Posts tagged ‘Ashely Cole’

Troisième et avant-dernière partie des évènements et futilités du mois de janvier dans le football anglais, un mois particulièrement chargé… Aujourd’hui, du 20 au 23 (première partie ici, la deuxième ici).

Au Sommaire :

  • Jermaine “Ashley Cole” Pennant et ses péripéties routières
  • The Embassy Club, ex repaire fêtard pour footeux
  • Man United interdit Twitter
  • Un Harry Redknapp fort lent dépouillé à Madrid avant d’admirer Forlan
  • Ronaldo joue les Hamidovic
  • Amusant exemple de fair-play en non-League
  • Tout sur la 24è journée de Premier League et les TOP XI & FLOP XI
  • Berbatov dans les temps du record de hat-tricks en PL

 

Jeudi 20 janvier

Jermaine Pennant (Stoke City) refait parler de lui. Mais cette fois, ni histoire de Wag trompée qui lui cisaille pour 200 000 £ de fringues ou de dispute domestique qui tourne mal.

Marca nous apprend que le bien nommé Pennant (= fanion) a abandonné sa Porsche sur le parking de la gare de Saragosse pendant cinq mois ! (il a quitté Zaragoza pour Stoke l’été dernier - prêt, puis achat des Potters à Noël). Le plus incroyable, c’est que le distrait Jermaine avait tout simplement oublié l’existence de cette Porsche ! Il y a quelques jours, un employé du Real Zaragoza téléphone à la tête en l’air en lui demandant quand il compte venir la chercher. Conversation surréaliste entre l’employé trilingue et le Pierre Richard du foot anglais (traduction réalisée par TF1) :

EMPLOYÉ : «¡Hola! Señor Pennant ¿Qué tal? hombre »

JERMAINE PENNANT : « M’étale good, thank you »

E : « Usted could venir buscar votre Porsche on the parking of la gare de Saragosse ? »

JP : « Quelle Porsche ? J’ai pas d’ Porsche »

E : « Señor Pennant, es una Porsche immatriculée à votre nom, P33NNT, c’est bien la vôtre, non ? On a inspected the interior, et c’est à vous, aucun doute ».

JP : « Ah, ben là vous m’étonnez, je me souvenais plus posséder une Porsche… Bon, ben je vais la faire rapatrier à Stoke alors »

- Mince, où est-ce que j'ai mis ma Porsche ?

- Damn ! Où est-ce que j'ai garé ma Porsche moi ? Est-ce que j'ai une Porsche déjà ? Dans quel club joue-je ?

Pennant, 28 ans et l’un des grands galvaudeurs de talent du football anglais, fut recruté par Arsenal à l’âge de quinze ans pour la somme record de deux millions de livres (de Notts County). Cependant, c’est son rapport délicat avec la voiture qui l’a véritablement « fait connaître du grand public ».

Son acte séminal, et le début de sa « fall from grace », eut lieu il y a exactement six ans. Le 23 janvier 2005, il sort du célèbre Embassy Club, Mayfair (centre über-chic de Londres), le cerveau embrumé par quelques verres.

Un aparté sur cet Embassy Club. A l’époque, c’est une zone fêtarde prisée des footballeurs. En janvier 2006, Ashley Cole, en compagnie de Bobby Zamora et d’Anton Ferdinand, assure la notoriété de la boîte en se retrouvant à moitié à poil et pieds nus dans les rues de Chiswick - ouest de Londres - après une fête commencée à l’EC, et achevée dans la panique à 5h30 du mat’ avec un Ashley Cole s’échappant par une fenêtre et courant dans les rues poursuivi par un malabar qui voulait lui faire sa fête (une histoire de coucherie interrompue ?).

En mai 2006, c’est au tour de Wayne Bridge de faire parler du night-club, bagarre devant la boîte VIP, le latéral gauche est blessé.

Puis, à la même période, re-Ashley Cole. Ce pilier de l’EC (et alors Gunner), y avait bruyamment célébré le titre de… Chelsea, fête dûment racontée dans son autobiographie, où il se décrit élégamment comme « hammered » ce soir-là (meulé). Quelques semaines plus tard, il rejoignait ses amis Blues.

Il s'est dépouillé pour faire connaître The Embassy

Il s'est dépouillé pour faire connaître The Embassy

Revenons à notre Jermaine. Il émerge donc de l’EC à 4h30 du matin la gueule enfarinée. Sagement, il prend un taxi pour regagner son domicile, à Barnet (nord de Londres). Juste avant de se coucher, le galant Jermaine téléphone à sa dulcinée (qui vit à Bristol), il veut lui souhaiter bonne nuit (elle rentre probablement de boîte elle aussi). C’est beau l’amour longue distance. Sauf que l’impénitent gaffeur ne se contente pas de lui conter une poétique histoire de tabloïd pour la conduire doucement dans les bras de Morphée, il se propose de la retrouver sur le champ ! (Bristol est à 200 kilomètres de Londres, et bonjour la circulation sur l’autoroute M4). Il lui explique qu’il meurt d’envie de la voir et comme il ne figure pas dans l’effectif Gunners le lendemain, c’est tout bon (huit jours plus tard, il sera prêté à Birmingham City).

Il est déjà sous le coup d’une interdiction de conduite de seize mois et, bien évidemment, il roule sans assurance. Mais Jermaine n’est pas homme à laisser ces petits désagréments lui gâcher la soirée. The night is young, et à 5 h du mat’, il prend le volant de sa Mercedes et fonce. Le hic c’est qu’il ne trouvera jamais l’autoroute M4, malgré son satnav… Il se perd et atterrit en pleine campagne, près d’Aylesbury, à cinquante kilomètres de là. Il est six heures du matin, il fait un froid de canard, il est claqué et plus déboussolé qu’un candidat de Koh Lanta après deux mois de moustiques, de manioc cru, de Denis Brogniart et d’épreuves à la mords-moi-défais-moi-le-noeud. Mais surtout, il est encore plus bourré que perdu.

Ce qui devait arriver arriva, mais de manière bien plus spectaculaire que pour le commun des bourrés. Au sortir d’un virage, il se mange violemment un lampadaire, qui vient s’encastrer sous sa voiture (mobilier urbain lowcost en Angleterre). L’assourdissant trio Pennant-Mercedes-Lampadaire fait ainsi son petit bout de chemin avant de se faire inexorablement rattraper par la patrouille, certes, parfois un peu endormie en campagne mais qui n’a eu ici aucun mal à détecter notre trublion de l’autre bout de la ville.

L'action, au ralenti

L'action, au ralenti

Voici l’authentique et surréaliste dialogue ce soir-là entre une marée chaussée médusée et un Jermaine hébété, presque étété, jusqu’à oublier son nom :

POLICE : « Vous pouvez m’expliquer la présence de ce lampadaire sous votre voiture ? »

PENNANT [sonné et ayant du mal à parler] : « Euh… je crois que j’ai perdu le contrôle de ma voiture en bidouillant mon satnav… beurp [rot] »

POLICE : « Votre nom et vos papiers s’il vous plaît »

PENNANT : «Désolé, je n’ai pas mes papiers… Je m’appelle Ashley Cole »

POLICE : « Monsieur Cole, soufflez dans le ballon »

(verdict : 1,94 g d’alcool dans le sang).

                                          

Le 28 janvier 2005, devant le Magistrates Court d’Aylesbury, Jermaine déclare avoir donné un faux nom car il craignait les répercussions. C’est vrai qu’en se faisant passer pour Ashley Cole, le juge avait des chances d’être plus indulgent… En fait, un demi mensonge, car la voiture appartenait à Ashley Cole, alors son coéquipier à Arsenal. Pennant déclare ignorer qu’il était sous le coup d’une interdiction car « sa tante lui avait lu une lettre du DVLA [administration en charge des permis] et l’avait assuré qu’il pouvait reconduire » (sa suspension de permis n’avait plus qu’un mois à courir).

Son avocat, Maître Warbutton, déclare que Jermaine était « très déprimé ce soir-là car il venait d’apprendre qu’il n’était pas dans l’effectif d’Arsenal pour le match du lendemain » et qu’un emprisonnement « pourrait totalement détruire la carrière de Jermaine. »

Mais les histoires de tantes serviables et de carrière en danger n’attendrissent guère le tribunal qui le condamne à trois ans de suspension de permis et trois mois de prison (pour le délit routier, pas l’usurpation d’identité de Cole…).

Karren Brady, managing director de Birmingham City déclare :

« Nous espérons qu’il accepte cette décision et saura en tirer les leçons. »

Moins magnanime, Gordon Taylor, chief exec de la PFA (syndicat des joueurs) commente :

« Je suis déçu pour lui, mais pas très surpris. »

A sa sortie de prison (après un mois), Jermaine sera condamné à porter un tag électronique à la cheville. Le 2 avril 2005, il fait ses débuts tagués lors d’un Birmingham City - Tottenham (et devient le deuxième tagué dans l’histoire du foot professionnel anglais, après Gary Croft, Ipswich Town, en 2000). C’est ce tag qui fera de lui une « célébrité ». L’un des chants de supps de l’époque est : « You’re supposed to be in jail »

Toujours ce 20 janvier, Manchester United interdit l’usage de Twitter et Facebook pour ses joueurs et publie un communiqué à cet effet sur le site officiel du club. Seul le Twitter fou Rio Ferdinand est plus ou moins autorisé à s’adonner à sa passion Twitter, officiellement pour des raisons d’aides à des œuvres caritatives via Twitter ; officieusement pour éviter que ses 500 000 followers prennent les armes. Des sites anglais révèlent que les comptes Twitter de Rooney, Giggs, Fletcher et d’autres ont été supprimés.

On le laisse tweeter pour éviter une révolution

On le laisse tweeter pour éviter une révolte populaire

Les récents scandales et bavures Twitter en Angleterre ont rendu les clubs nerveux (voir première partie du Journal du mois). Il se dit aussi que Manchester City aurait fortement conseillé à ses joueurs de ne plus tweeter, ainsi que Newcastle United où des gaffes à répétition de José Enrique (révélations d’informations confidentielles) avaient fait prendre au club ces mesures drastiques.

 

Vendredi 21 janvier

On apprend qu’Harry Redknapp a été victime de pickpockets à Madrid alors qu’il se trouvait dans la capitale madrilène (en compagnie de son adjoint, Kevin Bond) pour superviser Diego Forlan dans un Atlético Madrid - Real Madrid de Coupe du Roi.

Harry explique  dans son style inimitable :

« J’étais avec Kevin, on humait la super ambiance autour du stade, un monde fou, des stands partout, j’achète deux friandises, et soudain deux types s’agenouillent devant moi, et là je sens quelqu’un qui m’  tire  le manteau et le pantalon. J’ai pensé “Mais qu’est-ce que tu fais toi ? ” j’ai crié “Lâche-moi l’ pantalon” et l’ai repoussé. Je ne savais pas trop si je devais lui filer un coup de genou dans la tronche ou quoi vu que je pensais qu’il était non-voyant ou qu’il avait des problèmes de mobilité, mais pendant que je me demandais à quoi jouaient ces gars-là, y’en avait un qui me faisait les poches. Pis, ils se sont retrouvés à six autour de moi, et sont repartis aussi vite qu’ils étaient arrivés… Bref, le temps que je réagisse, ils avaient tout pris, mon argent, cartes de crédit, tout quoi. Enfin, heureusement, pas mon passeport. J’ai dû avoir l’air bien stupide ! J’ ai dû emprunter de l’argent à Kevin pour le reste du séjour. Ces pickpockets ne me connaissaient sûrement pas, mais comme j’ai l’air d’être un touriste, ils ont vite dû me repérer. »

Il en est pas encore revenu

Il n'a vu que du feu sur le tour de passe-passe

Et ouais Harry, les touristes, on les repère vite, comme ton David. Le père de Jamie ajoute en plaisantant, au sujet de son adjoint, étrangement passif :

« Je sais pas trop ce que faisait Kevin pendant que je me faisais dépouiller, peut-être bien qu’il était complice ! Il m’a dit après coup qu’il les avait vu faire. Je lui ai demandé pourquoi il n’avait rien fait. Il m’a rien répondu, j’ai pensé que c’était bizarre, et qu’il faisait peut-être partie de leur gang. D’ailleurs, il avait les poches bien remplies après cet incident. »

Harry avoue avoir été tellement secoué par cette bizarre mésaventure qu’il n’a pas trop suivi Forlan et a dû quitter le stade quinze minutes avant la fin du match. En attendant, le Real l’a emporté 1-0 sur son rival. But de Ronaldo évidemment, encore plus efficace dans la surface qu’une Hamidovic dans le métro.

Encore plus efficace qu'une Hamidovic dans le métro

Encore plus efficace qu'une Hamidovic dans le métro

Samedi 22  janvier

Amusant exemple de fair-play dans ce match de D6 entre Havant & Waterlooville et Borehamwood (à 4′45 dans le clip).

 

Samedi 22 et dimanche 23 janvier

24è journée de Premier League. Résultats, résumés de match et statistiques ici (cliquez sur « report » pour les stats de chaque match). Cette 24è journée restera dans les annales « stats » pour deux raisons.

Primo, elle est la copie conforme à l’envers de la 20ème journée disputée le 28 décembre ! (rarissime). Contrairement à la France qui a un « calendrier miroir » phase aller et retour, en Angleterre c’est un ordinateur capricieux qui sort les journées, un peu au hasard (bien sûr, après entrée des requêtes spéciales, de la police, des clubs et des municipalités). Même si tout est fait pour que deux clubs ne se rencontrent pas lors de la même phase, il n’est pas rare que cela arrive.

Deuxio, le Blackburn - West Bromwich Albion : 22 nationalités utilisées dans ce match ! (nouveau record).

 

Le TOP XI TK du week-end :

 ————————Robinson———————

 

Onuoha———Collins———–Coloccini———C Clark

 

Elmohamady——-Fellaini——-A Young——–Dempsey

 

————van Persie———–Berbatov————–

 

Remplaçants : Gordon, Dunne, Cuellar, Parker, Song, Meireles, Torres

 

Le FLOP XI TK du week-end :

 

————————–Foster ————————

 

Gohouri———-G Caldwell——–S Caldwell——–Figueroa

 

Delap————-Arteta———–Watson———–Fahey

 

———-Derbyshire——————–Jones————

 

Remplaçants : Jääskeläinen, Ridgewell, Tamas, Tuncay, N’Zogbia, Mulumbu, Hleb

 

Man United 5 - 0 Birmingham

Encore un hat-trick de Dimitar Berbatov ! (17 buts en 19 matchs)

Superbes prestations de Rooney, Nani, Anderson et Giggs qui signent probablement la plus belle performance collective des Red Devils de l’année (21 tirs / têtes, dont 8 cadrées). Un duo Berbatov - Rooney diaboliquement efficace, le Bulgare marquant quasiment à chaque fois qu’il est associé à Rooney (dur, dur pour l’excellent Hernandez de se faire sa place dans ce contexte).

Battra-t-il le record de Shearer ?

Inquiétera-t-il un jour le record de Shearer ?

Un Birmingham très négatif et qu’on a connu bien plus combatif. Les Blues n’ont pu cadrer qu’un seul tir de tout le match (effroyable raté de Fahey à un mètre du but). Leur maigre total de fautes (cinq seulement) témoigne également d’un manque d’engagement certain. Ou alors, le ballon allait trop vite pour qu’ils s’en approchent.

Après un début de saison prometteur, ça sent la crise à Birmingham où Peter Pannu le président intérimaire (bras droit du propriétaire Carson Yeung, basé à Hong-Kong) semble passer son temps à calmer la colère des supporters qui reprochent au club de ne rien vouloir dépenser (Robbie Keane ne viendra pas, salaire trop élevé, 285 000 £ / mois). Les Blues auront la demi-finale de la Coupe de la Ligue contre West Ham mercredi 26 pour se racheter.

Avec quatre coups du chapeau (dont trois déjà cette saison), Berbatov est désormais huitième de l’histoire de la Premier League au classement des triples chapeliers, qui s’établit ainsi :

- Alan Shearer, 11 

- Robbie Fowler, 9 

- Thierry Henry et Michael Owen, 8

- Andy Cole, Ruud van Nistelrooy, Ian Wright, 5

 

Arsenal 3 - 0 Wigan

Encore une « breeze » (promenade de santé) pour les Gunners devant un Wigan qui a bien vite abdiqué. Les quarante-huit supporters Latics - au lieu des six cents habituels - avaient l’air encore plus démoralisés que leurs joueurs. Dix-neuf tirs / têtes pour Arsenal (deux pour Wigan, aucun cadré). Excellents van Persie (hat-trick et pénalty raté), Wilshere et Song, ainsi que Nasri et Fabregas.

Bonne prestation du gardien Al-Habsi, le seul Latic qui se soit battu, tous les autres (y compris N’Zogbia) sombrant vite dans une déprime collective qui a produit l’une des prestations les plus apathiques vue à l’Emirates cette saison.

A noter la belle performance de la ligne arrière Wiganaise (yes, c’est ironique) qui réussit l’exploit sans précédent dans les TK de se placer en masse dans le Flop XI du week-end. De Gohouri à droite à Figueroa à gauche, en passant par les Caldwell en défense centrale, le Back Four a été « at sixes and sevens » (à la rue). Et Gary Caldwell expulsé, la totale.

 

Aston Villa 1 - 0 Man City

Forte domination de City mais finition coupable. Villa jouait en 4-1-4-1, avec Darren Bent en pointe. Evidemment, il était écrit que pour ses grands débuts de Villain, le gredin Bent claquerait son pion (il n’a cependant pas poussé le vice jusqu’à embrasser l’écusson). Une seule touche dans la surface du match, un but… (un tap-in au second poteau). Excellent retour de Cuellar (AV), latéral droit.

City évoluait dans un 4-4-2 à géométrie aussi variable qu’abstraite, où Silva, Tévez et Dzeko semblaient parfois se marcher sur les pieds. La paire Dzeko-Tévez a mal fonctionné, dans un dispositif où, un peu comme lors de la dernière journée, chacun a paru rencontrer des problèmes pour trouver ses marques (même si la semaine précédente, la belle prestation de Tévez avait estompé le flou artistique).

Un Silva flottant, à gauche sur la feuille de match mais repiquant souvent au centre et même s’aventurant à droite, en laissant libre l’espace gauche, même s’il fut parfois épaulé par un Barry décevant. En tout état de cause, la transmission entre milieu et ligne d’attaque semblait brouillée. Mancini opéra bien quelques changements, dont l’entrée d’Adam Johnson à la 57è (pourquoi ne l’utilise-t-il pas plus souvent ?) mais en vain. Stats pour City : 12 occasions, dont seulement 2 cadrées, et 13 corners, 69 % de possession. Pour Villa : 9 occases, dont 7 cadrées, et 2 corners.

 

Newcastle 1 - 1 Tottenham

Partage des points relativement équitable dans ce match plaisant (surtout après la 30è). Grosses performances de Guthrie et Coloccini, homme du match (et superbe but), face à des Spurs un peu brouillons et un Harry qui ne semblait pas encore être bien remis de sa fâcheuse mésaventure madrilène trois jours avant. Seuls Gallas, Dawson et Lennon ont surnagé. Gareth Bale (aligné en latéral gauche) sorti après seulement onze minutes (remplacé par Bassong).

Dans le duel Aaron Lennon - Danny Simpson, comme on dit dans les travées des populaires des stades anglais (de Football League ou non-League), c’est Simpson qui « had his arse handed to him on a plate » par le Londonien (= se faire méchamment bouffer - littéralement « se faire remettre son propre cul sur un plateau par un adversaire - à la fin du match). Surtout en deuxième mi-temps où Lennon avait changé de flanc suite à la sortie de Bale et fit vivre l’enfer au latéral droit Magpie. Pienaar, qui évoluait à droite pour son premier match en blanc, est encore visiblement loin de son meilleur niveau.

 

Wolves 0 - 3 Liverpool

Première victoire en PL de Kenny Dalglish depuis… vingt ans ! (il avait démissionné des Reds en février 1991, voir deuxième partie) et seulement la deuxième victoire du LFC à l’extérieur depuis le début de saison.

Comment cette équipe de Liverpool a-t-elle pu perdre à domicile face à ces mêmes Wolves il y a un mois ? Inexplicable, tant les Reds se sont montrés largement supérieurs aux Loups des West Midlands. Sans un excellent Hennessey (gardien), la bande à Mick s’en prenait six.

Meireles, méconnaissable sous Dalglish

Meireles, métamorphosé depuis l'arrivée de Dalglish

Excellent Raul Meireles (superbe but) et bonnes prestations de Reina, Kuyt, Lucas et Torres bien sûr (deux buts), l’Espagnol qui marque le troisième but au terme d’un mouvement de trente-et-une passes ! Meireles semble transformé sous Dalglish. Il n’avait pas marqué lors de ses dix-sept premiers matchs (ère Hodgson). Sur les six derniers buts des Reds, il en a marqué deux et fait une passe décisive. Gerrard, suspendu, ne jouait pas.

Rare présence féminine sur la ligne de touche, Sian Massey, excellente sur ce match. Personne ne connaît encore la jeune enseignante d’EPS (deuxième match de PL seulement), mais sa notoriété ne va pas tarder à grimper en flèche…

Sian Massey, une entrée fracassante dans la profession

Sian Massey, une entrée fracassante dans la profession

 

Blackpool 1 - 2 Sunderland

Match animé avec deux jolis buts du très polyvalent Kieron Richardson (homme du match, qui jouait devant - l’ex Red Devil a évolué à presque tous les postes cette saison !). Ses deux réalisations ont dûment été saluées par des « Who the fuck needs Darren Bent ? ». Des Mackems plus vifs et précis que leurs adversaires. Bonnes prestations de Gordon, Gyan, Malbranque, Elmohamady, Anton Ferdinand et Onuoha.

Côté Seasiders, gros match de Charlie Adam, Vaughan et Eardley. Une fois n’est pas coutume, piètre prestation de Kingson dans les buts.

Beau strip-tease de Gyan devant les deux mille supporters Black Cats, un geste bien en phase avec la réputation érotico-paillarde de la célèbre Party town.

 

Everton 2 - 2 West Ham

Un match qui résume bien la saison des Hammers. Il arrive souvent aux Londoniens de dominer, ils proposent parfois du beau jeu mais parviennent rarement à tenir le score et emporter le gros lot. Une nouvelle fois, ils auraient dû gagner tranquillou mais doivent partager les points.

La Piquionne dépendance ne peut pas durer éternellement et le club doit se renforcer d’urgence (Hines et Sears sont prometteurs mais pas encore au niveau PL). Scott Parker, une nouvelle fois homme du match (impressionnant, mérite le titre de MC Hammer, surtout avec les coups qu’il donne…). Piquionne, très en vue, qui se fait (bêtement) expulsé à la 85è pour avoir pris un mini bain de foule (il avait été averti auparavant pour un coup inutile sur Bilyaletdinov).

Décevant Everton, chanceux de prendre un point. Fellaini meilleur Toffee, avec Baines, et qui marque (dans les arrêts de jeu), premier but en championnat depuis treize mois pour le chevelu Marouane. Mikel Arteta, encore anonyme (4 / 10 dans la presse).

 

Ailleurs, Blackburn (désormais 7è), bat logiquement West Bromwich Albion 2-0 (E-H Diouf sur le banc, non utilisé, ça sent le départ). Encore un beau match du Canadien Junior Hoilett pour Rovers, homme du match (avec le gardien Robinson).

Un Albion en dévissage total (trois points de pris sur les six derniers matchs), où seuls le gardien Boaz Myhill et Peter Odemwingie (esseulé) ont tiré leur épingle du jeu. C’est le 21è match de suite où WBA encaisse au moins un but. Comique but contre son camp de Gabriel Tamas.

Chelsea l’emporte 4-0 à Bolton, des Blues en mode rouleau compresseur. Même à 4-0, ils continuèrent d’imprimer un train d’enfer sur la partie et presser un Bolton totalement dépassé, dans tous les compartiments du jeu, les Trotters ayant visiblement opté pour le compartiment Couchette.

Avec un Drogba endossant le rôle de locomotive, superbe but au passage, élu homme du match. Premier but de Ramires pour les Blues et forme retrouvée pour Essien. Le Reebok est un stade que Chelsea adore : huit victoires sur les huit dernières visites, et aucun but encaissé !

Seul Stuart Holden et Gary Cahill ont surnagé dans le naufrage boltonien. Kevin Davies fut totalement inefficace (Elmander, idem). Un Davies qui se distingue surtout pour ses fautes en ce moment. Le mono-capé a commis 23 % des fautes de Bolton cette saison ! (et caracole en tête du classement des Bad boys, avec 87 fautes). Des Trotters en chute libre, 19è au classement de la forme (quatre points de pris sur les six derniers matchs).

Fulham bat Stoke 2-0 grâce à un excellent Clint Dempsey (deux buts et grosse perf’, neuf buts cette saison). Andy Johnson en nette amélioration, l’ex goal-machine à 15M d’€ revient bien et le retour de Bobby Zamora fin février devrait assurer aux Cottagers une fin de saison tranquille.

Côté Potters, uniformément inquiétants de mollesse, aucun joueur n’est ressorti du lot. Un seul et bien maigre tir cadré et des performances individuelles médiocres (bonnet d’âne pour Kenwyne Jones, qui risque fort de se retrouver à Glasgow sous peu s’il ne retrouve pas son « mojo »).

Kevin Quigagne