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La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Southampton (14è, 41 points, G-A -11 / 49 buts pour / 60 contre)

Résumé de la saison
Après deux promotions successives, l’objectif de Southampton était de se maintenir en Premier League. Objectif atteint, malgré de gros passages à vide, mais les neuf victoires de l’équipe ont toutes été précieuses. Tantôt énormes contre les “gros” (défaites imméritées 3-2 à Man City et contre United lors des toutes premièes journées, victoires à domicile contre ce même City et contre Liverpool et Chelsea), tantôt faiblards contre les riveaux directs (défaites à domicile contre Wigan, Sunderland et QPR), les Saints ont acquis le maintien grâce à leur mental et leur abnégation. Mal engagés lors de la première moitié de saison (11 fois sur 19 dans la zone rouge), ils ont su réagir en 2013 et ont toujours navigué hors de la zone de relégation, s’assurant un gros bol d’air grâce à trois victoires consécuives à six journées de la fin.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
La satisfaction principale, c’est bien évidemment Morgan Schniederlin. Trente-six matchs et cinq buts en championnat cette saison pour l’Alsacien, qui confirme qu’il est capable d’évoluer à ce niveau et qui est sur les tablettes de nombreux clubs européens (Arsenal, Inter Milan…). Il aurait pu être élu jeune joueur de l’année si ce n’avait été l’année de Bale, mais a néanmoins été désigné par les experts de Stats Zone comme le meilleur milieu central de la saison.
Dans les satisfactions, on peut également placer Rickie Lambert (15 buts et 9 assists en championnat cette saison), Jay Rodriguez, Jack Cork ou Nathaniel Clyne (6 sélections avec les espoirs anglais, il pourraît prétendre à une sélection en A l’année prochaine s’il continue sur ce rythme).

Danny Fox, pourtant impérial en Championship l’année dernière, n’a pas réussi à élever son niveau à l’échelon supérieur. Apparu seulement vingt fois cette saison (pour quatorze titularisations), l’arrière gauche est vertement critiqué par les fans poour son incapacité à défendre solidement, ce qui est embêtant pour un arrière, convenons-en.
L’autre point noir de cette saison concerne le poste de gardien. Adkins et Pochettino ont essayé trois gardiens différents : Artur Boruc (20 matchs), Kelvin Davis et Paulo Gazzinga (9 titularisations chacun), et si le Polonais a été le plus satisfaisant, les dirigeants du club tiennent absolument à trouver un numéro 2 digne de ce nom.

Le but est inchangé l’année prochaine : se maintenir en Premier League, et éviter d’être dépouillé pendant le mercato. Au niveau individuel, on attend beaucoup de la montée en puissance d’Adam Lallana, le jeune capitaine formé au club qui ne cesse de surprendre match après match. D’autres jeunes devraient également avoir leur chance, comme Emmanuel Mayuka, champion d’Afrique 2012 avec la Zambie, ou James Ward-Prows, 18 ans seulement et déjà 15 apparitions cette saison.

L’homme invisible
Vegard Forren, international norvégien de 25 ans, arrivé cet été et jamais utilisé cette saison. Certains supporters en sont à se demander comment et pourquoi le club l’a recruté.

Highlights
Les victoires 3-1 contre Manchester City et Liverpool et la victoire 2-1 contre Chelsea. Plusieurs gros sont tombés cette saison à St. Mary’s, consécutivement (ouais bon, si on oublie la défaite contre QPR entretemps).

Lowlights
Souvent, une équipe à la peine en championnat se rattrape en coupes, mais ce n’est pas le cas des Saints. Sèchement éliminés (3-0) de la League Cup par Leeds (D2) en octobre, ils se sont faits fesser à domicile contre Chelsea (1-5) pour leur entrée en lice en FA Cup. Du côté du championnat, peu de branlées à noter, si ce n’est le 6-1 encaissé à l’Emirates, ou le 0-3 en fin de saison, à domicile contre WBA.

Le manager
Le héros de la double montée, Nigel Adkins, a été remercié mi-janvier alors même que Southampton redressait la barre. Une certaine incompréhension s’est installée auprès des fans, mais force est de constater que Pochettino a ensuite bien fait le job pour maintenir les Saints, en ne concédant que 5 défaites sur la phase retour. Seulement quatre victoires cepedant, Pochettino aime les nuls, visiblement. Mais ça suffit au bonheur du club.

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Photo de la saison

Votre honneur, je ne peux pas vous dire où je jouerai l'année prochaine.

Votre honneur, je ne peux pas vous dire où je jouerai l

Stoke City (13è, 42 points, G-A -11 / 34 buts pour / 45 contre)

Résumé de la saison
La saison de Stoke est divisée en deux temps. Entre le début du championnat et la 20ème journée, les Potters parviennent à engranger 29 points, à la faveur de six victoires et surtout de onze matchs nuls. Stoke se retrouve alors à la 8ème place et peut enfin rêver de terminer dans la première partie du tableau. En effet, depuis sa remontée en 2008, jamais le club n’a fait mieux qu’une 11ème place (2009/2010). Or, à partir de janvier la machine va s’enrayer et Stoke ne récoltera que 13 points sur 54 possibles. Une baisse de rythme assez impressionnante due, en partie, à une inefficacité chronique devant les cages adverses, deuxième plus mauvaise attaque du championnat (mais la septième meilleure défense). Finalement, les pensionnaires du Britannia Stadium vont jouer à se faire peur, au soir de la 33ème journée, ils ne sont plus qu’à trois petits points de Wigan le premier relégable. Suivront deux victoires contre des concurrents directs (à QPR et contre Norwich), assurant du même coup le maintien en Premier League, avec un total de 42 points, soit le total le plus faible depuis la remontée dans l’élite du foot anglais.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Le portier Asmir Begovic, élu joueur de l’année par les supporters, il succède ainsi à Peter Crouch. Il faut dire que le Bosnien a été particulièrement décisif cette saison, notamment lors de matchs contre Manchester City, à West Brom ou encore à Tottenham. On le savait déjà, mais il continue de s’affirmer comme une valeur sûre du championnat anglais et devrait rejoindre une grosse écurie pendant l’été.
Le milieu défensif Steven N’Zonzi qui confirme que son expérience anglaise (démarrée à Blackburn) est loin d’être une mauvaise idée. Le joueur formé à Amiens a participé à 35 matchs de Premier League (un pion et une passe décisive) en étant à chaque fois titulaire. On rappellera qu’il n’a que 24 ans et on aimerait bien que Didier Deschamps regarde un peu de son côté.
Enfin, il faut également citer Jonathan Walters. Le buteur anglais a inscrit 11 buts cette saison (dont huit en championnat). Pas énorme, mais ça suffit pour en faire le meilleur réaliste du club. De plus, mine de rien ça va faire trois saisons de suite qu’il est à 11 buts de moyenne. Alors, certes il ne sera jamais un top player, mais il reste un bon attaquant pour une formation de seconde partie de tableau.

Il n’y a pas vraiment de déceptions individuelles dans cette équipe. On pourra une nouvelle fois parler du manque de réalisme de la ligne offensive, avec un Walters qui culmine à 8 buts (en championnat), suivi par Crouch (7 buts), Jones et Jerome (3 buts), pour finir avec Owen (1 but). Cela tient à l’orientation donnée par Pulis à son équipe, mais également aux qualités des attaquants, qui ne sont pas connus pour être de vrais tueurs des surfaces.

Dans un premier temps se maintenir et ensuite voir s’il y a moyen d’aller un peu plus haut. Finir une saison dans le Top 10 serait une très belle progression. Réussir à garder N’Zonzi, qui a demandé à être transféré (après avoir eu vent des intérêts d’Arsenal et de Chelsea). Enfin, il faudra parvenir à renforcer un banc qui a fait cruellement défaut à l’équipe cette saison.

L’homme invisible
Très bon à Wigan, correct à Tottenham, le milieu international hondurien Wilson Palacios est porté disparu à Stoke. En cause des blessures au genou qui font qu’il n’aura joué que 22 fois sous la liquette des Potters en deux ans. Du coup Stoke cherche à s’en séparer et serait prêt à le brader.
On se demande également où est passé l’international américain Brek Shea, si intéressant en MLS et apparemment très convaincant durant son essai chez Tonton Wenger. Pour finir, il faut noter le départ en retraite de Michael Owen, apparu seulement 8 fois pour 1 but. Goodbye Michael.

Highlights
Le match remporté 3-1, au Britannia Stadium, face à Liverpool. On ne peut pas trouver meilleur exemple du style de jeu de Stoke : 35% de possession de balle, 5 tirs cadrés, 3 buts et seulement 10 tirs pour les Reds. Dépassement de soi, solidarité et respect des règles, en fait Stoke Ciy c’est le club de l’armée.

Lowlights
La défaite 4-0, à domicile, contre Chelsea. Le pire c’est que les Blues n’avaient pas ultra-dominés le match. Si on regarde les stats, Stoke avait 45% de possession de balle, a tiré 10 fois au but (contre 8 fois pour Chelsea) et a surtout marqué deux buts contre son camp, signés de son attaquant Jonathan Walters….
L’élimination en League Cup par Swindon (D3), 3-4 après prolongations.

Le manager
Après sept années de bons et loyaux services, l’homme à la casquette, j’ai nommé Tony Pulis quitte le navire. De son Stoke on retiendra une équipe chiante à jouer et surtout à voir jouer. Une équipe restée coincée au Xxème siècle, qui pensait encore que le kick’n rush avait un avenir. C’est aussi un coach qui a réussi à faire de Stoke une valeur sûre du championnat. Pour le remplacer, les dirigeants pensent à Mark Hughes.

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Photo de la saison

Le flegme british, par Tony Pulis.

Le flegme british, par Tony Pulis.

Sunderland (17è, 39 points, G-A -13 / 41 buts pour / 54 contre)

Résumé de la saison
Déprimante. Démarrée gaiement dans la sérénité et l’optimisme (objectif Top 10), elle s’est terminée piteusement avec le limogeage du manager (Martin O’Neill) le 31 mars et un finish fébrile. Le dénouement heureux tient autant de la chance (seulement 6 points de pris par Wigan – le 18è et habituel expert ès miracles – sur les 8 derniers matchs) que de l’injection de gnaque administrée par le nouvel entraîneur, le charmant Paolo Di Canio.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Il faut racler les fonds de vestiaires pour distribuer les bons points. Seuls S. Fletcher (11 buts/27 matchs), l’excellent latéral gauche D. Rose (prêté par Tottenham) et le Belge S. Mignolet ont donné satisfaction. S. Sessègnon a eu quelques fulgurances en fin de saison (avant de se faire fulgurer par la FA : trois matchs de suspension, saison terminée) mais le Béninois est resté bien en deça de son niveau 2011-12.
La fidélité du public fut une nouvelle fois source de satisfaction, malgré l’offre pitoyable à domicile (5 victoires seulement). Avec 40 544 spectateurs de moyenne, Sunderland se classe 7è affluence anglaise et 34è européenne (devant la Juventus, Valencia, Roma, Napoli et j’en passe).

Côté déceptions (quasiment toute l’équipe), deux joueurs figurent parmi les pires acquisitions de cette saison PL : Adam Johnson et Danny Graham. Hormis quelques rares prestations (comme ici) justifiant son statut d’international anglais, Johnson, acheté 10M £ à Man City, s’est montré totalement inefficace sur son aile gauche (parfois droite).

Idem pour l’attaquant Graham : 13 matchs/940 minutes de jeu, zéro but. Acheté 5M £ fin janvier, l’ex Swan a confirmé que la D2 conviendrait mieux à son talent (avec gros stress sur la deuxième syllabe). Le Geordie n’a plus marqué depuis le début janvier, soit plus de 18 heures de jeu…

Ah si seulement il pouvait tweeter pendant les matchs...

Ah si seulement il pouvait tweeter pendant les matchs...

L’Irlandais J. McClean a sombré après de beaux débuts PL l’an dernier. Ses prestations seraient sans doute bien meilleures si on l’autorisait à tweeter pendant les matchs.

Les objectifs principaux d’intersaison seront multiples, garder S. Mignolet (difficile car Arsène le veut – F. Forster du Celtic devrait le remplacer), recruter des latéraux (gauche et droite), un milieu expérimenté et physique ainsi qu’au moins un attaquant supplémentaire pour épauler Steven Fletcher. On s’attend à du mouvement dans l’effectif (pour ces raisons aussi, ici et ici) et le grand chambardement à tous les étages a déjà commencé, ici (dont Academy et réseau scouts).

L’homme invisible
Le milieu défensif Lee Cattermole, soit suspendu, soit (surtout) blessé. Agé d’à peine 25 ans, le roolien « Catts » (7 rouges et 69 jaunes en 212 matchs PL) entamera en août 2013 sa neuvième saison de Premier League. Espèrons qu’il mûrisse pendant les vacances (qu’il soit Black Cat ou non ; il serait sur la liste des Indésirables).

Highlights
Aussi rare que les dents de poule. Les victoires 1-0 sur Man City à Noël et sur Everton en avril, avec en point d’orgue la démonstration à Saint James’ Park le 14 avril (3-0, trois buts somptueux, surtout celui-ci), première victoire sur les Magpies en 13 ans et la plus marquante depuis 34 saisons.

Lowlights
Sur le terrain, toute la saison a été un fiasco monumental après les 33M £ d’investissement en joueurs depuis l’été dernier (essentiellement sur S. Fletcher et A. Johnson).

« De Mandela à Mussolini en 24 heures »

Hors terrain, l’irruption de Paolo Di Canio le 31 mars – le jour du Mandela Day du club en plus, quel timing… « De Mandela à Mussolini en 24 heures » entendit-on grogner – fut accueillie froidement par bon nombre de supporters de ce club « de gauche » (obédience revendiquée par un ex propriétaire clé, Bob Murray, 1986-2006) aux forts liens historiques avec l’industrie de la mine. Et pour cause : le stade est construit sur un ancien puits minier – l’un des symboles de SAFC est une lampe de mineur, la Davy Lamp, dont une réplique géante trône devant le stade (d’autres vestiges évoquent ce passé).

Première conséquence directe de l’arrivée de l’Italien : la démission du député local travailliste David Miliband, le vice-président « dirigeant quasi bénévole » du club (à 125 000 £ pour quelques jours de présence, le bénévolat a de l’avenir). Miliband fut un ministre clé de Tony Blair et alors pressenti comme successeur naturel du plus célèbre socialiste de droite (avant de se faire chiper la place par son frère, Ed, probable futur Premier Ministre en 2015). David Miliband a profité des turbulences pour démissionner de son poste de député local et partir faire du caritatif à New-York.

Une association locale de mineurs de fond a vigoureusement protesté en exigeant le retour de la bannière des mineurs prêtée au club en 1998 (accrochée en évidence dans les couloirs du Stadium of Light – étage bureaux et directoire –, elle symbolise la lutte de la classe ouvrière pour les droits sociaux. Le nom d’Arthur Scargill, l’ennemi juré de Margaret Thatcher, y figure en bonne place). Avant de se rétracter, quand Paolo Di Canio déclara « ne plus être fasciste ». De leur côté, les médias britanniques, par l’odeur d’un scandale PL alléché, se sont déchaînés contre Di Canio alors qu’il vit au Royaume-Uni depuis belle lurette (comme joueur : Celtic, Wednesday, West Ham, Charlton) et a managé Swindon Town (gros club de D3) pendant vingt mois dans l’indifférence politique générale. Certes, l’effet PL amplifie toute controverse au-delà du raisonnable mais on peut légitimement s’interroger sur la position ambivalente (voire hypocrite) de nombreux médias dans cette affaire. En définitive, dans ce bal des faux culs, on ne sait plus trop qui pointer du doigt.

Le manager
Paolo Di Canio. Arrivé comme un panzer (de Swindon Town) après le limogeage de Martin O’Neill le 31 mars (7 victoires sur les 38 derniers matchs), il a redynamisé l’équipe et sans doute permis le maintien.

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Photos de la saison

Di Canio, à Saint James' Park (0-3)

Di Canio, à Saint James

Swansea (9è, 46 points, G-A -4 / 47 buts pour / 51 contre)

Résumé de la saison
Plus faible budget de Premier League, les Gallois de Swansea auront connu une belle saison. Bien entendu, ce n’est pas encore la panacée, mais on s’attendait à pire en début de saison. Au final, les Swans présentent un bilan équilibré (11 victoires, 13 matchs nul et 14 défaites) en championnat, mais surtout ils ramènent la League Cup après une victoire 5-0 en finale face à Bradford City (D4).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Michu, incontestablement l’affaire de la saison en PL (acheté pour un risible 2M £), auteur de 18 buts, soit 40 % des buts Swans en championnat. On notera également le bon comportement de l’axe défensif Chico-Williams, qui a bien tenu la baraque cette saison, Chico inscrivant d’ailleurs un but à Anfield en League Cup.

Signalons également le bon comportement de Jonathan De Guzman, arrivé cet été, en prêt, de Villareal. Il a été l’auteur de 8 buts et 10 passes décisives en 45 apparitions, ce qui en fait le joueur le plus utilisé par Laudrup.

Côté déceptions, Nathan Dyer a été inconstant et Itay Shechter a été peu prolifique, avec seulement 1 but et 1 passe décisive en 19 rencontres.

Les objectifs principaux seront d’étoffer l’effectif, on parle notamment de Lukaku, d’Arouna Koné et de Junior Hoilett. Il faudra également réussir à garder Michael Laudrup et Michu (qui ont tous deux signé une prolongation de contrat en mars et janvier respectivement), c’est bien parti pour le premier qui souhaite rester à Swansea (malgré des rumeurs l’annonçant à Everton). Davantage de victoires à domicile (6 seulement) serait aussi le bienvenu.

L’homme invisible
On ne va pas se mentir, dur de remplir cette rubrique, car Laudrup a su profiter au maximum des ressources de son effectif.

Highlights
L’épopée League Cup conclue sur cette victoire 5-0 sur Bradford, premier trophée majeur du club depuis sa création en 1912. On se souviendra notamment de la victoire 3-1 à Anfield face à Liverpool, ainsi que de celle face à Chelsea, en demi-finale aller, à Stamford Bridge (2-0).

En championnat, on ne peut pas oublier la victoire sur Arsenal, à l’Emirates, avec deux buts de Michu en fin de partie.

Lowlights
La déculottée prise à Liverpool (5-0), même si ce fut avec une équipe B composée de seulement quatre titulaires (pour cause de finale de Coupe de la Ligue). Les défaites à domicile face à Norwich et Fulham, sur les scores de 3-4 et 0-3. Va falloir corriger le tir, messieurs.

Le manager
Pour une première anglaise, c’est un succès retentissant. Laudrup s’est parfaitement fondu dans le moule laissé par ses prédécesseurs Martinez et Rogers, faisant pratiquer à son équipe un jeu très plaisant. Il devra confirmer l’an prochain, tout en essayant de rester dans la première partie du tableau.

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Photo de la saison

Ils ressemblent vraiment à rien, les boys bands, de nos jours.

Ils ressemblent vraiment à rien, les boys bands, de nos jours.

La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Fulham (12è, 43 points, G-A -10 / 50 buts pour / 60 contre)

Résumé de la saison
Une saison qui ressemble aux précédentes, à Craven Cottage. Cinq défaites de rang (dont quatre à domicile) pour conclure l’exercice n’ont pas été de trop pour faire monter l’adrénaline des spectateurs, plus habitués depuis dix ans aux Prozac qu’aux bêta-bloquants (hors période européenne sous Hodgson, riche et inattendue). Depuis leur retour en Premier League, le Manchester United of the South est un club discret qui se maintient bon gré mal gré. Une saison pour rien ?

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Berbatov est incontestablement l’homme fort de l’attaque, quoiqu’il ait eu tendance à inhiber ses coéquipiers (tel Rodallega, qui fut décevant). Ailleurs, Steve Sidwell et Sascha Riether ont réussi leurs saisons, Martin Jol priant pour que ce dernier, prêté par le 1. FC Cologne, puisse rester au club.
Les objectifs demeurent simples, en apparence : garder Berbatov et compter sur les jeunes pousses qui poussent (Frei, Kačaniklić, etc.).

L’homme invisible
Simon Davies, rongé par les blessures depuis la mi-2011, n’a pas été vu sur un terrain de Premier League depuis le 4 mars 2012 et un match contre Wolverhampton (victoire 5-0). Fin janvier-début février, il était remplaçant sur deux matchs, un oasis entre deux traversées du désert. Le Gallois aura 34 ans cette année.

Highlights
Première journée, 5-0 face à Norwich et première place (ex aequo) du championnat. Ils l’auront été une fois.

Lowlights
S’il n’y a pas grand-chose de positif à se mettre sous la dent, on peut retenir plusieurs choses négatives : les séries de sept matchs sans victoire entre fin octobre et début décembre et de six matchs sans victoire (six défaites, dont quatre à domicile) entre début avril et mai.

Le manager
De ce que nous avons pu lire ici ou là, les supporters ont tendance à imputer la saison moyenne du club au manque de moyens, amnistiant de fait Martin Jol. Son passé parle pour lui, mais rien n’indique une évolution notable sur les deux années qu’il vient de passer à Fulham. D’ailleurs, on parle de le remplacer.

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Photo de la saison

Keep calm and pass me the ball.

Keep calm and pass me the ball.


Si vous êtes fan de Berbatov et de son goût pour le collectif, vous pouvez acheter le tee-shirt.

Liverpool (7è, 61 points, G-A +28 / 71 buts pour / 43 contre)

Résumé de la saison
Encore une saison de transition pour les Reds, ça commence à faire beaucoup. Le début de saison a été catastrophique, et Liverpool s’est surtout montré incapable d’enchaîner les victoires cette saison (leur plus longue série de victoires consécutives est de… trois). Une première moitié de saison au-delà de la dixième place, puis une timide remontée pour finalement assurer une place de septième, loin de l’Europe mais peut-être en accord avec leur niveau réel.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Du côté des satisfactions, outre l’incorrigible Luis Suarez, détesté de tous les fans de football, sauf ceux des Reds, il aura fallu attendre le mercato d’hiver pour voir souffler un vent de fraîcheur sur la Mersey. Les arrivées de Coutinho et Sturridge (10 buts en 14 matchs pour l’international anglais) ont fait énormément de bien au jeu offensif jusqu’alors stérile et peu inventif de Liverpool. En plus, ils aiment jouer ensemble (et ça va dans les deux sens) Le retour de Lucas a également énormément apporté au collectif, et (on trouve les satisfactions où l’on peut) même Downing s’est mis à marquer.

La plus grande déception de la saison est sans conteste Joe Allen. Arrivé dans les bagages de Rodgers, on attendait du Gallois qu’il soit la nouvelle plaque tournante de l’équipe. Il n’en fut rien. Rarement dans le tempo et peu enclin à se projeter vers l’avant, le milieu a déçu, malgré des premières prestations encourageantes (nommé Joueur du mois de Liverpool en Août), pour finir la saison blessé, et avec un compteur de buts et de passes décisives vierge (en Premier League).

On attendra certainement plus de lui la saison prochaine, comme on a hâte de revoir Coutinho et Sturridge, et peut-être d’assister à l’éclosion de Suso et Sterling, en qui le club fonde beaucoup d’espoirs, comme en Robinson, Flanagan ou Coady pour le secteur défensif. L’Academy a encore de beaux jours devant elle.

L’homme invisible
Très souvent blessé, Fabio Borini a joué de malchance cette saison. Première recrue du club l’été dernier, l’Italien a enchaîné les pépins physiques et n’a pu disputer que 13 matchs de Premier League, dont seulement 5 titularisations, durant lesquels il a néanmoins montré pourquoi Rodgers tenait à le recruter.

Highlights
L’inconstance de cette équipe a conduit à quelques coups d’éclat (victoire 3-2 contre Tottenham, deux fois 2-2 contre Manchester City) et surtout à quelques belles raclées (5-0 à Anfield contre Norwich et Swansea, et surtout 6-0 à St. James’ Park conte les Magpies) qui font regretter à ses supporters qu’elle n’ait pas joué à ce niveau toute l’année.

Lowlights
Il y a également eu beaucoup de désillusions. Si les fans sont habitués à s’incliner de justesse contre l’ennemi mancunien (cette saison encore, 2-1 à Old Trafford et Anfield), les défaites à Stoke ou WBA et surtout à Anfield contre Aston Villa (1-3) et encore WBA (0-2) ont dû faire mal au fondement.

Le manager
Précédé par sa réputation d’entraîneur tourné vers le jeu, Rodgers est arrivé l’été dernier avec deux objectifs à court terme : faire de Liverpool une équipe plaisante à voir jouer, et rajeunir l’équipe première. Les deux objectifs n’ont été qu’à moitié respectés. Si l’équipe a, par moments, marché sur l’eau, elle s’est beaucoup noyée dans son manque d’imagination sur le plan offensif. Et quand bien même on ne peut pas discuter l’apport de monstres sacrés comme Carragher ou Gerrard, les recrutements de Coutinho, Borini ou Sturridge, et les apparitions répétées de Wisdom, Sterling ou Shelvey ont contrebalancé les prestations délicates des “vieux” comme Downing ou Enrique.
Il va juste falloir penser à gagner des titres maintenant.

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Coutinho et Sturridge, l'avenir des Reds

Coutinho et Sturridge, l'avenir des Reds

Parce qu’il aurait été trop facile de prendre le bouffage de bras de Suarez.

Manchester City (2è, 78 points, G-A +32 / 66 buts pour / 34 contre)

Résumé de la saison
Une saison décevante au regard des attentes du club. Avec trois nuls sur les cinq premiers matchs, City ne partait pas sur les meilleures bases. En novembre, à la suite d’une bonne série, l’équipe parvenait à chiper la première place à United, mais l’abandonnait au match suivant (voir illustration ci-dessous). Pour ne plus jamais la revoir. Alors solidement accroché à leur deuxième place, ils ont surtout pêché en attaque (64 buts marqués cette saison contre 93 l’an passé).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
On ne veut pas devenir Newman à la place de Newman. Allez donc lire son article, et notamment son passage sur le Club des Cinq. Place aux experts.

L’homme invisible
Micah Richards, blessé d’octobre à avril à cause de son genou. Une préparation tronquée par une sélection aux Jeux Olympiques, puis une blessure. Résultat : seulement sept matchs cette saison, dont un en Coupe d’Europe (à Amsterdam, perdu 3-1). Son contrat court jusqu’en 2015. Une saison de Coupe du Monde, c’est l’occasion de remonter la pente.

Highlights
Bon début de saison, tout de même, avec quinze premiers matchs sans défaite. Et même avec 15 points de retard, la victoire à Old Trafford, début avril, réjouit les supporters en compensant (un peu) la défaite de l’aller.

Lowlights
Cette défaite à l’Etihad Stadium qui les relègue justement à 6 points, début décembre. Puis la fin janvier-début février (deux points en trois matchs) enterre leurs espoirs. Plus récemment, la défaite en finale de FA Cup écorne un peu plus l’image déjà un peu pâle de leur saison. Mancini, qui voulait partir sur un accord majeur, termine sur une note dissonante (ce qui ne l’empêchera pas, dans six mois, d’aller se plaindre auprès de Rybolovlev du manque de moyens mis à sa disposition).

Le manager
Mancini avait trois ans pour convaincre. Il a été renvoyé avant même la fin du championnat, signe qu’il n’était plus du tout en odeur de sainteté. David Platt le suit. Pelligrini se chargera sans doute de tourner la page. A vous de juger.

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Photo de la saison

Mario avait réussi à mettre correctement sa chasuble, mais il doit désormais se faire aider pour l'ôter.

Drame du quotidien : Mario avait réussi à mettre correctement sa chasuble, mais il doit désormais se faire aider pour l'ôter.

Mancini/Balotelli. Une relation je t’aime moi non plus, ponctuée par un départ du joueur au Milan AC. Et, de façon plus générale concernant Mancini, une relation très tendu avec ses joueurs, que ce soit Nasri, Tevez ou Hart, des propos publics qui ne respirent pas la confiance.

Manchester United (1er, 89 points, G-A +43 / 86 buts pour / 43 contre)

Résumé de la saison
United n’avait pas connu la défaite en match inaugural depuis 2004 et Chelsea (0-1). A la fin de cette saison-là, Mourinho avait emmené ses hommes au sommet du pays en comptant 95 points. Un record qu’aurait pu battre United s’ils avaient gagné leurs quatre derniers matchs.

Le titre déjà en poche, les mancuniens ont logiquement relâché la pression à l’issue d’une saison solide, au prologue délicat (deux défaites, une victoire miraculeuse à Southampton) mais acquis grâce à un rythme infernal jusqu’en mars (25 victoires en 30 matchs).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Si l’on devait dégager un joueur par ligne : De Gea, qui confirme tout le bien qu’on pensait de sa première saison ; Rafael, dont les progrès accomplis cette saison sont remarquables ; Carrick, dont la présence dans l’entrejeu est devenu indispensable à l’équilibre de l’équipe ; Van Persie, dans la lignée de sa saison précédente à Arsenal (25 buts et 8 passes décisives). Signalons en outre l’excellente saison de Jonny Evans et de Danny Welbeck.

La première partie de saison de Giggs fut pénible, avant de trouver du souffle à partir de février. Kagawa n’a pas (encore) exprimé tout son potentiel, et les ailiers (Young, Nani, Valencia) n’ont pas brillé outre mesure.

L’homme invisible
De retour titulaire à la compétition, Darren Fletcher marquait un but contre QPR, fin novembre. De bon augure pour l’écossais, en proie à une maladie intestinale qui le tenait éloigné des terrains depuis 2011. Mais la malchance le poursuivant, il doit dès la mi-janvier tirer un trait sur sa saison. Dans son discours d’adieu, Ferguson eut un mot envers son ancien protégé et a semblé optimiste.

Highlights
Le triplé de Van Persie contre Southampton (3-2), la première mi-temps contre Reading (4-3), les deux victoires contre Liverpool, la déviation de Samir Nasri, les sept victoires d’affilée entre fin janvier et fin mars (treize buts marqués, un encaissé) qui assurait le titre à 95% (cinq points d’avance fin janvier, quinze fin mars).

Lowlights
Le non-match à Norwich (0-1), les errements défensifs du début de saison (plus gros nombre de buts encaissés depuis la saison 01/02) et l’élimination en FA Cup contre Chelsea alors que l’équipe avait le premier match en main (2-0).

Le manager
Comme Ferguson entra à Old Trafford avec son cortège de railleries sous la pluie anglaise, entre ici, David Moyes, avec ton admirable cortège. Avec ceux qui t’ont accompagné depuis le début, les Mikel Arteta, les Tim Cahill, les Tim Howard, les Victor Anichebe. Avec ton accent écossais qui ne dépaysera pas tes nouveaux protégés. Avec ta virginité en Ligue des Champions, avec tes craintes et tes ambitions, avec ton désir de gagner un titre collectif, et plus seulement individuel. Entre parmi le peuple né à Newton Heath et plus nombreux que jamais à t’accueillir dans la caste des grands.

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Photo de la saison

la parfaite panoplie du beau gosse.

Regard au loin, col roulé à zip, bras croisés : la parfaite panoplie du beau gosse.

Dévoilée en novembre, la statue de Ferguson sonne a posteriori comme les premières prémices de son départ, qui n’était, si l’on en croit l’intéressé, pas à l’ordre du jour. 1500 matchs sur le banc d’Old Trafford toutes compétitions confondues depuis 1986, et une moyenne de six victoires sur dix matchs environ. Sa retraite fut multi-commentée. Ajoutée à celle de Jimmy Davies, ce sont 76 années de coaching qui s’achèvent. Soit 700 fois plus que la carrière managériale de Paul Gascoigne.

À suivre…

La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Arsenal (4è, 73 points, G-A +35 / 72 buts pour / 37 contre)

Résumé de la saison
Saison habituelle des Gunners, assurant généralement contre les petits et encaissant défaite sur défaite contre les gros. Après une première moitié de saison assez catastrophique (Arsenal pointait à la 10e place après la 15e journée, à déjà quinze points du leader), les hommes de Wenger se sont bien rattrapés en décembre et après la non-trêve, terminant grâce à une série de dix matchs sans défaite - dont huit victoires, à une quatrième place bien plus conforme aux ambitions du club. Mais bon, encore une saison sans trophée, ça commence à faire beaucoup.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Au rayon satisfactions, le quatuor offensif des Gunners a plutôt bien réussi sa saison : Giroud et Podolski terminent à 11 buts, Walcott à 14 et Cazorla – mention spéciale à la meilleure recrue de la saison – à 12. Arrivé au mercato hivernal pour renforcer un secteur défensif bien faible à gauche, Monreal a bien tiré son épingle du jeu, on espère le voir plus souvent l’année prochaine. Sinon, on attend toujours que Wilshere, Ramsey et Oxlade-Chamberlain explosent réellement.

Du côté des déceptions, et malgré un Koscielny solide dans l’ensemble, la défense a sombré, Mertesacker n’étant précieux que sur les phases arrêtées, tandis que Sagna et Gibbs ont évolué très loin du niveau qu’on leur connaît. La décence nous interdit de parler d’André Santos.

L’objectif la saison prochaine sera, encore et toujours, de remporter un titre tout en continuant à se qualifier pour la Champions’ League. On attend également beaucoup de l’éclosion de plusieurs jeunes (Coquelin, Miquel, Frimpong) qui pourrait devenir des alternatives crédibles à certains cadres en méforme.

L’homme invisible
Comme d’habitude, on a encore trop peu vu Rosicky, blessé à l’Euro et de retour en fin d’année 2012.
Sinon, vous saviez que Squillaci joue encore à Arsenal ?

Highlights
La victoire 5-2 face au rival Tottenham est sans conteste l’une des plus belles satisfactions pour les fans, malgré le fait qu’elle soit intervenue au milieu d’un mois de novembre catastrophique pour les Gunners. Et bien sûr la fin de saison sur un rythme effréné, 12 victoires sur les 16 derniers matchs pour trois nuls et une seule défaite (contre… Tottenham), et une troisième place qui leur échappe pour un but et quelques minutes.

Lowlights
Les éliminations des coupes, d’abord en quarts de la League Cup contre Bradford (D4), aux tirs au buts, puis celle, tout aussi surprenante, à domicile contre Blackburn (D2) en huitièmes de la Cup.
De manière plus pragmatique, il faut souligner le relatif manque d’efficacité devant, qui a empêché l’équipe la plus flamboyante d’être aussi la plus forte.

Le manager
L’Alsacien (je pense qu’il n’est plus la peine de le présenter) affiche une nouvelle fois une saison blanche, et est, depuis peu, ouvertement critiqué par les supporters, jugeant que la politique de jeunesse prônée par Wenger ne porte pas ses fruits.

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Photo de la saison

On a dépassé les huit ans sans titre pour Arsenal. Et vous pouvez du coup deviner quand a été pris ce screenshot.

On a dépassé les huit ans sans titre pour Arsenal. Et vous pouvez du coup deviner quand a été pris ce screenshot.

Aston Villa (15è, 41 points, G-A - 22 / 47 buts pour / 69 contre)

Résumé de la saison
Cela devait être une saison de transition, faisant suite à une saison de merde (signée Alex McLeish). Au final, ce fut une saison transitoire assez merdique mais placée sous le signe prometteur de la jeunesse, ça aurait au moins fait plaisir à LSD. Villa a flirté avec la relégation du début à la fin. N’a cependant guère été épargné par les blessures, deuxième club le plus esquinté de la Allo Maman Bobo League (derrière Newcastle).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Rayon satisfactions, le Belge Christian Benteke, seulement 22 ans et auteur d’une superbe saison, 19 buts (4è au classement des buteurs), logiquement élu Aston Villa Player of the Year. Avec 23 pions en 39 matchs, il est le premier Villan à atteindre 20 buts depuis Juan-Pablo Ángel en 2003-04. A planté 40 % des buts Villans en championnat. Le gardien Brad Guzan, libéré par Villa à l’intersaison 2012 (!), a largement justifié la décision du manager d’écarter Shay Given.
Plusieurs jeunes se sont distingués. L’Autrichien Andreas Weimann, 21 ans (ailier gauche, parfois attaquant de soutien – 7 buts PL, 12 en tout/38 matchs), les milieux Ashley Westwood et Fabian Delph, tous deux 23 ans (ce dernier, après pas mal de blessures, éclate enfin au plus haut niveau depuis son transfert à 6M £) ; ainsi que le latéral droit Matthew Lowton, 23 ans, transfuge de Sheffield United en D3 (a inscrit deux superbes buts).
Côté déceptions, Charles N’Zogbia (21 apparitions PL, 2 buts, utilisé comme « remplaçant d’impact ») s’enfonce dans l’anonymat, même s’il faut souligner son indisponibilité de trois mois pour blessures. Gabby Agbonlahor – lui aussi blessé on/off – continue à frustrer, capable du meilleur comme du pire (a toutefois fini la saison en boulet de canon). Pour Stephen Ireland, voir plus bas.
L’objectif principal du club à l’intersaison sera de garder Benteke ainsi que leurs meilleurs jeunes et renforcer la défense (surtout latéral gauche et arrière central), 69 buts encaissés est lourd. Il faudra également acquérir un ou deux joueurs expérimentés au milieu (au moins pour remplacer Stiliyan Petrov) et solidifier le mental de cette jeune équipe. AV a d’ailleurs battu des records de précocité cette saison, 24 ans de moyenne d’âge avec quelques XI alignés à moins de 23 ans, notamment contre Stoke et Wigan en décembre. La jeunesse pourrait s’avérer être un atout majeur pour le club de Birmingham : outre les bonnes performances des jeunes de l’équipe première, Villa a remporté la NextGen Series, la Ligue des Champions des U19 (victoire sur Chelsea en finale).
Il faudra aussi faire davantage vibrer son public l’an prochain : seulement cinq victoires à domicile cette saison.

L’homme invisible
Plusieurs grosses pointures ont joué l’Arlésienne. Shay Given, 37 ans, titulaire l’an dernier, a été écarté au profit de l’Américain Brad Guzan. Darren Bent, en froid avec le manager (et en concurrence avec Benteke) a surtout ciré le banc. Stephen Ireland a quant à lui été mis en cave. L’Irlandais, un encavé payé 4M £/an, n’a joué que 782 minutes. N’a pas raté une seconde du concert mancunien de Justin Bieber par contre.

Highlights
Deux fulgurances dans la médiocrité : la victoire 3-1 contre contre Liverpool à Noël et le magistral 6-1 à domicile contre Sunderland le 29 avril.

Lowlights
Avec une saison pareille, on a l’embarras du choix. Parmi les bonnes tonkings (raclées), celle reçue par Chelsea à Noël (8-0) restera dans les annales. De même que la défaite sans coup férir (3-1) en demi-finale aller de League Cup contre Bradford, D4. Noël fut peu festif : 1 point de pris sur 4 matchs, 17 buts contre, 2 pour.

Le manager
Paul Lambert, arrivé l’été dernier. Prône un jeu au sol et offensif. Bilan mitigé disent certains, honorable rétorquent d’autres (compte tenu du contexte). Parfois forcé d’aligner les jeunes à cause des blessures et mesures d’austérité financière décrétées par le club (baisse de la masse salariale d’environ 10 %).

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Photo de la saison

Stephen Ireland en plein entraînement.

Stephen Ireland en plein entraînement.

Chelsea (3è, 75 points, G-A +36 / 75 buts pour / 39 contre)

Résumé de la saison
Chelsea a entamé sa saison de manière tonitruante, avec seulement un nul pour sept victoires jusqu’à fin octobre, ce qui lui a permis de se positionner comme un sérieux candidat au titre, et d’être en tête du championnat jusqu’à la 9e journée. Les semaines suivantes ont été beaucoup plus délicates pour les Blues : seulement quatre points en sept matchs, aucune victoire et des défaites surprenantes, à West Bromwich et à West Ham notamment.
La défaite contre WBA a d’ailleurs été fatale à Di Matteo, licencié sans ménagement malgré le soutien des fans.
Durant le reste de la saison, Rafa Benitez a mené son équipe à des coups d’éclat (victoires 8-0 contre Villa, victoires également contre Arsenal et à Manchester United), mais il n’a pas réussi à insuffler à son équipe un rythme assez soutenu pour concurrencer les deux Manchester, que Chelsea a regardé de très loin se bagarrer pour le titre.
Bon, Chelsea a quand même gagné un titre en Europa League, la saison était loin d’être désastreuse.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
On ne peut parler de Chelsea sans évoquer Frank Lampard. Le milieu de terrain a, avec ses 14 buts, dépassé Bobby Tambling et est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club (203 buts). L’ensemble de l’équipe a d’ailleurs réalisé de belles choses, de l’adaptation fantastique d’Eden Hazard à Londres au rôle prépondérant que joue désormais Mata au sein de l’attaque des Blues (les deux joueurs ont d’ailleurs été nommés dans l’Equipe Type de l’année), en passant par les performances ô combien précieuses de Ramires au milieu ou l’explosion d’Oscar. En défense, si Cahill a été discret et si Ashley Cole s’est tapé des jumelles (les mêmes que Patrice Evra), David Luiz s’est distingué par sa solidité et ses coups-francs lumineux, et Ivanovic a encore une fois été décisif défensivement et offensivement.
Du coup, peu de déceptions dans l’effectif, si ce n’est celle de la légende John Terry. Entre sa suspension pour propos racistes envers Anton Ferdinand et ses frasques dans et hors du vestiaire, le désormais ex-capitaine des Blues n’est apparu que 11 fois sur la pelouse en Premier League, dont huit titularisations seulement.
L’année prochaine, Chelsea tentera encore une fois de se mêler à la course au titre, en misant sur ses individualités, mais aussi sur un collectif en net progrès.

L’homme invisible
On a très peu vu l’ex-super sub de Liverpool, Yossi Benayoun (aucune titularisation pour trois entrées en jeu en PL), et on n’a pas vu du tout Florent Malouda, qui s’est entraîné toute la saison avec les jeunes du club, après ses vélléités de départ avortées par ses demandes salariales exorbitantes (on le comprend, toucher 80 000 £ par semaine pour glandouiller, ça fait rêver).

Highlights
Hormis la victoire en Europa League, la déculottée infligée à Aston Villa (8-0) à deux jours de Noël a marqué les esprits. Un match plein et une révélation : Lucas Piazon, prêté par la suite à Malaga, mais qui pourrait faire son trou la saison prochaine dans l’effectif des Blues.

Lowlights
Parmi les sept défaites en championnat, on retiendra surtout celle concédée à domicile contre QPR (seulement la deuxième victoire de la saison pour les Hoops), 0-1, pour fêter la nouvelle année 2013. Une fête pas top, donc.

Le manager
Roberto Matteo, adulé ar le public mais par par Abramovitch a laissé sa place en novembre à Rafa Benitez (l’inverse). Les résultats n’ont pas été franchement meilleurs, mais Benitez a ramené un titre, là où Di Matteo avait perdu le Community Shield et la Supercoupe d’Europe. Cela dit, Benitez a perdu la finale de la Coupe du Monde des Clubs.
Heureusement, José Mourinho devrait arriver et tout gagner.

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Photo de la saison

Comment bien accueillir un nouvel entraîneur, leçon 1.

Comment bien accueillir un nouvel entraîneur, leçon 1.

Everton (6è, 63 points, G-A +15 / 55 buts pour / 40 contre)

Résumé de la saison
Abonné aux débuts de saison paresseux, Everton a commencé cet exercice en signant deux victoires d’éclat, contre MU puis à Aston Villa. Prometteur, tant dans le jeu que dans les résultats. Mais si les Toffees ont peu perdu, ils ont concédé énormément de matchs nuls (presque autant que Bordeaux, c’est dire). Toujours dans le coup à Noël, ils ont commencé à ressentir les effets de la dinde en janvier, et février leur a été fatal. Ils terminent sixième, une place qu’ils occupaient depuis début février. Sans doute la place qui correspond à leur effectif.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Derrière, Leighton Baines fut monstrueux tout au long de la saison, et le prix demandé l’été dernier (15M£) ne fera sans doute pas fuir les intéressés une deuxième fois. Sylvain Distin fait partie de ces hommes qu’on oublie de citer dans les bilans mais qui y ont pourtant toute leur place, eu égard à son importance dans le schéma défensif des Toffees. Son compère du centre, Seamus Coleman, est son digne successeur.
Devant, Kevin Mirallas, Steven Pienaar et, surtout, Marouane Fellaini ont excellé, ce dernier produisant sa meilleure saison depuis son arrivée (meilleur buteur, onze buts, et co-meilleur passeur, cinq passes).
Devant, toujours, il manque un buteur, un vrai. Anichebe (6 buts) et Jelavic (7 buts) sont de bons joueurs, mais limités. Il manque également un banc, sur lequel hormis Naismith, on ne compte pas beaucoup de joueurs remarquables.
Difficile de tirer des plans sur la comète à propos de la saison prochaine, les choix sur celle-ci dépendant en grande partie du futur manager. Mais s’ils parviennent à garder leurs meilleurs éléments (pas simple) et qu’ils recrutent intelligemment devant, gageons que Goodison Park luttera pour la C1 en 2014.

L’homme invisible
Pas (encore) parvenu à se rendre utile aux yeux de Moyes, Magaye Gueye est parti à Brest à la toute fin janvier pour remplacer Ben Basat. Il a joué sept matchs et n’a marqué aucun but. Faut dire qu’il était barré par Benschop. Cela dit, il est encore jeune.

Highlights
Un superbe premier mois de compétition, un très beau mois de mars (trois victoires en trois matchs) et une sixième place. Juste devant Liverpool, pour la deuxième année consécutive. Une première. Ca pourrait suffire à leur bonheur.

Lowlights
La défaite à domicile (sèche et cruelle) contre Wigan en quart de finale d’une FA Cup dont la finale était à leur portée. Une palanquée de matchs nuls qui crée du surplace et fait de cette cinquième place une limite décidément infranchissable.

Le manager
Quid du successeur de David Moyes ? On parle ardemment de Roberto Martinez. En dépit des spéculations, le train Toffee est sur d’excellentes bases, et le nouveau manager n’aura aucun mal à le prendre en route.

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Photo de la saison

David Moyes a beau être un entraîneur respecté, il n'en est pas moins rouquin.

David Moyes a beau être un entraîneur respecté, il n'en est pas moins rouquin.

David Moyes en 2002, lors de son arrivée à Everton, à qui il a amené consistance et régularité au sein de la première partie de tableau du championnat. Sur les sept dernières saisons (inclus celle-ci), Everton n’a jamais terminé en-deçà de la huitième place.

À suivre…