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Un peu de légèreté pour conclure la saison Teenage Kicks : le bilan club par club, mode Twitter, en 140 mots (enfin, pour ce qui est du résumé de la saison quoi).

Voir introduction dans la première partie, avec tous les jolis liens (clips grands moments de la saison, plus beaux buts, photos, etc.). Aujourd’hui, la deuxième partie : de Blackpool à Everton (troisième partie jeudi, de Fulham à Manchester United).

[nb : les chiffres de la rubrique financière sont en £ et portent sur la période 2009-2010. Les dettes (nettes) : emprunts bancaires, propriétaires ou autre provenance. Source Companies House et Guardian].

 

BLACKPOOL (19è, 39 points, relégué. G-A - 23 / 55 buts pour / 78 contre)

Résumé de la saison

A l’image des parcs d’attraction de la ville (photo ci-dessous), beaucoup de hauts et de bas. Première partie de saison sensationnelle, suivie de longs passages à vide entrecoupés de fulgurances. L’effectif total assemblé n’ayant coûté que 5M de £, les 39 points amassés relèvent de l’exploit.

Satisfactions

DJ Campbell (l’une des recrues malin de l’année), Adam, D. Vaughan (Player of the Season du club) et Taylor-Fletcher sortent du lot. Citons aussi Cathcart et Varney.

Déceptions

J. Beattie, A. Reid, Kingson, Kornilenko.

L’homme invisible : Malaury “The Little Prince of Monaco” Martin

Highlights

So long The Entertainers

So long The Entertainers

L’équipe la plus joueuse de la saison, 20 / 20 pour l’entertainment. « The table doesn’t lie » aiment pontifier les consultants. Le classement, cyniquement froid, ne ment peut-être jamais mais il nous cache souvent des choses. Parce que Blackpool 19è, y’a un truc qui cloche sévère tant les Seasiders nous ont fait chavirer de bonheur cette saison. Les transversales millimétrées d’Adam, les coups de patte de DJ Campbell, les sauvetages d’Evatt sur la ligne… De la première à la dernière journée, les hommes d’Holloway nous ont embarqués avec eux sur le rollercoaster des émotions, harnachés à leur 4-3-3 de boucanier, à l’abordage toute. A en chialer de bonheur parfois. Parmi les moments d’anthologie, le sublime Blackpool-Bolton de la 37è journée, 4-3, ô combien évocateur de la finale FA Cup de 1953, la légendaire « Matthews final », mêmes clubs, même score, différents héros. Et pis Blackpool est la seule équipe à avoir marqué un but à Old Trafford en première mi-temps ! La folle aventure collective commencée sans aucun moyen en août 2009 en D2, avec pour objectif de ne pas descendre en D3, s’arrête donc ici, brutalement ; les héros vont s’éparpiller à jamais et ne joueront plus ensemble, mais dieu que ce fut bon. Blackpool, le football te hurle un grand merci. So long les Entertainers.

Lowlights

Carton rouge aux dirigeants du club, les deux Oyston et Belokon, ils ont joué petit bras en ne donnant pas les moyens à Holloway d’assurer le maintien. La série de cinq défaites de suite du 15/01 au 5/02 ainsi que celle des neuf matchs sans victoire du 26/02 au 7/05. La cruelle descente lors du fameux « Survival Sunday », surtout avec les 55 buts marqués (plus élevé total d’un relégué depuis la création de la PL en 1992).

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Le style « gung ho » (hourra football), c’est chouette mais si on revoit les Tangerines en PL, faudra travailler les phases défensives, 78 buts encaissés, ça fait pas sérieux.

Trucs bizarres / marrants

Innombrables. Le West Ham-Blackpool de novembre, 0-0 malgré environ 40 tentatives sur les deux buts ! (les stats varient, Opta dénombre 48 tentatives - assurément l’un des 0-0 les plus entertaining de ces dix dernières années). Les bons mots de l’iconoclaste Ian Holloway et ses coups de gueule, dont celui-ci, le plus retentissant cette saison (pour le pourquoi du comment sur ce mémorable coup de sang, voir ici, entrée 28 janvier). Les supporters qui se cotisent début mai pour faire voler au-dessus du stade des rivaux de Preston North End (relégué en D3) un avion traînant deux banderoles taquines (dont « Pauvre petit Preston, amusez-vous bien en D3 », voir photos et détails). La Civil Aviation Authority n’a pas apprécié et a enquêté. Phil Brown, manager de PNE, s’est foutu en pétard : «  Si j’avais eu un flingue, j’ l’aurais descendu cet avion. »

Le Manager

Ian Holloway, dit « Ollie », un surnom qui ne déplairait pas à DSK. Mériterait presque le titre de Manager de l’année pour avoir été si près du but avec des moyens aussi dérisoires. L’adepte du Total Football, qu’on espère tant revoir en PL un jour, devra malheureusement intégrer les règles du bétonnage s’il retrouve l’élite. C’est tristos le foot parfois.

In / Out (le point sur les mouvements au 11 juin)

Aucun départ ni arrivée officiellement enregistré. Abondance de rumeurs sur plusieurs Tangerines qui cherchent à se placer en PL (dont Adam, DJ Campbell et Vaughan).

Chiffre d’affaires / masse salariale et autres stats financières

9M* / 13M. Perte avant impôts : 7M. Dette : 4,3M

[*en D2 saison 2009-2010. Les revenus PL de 2010-2011 s'établiront aux alentours de 50M, auxquels s'ajouteront les 48M du « parachute payment » versés par la Premier League sur les quatre prochaines saisons - si le club ne remonte pas en PL entre temps]

 

BOLTON WANDERERS (14è, 46 pts. - 4 / 52 / 56)

Résumé de la saison

Excellente première partie (6è à Noël), suivie par du très moyen de janvier à avril et conclue par de l’exécrable sur les cinq dernières journées (zéro point).

Satisfactions

Stuart Holden, élu Bolton Wanderers Player of the Year. Gary Cahill, en passe de devenir l’un des meilleurs arrières centraux anglais. Aussi Jääskeläinen, Al-Habsi, Muamba, K. Davies, Sturridge, Knight, Lee Chung-Yong. Petite mention timide aussi pour Elmander, dix buts en championnat pour le Suédois malgré une hibernation prolongée en deuxième partie de saison (un seul but).

Stuart Holden, meilleur Trotter de la saison

Stuart Holden, meilleur Trotter de la saison

Déceptions

Citons M. Petrov et Klasnic.

L’homme invisible : Marcos Alonso.

Un Alonso qui n’a malheureusement rien à voir avec son homonyme as du  volant. S’il est invisible au club, le néo-Boltonien est bien repérable sur les routes (ici et aussi ici). L’été dernier, il avait fallu soi-disant « l’arracher » du Real Madrid et il devait exploser en Angleterre. Au final, c’est surtout un mur et l’éthylomètre de la police qu’il a explosés (ainsi que ses trois passagers, dont une femme qui a succombé à ses blessures). En mars dernier, ce fils et petit-fils de footballeurs (voir son wiki) lançait son website où l’on pouvait lire : « Sur ce site, vous découvrirez la carrière de Marcos, sur et en dehors du terrain ». Non merci.

Highlights

Quelques superbes prestations tout en toque. Belles victoires 4-2 contre Tottenham et 5-1 sur Newcastle. Ce but d’Elmander, sublime (voir ici) et celui de Mark Davies contre Blackpool en novembre, peut-être le plus beau but collectif en PL cette année (malheureusement, restrictions youtube). Et la demi-finale de FA Cup contre Stoke à Wembley. Enfin, plus pour la participation que le match en lui-même… (les Trotters étrillés 5-0 par les Potters).

Lowlights

La grave blessure de Stuart Holden le 19 mars. L’Américain, encore excellent cette année, joue décidément de malchance (encore indisponible pour plusieurs mois, merci Jonny Evans !). Les 7893 fautes de Kevin Davies, la coupe de cheveux de Tintin mais les manières du capitaine Haddock, de loin premier au hit-parade des coups de coude et autres bourrinages (OK, il en a fait un peu moins, mais à peine - 123, record depuis que les stats Opta existent, 1996).

Kevin Davies, champion en titre du bourrinage

Kevin Davies, champion en titre du bourrinage

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Ne pas céder à la tentation StokeTM (jeu loooong et coups de pieds, arrêtés ou non) et persister dans la volonté de privilégier un jeu bien léché. Côté renfort, une bonne recrue par ligne devrait suffire, surtout devant, pour combler les départs d’Elmander à Galatasaray et de Sturridge vers Chelsea, retour de prêt (les Blues le vendraient… mais pour 15-20M de £ - il est possible qu’il reparte en prêt). Si Gary Cahill part, il faudra recruter du lourd en défense centrale (Arsenal et Man City seraient intéressés).

Trucs bizarres / marrants

Kevin Davies qui accepte d’allumer les illuminations de Noël à Bolton (tradition en Angleterre)… mais à condition que le service nettoyage de la ville lui vide ses poubelles ! (il s’était embrouillé avec eux pour une obscure histoire de sacs poubelle déposés au pied des wheelie bins et que Davies ne voulait pas mettre à l’intérieur, bref un truc bien boltonien).

Le Manager

Owen Coyle (sosie de Nespresso Clooney), première saison pleine à Bolton. Bilan positif, indéboltonnable, pour l’instant. De l’avis général, cet ex attaquant Trotter a transformé le club après avoir repris une équipe dans la zone rouge en janvier 2010 (ère Gary Megson). Avec pratiquement le même effectif depuis dix-huit mois, il est parvenu à s’éloigner du style Route One qui était un peu devenu la marque de fabrique du club sous Megson.

In / Out (au 11 juin)

In : personne. Out : Johan Elmander (Galatasaray, gratuit). Jlloyd Samuel, Joey O’Brien et Tamir Cohen (tous libérés).

Chiffre d’affaires / masse salariale et autres stats financières

62M / 46M. Perte avant impôts : 35M. Dette : 93M.

 

CHELSEA (2è, 71 pts. + 36 / 69 / 33)

Résumé de la saison

Départ canon (18 points sur les sept premiers matchs), suivi d’une grosse crise de foi, puis d’un comeback spectaculaire du début mars à la mi mai (26 points sur 33 possibles).

Satisfactions

Ashley Cole (figure dans la PFA Team of the Year), Cech, Terry, Essien, Ramires, Luiz, Ivanovic (par intermittence).

Déceptions

Malouda, Hilario, Yury “The Russian Maradona” Zhirkov, Bosingwa, Mikel (bon départ mais insuffisant en deuxième partie de saison). Et Abramovitch, comme d’hab. Oh, et le p’tit jeune sur la photo…

L’homme invisible : Fernando Torres (plus transparent qu’invisible vu qu’on l’a bien remarqué).

Highlights

Deux 6-0 d’affilée pour démarrer la saison. La superbe remontée sur le dernier tiers de saison (voir le chassé-croisé pour le titre alors que les Blues risquaient de rater le Top Four).

Lowlights

Défaite 2-1 contre Man United le 8 mai dans le Climatico. La raclée 3-0 à domicile infligée par Sunderland en novembre ainsi que la défaite 3-1 contre Arsenal à Noël. L’incompréhensible et brutal limogeage du manager adjoint Ray Wilkins en novembre (à la mi-temps d’un match amical de la réserve, il était connecté au club depuis 1973). Elimination de la Champions’ League contre Man United en quart, ainsi que la sortie peu glorieuse des deux coupes domestiques.

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Il faut dégraisser le mammouth, quelques départs sont donc probables (on pense à Zhirkov, Kalou et Ferreira). L’idéal serait de recruter un latéral droit, un milieu axial ou gauche et un buteur (ou vite trouver un remède pour Nando). Selon The Independent d’hier, les cibles seraient : Romelu Lukaku, Wesley Sneijder, Luka Modric, Kevin de Bruyne, Alexis Sanchez, Gregory van der Wiel, Javier Pastore, Neymar, Sergio Aguero.

Trucs bizarres / marrants

L’affaire gangsta du coup de feu d’Ashley Cole sur un étudiant (voir entrée du 26 février).

Le Manager

Carlo Ancelotti, viré quelques heures après le dernier match. L’arrivée du Guus se fera probablement sous dix jours. Hiddink manage actuellement la sélection turque, résultats mitigés - Chelsea devra régler la facture de la compensation à la TFF, l’année de salaire qui lui reste au contrat (soit 4M de £, voir détails). Encore des frais compensatoires pour Abramovitch, après les 36M versés pour Ancelotti, Grant, Mourinho et Scolari.

Il a aussi des additions de resto corsées
Ses additions de resto sont bien corsées aussi

In / Out (au 11 juin)

In : Lucas “The New Kaka” Piazon (Sao Paulo, coût extensible, 5-8M). Out : Michael Mancienne (Hambourg, 3M)

Chiffre d’affaires / masse salariale et autres stats financières

213M / 174M. Perte avant impôts : 78M. Dette : 734M*

[*montage alambiqué. Depuis 2003, prêts à 0 % d'Abramovich à Fordstam Limited, la holding company qui détient Chelsea ; Fordstam a ensuite re-prêté cet argent à Chelsea FC plc, qui dirige le club - prêt convertis en actions en 2009, un tour de passe-passe en recapitalisation (conversion dettes en équité) qui fait de Chelsea FC plc un club officiellement sans dette... Précisons que Fordstam doit toujours cette somme au Russe. Voir ici sur footballeconomy.com]

 

EVERTON (7è, 54 pts. G-A + 6 / 51 / 45)

Résumé de la saison

Début cauchemardesque (comme d’hab’), dream finish.

Satisfactions

Leighton Baines, latéral gauche, Everton Player of the Season (et seul joueur de champ avec Skrtel à ne pas avoir raté une minute de jeu, 3 420). Baines, c’est aussi 249 centres distillés en open play, record cette saison (le second est Downing, 243). Aussi : Osman, Distin, Jagielka, Coleman (élu Everton Young Player of the Year), T. Cahill (six buts de la tête en PL).

Home du blues, surtout les débuts de saison

Home du blues, surtout les débuts de saison

Déceptions

Arteta, Yakubu (prêté à Leicester en janvier et départ probable).

L’homme invisible : João Silva

Highlights

La remontée sur Man United, menés 3-1, deux buts dans les arrêts de jeu. La fin de saison en boulet de canon. Et ce sublime but de Beckford lors de la dernière journée, chevauchée solo Weah-esque de 80 mètres, voir clip.

Lowlights

Steven Pienaar, petit cru cette année. En janvier, il file aux Spurs, tout ça pour y faire banquette. Le 71è carton rouge du club lors de la 38è journée, nouveau record depuis la création de la PL. Les blessures répétées de Louis Saha (et faut vraiment qu’il lève le pied sur la route, voir détails).

Les enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Faut absolument mieux démarrer les saisons. Recruter un bon attaquant est la priorité. L’ossature de l’équipe est bonne et conserver les meilleurs joueurs est essentiel (Baines en priorité), ainsi que les bons jeunes comme Rodwell. Il faut résister à la tentation de vendre pour renflouer des caisses vides. Selon The Independent d’hier, Everton aurait comme cibles : Demba Ba, Jay Bothroyd, Dieumerci Mbokani ainsi que Boyata en prêt (Bothroyd, libre, étant le plus probable).

Trucs bizarres / marrants

Phil “Superhero” Neville qui « goes viral » sur Twitter début novembre, propulsé à la troisième place des sujets les plus tweetés au monde, loin devant Obama et J. Bieber, voir détails (un coup des supporters Toffees qui ne supportaient plus le foin fait autour de Bale, adversaire que leur Phil chéri musela proprement trois jours après les exploits Baliens face à l’Inter Milan). Réaction tweeto-interloquée de Landon Donovan, ex éphémère et regretté Toffee : « Phil Neville est hyper tendance sur le net ? Mais le monde marche sur la tête ou quoi ?!?!?!?? »

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Cherchez l’erreur

Le Manager

David Moyes, indéboulonnable, en place depuis 2002, plus long règne de PL derrière Wenger et Ferguson. Son nom est immanquablement cité lorsqu’une place de choix se libère en PL et il intéresserait fortement  Aston Villa* (poste que personne n’a trop l’air de vouloir occuper). Problème : Moyes n’aurait absolument pas apprécié d’être short-listé Number 2 derrière Roberto Martinez (qui a refusé le poste vendredi - Ancelotti et Benitez ayant aussi décliné le poste, Villa a repris sa liste pour dénicher cet insaisissable manager - seraient considérés : Hughes, McLaren et deux ou trois autres). Un départ de Moyes vers Villa coûterait très cher au club des Midlands (8 à 10M de £ en compensation pour les deux ans et quelques de contrat restant, ainsi que le staff de l’Ecossais - qui exigera une revalorisation de salaire et une grosse tirelire recrutement). A réussi la prouesse de conserver tous ses joueurs cette année (sauf Pienaar, gourmand, vendu car son contrat se terminait en juin).

[*Nouvelles de dernière minute...Stop press... 18h30 heure anglaise... on apprend qu'Alex McLeish, manager de Birmingham City, vient de démissionner par email... vraisemblablement pour prendre les rênes d'Aston Villa...]

In / Out (au 11 juin)

In : personne. Out : James Vaughan (Norwich, 2,5M de £)

Chiffre d’affaires / masse salariale et autres stats financières

79M / 54M. Perte avant impôts : 3M. Dette : 45M.

Kevin Quigagne.