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Pour les fêtes, il était logique que le TK vous offre une généreuse hotte de cadeaux faits à l’adversaire. Des plus succulentes boulettes aux immanquables les plus gratinés, nos Pères Noël du jour ne se sont pas ménagés pour faire plaisir à leurs adversaires.

Deuxième partie : du numéro 12 au 30 (Cliquez ici pour voir la première partie et lire les explications de vulgarisation sur la notation scientifique).

 

12) Shay Given (Newcastle United). Coventry - Newcastle (nov. 1997)

Given n’avait pas remarqué ce diable de Dion Dublin en embuscade derrière lui… Ce qui fit titrer au Sun le lendemain : « Shay Given : le seul Irlandais qui ignore où Dublin se trouve ».

9,55 / 10. Un but given et bien given.

 

13) Wayne Hatswell (Forest Green). Forest Green - Morecambe (nov. 2000)

64ème de FA Cup. Alan Hansen et Gary Lineker n’en reviennent pas dans l’émission Match of the Day, les sadiques.

9,54 / 10. Hats off to Hatswell. Plus Forrest Gump que Forest Green.

 

14) Peter Devine (Lancaster City). Lancaster City - Whitley Bay (1991)

9,53 / 10. En plus, le pauvre Peter se blesse. On a mal pour lui.

 

15) Tony Popovic (Crystal Palace). Portsmouth - C. Palace (sept. 2004)

9,52 / 10. Imparable aile de pigeon de l’arrière central australien.

 

16) Diego Forlan (Manchester United). Man United - Juventus Turin (août 2002)

Match amical d’intersaison. L’Uruguayen dut attendre vingt-sept matchs et huit mois avant d’ouvrir son compteur pour Man United (un pénalty contre Maccabi Haifa). Naturellement, tout ça fut mis en chanson…

Sur la photo de rentrée des classes, on voyait déjà que ça allait pas

Déjà sur la photo de rentrée des classes, on voyait que ça allait pas

9,46 / 10. N’aura jamais été aussi près du but lors de son passage à United que sur cette action mais réussit tout de même à se vautrer.

 

17) Steve Bruce (Manchester United). Reading - Man United (jan. 1996)

16ème de FA Cup. Débordement de Cantona qui centre pour Brucie seul à quatre mètres du but vide… et le Geordie se débrouille pour la mettre au-dessus.

L’ex capitaine des Red Devils, qui a écrit trois polars aux titres évocateurs (Striker, Defender et Sweeper) pourrait en sortir un autre et l’intituler « Toiles d’un peintre de surface ». Mais peut-être vaudrait-il mieux qu’il s’abstienne. Un lecteur de Sweeper, sur Amazon : « A mon avis, c’est l’un des livres les plus mal écrits que j’ai jamais lus. Pourtant, je le trouve immensément satisfaisant ».

9,43 / 10. Pire que Titus Bramble devant le but.

 

18) Jean-Claude Darcheville (Glasgow Rangers). G. Rangers - Lyon (déc. 2007)

Ce mignon petit raté coûta aux Rangers la qualification en huitième de finale de Ligue des Champions, soit un paquet de blé… Le Darch’ avoua que ce fut le pire moment de sa carrière. Le commentateur écossais en avale presque son micro d’écoeurement.

Hmm... à vue d'nez, 3 millions, au moins

Euhhh... à vue d'nez, 3 millions, au moins

9,42 / 10. Avec un point de bonus amplement mérité pour le facteur « crucialitude » de la situation (néologisme ségolènien) et les millions perdus.

 

19) Robert Green (Norwich City). Nottingham Forest - Norwich (2004)

9,41 / 10. Et dire que tout le monde croyait qu’il avait débuté sa carrière de bouletteur en Afrique du Sud.

Il a commencé jeune

Il a commencé jeune

20) Joe Burrell (Tobermore United). Tobermore Utd - Bangor (1987)

Une perle qui nous vient de la deuxième division d’Irlande du Nord (soit, pour situer le niveau, l’équivalent Corpo de l’usine Ricard après une kermesse). Apparemment, Tobermore, le club où George Best échoua (en 1984, un match seulement) possède l’un centre de formation réputé dans le pays. Espérons que Burrell n’y exerce aucune responsabilité.

9,39 / 10. Un vrai bon raté gag.

 

21) Cristiano Ronaldo (Manchester United). Man United - Sunderland (déc. 2008)

Peut-être à cause d’un rebond aussi capricieux que son auteur… Beaucoup de style et de grâce dans cet immanquable, mais peu de substance. Plus l’Oréal que l’Real.

Il aime bien montrer ses muscles

Il aime bien montrer ses muscles

9,38 / 10. Harsh but fair, on n’est pas dans un défilé de mode.

 

22) David James - Sol Campbell (Portsmouth). Man City - Portsmouth (avril 2008)

Aucun florilège « Boulettes » digne de ce nom ne serait complet et factuellement correct sans la gracieuse collaboration de notre Calamity James national, en association ici avec un Campbell d’une lenteur foudroyante. Collector’s item également que ce but de la triplette BIV (Benjani-Ireland-Vassell). Jusqu’à la dernière seconde, on a bien cru que Darius allait mettre à côté.

- il t'a grillé comme une merguez Benjani !

- Benjani t'a grillé comme une vulgaire merguez hard discount ! - Et toi, tu t'es vu quand tu sors ?

9,37 / 10. Superbe effort combiné.

 

23) Kanu (West Bromwich Albion). WBA - Middlesbrough (nov. 2004)

9,36 / 10. On se demande toujours comment il s’est débrouillé pour rater ça.

il défie les lois de la balistique

il défie les lois de la balistique

 

24) Jacky Pitcher (Gloucester City). Gloucester - Northwich (déc. 2009)

Coup double dans ce match de D6 anglaise, le gardien relance en la donnant carrément à l’attaquant adverse qui, seul devant le but, rate le cadre…

9,35 / 10. Promotion B.O.G.O.F. (Boulette One, Get One Free). Un à jeter, un offert.

 

25) Tomáš Rosický  (Arsenal). Arsenal - CSKA Moscou (nov. 2006)

Enorme raté du Tchèque dans ce match à sens unique qui accoucha d’un 0-0 malgré la domination écrasante des Londoniens. Wenger déclara : « On aurait dû gagner ce match 7-0 ». C’est sûr qu’avec pas moins de vingt-quatre occasions de but côté Gunners, la défaite n’était pas prévue.

9,34 / 10. Tchèque sans prévision.

 

26) Paul Robinson (Angleterre). Croatie - Angleterre (oct. 2006)

Un véritable « shocker » (performance de boulet) pour l’ex portier des Spurs sur cette passe en retrait de Gary Neville dans ce match crucial. Etant donné que même avec une bonne surdose de mauvaise foi, il paraît impossible de mettre ce but sur le compte de Neville (damn !), répartissons équitablement le blâme entre le faux rebond qui trompe l’ex portier des Spurs et Mister Robinson lui-même. Dans un bon jour, il sait aussi faire ça (88 mètres).

9,31 / 10. Un point de bonus pour crucialitude.

 

27) Roger Davies (Derby County). Chelsea - Derby (oct. 1972)

Entré dans la légende. Parti du milieu du terrain, Davies dribble deux joueurs, crochète le gardien Peter Bonetti… pour s’écrouler devant le but vide. Une expression locale a immortalisé son enchaînement mémorable, « doing a Roger Davies » : se vautrer en commettant un immanquable à trois mètres du but vide.

9,30 / 10. Dommage que le clip ne fasse que trois secondes.

 

28) Shefki Kuqi (Swansea). Swansea - Barnsley (avril 2010)

Dommage qu’il ait raté, les célébrations vol planés du « Finlandais Volant » et ex-Swan sont aussi gracieuses qu’un atterrissage de cygne en détresse.

9,29 / 10. Plus Chant du cygne que Lac des cygnes.

 

29) Scott Carson (Angleterre). Angleterre - Croatie (nov. 2007)

Après l’art figuratif de Rob Green, le déconstructivisme de David James et l’art brut de Paul Robinson, il ne manquait plus que l’Arte Povera de Scott Carson pour compléter le tableau de nos peintres anglais préférés. Lors de ce dernier match qualificatif pour l’Euro 2008 d’une crucialitude extrême, l’actuel gardien de WBA faisait ses débuts compétitifs (ainsi que ses adieux) sous le maillot aux Trois Lions. Un nul suffisait pour aller en Suisse-Autriche (les Croates étaient déjà qualifiés).

Un fiasco total qui vit Steve McLaren récupérer un surnom qui lui vaut encore aujourd’hui des sorties de parapluies à Wolfsburg : « The wally with the brolly » (le crétin au pépin). En effet, McLaren passa une bonne partie de la soirée debout figé sur la ligne de touche, sans réaction, tenant une tasse de thé d’une main, et parapluie de l’autre alors que l’Angleterre prenait l’eau de toute part (0-2, avant de revenir à 2-2 puis perdre 3-2). Le lendemain, McLaren et Terry Venables (adjoint) refusèrent de démissionner mais la FA leur força la main.

Wally vaut wallou

Wally vaut wallou

9,27 / 10. Deux points de bonus pour crucialitude aiguë. Bourde qui coûta un petit paquet de milliards à l’économie anglaise, fit s’écrouler les ventes estivales de bière et entraîna la faillite de 3 000 pubs.

 

30) Scott Carson - John Terry (Angleterre). Allemagne - Angleterre (nov. 2008)

Comique mésentente digne des Pieds Nickelés lors de ce match amical contre l’Allemagne. Contrairement aux apparences, l’Angleterre l’emporta 2-1.

9,26 / 10. Surnoté, mais point-bonus « délit de faciès » automatique vu que c’est Terry. Logique.

 

Kevin Quigagne.