne est-elle l’autre pays de la boulette ?).

Un Islandais dans ses œuvres à présent…

Abreu, San Lorenzo contre River Plate (commentaire très couleur locale)…

Ola Kamara en Norvège…

Mame Niang, toujours en Norvège…

Passage obligatoire par la France…

Incroyable boulette sauce belge…

L'Allemagne, l'autre pays de la boulette ?

L'Allemagne, l'autre pays de la boulette ?

Destination Mexique…

Retour en Norvège…

Pour finir, ce magnifique florilège international… et celui-ci…

Mais rassurons-nous, ça boulette aussi dans d’autres sports, en hockey sur glace par exemple. Donnons le mot de la fin aux rubgymen, en particulier à Will Carling… l’ex-amant de Lady Diana n’a pas toujours brillé.

Kevin Quigagne.