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	<title>Teenage Kicks</title>
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	<description>La meilleure publicité francophone pour le football anglais</description>
	<pubDate>Sat, 25 May 2013 08:46:09 +0000</pubDate>
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		<title>Premier League : Le bilan club par club (1/5)</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 07:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[stephen ireland à moitié à poil]]></category>

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		<description><![CDATA[La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.
Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :



Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).




Arsenal (4è, 73 points, G-A [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.</strong></p>
<p><em>Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :</em></p>
<p><em></em></p>
<p><em></p>
<ul>
<li>Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)</li>
<li>Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)</li>
<li>Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)</li>
<li>Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).</li>
</ul>
<p></em></p>
<p><em></em></p>
<p><em></em></p>
<h3>Arsenal (4è, 73 points, G-A +35 / 72 buts pour / 37 contre)</h3>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/arsenal1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-6296" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/arsenal1.png" alt="" width="180" height="212" /></a> <strong>Résumé de la saison</strong><br />
Saison habituelle des Gunners, assurant généralement contre les petits et encaissant défaite sur défaite contre les gros. Après une première moitié de saison assez catastrophique (Arsenal pointait à la 10e place après la 15e journée, à déjà quinze points du leader), les hommes de Wenger se sont bien rattrapés en décembre et après la non-trêve, terminant grâce à une série de dix matchs sans défaite - dont huit victoires, à une quatrième place bien plus conforme aux ambitions du club. Mais bon, encore une saison sans trophée, ça commence à faire beaucoup.</p>
<p><strong>Satisfactions/Déceptions/Objectifs</strong><br />
Au rayon satisfactions, le quatuor offensif des Gunners a plutôt bien réussi sa saison : Giroud et Podolski terminent à 11 buts, Walcott à 14 et Cazorla – mention spéciale à la meilleure recrue de la saison – à 12. Arrivé au mercato hivernal pour renforcer un secteur défensif bien faible à gauche, Monreal a bien tiré son épingle du jeu, on espère le voir plus souvent l’année prochaine. Sinon, on attend toujours que Wilshere, Ramsey et Oxlade-Chamberlain explosent réellement.</p>
<p>Du côté des déceptions, et malgré un Koscielny solide dans l’ensemble, la défense a sombré, Mertesacker n’étant précieux que sur les phases arrêtées, tandis que Sagna et Gibbs ont évolué très loin du niveau qu’on leur connaît. La décence nous interdit de parler d’André Santos.</p>
<p>L’objectif la saison prochaine sera, encore et toujours, de remporter un titre tout en continuant à se qualifier pour la Champions’ League. On attend également beaucoup de l’éclosion de plusieurs jeunes (Coquelin, Miquel, Frimpong) qui pourrait devenir des alternatives crédibles à certains cadres en méforme.</p>
<p><strong>L’homme invisible</strong><br />
Comme d’habitude, on a encore trop peu vu Rosicky, blessé à l’Euro et de retour en fin d’année 2012.<br />
Sinon, vous saviez que Squillaci joue encore à Arsenal ?</p>
<p><strong>Highlights</strong><br />
La victoire 5-2 face au rival Tottenham est sans conteste l’une des plus belles satisfactions pour les fans, malgré le fait qu’elle soit intervenue au milieu d’un mois de novembre catastrophique pour les Gunners. Et bien sûr la fin de saison sur un rythme effréné, 12 victoires sur les 16 derniers matchs pour trois nuls et une seule défaite (contre&#8230; Tottenham), et une troisième place qui leur échappe pour un but et quelques minutes.</p>
<p><strong>Lowlights</strong><br />
Les éliminations des coupes, d’abord en quarts de la League Cup contre Bradford (D4), aux tirs au buts, puis celle, tout aussi surprenante, à domicile contre Blackburn (D2) en huitièmes de la Cup.<br />
De manière plus pragmatique, il faut souligner le relatif manque d’efficacité devant, qui a empêché l’équipe la plus flamboyante d’être aussi la plus forte.</p>
<p><strong>Le manager</strong><br />
L&#8217;Alsacien (je pense qu&#8217;il n&#8217;est plus la peine de le présenter) affiche une nouvelle fois une saison blanche, et est, depuis peu, ouvertement critiqué par les supporters, jugeant que la politique de jeunesse prônée par Wenger ne porte pas ses fruits.</p>
<p><strong>Billet le moins / plus cher</strong> 26 / 126£</p>
<p><strong>Abonnements le moins / plus cher</strong> 985 / 1955£</p>
<p><strong>Photo de la saison</strong></p>
<p><div id="attachment_6297" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/arsenal2.png"><img class="size-medium wp-image-6297" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/arsenal2.png" alt="On a dépassé les huit ans sans titre pour Arsenal. Et vous pouvez du coup deviner quand a été pris ce screenshot." width="300" height="140" /></a><p class="wp-caption-text">On a dépassé les huit ans sans titre pour Arsenal. Et vous pouvez du coup deviner quand a été pris ce screenshot.</p></div></p>
<h3>Aston Villa (15è, 41 points, G-A - 22 / 47 buts pour / 69 contre)</h3>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-6298" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla1.png" alt="" width="150" height="210" /></a> <strong>Résumé de la saison</strong><br />
Cela devait être une saison de transition, faisant suite à une saison de merde (signée Alex McLeish). Au final, ce fut une saison transitoire assez merdique mais placée sous le signe prometteur de la jeunesse, ça aurait au moins fait plaisir à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RP-4szqP7us">LSD</a>. Villa a flirté avec la relégation du début à la fin. N’a cependant guère été épargné par les blessures, deuxième club le plus esquinté de la <a href="http://injuryleague.com/wp-content/uploads/2013/05/130515.jpg">Allo Maman Bobo League</a> (derrière Newcastle).</p>
<p><strong>Satisfactions/Déceptions/Objectifs</strong><br />
Rayon satisfactions, le Belge Christian Benteke, seulement 22 ans et auteur d’une superbe saison, 19 buts (4è au classement des buteurs), logiquement élu Aston Villa Player of the Year. Avec 23 pions en 39 matchs, il est le premier Villan à atteindre 20 buts depuis Juan-Pablo Ángel en 2003-04. A planté 40 % des buts Villans en championnat. Le gardien Brad Guzan, <a href="http://www.guardian.co.uk/football/2013/apr/20/brad-guzan-aston-villa">libéré</a> par Villa à l’intersaison 2012 (!), a largement justifié la décision du manager d’écarter Shay Given.<br />
Plusieurs jeunes se sont distingués. L’Autrichien Andreas Weimann, 21 ans (ailier gauche, parfois attaquant de soutien – 7 buts PL, 12 en tout/38 matchs), les milieux Ashley Westwood et Fabian Delph, tous deux 23 ans (ce dernier, après pas mal de blessures, éclate enfin au plus haut niveau depuis son transfert à 6M £) ; ainsi que le latéral droit Matthew Lowton, 23 ans, transfuge de Sheffield United en D3 (a inscrit <a href="http://www.youtube.com/watch?v=d2k16RU-qWA">deux superbes buts</a>).<br />
Côté déceptions, Charles N’Zogbia (21 apparitions PL, 2 buts, utilisé comme « remplaçant d’impact ») s’enfonce dans l’anonymat, même s’il faut souligner son indisponibilité de trois mois pour blessures. Gabby Agbonlahor – lui aussi blessé on/off – continue à frustrer, capable du meilleur comme du pire (a toutefois fini la saison en boulet de canon). Pour Stephen Ireland, voir plus bas.<br />
<a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-6299" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla2.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a>L’objectif principal du club à l’intersaison sera de garder Benteke ainsi que leurs meilleurs jeunes et renforcer la défense (surtout latéral gauche et arrière central), 69 buts encaissés est lourd. Il faudra également acquérir un ou deux joueurs expérimentés au milieu (au moins pour remplacer Stiliyan Petrov) et solidifier le mental de cette jeune équipe. AV a d’ailleurs battu des records de précocité cette saison, 24 ans de moyenne d’âge avec quelques XI alignés à moins de 23 ans, notamment contre Stoke et Wigan en décembre. La jeunesse pourrait s’avérer être un atout majeur pour le club de Birmingham : outre les bonnes performances des jeunes de l’équipe première, Villa a remporté la NextGen Series, la Ligue des Champions des U19 (<a href="http://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-2302446/Chelsea-0-Aston-Villa-2-NextGen-final.html">victoire sur Chelsea en finale</a>).<br />
Il faudra aussi faire davantage vibrer son public l’an prochain : seulement cinq victoires à domicile cette saison.</p>
<p><strong>L’homme invisible</strong><br />
Plusieurs grosses pointures ont joué l’Arlésienne. Shay Given, 37 ans, titulaire l’an dernier, a été écarté au profit de l’Américain Brad Guzan. Darren Bent, en froid avec le manager (et en concurrence avec Benteke) a surtout ciré le banc. Stephen Ireland a été quant à lui été mis en cave. L’Irlandais, un encavé payé 4M £/an, n’a joué que 782 minutes. N’a pas raté une seconde du concert mancunien de Justin Bieber par contre.</p>
<p><strong>Highlights</strong><br />
Deux fulgurances dans la médiocrité : la victoire 3-1 contre contre Liverpool à Noël et le magistral 6-1 à domicile contre Sunderland le 29 avril.</p>
<p><strong>Lowlights</strong><br />
Avec une saison pareille, on a l’embarras du choix. Parmi les bonnes tonkings (raclées), celle reçue par Chelsea à Noël (8-0) restera dans les annales. De même que la défaite sans coup férir (3-1) en demi-finale aller de League Cup contre Bradford, D4. Noël fut peu festif : 1 point de pris sur 4 matchs, 17 buts contre, 2 pour.</p>
<p><strong>Le manager</strong><br />
Paul Lambert, arrivé l’été dernier. Prône un jeu au sol et offensif. Bilan mitigé disent certains, honorable rétorquent d’autres (compte tenu du contexte). Parfois forcé d’aligner les jeunes à cause des blessures et mesures d’austérité financière décrétées par le club (baisse de la masse salariale d’environ 10 %).</p>
<p><strong>Billet le moins / plus cher</strong> 20 / 45 £</p>
<p><strong>Abonnements le moins / plus cher</strong> 325 / 595 £</p>
<p><strong>Photo de la saison</strong></p>
<p><div id="attachment_6300" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla3.jpg"><img class="size-medium wp-image-6300" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/astonvilla3.jpg" alt="Stephen Ireland en plein entraînement." width="300" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Stephen Ireland en plein entraînement.</p></div></p>
<h3>Chelsea (3è, 75 points, G-A +36 / 75 buts pour / 39 contre)</h3>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/chelsea1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-6301" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/chelsea1.png" alt="" width="190" height="190" /></a> <strong>Résumé de la saison</strong><br />
Chelsea a entamé sa saison de manière tonitruante, avec seulement un nul pour sept victoires jusqu&#8217;à fin octobre, ce qui lui a permis de se positionner comme un sérieux candidat au titre, et d&#8217;être en tête du championnat jusqu&#8217;à la 9e journée. Les semaines suivantes ont été beaucoup plus délicates pour les Blues : seulement quatre points en sept matchs, aucune victoire et des défaites surprenantes, à West Bromwich et à West Ham notamment.<br />
La défaite contre WBA a d&#8217;ailleurs été fatale à Di Matteo, licencié sans ménagement malgré le soutien des fans.<br />
Durant le reste de la saison, Rafa Benitez a mené son équipe à des coups d&#8217;éclat (victoires 8-0 contre Villa, victoires également contre Arsenal et à Manchester United), mais il n&#8217;a pas réussi à insuffler à son équipe un rythme assez soutenu pour concurrencer les deux Manchester, que Chelsea a regardé de très loin se bagarrer pour le titre.<br />
Bon, Chelsea a quand même gagné un titre en Europa League, la saison était loin d&#8217;être désastreuse.</p>
<p><strong>Satisfactions/Déceptions/Objectifs</strong><br />
On ne peut parler de Chelsea sans évoquer Frank Lampard. Le milieu de terrain a, avec ses 14 buts, dépassé Bobby Tambling et est devenu le meilleur buteur de l&#8217;histoire du club (203 buts). L&#8217;ensemble de l&#8217;équipe a d&#8217;ailleurs réalisé de belles choses, de l&#8217;adaptation fantastique d&#8217;Eden Hazard à Londres au rôle prépondérant que joue désormais Mata au sein de l&#8217;attaque des Blues (les deux joueurs ont d&#8217;ailleurs été nommés dans l&#8217;<a href="http://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-2316259/PFA-Team-Year--Robin-Van-Persie-Luis-Suarez-Gareth-Bale.html">Equipe Type de l&#8217;année</a>), en passant par les performances ô combien précieuses de Ramires au milieu ou l&#8217;explosion d&#8217;Oscar. En défense, si Cahill a été discret et si Ashley Cole s&#8217;est tapé des <a href="http://www.dailymail.co.uk/tvshowbiz/article-2287318/Playboy-Bunny-Melissa-Howe-slept-Ashley-Cole-mansion-shared-Cheryl-Cole-Girls-Aloud-star-considered-reconciliation.html">jumelles</a> (les mêmes que Patrice Evra), David Luiz s&#8217;est distingué par sa solidité et ses coups-francs lumineux, et Ivanovic a encore une fois été décisif défensivement et offensivement.<br />
Du coup, peu de déceptions dans l&#8217;effectif, si ce n&#8217;est celle de la légende John Terry. Entre sa suspension pour propos racistes envers Anton Ferdinand et ses frasques dans et hors du vestiaire, le désormais ex-capitaine des Blues n&#8217;est apparu que 11 fois sur la pelouse en Premier League, dont huit titularisations seulement.<br />
L&#8217;année prochaine, Chelsea tentera encore une fois de se mêler à la course au titre, en misant sur ses individualités, mais aussi sur un collectif en net progrès.</p>
<p><strong>L’homme invisible</strong><br />
On a très peu vu l&#8217;ex-super sub de Liverpool, Yossi Benayoun (aucune titularisation pour trois entrées en jeu en PL), et on n&#8217;a pas vu du tout Florent Malouda, qui s&#8217;est entraîné toute la saison avec les jeunes du club, après ses vélléités de départ avortées par ses demandes salariales exorbitantes (on le comprend, toucher 80 000 £ par semaine pour glandouiller, ça fait rêver).</p>
<p><strong>Highlights</strong><br />
Hormis la victoire en Europa League, la déculottée infligée à Aston Villa (8-0) à deux jours de Noël a marqué les esprits. Un match plein et une révélation : Lucas Piazon, prêté par la suite à Malaga, mais qui pourrait faire son trou la saison prochaine dans l&#8217;effectif des Blues.</p>
<p><strong>Lowlights</strong><br />
Parmi les sept défaites en championnat, on retiendra surtout celle concédée à domicile contre QPR (seulement la deuxième victoire de la saison pour les Hoops), 0-1, pour fêter la nouvelle année 2013. Une fête pas top, donc.</p>
<p><strong>Le manager</strong><br />
Roberto Matteo, adulé ar le public mais par par Abramovitch a laissé sa place en novembre à Rafa Benitez (l&#8217;inverse). Les résultats n&#8217;ont pas été franchement meilleurs, mais Benitez a ramené un titre, là où Di Matteo avait perdu le Community Shield et la Supercoupe d&#8217;Europe. Cela dit, Benitez a perdu la finale de la Coupe du Monde des Clubs.<br />
Heureusement, José Mourinho devrait arriver et tout gagner.</p>
<p><strong>Billet le moins / plus cher</strong> 41 / 87 £</p>
<p><strong>Abonnements le moins / plus cher</strong> 595 / 1250 £</p>
<p><strong>Photo de la saison</strong></p>
<p><div id="attachment_6302" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/chelsea2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6302" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/chelsea2.jpg" alt="Comment bien accueillir un nouvel entraîneur, leçon 1." width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Comment bien accueillir un nouvel entraîneur, leçon 1.</p></div></p>
<h3>Everton (6è, 63 points, G-A +15 / 55 buts pour / 40 contre)</h3>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/everton1.png"><img class="alignleft size-full wp-image-6303" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/everton1.png" alt="" width="180" height="189" /></a> <strong>Résumé de la saison</strong><br />
Abonné aux débuts de saison paresseux, Everton a commencé cet exercice en signant deux victoires d’éclat, contre MU puis à Aston Villa. Prometteur, tant dans le jeu que dans les résultats. Mais si les Toffees ont peu perdu, ils ont concédé énormément de matchs nuls (presque autant que Bordeaux, c’est dire). Toujours dans le coup à Noël, ils ont commencé à ressentir les effets de la dinde en janvier, et février leur a été fatal. Ils terminent sixième, une place qu’ils occupaient depuis début février. Sans doute la place qui correspond à leur effectif.</p>
<p><strong>Satisfactions/Déceptions/Objectifs</strong><br />
Derrière, Leighton Baines fut monstrueux tout au long de la saison, et le prix demandé l’été dernier (15M£) ne fera sans doute pas fuir les intéressés une deuxième fois. Sylvain Distin fait partie de ces hommes qu’on oublie de citer dans les bilans mais qui y ont pourtant toute leur place, eu égard à son importance dans le schéma défensif des Toffees. Son compère du centre, Seamus Coleman, est son digne successeur.<br />
Devant, Kevin Mirallas, Steven Pienaar et, surtout, Marouane Fellaini ont excellé, ce dernier produisant sa meilleure saison depuis son arrivée (meilleur buteur, onze buts, et co-meilleur passeur, cinq passes).<br />
Devant, toujours, il manque un buteur, un vrai. Anichebe (6 buts) et Jelavic (7 buts) sont de bons joueurs, mais limités. Il manque également un banc, sur lequel hormis Naismith, on ne compte pas beaucoup de joueurs remarquables.<br />
Difficile de tirer des plans sur la comète à propos de la saison prochaine, les choix sur celle-ci dépendant en grande partie du futur manager. Mais s’ils parviennent à garder leurs meilleurs éléments (pas simple) et qu’ils recrutent intelligemment devant, gageons que Goodison Park luttera pour la C1 en 2014.</p>
<p><strong>L’homme invisible</strong><br />
Pas (encore) parvenu à se rendre utile aux yeux de Moyes, Magaye Gueye est parti à Brest à la toute fin janvier pour remplacer Ben Basat. Il a joué sept matchs et n’a marqué aucun but. Faut dire qu’il était barré par Benschop. Cela dit, il est encore jeune.</p>
<p><strong>Highlights</strong><br />
Un superbe premier mois de compétition, un très beau mois de mars (trois victoires en trois matchs) et une sixième place. Juste devant Liverpool, pour la deuxième année consécutive. Une première. Ca pourrait suffire à leur bonheur.</p>
<p><strong>Lowlights</strong><br />
La défaite à domicile (sèche et cruelle) contre Wigan en quart de finale d’une FA Cup dont la finale était à leur portée. Une palanquée de matchs nuls qui crée du surplace et fait de cette cinquième place une limite décidément infranchissable.</p>
<p><strong>Le manager</strong><br />
Quid du successeur de David Moyes ? On parle ardemment de Roberto Martinez. En dépit des spéculations, le train Toffee est sur d’excellentes bases, et le nouveau manager n’aura aucun mal à le prendre en route.</p>
<p><strong>Billet le moins / plus cher</strong> 31 / 43 £</p>
<p><strong>Abonnements le moins / plus cher</strong> 399 / 672 £</p>
<p><strong>Photo de la saison</strong></p>
<p><div id="attachment_6302" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/everton2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6304" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/everton2.jpg" alt="David Moyes a beau être un entraîneur respecté, il n'en est pas moins rouquin." width="300" /></a><p class="wp-caption-text">David Moyes a beau être un entraîneur respecté, il n&#39;en est pas moins rouquin.</p></div></p>
<p>David Moyes en 2002, lors de son arrivée à Everton, à qui il a amené consistance et régularité au sein de la première partie de tableau du championnat. Sur les sept dernières saisons (inclus celle-ci), Everton n’a jamais terminé en-deçà de la huitième place.</p>
<p><em>À suivre&#8230;</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mersey Gary</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/05/03/mersey-gary/</link>
		<comments>http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/05/03/mersey-gary/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 May 2013 10:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

		<category><![CDATA[dredd]]></category>

		<category><![CDATA[everton]]></category>

		<category><![CDATA[Liverpool]]></category>

		<category><![CDATA[mais oui carragher joue toujours]]></category>

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		<description><![CDATA[Matchbox vintage - Everton 2 - 3 Liverpool (16 avril 2001)
Ce week-end aura lieu le deuxième Merseyside derby de la saison (2-2 à l&#8217;aller). On espère qu&#8217;il ressemblera à celui d&#8217;il y a douze ans, au bout duquel Liverpool l&#8217;avait emporté après treize cartons jaunes (dont deux qui font rouge) et un dénouement à suspense.
Buts : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Matchbox vintage - Everton 2 - 3 Liverpool (16 avril 2001)</strong></p>
<p><strong>Ce week-end aura lieu le deuxième Merseyside derby de la saison (2-2 à l&#8217;aller). On espère qu&#8217;il ressemblera à celui d&#8217;il y a douze ans, au bout duquel Liverpool l&#8217;avait emporté après treize cartons jaunes (dont deux qui font rouge) et un dénouement à suspense.</strong></p>
<p>Buts : Ferguson (42&#8242;), Unsworth (83&#8242;, sp) ; Heskey (5&#8242;), Babbel (57&#8242;), McAllister (90&#8242;) [1]</p>
<p>Arbitre : Jeff Winter ; Affluence : 40260 spectateurs [2]</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le point sur le classement au coup d&#8217;envoi</span> (statto.com)</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/avant-le-match.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6289" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/avant-le-match.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a></p>
<p>En 2001, Alan Ball est intégré parmi les Géants d&#8217;Everton, pour sa contribution au club à la fin des années 60. Cohérent, puisque depuis le début de l&#8217;ère Premier League (1992), les Toffees sont six pieds sous terre, végétant chaque saison entre la treize et la dix-septième place (hormis en 1996, année post-vainqueur de la FA Cup durant laquelle Joe Royle les conduit à la sixième place). Avec huit points d&#8217;avance sur le premier relégable, Everton ne risque plus grand-chose. Contre Liverpool, il est donc question de fierté locale, surtout après la défaite 3-1 de l&#8217;aller.</p>
<p>A Liverpool, plus personne ne croit au titre puisqu&#8217;il est déjà acquis à Manchester United depuis deux jours et sa victoire contre Coventry. Mais l&#8217;essentiel est ailleurs : déjà vainqueur de la League Cup, les Reds sont toujours engagés en FA Cup (finale, contre Arsenal) et en Coupe UEFA (demi-finale retour trois jours plus tard, contre Barcelone, 0-0 à l&#8217;aller). Il n&#8217;est néanmoins pas question de brader un derby : sept joueurs titulaires à Barcelone le sont également à Everton.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le onze d&#8217;Everton</span></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/onze-everton.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6290" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/onze-everton.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Manager : Walter Smith (en place depuis deux ans et dix mois)</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Le onze de Liverpool</span></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/onze-liverpool.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6291" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/onze-liverpool.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Manager : Gérard Houiller (premier coach non-britannique du club) (en place depuis deux ans et neuf mois, incluse sa période de co-management avec Roy Evans)</p>
<p><span style="text-decoration: underline">La première mi-temps au ralenti</span></p>
<p>La fanfare est à l&#8217;heure, le match commence tambour battant : une faute et un hors-jeu après quinze secondes de jeu. Les Toffees semblent motivés comme jamais, mais déchantent rapidement. Liverpool récupère le ballon au milieu de terrain et, à la faveur d&#8217;une défense mal alignée, Heskey se retrouve seul devant Paul Gerrard. L&#8217;Anglais ne se fait pas prier pour inscrire le vingtième but de sa saison (toutes compétitions confondues).</p>
<p>Les occasions nettes restent néanmoins locales. Entre deux cartons jaunes, Ferguson rate sa reprise aux dix mètres et la tête de Gemmill flirte avec le poteau sur un ballon mal dégagé par Westerveld. C&#8217;est finalement ce même Ferguson qui trouve les filets sur une nouvelle erreur défensive, après une action typique kick and rush.</p>
<p>Biscan baille, les Reds ne sont pas dans le coup, et c&#8217;est tout heureux qu&#8217;ils rentrent aux vestiaires non menés.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">La deuxième mi-temps au ralenti</span></p>
<p>Au retour de la buvette, les spectateurs constatent que la dynamique n&#8217;a pas changé. Les Toffees poussent, mais se font avoir comme des bleus. Coup-franc d&#8217;Unsworth tiré de l&#8217;aile droite, dégagement rapide de la défense et amorce de contre-attaque avec Hamann. Transversale pour Fowler sur l&#8217;aile gauche, centre et reprise de la tour Babbel au point de pénalty. Une poignée de minutes plus tard, Gough concède un pénalty, que Fowler se charge de frapper. Le poteau repousse.</p>
<p>Toujours dans le coup, Everton se dit alors que la chance est en train de leur sourire. Les événements leur donnent raison : Biscan se fait expulser après un deuxième carton jaune, et Hyypiä est averti pour un accrochage dans sa surface. Un pénalty généreux partout, balle au centre. Unsworth ne rate pas l&#8217;occasion.</p>
<p>La fin de match est nerveuse. Après deux ou trois cartons jaunes, Paul Gerrard sauve superbement les siens sur une tête d&#8217;Hyppiä, mais pêche par naïveté sur un coup-franc tiré directement par McAllister aux 35 mètres. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ibOqzB_kbRA">Ouh yeah</a>, Liverpool !</p>
<p><span style="text-decoration: underline">This is the end</span></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/thisi-is-the-end.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6292" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/05/thisi-is-the-end.jpg" alt="" width="300" height="228" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Que sont-ils devenus ?</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline">Everton</span></p>
<p>Paul Gerrard est joueur-entraineur des gardiens à Oldam Athletic (D3) ; Steve Watson est assistant manager à Birmingham (D2) ; Richard Gough (39 ans à l&#8217;époque) écrit des articles pour <a href="http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/sport/leaguedivision3/4877132/Richard-Gough-Would-a-30-goal-Sandaza-have-been-sacked.html">The Sun</a> ; David Weir est revenu à Everton en tant que coach, et a joué occasionnellement l&#8217;année dernière <a href="http://www.liverpooldailypost.co.uk/sport/everton-fc/everton-fc-news/2012/02/22/david-weir-plays-for-everton-fc-reserves-after-returning-to-club-as-a-coach-99623-30378101/">pour la réserve</a> ; David Unsworth est assistant manager à Sheffield United (D3) ; Michael Ball est toujours joueur (free agent) ; Abel Xavier est retiré du football ; Alex Nyarko serait <a href="http://cedric.football.fr/post/2010/02/25/QUE-SONT-ILS-DEVENUS-Alex-NYARKO-%28Article-Nord-Eclair-%29">pasteur au Ghana</a> ; Scot Gemmill est coach des jeunes écossais ; Kevin Campbell est retiré du football et posséderait toujours (en co-propriété) l&#8217;entreprise de sécurité T1 Protection ; Duncan Ferguson, intronisé Géant d&#8217;Everton en 2011, est coach auprès des jeunes Toffees.</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Liverpool</span></p>
<p>Sander Westerveld joue à Ajax Cape Town, en première division sud-africaine ; Stéphane Henchoz joue pour les anciennes gloires de Liverpool tout en étant consultant pour la <a href="http://www.lematin.ch/sports/football/stephane-henchoz-bevaix-asie/story/22652857">télévision asiatique</a> ; Markus Babbel est coach vacant (récemment licencié d&#8217;Hoffenheim) ; Sami Hyypiä est l&#8217;heureux coach du Bayer Leverkusen ; Jamie Carragher est toujours joueur (Liverpool) ; Vladimir Smicer fait partie du staff de l&#8217;équipe nationale de République Tchèque ; Dietmar Hamann serait coach vacant (et l&#8217;un des meilleurs amis de <a href="http://www.sofoot.com/le-clash-bartonhamann-165822.html">Joey Barton</a>) ; Gary McAllister serait coach vacant ; Igor Biscan serait retiré du football ; Emile Heskey traine ses guêtres en Australie (Newcastle Jets, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jQwD46vZNQI">&#8220;How could he do this?&#8221;</a>) ; après une pige thaïlandaise, Robbie Fowler n&#8217;a rien annoncé, mais semble se tourner vers le coaching.</p>
<p>Matthew Dymore</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>[1] On est rarement déçu, finalement, puisque la moyenne de buts des 219 derbys (coupe comprise) atteint 2,5, avec un avantage pour Liverpool (52 buts de plus que son adversaire).</p>
<p>[2] Bien loin du record (période pré-Hillsborough), 78299 spectateurs le 18 septembre 1948, toujours contre Liverpool (Division One). A cette époque, celle de la victoire à deux points, Everton était dernier, pire attaque et pire défense. Le derby accoucha d&#8217;un match nul (1-1).</p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt; &lt;![endif]--><!--[if gte mso 10]&gt; &lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	line-height:115%; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} --> <!--[endif] --></p>
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		<title>Sunderland, à la recherche de la clameur perdue (4/4)</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 16:19:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

		<category><![CDATA[Alan Brown]]></category>

		<category><![CDATA[Brian Clough]]></category>

		<category><![CDATA[Cecil Irwin II]]></category>

		<category><![CDATA[Dirty Leeds]]></category>

		<category><![CDATA[Don Revie]]></category>

		<category><![CDATA[hiver 1962-63 (« the big freeze »)]]></category>

		<category><![CDATA[jJm Baxter]]></category>

		<category><![CDATA[la grosse peur de George Best à Roker Park]]></category>

		<category><![CDATA[Leeds United]]></category>

		<category><![CDATA[salary cap]]></category>

		<category><![CDATA[The Damned United]]></category>

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		<description><![CDATA[Les demi-finales de FA Cup disputées il y a 8 jours à Wembley sont l&#8217;occasion idéale de parler du plus beau parcours de toute l&#8217;histoire de la FA Cup : Sunderland, en 1973. Le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) éliminait Arsenal en demi-finale et remportait la finale face au grand Leeds United [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: bold">Les demi-finales de FA Cup disputées il y a 8 jours à Wembley sont l&#8217;occasion idéale de parler du plus beau parcours de toute l&#8217;histoire de la FA Cup : Sunderland, en 1973. Le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) éliminait Arsenal en demi-finale et remportait la finale face au grand Leeds United de Don Revie, meilleur club anglais depuis le milieu des Sixties. Grâce à des joueurs transcendés et un stade mythique, Roker Park.</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Si vous prenez cette série en cours, la lecture de l&#8217;<a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/04/09/sunderland-a-la-recherche-de-la-clameur-perdue-14/">intro</a> est recommandée (et du reste aussi d&#8217;ailleurs).</p>
<p>Suite et fin de l&#8217;interview avec une Sunderland <em>legend </em>de l&#8217;époque, Cecil Irwin, latéral droit aux 351 matchs sous le maillot rouge et blanc entre 1958 et 1972 (6 saisons en D1 et 7 en D2).</p>
<p style="padding-left: 120px"><span style="font-weight: bold;font-size: 1.5em;color: #ff0000">Interview vintage - suite et fin</span></p>
<p><span style="font-weight: bold">Ce qui est dingue aussi Cecil, c&#8217;est qu&#8217;à peu près la même tragédie s&#8217;était déroulée à Roker Park trente ans auparavant, le 8 mars 1933, dans un Sunderland-Derby. Pareil, <em>replay</em> </span><span style="font-weight: bold">de FA Cup, 75 118 spectateurs officiellement, au minimum 100 000 en fait, et des bousculades qui firent 2 morts et beaucoup de blessés.</span></p>
<p>Effectivement, aucune leçon ne fut retenue de toutes ces tragédies depuis Ibrox Park en 1902 jusqu&#8217;à Hillsborough. Mais tu connais le plus insensé de l&#8217;histoire sur ce match contre Man United à Roker Park ?</p>
<p><strong>Non&#8230; </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ben figure-toi que beaucoup de gens qui étaient entrés sans payer ce soir-là envoyèrent de l&#8217;argent au club par la suite tellement ils avaient adoré le match ! <span style="color: #ff0000">[1 - réponse au jeu concours]</span></p>
<p><strong>Incroyable ! Vraiment un match totalement dingue du début à la fin. Sur le terrain, vous faites 2-2 contre Man United, des regrets ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Oui, car on menait 2-1 jusqu&#8217;à la 118<sup>è</sup> minute des prolongations où Bobby Charlton claque&#8230; Moi, je marquais George Best en alternance avec notre arrière central, je pense l&#8217;avoir bien muselé car il fut discret ce soir-là. Il était très jeune alors, même pas 18 ans, il avait l&#8217;air nerveux. D&#8217;ailleurs, on a su plus tard qu&#8217;il ne voulait pas disputer ce match.</p>
<p><strong>Ah bon, pourquoi ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Juste avant le match, en voyant cette foule déchaînée et cette ferveur incroyable, Best avait paniqué et pris peur. Il avait alors demandé à Matt Busby de ne pas l&#8217;aligner !</p>
<p>[propos confirmés <a href="http://www.therokerend.com/features_tre/ManUnt64_2.html">ici</a> par le Black Cat Nicky Sharkey qui tient l'anecdote de Nobby Stiles, le combatif milieu défensif de Man United et international anglais :</p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000ff">« <em>George Best était terrifié, assis dans un coin avec une serviette sur la tête pendant une bonne heure avant le coup d'envoi. </em>»</span></strong></p></blockquote>
<p><strong>3-3 à Old Trafford, puis 2-2 à Roker Park lors du replay, il fallut donc un troisième match d'appui disputé 5 jours plus tard. Ça se passa mal je crois...</strong></p>
<p>Effectivement, re-replay à Huddersfield devant 55 000 spectateurs, terrain pourri. Best s'était bien remis de sa grosse frayeur et nous, ben on se prend 5-1, hat-trick de Denis Law...</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Hormis Brian Clough, qui étaient les grands joueurs (internationaux) de Sunderland à ton époque ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Comme internationaux anglais, on avait <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/David_Watson_(footballer_born_1946)">Dave Watson</a>, capé 65 fois, de 1974 à 1982. Colin Todd aussi, 27 fois capé (1972-77) et quelques autres, comme Dennis Tueart. Pas mal d'internationaux écossais, comme George Mulhall et George Herd mais surtout le grand <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jim_Baxter">Jim Baxter</a> (34 capes), un personnage ce Jim ! Décédé, malheureusement. Et l'Irlandais <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Charlie_Hurley">Charlie Hurley</a> bien sûr, une vraie vedette, 40 capes en 12 ans de sélection nationale. En 1964, il fut élu 2<sup>è</sup> meilleur joueur du championnat derrière Bobby Moore [prix Football Writers' Player of the Year - les célèbres récompenses décernées par la PFA ne commencèrent qu'en 1974].</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/03-charlie-hurley.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6254" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/03-charlie-hurley.jpg" alt="" width="180" height="255" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/kgrhqrlqfsdplwzrbqrkuwc8q60_35.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6255" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/kgrhqrlqfsdplwzrbqrkuwc8q60_35.jpg" alt="" width="183" height="255" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/kgrhqvp0fehbyqgmlbrktts8l7q60_35.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6256" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/kgrhqvp0fehbyqgmlbrktts8l7q60_35.jpg" alt="" width="183" height="255" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ni Jim Montgomery, ni toi ni aucun Black Cats d&#8217;alors [Watson et Tueart seront capés une fois partis de SAFC] ne furent sélectionné en équipe d&#8217;Angleterre. Penses-tu que le sélectionneur d&#8217;alors, Alf Ramsey, favorisait les clubs du Sud, londoniens plus précisément ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>J&#8217;ignore s&#8217;il avait un parti pris, je crois que, tout simplement, ça les emmerdait de venir nous observer tout là haut, au nord (est) du pays ! Aucun match n&#8217;était retransmis nationalement et il fallait donc se déplacer. A moins d&#8217;être une valeur sûre ou un crack, comme Brian Clough, on avait moins de chance d&#8217;être sélectionné en jouant à Sunderland. Jim Montgomery fut pris comme suppléant de Gordon Banks, une fois je crois. Mais soyons honnête, Sunderland occupait la deuxième moitié de tableau de D1 le plus souvent. La concurrence était très féroce, les ¾ des joueurs de club étaient anglais, pas comme aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>Revenons à </strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brian_Clough"><strong>Brian Clough</strong></a><strong>, 3 ans à Sunderland (1961-64, 63 buts en 74 matchs, D2). Personnalité complexe, souvent décrit comme une peste sur et en dehors du terrain (arrogant, parfois imbuvable, provocateur, etc.). Ses coéquipiers de Middlesbrough n&#8217;en pouvaient plus et avaient fait une pétition pour s&#8217;en débarrasser ! Il était comment avec vous ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Avec nous, ça allait. Bon, il lui arrivait d&#8217;avoir la grosse tête et d&#8217;agacer à force de chambrer mais il était sympa, on s&#8217;entendait bien tous les deux. Et quel joueur alors, on lui passait le ballon et il claquait ! C&#8217;était vital pour lui de marquer, il adorait ça plus que tout.</p>
<p>Il avait 26 ans à son arrivée à Sunderland et on voyait qu&#8217;il pouvait devenir un grand manager s&#8217;il choisissait cette voie, il avait une grande assurance, une arrogance naturelle. Ce qu&#8217;il réussit par la suite ne m&#8217;étonna guère. Mais tu sais, Alan Brown, notre manager [de 1957 à 1964 puis 1968-72], était très strict et tenait les joueurs d&#8217;une main de fer, gare à celui qui désobéissait ! D&#8217;ailleurs, Brian a dit bien plus tard avoir été influencé par Brown dans son parcours de manager. A mon avis, il s&#8217;en inspira même largement.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/b_clough6.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-6258" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/b_clough6.gif" alt="" width="450" height="215" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>T&#8217;as une p&#8217;tite anecdote sur les rapports entre Alan Brown et Brian Clough ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Oui, et une sympa&#8230; Un jour, alors que Brian Clough venait d&#8217;arriver au club, Brown faisait une causerie au centre d&#8217;entraînement qui était ouvert au public. On l&#8217;écoutait tous religieusement en cercle et là, un type appelle Cloughie pour avoir son autographe. Brian était connu, surtout dans la région, il avait été sélectionné en équipe d&#8217;Angleterre et claqué 197 buts en 213 matchs à Middlesbrough (D2) ! Assez fièrement, Cloughie se met à trottiner pour aller signer cet autographe et là, Brown l&#8217;interpelle et d&#8217;un ton très officiel lui envoie : « <em>Monsieur Clough, si vous signez cet autographe, vous ne jouerez pas samedi. </em>» Brian avait rappliqué aussi sec, sans broncher ! Ce pauvre supporter était resté le bras tendu avec son stylo et son bout de papier&#8230; [rires]</p>
<p><strong>C&#8217;est vrai l&#8217;histoire qui circule sur la première chose qu&#8217;Alan Brown dit à Brian Clough quand ce dernier débarqua à Sunderland ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ah, oui, il lui avait dit :</p>
<blockquote><p><span style="color: #0000ff"><strong>« <em>Brian, tu as souvent dû entendre ce que les gens disent de moi, que je suis un beau salaud, un enfoiré, etc. Et bien c&#8217;est parfaitement exact. </em>»</strong></span><em></em></p></blockquote>
<p>Brown était très direct, ce qui n&#8217;avait pas plu à Don Revie d&#8217;ailleurs !</p>
<p>[Revie porta le maillot de Sunderland de 1956 à 1958 - ailier/joueur de couloir dans le système <a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ab/2-3-5_%28pyramid%29.svg">WM</a> (<em>inside forward</em>) ou avant-centre, 66 matchs/15 buts - avant de devenir peu après le mythique manager de Leeds United, 1961-74 et le nettement moins mythique sélectionneur anglais, 1974-77. Brian Clough et Don Revie se détestaient. Le 30 juillet 1974, Cloughie remplaça Revie à la tête de Leeds United... Voir plus bas The Damned United]</p>
<p><strong>Quel terrible dommage que Brian Clough ait dû arrêter sa carrière si tôt&#8230; </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Effectivement, je me rappelle de ce jour, Boxing Day 1962, quand le gardien adverse faucha Brian, son genou se déboîta&#8230; Les conditions météos étaient dantesques et le terrain gelé <span style="color: #ff0000">[2]</span>. Verdict : rupture des ligaments croisés du genou (ci-dessous).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/1962-injury_1371137i.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6260" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/1962-injury_1371137i.jpg" alt="" /></a></p>
<p>A l&#8217;époque, on ne soignait pas ça comme maintenant et ce genre de blessure ne pardonnait pas. Cloughie avait 27 ans et il ne rejoua plus [A la mi-saison 1962-63, il en était déjà à 24 buts en championnat]. Il tenta de revenir 20 mois plus tard, dont un match avec la réserve devant 10 000 personnes, rien que pour le revoir !  Il marqua un hat-trick ce jour-là puis, dans la foulée, disputa 3 matchs de D1 en septembre 1964. Mais il dut se rendre à l&#8217;évidence et raccrocha les crampons quelques semaines plus tard. Le club le nomma alors entraîneur des jeunes ; puis, en 1965, il partit manager Hartlepool en D4 et on connaît la suite [si ce n'est pas déjà fait : livre et film ci-dessous, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GogzG5IWLvo">bande-annonce</a>]</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/damned-utd.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6261" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/damned-utd.jpg" alt="" width="220" height="220" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/thedamnedunited3d.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6262" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/thedamnedunited3d.jpg" alt="" width="200" height="250" /></a></p>
<p><strong>Alan Brown était réputé pour son style autoritaire et ses soufflantes. Est-il vrai qu&#8217;il envoyait les contestataires faire ramasseur de balle dans les matchs de jeunes ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>A ma connaissance, non, il n&#8217;a jamais fait ça. Par contre, ceux qui l&#8217;ouvraient trop ou autre, il les envoyait s&#8217;entraîner avec les jeunes, et il ne les alignait qu&#8217;une fois par mois.</p>
<p><strong>Pourquoi une fois par mois ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C&#8217;était le règlement, la PFA [syndicat des joueurs] avait obtenu ce minimum pour tout joueur sanctionné. Brownie était très strict mais juste et il savait parler aux joueurs. C&#8217;était un excellent <em>man-motivator</em>, il te prenait un joueur moyen et, à la tchache, le motivait au point que le gars se sentait invincible. Il savait aussi te faire te sentir tout petit !</p>
<p><strong>Tiens, tiens, ça me rappelle quelqu&#8217;un, un certain Brian Clough&#8230; </strong></p>
<p>Exactement, Cloughie a largement pris modèle sur Alan Brown (ci-dessous) tout au long de sa formidable carrière. Il a calqué sa façon de pensée sur la personnalité de Brown, sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/download.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6265" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/download.jpg" alt="" width="289" height="174" /></a></p>
<p><strong>Alan Brown vous organisait parfois des séances d&#8217;entraînement étonnantes, </strong><span style="font-weight: bold">c&#8217;était quoi ce fameux « shadow play » que les joueurs détestaient tant ?</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ah oui, ça c&#8217;était spécial en effet. Brown aimait expérimenter et avait souvent d&#8217;excellentes idées mais celle-là laissait à désirer ! Lors de ces séances <em>shadow play</em>, on jouait contre une équipe invisible&#8230; Sans adversaire, on devait faire comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un vrai match, pour travailler le positionnement, la tactique, le mouvement, ce genre de chose. La finalité de l&#8217;exercice était d&#8217;établir des dispositifs au moyen de phases séquentielles bien précises. Après quelques séances, on trouva ça inutile et, franchement, ça ne marchait pas en match. Mais il ne voulait rien savoir et personne n&#8217;osait trop lui dire ! On a fait ça cinq fois par semaine pendant plus d&#8217;une saison, on marquait dans des buts vides, c&#8217;était surréaliste. Puis il dut se rendre compte de l&#8217;inutilité de l&#8217;exercice car on arrêta net. C&#8217;était au tout début de son manageriat, quand on jouait encore parfois avec le WM de Chapman, toujours en vogue à la fin des Fifties.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Alan Brown quitte Sunderland au moment où vous montez en D1 en 64, pourquoi ? </strong></p>
<p>Une sombre histoire d&#8217;argent&#8230; Pour notre remontée en D1, on avait reçu 1 500 £ chacun [moins 50 % de prélèvements, <em>ndlr</em>], une somme énorme, suffisante pour s&#8217;acheter un appartement ou une <a href="http://imganuncios.mitula.net/emmerson_terrace_columbia_washington_tyne_wear_96856489739451304.jpg"><em>terraced house</em></a>. Sauf que le club ne la versa pas à Brownie ou il reçut beaucoup moins je crois. Y&#8217;avait aussi une embrouille sur sa maison. Le club nous aidait financièrement pour acheter notre maison, lui avait une belle propriété à Cleadon [coin aisé près de Sunderland] qu&#8217;il louait mais comptait acheter. Apparemment, Brownie jugea cette aide financière trop modeste par rapport au prix de la maison. Pas mal de clubs le voulaient et il partit entraîner Sheffield Wednesday été 1964, Wednesday était alors dans le Top 6 anglais depuis la fin des Fifties.</p>
<p><strong>Et puis Brown revient à Sunderland en 1968&#8230;</strong></p>
<p>Et ouais ! Entre-temps, on avait eu deux managers totalement différents de Brown, un intérimaire et ensuite John McColl pendant 3 ans, un Ecossais, pas désagréable mais beaucoup trop coulant. Quelques gars commencèrent à  se relâcher. En 1966, on frisa la descente et 1967 ne fut pas glorieux non plus, dommage car on avait une bonne équipe.</p>
<p><strong>Un relâchement du style à picoler la semaine et sortir ?</strong></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/41ybwez9g8l.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6266" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/41ybwez9g8l.jpg" alt="" width="130" height="200" /></a>Quelques-uns ouais, c&#8217;était pas toute l&#8217;équipe, loin de là, mais, par exemple, certains se pointaient régulièrement en retard à l&#8217;entraînement, ou ne venaient carrément pas, impunément. Le pire, c&#8217;était l&#8217;international écossais [et Rangers <em>legend</em>] Jim Baxter <span style="color: #ff0000">[3]</span>, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il descendait ! Et il aimait la bringue, les femmes, les paris, bref la totale. Un sacré joueur ce Jimmy. Il détestait les entraînements plus que tout ! Milieu de terrain, condition physique incroyable, j&#8217;ai jamais compris comment il faisait&#8230; Il n&#8217;a jamais évolué sous Brown, sinon Brownie n&#8217;aurait pas toléré un centième de ce que McColl laissait passer. Il a quitté Sunderland avant que Brown ne revienne en 1968.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Y&#8217;avait donc un <em>salary cap</em> quand tu as commencé en 1958, et jusqu&#8217;en janvier 1961, 20 £ maximum / semaine. Tu gagnais combien toi ? Tu touchais des primes ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Mon tout premier contrat pro, je touchais 5 £ / semaine, pendant une bonne année, moins que notre <em>groundsman</em> (jardinier) ! Ensuite, à partir de 18 ans, j&#8217;ai touché le maximum autorisé pour un footballeur, 20 £ [salaire moyen anglais en 1960 : 15 £ / semaine]. On avait une prime d&#8217;1 £ par point pris, 2 £ en cas de victoire donc. Puis, à l&#8217;abolition du <em>salary cap</em>, c&#8217;est monté progressivement, le maximum que j&#8217;ai touché était 50 £ par semaine.</p>
<p><strong>Si, en D2, tu touchais le salaire maximum autorisé, y&#8217;avait donc pas de différence salariale entre le meilleur joueur de D1 et un joueur de D2 ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Aucune en effet ou alors faible, même si je dois dire qu&#8217;on n&#8217;était pas vraiment au courant des salaires pratiqués ailleurs, pas du tout comme aujourd&#8217;hui disons. Même en D3 ou D4, un bon joueur pouvait toucher le maximum. Ensuite, quand ce plafond salarial sauta, tout le monde touchait la même chose à Sunderland vers 1965, 50 £ hebdo, sauf les 2 ou 3 vedettes comme Charlie Hurley, qui touchaient 70 £. Avec les primes, on pouvait gagner 4 fois le salaire moyen de l&#8217;époque.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-wages.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6268" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-wages.jpg" alt="" width="400" height="243" /></a></p>
<p><strong>Les primes et les avantages en nature, justement, ça aidait bien non ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ah oui, il n&#8217;y avait pas ou peu de primes à la signature mais, après la fin du <em>salary cap</em>, la prime par point gagné passa à 20 £ [2 pts maximum]. On recevait des primes de montée aussi, comme je te disais. Côté avantages, le club nous aidait bien pour acheter notre maison, ce genre de chose.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Tu as joué quinze fois contre le Dirty Leeds de Don Revie, avec les Bremner, les Johnny Giles, les Norman Hunter, Jackie Charlton et j&#8217;en passe. De sacrés joueurs mais pas des poètes. Giles minimise aujourd&#8217;hui en disant que les autres [équipes] n&#8217;étaient pas des anges non plus. Ton avis ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Peut-être, mais Leeds, c&#8217;était de loin les pires ! Ils te pourrissaient, pas verbalement, hormis quelques insultes. Non, eux, ils cassaient, c&#8217;était toujours risqué de les affronter. Leur devise semblait être : « <em>Si tu rates le ballon, ne rate surtout pas le joueur </em>». Les arbitres étaient très coulants à l&#8217;époque, les matchs n&#8217;étaient pas retransmis, etc. et Leeds en profitait.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/dirtyleedsanddisrepute.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6270" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/dirtyleedsanddisrepute.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Justement, sur tes 351 matchs avec SAFC, tu n&#8217;as jamais été remplacé en cours de match ! [les remplacements ne sont cependant arrivés qu'en 1965, et seulement sur blessure les deux premières saisons]. Quelle était ta recette pour ne jamais être blessé ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>J&#8217;avais la forme effectivement, on s&#8217;entraînait tous les jours, le vendredi était très léger cependant, un peu de foncier. Je n&#8217;ai été blessé qu&#8217;une seule fois dans ma carrière, indisponible 3 mois, fracture du scaphoïde (articulation du pouce) en retombant mal lors d&#8217;un amical contre Standard de Liège. D&#8217;ailleurs, je ne peux toujours pas bouger mon pouce. A l&#8217;époque, même si t&#8217;avais mal, tu restais sur le terrain ! On a parfois dû jouer avec la moitié de l&#8217;équipe sous infiltration de cortisone ou avec des joueurs qui avaient des cotes cassées, ou même à 9 !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La mythique équipe de 73 vainqueur de la FA Cup a fait toute la saison, </strong><span style="font-weight: bold">52 matchs, avec 15 joueurs. Vous étiez combien vous dans les années 60 ?</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pareil, 20 maximum. On fait toute la saison 1963-64 avec 13 ou 14 joueurs au total et les autres avec entre 15 et 20, jamais plus. Y&#8217;avait 22 clubs en D1, alors avec les coupes (FA Cup et League Cup) et les <em>replays</em>, on dépassait les 50 matchs par saison. Et sans tous les kinés, les traitements, etc. disponibles aujourd&#8217;hui dans un club.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En 1972, Brown, qui t&#8217;avait fait démarrer, te « libère », tu pars manager Yeovil, en non-league. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ouais, j&#8217;avais 30 ans et j&#8217;aurais évidemment aimé rester à Sunderland mais Brown aimait les jeunes joueurs, il en faisait souvent venir. Il m&#8217;avait repositionné à gauche mais je ne m&#8217;étais pas du tout adapté et avait perdu de ma confiance. J&#8217;avais des propositions intéressantes pour aller jouer à l&#8217;étranger mais avec une famille, pas facile, on ne t&#8217;aidait pas financièrement pour la relocalisation et tout ça coûtait cher. Je suis donc resté en Angleterre. Ensuite, j&#8217;ai racheté un bureau de tabac-presse près de Newcastle. J&#8217;ai fait une bonne petite carrière&#8230;</p>
<p>Kevin Quigagne.</p>
<p class="MsoNormal"><span>Teenage Kicks sur <strong><a href="https://www.facebook.com/teenagekickscdf">Facebook</a> </strong>et</span> sur <strong><a href="https://twitter.com/teenagekickscdf">Twitter</a>.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et à voir ou revoir, ce formidable <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kU1b9mOKOaQ"><span>clip.</span></a></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>=====================================================</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1] </span>C&#8217;était donc la solution du jeu concours. Bravo à Torben Pfannkuch - le plus près de la réalité - qui gagne notre formidable cadeau, une chaussette dédicacée et trouée que porta Francis Jeffers lors de ses mythiques immanquables*.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[2]</span> Le fameux hiver 1962-63 est resté gelé dans la légende, le pire hiver britannique depuis 1740. Seuls 3 clubs (tels Everton, depuis 1958) avaient une pelouse chauffée et on ne joua quasiment pas de Noël à début mars. Certains clubs, tel Norwich, étaient tellement à cran - car financièrement à sec -, qu&#8217;ils attaquèrent la pelouse au chalumeau ! En vain. La stratégie de Dundee United fut intéressante aussi : utiliser un brûleur industriel de goudron. Résultat : ils cramèrent la pelouse et durent la recouvrir de sable. Ils purent disputer quelques matchs et même les gagner. Ces succès sur sable incitèrent les supporters à adopter le surnom <a href="http://www.albionroad.com/football-clubs/dundee-united.html">The Arabs</a> (Wrexham recrouvrit également le terrain de 80 tonnes de sable et put disputer quelques matchs).</p>
<p>Plusieurs matchs de coupe furent reportés une quinzaine de fois, et bien plus en Ecosse (Airdrie-Stranraer, 33 fois). Rien que pour boucler le <em>third round</em> (32<sup>è</sup>) de FA Cup - toujours disputé le premier week-end de janvier - il fallut 66 jours ! (261 reports).</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3]</span> Son <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jim_Baxter">wiki</a> confirme les propos de Cecil&#8230; Les cendres de l&#8217;épicurien Jim Baxter furent dispersées à Ibrox Park à sa mort, en 2001.</p>
<p>[*finalement, je la garde pour moi sa chaussette et à la place j'enverrai 3 programmes de match du club britannique préféré de Torben, un prog. récent, un des années 90 et un trentenaire. Si Torben ne supporte aucun club british, il aura sa chaussette. Si c'est Newcastle United, il repartira avec le trou de la chaussette et un gros 0-3 cousu autour]</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sunderland, à la recherche de la clameur perdue (3/4)</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/04/17/sunderland-a-la-recherche-de-la-clameur-perdue-34/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 06:55:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

		<category><![CDATA[3-0 contre Newcastle à Roker Park]]></category>

		<category><![CDATA[Alf Ramsey]]></category>

		<category><![CDATA[Brian Clough]]></category>

		<category><![CDATA[Cecil Irwin]]></category>

		<category><![CDATA[compte suisse des Cahiers du football]]></category>

		<category><![CDATA[Sunderland-Man United 1964]]></category>

		<category><![CDATA[tragédies à Roker Park]]></category>

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		<description><![CDATA[Les demi-finales de FA Cup disputées ce week-end à Wembley sont l&#8217;occasion idéale de parler du plus beau parcours de toute l&#8217;histoire de la FA Cup : Sunderland, en 1973. Le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) éliminait Arsenal en demi-finale et remportait la finale face au grand Leeds United de Don Revie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: bold">Les demi-finales de FA Cup disputées ce week-end à Wembley sont l&#8217;occasion idéale de parler du plus beau parcours de toute l&#8217;histoire de la FA Cup : Sunderland, en 1973. Le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) éliminait Arsenal en demi-finale et remportait la finale face au grand Leeds United de Don Revie, meilleur club anglais depuis le milieu des Sixties. Grâce à des joueurs transcendés et un stade mythique, Roker Park.</span></p>
<p>Si vous prenez cette série en cours, la lecture de l&#8217;<a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/04/09/sunderland-a-la-recherche-de-la-clameur-perdue-14/">intro</a> est recommandée (et du reste aussi d&#8217;ailleurs).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-sun-cecil-irwin.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6181" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-sun-cecil-irwin.jpg" alt="" width="140" height="199" /></a>Troisième partie : interview avec une Sunderland <em>legend </em>de l&#8217;époque, <strong>Cecil Irwin</strong>, latéral droit aux 351 matchs sous le maillot rouge et blanc entre 1958 et 1972. Cecil fit ses débuts le même jour que les défenseurs Len Ashurst et Jimmy Mc Nab, tous lancés dans le grand bain par Alan Brown, le légendaire manager Black Cat (1957-64 et 1968-72). Ce fut l&#8217;ossature de l&#8217;équipe bâtie par Brown dans les années soixante qui remporta la FA Cup 1973.</p>
<p>Avec les légendaires Jim Montgomery (gardien) et Charlie Hurley, le quintet formera le socle de l&#8217;infatigable défense Black Cat durant les Sixties (D2 et D1) : 2 152 matchs à eux cinq !</p>
<p><span style="color: #ff0000">Et pour la première fois dans Teenage Kicks, un <span style="color: #ff0000"><strong>jeu-concours</strong></span> avec un joli cadeau- souvenir à la clé vous est proposé. Nul besoin de s&#8217;y connaître en foot british, un peu d&#8217;imagination suffit&#8230; Détails en bas de page.</span></p>
<h2 style="padding-left: 180px"><strong><span style="color: #ff0000">Interview vintage</span></strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Cecil, tu es le deuxième plus jeune joueur à avoir porté le maillot de Sunderland (16 ans et 5 mois). Vous étiez en quelle division quand tu as débuté en 1958 ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>On venait de descendre en D2, la première relégation du club depuis sa création en 1879 <span style="color: #ff0000">[1] </span>! La saison précédente, Sunderland avait encaissé 97 buts faut dire&#8230; La descente s&#8217;était jouée au goal-average entre nous, Portsmouth et Newcastle, - 43 pour SAFC&#8230;. C&#8217;était la fin d&#8217;un cycle pour Sunderland, la fin de la fameuse « Bank of England side* » du début des Fifties, l&#8217;équipe était vieillissante [*Sunderland était considéré comme fortuné car financé par des industriels des chantiers navals]. J&#8217;étais très jeune, je n&#8217;avais joué qu&#8217;un seul match cette saison-là, en septembre 58, contre l&#8217;Ipswich d&#8217;Alf Ramsey. On avait perdu 2-0 chez nous, devant 27 000 spectateurs.</p>
<p><strong>Alf Ramsey et son 4-3-3, puis son glissement vers le 4-2-4 et ensuite le 4-4-2 </strong><span style="color: #ff0000">[2]</span><strong> qui d</strong><strong>onnerait la Coupe du monde à l&#8217;Angleterre huit ans plus tard (les fameux <em>Wingless Wonders</em>, les Merveilles sans ailes). Ça avait dû te faire drôle de n&#8217;avoir aucun vrai ailier à marquer*, non ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ah ça oui, notre jeune défense fut déboussolée face à Ipswich Town, et encore plus les latéraux ! Beaucoup d&#8217;équipes jouaient encore avec le vieux <a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5e/3-2-2-3_formation.svg">WM</a> d&#8217;Herbert Chapman, puis, au cours des Sixties, en 4-2-4 et 4-4-2 un peu plus tard. La fin des Fifties et début des Sixties furent une période de transition et d&#8217;expérimentation tactiques, les défenses étaient trop poreuses et il fallait trouver de nouveaux systèmes. Ce jour-là, quand j&#8217;ai disputé mon premier match contre Ipswich, personne ne pouvait se douter que Ramsey <span style="color: #ff0000">[3]</span> deviendrait ensuite sélectionneur anglais [1963-74] et encore moins qu&#8217;il remporterait la Coupe du monde 1966. Ma première saison pleine fut 1961-62, toujours en D2.</p>
<p>[*ce point est examiné page 145 de l'indispensable <em>Inverting the pyramid</em> de Jonathan Wilson ; un <em>must-read</em> depuis que, pour paraphraser le magazine When Saturday Comes, savoir parler tactique est devenu bien plus vital qu'assurer au lit - surtout à nos âges serais-je tenté d'ajouter... mais revenons au terrain]</p>
<p><strong>Et Newcastle United, ça donnait quoi à cette époque ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Après le départ de Jackie Milburn [200 buts Magpies], ils végétèrent en bas de tableau de D1, pour finalement descendre en D2 en 1961. Ils remontèrent en D1 en 1965, un an après nous.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/3111202671.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6183" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/3111202671.jpg" alt="" /></a></p>
<p>Cecil Irwin, 4è en partant de la gauche (photo: remontée en D1, 18.04.64 v Charlton, 51 000 spectateurs)</p>
<p><strong>Te souviens-tu de ton premier derby contre Newcastle, décembre 1961 à Saint James&#8217; Park, devant 54 000 spectateurs ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Un peu, pas plus que ça en fait&#8230;</p>
<p>[Je montre à Cecil quelques documents d'archives et le match lui revient en mémoire]</p>
<p>Ah oui, on fait 2-2 à SJP, doublé de Brian Clough pour nous. Y&#8217;avait bien sûr une rivalité entre les deux clubs mais rien de comparable à maintenant, à cette haine souvent irrationnelle. Y&#8217;avait ni animosité entre joueurs ni violence à l&#8217;extérieur. Pour te dire, les supporters des 2 clubs étaient mélangés dans les tribunes, inimaginable aujourd&#8217;hui.</p>
<p>A l&#8217;époque, c&#8217;était presque un match comme les autres, le manager ne nous disait rien de spécial. De toute manière, il n&#8217;avait pas besoin de nous motiver, on l&#8217;était assez comme ça. C&#8217;est dans la rue qu&#8217;on ressentait plus la rivalité, les gens nous arrêtaient en agitant le poing et nous disaient : &#8220;<em>Vous les battez hein !</em>&#8220;. Je me souviens mieux du match phase retour à Roker Park, on leur met 3-0 devant 58 000 spectateurs ! [décidément, ce 3-0 revient souvent, <em>ndlr</em>]</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunu_2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6185" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunu_2.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/cloughtestimonial.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6186" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/cloughtestimonial.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Je reviendrai sur ce personnage fascinant qu&#8217;était Brian Clough si tu le veux bien. Vous faisiez combien en moyenne les saisons de D2 ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Environ 35 000 mais ça fluctuait beaucoup. Contre les petits clubs on faisait 15 ou 20 000 et jusqu&#8217;à 60 000 contre Newcastle ou Middlesbrough, aussi en D2.</p>
<p><strong>Tu avais connu Roker Park étant jeune ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Oh oui ! C&#8217;était mon club, je vivais à 40 kilomètres de Sunderland et le club organisait un ramassage de supporters en bus. J&#8217;ai pas raté beaucoup de matchs dans les années 50 quand Sunderland tournait bien en D1, y&#8217;avait le grand Len Shackleton, entre autres.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de l&#8217;ambiance de Roker Park en tant que joueur ?</strong></p>
<p><strong></strong>C&#8217;était très spécial, rien que le Roker End [le Kop] pouvait accueillir plus de 20 000 personnes et le public te portait d&#8217;une manière phénoménale, c&#8217;était un véritable chaudron parfois. Le Fulwell [couvert, à l'opposé du Roker End, <a href="http://www.stadiumguide.com/wp-content/gallery/rokerpark/rokerpark1.jpg">ici</a>] était chaud aussi. Ça ne chantait pas énormément mais c&#8217;était très vocal, ça vociférait, des encouragements, des cris, les gens agitaient beaucoup d&#8217;écharpes, quelques drapeaux et banderoles au début des Seventies. Le <em>merchandising</em> commençait et ça devenait plus coloré même si personne ne portait le maillot du club [phénomène apparu au milieu des Seventies mais qui ne se développa qu'à partir des Nineties, voir dossier TK <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2011/11/14/historique-du-maillot-anglais-23/">ici</a> et <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2011/11/16/la-formidable-epopee-du-maillot-anglais-33/">ici</a>].</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs dans le Roker End, y&#8217;avait souvent des fanatiques qui grimpaient sur les pylônes d&#8217;éclairage aussi, non ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Ouais [rires], c&#8217;était fou, effectivement pas mal de gens escaladaient les pylônes ou restaient massés au pied de ces immenses pylônes, les plus hauts d&#8217;Europe paraît-il, on les avait eus dès 1952, on était le deuxième club anglais à en bénéficier. Quand le stade était plein, y&#8217;avait des gens partout, parfois même à 1 mètre de la ligne de touche, c&#8217;etait pas franchement autorisé mais la billetterie étant le seul revenu du club, ceux-ci avaient parfois tendance à charger la mule.</p>
<p><strong>Tu as joué dans des dizaines de stades anglais, quelles étaient les plus belles ambiances ? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Anfield et Old Trafford à mon avis. Après, t&#8217;avais Stamford Bridge, Saint James&#8217; Park&#8230; Tous ces stades avaient quelque chose de spécial. Mais rien ne valait Roker Park !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ça va de soi. Quel est ton plus beau souvenir de Roker Park ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6188" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_01.jpg" alt="" width="200" height="249" /></a>Le quart de finale FA Cup contre Man United en mars 1964 devant 62 000 spectateurs, un match incroyable, c&#8217;était un replay, on avait fait 3-3 à Old Trafford après avoir mené 3-1&#8230; Donc, replay chez nous à Roker Park. Je n&#8217;ai jamais vu la ville de Sunderland dans cet état, c&#8217;était de la pure folie. A l&#8217;époque, les gens prenaient leur billet le jour du match bien souvent et ça se passait bien, mais là l&#8217;engouement fut incroyable, le club avait mal calculé son coup.</p>
<p>Les reporters des journaux locaux estimèrent qu&#8217;il y avait 130 ou 140 000 personnes dans et autour du stade ce soir-là, dans les étroites rues avoisinantes. D&#8217;ailleurs, il y a quelques années, Bobby Charlton déclara lors d&#8217;une interview que l&#8217;ambiance de ce Sunderland-Man United fut la plus démente de toute sa carrière, dans et en dehors du stade ! Et, plus tard, Nobby Stiles [milieu défensif de Man United et international anglais] nous raconta des trucs assez dingues sur George Best ce soir-là&#8230;</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ah oui, je crois savoir mais nous en parlerons plus tard. Sunderland-United </strong><span style="font-weight: bold">est ce match incroyable avec 60 000 personnes restées dehors et cette tragédie où deux supporters moururent écrasés.</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Horrible en effet, les gens devinrent fou, y&#8217;avait ni sécurité ni rien, le club avait été pris de court tout simplement car personne n&#8217;imaginait que nous, club de D2, ferions 3-3 à Old Trafford contre le grand Manchester United 4 jours avant, même si c&#8217;était les débuts du grand Man United de l&#8217;ère Matt Busby [deuxième mouture], ils étaient incroyablement populaires, où qu&#8217;ils aillent.</p>
<p><strong>Les médias avaient demandé au club pourquoi il n&#8217;avait pas vendu les billets bien avant le match et le président s&#8217;était contenté de dire : « <em>On n&#8217;a pas eu le temps de les imprimer, pour cause de week-end entre le match à Old Trafford et le replay, et les gens ne bossent pas le week-end</em> ». </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Oui, le club fut totalement dépassé et l&#8217;organisation avec.</p>
<p><div id="attachment_6191" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_02.jpg"><img class="size-medium wp-image-6191" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_02.jpg" alt="Charly Hurley et Denis Law" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Les deux capitaines, Charlie Hurley et Denis Law</p></div></p>
<p><strong>Officiellement, 47 000 spectateurs mais jusqu&#8217;à 80 000 en fait et 60 000 personnes refusées, dehors à essayer de pénétrer coûte que coûte dans le stade&#8230;</strong></p>
<p>Oui, facilement&#8230; Le Sunderland Echo et le Northern Chronicle estimèrent qu&#8217;il y avait au moins 80 000 personnes ce soir-là dans Roker Park, avec comme tu dis, 60 000 refoulées dont une bonne moitié restées dehors pour voir si elles pouvaient rentrer d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre. Les bouchons pour atteindre Roker Park faisaient des kilomètres, il s&#8217;écrivit même qu&#8217;une file allait presque jusqu&#8217;à Newcastle ! Le lendemain, on sut que deux personnes étaient mortes asphyxiées ou piétinées dans les bousculades, l&#8217;une d&#8217;une crise cardiaque je crois, avec des dizaines de blessés. Beaucoup de gens se blessèrent en escaladant les grilles et murs, chutes, coupures, etc. Certains murs avaient des tessons de bouteilles pour empêcher la resquille. Des grilles de sortie fut forcées et des dizaines de milliers de personnes s&#8217;engouffrèrent dans Roker Park. Et malheureusement, au niveau du Roker End, ce fut le carnage.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_05.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6189" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/manunt64_05.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a></p>
<p><strong>Vous les joueurs, vous saviez ce qui se passait à l&#8217;extérieur ? </strong></p>
<p>Non, absolument pas. On savait qu&#8217;il y avait un monde fou car avant le match (à 20 heures), on avait pris notre collation au Roker Hotel sur le bord de mer, pas très diététique d&#8217;ailleurs, et&#8230;</p>
<p><strong>Vous aviez mangé quoi, un bon vieux <em>fish and chips</em> ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Non, un gros steak, du pain de mie grillé et on avait bu du thé&#8230; C&#8217;était censé nous donner de l&#8217;énergie. Vers 18 h, on s&#8217;était rendu au stade à pied, à 500 mètres de là. Mais impossible d&#8217;atteindre le stade tellement la foule était nombreuse et dense ! Il avait fallu que la police nous fraye un chemin pour accéder à l&#8217;entrée des joueurs, les gens nous agrippaient, nous retenaient, insensé, je n&#8217;avais jamais vu ça. Idem pour les joueurs de Man United, les gens étaient devenus comme dingues.</p>
<p><strong>Ce qui est dingue aussi, c&#8217;est qu&#8217;à peu près la même chose s&#8217;était passée à Roker Park trente ans avant, le 8 mars 1933, lors d&#8217;un Sunderland-Derby. Pareil, <em>replay</em> de FA Cup, 75 118 spectateurs officiellement, au minimum 100 000 en fait, et des bousculades qui firent 2 morts et beaucoup de blessés. </strong></p>
<p>Et ouais, aucune leçon ne fut retenue de toutes ces tragédies depuis Ibrox Park en 1902 jusqu&#8217;à Hillsborough. Mais tu connais le plus insensé de l&#8217;histoire sur ce match contre Man United ?</p>
<p><strong>Non&#8230; </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p class="MsoNoSpacing">
<p class="MsoNoSpacing"><span>Ben figure-toi que beaucoup de gens qui étaient entrés sans…</span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span>A suivre.</span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span>Kevin Quigagne.</span></p>
<h3 style="padding-left: 30px"><span><span style="color: #ff0000"><strong>Jeu concours</strong></span></span></h3>
<p class="MsoNoSpacing" style="padding-left: 30px"><span><span style="color: #ff0000">Dear readers,</span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="padding-left: 30px"><span style="color: #ff0000"><span><span style="color: #ff0000">Le temps est venu de récompenser votre fidélité et bravitude. Vous vous tapez mes pavés depuis fort longtemps avec une bienveillance et résilience admirables et cela mérite </span></span>eine groß gratification.</span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="padding-left: 30px"><span style="color: #ff0000"><span><span style="color: #ff0000">Par conséquent, celui ou celle d&#8217;entre vous qui complétera la phrase ci-dessus (</span></span><em>Ben figure-toi que beaucoup de gens qui étaient entrés sans…</em>)<span> </span><span style="text-decoration: underline">au plus près de la réalité</span><span> recevra un joli cadeau-surprise qui a nécessité un raid dans le compte suisse des Cahiers. Autant vous dire que c&#8217;est du lourd donc. </span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="padding-left: 30px"><span><span style="color: #ff0000">Alors faites chauffer vos neurones et tentez votre chance ci-dessous dans les commentaires. N&#8217;hésitez pas, sur un malentendu ça peut le faire. Un gros indice : ce qui se passa avec ces gens entrés sans&#8230; est assez insolite.</span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="padding-left: 30px"><span style="color: #ff0000">Vous avez 5 jours.</span></p>
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>=======================================================</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1]</span> Sunderland fut créé en 1879, et intégra la Football League en 1890, deux ans après sa création. Le club évolua en D1 de 1890 à 1958.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[2]<strong> </strong></span>L&#8217;Angleterre du manager Alf Ramsey devint championne du monde grâce à un système innovateur développé par le Russe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Victor_Maslov">Viktor Maslov</a> : le 4-4-2. Un dispositif qui donnait la part belle à l&#8217;assise défensive, au pressing et aux milieux polyvalents, au détriment des ailiers, trop souvent jugés inaptes aux taches défensives. Tout le contraire du jeu long favorisé par tant d&#8217;équipes britanniques (façon kick and rush) où l&#8217;entrejeu était zappé et les ailiers érigés au rang de demi-dieux (même si Ramsey aimer recourir au principe du « jeu direct » - le moins de passes possibles - si prisé des clubs à l&#8217;époque, sauf Tottenham. Sans trop entrer dans les détails, Ramsey aimait alterner passes courtes et longues, mais il changea souvent, 4-3-3, puis 4-2-4 et 4-4-2 &amp; ses variantes, de manière non linéaire chronologiquement).</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3]</span> Ramsay était alors un jeune manager qui avait repris Ipswich en D3 en 1955. Sept ans plus tard, il leur fit remporter le titre de D1 (1962) devant Burnley et surtout le grand Tottenham de Bill Nicholson (manager) et l&#8217;immense Jimmy Greaves, qui coûtait à lui seul 3 fois plus que tout l&#8217;effectif d&#8217;Ipswich (acheté au Milan AC pour la somme astronomique de 99 999 £&#8230; <span>raisons expliquées </span><a href="http://www.people.co.uk/sport/columnists/jimmy-greaves/2011/02/06/the-penny-drops-on-today-s-mega-deals-102039-22902109/">ici</a>). <span>Une telle prouesse (de D3 au titre D1 en quelques saisons, sans moyens) fut facilitée par l’absence totale de couverture télévisée et la rareté de l’observation de matchs (Ipswich joua sur l&#8217;effet de surprise - qui cessa une fois les adversaires habitués aux dispositifs mis en place par Ramsey. Ipswich, sans Ramsey, redescendit en D2 en 1964, deux ans après le titre national).</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sunderland, à la recherche de la clameur perdue (2/4)</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 14:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

		<category><![CDATA[1 £ le billet à Wembley]]></category>

		<category><![CDATA[Danny Blanchflower]]></category>

		<category><![CDATA[finale FA Cup 1973]]></category>

		<category><![CDATA[Jim Montgomery]]></category>

		<category><![CDATA[la fin de Roker Park]]></category>

		<category><![CDATA[Leeds United battu en finale (une fois de plus)]]></category>

		<category><![CDATA[les footballeurs du Sporting Lisbonne volent des cassettes de Linda de Suza]]></category>

		<category><![CDATA[Man City terrassé]]></category>

		<category><![CDATA[Sunderland AFC]]></category>

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		<description><![CDATA[Demi-finales de FA Cup ce week-end à Wembley, Chelsea v Man City et Millwall v Wigan. L&#8217;occasion de parler de Sunderland donc. Car il y a quarante ans, de janvier à mai 1973, le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) signait le plus beau parcours de la longue histoire de la FA Cup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Demi-finales de FA Cup ce week-end à Wembley, Chelsea v Man City </strong><span style="font-weight: bold">et Millwall v Wigan. L&#8217;occasion de parler de Sunderland donc. Car il y a quarante ans, de janvier à mai 1973, le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) signait le plus beau parcours de la longue histoire de la FA Cup (142 ans), jusqu&#8217;à la finale, remportée sur le grand Leeds United de Don Revie, meilleur club anglais depuis le milieu des Sixties. Grâce </span><span style="font-weight: bold">à des joueurs transcendés et un stade mythique, Roker Park. Un temple que les Anciens évoquent souvent la larme à l&#8217;oeil.</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Lecture de l&#8217;<a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/04/09/sunderland-a-la-recherche-de-la-clameur-perdue-14/">intro</a> recommandée (et du reste aussi d&#8217;ailleurs). Suite de la première partie.</p>
<p><span style="color: #ff00ff">[Cliquer sur les photos peut rapporter gros<strong> </strong>; SAFC = Sunderland]</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3><strong>Huitièmes de finale : le Roker Roar terrasse le grand Man City</strong></h3>
<p>Le tirage des 8<sup>è</sup> n&#8217;est pas être tendre avec Sunderland : Manchester City, 4<sup>è</sup> de D1 la saison précédente. Les Citizens ont de la vedette en pagaille (dont Colin Bell, Francis Lee, Mike Summerbee, Rodney Marsh et Mike Doyle, tous internationaux anglais) et sont donnés favoris pour remporter la Cup, avec Leeds United, détenteur du trophée. City et son manager, le très suffisant Malcolm Allison (dit « <a href="http://static.guim.co.uk/sys-images/Football/Pix/pictures/2009/5/21/1242915439406/Malcolm-Allison-001.jpg">Big Mal</a> »), ne sont pas du genre à gamberger. Big Mal parle ouvertement du « petit Sunderland ».</p>
<p><strong>24 février 1973</strong>, Man City-Sunderland : 2-2 (54 478 spectateurs, dont 10 000 Black Cats).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/5th_01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6128" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/5th_01.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a>Malgré ce match nul acquis dans la douleur, Francis Lee fanfaronne : « <em>Si Man City ne passe pas ce tour, je ferais cadeau au club d&#8217;une semaine de salaire</em>. »</p>
<p>Sunderland est alors coté 100/1 chez les <em>bookies</em> pour la victoire finale à Wembley (250/1 au début de la saison). En principe, les Mancuniens ne devraient faire qu&#8217;une bouchée des Mackems au retour. Mais les Lads vont sortir le match de leur vie&#8230;</p>
<p><strong>27 février 1973</strong>. Replay à Roker Park : SAFC l&#8217;emporte 3-1 devant 51 782 spectateurs <span style="color: #ff0000">[1]</span>.</p>
<p>Cette rencontre sera élue Plus grand match de Sunderland à Roker Park. Doublé de Billy Hughes, l&#8217;une des stars de l&#8217;équipe, et superbe <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Hg3vvCEqh-U">but</a> de Vic Halom (qui n&#8217;est pas sans rappeler la conclusion de cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tkPIjwdpzzw">action</a>).</p>
<p>La <em>Cup</em> <em>fever</em> monte sur Wearside, sevré de gloire depuis les années 30 et son lot de trophées (titre national en 1936 et FA Cup en 1937, l&#8217;époque mythique de Raich Carter et Bobby Gurney, 355 buts à eux deux). Roker Park a vibré comme rarement ce soir-là. D&#8217;un rugissement profond, presque guttural.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000ff">La légende raconte qu&#8217;après un Sunderland-Tottenham de mars 1961, le grand Danny Blanchflower fit le tour du terrain en examinant chaque recoin, persuadé que des hauts-parleurs avaient été cachés pour amplifier le bruit du public.</span></em></strong></p></blockquote>
<p>Après la rencontre, le rodomont Francis Lee ravalera ses bravades :</p>
<p>« <em>La ferveur du public était incroyable, on ne s&#8217;entendait pas penser sur le terrain. Je n&#8217;avais jamais rien connu de tel. </em>»</p>
<p>Dans un article publié quelques jours après un célèbre quart de finale de FA cup à Roker Park devant 61 326 spectateurs en mars 1961 (1-1) ainsi que dans son autobiographie, le légendaire Danny Blanchflower (Tottenham) décrivit la même sensation :</p>
<p>« <em>J&#8217;ai déjà été spectateur à Barcelone dans un stade plein et ai connu la foule de Saint James&#8217; Park en délire, ainsi que Old Trafford et ses 60 000 spectateurs déchaînés cette saison. J&#8217;ai en tête beaucoup de scènes similaires dans ma carrière. Mais rien ne peut rivaliser avec l&#8217;intensité de la clameur entendue à Roker Park quand Sunderland égalisa à 1-1. </em>[...] <em>Je réalisai alors ce que voulait dire ce journaliste qui parlait d&#8217;un &#8220;grondement à percer les tympans&#8221; en évoquant le Roker Roar. Je dois avouer que le Roar me terrifia ce jour-là ! </em>»</p>
<p>La légende raconte même qu&#8217;après le match, Blanchflower fit le tour du terrain en examinant chaque recoin, persuadé que des hauts-parleurs avaient été dissimulés à des endroits stratégiques pour amplifier le bruit du public !</p>
<p>Trois ans plus tard, Sunderland affrontera Man United en quart de finale de FA Cup à Roker Park (match également légendaire dont nous reparlerons dans la troisième partie). A cette occasion, Denis Law fut tellement secoué par le Roar qu&#8217;il ne cessa d&#8217;en parler des années durant.</p>
<h3><span style="font-weight: bold">Quarts et demi-finale : presqu&#8217;une formalité</span></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>17 mars 1973</strong>. En quart, Sunderland élimine facilement Luton Town (D2) 2-0 devant 53 151 spectateurs. Buts de Dave Watson et Guthrie.</p>
<p>Un mot sur l&#8217;équipe de Sunderland (quasiment toujours la même composition cette saison-là où seule une grosse quinzaine de joueurs furent utilisés)<strong> </strong><strong>:</strong> Jim Montgomery, Dick Malone, Ron Guthrie, Mike Horswill, Ritchie Pitt, Vic Halom, Billy Hughes, Bobby Kerr (capitaine), David Watson, Ian Porterfield, Dennis Tueart. Remplaçant (un seul autorisé) : Brian Chambers.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/tueart.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6129" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/tueart.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-northu-dave-watson-sun.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6130" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/football-northu-dave-watson-sun.jpg" alt="" width="180" height="250" /></a></p>
<p>Les joueurs vedettes (ou qui le deviendront) de Sunderland sont alors [stats entre parenthèses = matchs / buts pour SAFC] :</p>
<p>- le gardien Jim Montgomery (dit Monty, 627 matchs pour SAFC de 1960 à 1977), 1 cape réserviste en équipe d&#8217;Angleterre. Remportera la Coupe d&#8217;Europe des clubs champions avec Nottingham Forest en 1980 (remplaçant)</p>
<p>- l&#8217;attaquant-défenseur central David Watson (1970-75 - 212 / 33, ci-dessus). D&#8217;abord avant-centre deux saisons avant d&#8217;être repositionné&#8230; arrière central (à 25 ans). Signera à Man City (1975-79) puis Southampton (1979-82) et portera le maillot des Trois Lions à 65 reprises (1974-82)</p>
<p>- l&#8217;ailier gauche Dennis Tueart (1966-74 - 208 / 56). Le seul Geordie - natif de Newcastle - de l&#8217;équipe partira ensuite à Man City où il décrochera six capes anglaises (1975-77)</p>
<p>- Billy Hughes, avant-centre / ailier (1964-77 - 307 / 81). Décrochera une cape écossaise. Voir « <em>Que sont devenus les héros de 1973 ?</em> » plus bas.</p>
<p><strong><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/arsenal-sunderland-070473-l.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6133" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/arsenal-sunderland-070473-l.jpg" alt="" width="100" height="146" /></a>7 avril 1973</strong>, Demi-finale contre Arsenal à Hillsborough devant 55 000 personnes. Arsenal compte alors parmi les meilleurs clubs anglais depuis plusieurs saisons (4<sup>è</sup> en 1969, doublé championnat-FA Cup en 1971, 5<sup>è</sup> en 1972 et 2<sup>è</sup> en 1973) et vise une troisième finale de FA Cup consécutive. Là encore, on ne donne pas cher des chances des Rokerites. Mais ces derniers vont asphyxier des Gunners dépassés. Billy Hughes sortira un match d&#8217;anthologie et donnera la victoire aux Black Cats, 2-1 <span>(</span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=W09Iw4le97g">clip</a><span>).</span></p>
<p class="MsoNoSpacing">
<p><sub> </sub></p>
<h3><strong>Finale de rêve contre le grand Leeds United</strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>5 mai 1973, Wembley, 100 000 spectateurs. Leeds, meilleure équipe anglaise depuis le milieu des années 1960, est archi favorite. Ses vedettes sont le teigneux petit rouquin Billy Bremner, Johnny Giles, Eddie Gray, Peter Lorimer et Norman &#8220;<em>Bites Yer Legs</em>&#8221; Hunter (= Norman &#8220;Tacle Assassin&#8221; Hunter ; avant il fauchait, aujourd&#8217;hui il est fauché, <a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-2300910/Legendary-Leeds-England-player-Norman-Bites-Yer-Legs-Hunter-sells-medals--denies-money.html">ici</a>). Lorimer ne doute pas de la victoire des Whites. Avant le match, il déclare à la BBC que Leeds l&#8217;emportera facilement s&#8217;ils marquent tôt dans le match. Pour les médias, c&#8217;est également David contre Goliath. Brian Clough, consultant pour la télé <span style="color: #ff0000">[2]</span>, ne donne pas cher non plus des chances de son ex club (1961-64) : « <em>Si Leeds se met à jouer, ça sera plié en 20 minutes</em> ».</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/picture-698.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6139" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/picture-698.jpg" alt="" width="140" height="200" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/1973_fa_cup_final_ticket.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6140" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/1973_fa_cup_final_ticket.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/1973_fa_cup_final_ticket.jpg"></a>(1 £ le billet « debout », même en 1973, c&#8217;était donné)</p>
<p>Leeds se mettra bien à jouer mais Sunderland lui tiendra la dragée haute. Tout comme contre Man City et Arsenal, le milieu de terrain Black Cat, magistralement contrôlé par le rouquin Micky Horswill et le coriace Bobby &#8220;Little General&#8221; Kerr, va dominer les débats. A la 31<sup>è</sup>, une demi volée de Ian Porterfield donne l&#8217;avantage à Sunderland, 1-0 (<a href="http://www.youtube.com/watch?NR=1&amp;feature=endscreen&amp;v=H6bYIy4deD0">clip,</a> à 1&#8242;03). Les Whites ne reviendront pas.</p>
<p>Cette finale est restée universellement célèbre pour l&#8217;extraordinaire double parade du gardien de Sunderland sur deux tentatives à bout portant de Cherry et Lorimer (<a href="http://www.youtube.com/watch?NR=1&amp;feature=endscreen&amp;v=H6bYIy4deD0">ici,</a> à 2&#8242;12 et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PZmFoo4payA">ici</a>). L&#8217;arrêt de Monty sur le tir de Lorimer fut élu Greatest Ever FA Cup Save lors d&#8217;un sondage réalisé par E.on, le sponsor de la FA Cup de 2006 à 2011 (loin devant David Seaman, Arsenal v Sheffield United demi-finale 2003 et Pepe Reina, Liverpool-West Ham finale 2006 - Petr Cech contre Man United le 1/4/2013 pourrait bien venir intégrer le Top 3 de ce classement).<br />
David Coleman, commentateur vedette de la BBC, était tellement persuadé que Lorimer allait marquer qu&#8217;il annonça but ! (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=WM5EJkciC68">ici</a> à 3&#8242;27 &#8230;<em>Cherry, superbe parade de Montgomery&#8230; et Lorimer égalise à 1-1&#8230; Non, incroyable ! </em>»). L&#8217;exploit de Monty éclipse-t-il la fameuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ngE9RCAdWaE">parade</a> de Gordon Banks sur une tête de Pelé ?</p>
<p>Au coup de sifflet final, le manager Bob Stokoe, bras en l&#8217;air, feutre <em>trilby</em> sur le chef, pantalon rouge et gabardine au vent court vers Monty et l&#8217;étreint longuement (ci-dessous). Cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7m0qTKP39gg">course</a> légendaire a été <a href="http://farm4.staticflickr.com/3216/2810297119_11ab4765ba_m.jpg">statufiée</a> (devant le Stadium of Light, voir première partie).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/dvd2509.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6143" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/dvd2509.jpg" alt="" width="250" height="260" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/569px-1973facuphomecoming.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6144" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/569px-1973facuphomecoming.jpg" alt="" width="250" height="260" /></a></p>
<p>En coupe d&#8217;Europe la saison suivante (seule campagne européenne de SAFC), Sunderland passera un tour contre les Hongrois de Vasas Budapest (3-0 sur les deux matchs) avant de tomber 3-2 face au Sporting Lisbonne <span style="color: #ff0000">[3]</span>.</p>
<h3><strong>Que sont devenus les héros de 1973 ?</strong></h3>
<p>[entre parenthèses, carrière et nombre de matchs / buts SAFC]</p>
<p>Jim <strong>Montgomery</strong>, gardien (1960-77 - 627, record du club), 69 ans. Employé comme Ambassadeur de Sunderland AFC après avoir longtemps été entraîneur des gardiens au club.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/images.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6146" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/images.jpg" alt="" width="175" height="230" /></a></p>
<p>Dick <strong>Malone</strong>, latéral droit (1970-77 - 281 / 2 buts), 65 ans. L&#8217;Ecossais dirige une entreprise de transport routier à Sunderland.</p>
<p>Ron <strong>Guthrie</strong>, latéral gauche (1973-75 - 80 / 3), 69 ans. Chauffeur-livreur à Fenwick&#8217;s, un grand magasin de Newcastle.</p>
<p>Dave <strong>Watson</strong>, d&#8217;abord avant-centre deux saisons puis&#8230; arrière central (1970-75 - 212, 33 buts), 66 ans. Dirige Dave Watson International, société d&#8217;événementiel basée près de Nottingham (était ouvrier agricole avant de passer pro - et d&#8217;engranger 65 capes anglaises, de 1974 à 1982).</p>
<p>Richie <strong>Pitt</strong>, arrière central (1968-75 - 144 / 7), 62 ans. Carrière stoppée nette à 24 ans, grave blessure au genou. Entra dans l&#8217;enseignement et est toujours prof de maths dans un collège près de Sunderland.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/horswill.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6148" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/horswill.jpg" alt="" width="259" height="200" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/images-1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6149" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/images-1.jpg" alt="" width="185" height="250" /></a></p>
<p>Micky <strong>Horswill</strong>, ci-dessus, milieu (1971-74 - 91 / 5), 60 ans. Animateur à Star Radio, Newcastle.</p>
<p>Bobby <strong>Kerr</strong>, milieu et capitaine (1964-79 - 419 / 69), 65 ans. L&#8217;Écossais dirigea plusieurs pubs après sa carrière. Se rangea des optiques vers 2010 pour raison de santé.</p>
<p>Ian <strong>Porterfield</strong>, milieu et buteur de la finale (1967-77 - 256 / 19). Décédé d&#8217;un cancer en 2007, âgé de 61 ans. Managea une douzaine de clubs et sélections nationales après sa carrière.</p>
<p>Billy <strong>Hughes</strong> (le beau moustachu ci-dessous), avant-centre / ailier (1964-77 - 307 / 81), 64 ans. Sera capé une fois pour l&#8217;Ecosse. Employé dans un pub près de Nottingham.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-6152" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/images-2.jpg" alt="" width="170" height="250" /><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/442762.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6151" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/442762.jpg" alt="" width="310" height="180" /></a></p>
<p>Vic <strong>Halom</strong>, 64 ans, avant-centre / ailier (1973-76 - 134 / 42). Se lança dans la politique (sans succès) puis dans l&#8217;immobilier en Bulgarie où il réside toujours. Pige aussi comme scout Europe de l&#8217;Est pour Newcastle United [à mon avis, il s'est trompé de coin pour ça]</p>
<p>Dennis <strong>Tueart</strong>, ci-dessous, principalement ailier gauche (1966-74 - 208 / 56), 63 ans. Quelques années après ses huit ans à Man City, il devint membre du directoire Citizen. En fut éjecté (par email !) à l&#8217;arrivée du Thaïlandais Thaksin Shinawatra été 2007. Dirige une société d&#8217;organisation de conférences sur Manchester. Tueart fut le premier Anglais à effectuer une saison complète de NASL (USA) en 1978-79, aux New-York Cosmos où il succéda à Pelé. A l&#8217;intersaison 1978, Nottingham Forest le voulut mais Tueart choisit l&#8217;option  contrat lucratif. Et Forest remporta sa première Coupe d&#8217;Europe des clubs champions sans lui. Capé 6 fois par l&#8217;Angleterre (1975-77).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sun-021.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6154" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sun-021.jpg" alt="" width="140" height="200" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/bobstokoe.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6155" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/bobstokoe.jpg" alt="" width="140" height="200" /></a></p>
<p>David <strong>Young</strong>, arrière central (1973-74 - 34, 1 but), 67 ans. Remplaçant non utilisé lors de la finale (un seul <em>substitute</em> autorisé à l&#8217;époque). Se reconvertit dans la gestion de centres sportifs. Vit dans le Kent.</p>
<p>Bob <strong>Stokoe</strong>, manager (1972-1976, puis six semaines en avril-mai 1987 comme intérimaire). Décédé en 2004 d&#8217;une pneumonie à l&#8217;âge de 73 ans.  Hormis cette FA Cup, celui que l&#8217;on surnommait le « Messie » fit monter Sunderland en D1 en 1976. A sa splendide <a href="http://farm7.staticflickr.com/6100/6341837087_a2aceef99b_z.jpg">statue</a> devant le Stadium of Light (voir première partie).</p>
<h3><strong>Et qu&#8217;est devenu Roker Park ?</strong></h3>
<p>Un peu d&#8217;histoire d&#8217;abord. A son inauguration été 1898, Roker Park était le septième stade (au sens très large du terme) de Sunderland. Premier match contre Liverpool le 10 septembre 1898 devant 30 000 spectateurs (D1, victoire 1-0). La pelouse, spécialement importée d&#8217;Irlande, était d&#8217;une telle qualité qu&#8217;elle dura&#8230; 37 ans ! L&#8217;année suivante, Roker Park accueillit un mémorable Angleterre-Irlande : 13-2 ! (<a href="http://farm3.static.flickr.com/2037/2089648550_5d009cbfb1_o.jpg">Roker Park</a> à cette époque).</p>
<p>En 1929, le célèbre architecte de stade Archibald Leitch fit reconstruire la tribune principale, la Main Stand, portant la capacité du stade à plus de 60 000. L&#8217;Ecossais fera également ériger la Clock Stand sept ans plus tard. Durant la deuxième guerre mondiale, Roker Park fut endommagé, Sunderland et Newcastle étant particulièrement visés par la Luftwaffe (chantiers navals, industries lourdes, etc.).</p>
<p>Sunderland quitta Roker Park le 3 mai 1997, après 99 ans d&#8217;occupation. Malgré la victoire 3-0 sur Everton ce jour-là (dont un but de Chris Waddle), SAFC descendit en D2. Après le match d&#8217;adieu le 13 mai 1997 (victoire 1-0 sur Liverpool, comme en 1898), une cérémonie spéciale eut lieu au cours de laquelle le point central du terrain fut déterré par Charlie Hurley (voir première partie) et transporté au Stadium of Light à deux kilomètres de là.</p>
<p><div id="attachment_6158" class="wp-caption alignnone" style="width: 288px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sol-roker-park.jpg"><img class="size-medium wp-image-6158" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sol-roker-park.jpg" alt="le passé, Roker Park (photo prise en 1996)" width="278" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">1996. Au premier plan : le futur Stadium of Light.  En arrière-plan, Roker Park.</p></div></p>
<p>Un <a href="http://i105.photobucket.com/albums/m233/chris_safc63/roker_park2.jpg">lotissement</a> de 130 maisons et appartements sortit de terre un an plus tard (<a href="http://doingthe116.wordpress.com/2012/12/13/roker-park-nowadays/">photos</a>). Un coin résidentiel très prisé : le constructeur reçut plus de 2 000 demandes pour « habiter à Roker Park ». Particularité de l&#8217;endroit : toutes les rues et impasses portent des noms liés à SAFC ou au football (dont un Passage du Tourniquet), photo ci-dessous. Ces noms furent choisis après une compétition organisée par le journal local. Dommage cependant qu&#8217;aucun héros de la finale 73 ou Sunderland <em>legends</em> ne fut sélectionné, un regret exprimé par nombre de supporters Black Cats (un supporter Magpie égaré et médisant trouverait l&#8217;endroit manquant d&#8217;authenticité : s&#8217;il y a bien une <em>Promotion Close</em> - Rue de la Montée - aucune <em>Relegation Street </em>n&#8217;a été inclue. Il pourrait bien s&#8217;en créer une dans un gros mois&#8230;).</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-6161" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/roker-park-housing.jpg" alt="" width="250" height="200" /><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/rokerpark.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6160" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/rokerpark.jpg" alt="" width="300" height="150" /></a></p>
<p>Record d&#8217;affluence de Roker Park : 75 118, le 8 mars 1933 pour un replay de quart de finale FA Cup contre Derby County. Match resté aussi dans les annales pour des mouvements de foule qui firent deux morts et de nombreux blessés.</p>
<p>Une tragédie que nous évoquerons dans la prochaine partie au cours d&#8217;une interview avec une Sunderland <em>legend </em>des Sixties qui nous parlera également, entre autres sujets, de Brian Clough, de Man United, du <em>salary cap</em>, de diététique et de George Best qui eut les jetons de jouer à Roker Park&#8230;</p>
<p>Affaire à suivre donc.</p>
<p>Kevin Quigagne.</p>
<p><strong><strong>=======================================================</strong></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1]</span> Si vous voulez améliorer votre anglais, je conseille vivement le compte-rendu de ce fabuleux match sur ce site de Sunderland : <a href="http://salutsunderland.com/2013/02/sixers-soapbox-roker-erupts-as-hughes-and-halom-rip-manchester-city-apart/">Sunderland-Man City</a> (site tenu par Colin Randall, un supp Black Cat francophile et lecteur de Teenage Kicks - depuis hier)</p>
<p><span style="color: #ff0000">[2]</span> Brian Clough est alors manager de Derby County (depuis 1967) mais occupe également le terrain médiatique depuis la fin des Sixties (radio, TV, presse), au grand dam de son club (ses incessants coups de gueule et commentaires incendiaires exaspéraient le directoire). Peu après, le 15 octobre 1973, alors que les relations entre Clough et le président de Derby avaient atteint <em>breaking point</em>, Clough démissionnera du club, accompagné de son fidèle adjoint, Peter Taylor. Neuf mois plus tard, « Old Big ‘Ead » débarquera à Leeds United, sans Taylor. Ses 44 jours à la tête des Whites restent comme l&#8217;un des épisodes les plus extraordinaires du football anglais. Le livre The Damned Utd ainsi que l&#8217;excellent film éponyme sont vivement recommandés.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3]</span> Les Portugais se distinguèrent aussi hors du terrain : trois d&#8217;entre eux furent arrêtés pour vol de cassettes audio dans un magasin de Newcastle et envoyés en comparution immédiate dans un tribunal local (où ils écopèrent d&#8217;une amende de 30 £ chacun ; il aurait été fort intéressant de savoir quelles cassettes ils piquèrent mais cette information vitale n&#8217;apparaît nulle part, à mon grand regret - svp, pas de blagues déplacées sur l&#8217;immense Linda de Suza dans les commentaires, nous avons quelques lecteurs et trices lusitanien(ne)s auxquel(le)s nous tenons beaucoup).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sunderland, à la recherche de la clameur perdue (1/4)</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 23:54:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Fergie est un génie]]></category>

		<category><![CDATA[Newcastle Petit club du Nord Est]]></category>

		<category><![CDATA[Roker Park]]></category>

		<category><![CDATA[Roker Roar]]></category>

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		<description><![CDATA[Demi-finales de FA Cup ce week-end à Wembley, Chelsea v Man City et Millwall v Wigan. L&#8217;occasion de parler de Sunderland donc. Car il y a quarante ans, de janvier à mai 1973, le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) signait le plus beau parcours de la longue histoire de la FA Cup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Demi-finales de FA Cup ce week-end à Wembley, Chelsea v Man City </strong><span style="font-weight: bold">et Millwall v Wigan. L&#8217;occasion de parler de Sunderland donc. Car il y a quarante ans, de janvier à mai 1973, le club du North East (alors ventre-mouiste de D2) signait le plus beau parcours de la longue histoire de la FA Cup (142 ans), jusqu&#8217;à la finale, remportée sur le grand Leeds United de Don Revie, meilleur club anglais depuis le milieu des Sixties. Grâce </span><span style="font-weight: bold">à des joueurs transcendés et un stade mythique, Roker Park. Un temple que les Anciens évoquent souvent la larme à l&#8217;oeil.</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>De cette sublime <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/1973_FA_Cup_Final">campagne</a>, restent d&#8217;innombrables images et souvenirs, ainsi que des sons. Et hormis les traditionnels héros d&#8217;une telle épopée, joueurs et manager, feu Roker Park revendique fièrement sa place dans le rond central de l&#8217;histoire du club. Un stade qui a laissé au football un fragment d&#8217;héritage lexical (presque) unique au monde : le nom d&#8217;une clameur, le Roker Roar <span style="color: #ff0000">[1]</span>.</p>
<p>Un rugissement qui propulsa le club dans la légende de la FA Cup et fait toujours fantasmer sur Wearside.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/legendaryrokerparkej5.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-6093" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/legendaryrokerparkej5.png" alt="" width="300" height="230" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunderland-fc-roker-roar-351888.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6094" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunderland-fc-roker-roar-351888.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a></p>
<p><span style="color: #ff00ff">[Cliquer sur les photos peut rapporter <strong>gros</strong> ; SAFC = Sunderland dans le texte et SoL = Stadium of Light, l'antre de Sunderland depuis 1997]</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3><strong>1973, un chiffre made in Sunderland</strong></h3>
<p>A Sunderland, même les jeunes supporters sont intarissables sur ce FA Cup <em>run</em> (parcours) de 1973, qui tomba à point nommé pour le cinquantenaire de la Cup à Wembley, et la véritable dernière date mémorable du club. Les <em>bairns</em> Mackems <span style="color: #ff0000">[2]</span> (autre surnom du club) ne grandissent pas en regardant les Teletubbies ou autres divertissements stériles mais devant le DVD de la FA Cup 1973. En boucle. Cette date-chiffre est une obsession locale qui se décline à toutes les sauces.</p>
<p>De fait, pour tout supporter Black Cat, impossible d&#8217;échapper à l&#8217;évocation permanente de ces heures glorieuses où la FA Cup comptait tout autant que le championnat. Le numéro du standard billetterie du club se termine en 1973 (0871 911 1973), les buvettes du stade portent les noms des héros de 73 (ainsi que d&#8217;autres <em>legends </em>du club) et un magazine sur le club s&#8217;intitule Seventy3. Pour beaucoup de vétérans, le temps s&#8217;est arrêté il y a quarante ans.</p>
<p>Et surtout, il y a cette majestueuse statue de Bob Stokoe (le manager d&#8217;alors) devant le Stadium of Light. Ce monument de nostalgie immortalise ces quelques secondes magiques où feu Bobby courut vers son héros (le gardien Jim Montgomery, dit Monty) au coup de sifflet final, bras en l&#8217;air, feutre <em>trilby</em> sur le chef, pantalon rouge et gabardine au vent (voir <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7m0qTKP39gg">clip</a> vintage). Une statue originale financée par les supporters et inaugurée en 2006, deux ans après la mort de Bob Stokoe (à&#8230; 73 ans), celui qui redonna la fierté à toute une région. Total des sommes collectées ? 73 000 £ évidemment&#8230; (la statue coûta 68 000 £, le reste fut versé à une oeuvre caritative de lutte contre la maladie d&#8217;Alzheimer).</p>
<p><div id="attachment_6085" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/stokoe.jpg"><img class="size-medium wp-image-6085" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/stokoe.jpg" alt="The Man, The Messiah, The Moment" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Inscrit sur le socle : The Man, The Messiah, The Moment</p></div></p>
<p>Pourtant, l&#8217;histoire et le palmarès du club d&#8217;avant-guerre éclipsent largement l&#8217;épopée de 1973. En théorie. Créé en 1879 par un enseignant, Sunderland compta longtemps parmi les clubs les plus <em>successful</em> et riches du pays <span style="color: #ff0000">[3]</span> : 6 titres de champion d&#8217;Angleterre, 5 places de dauphin, 1 FA Cup (1937) et 68 ans d&#8217;affilée en D1, de 1890 à 1958 - 56 saisons ! (seul Arsenal et Everton font mieux - si l&#8217;on s&#8217;en tient strictement au nombre de saisons consécutives pour ce dernier). A côté, le voisin et éternel rival Newcastle United (18 kilomètres à vol de pie) fait alors figure de « petit club du Nord Est », pour reprendre la saillie de Sir Alex Ferguson le 28 décembre dernier (voir <a href="http://www.youtube.com/watch?v=h0sV6fEjnWI">clip</a>).</p>
<p>Même si tout cela semble bien loin, les exploits de 1973 surfent si gracieusement sur la vague nostalgique qui balaye le football anglais depuis une dizaine d&#8217;années qu&#8217;ils résonnent comme de l&#8217;histoire récente. Comme si c&#8217;était hier.</p>
<h3><strong>13 janvier 1973 : début de l&#8217;épopée en 32<sup>è</sup></strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>1972. La ville de Sunderland, encore loin d&#8217;être une <em>City</em> (statut prestigieux en Angleterre), fait partie du Comté de Durham <span style="color: #ff0000">[4]</span>. Les industries locales compensent en vitalité ce qu&#8217;elles n&#8217;ont pas en glamour. Mines (le Stadium of Light est construit sur un puits minier), chantiers naval, entreprises de vente par correspondance et l&#8217;usine Pyrex fournissent du travail à un bassin de population de 300 000 personnes. Avec un taux de chômage de 3 %, on frise le plein emploi. Plus pour longtemps.</p>
<p>Côté football, c&#8217;est moins florissant, Sunderland évolue en D2 depuis 1970 et souffre de la comparaison avec un Newcastle United qui finit régulièrement dans le Top 10 de D1 depuis 1968. Ajoutons une Coupe d&#8217;Europe en 1969 (celle des villes foireuses) ainsi que quelques vedettes internationales, dont Malcolm &#8220;Supermac&#8221; Macdonald (1971-1976, 95 buts/187 matchs), et le tableau est douloureusement zébré : ce sont les Magpies qui régalent la galerie dans la région.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunderland_2777w.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6084" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/sunderland_2777w.jpg" alt="" width="300" height="228" /></a></p>
<p>Le 29 novembre 1972, l&#8217;ex Magpie Bob Stokoe débarque comme manager dans un Sunderland AFC moribond. Il a fait une honnête carrière d&#8217;entraîneur et est attendu comme le messie. Les Black Cats sont 17<sup>è</sup> à son arrivée et n&#8217;ont pas pu acheter de joueur depuis plus de deux ans, tant les finances sont exsangues. Ils se sont fait sortir de la Coupe de la Ligue au premier tour et l&#8217;on se dit que passer le troisième tour (32<sup>è</sup>) de FA Cup début janvier sera déjà bien (un <em>third round</em> qui marque l&#8217;entrée en lice des clubs de D1 et D2).</p>
<p>Le tirage a envoyé Sunderland affronter Notts County à Nottingham. Le plus vieux club professionnel au monde est alors en D3 (les Magpies - les vrais, les originels - monteront en D2 à l&#8217;issue de la saison).</p>
<p><strong>13 janvier 1973</strong>. Notts County-Sunderland : 1-1 (15 142 spectateurs, dont 2 000 Black Cats).</p>
<p><strong>16 janvier 1973</strong>. Lors du replay à Roker Park, SAFC élimine Notts County 2-0 devant 30 000 spectateurs mais dans une certaine indifférence médiatique (le Sunderland Echo ne consacre qu&#8217;une demi-page au match). Après tout, une grosse cylindrée de D2 qui sort une D3 en 32<sup>è</sup>, pas de quoi en faire un Cheddar.</p>
<p>A l&#8217;époque, un jeune homme de 20 ans rêve du Kop de Roker Park (où la place coûte 50 pence) : Martin O&#8217;Neill, manager des Black Cats jusqu&#8217;au 30 mars dernier. Alors enfant à Derry, Irlande du Nord, l&#8217;AFC était son club de coeur (en 73, O&#8217;Neill évolue alors à Nottingham Forest - sa première visite à Roker Park sera en tant que joueur, en 1972).</p>
<h3><strong>Seizième de finale contre Reading</strong></h3>
<p>Le 3 février, le Round 4 (16<sup>è</sup> de finale) donnera l&#8217;occasion au Nord-Irlandais de doublement vibrer et mettra ses allégeances à rude épreuve. Le tirage a en effet accouché d&#8217;un Reading-Sunderland.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/hurley.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6096" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/hurley.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Reading est alors un petit club qui a toujours évolué dans les divisions inférieures (principalement en D3) et a comme manager un personnage idolâtré par les Black Cats : l&#8217;Irlandais Charlie Hurley, surnommé « King Charlie » ou « The King », Black Cat de 1957 à 1969. Hurley est l&#8217;idole de jeunesse de Martin O&#8217;Neill et du peuple Mackem. Il fut décrit par l&#8217;immense John Charles (Leeds et Juventus) comme « <em>l&#8217;un des meilleurs arrières centraux que le football ait connu </em>».</p>
<p>Accessoirement, Hurley fut aussi le mentor de feu Robin Friday à Reading (1974-76) et le seul homme qui ait à peu près réussi à dompter l&#8217;incontrôlable Friday (ci-dessous) un énergumène qui aurait pu aisément faire passer George Best pour un moine bouddhiste <span style="color: #ff0000">[5]</span>.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/friday.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6099" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/friday.jpg" alt="" width="300" height="193" /></a></p>
<p>Pour le centenaire de la création du club en 1979, Hurley fut élu Joueur du Siècle de Sunderland par les supporters et reçut l&#8217;immense honneur de déterrer le point central en craie de Roker Park au Stadium of Light au moment du grand déménagement de 1997.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>3 février 1973</strong>. Sunderland-Reading : 1-1 (33 913 spectateurs).</p>
<p>Malgré Steve <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Death">Death</a> dans les cages, les Biscuitmen survivent <span style="color: #ff0000">[6]</span>. Mais le replay à Elm Park quatre jours plus tard leur sera fatal (1 700 supps Black Cats feront le déplacement).</p>
<p><strong>7 février 1973</strong> (replay). Reading-Sunderland : 1-3 (19 793 spectateurs).</p>
<p>Le tirage des 8<sup>è</sup> n&#8217;est pas être tendre avec Sunderland : Manchester City, 4<sup>è</sup> de D1 la saison précédente.</p>
<p>La <em>Cup</em> <em>fever</em> monte doucement sur Wearside, sevré de gloire depuis le lot de trophées acquis dans les années 30 (titre national en 1936 et FA Cup en 1937, l&#8217;époque mythique des Raich Carter et Bobby Gurney, 355 buts à eux deux. Dans ce <a href="http://www.youtube.com/watch?v=sSEOIwlKAgE">document</a> exceptionnel, on les voit s&#8217;entraîner à Roker Park).<br />
Et lors du Sunderland-Man City du 27 février 1973 disputé devant 51 782 spectateurs, Roker Park vibrera comme rarement. Un match d&#8217;anthologie qui sera élu Plus grand match de Sunderland à Roker Park (ce 8<sup>è</sup> de finale débutera le prochain volet de ce dossier).</p>
<h3><strong>Rencontre avec un gars qu&#8217;a tout connu </strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>Un Roar dont parle merveilleusement bien John, un vieux supporter de Sunderland rencontré localement.</p>
<p><strong>Kevin Quigagne</strong> - <em>John, parle-nous de Roker Park et ce fameux Roker Roar. </em></p>
<p><strong>John</strong> - <em>Mon grand-père avait connu notre ancien stade, Newcastle Road, qui attirait parfois 30 000 spectateurs dans les années 1890 </em>[contre Liverpool notamment, en 1892] <em>quand Sunderland dominait le football anglais avec </em><span style="font-style: italic">Aston Villa et quelques autres. Mais Roker Park était spécial quand il était plein, avec ses 60 ou 70 000 inconditionnels. Et il y avait le Roker Roar, cette clameur puissante qui intimidait l&#8217;équipe adverse.</span></p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/3501163031_03f014c5cc.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6088" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/3501163031_03f014c5cc.jpg" alt="" width="275" height="224" /></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/youllneverwalkalone.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6089" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/youllneverwalkalone.jpg" alt="" width="275" height="225" /></a></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong> </strong><em> </em><strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Kevin</strong> - <em>D&#8217;ailleurs, il arrivait aux adversaires d&#8217;avouer ne jamais avoir connu une telle ambiance qu&#8217;à Sunderland, comme le grand Danny Blanchflower le fit après un célèbre quart de finale de FA Cup à Roker Park contre Tottenham en mars 1961 </em><span style="color: #ff0000">[7]</span>.</p>
<p><strong>John</strong> - <em>Oui, tout à fait. On a coutume aujourd&#8217;hui de dire que telle équipe déteste jouer dans tel ou tel stade à cause de la ferveur du public, mais on peut en douter. Dans le cas de Roker Park, c&#8217;était certain, personne n&#8217;aimait venir ici quand le stade était plein. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Kevin</strong> - <em>Roker Park était situé en bord de mer </em>[du Nord]<em>, ça devait jouer sur cette ambiance si particulière, surtout quand les conditions météos étaient mauvaises. C&#8217;était un stade très &#8220;atmospheric&#8221;, non ?</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>John</strong> - <em>Oui, il se situait à 400 mètres du rivage à vol d&#8217;oiseau, encastré parmi les maisons en briques, comme tant de stades de l&#8217;époque. Cette situation géographique ajoutait indéniablement au mystique de l&#8217;endroit. Les après-midis ou soirs de &#8220;sea mist&#8221; </em>[brume marine]<em>, Roker Park impressionnait et produisait un vacarme infernal, presque paralysant. Dans le Kop, on sentait le béton vibrer sous ses pieds.</em></p>
<p><div id="attachment_6092" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/404197_453768161326497_1616270050_n.jpg"><img class="size-medium wp-image-6092" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/404197_453768161326497_1616270050_n.jpg" alt="Sunderland-Newcastle, 1980" width="300" height="208" /></a><p class="wp-caption-text">Sunderland-Newcastle, 5 avril 1980</p></div></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000ff">Certains vieux supporters disent parfois ceci : pour magnifique que soit le Stadium of Light, la véritable maison du club sera toujours Roker Park, sa pièce préférée le Roker End et son âme, le Roker Roar. Le Roar, quand ça partait, c&#8217;était comme une déflagration.</span></em></strong></p></blockquote>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Kevin</strong> - <em>Malgré les rénovations effectuées pour la Coupe du Monde 1966 </em>[Roker Park fut préféré à Saint James' Park]<em>, il était toujours resté vétuste. On a parfois décrit ce stade comme &#8220;atypique&#8221;, dans quel sens ? </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>John </strong>- <em>Ce stade était assez curieux car il formait un ensemble asymétrique avec des tribunes disparates, un peu déglinguées, dont une immense, le Roker End,  qui avait une géométrie insolite, un peu hexagonale, à cause d&#8217;un plan cadastral défavorable, route mitoyenne et exiguïté des lieux. Le Roker End était spectaculaire, à ciel ouvert et quasi vertical, avec des &#8220;terraces&#8221; </em>[<em>gradins, populaires</em>]<em> qui semblaient monter à l&#8217;infini. Du terrain, on voyait littéralement un mur de spectateurs devant soi.</em></p>
<p><div id="attachment_6087" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/egyezm.jpg"><img class="size-medium wp-image-6087" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/egyezm.jpg" alt="Le Roker End est à droite (du temps de sa splendeur)" width="300" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">Roker Park et son Roker End, à droite </p></div></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em><em></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>A son apogée, le Roker End pouvait officiellement accueillir 23 000 spectateurs mais bien plus en réalité. Puis, au début des années 80 et après Hillsborough, le Roker End fut considérablement réduit de taille, jusqu&#8217;au déménagement au Stadium of Light à l&#8217;été 1997 où il se retrouva comme castré, amputé, contenant péniblement 6 000 spectateurs </em>[le stade lui-même ne faisait plus que 22 500 places]<em>. On est loin de retrouver ces sensations au Stadium of Light&#8230;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Kevin</strong> - <em>Ouais, on va pas jouer les vieux cons mais c&#8217;est sûr que l&#8217;ambiance a dû bien changer ! Aujourd&#8217;hui au SoL, on </em><a href="http://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-2253642/Sunderland-issue-warning-sign-fans-persistent-standing.html"><em>vire</em> </a><em>les supps un peu trop bruyants et agités qui rensersent les flasques Thermos de ceux qui vont au stade comme on </em><em>va en pique-nique</em> <em>ou assister à une soirée Connaissance du monde au théâtre local </em>[Rires]. <em>On a fait de nous des &#8220;spectateurs&#8221; au sens premier du terme, </em><em>spectāre</em><em> en latin</em><em>, to spectate en anglais, assister à un spectacle, passivement, alors qu&#8217;on devrait y participer activement à ce &#8220;spectacle&#8221;. Certains vieux supps aiment dire parfois que le SoL est magnifique et tout le tremblement mais que la véritable maison du club sera toujours Roker Park, sa pièce préférée le Roker End et son âme, le Roker Roar.</em></p>
<p><strong>John </strong>- <em>C&#8217;est tellement vrai, tellement vrai. Le Roar, quand ça partait, c&#8217;était comme une déflagration&#8230;</em></p>
<p><em> </em></p>
<h3><strong>Le Roker ne chante plus mais fait toujours pleurer </strong></h3>
<p>John n&#8217;en dira pas plus et je préfère me faire silencieux. Machinalement, j&#8217;étale devant lui quelques photos de Roker Park ainsi que des vieux programmes de match et lui montre ce <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kU1b9mOKOaQ">clip</a>* émouvant. Trop émouvant. Je sens les larmes lui monter. L&#8217;émotion me gagne également et, la voix serrée, je balbutie quelques mots. Je n&#8217;ai jamais connu Roker Park et il doit trouver mon émoi bien étrange. Je détourne le regard, fixe les photos et me plonge dans des souvenirs imaginaires, des moments que je n&#8217;ai jamais vécus.</p>
<p>Je quitte John l&#8217;esprit perdu dans mes pensées sur ce stade que j&#8217;aurais tellement aimé connaître, sentir, toucher. De nombreux supporters ne regrettent pas Roker Park, tant il faisait peine à voir au crépuscule de sa vie, condamné par les inéluctables mais brutales normes <em>Health and Safety </em>post Hillsborough et victime d&#8217;un radical virage dans les mentalités, imposé ou non.<br />
Pour certains, les plus froidement réalistes, Roker Park n&#8217;était plus qu&#8217;une carcasse décharnée d&#8217;à peine 22 000 places, une dangereuse et laide verrue, une épave bonne pour la casse. Mais beaucoup aussi, parfois ces mêmes virulents dénigreurs, ne peuvent l&#8217;évoquer sans dérouler les bobines de souvenirs, avant que la gorge ne s&#8217;assèche, comme prise dans une nasse émotionnelle, stoppant nette la conversation.</p>
<p>Je ressens une forte envie d&#8217;en savoir plus sur Roker Park et le Sunderland d&#8217;antan, autrement que par des sources impersonnelles, DVDs ou bouquins. Ça tombe bien, je connais justement un homme qui peut m&#8217;aider, une Sunderland <em>legend</em> qui porta la tunique rouge et blanche plus de 350 fois entre 1958 et 1972. Le rendez-vous est pris pour la semaine suivante.</p>
<p>En attendant, j&#8217;essaie de visualiser le vaisseau Roker, un soir de coupe, quand un dense brouillard s&#8217;abat et la brise marine souffle. Je repense aux paroles des Anciens et m&#8217;imagine le Roker Roar embrasant les tribunes. Certains vieux supporters racontent que quand la <em>sea breeze</em> se levait, elle étalait la noble clameur au-dessus des toitures, comme si un écho malicieux la faisait flotter et rebondir de toit en toit, enveloppant la ville un long moment d&#8217;un son sourd et terrifiant.</p>
<p>A suivre.</p>
<p>Kevin Quigagne.</p>
<p>[*Remarquez Chris Waddle à 30 secondes dans le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kU1b9mOKOaQ">clip</a>. Lionel Pérez était également de la partie, voir <a href="http://the-old-brewery.co.uk/images/Roker%20Park.jpg">compo</a> du dernier match disputé à Roker Park. Pérez parle <a href="http://www.footballfriendsonline.com/blogs/2012/1/14/lionel-perez-from-the-mediterranean-to-stevenage-borough.html">ici</a> de Roker Park et Sunderland avec une grande affection. Avant de découvrir la suite dans quelques jours, à voir également ce <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ubT40SEkDtQ">clip</a> et ces <a href="http://www.flickriver.com/photos/38080357@N06/sets/72157617605273215/">photos</a>]</p>
<p><strong><span style="color: #800080"><strong>=======================================================</strong></span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1]</span> <em>Roar</em> (Robert and Collins) : clameur, grondement, hurlement, rugissement. L&#8217;origine de l&#8217;expression Roker Roar est incertaine, elle proviendrait d&#8217;un journaliste local dans les Fifties. Hampden Park eut aussi son <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hampden_Park#Hampden_Roar">Roar</a>, ses Populaires étaient <a href="http://www.theglasgowstory.com/images/TGSE01250_m.jpg">impressionnantes</a> ! (le stade fit jusqu&#8217;à 150 000 places).<strong></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">[2]</span> <em>Bairn</em> = enfant, en dialecte du North East (idem en anglais écossais). Le terme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mackem">Mackem</a> est aussi et surtout le surnom des habitants de Sunderland. Outre Black Cats, les joueurs de Sunderland sont aussi souvent surnommés The Lads et parfois, surtout par les plus vieux supporters ou les indécrottables nostalgiques de Roker Park, The Rokerites ou Roker Men.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3] </span>Largement financé par les magnats locaux de l&#8217;industrie navale puis divers industriels par la suite, Sunderland fut surnommé « The Bank of England club » au tout début des années 1950, à la suite d&#8217;une série de transferts coûteux. Un surnom également donné à Arsenal dans les années 30 (non, le génie d&#8217;Herbert Chapman ne suffit pas à collectionner les titres dans les Thirties comme on l&#8217;oublie un peu trop souvent).</p>
<p><span style="color: #ff0000">[4] </span>Sunderland acquierra le statut de City en 1992. La ville fait aujourd&#8217;hui partie du Comté métropolitain de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tyne_and_Wear">Tyne &amp; Wear</a>.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[5]</span> Un film sur sa vie et carrière est en préparation. Le tournage devrait se faire principalement au Pays de Galles (le dernier club de Friday fut Cardiff) et pourrait débuter dès le mois prochain. Sortie prévue début 2014. Le film sera basé sur l&#8217;excellent livre <em>The Greatest Footballer You Never Saw (The Robin Friday story</em>) co-écrit par Paolo Hewitt et Paul McGuigan, ce dernier étant l&#8217;ex bassiste d&#8217;Oasis (le bouquin consiste en une série d&#8217;interviews - famille et gens qu&#8217;ils l&#8217;ont le mieux connu - entrecoupés de comptes-rendus de matchs et d&#8217;articles de presse. Le tout est fascinant, lecture vivement recommandée).</p>
<p><span style="color: #ff0000">[6] </span>Surnom inusité depuis le milieu des Seventies. Lire <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2012/08/21/premier-league-2012-13-norwich-qpr-reading/">ici</a>.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[7]</span> Le 4 mars 1961, devant plus de 60 000 spectateurs. Une étonnante anecdote existe sur Danny <a href="http://www.tottenhamhotspur.com/sites/spurs/History%20of%20the%20Club/great-players/danny-blanchflower.page">Blanchflower</a> à Roker Park. Apocryphe ou non, elle est trop belle pour ne pas la conter. En effet, le suprêmement talentueux Nord-Irlandais, assurément l&#8217;un des cinq meilleurs Spurs de l&#8217;histoire du club, ne crut pas un instant que le&#8230; (suite au prochain épisode).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Manchester City : the hangover</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2013/04/04/manchester-city-the-hangover/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 22:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Etihad Stadium, le 13 mai 2012 vers 17 h 30. Manchester City est en train de s&#8217;incliner devant Queens Park Rangers. Et si Roberto Mancini se résout à faire rentrer Mario Balotelli, pourtant placardisé depuis quelques semaines, c&#8217;est qu&#8217;il a beaucoup à perdre. Le titre de champion évidemment mais aussi probablement son job de manager [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Etihad Stadium, le 13 mai 2012 vers 17 h 30. Manchester City est en train de s&#8217;incliner devant Queens Park Rangers. Et si Roberto Mancini se résout à faire rentrer Mario Balotelli, pourtant placardisé depuis quelques semaines, c&#8217;est qu&#8217;il a beaucoup à perdre. Le titre de champion évidemment mais aussi probablement son job de manager </strong><span style="color: #ff0000">[1]</span><strong>.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Quand Agüero évite le tacle de Taiwo pour frapper, ce n&#8217;est pas qu&#8217;un but qu&#8217;il plante mais l&#8217;arbre qui cache toute la forêt d&#8217;échecs que le club mancunien a laissé pousser depuis quelques saisons.</p>
<p>A ce moment précis le club a dépensé 580M £ dans des mercatos cacophoniques depuis son rachat par un fond d&#8217;investissement émirien en 2008. Il possède alors la plus grosse masse salariale du championnat en ayant gagné uniquement une FA Cup au terme d&#8217;une campagne assez ennuyeuse. Même en sachant les investisseurs du Golfe Persique excellents dans l&#8217;art d&#8217;écraser des mouches avec un marteau, on peut tout de même avancer que la perte du titre aurait sérieusement remis en question la gestion du club.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/manchester-city-champion.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6068" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/manchester-city-champion.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<h3><strong>Les lendemains qui déchantent</strong></h3>
<p>En effet, si la défaite reste amère en toutes circonstances, celle-ci serait restée dans la gorge des Sky Blues un bon moment. Véritable rouleau compresseur jusqu&#8217;à sa première défaite début décembre et doté d&#8217;une capacité à marquer aussi impressionnante que sa solidité défensive, Manchester City file vers le titre à grand pas et semble enfin avoir l&#8217;allure d&#8217;un très grand club, comme en témoignent les spectateurs de l&#8217;humiliation infligée au rival dans sa propre demeure. Las, l&#8217;équipe se prend les pieds dans le tapis quand United prend sa revanche en FA Cup ; ce ne sont que l&#8217;étrange concordance entre les faux pas du leader, le retour inespéré de Tevez et l&#8217;énergie du désespoir qui permettent à City de s&#8217;offrir le cadeau qui lui était promis depuis le début de saison. A côté de cela, on aura vu les hommes de Mancini échouer sans gloire sur la scène européenne et surtout peiner à convaincre dans le jeu avec une équipe dont l&#8217;équilibre tenait à la bonne volonté de quelques joueurs.</p>
<p>Du côté d&#8217;Abu Dhabi, on était donc confronté à un cruel dilemme pour préparer la saison suivante : si l&#8217;on considérait la victoire du championnat, la logique voulait que l&#8217;on ralentisse les investissements pour stabiliser le club autour d&#8217;une formule qui semble porter ses fruits. Au contraire, si l&#8217;on considérait les réelles difficultés du club il fallait de nouveau chercher autre chose, amenant un nouveau problème : que faire de plus quand l&#8217;argent ne suffit pas ? Il faut croire que nos chers Emiriens n&#8217;ont pas voulu se frotter à une question si épineuse car l&#8217;été 2012 fut assez calme de ce côté de Manchester, seuls quelques achats de dernière minute - surpayés évidemment - venant agiter l&#8217;effectif.</p>
<p>Nous sommes aujourd&#8217;hui aux trois quarts de la saison, la plupart des compétitions sont bien avancées et l&#8217;on peut donc tenter d&#8217;établir un début de bilan : comment City digère-t-il son couronnement tant attendu ? Eliminé en Europe et distancé en championnat, le seul trophée que peut encore gagner Manchester City est une FA Cup. Plutôt maigre pour un club qui pensait enfin faire partie du gotha des clubs européens. Pour être tout à fait honnête, Manchester City n&#8217;a jamais vraiment paru en position de gagner quoi que ce soit depuis le début de la saison au regard de ses performances au mieux efficaces sans être impressionnantes, au pire très laborieuses. Cette gueule de bois - par rapport aux ambitions du club évidemment - est assez classique mais pourtant relativement complexe à analyser tant elle découle d&#8217;un ensemble de facteurs pas forcément prévisibles.</p>
<h3><strong>Le Club des Cinq est à la peine</strong></h3>
<p>La différence la plus frappante avec la saison du titre est sans doute la régularité de l&#8217;équipe dans ses performances individuelles. Une grande partie du succès de l&#8217;an dernier était due à quelques joueurs clés qui formaient l&#8217;ossature de l&#8217;équipe et sur lesquels Roberto Mancini pouvait réellement s&#8217;appuyer : Joe Hart, Vincent Kompany, Yaya Touré, David Silva et Sergio Agüero (voir <a href="http://www.sofoot.com/manchester-city-les-cinq-hommes-du-titre-156850.html">article</a> So Foot). Tout le travail de Mancini au club se concrétise dans ces cadres qui ont progressivement fait de City un des effectifs les plus compétitifs d&#8217;Europe. Sans surprise, l&#8217;équipe type de cette année ne bouleverse pas cette stabilité au point d&#8217;être dans une continuité assez rare pour un club de ce standing.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/etmc.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6080" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/04/etmc.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a>Toutefois, si l&#8217;on observe de plus près les performances de ces cinq piliers cette année, on constate que leur solidité est mise à l&#8217;épreuve.</p>
<p>1) <strong>Joe Hart </strong>tout d&#8217;abord, l&#8217;espoir de toute une nation à son poste depuis plusieurs saisons s&#8217;est fait remarquer cette saison par quelques belles boulettes parfois coûteuses. Ses sorties médiatiques lui ont valu d&#8217;être plusieurs fois rappelé à l&#8217;ordre par un Mancini que l&#8217;on a connu plus indulgent. Si ses qualités de gardien ne sont pas à remettre en cause, sa confiance et sa place au sein de l&#8217;effectif pourraient bien être à l&#8217;origine de ses quelques contre-performances.</p>
<p>2) <strong>Vincent Kompany</strong> a connu des blessures qui l&#8217;ont écarté des terrains et avec lui son charisme de capitaine, tandis que l&#8217;hésitation récurrente au début de saison sur son partenaire de défense centrale l&#8217;a régulièrement conduit à prendre des responsabilités que sa condition physique ne lui permettait pas toujours d&#8217;endosser.</p>
<p>3) <strong>Yaya Touré</strong>, considéré à juste titre comme celui qui fait tenir toute la baraque, ne connaît pas véritablement de baisse de forme, mais son importance au sein de l&#8217;effectif devient parfois si importante qu&#8217;il accuse le coup sur certains matches. Son absence durant la CAN n&#8217;a pas coïncidé avec de mauvais résultats (2 victoires et 2 nuls), mais sa titularisation immédiate lors de son retour a été un des plus mauvais matches de la saison des Sky Blues (défaite 1-3 contre Southampton).</p>
<p>4) <strong>David Silva</strong>, stratosphérique sur les matches aller de la saison dernière est dans la continuité de son année 2012 : précieux, mais moins décisif. Lui aussi semble parfois souffrir physiquement et peiner à trouver sa place dans le dispositif tactique changeant de Mancini, quand bien même il lui arrive de retrouver une position d&#8217;électron libre qui correspond le mieux à ses capacités.</p>
<p>5) Enfin, <strong>Sergio Agüero</strong>, peut-être la plus grande déception. Sa première saison en Premier League restait comme l&#8217;une des plus grandes réussites pour un attaquant depuis l&#8217;arrivée de Fernando Torres. Il était non seulement plus adroit dans le but, mais également plus altruiste. Sa blessure lors du match d&#8217;ouverture et ses problèmes personnels <span style="color: #ff0000">[2]</span> l&#8217;ont freiné dans son ascension fulgurante, et aujourd&#8217;hui il n&#8217;est « que » l&#8217;attaquant le plus complet de l&#8217;effectif, ce qui le conduit à être baladé un peu partout en attaque, pour des réussites inégales : c&#8217;est principalement dans sa position d&#8217;attaquant de soutien qu&#8217;il s&#8217;exprime le mieux, et lui aussi semble peu à l&#8217;aise dans les expérimentations tactiques de son entraîneur.</p>
<p>Autour d&#8217;eux, les anciens tiennent leur rôle (Barry, Zabaleta), certains surprennent par leur bonne forme (Tevez, Milner) tandis que d&#8217;autres semblent avoir du mal à confirmer (Nasri). Hormis Dzeko ou Kolarov, on voit assez peu de remplaçants faire la différence et les principales qualités de Manchester City semblent contenues dans une petite quinzaine de joueurs. Les recrues qui avaient été enrôlées comme potentiels titulaires n&#8217;ont pas vraiment gagné leur place, et les jeunes ne paraissent pas en mesure de bousculer la hiérarchie, à l&#8217;exception notable de Nastasic qui s&#8217;est fait une place de titulaire pour former l&#8217;une des meilleures charnières de Premier League. Une belle affaire pour Mancini, point qui doit être relevé.</p>
<h3><strong>Mancini brillant, ni pertinent</strong></h3>
<p>On peut néanmoins considérer que Roberto Mancini porte une grande part de responsabilité dans les performances de son équipe cette saison, et pas seulement parce qu&#8217;il est commode de pointer du doigt l&#8217;entraîneur. Lui aussi était tiraillé entre la stabilité et le changement et il a décidé de couper la poire en deux en changeant de tactique avec le même effectif.</p>
<p>La première sortie de la saison lors du Community Shield a ainsi vu les Mancuniens évoluer dans un 3-5-2 séduisant et efficace sur le papier, mais moins convaincant sur le terrain. Dispositif hybride entre le 3-5-2 à l&#8217;italienne et le 3-4-3 de Guardiola-Kolarov jouant le rôle de Dani Alves - ce schéma n&#8217;a jamais donné tout ce qu&#8217;on était en droit d&#8217;espérer, mais n&#8217;a jamais été complètement abandonné non plus, Mancini l&#8217;utilisant à plusieurs reprises comme plan B <span style="color: #ff0000">[3]</span>. Utilisé dès le départ, il présente le bilan assez médiocre d&#8217;une victoire, deux nuls et une défaite. Utilisé en cours de match, c&#8217;est déjà mieux, avec six victoires, un nul et deux défaites.</p>
<p>Ces chiffres positifs sont toutefois à pondérer : le changement tactique n&#8217;a conduit que deux fois à renverser le score (notamment contre Tottenham), étant la plupart du temps inoffensif pour l&#8217;adversaire. Le recrutement de Maicon a été réalisé dans cette optique : chacune de ses entrées sur le terrain avait pour but de passer dans une défense à trois. Cependant, Maicon ne semble jamais s&#8217;être remis de sa rencontre avec Gareth Bale et en défense centrale seul Kompany est à l&#8217;aise dans ce dispositif. Tout n&#8217;est pas perdu pour le 3-5-2 pour autant, car Javi Garcia a certainement été recruté pour son profil lui permettant de descendre au niveau des défenseurs, assez utile avec une telle tactique. Il reste néanmoins une solution de rechange, ce qui laisse penser que le championnat anglais demeure assez hermétique à certains systèmes et profils.</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/robertomancini.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6070" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/robertomancini.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p>Au-delà de cette innovation qui ressemble davantage à une manœuvre de Mancini pour se donner une image de coach créatif que comme une réflexion tactique sur son effectif et sur ses adversaires, c&#8217;est un ensemble de décisions qui peut être pointées du doigt. A commencer par son obsession ridicule pour les attaquants, qui a pu le conduire à finir un match contre Fulham dans un 4-3-3 si offensif et bling-bling que la valeur totale des attaquants présents sur le terrain était quasiment égale au budget annuel du club. Il peut remercier Dzeko de savoir marquer sur une demi-occasion, sans quoi le ridicule eut été total. On peut aussi parler de sa gestion d&#8217;effectif, dont le cas Balotelli cristallisait les contradictions <span style="color: #ff0000">[4]</span>.</p>
<p>Plus récemment, ses interventions médiatiques mourinhesques ont été  désastreuses : « <em>Ceux qui me critiquent ne comprennent rien au football </em>», « <em>Je suis le meilleur coach d&#8217;Angleterre</em> » ou encore « <em>Pour l&#8217;instant Manchester United a été très chanceux</em> », estimant que l&#8217;écart avec le voisin ne reflétait pas les performances de son équipe. Toute cette agitation de surface rappelle que Roberto Mancini n&#8217;est pas, au contraire d&#8217;autres entraîneurs, rompu aux titres et à leur gestion. Champion d&#8217;Italie dans un championnat qui se remettait du Calciopoli, il a remporté ses titres dans un contexte plutôt favorable - sans retirer quoi que ce soit à ses réussites - et peine à garder la barre de son navire dans l&#8217;adversité.</p>
<h3><strong>Manque d&#8217;expérience ?</strong></h3>
<p>Finalement, le principal facteur d&#8217;explication des difficultés mancuniennes cette saison n&#8217;est peut-être pas à chercher à l&#8217;intérieur du club mais à l&#8217;extérieur. En effet, si Manchester City marque beaucoup moins que la saison dernière, sa défense reste tout de même l&#8217;une des meilleures d&#8217;Europe. Et s&#8217;il est vrai que l&#8217;équipe semble fébrile, ses résultats sont globalement dans la continuité de la saison dernière.</p>
<p>Ce que Manchester City n&#8217;avait pas prévu, c&#8217;était que ses adversaires l&#8217;affronteraient désormais le couteau entre les dents. Manchester United en premier lieu, car les Red Devils avancent à un rythme plus vu en Premier League depuis le Chelsea de Mourinho, une cadence beaucoup plus soutenue que celle de City l&#8217;an dernier. De même, en Ligue des Champions, l&#8217;expérience de clubs comme le Real et l&#8217;Ajax s&#8217;est ressentie, tout comme le talent d&#8217;un coach tel Jurgen Klopp.</p>
<p>Les dirigeants de Manchester City se sont crus déjà arrivés avec le titre de champion de Premier League. Seulement, les lignes du palmarès ne sont qu&#8217;une condition nécessaire mais non suffisante pour devenir un grand club. Il ne s&#8217;agit pas de dire qu&#8217;il aurait mieux valu tout bouleverser, simplement il était naïf de ne rien changer, comme si le club avait déjà atteint le sommet.<br />
Premier club racheté par des investisseurs du Golfe et premier club à traduire cette puissance par un titre, Manchester City est désormais en quête d&#8217;expérience, chose que seul le temps peut lui offrir. Reste désormais à savoir si les Emiriens sauront apprécier à leur juste valeur les années à la fois frustrantes et excitantes durant lesquelles un bon club devient un grand club, lorsqu&#8217;un échec cachera une forêt de réussites <span style="color: #ff0000">[5]</span>.</p>
<p>George T. Newman.</p>
<p><strong><span style="color: #800080">=======================================================</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1] </span>Lire <a href="http://www.sportsmole.co.uk/football/man-city/news/mancini-aguero-saved-my-job_43078.html">ici.</a></p>
<p><span style="color: #ff0000">[2]</span> Bénéficiant du statut privilégié de gendre de Maradona depuis plusieurs années, sa relation avec la fille du Pibe de Oro s&#8217;est achevée cette année, cela s&#8217;ajoutant à quelques remarques -assez tristes à entendre pour les supporters- qui laissaient entendre que le Kun aurait préféré rester en Espagne s&#8217;il avait pu.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3] </span>Lire cet <a href="http://www.zonalmarking.net/2012/08/14/mancini-to-use-a-three-man-defence-as-his-plan-b/">article</a> de Zonal Marking écrit juste après le Community Shield, mais dont les réflexions englobent tout ce que l&#8217;on peut dire au sujet du projet de Mancini. Tout juste pourra-t-on ajouter une question sur l&#8217;intérêt d&#8217;utiliser un tel dispositif dans un championnat comme la Premier League.</p>
<p><span style="color: #ff0000">[4]</span> Lire cet <a href="http://sportsillustrated.cnn.com/soccer/news/20130129/mario-balotelli-manchester-city-ac-milan/">article </a>qui pointe l&#8217;échec de Mancini à stabiliser le joueur, ce que d&#8217;autres entraîneurs ont réussi par la suite, affectant très négativement l&#8217;image du club et de son entraîneur : « <em>The transfer robs the Premier League of one of its great eccentrics but also </em><em>reflects poorly on coach Roberto Mancini, whose various management methods - lurching between carrot and stick, defending and then attacking the player</em> [...] <em>have failed</em>. »</p>
<p><span style="color: #ff0000">[5]</span> Certains membres du club l&#8217;ont déjà bien compris : « <em>We must grow as a group and in mentality, United have built a winning culture over the last 20 years, while City&#8217;s project is at the start</em>. » Pablo Zabaleta (<em>The Express)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Secret Footballer nous prend-il pour des cons ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 23:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

		<category><![CDATA[Dans la peau d'un joueur de Premier League]]></category>

		<category><![CDATA[Guardian]]></category>

		<category><![CDATA[le lit de Stephen Ireland]]></category>

		<category><![CDATA[les fantasmes de Madame Michu]]></category>

		<category><![CDATA[The Secret Footballer]]></category>

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		<description><![CDATA[I Am The Secret Footballer. Quand ce titre « évènement » sort en France début janvier, il est instantanément propulsé au firmament des must-read de la littérature foot par un feu d’artifice médiatique tenant davantage du publi-reportage collectif que de la critique objective. Un livre que les médias français, à l’unisson, s’empressent de présenter comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 13px;font-weight: normal"><strong>I Am The Secret Footballer. Quand ce titre « évènement » sort en France début janvier, il est instantanément propulsé au firmament des <em>must-read</em> de la littérature foot par un feu d’artifice médiatique tenant davantage du publi-reportage collectif que de la critique objective. Un livre que les médias français, à l’unisson, s’empressent de présenter comme in-dis-pen-sable, révolutionnaire et « obsédant » les Britanniques. Sans parfois donner l’impression de l’avoir lu.</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 13px;font-weight: normal"><strong></strong>Le 22 janvier 2011, le site du Guardian publie la première chronique hebdomadaire d&#8217;un footballeur anonyme en activité (The Secret Footballer, TSF) qui, après un long <em>disclaimer</em></span><span style="font-size: 13px;font-weight: normal"> juridique, se propose de nous conter sa profession de l&#8217;intérieur.</span><br />
Vivant en Angleterre depuis longtemps et fidèle lecteur (ainsi qu&#8217;admirateur, voire contributeur à l&#8217;occasion) du Guardian depuis les Eighties, je suis cette nouvelle gazette d&#8217;un oeil. Je remarque que deux semaines avant, le magazine Four Four Two a lancé une série identique, toujours en cours, intitulée « [Secret columnist] The Player » (série d&#8217;ailleurs éphémèrement déclinée en rubriques <em>top secret</em> : The secret chief executive, The secret physio (kiné), The secret manager et The secret referee - à quand The Secret Magazine, vendu dans des kiosques clandestins ou placardé façon dazibao ?).</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-6028" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/tsf-hoodie.jpg" alt="" width="275" height="180" /><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/secret_footballer.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6027" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/secret_footballer.jpg" alt="" width="275" height="140" /></a></p>
<p>Dix-huit mois et une cinquantaine de chroniques plus tard, fin août 2012, le livre sort en Angleterre <span style="color: #ff0000">[1]</span>, dans l&#8217;indifférence générale (un certain engouement naîtra par la suite, mais infiniment plus mesuré que ce qu&#8217;ont rapporté les médias français <span style="color: #ff0000">[2]</span>, à la fois sans doute tranquillisés et « encouragés » par l&#8217;origine du livre, l&#8217;excellent site football du Guardian).<br />
Sont-ce la torpeur de l&#8217;été, la pléthore d&#8217;excellents livres de foot alimentant en permanence le marché anglais ou la reprise de la Premier League, mais peu de médias, généralistes ou spécialisés, ne s&#8217;y intéresseront ou publieront de critique du livre.<br />
Au même moment, le SF arrête ses chroniques Guardianesques. Place au lancement du phénomène, pour lequel le Guardian sort ce <a href="http://www.guardian.co.uk/football/video/2012/aug/22/i-am-the-secret-footballer-video">clip</a> qui donne le ton. Le SF y « révèle » qu&#8217;il est riche, qu&#8217;un joueur n&#8217;aime pas que son remplaçant brille, qu&#8217;une tapée d&#8217;apprentis wags tournent en permanence autour des footballeurs et que les médias paient le prix fort pour toute histoire de coucheries (fort heureusement, la lecture du livre s&#8217;avèrera tout de même plus enthousiasmante).</p>
<p>Début mars, pour la bonne cause TK, je prends un peu de temps pour lire la version anglaise de ce SF qui, à en juger par le tombereau d&#8217;éloges déversé par les médias francophones, est au lectorat footeux ce que Cinquante nuances de Grey est aux Madames Michu du monde entier : un fantasme en <em>technicolor</em>. N&#8217;ayant pas l&#8217;intention de débourser un penny puisque j&#8217;ai déjà lu la plupart des billets SF du Guardian, j&#8217;ai donc emprunté le chef-d&#8217;œuvre à ma bibliothèque de quartier (Dieu merci, il en reste encore <span style="color: #ff0000">[3]</span>).</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/save_our_libraries.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-6043" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/save_our_libraries.jpg" alt="" width="300" height="125" /></a></p>
<h3><strong>Du réchauffé marketé comme « ground-breaking »</strong></h3>
<p>Le concept à l&#8217;origine du Secret Footballer est bien rodé outre-Manche et toujours relativement porteur (même s&#8217;il s&#8217;essoufle). Maints blogs nous exposent depuis dix ans la face cachée - et souvent fascinante - du monde enseignant, des hôpitaux, des commissariats, etc. Le football s&#8217;imposait donc comme vecteur idéal pour étoffer le genre. Quoi de plus alléchant en effet que de pénétrer dans les coulisses de ce sport qui recèle tant de mystères et secrets intrigants ? (si tant est qu&#8217;il en reste encore à découvrir).</p>
<p>Toutefois, là où les blogs professionnels parvenaient aisément à happer et passionner le chaland grâce à leurs révélations aussi fraîches que troublantes, ce livre pêche par la (relative) faiblesse de ses <em>insights</em>, pourtant censées faire sa force et son originalité (la version anglaise est sous-titrée « <em>Lifting the lid on the beautiful game</em> » - révélations sur les dessous du football). Pourquoi, par exemple, ne pas avoir évoqué dans le livre l&#8217;inique et ô combien critique <em>Football creditor rule</em> (voir <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/2011/03/07/fevrier-dans-le-foot-anglais-44/">article TK</a> là-dessus) ou l&#8217;actuelle refonte de la formation, points que le SF aborde - trop brièvement - dans ses chroniques ? Ces aspects essentiels du football anglais sont méconnus et bénéficieraient grandement d&#8217;un éclairage de l&#8217;intérieur, surtout s&#8217;il est apporté par un professionnel tel le SF, manifestement ouvert et éloquent.</p>
<p>Une « belle opportunité de gâchée » dirait un consultant ; « Monstrueuse occase vendangée » lâcherait le supporter. De fait, ce sentiment de mal ciblé ou d&#8217;inachevé traverse le récit comme un ballon chaud filant dans une surface bondée sans que personne ne concrétise. Frustrant. Rageant, même. En définitive, le lecteur s&#8217;est certes diverti mais il n&#8217;apprend pas grand-chose de réellement nouveau. A fortiori le consommateur de football anglais, assailli en permanence, voire abruti, par un déluge « d&#8217;informations » via les chaînes TV et radio, les réseaux sociaux, les milliers de sites, blogs, forums, livres, (auto)biographies, magazines, journaux, suppléments, fanzines, etc.</p>
<p>De surcroît, si l&#8217;anonymat des blogs professionnels passe bien (car de nature généraliste : on traite d&#8217;une profession dans son ensemble et l&#8217;identité des protagonistes - inconnus du grand public - importe peu), il n&#8217;en est pas de même pour le SF. Sa posture anonyme, évidemment compréhensible, compromet la substance du livre qui, lui, se polarise sur une profession où, ère de la célébrité oblige, le Nom (l&#8217;Individu) fascine tout autant que le sport qu&#8217;il représente ; les anecdotes de X qui parle de Y en évoquant Z sont certes parfois cocasses mais cette dilution en cascade entretient un flou artistique susceptible de lasser, voire égarer, le lecteur qui en veut surtout pour son argent (et à 16 € le bouquin, on le comprend).</p>
<blockquote><p><span style="color: #0000ff"><strong>Rue89</strong> (31/12/2012). Le « footballeur secret » vide son sac et obsède les Britanniques.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>L&#8217;équipe</strong> (3/01/2013). Foot - Eco : Les secrets des vestiaires anglais. Dans un livre publié ce jeudi en France, un joueur anglais éclaire sous couvert d&#8217;anonymat la face cachée de la Premier League. Où il est question du terrain (un peu), de sexe (pas mal) et d&#8217;argent (beaucoup).</span></p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>So Foot</strong> (26/01/2013) THE SECRET FOOTBALLER - INTERVIEW. Qui est « <em>The Secret Footballer</em> » ? En Angleterre, cette question est devenue une obsession depuis qu&#8217;un footballeur mystère livre une chronique hebdo truffée d&#8217;anecdotes sur les sombres coulisses du foot dans l&#8217;excellent Guardian. Son ouvrage sort en France. L&#8217;occasion d&#8217;une interview épistolaire avec le traducteur du livre. Sous couvert d&#8217;anonymat, bien sûr.</span></p></blockquote>
<p>Toutefois, le contenu du livre est peut-être moins à blâmer que la décennie de sortie. Il y a quelques années, cet ouvrage aurait présenté un intérêt certain. Mais, entre-temps, les vannes se sont ouvertes qui ont assouvi la soif de curiosité de nombreux supporters sur cet univers ouvert et proche mais clos et lointain à la fois, tant il est devenu sanctuarisé. Cette surdose d&#8217;infos semble avoir parfois poussé l&#8217;auteur dans ses derniers retranchements.</p>
<p>D&#8217;où le recours à de l&#8217;anecdote paroxystique de petite volée. Pour un texte qui se veut original et novateur, était-il indispensable de réserver autant de place à l&#8217;argent ou consacrer cinq pages détaillées à une soirée obscènement coûteuse (100 000 €) à Las Vegas ? Un domaine devenu en Angleterre, depuis George Best, Malcolm Allison ou Stan Bowles, l&#8217;équivalent foot du chien écrasé dans la gazette locale. Le SF a-t-il estimé que pour le supporter lambda, blasé et souffrant d&#8217;<em>information overload</em>, seule une surenchère dopée par quelques labels bling-bling (Barça, Anelka, etc.) pouvait créer un électrochoc et le sortir de sa torpeur cognitive ?</p>
<p><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/information-overload-mini.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-6040" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/information-overload-mini.png" alt="" width="300" height="118" /></a></p>
<h3><strong>Une inquiétante déferlante d&#8217;éloges </strong></h3>
<p>Et c&#8217;est véritablement là où le bât blesse. Ce texte émane de la plume d&#8217;un footballeur qui promet de tout déballer en plaçant la barre très haut pour finalement accoucher d&#8217;un livre « grand public » qui fleure bon le déjà-vu et l&#8217;anecdote facile ou éculée (sexe, argent, paris, potins, wags, conflits de vestiaire : le pain quotidien des médias anglais depuis les Swinging Sixties ; sauf que cette fois-ci, avec la version SF chiche en noms, on a le droit à un croûton rassis).</p>
<p>Si ce livre possède indéniablement des qualités - il se laisse globalement lire, fait parfois sourire et les chapitres sur la tactique ou les agents présentent un certain intérêt - il se déleste vite de ses engagements initiaux pour verser dans le truisme. En termes professionnels, il ne remplit pas son contrat. Certes, en marketing, comme en politique, la promesse a depuis longtemps été érigée au rang d&#8217;art obscur et la vigilance (<em>caveat emptor</em>) doit faire partie de l&#8217;arsenal défensif de tout consomma(c)teur. Se laisser « berner » par une campagne médiatique savamment menée ou une couverture alléchante n&#8217;est pas une excuse mais se conçoit.</p>
<blockquote>
<p class="MsoNoSpacing"><strong><span style="color: #0000ff">« <em>95 ou 98 % de ce qui passe dans le football est inconnu du grand public », </em>clame le Secret Footballer. Notre taux d’ignorance est donc de 95 ou 98. Nous assimile-t-on à du carburant sans plomb dans la cervelle ? En clair, le SF nous prend-il pour des buses<em> </em>?</span></strong></p>
</blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il est donc d&#8217;autant plus étonnant de constater l&#8217;accueil si unanimement et uniformément dithyrambique des médias français pour ce qui ressemble à une enfilade de chapitres tournant souvent à l&#8217;enfonçage de portes ouvertes. Ce livre tient davantage de l&#8217;autobiographie d&#8217;honnête facture ou de ces « exclusifs » qui ne le sont guère que d&#8217;un catalogue de révélations chocs censées nous ébranler en permanence (en quatrième de couverture : « <em>On dit souvent que 95 % de ce qui arrive dans le football se passe derrière des portes closes. La plupart de </em><em>ces histoires, je ne devrais pas vous les raconter. Et pourtant, je vais le faire. » </em>Traduction de France24, qui lui aussi annonce « <a href="http://www.france24.com/fr/20130109-the-secret-footballer-football-angleterre-premier-league-blog">le grand déballage</a> ». C&#8217;était 98 % dans le <a href="http://www.guardian.co.uk/football/video/2012/aug/22/i-am-the-secret-footballer-video">clip</a> de lancement. Notre taux d&#8217;ignorance est donc de 95-98 %&#8230; Nous assimile-t-on à du carburant sans plomb dans la cervelle ? En clair, le SF nous prend-il pour des buses ?).</p>
<p>Pourquoi l&#8217;esprit critique, si souvent associé au tempérament français, se liquéfie-t-il aussi mystérieusement devant l&#8217;avis largement diffusé d&#8217;une poignée d&#8217;intervenants issus du « sérail » (tel le traducteur <span style="color: #ff0000">[4]</span>) et qui ont, directement ou pas, un <em>vested interest</em> à défendre l&#8217;ouvrage ? Immaturité ou carence réelle des médias foot français sur les moeurs du football ou émerveillement surfait ? Ou s&#8217;agit-il, tout bêtement, d&#8217;un manque de discernement analytique (ou de courage) lié à un penchant humain à suivre le mouvement ? La solution de facilité a-t-elle, par commodité, pris le pas sur le principe et la conviction ?</p>
<p>Autant de questions et points qui seraient assurément au moins aussi intéressants à approfondir que de rechercher en vain l&#8217;identité de ce Secret Footballer qui, en promettant la lune tout en brouillant les pistes, a su générer un intérêt que son récit seul peine à susciter.</p>
<h3><strong>Liste non exhaustive des révélations fracassantes du livre </strong></h3>
<p>- tout footballeur préfère jouer en Premier League qu&#8217;en Football League mais la pression est bien plus intense en PL et les propriétaires souvent plus exigeants</p>
<p>- certains journalistes / ex pros / consultants sont poliment détestés, en particulier quand ils critiquent « leurs » anciens collègues (joueurs). Mais les médias ont aussi leur utilité, surtout pendant les périodes de transferts (les agents se servent d&#8217;eux pour jauger l&#8217;offre et faire monter les enchères)</p>
<p>- il est fortement recommandé d&#8217;avoir quelques amis ou connaissances journalistes dans les médias, cela facilite la vie (faveurs accordées), rend à la fois les appréciations plus douces en cas de pépin ou embrouilles (avec staff ou coéquipiers) et toute représaille bien plus aisée (réglements de compte par média interposé)</p>
<p>- la mentalité et le foot anglais en général ont fortement évolué depuis l&#8217;avènement de la Premier League</p>
<p>- les médias aiment exagérer, voire faire dans le sensationnel</p>
<p>- plus un joueur est connu, plus il est protégé et traité favorablement par son club, surtout en cas de gros problème</p>
<p>- les histoires de fesses agitent parfois le vestiaire</p>
<p>- beaucoup de jeunes femmes courrent après les footballeurs en quête d&#8217;une vie confortable et facile. Certaines vendent leurs histoires aux tabloïds qui en font leurs choux gras</p>
<p><div id="attachment_6037" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/s-ireland.jpg"><img class="size-medium wp-image-6037" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/s-ireland.jpg" alt="Steven Ireland n'a rien à voir dans l'histoire mais son lit est trop classe" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Stephen Ireland n&#39;a rien à voir dans l&#39;histoire (de moins en moins à voir avec le foot tout court d&#39;ailleurs) mais son lit est irrésistible</p></div></p>
<p>- nul besoin de bien s&#8217;entendre avec son partenaire de jeu (charnière centrale ou attaque par exemple) pour être performant</p>
<p>- un footballeur gagne et dépense beaucoup mais il ne vole pas son argent, il le mérite</p>
<p>- un bon entraîneur doit être ferme et savoir se faire respecter, tout en faisant de la psychologie et du <em>man-management</em>. Il est préférable qu&#8217;il s&#8217;entende bien avec son adjoint et le reste du staff. Avoir un bon numéro 2 est essentiel mais leur utilité n&#8217;est pas assez reconnue</p>
<p>- un bon agent vaut de l&#8217;or, il peut te négocier un tas de primes. Les agents ont mauvaise presse et c&#8217;est injuste</p>
<p>- ne pas croire les rumeurs de transferts, elles sont souvent inventées par les agents eux-mêmes</p>
<p>- la relation entre les footballeurs et les supporters s&#8217;est considérablement distendue et c&#8217;est regrettable. Mais certains supporters se croient un peu tout permis sous prétexte qu&#8217;ils payent cher leur billet</p>
<p>- La pression et le cocktail succès-argent-adulation peuvent conduire à la solitude ou l&#8217;isolation (page 12 : « <em>Je n&#8217;aimais pas la vie quotidienne du footballeur. </em>[...]<em> Pendant la semaine, il n&#8217;y avait absolument rien à faire, hormis rester chez soi, lire et regarder la télévision.</em> »).</p>
<p>Petit conseil de Kevin aux footeux qui se trouvent trop oisifs : qu&#8217;ils créent une fondation et s&#8217;occupent ou fassent s&#8217;occuper de jeunes ; ou tout simplement qu&#8217;ils s&#8217;impliquent davantage dans la vie locale via la branche Football in the Community du club. Enrichissement personnel garanti, pour tout le monde. Et sans qu&#8217;il soit question d&#8217;argent.</p>
<p>Kevin Quigagne.</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff"><span style="color: #993366">========================================================</span></span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">[1]</span> Plusieurs chroniques du Guardian ne figurent pas dans le livre (dans l&#8217;ensemble, une sage décision selon moi).</p>
<p><span style="color: #ff0000">[2] </span>Voir extraits en bleu en milieu d&#8217;article.</p>
<p>Non, ce livre n&#8217;a pas « obsédé » les Britanniques comme il a été dit et écrit à l&#8217;envi, bien imprudemment. Pour s&#8217;en convaincre, prenons quelques indicateurs de popularité, critères utilisés par les médias français eux-mêmes pour étayer leur argumentation d&#8217;extrême popularité du livre*.</p>
<p><strong>a)</strong> Le nombre de <em>comments</em> sous la rubrique TSF du Guardian a souvent été donné comme « parmi les plus élevés du Guardian », notamment sur RMC en janvier lors d&#8217;un long Spécial SF dans l&#8217;After Foot.</p>
<p>Vérification faite, il est de 136 en moyenne (sur les 54 chroniques SF publiées), ce qui le situe dans la moyenne d&#8217;un article football du Guardian <em>online</em> (certains journalistes / certaines rubriques dépassent régulièrement les 300 ou 400 réactions, quotidiennement).</p>
<p>De surcroît, beaucoup de ces réactions ne portaient pas sur le livre en lui-même (qualité) mais tournaient autour de l&#8217;identité de ce mystérieux footballeur. Un travail de fin limier bien naturel au pays d&#8217;Agatha Christie et Conan-Doyle. Les Britanniques raffolent du genre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Whodunit"><em>whodunit</em></a><em>.</em></p>
<p><strong>b) </strong>Le clip du Guardian mis en ligne fin août 2012 n&#8217;avait attiré que 4 800 <em>views</em> quatre mois plus tard.</p>
<p><strong>c)</strong> Le site <a href="http://www.whoisthesecretfootballer.co.uk/">www.whoisthesecretfootballer.co.uk</a>, là encore décrit comme « pris d&#8217;assaut par les internautes » par les médias français. En réalité, il a été bien loin de faire sauter le serveur  : sur ses 12 <a href="http://www.whoisthesecretfootballer.co.uk/the-poll/">sondages</a> effectués sur l&#8217;identité du SF en un an, seuls 4 ont recueilli&#8230; plus de 300 votes (379, 466, 630, 890).</p>
<p><strong>d)</strong> Le compte <a href="https://twitter.com/whoisTSF">Twitter</a> et la page <a href="https://www.facebook.com/WhoisTSF">Facebook</a> de Who is the SF : respectivement 970 et 639 <em>followers</em> au 30/01/2013 (en berne depuis cette date).</p>
<p><strong>e)</strong> Rue 89 écrivait <a href="http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/12/31/le-footballeur-secret-vide-son-sac-et-obsede-les-britanniques-238187">ici</a> que (feu) le compte Twitter du TSF avait attiré plus de 50 000 abonnés au 31/12/2012.</p>
<p>Pour relativiser et remettre ce chiffre dans le contexte souvent irrationnel des réseaux sociaux, le compte Twitter de Charlie Morgan, ce grotesque ramasseur de balle du Swansea-Chelsea du 23 janvier, passa de 600 (avant l&#8217;incident impliquant Eden Hazard) à 100 000 le surlendemain&#8230; (environ 25 000 twittos se sont désabonnés depuis).</p>
<p><strong>f) </strong>Dans son encadré <em>Toute une marque</em>, Rue89 fait état d&#8217;une interview livrée « à la BBC ». Il s&#8217;agit en fait de 6 minutes sur BBC Radio Four (souvent abrégé en R4 par ses fans, dont je suis), la Arte de la radio britannique et station très confidentielle (bien malheureusement).</p>
<p><strong>g)</strong> Toujours dans cet encadré, Rue89 évoque le site officiel du <a href="http://www.thesecretfootballer.com/">Secret footballer</a> ainsi que les <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RN7rGlfYOX4&amp;list=SP0SCrXH54oH6Q_j60YTzMZL1UEapPlhPp">chroniques radio</a> du SF.</p>
<p>Le site d&#8217;abord. Ultra discret, aucunement en phase avec la folie médiatique dont on a rebattu les oreilles : les 8 articles figurant aujourd&#8217;hui (26 mars) en page d&#8217;accueil ont attiré 8 réactions. Collectivement.<br />
Une visite dans les Archives, donc ces articles censés avoir fait exploser le compteur, sera forcément plus fructueuse se dit-on. Nope, c&#8217;est pire même. Par exemple <a href="http://www.thesecretfootballer.com/articles/columnist/the-secret-footballer/page/7/">ici :</a> ces 10 articles du SF de septembre à décembre 2011 totalisent&#8230; zéro réaction.</p>
<p>Les chroniques radio quant à elles sont loin d&#8217;avoir déclenché l&#8217;hystérie : 2 872 <em>views</em> au compteur.</p>
<p>[*A ma connaissance, à aucun moment la question du volume des ventes du Secret Footballer en Angleterre (publié par Guardian Books) n'a été débattue ou même mentionnée par les médias français, sauf pour l'affubler d'un très vague « bestseller », davantage par réflexe pavlovien d'amplification qu'autre chose. Un argument vente qui aurait peut-être pu étayer leur théorie de popularité record du livre : il est possible en effet que ce chiffre soit fort honnête, relativement parlant. Il figure en tout cas en 648<sup>è</sup> position des ventes sur Amazon.co.uk au 26 mars. Mais comment interpréter son classement... 3 000 exemplaires vendus ? 5 000 ? 10 000 ? 25 000 ? Plus ?).</p>
<p>Par souci d'objectivité, j'ai donc mené mon enquête ces derniers jours pour connaître ce chiffre ou au moins obtenir un ordre d'idée. Une info difficile à traquer... Par courriel et au téléphone, mes interlocuteurs du Guardian se sont montrés quelque peu gênés devant mes questions sur le sujet («<em> Nous ne divulguons que très rarement ce genre d'info, il faut comprendre que c'est délicat </em>» m'a-t-on dit en substance, l'expression <em>commercially sensitive </em>revenant plusieurs fois). A ce jour, pas de réponse concrète. Si j'en reçois une, je la communiquerai. Mais nul doute que s'il devient ce best-seller que se sont empressés de rapporter les médias français, les chiffres seront alors largement disponibles sur le Net]</p>
<p><span style="color: #ff0000">[3]</span> Coupes budgétaires « obligent* », nombre de municipalités et Conseils généraux de Comté envisagent de fermer des bibliothèques ou de réduire considérablement leurs horaires d&#8217;ouverture (ou même d&#8217;enrôler des volontaires pour les faire fonctionner, en adéquation avec la « vision » de <a href="http://freedomtodiscuss.com/wp-content/uploads/2011/03/david-cameron-big-society-006.jpg">Big Society</a> souhaitée par David Cameron. Pour faire court, cette BS - tiens, mêmes initiales que <em>bullshit</em><em>, </em>souvent abrégé en BS - consiste à faire tourner le pays par des bénévoles et des chômeurs obligés de bosser pour toucher leur misérable alloc, 300 £/mois).<br />
Newcastle prévoit par exemple de fermer 10 bibliothèques (sur 18) d&#8217;ici trois ans ! (<a href="http://www.journallive.co.uk/north-east-news/todays-news/2012/11/10/majority-of-newcastle-libraries-to-be-axed-as-cuts-bite-61634-32203928/">ici</a>). Liverpool, <a href="http://www.liverpooldailypost.co.uk/liverpool-news/regional-news/2013/03/07/liverpool-council-tax-up-by-1-8-as-libraries-face-the-axe-99623-32936210/">idem</a>. Pendant ce temps, le contribuable anglais offre le Stade Olympique à West Ham (ainsi que la quasi totalité des colossaux frais de transformation qui pourraient s&#8217;élever à 150M £ - <a href="http://www.guardian.co.uk/football/2013/mar/22/west-ham-tenants-olympic-stadium">ici</a> et <a href="http://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-2297795/West-Ham-Olympic-Stadium-wheres-share-Des-Kelly.html">ici</a>).</p>
<p>[*- 26 % versés aux collectivités locales de 2011 à 2015, plan quadriennal du gouvernement bicéphal Cameron-Clegg - non, pas Johnny, mais le triste Nick]</p>
<p><span style="color: #ff0000">[4]</span> Sur RMC, dans So Foot, L&#8217;Equipe, etc.  Le traducteur, Bertrand Pirel, est l&#8217;administrateur bénévole du club d&#8217;Epinal.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Masal Bugduv, mon cul et mon petit âne noir</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 08:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Legend]]></category>

		<category><![CDATA[canard à casquette]]></category>

		<category><![CDATA[destruction du luxembourg]]></category>

		<category><![CDATA[hoax]]></category>

		<category><![CDATA[moldave]]></category>

		<category><![CDATA[mon cul]]></category>

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		<category><![CDATA[Times]]></category>

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		<description><![CDATA[Teenage Kicks a décidé de surfer sur la vague du tollé soulevé par l&#8217;article parodique[1] des Cahiers sur la Dream Football League, et de l&#8217;impact qu&#8217;il a eu sur la rubrique sports du Times. Mais le journal anglais avait déjà été dupé il y a quatre ans, par un Moldave inconnu. On vous rassure, Rob [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Teenage Kicks a décidé de surfer sur la vague du tollé soulevé par l&#8217;article parodique<sup><a href="#note_1">[1]</a></sup> des Cahiers sur la Dream Football League, et de l&#8217;impact qu&#8217;il a eu sur la rubrique sports du Times. Mais le journal anglais avait déjà été dupé il y a quatre ans, par un Moldave inconnu. On vous rassure, Rob Beal n&#8217;a rien à voir là-dedans.</em></p>
<p>Janvier 2009, le site internet du Times publie une liste intitulée <em>Football&#8217;s Top 50 Rising Stars</em>, où apparaissent des joueurs qui sont désormais en effet des stars (Hernanes #1, Benzema #2, Silva #3, mais aussi Ozil #37 ou Moses #42) et d&#8217;autres qui n&#8217;ont pas ou peu percé (D.Costa #5, Fleck #7, Altidore #8). Bref, un top 50 avec ses réussites et ses ratés, comme il y en a beaucoup. Mais pas seulement. À la 30<sup>e</sup> position du classement apparaît un jeune Moldave du nom de Masal Bugduv.</p>
<blockquote><p><span style="color: #0000ff"><em><strong>30. Masal Bugduv (Olimpia Balti)</strong><br />
Moldova’s finest, the 16-year-old attacker has been strongly linked with a move to Arsenal, work permit permitting. And he’s been linked with plenty of other top clubs as well.</em></span></p></blockquote>
<p>On y apprend donc que le jeune Bugduv, attaquant de 16 ans, est suivi par plusieurs clubs dont Arsenal, mais que le transfert est en attente, en attente d&#8217;un permis de travail.<br />
Ce joueur, inconnu du grand public, avait pourtant auparavant été cité par Goal.com dans sa présentation du match Moldavie-Lettonie, mais aussi par le magasine When Saturday Comes, qui le décrivait comme <em>&#8220;one bright spot&#8221;</em> (comprendre &#8220;une lueur d&#8217;espoir&#8221;) au milieu des conflits nationalistes moldaves.</p>
<h3>Un faux nom pour un faux joueur</h3>
<p><div id="attachment_6017" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/5224569426_797235e4a1_z.jpg"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/5224569426_797235e4a1_z.jpg" alt="On pense que Bugduv ressemble à ça." width="200" height="200" class="size-medium wp-image-6017" /></a><p class="wp-caption-text">On pense que Bugduv ressemble à ça.</p></div>Pourtant, Bugduv soulève des doutes chez certains bloggeurs influents, comme Neil McDonnell (a.k.a. Fredorraci sur le site <a href="http://sportisatvshow.blogspot.fr/">sportisatvshow.blogspot.fr</a>).<br />
Inspiré par un commentaire de blog concernant l&#8217;article du Times, et qualifiant l&#8217;apparition de Bugduv comme un <em>&#8220;fanny mistaek&#8221;</em> (commentaire posté par un Russe, ce qui explique la mauvaise orthographe : voir <a href="http://www.theoffside.com/world-football/daily-dose-january-13th-2009.html">ici</a>), il se met à fouiller le web à la recherche d&#8217;indices remettant en cause l&#8217;existence même du joueur.<br />
En effet, Bugduv n&#8217;apparaît pas dans l&#8217;effectif professionnel de l&#8217;Olimpia Balti, ni dans celui de la sélection -18 de la Moldavie. Poursuivant ses recherches, McDonnell tombe alors sur plusieurs articles de presse qui semblent montés de toutes pièces.<br />
<em>« I will destroy Luxembourg and join Arsenal »</em>, déclarerait Bugduv, dans de - fausses - dépêches d&#8217;Associated Press (voir <a href="http://www.bbc.co.uk/dna/606/A42118689">ici</a>) publiées sur plusieurs forums. McDonnell trouve aussi des commentaires de blogs qui semblent copiés-collés, ainsi que des incohérences concernant le nom du club (Olimpia Balti devenant Olimpia Tirol), et même une édition de la page Wikipedia concernant Masal Bugduv postée par un utilisateur du nom de&#8230; masalbugduv.<br />
McDonnell prend alors contact avec l&#8217;auteur du commentaire mal orthographié (voir plus haut, je vais pas faire le travail à votre place non plus), qui s&#8217;avère être le rédacteur en chef du magazine Soviet Sport, Ivan Makarov.<br />
Makarov met alors McDonnell en contact avec le rédacteur en chef du site <a href="http://www.moldfootball.com/">MoldFootball.com</a>, et obtient la confirmation qu&#8217;il souhaitait : Masal Bugduv n&#8217;existe pas et a été inventé de toutes pièces. Pis, le nom &#8220;Masal Bugduv&#8221; n&#8217;est pas un nom moldave.<br />
<div id="attachment_6019" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/duck-in-a-hat.jpg"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/duck-in-a-hat.jpg" alt="Je savais pas trop quoi foutre comme image, alors je vous ai mis un canard avec une casquette." width="500" height="274" class="size-full wp-image-6019" /></a><p class="wp-caption-text">Je savais pas trop quoi foutre comme image, alors je vous ai mis un canard avec une casquette.</p></div></p>
<h3>Comment piéger les medias</h3>
<p>McDonnell s&#8217;empresse alors de poster ses découvertes sur le blog SoccerLens (<a href="http://soccerlens.com/the-curious-case-of-masal-bugduv/20613/">ici</a>), et explique en détail comment les medias anglais ont été dupés.<br />
Le Times modifie alors son article en douce, remplaçant Bugduv par Jay Simpson, un jeune joueur d&#8217;Arsenal, mais il est trop tard, le buzz a déjà été fait, et Bugduv se retrouve en une de tous les forums anglais de football. Un comble pour un joueur qui n&#8217;existe pas.<br />
Ce que personne semble avoir remarqué, cependant, c&#8217;est la finesse du canular, et le plan monté par l&#8217;auteur de celui-ci afin de piéger les medias. Plutôt que de s&#8217;attaquer directement aux medias eux-mêmes, l&#8217;auteur du hoax n&#8217;a publié ses fausses informations que dans des commentaires de blogs, lesquels ont été repris par d&#8217;autres blogs, puis d&#8217;autres, puis des sites d&#8217;information <em>and so on</em> jusqu&#8217;à piéger le Times.<br />
Mises bout à bout, toutes ces informations semblent en effet douteuses, mais ce n&#8217;est que parce que McDonnell a pris le temps d&#8217;enquêter en profondeur sur ce cas, ce que n&#8217;ont pas forcément le temps de faire des journalistes pressés par le temps et les contraintes qu&#8217;impliquent une publication programmée<sup><a href="#note_2">[2]</a></sup>.<br />
<div id="attachment_6020" class="wp-caption alignleft" style="width: 211px"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/4444797973_b0c8c539a1_z.jpg"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/4444797973_b0c8c539a1_z.jpg" alt="Vingt balles à celui qui lit ce bouquin." width="201" height="290" class="size-medium wp-image-6020" /></a><p class="wp-caption-text">Vingt balles à celui qui lit ce bouquin.</p></div>Cela dit, certains éléments linguistiques peuvent mettre la puce à l&#8217;oreille d&#8217;un anglophone, ou plutôt d&#8217;un irlandophone. En effet, le journal moldave -fictif encore une fois - qui est à l&#8217;origine des premières dépêches d&#8217;Associated Press, se nomme Dario Mo Thon. &#8220;Diario&#8221; signifie bien &#8220;journal quotidien&#8221; dans certaines langues latines, mais &#8220;mo thon&#8221; est un terme irlandais signifiant &#8220;mon cul&#8221;.<br />
Et le nom Masal Bugduv n&#8217;est autre que la représentation phonétique de l&#8217;expression gaélique &#8220;m&#8217;asal beag dubh&#8221;, signifiant &#8220;mon petit âne noir&#8221;, mais c&#8217;est aussi le nom d&#8217;une nouvelle en gaélique d&#8217;un écrivain du début du XXe siècle, Padraic O&#8217;Conaire. Cette nouvelle conte l&#8217;histoire d&#8217;un homme qui se fait avoir en achetant trop cher un âne paresseux.</p>
<p>Une belle allégorie de la situation du Times, à l&#8217;époque comme aujourd&#8217;hui.</p>
<p><a id="note_1"></a><em>[1] Et non pas &#8220;canular&#8221;, comme l&#8217;ont bien précisé nos amis anaux de HorsJeu : <a href="http://horsjeu.net/a-la-une/du-canular-et-du-cochon/">Du canular et du cochon</a>.</em><br />
<a id="note_2"></a><em>[2] Ils devraient, certes, mais bon, on ne va pas revenir sur le débat.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les gardiens anglais</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 00:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>teenage-kicks</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Live]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#8220;- Dis donc, David De Gea, il a encore fait un sacré match contre Madrid le mois dernier.
- Ouais, dans la lignée de ses performances en championnat. Il a de gros progrès à faire dans le secteur aérien, mais c’est un monstre sur sa ligne.
- C’est le meilleur gardien de Premier League ou pas ?
- Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/queens-park-rangers-david-seaman-232-panini-football-90-football-trading-sticker-28362-p.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6012" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/queens-park-rangers-david-seaman-232-panini-football-90-football-trading-sticker-28362-p.jpg" alt="" width="155" height="213" /></a></p>
<p class="MsoNoSpacing">&#8220;- Dis donc, David De Gea, il a encore fait un sacré match contre Madrid le mois dernier.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Ouais, dans la lignée de ses performances en championnat. Il a de gros progrès à faire dans le secteur aérien, mais c’est un monstre sur sa ligne.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- C’est le meilleur gardien de Premier League ou pas ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Il est dans le Top 3, oui.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Avec qui ? Pas des anglais, j’imagine (sourire ironique de mon interlocuteur).</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Détrompe-toi, les gardiens anglais sont vraiment au niveau.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- (rires forcés)</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Non, je t’assure. La génération David Seaman, David James, Paul Robinson, c’est terminé.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- C’est ça, oui. Et Robert Green, Ben Foster, ils sont en retraite ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Joe Hart, ça te dit quelque chose ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Le type qu’a relâché un ballon et coûté trois points contre Southampton il y a trois semaines ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Oh, t’es franchement de mauvaise foi, là. Je vais te prouver le contraire.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- J’attends ça de pied ferme. Tu veux une bière &#8220;</p>
<p class="MsoNoSpacing">Ainsi a démarré ma tentative de réhabilitation footballistique auprès de mon ami. Dans mon esprit, il s’agissait de lui prouver que 1) la réputation des gardiens de Premier League était obsolète et que 2) les anglais, tout particulièrement, avaient repris du poil de la bête.</p>
<p class="MsoNoSpacing">Je commençai par regarder la liste des gardiens de Premier League, en les liant chacun à un bel arrêt ou une grosse parade qu’ils avaient récemment réalisés. J’y parvins assez facilement, y compris pour les gardiens d’équipes relégables ou en danger. Je crus bon de m’en enorgueillir. C’est au moment où je m’apprêtais à fermer l’onglet de mon navigateur que je remarquai les trois lettres majuscules écrites entre parenthèses à côté des noms : BRE, AUS, ESP, FIN, etc. Il n’y avait que trois ANG : Joe Hart, John Ruddy, Ben Foster.</p>
<p class="MsoNoSpacing">Seulement trois gardiens anglais titulaires sur les vingt clubs de Premier League ? J’entrepris des recherches dans ce sens (cliquez sur les images).</p>
<p class="MsoNoSpacing"><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &lt;![endif]--></p>
<p class="MsoNoSpacing"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/angleterre.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6004" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/angleterre.png" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p class="MsoNoSpacing"><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &lt;![endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><span style="Times New Roman&quot;Times New Roman&quot;color: black">* Nous avons péremptoirement décidé d&#8217;intégrer dans ces camemberts les gardiens de but ayant accompli la majorité des matchs de leur équipe. Exception faite de Southampton, où trois hommes ont joué sensiblement le même nombre de minutes. Puisqu&#8217;il semble être le gardien titulaire de Mauricio Pochettino, Boruc a ici été choisi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/espagne.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6005" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/espagne.png" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/italie.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6006" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/italie.png" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/allemagne.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6007" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/allemagne.png" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/france.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6008" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/france.png" alt="" width="300" height="175" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &lt;![endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt"><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                            &lt;![endif]--><!--[if gte mso 10]&gt;--></p>
<p class="MsoNoSpacing">Historiquement, l’Angleterre n’est pas un très grand pourvoyeur de gardiens ; il n’est donc pas très étonnant de retrouver aussi peu de locaux en Premier League. Reste à évaluer leurs compétences. L’actualité nous aide, car Robert Green a été excellent ce week-end contre Southampton, et l’on parle de Ben Foster pour réintégrer l’équipe d’Angleterre. Green est capable de coups d’éclat, mais brille essentiellement par son irrégularité (n’importe quel supporter des Three Lions vous le dira). Quid de Foster, acteur important dans le casting 2012/13 de West Bromwich Albion ? De Ruddy, aussi discret que son équipe sur la pelouse d’Old Trafford ? Et de Joe Hart, que l’on compare (audacieusement) à Banks ?</p>
<p class="MsoNoSpacing"><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/tableau.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6009" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/tableau.jpg" alt="" width="224" height="300" /><!--[if gte mso 9]&gt;  Normal 0   21   false false false  FR X-NONE X-NONE                           &lt;![endif]--></a><a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/teenage-kicks/files/2013/03/tableau.jpg"><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                            &lt;![endif]--><!--[if gte mso 10]&gt;--><br />
</a>Foster et Ruddy ont des statistiques assez flatteuses, et se situent au même niveau que les meilleurs espagnols. Joe Hart concède beaucoup de buts pour le nombre de tirs subis. On pourrait en conclure qu’il fait une saison moyenne, et que le petit nombre de tirs est à mettre au crédit de sa défense. On peut également en conclure qu’il fait une très bonne saison au vu de son ratio buts concédés/matchs joués, le meilleur de Premier League (devant Lloris, et loin devant Foster et Ruddy), et de sa capacité à garder ses cages inviolées (devant Foster et Ruddy réunis).</p>
<p class="MsoNoSpacing">L’analyse des statistiques d’un gardien se révèle délicate dès qu’il s’agit de l’isoler de sa défense, dont il fait partie intégrante. Ainsi, celles de Manuel Neuer, impressionnantes sur le papier, masquent un pan entier du travail de la charnière défensive bavaroise. Sur les cinquante-deux tirs subis, combien de ballons freinés par Lahm ou neutralisés par Boateng ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">Casillas et Valdés, considérés parmi les meilleurs d’Espagne (voire…), ont un pourcentage interventions/tirs subis plus mauvais que celui de Joe Hart. Alors, sur quoi se fier pour juger de la qualité d’un gardien de but ? En football comme en peinture, l’impression visuelle demeure nécessaire. Et à ce petit jeu, Hart fait bien meilleure impression que ses deux compatriotes.</p>
<p class="MsoNoSpacing">Finalement, je n’ai pas d’arguments pour soutenir mes théories initiales auprès de mon ami. Celui-ci lira cet article en même temps que vous. Et ça devrait se terminer comme ça :</p>
<p class="MsoNoSpacing">&#8220;- J’ai lu ton article sur Teenage Kicks, là. Sympa, pas mal écrit, t’as bien bossé. C’est moi le type que tu décris ?</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Oui et non, c’est un peu romancé pour la saveur de l’histoire.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- D’accord. J’avais raison, pour les gardiens anglais, en fait ? Y a plus que des importations.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Oui. Mais admets que Joe Hart, quand même&#8230;</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Ouais, je reviens un peu sur ce que j’ai dit, il n’est pas mauvais, le bougre. Ça rend la tâche d’Hodgson assez facile, en plus. Il n’a pas trop de questions à se poser sur son choix de gardien.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Bien sûr. Alors qu’en France, on a plutôt tendance à surévaluer la qualité de nos gardiens.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Bof, y a pas trop photo entre Lloris et le reste.</p>
<p class="MsoNoSpacing">- Tiens, parlons-en, justement. Tu veux une bière ?&#8221;</p>
<p class="MsoNoSpacing">
<p class="MsoNoSpacing">Matthew Dymore.</p>
<p class="MsoNoSpacing">
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