Archive for septembre, 2013

Douze ans après son arrivée à la tête de Manchester United, Matt Busby a enrichi la vitrine de sept trophées et amené de la rigueur et de la régularité à un club qui en était dépourvu. La saison 1956-1957 est sans doute son apogée : 57 matchs dont 38 victoires et 143 buts, record du club [1]. Trois Busby Babes sont à l’origine de ce festin offensif : Dennis Viollet, Thomas ‘Tommy’ Taylor et William ‘Billy’ Whelan, 93 buts à eux trois.

Dennis Viollet est le premier à signer. Sa famille appartient pourtant au clan Citizen, et tout porte à croire que les prédispositions techniques dont il fait étalage dans l’équipe des Schoolboys de Manchester, puis dans celle des Lancashire Boys, l’amèneront à Maine Road [2]. Frank Swift, gardien de but de City de l’époque, l’a croisé à de multiples occasions et, convaincu du potentiel du jeune garçon, a arrangé une réunion avec un recruteur. Le jour venu, Dennis et son père se présentent à Maine Road, et attendent plus d’une heure. La passion ayant ses limites, ils demandent des informations à une secrétaire, qui leur répond que ledit recruteur a quitté le bâtiment pour un autre rendez-vous. Jamais Dennis ne portera le maillot de City.

A quelques miles de là, Joe Armstrong se frotte les mains. L’ancien technicien des télécommunications au General Post Office, appelé par Busby pour devenir le responsable du recrutement à Old Trafford, suit les premiers pas de Dennis avec beaucoup d’intérêt. Il en touche deux mots à Busby, qui n’hésite pas à se rendre chez les parents Viollet, accompagné de son adjoint Jimmy Murphy, pour les convaincre de laisser leur fils aux mains des voisins en leur expliquant le projet qu’ils commencent à mettre en place, dont le récent succès en FA Cup n’est qu’un avant-goût. Littéralement séduits, les Viollet s’en remettent néanmoins à l’avis final de Frank Swift. Celui-ci ayant appris la nouvelle de la réunion avortée, il leur conseille d’accepter : « J’ai joué avec Matt Busby et c’est un super mec. Vous ne trouverez pas de meilleur boss ou de meilleur club. » Dennis signe le 1er septembre 1949 ; il n’a pas encore 16 ans.

Dennis Violett

Son nom étant l’homophone d’une fleur, emblème de la modestie, Dennis prend son temps pour éclore. Aux côtés de Jackie Blanchflower (un duo parfumé) ou de Jeff Whitefoot, il muscle son jeu, parfait sa finition et enfile les buts. Passe professionnel le jour de ses 17 ans. Gratte du temps de jeu, gagne ses premiers trophées en tant que réserviste. Et joue ses deux premiers matchs au sein de l’équipe première pour deux matchs amicaux, au milieu de l’année 1951.

Puis c’est la conscription. Six mois pendant lesquels il quitte femme, enfant et Old Trafford pour rejoindre un régiment de cavalerie de l’Armée de terre. A son retour, il doit lutter pour rattraper le temps perdu et, enfin, prétendre à une place en équipe première. Le 1er mars 1953, il voit arriver un rival de poids : Tommy Taylor, 21 ans, 1,80m pour 79kg. On devine chez le nouvel arrivant un physique de mineur, métier qu’il a pratiqué à 14 ans avant qu’il n’embrasse la carrière de footballeur à Barnsley. Avant et après son intermède militaire, il trompe les gardiens adverses à 26 reprises en 44 matchs. La deuxième division semble trop petite pour son talent naissant, et United l’achète pour 29,999£, afin de ne pas l’étiqueter comme « joueur à 30,000£ » (Busby fera don du pound restant à une tea lady). Taylor est titularisé six jours après son arrivée contre Preston North End et marque deux des cinq buts de l’équipe. Son avenir en rouge semble tout tracé.

Viollet s’impose au fil des saisons comme le pendant de Taylor : l’un est petit et vif, l’autre est robuste et puissant. La saison 1953/1954 marque la naissance de leur relation, qui ira crescendo jusqu’à 1957 : Taylor termine meilleur buteur du club trois années de suite. Une curiosité, cependant : si celui-ci est régulièrement appelé en équipe d’Angleterre, avec succès (16 buts en 19 matchs), Viollet est remarquablement ignoré.

Deux mois tout juste après la signature de Taylor, c’est Billy Whelan qui fait son apparition dans l’effectif Rouge. Le jeune Dublinois a filé à l’irlandaise de son club de Home Farm, comme son compatriote Johnny Carey en 1936, tous deux ayant pour point commun d’avoir été recruté par Billy Behan. Mais, à la différence des autres, ce transfert est d’abord envisagé dans une vision court-termiste : John Doherty est blessé et il manque un joueur pour la finale aller de la FA Youth Cup contre les Wolves. Whelan éclabousse la rencontre de son talent et porte le pied dans la plaie de ses adversaires (7-1). Après un tournoi joué en Suisse, Whelan croise les yeux doux d’un club brésilien, qui formule une demande à United. Busby et ses adjoints refusent, tout comme ils refuseront l’offre phénoménale de 65,000£ avancée pour Tommy Taylor, à la fin de la saison 1956/1957. Ils se moquent de l’argent. Il leur suffit d’attendre le bon moment pour lancer les fruits de leur cellule de recrutement dans la grande corbeille. Ce sera, pour Whelan aussi, un match contre Preston North End, le 26 mars 1955.

Billy Whelan

Whelan progresse vite, tant et si bien qu’en cette fameuse saison 1956/1957, il fait corps avec Viollet et Taylor pour créer un trio qui marche sur les défenses anglaises. En septembre et octobre, l’Irlandais marque un but lors de chacun des huit matchs consécutifs. Invaincu sur les douze premiers matchs, United occupe 38 fois la première place sur les 42 journées de championnat, dont la dernière. Le parcours en FA Cup est un peu plus hésitant. Par deux fois les Babes manquent de se faire sortir par une équipe de Division Three (actuelle League One) : Hartlepool au troisième tour (4-3), puis Bournemouth en quarts de finale (2-1).

La campagne européenne, elle, démarre comme l’exercice national : par une série de succès. Au tour préliminaire, United rencontre Anderlecht. A l’aller, Viollet et Taylor assurent une victoire confortable (2-0). Deux semaines plus tard,  le retour tourne à la démonstration : quadruplé de Viollet, triplé de Taylor et doublé de Whelan (10-0). United passe le premier tour contre Dortmund (3-2), et la presse commence à parler de triplé. Le quart de finale aller contre l’Athletic Bilbao s’avère rocambolesque. Avant le match, d’abord : la descente en avion sur Bilbao tourne au calvaire, la faute à un blizzard persistant qui gêne considérablement le pilote. Estimant la piste d’atterrissage impraticable, celui-ci choisit finalement un champ à proximité pour se poser. Pendant le match, ensuite : la pelouse de San Mames est enneigée, mais le calendrier condamne les Anglais à jouer, au risque de devoir déclarer forfait pour le match de championnat suivant. Mené 3-0 à la pause, puis 5-2 à deux minutes de la fin, United se réveille grâce à Billy Whelan, qui, récupérant le ballon au niveau de la ligne médiane, s’en va dribbler quatre défenseurs avant de décocher une frappe sous la barre de Carmello. Ce but ranime l’espoir, il faudra trois buts d’écart au retour, ou deux pour jouer un barrage. A Old Trafford, Viollet et Taylor préparent le gâteau, et Berry place la cerise (3-0).

Tommy Taylor (à l'extrême gauche) marque le deuxième but du match retour, face à l'Athletic Bilbao

Mi-avril 1957, United retourne en Espagne pour affronter le Real Madrid. Malgré la fougue et la jeunesse des Busby Babes, l’affaire s’annonce délicate. Devant 120 000 spectateurs, ils sont battus par meilleurs qu’eux (3-1). La réduction du score par Taylor entretient néanmoins l’espoir. Surtout que l’équipe se présente au match retour en tant que néo-champion, sacré à trois journées de la fin, et en lice pour une victoire en FA Cup. La dynamique semble favorable, mais Kopa et Rial douchent rapidement les ambitions de Busby. Taylor et Charlton sauvent l’honneur et permettent de tenir le match nul, une moindre satisfaction. [3]

Le 4 mai, United aligne Taylor et Whelan pour la finale de FA Cup, à Wembley. 100 000 spectateurs assistent au sacre d’Aston Villa, que l’ultime but de Taylor en fin de match ne ternit pas  (2-1).

Dennis Viollet et Tommy Taylor terminent meilleurs buteurs de la Coupe d’Europe, dans cet ordre. Liam Whelan termine meilleur buteur du club, avec 26 buts en 39 apparitions. Le trio part sur les mêmes intentions la saison suivante, bien que Whelan soit légèrement mis en retrait. Jusqu’au 6 février 1958, alors que United rôde à six points du leader du championnat, Wolverhampton, et s’est qualifié pour le cinquième tour de FA Cup ainsi que pour les demi-finales de la Coupe d’Europe, on parle encore de triplé dans les rédactions mancuniennes. Le crash de Munich brise net cet optimisme, en même temps qu’il ôte la vie de 23 hommes, dont celles de Tommy Taylor et Billy Whelan. Du trio, seul Denis Viollet demeure vivant, et apte à la pratique du football. Il poursuit sa quête en contribuant à la victoire contre le Milan AC, en demi-finale aller de la Coupe d’Europe (2-1). Deux ans plus tard, il marque 32 buts en 36 journées de championnat, record inégalé. Puis quitte le club en 1962, laissant derrière lui une ligne de statistiques éloquente : 179 buts pour 293 apparitions, l’un des meilleurs ratios buts/matchs du club, derrière Ruud van Nistelrooy et Tommy Taylor.

« Aucun joueur n’a pris davantage de plaisir que moi à jouer au football. Mais je me retire avec tristesse ; je vois que le jeu est en train de changer. Les individus se réduisent, le football est désormais une organisation quasi militaire. Pourtant, j’ai eu le privilège de passer la majorité de ma carrière dans un club que j’ai toujours considéré comme le meilleur au monde - Manchester United ! Durant ces années, et après, j’ai joué avec des géants comme Duncan Edwards, Roger Byrne, Tommy Taylor, et d’autres. J’ai également été très ému de jouer au côté de l’illustre Stanley Mathews, et face à d’imposants footballeurs tels que Puskas et Di Stefano. Pour moi, c’étaient des rois du football, dominant le jeu par leur intelligence et leur énorme autorité. Aujourd’hui, malheureusement, les rois sont partis. »

Il ne reste que des textes et des images pour les célébrer, des acteurs pour les incarner et des peintres pour les magnifier.

Matthew Dymore

[1] Dépasser les cent buts en championnat était chose usuelle dans le championnat anglais des années 30 et 50. Lors de la saison 1930-1931 (22 clubs), trois équipes parviennent à franchir la barrière : Sheffield Wednesday, 3ème avec 102 buts ; Arsenal, 1er avec 127 buts ; Aston Villa, 2ème avec 128 buts, un record aujourd’hui quasi-inaccessible. Au ratio, c’est néanmoins Sunderland qui mène la danse : 3,33 buts par match en 1892-1893 (16 clubs).

[2] Entendu ici comme l’antre de City. A la fin des années 40 et 50, United l’utilisa comme substitut d’Old Trafford, dont une partie fut détruite pendant la guerre. Il leur en coûta 5,000£ par an à la location.

[3] Nous en parlions déjà ici.

Les trois photos sont issues de “The Official illustrated history of Manchester United”, par Alex Murphy (l’autre), paru chez Orion en 2006, et de “The Big Book of United”, par James Ward, paru en 2011.

A lire :

Le site consacré à Dennis Viollet, duquel est tiré une partie de cet article.

Une base de données sur  Manchester United.

Une base de données sur le football en général.

A voir :

United (2011), de James Strong, qui retrace l’ascension des Busby Babes jusqu’au crash de Munich.

Si le football anglais a dominé la scène européenne des Seventies aux Nineties, on ne peut pas en dire autant de ses maillots.

Le consensus est unanime : le pire maillot de football jamais créé est le Rodeo Fringe. Instantanément reconnaissable à ses lanières en cuir, il fut porté par les éphémères Colorado Caribous en 1978. In-dé-trô-na-ble.

Mais ne nous gaussons pas trop. Des horreurs, il y en eut aussi des wagons dans le football anglais, surtout au cours des Nineties, la décennie de tous les massacres. Voici donc la deuxième partie de notre longue plongée dans le Hall of Shame du jersey anglais : présentation des dix maillots classés 13è à 22è.

La Dirty Dozen (1ère partie de la série) qui salopa le plus la tunique sacrée est ici. Et pour mieux comprendre et lire moins bête, voir également notre trilogie sur l’historique du maillot anglais (1, 2, 3).

[Cliquer sur les photos réserve souvent des surprises]

13. Birmingham City 1992-93 (D2), maillot domicile

Cette immonde tenue fut surnommée le paintbox kit. Le motif fait penser à une moquette de salon d’aéroport où Mondrian se serait frité à coups de pinceaux et tubes de gouache avec Rothko. Notez le sponsor au goût de douche écossaise : Triton Showers.

Vous remarquerez aussi le haut des chaussettes vert-blanc-orange/ rouge qui jure avec le reste (quoique…) ; non non, le club n’est pas sponsorisé par l’Office de tourisme irlandais ou italien, ou même Lustucru, ce sont les couleurs du drapeau indien, la nationalité des propriétaires (les frères Kumar). Bref, du grand n’importe quoi élevé au rang d’art.

Ce design signé Influence fut finalement jugé tellement abject que le maillot fut retiré en mars 93, avec le board viré dans la foulée. A sa place, le nouveau propriétaire (David Sullivan, aujourd’hui big boss de West Ham) et sa directrice générale (la désormais über-médiatisée Karren Brady, qui suivit le pornographe à Londres), traumatisés, choisirent un maillot ultra minimaliste, tout blanc, qui permit in extremis d’éviter la relégation en D3.

La tenue du pauvre gardien est encore bien pire, forcément, ces pauvres goalkeepers ayant toujours payé un lourd tribut aux égarements délirants des équipementiers. Pour le coup, on dirait bien qu’un dragon de Komodo s’est introduit dans le salon de l’aéroport et a gerbé sur la moquette. Sale bête.

Verdict TK : un design hôtesse de l’air croisé avec un caméléon bien dans l’air du temps.

14. Port Vale 1991-93 (D2 & D3), domicile

Au tout début des Nineties, le vénérable club de Port Vale (alors en D2), rival historique de Stoke City, se la pète un peu. Non seulement les Valiants évoluent une division au-dessus des Potters pour la première fois depuis les années 20, mais le club projette de construire un stade de 25 000 places. Le coût de l’abonnement reflète effrontément cette ambition : le moins cher (75 £) coûte 10 £ de plus que dans le Kop d’Anfield !

Tout cette gloriole provinciale leur détraque visiblement le cerveau et explique peut-être cette horreur signée de l’obscur Valiants Leisure, pur produit de la vogue de l’époque où s’inspirer d’artistes à la mode est très tendance. Pollock, Mondrian, Kandinsky, Klee, Tapiès, Rothko, la clique Cubiste… Ils passèrent tous au broyeur. Cette abomination nous offre un condensé confus de leurs abstractions. Le désolant tableau est complété par le Kalamazoo (à la consonance ridicule faut-il préciser) plastronné en gros et en diagonale, dans un effet visuel dégradé qui rappelle une visite chez Afflelou.

Evidemment, pas de happy ending pour Port Vale. Le club cher à Robbie Williams descendit en D3 en mai 1992, croisant Stoke City dans l’ascenseur un an plus tard. Les Valiants furent placés en redressement judiciaire quelques saisons plus tard. Jusqu’à la saison dernière, ils étaient en D4 endettés jusqu’au Kalamazoo et lançaient des SOS à Robbie (director et actionnaire du club) pour qu’il les sorte de cette mouise. Mais ce dernier ne dit pas Take that de ses plages californiennes, il ignora royalement leurs appels au secours.

Verdict TK : Robbie aurait dû supporter Stoke City, pas bien plus bandant mais les Potters ne mendient pas, eux.

15. York City 2002-03 (D4), domicile

En 2002, York City vient d’être « racheté » (avec des prêts fictifs) par feu John Batchelor (décédé en 2010), grand excentrique devant l’éternel et l’un des pires escrocs que le football anglais ait jamais connu. Un type tellement malhonnête que nombre de journalistes doutèrent même de sa mort…

Ce margoulin d’obédience kachkarienne n’avait pas un rond mais tentera de reprendre sept ou huit clubs des divisions inférieures. Ses exactions en série (ainsi que celles de Darren Brown à Chesterfield - qui écopa de 4 ans de prison en 2005) incitèrent même la Football League et la Premier League à introduire le fameux Fit and proper person test en 2004, censé garantir de bons et intègres propriétaires (comme l’irréprochable Thaksin Shinawatra à Man City en 2007 par exemple).

Batchelor, après avoir exercé comme représentant en papier toilettes et militant politique (il fonda le parti coluchien du « Common Sense Sick of Politicians » - le Bon Sens en a Marre des Politiciens), devint pilote de rallye professionnel. Mais surtout, et tant mieux pour nous, c’était un grand allumé. Pour mieux assurer le marketing US (!) du minuscule club de York, il tenta de le rebaptiser « York City Soccer Club » (voir écusson) et était convaincu qu’un design Nascar avec drapeau échiquier pouvait rehausser le profil du minot… Parfois appelé « the Y front shirt ». Y front, c’est aussi le terme anglais utilisé pour le slip kangourou… The works comme disent les Anglais, la totale.

On devine la suite : grosse sortie de route en 2003, redressement judiciaire et descente en non-League un an plus tard. Une décennie douloureuse pour les Minstermen : de 2005 à 2010, leur sponsor (Nestlé) rebaptisa leur vénérable antre de Bootham Crescent… Kit Kat Crescent. Un club en chocolat remonté depuis en Football League, où ils sont actuellement avant-dernier de D4.

Verdict TK : idéal pour jouer aux Dames dans le bus des joueurs.

16 à 18. La grande famille des Gris Gris foireux : Liverpool, Chelsea et Man United

Liverpool 1989-91 (D1), extérieur

Toujours nos amis d’Adidas qui faisaient alors très fort (c’était pas Tapie le big boss de la marque aux Trois Bandes à l’époque ?).

Si au pays de Candy on pleure et on rit avec les méchants et les gentils, sur les bords de la Mersey les supporters ont bien chialé et chouiné contre les vilains du design avec ce vil dérapage gris. Ce maillot annonce glorieusement les années 90, l’antichambre du mauvais goût et une cascade d’horreurs qui n’en finira plus de se déverser sur le football du maillot. L’évolution des techniques d’impression permettent malheureusement de se « lâcher » et Adidas s’en donna à cœur joie, avec ce design « diamant » effacé sur un fond gris des plus malvenus, ce qui ne l’empêchera pas de faire des émules.

Verdict TK : le domicile étant aussi douteux, doit-on trouver là une explication au brutal arrêt triomphal des Reds ? Question rhétorique évidemment ; Tapie a donc pour lui les échecs de Liverpool en championnat depuis 1990. Raisonnement syllogique imparable.

On compatit José, on compatit, c'est douloureux

On compatit José, on compatit, c'est douloureux

Il devance légèrement dans l’infâmie le maillot extérieur 2013-14, ci-dessus, une fantaisie signée Warrior qui a repris le flambeau d’Adidas, pour 25M £/an s’il vous plaît. Sur l’un des sites de vente, on peut lire :

« Warrior football shirt designs are known for their special look and the new Liverpool 13/14 Kits will be discussed controversially in the next months for their crazy design reminding 1990s football jerseys. »

Sur le site officiel, on nous explique avec tout le pédantisme qui sied à ces baragouinages ampoulés de designer que ce Warrior 2013-14 a été inspiré par « les motifs et le graphisme des maillots années 80 et 90 » et que l’ensemble « adopte un style rétro moderne où le losange est une interprétation contemporaine des motifs présents sur le maillot extérieur 1989-91 ».

(le third n’est pas mal non plus dans le genre, avec ses chaussettes à moitié dépareillées).

Le vintage, ça a du bon mais un retour aux « crazy designs » des Nineties n’était pas indispensable. Les constellations de losanges flous et autres fioritures vaguement géométriques, non merci, on a déjà donné. Et pis alors ce gris, toujours ce gris, bon sang de bonsoir, on croyait en avoir fini avec cette maudite couleur mais visiblement non.

Chelsea 1994-96 (PL), extérieur

Vous imaginez Ruud Gullit portant ça ? Eh ben pourtant… Cette monstruosité graphite-tangerine, mi revêtement de tarmac, mi veste fluo d’ouvrier de chantier, fut le maillot extérieur de Chelsea pendant deux longues saisons. Un incompréhensible enchevêtrement de style et couleurs. L’une des nombreuses bavures d’Umbro, qui mit fin à ce sketch en trouvant un remplacement acceptable à partir de 1996, aussi la dernière année des bières Coors comme sponsor. Tu m’étonnes.

Verdict TK : la foutue grisaille des Nineties fait une nouvelle victime.

Manchester United 1995-96 (PL), extérieur

Flou, petits carreaux, couleurs mal coordonnées, terne, sombre, gris, ce Umbro invisible coche toutes les cases de l’indécence. Par temps brumeux, impossible de repérer ses co-équipiers. Ferguson le détestait tellement qu’à la mi-temps d’un fameux Southampton-Man United d’avril 1996 (clip) il ordonna à ses joueurs d’enfiler le third bleu et blanc. Les Red Devils, menés 3-0 à la pause réduisirent l’écart (3-1).

Fergie déclara plus tard que ses joueurs « ne pouvaient pas se trouver sur le terrain » et que « le soleil brillait si fort que l’on ne pouvait distinguer le maillot gris ». Probablement l’excuse la plus saugrenue de son gros répertoire mais le rougeaud n’avait pas foncièrement tort. Pour une fois, ce n’était pas de la faute de l’arbitre Mike Dean… Les Red Devils ne remirent plus jamais cette aberration couleur brouillard bonne pour le camouflage (le third fut utilisé à sa place).

Six mois plus tard, c’est avec le maillot bleu et blanc que Man United s’en prit six contre ces mêmes Saints ! (6-3 et quelques buts venus d’ailleurs, voir clip).

Verdict TK : Le coup de gueule de Siralex dégoûta (presque) les équipementiers du grisâtre pour de bon et ils furent priés de mieux utiliser leur matière grise.

19 à 22. Le quatuor des sponsors zarbis : WBA, Scarborough, Clydebank et Fulham

L’apparition du sponsoring à la toute fin des Seventies donna lieu à des situations comiques ou ubuesques au fil des années, les clubs manquant parfois de discernement dans leur chasse effrénée au sponsor (voir dossier TK sur l’historique du maillot anglais, liens en intro).

De 1984 à 1986, un West Bromwich Albion (D1) sans partenaire fait la morale en collant un gros No Smoking sur son maillot histoire de mieux faire passer la nouvelle interdiction de fumer dans le stade des Hawthorns (apparemment).

En 1990, on monte de plusieurs crans dans le loufoque. Les génialement surnommés Seadogs de feu Scarborough FC (D4) se font parrainer par… Black Death Vodka ! (sous-titré : drink in peace). Un deal vite annulé par les instances - plaintes de parents affolés - au grand dam de Geoffrey Richard, président des Chiens de mer :

« Cette marque [Black Death Vodka] jouit d’une excellente réputation. La Football League a peut-être eu une réaction excessive. »

En 1994, dans le registre du choix tragico-douteux, Clydebank (D2 écossaise) se fait sponsoriser par le groupe pop local Wet Wet Wet ! A quand un sponsoring de Doncaster par les One Direction ?

En 2001, Fulham débarque en Premier League arborant fièrement sur sa tunique… Pizza Hut, et ses formules all you can eat à 5 £. Lee Clark et John Collins s’en lèchent déjà les babines.

Kevin Quigagne.

Teenage Kicks démarre sa quatrième saison avec une preview des championnats de Football League (D2 à D4) et Premier League. Place aux paillettes, la Premier League arrive sur ton écran et cette année la lutte, aussi bien en bas qu’en haut, s’annonce des plus passionnantes.

Voir le classement après trois journées.

 "Je te veux toi pour lire cette preview"

"Je te veux toi pour cette preview"

Les prétendants à la victoire finale (et aux places d’honneur)

Trois clubs devraient se battre pour la première place :

Honneur au champion sortant, Manchester United est candidat à sa propre succession. Malgré tout, cette saison risque d’être compliquée, du fait du départ de Sir Alex Ferguson et de l’arrivée de David Moyes (ex-Everton) à sa tête. Bon, on ne va pas les plaindre non plus, le groupe est expérimenté et n’a pas connu de gros départs (en dehors du départ à la retraite de Scholes, d’ailleurs reviendra-t-il en janvier ?). Le mercato a été compliqué avec des échecs sur les dossiers Thiago Alcantara, Strootman, Fabregas ou encore Herrera. Le dernier jour du mercato, Moyes parviendra enfin à faire signer un milieu de terrain en la personne de Marouane Fellaini (qui s‘ajoute à la signature du latéral uruguayen Guillermo Varela). Par ailleurs, la saison n’a pas démarré très fort, avec seulement 4 points en trois matchs.

Pour beaucoup, le plus gros rival des Reds Devils sera le Chelsea de José Mourinho. Le Portugais revient en territoire conquis et compte bien réimposer ses idées, ainsi que son égo, légèrement, sur-dimensionné. José voulait renouveler un groupe vieillissant, il a donc fait dépenser 61M £ à son humaniste de président, le Russe Abramovitch, afin notamment d’acquérir Willian (31M à lui seul), Schürrle (19M) ou encore Van Ginkel (8M), A ceux-ci il faut également ajouter le retour de prêt de Kevin De Bruyne et l’arrivée tardive de Samuel Eto’o, un bien beau mercato donc.

Le troisième favori, Manchester City a également, comme son ennemi juré, opéré une révolution dans son staff. Exit Roberto Mancini et bonjour Manuel Pellegrini en provenance de Malaga. Le nouveau boss des Citizens a effectué un mercato tourné en majorité vers l’Espagne : Negredo, Navas et Demichelis, auxquels s’ajoutent Fernandinho et Jovetic Bref, va y avoir encore embouteillage sur les postes offensifs, surtout que seul Carlos Tevez a foutu le camp. Quoi Roque Santa Cruz ? On notera également les départs de Scott Sinclair, en prêt à WBA et de Maicon à la Roma.

 "Tandis qu'au niveau de l'attaque de City, le bouchon n'arrive pas à se résorber"

"Tandis qu'au niveau de l'attaque de City, le bouchon n'arrive pas à se résorber"

Derrière, la lutte pour les places européennes va faire rage entre ces cinq clubs (je vous jure) :

En pleine progression depuis le début des années 2000, Tottenham apparaît comme un outsider certain pour la dernière place qualificative en Ligue des Champions. Le club présidé par Maurice Lévy et coaché par André Villas Boas a pu compter sur un énième mercato XXL avec les arrivées de Soldado, Paulinho, Capoue (Etienne, pas Aurélien), Chadli, Lamela, Chiriches et Eriksen. A voir si le mélange va bien prendre, Au rayon des départs, pour la modique somme de 88M £, un Gallois nommé Gareth Bale, parti voir si l’herbe de Madrid est plus verte. Tout ça pour finir à Stoke dans trois ans…il faut également noter les départs de Caulker (Cardiff), Dempsey (Seattle), Parker (Fulham) et Huddlestone (Hull). Une quatrième place et on est content ?

Derrière on retrouve les meilleurs amis de Tottenham, à savoir Arsenal. Pendant tout le mercato, Tonton Wenger a ambiancé les fans des Gunners avec Yaya Sanogo. Ceux-ci étaient ravis et criaient leur joie. Et puis au dernier moment, l’Alsacien a tout fait planter en faisant signer Özil et Viviano, Surtout Özil en fait, parce que le gardien italien sur le moment tout le monde s’en fout. J’allais oublier le retour de Mathieu Flamini pour pas un sou et Wenger est tout content, comme ses supporters en fait. Arsenal devrait donc pouvoir se battre pour la 4ème place, même si mon petit doigt me dit qu’une troisième place n’est pas à exclure.

Depuis que Senderos a quitté Arsenal, il se laisse vachement trop aller

"Depuis que Senderos a quitté Arsenal, il se laisse vachement trop aller"

Derrière, on peut également placer un club comme Everton, mais il faudra voir si la greffe Martinez prendra. Le Catalan arrive de Wigan avec pour mission de faire oublier David Moyes parti à Manchester. Le technicien espagnol dispose d’une bonne réputation, tant sur le plan de son jeu que sur celui de ses qualités d’homme. Du côté du mercato, l’objectif de Martinez était de conserver Fellaini et Baines, mais devant les besoins de liquidités du club, il a dû se résoudre à laisser partir le Belge touffu vers Manchester. A vrai dire, le joueur le plus ardemment défendu était Baines, symbole du renouveau du club. On notera également le départ de Victor Anichebe du côté de WBA. Au niveau des arrivées, le club a encore une fois recruté intelligemment avec -entre autres- James McCarthy, Arouna Koné, Gareth Barry, Romelu Lukaku et la petite pépite de la Masia, Gerard Deulofeu. Malgré tout, le début de saison est poussif (trois matchs nuls), même si la qualité de jeu est là, pour ça que l’on se dit qu’une 6ème place sera sûrement là à la fin de l’année.

Principal acteur du mercato, Liverpool est décidé à reprendre des couleurs après quelques exercices moribonds. Le coach des Reds, Brendan Rodgers peut en effet compter sur un effectif plus complet et plus solide sur toutes les lignes. En témoignent les arrivées de Simon Mignolet pour occuper les cages, de Kolo Touré et de Mamadou Sakho en défense (sans oublier Ilori) et des plus offensifs Carlos Alberto, Iago Aspas et Victor Moses. En parallèle, le club a lâché quelques éléments superflus comme Carrol, Downing et Spearing. Les départs de Shelvey et Borini (en prêt) étaient moins attendus, même si dans le cas du second cela devrait lui faire le plus grand bien. En bref, Liverpool pourrait bien chatouiller le Big 4 et pourquoi pas gratter une place en Ligue des Champions. Le début de saison le confirme avec trois victoires en autant de matchs.

Enfin, il me fallait une équipe moins attendue, mais également ambitieuse. Entre ici Southampton. Le club présidé par l’Italien Cortese, dispose d’une belle petite fortune, notamment grâce à son ancien propriétaire Markus Liebherr (décédé en juillet 2010, un an après son rachat du club). Du coup, Mauricio Pochettino peut se faire plaisir et renforcer son équipe sur chaque ligne, avec les arrivées de Dejan Lovren, Victor Wanyama et Pablo Osvaldo. De plus, il n’a perdu aucun des joueurs majeurs de son effectif. Alors, certes la cote est assez grosse, mais autant prendre des risques et miser sur une 7ème place des Saints, à moins que…

Les clients à la descente

L’an dernier déjà le couperet n’était pas passé loin, cette année il faudra beaucoup de courage à Alan Pardew pour empêcher Newcastle de repartir en Championship. Le club du Nord-Est n’a enregistré que l’arrivée de Loïc Remy, qui décidément a du mal à aller voir plus haut. De plus, Newcastle a perdu Romain Amalfitano parti voir le beau stade Gaston-Gérard à Dijon, mais apparemment le club semble compter sur lui, car il n’y a pas d’option d’achat avec ce prêt.

Là je vais me faire taper dessus par le Boss, mais comment ne pas parler de Sunderland ? Certes, le recrutement paraît sympa à première vue, mais Giaccherini est un peu l’arbre qui cache la forêt. Borini est tout le temps blessé, Diakité, Cabral et Roberge sont loin d’être des top players, Altidore est une inconnue et se pose la question de savoir s’il réussira en Premier League (jurisprudence Afonso Alves). Par contre, je vous recommande de garder un œil sur Charis Mavrias, petit ailier venu du Panathinaïkos, dans la lignée des Sotiris Ninis et Gianis Fetfatzidis. Un beau joueur donc. La grosse désillusion reste quand même le départ de Simon Mignolet à Liverpool, parce que lui en sauveur de la nation il se posait quand même. Alors, pour moi, ça s’annonce comme un aller simple vers le Championship. D’ailleurs le début de saison sonne comme une indication avec seulement 1 point.

Stoke City, club qui joue avec le feu chaque année, pour finir par se sauver de justesse. C’est bien sympa, mais arrivera bien un moment ou la chance va passer et où les Potters descendront. D’autant que cette année le recrutement paraît un brin suicidaire. Bon, prendre Erik Pieters n’est pas une vilaine idée, par contre Marko Arnautovic et Stephen Ireland, c’est pour l’amitié dans le vestiaire ? Pour le moment ça va, avec 6 points, mais on parie une petite crise d’ici fin octobre ?

L’an dernier, ce qui manquait à Aston Villa c’était de l’expérience, du coup les dirigeants sont malins, ils ont pris des jeunes. Bah ouais, Benteke va bien encore planter 20 buts, sauf que ce dernier semble toujours suivi par Manchester United qui pourrait passer à l’assaut lors du mercato de janvier. Bon sang qu’il paraît loin le temps où Villa taquinait les leaders et apparaissait comme un épouvantail. Malgré tout, ça devrait quand même passer et avec un peu de chance, l’an prochain les jeunes auront pris de la bouteille (ils ont viré Ireland pour ça, bon lui c’était au sens littéral certes) et Villa reviendra squatter le top 10.

Certainement le promu le plus costaud, Cardiff va quand même devoir se bagarrer pour se maintenir. Reste que le mercato a été intelligent, avec notamment les arrivées de Medel, Cornelius, Odemwingie, Theophile-Catherine et Caulker. En résumé, un mélange de jeunes et d’expérimentés. Ça devrait passer crème… sauf si le propriétaire malaisien, Vincent Tan, se décide à faire son show après quelques défaites. Bon ça va faire deux ans que Malky Mackay le supporte, mais bon on préfère prévenir.

Crystal Palace, de retour en Premier League après 8 ans dans l’antichambre, peut quelque peu s’inquiéter pour son avenir. Certes, Ian Holloway est tout ce qu’il y a de plus sympathique, mais l’effectif reste tout de même assez léger par rapport à ses principaux concurrents. Le recrutement est assez faible, quand on voit que Marouane Chamack a été pris d’ailleurs… Histoire amusante toutefois, le club a recruté Florian Marange, sauf qu’il ne l’a pas inscrit sur la liste des 25 joueurs autorisés à jouer en championnat. Marange qui déclarait il y a peu qu’il ne pouvait pas signer à Bastia ou à Livourne, car il méritait mieux, se retrouve donc entre la résignation et la résiliation.

Enfin, Hull. Que dire ? Quand tu mets 5 millions sur Tom Huddlestone c’est que tu n’as peur de rien. Rien que pour ça, ils mériteraient de filer en Championship. Bon, on dit ça, mais si ça se trouve le brave Tom va se décider à redevenir un vrai footballeur et tout casser. De plus, devant il aura Yannick Sagbo pour marquer. Pourquoi vous rigolez au fond de la salle ?

 Monsieur Bruce, vous pensez pouvoir vous maintenir avec Hull ?

Monsieur Bruce, vous pensez pouvoir vous maintenir avec Hull ?

Les joueurs à surveiller

Tout d’abord, voilà la liste des 25 joueurs retenus par chaque équipe afin de disputer le championnat et puis pendant qu’on y est, un petit récapitulatif de tous les transferts.

Dans cette liste de joueurs à surveiller, on ne va pas parler des Van Persie et autres stars. Non. Ici on va parler des joueurs qui viennent d’arriver en Premier League, ou bien de ceux qui sont arrivés l’an dernier et dont on attend la confirmation. Alors, je sais que parmi vous il va y avoir des déçus, mais il est impossible de parler de tout le monde.

Arrivé l’an dernier en provenance de Crystal Palace (mais immédiatement prêté à son club d’origine), Wilfried Zaha (20 ans) veut s’imposer avec David Moyes. Le natif d’Abidjan peut compter sur sa vitesse pour créer les décalages. Reste que face aux buts, il a tendance à paniquer (13 buts en 126 matchs avec Crystal Palace), mais sa jeunesse peut l’expliquer. Toujours à Manchester United, on pensera à regarder de plus près les prestations de Danny Welbeck (22 ans), sur qui Moyes semble beaucoup compter.

Du côté de Manchester City, on suivra attentivement la saison de Matija Nastasic (20 ans). Le défenseur serbe, arrivé l’an dernier en provenance de Florence, avait poussé Lescott sur le banc, réussissant de belles performances.

A Chelsea, on ne pourra pas passer à côté de Kevin De Bruyne. Le jeune (22 ans) attaquant belge a maintenu à flot, à lui tout seul, le Werder Brême la saison passée. Bref, cette saison Mourinho semble compter sur lui et ce n‘est pas plus mal. Toujours à Stamford Bridge, il faudra regarder Marco Van Ginkel, énième pépite sortie par les Pays-Bas et ici par l’intermédiaire du Vitesse Arnhem, club partenaire de Chelsea. Ce jeune milieu offensif de 20 ans a disputé 111 matchs avec son club formateur (pour 23 buts).

Pour Arsenal, il va quand même falloir parler d’une star, en la personne de Mesut Özil (24 ans). Le meneur de jeu international allemand (48 sélections, 14 buts) de 24 ans, va avoir pour mission de ramener un peu de fierté chez les pensionnaires de l’Emirates Stadium. Enfin, on va croiser les doigts pour que Jack Wilshere (21 ans) soit enfin épargné par les blessures.

A Tottenham, on va parler anglais et roumain. Anglais, avec l’ailier Andros Townsend (22 ans), formé au club, il devrait enfin avoir sa chance avec les Spurs. On regardera de près ses performances donc, comme celles de son compère roumain, Vlad Chiriches (23 ans). Annoncé comme un monstre défensif dans son pays, il a fait claquer 8M £ à Levy. Au pire si ça marche pas, ils feront comme avec Bongani Khumalo.

Kevin Mirallas (25 ans) était arrivé de Grèce avec une réputation de kéké, mais ça c’était chez nous. A l’Olympiakos, le Belge était le meilleur joueur/buteur d’un championnat en pleine déliquescence. A Everton, il fut le détonateur, capable d’actions de classe et de se mettre au service du collectif, réunissant 36 apparitions (9 buts). Chez les Toffees on retiendra également Ross Barkley (19 ans), qui devrait enfin éclater avec le départ de Fellaini, il a d’ailleurs été appelé en équipe nationale par Roy Hodgson.

Annoncé comme un crack à son arrivée à Milan, Philippe Coutinho (21 ans) n’aura jamais réussi à vraiment y prouver quelque chose. Transféré à Liverpool au mercato d’hiver, il a retrouvé des couleurs, inscrivant 3 buts en 17 apparitions, à confirmer donc. On peut également parler de la recrue Iagos Aspas (26 ans), arrivé du Celta Vigo, il fut une des révélations du championnat espagnol l’an dernier (12 buts en 36 matchs).

C’était un crack à Swansea, transféré en grande pompe à Manchester City, il n’aura jamais vraiment eu sa chance, je parle de Scott Sinclair (24 ans). L’ailier anglais aura à cœur de se relancer chez nos amis Baggies. Autre joueur prêté à WBA, le jeune tchèque Matej Vydra (21 ans), élu meilleur joueur du Championship l’an passé (pas mal pour une première saison), il voudra confirmer afin de peut-être pouvoir s’imposer à Udine, ou plus certainement de négocier un gros contrat dans un gros club anglais.

Swansea s’est renforcé en attaque avec la signature de Wilfried Bony (24 ans), en provenance du Vitesse Arnhem pour 12M £ (soit deux Victor Anichebe). Costaud, bon de la tête, mais étonnament rapide, le natif de Bingerville va tenter de mettre le feu dans les défenses anglaises et avec Michu (27 ans) comme compère d’attaque, on se dit que ça peut le faire. D’ailleurs, en parlant de ce dernier, on verra s’il confirme sa très belle première saison.

Cela peut paraître bizarre, mais du côté de West Ham, on a décidé de suivre Stewart Downing (29 ans). Excellent avec Middlesbrough, puis avec Aston Villa, le petit Stewart s’était perdu à Liverpool. A West Ham, il pourra enfin se relancer et tenter de rattraper le temps perdu.

Du côté de Norwich on aura un œil sur les deux recrues hollandaises, Ricky van Wolfswinkel (24 ans) et Leroy Fer (23 ans). Le premier vient du Sporting Lisbonne et occupera la pointe de l’attaque (désertée par Grant Holt, parti à Wigan). Il a d’ailleurs marqué son premier but lors de la première journée, c’était face à Everton. Leroy Fer est lui un milieu polyvalent, pouvant aussi bien évoluer comme récupérateur, relayeur ou organisateur. Il devait signer avec Everton lors du mercato d’hiver, mais pour des raisons administratives le transfert avait échoué.

Fulham a enregistré le renfort du défenseur international vénézuélien Fernando Amorebieta (28 ans). Le transfuge de Bilbao arrive avec une solide réputation et une expérience renforcée par l’épopée européenne. A voir s’il pourra imposer son mètre 92 entre Brede Hangeland et Philippe Senderos.

Recruté puis re-prêté dans la foulée à Birmingham au mercato d’hiver, le gardien Jack Butland (20 ans) est la dernière merveille assumée par les Anglais. Il aura comme comme concurrent Asmin Begovic, pas le plus simple à bouger donc, mais il devrait avoir sa chance. On suivra de près les péripéties de l’ex grand espoir du foot autrichien, Marko Arnautovic (24 ans), capable de choses fantastiques, puis de péter les plombs et de se retrouver en réserve.

Le jeune arrière gauche des Saints, Luke Shaw (18 ans) apparaît comme un candidat crédible à cette rubrique. Auteur de 27 apparitions l’an dernier, il était sur la short list des Reds Devils (avec Baines) pour pousser Patrice Evra vers la sortie. Heureusement pour Southampton, le transfert n’a pas eu lieu et il pourra continuer d’arpenter son couloir gauche. Sur aile opposée, on retrouvera Nathaniel Clyne (22 ans) et toutes ses dents. Arrivé l’an dernier en provenance de Crystal Palace, il voudra confirmer sa belle saison et pourquoi pas, faire douter le sélectionneur.

Aston Villa devra compter sur son attaquant belge, Christian Benteke (22 ans) pour pouvoir se maintenir. Véritable révélation de la Premier League l’an passé, le bœuf de Kinshasa (1m90) va devoir confirmer pour pouvoir se barrer. Du côté de la défense, on aura un œil sur Nathan Baker (22 ans).

Du côté de Newcastle, il faudra suivre la colonie française et notamment son petit dernier Loïc Remy (26 ans) qui arrive en prêt. L’attaquant a plutôt réussi son entrée en Angleterre en réalisant de bonnes prestations avec QPR (6 buts en 14 matchs). On regardera également la progression de Gael Bigiramina (19 ans) et un bel avenir en sosie footballistique de Claude Makélélé,

Pour Sunderland, mes amitiés grecques me forcent à dire Charis Mavrias (19 ans). C’est un ailier grec, très vif, qui dispose d’un bon bagage technique et d’une bonne qualité de percussion. On surveillera la progression de Jozy Altidore (23 ans), très performant lors de son passage à Alkmaar (51 buts en 93 apparitions).

Du côté des promus, on peut s’intéresser à Aron Gunnarsson (24 ans) et une coupe de cheveux dégueulasse mais également une certaine influence sur le jeu de Cardiff, car il a quand même planté 8 buts l’an dernier. Pas mal pour un milieu défensif.

Aron Gunnarsson pense que le Mur de Berlin existe encore

Aron Gunnarsson pense que le Mur de Berlin existe encore

A Hull on notera la progression de l’ailier nigérian Sone Aluko (23 ans).

Pour finir, Dwight Gayle (23 ans), attaquant de Crystal Palace qui présente un profil atypique. Il y a seulement deux saisons il évoluait en Conference Nord (D6), à Bishop’s Standard. Un transfert à Peterborough puis une saison correcte en Championship (13 buts en 26 matchs), lui permettent de rejoindre la Premier League.

Les vieux de la vieille

Ryan Giggs, 39 ans, 945 matchs en équipe première, 168 buts, what else ? Dans son équipe on retrouve aussi Rio Ferdinand, 34 ans, 430 matchs, 8 buts.

Le quarté Lampard-Terry-Cole-Cech ou juste 1934 matchs en équipe A de Chelsea. En 1934, un décret instaurait la journée de 8 heures de travail en Colombie. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Brad Friedel est peut-être sur le banc, mais à 42 ans et du haut de ses 576 matchs sur le territoire britannique, il constitue encore une menace pour Hugo Lloris. Bon, il est en faillite, alors il a intérêt à rester sous contrat.

Du côté d’Everton, la vieille garde est composée de Tim Howard (34 ans) et de Sylvain Distin (35 ans). Le portier américain est devenu un cadre des Toffees, ou ses boulettes récurrentes sont vite rattrapées par des arrêts miraculeux, pas pour rien qu’il a disputé 313 matchs sous la liquette des Toffees (et il a même marqué un but). Distin lui, c’est la force tranquille, celui dont on ne parle jamais, mais dont on sait que s’il n’était pas là, les choses seraient moins bien, alors ses 159 matchs méritent bien le respect.

De l’autre côté de la Mersey brille une icône, Steven Gerrard (33 ans) et même si les supporters d’Everton le chambrent en lui disant que ses enfants ne sont pas de lui, ce que l’on sait, c’est que ses 634 matchs saupoudrés de 159 buts, il ne les a pas volés.

A Swansea, il n’est plus vraiment titulaire, mais c’est l’un des garants de l’esprit du club, je parle de Garry Monk. Le défenseur est arrivé quand le club gallois n’était qu’en 4ème division, aujourd’hui à 34 ans bien tassés, il facture 256 matchs avec les Cygnes et 6 buts.

Arrivé l’an dernier à West Ham, Jussi Jääskeläinen (38 ans) est une légende de la Premier League. Entre Bolton et donc West Ham, le portier finlandais aura évolué 687 fois sur les terrains anglais. Chapeau.

La légende grecque Giorgos Karagounis et ses 36 ans, ainsi que l’ailier irlandais Damien Duff vont commencer à accuser le coup. Sauf Karagounis, car c’est lui qu’on accuse des coups en général.

Le golfeur Craig Bellamy arrive enfin à maturité, avec ses 34 ans, il va enfin évoluer à domicile et tenter de marquer quelques buts, tout en n’oubliant pas de distribuer quelques cachous, comme ça juste pour le plaisir. Avec lui, on remarquera la présence de Tommy Smith, 33 ans, aperçu notamment à Watford et à Derby County.

Du côté de Crystal Palace on retrouve l’increvable Kevin Phillips et ses 40 ans. On l’a tous vu cet autocollant à l’arrière des Toyota « Ma Toyota est fantastique », bah Kevin Phillips c’est pareil. Juste comme ça, 643 matchs et 280 buts, en plus pas dans des top clubs, ce qui accentue sa performance. On n’oubliera pas non plus le vétéran Abdoulaye Faye et ses 242 matchs en Angleterre.

Enfin, pour le Boss, je finis avec les deux anciens défenseurs de Manchester United, aujourd’hui à Sunderland, John O’Shea et Wes Brown. 32 ans et 477 matchs pour le premier, 33 ans et 383 matchs pour le second.

Quand Ryan Giggs est né, Georges Pompidou était encore Président de la République. Prends ça jeune prépubère

Quand Ryan Giggs est né, Georges Pompidou était encore Président de la République. Prends ça jeune prépubère

Les entraîneurs en vue

Remplacer une légende vivante comme Ferguson c’est un sacré défi. Candidat depuis longtemps, David Moyes s’était préparé et le voilà au volant d’une des plus grosses mécaniques du foot anglais. Habitué à gérer un club sans trop d’argent, arrivera-t-il à devenir un top manager ?

Toujours à Manchester, mais cette fois à City, on parlera beaucoup de Manuel Pellegrini. L’ingénieur vient remplacer un Roberto Mancini usé et usant. Il devra également réconcilier le public avec cette équipe.

José Mourinho et Chelsea c’était une histoire d’amour, alors six ans après la rupture, Abramovitch est revenu le chercher. L’objectif est simple, ramener le trophée de champion à la maison et puis certainement une petite Ligue des Champions d’ici deux ou trois ans.

Pour remplacer Moyes, les dirigeants d’Everton voulaient Roberto Martinez de Wigan. Ce fut chose faite après quelques négociations avec ces derniers. Martinez arrive avec une ambition de faire du jeu, réputation qui lui colle aux basques depuis ses débuts à Swansea, puis donc à Wigan.

Enfin, il faudra suivre Ian Holloway. C’est l’anti-Di Canio, un personnage attachant, car totalement en dehors du moule des managers habituels. Maintenant sa tâche s’annonce des plus ardues, à savoir maintenir Crystal Palace dans l’élite.

Mais non, n'ayez pas peur, j'ai juste le soleil dans les yeux

Mais non, n'ayez pas peur, j'ai juste le soleil dans les yeux

Les plus grosses et plus faibles chambrées

Il faut aller à Old Trafford pour voir la plus grosse moyenne de spectateurs (75 032 personnes) depuis le début de saison. En même temps ils n’ont fait qu’un match mais c’est le plus gros stade. Derrière on retrouve l’Emirates Stadium d’Arsenal et ses 60 037 spectateurs et enfin Saint James’ Park à Newcastle avec 48 012 fans de moyenne.

De l’autre côté, on retrouve deux promus et un gallois. Hull City et ses 23 682 supporters devancent Crystal Palace, 22 978 fans et Swansea et ses seulement 20 783 spectateurs.

En bref, la moyenne est de 37 120 spectateurs par match.

A Swansea on ne rigole pas avec les supporters

A Swansea on ne rigole pas avec les supporters

Le club à suivre

Crystal Palace, c'est intéressant.

Crystal Palace, c'est assez intéressant...

Crystal Palace, rien parce que Ian Holloway en est l’entraîneur. Avec lui on ne devrait pas s’ennuyer, d’ailleurs le match entre Palace et Sunderland était l’occasion d’opposer Holloway et Di Canio. Bilan ? Une victoire 3-1 pour Palace, un Di Canio au bord de la crise de nerf et un Holloway qui se met à danser de joie après le coup de sifflet final.

Mais Ian Holloway a également réussi à prendre deux matchs de suspensions et 18 000 £ d’amende. En cause, ses déclarations sur le corps arbitral après la défaite contre Tottenham. Il a déclaré « Si la faute avait été pour nous, jamais l’arbitre n’aurait sifflé. J’ai connu cette situation avec Blackpool, certains clubs obtiennent des fautes, tandis que d’autres non ».

Au final, voici un petit florilège de déclarations de ce manager pas comme les autres, qui va certainement attirer plein de sympathie à Crystal Palace :

Cristiano Ronaldo est grand, beau et fort, mais il doit forcément avoir un défaut. Peut-être qu’il est monté comme un hamster ? Cela dit, ma femme a un hamster à la maison, et il a une énorme queue.

Mon attaquant Paul Furlong est une Rolls Royce de collection qui ne m’a rien coûté. On le fait briller, on s’occupe de lui et je demande à mes mécaniciens de le régler avec précision. Nous prenons soin de lui car nous le sortons tous les jours et pas seulement dans les grandes occasions »

Je suis tellement con en ce moment que si je tombais dans un tonneau rempli de nibards, je serais capable de sucer mon pouce ».

Tu n’es qu’un putain de nugget de poulet avec de la sauce barbecue dessus ! »

J’adore Blackpool. Ce club et moi, nous sommes pareils. Nous sommes plus à notre avantage loin de la lumière »

Alors, juste pour Holloway on a envie de voir Crystal Palace se maintenir.

Oh les mecs je suis pas bourré je vous dis !

Oh les mecs je suis pas bourré je vous dis !

Le club à pas suivre

Il n’y a pas réellement de club antipathique, juste que ma conscience de Toffee me force à détester Liverpool (même si j’ai fait des efforts là).

Les pronos TK montées et descentes

Mon quinté : Chelsea ; Manchester United ; Manchester City ; Arsenal ; Liverpool

Le tiercé de la peur : Hull City ; Newcastle United ; Stoke City.

Didier Feco.

Teenage Kicks démarre sa quatrième saison avec une preview des championnats de Football League (D2 à D4) et Premier League. Après la League (Two & One), on continue donc avec The Championship. A défaut des droits de la PL, BeIn Sport s’est rabattu sur sa petite sœur. Une bonne nouvelle pour les Français soucieux de savoir ce que devient Jean-Yves M’voto ou David N’Gog.

que devient David N'Gog ?

C'est vrai, ça : que devient David N'Gog ?

La Football League, doyenne mondiale des championnats de clubs, fête ses 125 ans cette saison et a produit ce clip commémoratif, à voir absolument (particulièrement conseillé aux supporters d’Arsenal : à 3′20 on y voit les Gunners remporter le titre 1989…). Et si vous savez contourner la géolocalisation, ne manquez pas l’émission hebdomadaire The Football League Show.

Voir le classement après cinq journées (sur 46).

Les prétendants à la montée

Deux places automatiques et une aux play-offs

Les trois relégués de Premier League font figure de prétendants plus ou moins automatiques. Queens Park Rangers a bien géré son affaire estivale : plus de vingt joueurs ont quitté le bateau (vendus, libérés ou simplement prêtés), et six joueurs ont été recrutés, parmi lesquels l’expérimenté défenseur Richard Dunne et le milieu de terrain Karl Henry, sans compter l’enquilleur de buts Charlie Austin, acheté à Burnley. Reading avait déjà anticipé sa relégation en fin de saison dernière en embauchant Nigel Adkins, qui avait promu Southampton d’abord en Championship, puis en Premier League, en l’espace de deux saisons (Adkins est un peu le Bernard Casoni anglais). L’équipe n’a pas tellement changé depuis sa dernière accession en Premier League, et les recrutements de Wayne Bridge et de l’international américain Danny Williams sont des atouts de poids. Quant à Wigan, malgré les yeux doux de Roberto Martinez pour ses anciens joueurs, l’équipe a réussi à garder quelques-uns de ses espoirs  et a recruté malin : Grant Holt, de Norwich, James McClean, de Sunderland, Marc-Antoine Fortuné, de WBA, entre autres. Owen Coyle a pris la destinée du club en main, lui qui a connu la PL (avec Bolton) et les play-offs de la Championship (avec Burnley). La Ligue Europa pourrait toutefois leur jouer des mauvais tours.

Watford et Gianfranco Zola tenteront de rééditer leur belle saison 2012/13, en s’assurant d’éviter les play-offs, cette fois. Propriétaire de la famille Pozzo, les Hornets ont encore fait leur marché à Grenade et à l’Udinese (autres propriétés des Pozzo). Nul doute que leur expérience de l’an dernier leur sera bénéfique.

Udinese + Grenada = Watford. L'équation est juste.

Udinese + Grenade = Watford. L'équation est juste.

Avant de s’écrouler en deuxième partie de saison, Leicester City faisait partie des prétendants à la montée directe, l’an passé. Le propriétaire, le milliardaire Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha (voir ici pour la prononciation), ne pouvant plus dépenser sans compter pour cause de fair-play financier, l’effectif s’est stabilisé (trois arrivées pour une petite dizaine de départs), et on devrait revoir les Foxes aux premières places.

Sinon, on pourra peut-être voir Birmingham City et Ipswich Town se mêler à la lutte, malgré un début de saison laborieux, le Blackpool de Tom Ince, Brighton & Hove Albion ou bien encore Charlton. Dans une Ligue où seulement 10 points séparaient le 6ème et dernier qualifié pour les play-offs du 19ème l’an passé, on ne va pas tirer des plans sur la comète.

Les clients à la descente

Trois places automatiques

Yeovil Town, surprenant promu (voir plus bas), et ses deux compères de League One, Doncaster et Bournemouth, bien que plus solides, sont des candidats potentiels.

Ca devrait également jouer serré pour Millwall, qui a vu son coach Kenny Jackett démissionner en fin de saison dernière (voir preview D3), pour Barnsley et pour Huddersfield Town, tous trois ayant échappé de peu à la relégation en mai dernier et qui auront essentiellement pour ambition de se maintenir.

Les joueurs à surveiller

De l’avis général, il faut garder un œil sur Diego Fabbrini et Gabriele Angella (prêtés par l’Udinese à Watford), Liam Bridcutt (Brighton), David Cotterill (meilleur passeur décisif (20) de League One l’an passé), Mohamed Coulibaly (Bournemouth), Charlie Austin (buteur compulsif, acheté par QPR), Johnny Russell (Derby), Jordan Rhodes (23 ans, 27 buts en 43 matchs à Blackburn, qui a repoussé toutes les offres de fin de mercato), Paddy Madden (meilleur buteur de League One l’an passé, avec Yeovil), Tom Ince (fils de et protégé par son entraineur de père). Entre beaucoup d’autres.

Jordan Rhodes dans les surfaces de réparation

Les vieux de la vieille

Danny Murphy et Wayne Bridge, deux habitués de la PL qui trainent désormais leurs guêtres sur les terrains de Championship, respectivement à Blackburn et à Reading.

Ian Bennett, gardien de but à Huddersfield et 42 ans en octobre. Il est passé professionnel avant la chute du Mur.

Manuel Almunia a longtemps fait le bonheur des adversaires d’Arsenal. Il est désormais vu du côté de Watford, à 36 ans.

Grant Holt, qui a fait le tour de l’Angleterre et de ses divisions, a été (intelligemment) acheté par Wigan.

Stephen Carr, 230 matchs avec Tottenham en 10 ans, prend le couloir droit de Birmingham depuis 2009. Il vient d’avoir 37 ans.

N’oublions pas El Hadji Diouf, passé partout, efficace nulle part, aujourd’hui à Leeds.

Diouf dans sa position préférentielle

Diouf dans sa position préférentielle

Les entraîneurs en vue

Nigel Clough, entraineur de Derby County et fils de.

Dougie Freedman, qui a quitté en octobre 2012 Crystal Palace, alors 4ème, pour rejoindre Bolton, alors 16ème. Après une saison de feu, les Wanderers ratent leur qualification pour les play-offs lors de la dernière journée. Leur début de saison 2013/14 est néanmoins catastrophique (dernier).

Mick McCarthy, entraineur charismatique d’Ipswich Town, double vainqueur de Championship (Sunderland, 2005 et Wolverhampton, 2009).

Chris Powell, cinq sélections avec l’équipe d’Angleterre et actuel entraineur de Charlton Athletic, qu’il promeut en Championship dès sa première saison. L’équipe échoue à trois points des play-offs l’an passé.

Eddie Howe a joué plus de 270 matchs pour Bournemouth. A 35 ans, il est aujourd’hui entraineur et a fait monter son club en League One (2010), puis en Championship (2013). Une statue sera probablement sculptée à son effigie devant Dean Court.

Les plus grosses et plus faibles chambrées

Les trois promus, Doncaster, Bournemouth, Yeovil Town, ont tous les trois les plus petits stades de la Ligue (respectivement 15 231, 10 700 et 9 565 places). Ce qui n’a pas empêché Bournemouth de recevoir le Real Madrid en match amical.

Hillsborough (Sheffield) et Elland Road (Leeds) sont les stades à la plus grosse capacité ; malheureusement, ils ne sont pas toujours remplis puisque c’est le Falmer Stadium de Brighton & Hove qui draine le plus de supporters (plus de 26 000 de moyenne sur leurs trois premiers matchs).

L’affluence moyenne est de 16 000 spectateurs, jusque-là.

Sinon, le John Smith’s Stadium de Huddersfield a déjà accueilli un concert de R.E.M.

Le club à suivre

Yeovil Town, pour leur première saison en Championship de leur histoire. Le promu, 4ème de League One avec une masse salariale de 900 000£, a recruté gratuit ou en prêt et s’apprête à vivre une saison difficile.

Mais Le coach, Gary Johnson, en a vu d’autres, lui qui a commencé sa carrière de manager en 1986 à Newmarket Town, en Eastern Counties League (9-10ème niveau anglais), puis découvert le monde professionnel à Cambridge United, alors en League Two. S’en sont suivis Kettering Town, l’équipe nationale de Lettonie (!), une première période à Yeovil, qu’il fait monter de deux divisions en trois saisons, puis Bristol, Peterborough, Northampton, avant un retour en fanfare à Yeovil en janvier 2012. Depuis son départ, Yeovil se bat pour se maintenir en League One, avec succès (deux fois 15ème, deux fois 17ème). Son retour coïncide avec la présence de son fils, Lee, 31 ans et plus jeune entraineur de Football League, sur le banc d’Oldham Athletic. Une confrontation père-fils qui ne s’était plus vue dans le monde professionnel anglais depuis 1971. En somme, Yeovil avec Johnson, c’est une montée tous les 18 mois en moyenne. La PL n’attend plus qu’eux.

A suivre également pour leurs performances musicales, vendues uniquement à Yeovil à l’occasion d’un match (perdu) de FA Cup joué contre Liverpool. 3500 copies sont parties en l’espace de trois jours. « Day or night, I’m green and white - we are Yeovil Town. »

Les clubs à pas suivre

Blackburn, qui a viré trois entraineurs l’an passé et qui mérite bien l’indifférence générale (Rhodes excepté), ainsi que Millwall, pour les raisons que l’on sait.

Les pronos TK montées et descentes

Montées (3) : Watford, Reading, Leicester

Descentes (3) : Doncaster, Millwall, Yeovil

Teenage Kicks démarre sa quatrième saison avec une preview des championnats de Football League (D2 à D4) et Premier League. La saison 2013-2014 de League One s’annonce, comme sa petite sœur, passionnante. Kick n’rush, boue et pintes de Strongbow, TK vous fait découvrir les joueurs et les équipes à suivre cette année.

Voir le classement après cinq journées (sur 46).

[Cliquer sur les photos peut rapporter gros]

Les prétendants à la montée

Comme souvent en League One, les principaux favoris pour la montée sont les relégués de Championship de la saison passée.

Jackett aura la lourde tâche de faire remonter les Wolves

Jackett aura la lourde tâche de faire remonter les Wolves

Cela est encore plus vrai dès lors qu’une “grosse écurie” a connu la descente. Wolverhampton est dans ce cas-là et compte bien remonter illico, après deux descentes consécutives. Molineux doit redevenir une forteresse imprenable, et malgré le dégraissage de l’effectif - une seule arrivée, gratuite, pour sept départs importants (Ebans-Blake, Hunt, Berra, De Vries, Henry…), les Wolves ont pris un très bon départ, avec quatre victoires et un nul en cinq matchs.

Les deux autres clubs relégués auront probablement aussi leur mot à dire, particulièrement Peterborough, qui n’a de cesse de faire le yo-yo entre ces deux divisions (montée en 2009, descente en 2010, remontée en 2011 et redescente en 2013). Les joueurs de Darren Ferguson ont eux aussi réussi leur départ, avec quatre victoires en cinq matchs. Quant aux Robins de Bristol City, si leur début de saison est plutôt médiocre (trois points seulement), ils devraient se mêler à la lutte pour la montée dès lors que les automatismes entre leurs nouveaux joueurs (beaucoup de mouvement à Bristol, 7 arrivées pour 12 départs) se seront créés.

Parmi les autres clubs pensionnaires de League One, Brentford sort du lot. Troisièmes de la division la saison passée, et battus en finale de play-offs par Yeovil, les Bees ont séduit par leur jeu au sol mais ils devront surmonter le terrible traumatisme de la saison dernière qui les a privés d’une montée directe à la dernière journée (pour mémoire, Trotta a expédié un penalty sur la barre à la dernière minute, et, sur la contre-attaque, Doncaster a inscrit le seul but du match). Les joueurs d’Uwe Rösler auront-ils les nerfs assez solides ?

Autre équipe à suivre cette saison, Leyton Orient. En très grosse forme sur la fin de la saison dernière (31 points pris sur 51 possibles entre février et avril), les O’s ont réussi à arracher in extremis leur place en play-offs, pour un résultat malheureusement décevant. Si le club continue sur sa lancée (ce qui commence bien pour l’instant, leader avec 5 victoires en 5 matchs), il devrait jouer les trouble-fêtes à l’avant du championnat.

Enfin, citons pêle-mêle Sheffield United, qui a échoué deux années consécutives en play-offs (third time’s a charm ?), Walsall (parmi les meilleures équipes de la phase retour l’année dernière, mais qui a perdu plusieurs joueurs importants), Swindon (qui mise sur la jeunesse pour rééditer la bonne saison passée) et les nouveaux riches MK Dons et Crawley Town. La (bonne) surprise se trouve peut-être parmi ces cinq clubs.

Les prétendants à la descente

Grosse recrue à Bradford.

Grosse recrue à Bradford.

En ce qui concerne les équipes promises à une saison galère, les promus font souvent office de “favoris”. Cette saison cependant, seul Port Vale semble moins armé que ses rivaux, quand bien même ils possèdent le meilleur buteur des quatre divisions professionnelles anglaise l’année dernière (Tom Pope, 31 réalisations). Gillingham s’est quant à lui intelligemment renforcé (en attaque notamment, leur point faible en League Two), de même que Rotherham, dont on disait la saison précédente que leur équipe était plutôt bâtie pour la League One que pour la League Two. Enfin, fort de sa finale de League Cup la saison passée, Bradford fait office d’épouvantail et pourrait bien déjouer les pronostics.

Coventry City commence la saison avec 10 points de pénalité, et leur intersaison chaotique (voir plus bas) et leur début de saison étrange (après 5 matchs, les Sky Blues occupent la dernière place du classement malgré la meilleure attaque - 16 buts déjà - du championnat) ne sont pas faits pour les rassurer. L’an dernier, cependant, ils s’en étaient sortis malgré, déjà, une pénalité identique. Bis repetita ?

De son côté, Colchester, qui s’est sauvé à la dernière journée la saison passée, ambitionne une place en milieu de tableau mais semble objectivement promis à une difficile lutte pour le maintien.

Crewe a, comme chaque année, vendu son meilleur joueur (Luke Murphy, parti à Leeds pour £1 million), mais en a profité pour se renforcer. Les Railwaymen devraient cependant passer la saison aux abords de la zone de relégation et compteront sur Mathias Pogba, frère de Paul mais jouant pour l’équipe de Guinée, pour ne pas y tomber.

Pogba, Pogba et Pogba.

De gauche à droite : Pogba, Pogba et Pogba.

Autre club en C qui risque de galérer, Carlisle devra surveiller sa défense (77 buts encaissés l’année dernière) s’ils veulent éviter la descente. Affluence en berne, défense en papier mâché et budget très restreint, tels sont les secrets d’une saison qui s’annonce encore compliquée.

Enfin, en vrac, Shrewsbury (qui s’en est tiré l’an passé grâce à deux victoires lors des deux dernières journées), Oldham (qui a subi une saignée de son effectif, quatre joueurs majeurs sont partis en division supérieure), Stevenage (auteur d’une deuxième moitié de saison catastrophique, 16 défaites en 23 matchs) et, dans une moindre mesure Notts County et Tranmere devront surveiller leurs arrières.

Les joueurs à surveiller

Fier d'être le joueur à suivre selon TK, Griffiths s'est fait tout beau.

Fier d'être le joueur à suivre selon TK, Griffiths s'est fait tout beau.

Le top player de cette division sera, d’après les bookmakers du moins, Leigh Griffiths. L’attaquant de Wolverhampton, au club depuis deux ans, n’avait encore jamais revêtu la tunique des Wolves en championnat. Prêté ces deux dernières années à Hibernian, il a explosé la saison dernière, inscrivant 23 buts en 36 matchs, et se voyant récompensé du trophée du meilleur joueur de SPL. L’international écossais (3 sélections), qui a fêté il y a peu ses 23 ans, a démarré sa saison en fanfare, en inscrivant trois des huit buts de son équipe.

Les gardiens devront également se méfier des promus Nakhi Wells (23 ans, Bradford), l’un des principaux artisans de l’aventure des Bantams en League Cup la saison passée et actuellement meilleur buteur du championnat avec 5 réalisations, et Tom Pope (28 ans, Port Vale), auteur de 31 buts en League Two et réel espoir de maintien pour les Valiants. Au sommet du classement des buteurs, on retrouvera aussi certainement Leon Clarke (28 ans, Coventry), Will Grigg (22 ans, Brentford) et Jose Baxter (21 ans, Oldham).

Traditionnellement, la League One est aussi une terre d’accueil pour les jeunes joueurs prêtés ou rejetés par les clubs de l’élite. Parmi ces jeunes pousses, le plus talentueux est certainement Jay Emmanuel-Thomas (22 ans, Bristol), formé à Arsenal, mais qui n’a jamais réussi à percer dans l’effectif d’Arsène Wenger, et ce malgré les louanges à l’époque du technicien français. L’attaquant David Amoo (22 ans, Carlisle), ancien de Liverpool, sera aussi à surveiller, ainsi que deux autres anciens des Gunners évoluant tous les deux à Colchester, Craig Eastmond (23 ans) et Sanchez Watt (22 ans). Quant aux joueurs prêtés pour s’aguerrir, ils devraient trouver leur place dans ce championnat, en particulier Conor Coady (20 ans, Sheffield), prêté par Liverpool, et Milan Lalkovic (20 ans, Walsall), prêté par Chelsea.

Et les Français ? Ils sont au nombre de onze : Romain Vincelot, Mathieu Baudry, Yohann Lasimant (tous trois à Leyton Orient), Mathieu Manset, Kévin Malaga (tous deux à Coventry), Bakary Sako (Wolverhampton), Toumani Diagouraga (Brentford), Oumane Tounkara (Stevenage), Yoann Arquin (Notts County) Thierry Audel (Crewe, cousin de), et Jean-Louis Akpa-Akpro (Tranmere, frère de).

Les vieux de la vieille

Des bourlingueurs en League One, c’est pas ce qu’il manque. Citons néanmoins les deux attaquants anglo-nigérians Akpo Sodje (33 ans, Tranmere), passé par pas moins de 15 clubs en et hors de la Football League, et Adebayo Akinfenwa (31 ans, Gillingham), l’attaquant le plus massif de Football League, surnommé “2 big 2 play football“.

Akinfenwa, c'est plus fort que toi.

Akinfenwa, c’est plus fort que toi

Kevin Davies

Kevin Davies

Parmi les anciennes gloires du football anglais (enfin, tout est relatif), on pourra retrouver l’ancien de West Ham et d’Aston Villa, Marlon Harewood (34 ans, Bristol), plus de 130 matchs en Premier League, revenu de Chine l’année dernière, ainsi que Kevin Davies (36 ans, Preston), qui a fait les beaux jours de Bolton pendant une décennie.

Enfin, sans surprise, les seuls joueurs connus du grand public évoluent à Wolverhampton, comme Kevin Doyle (29 ans, 180 000 £/mois !), qui n’a pas quitté le navire malgré les deux relégations successives du club, l’ancien stéphanois Bakary Sako (25 ans) et l’ancien Rennais et Lensois Razak Boukari (ah, on me dit dans l’oreillette qu’il vient d’être prêté à Sochaux).

Les entraîneurs en vue

Comme pour les joueurs, la League One est souvent l’occasion rêvée pour des entraîneurs novices de s’illustrer et de gagner de l’expérience. À ce titre, on surveillera principalement Darren Ferguson (Peterborough), fils du grand Sir Alex, maintenu en poste malgré la descente l’année dernière. Un club que l’Ecossais connaît bien pour l’avoir entraîné de 2007 à 2009. De retour depuis 2011, après un bref passage à Preston, Fergie-son aura pour objectif de faire remonter Posh dès cette année.

Sean O’Driscoll (Bristol City) pourra s’appuyer sur son expérience passée et la montée qu’il avait obtenue en 2008 avec Doncaster. Il a depuis entraîné Nottingham Forest lors de la saison 2011-2012, avant de partir à Crawley pour… un mois seulement. Viré avant même d’avoir pu diriger un match officiel, il est retourné à Nottingham, d’où il s’est fait également limoger, six mois plus tard.

À 41 ans, il était temps pour Weir de prendre sa retraite.

À 41 ans, il était temps pour Weir de prendre sa retraite.

L’entraîneur novice le plus attendu au tournant est probablement David Weir (Sheffield United). L’ancien international écossais (69 sélections) a pris les rênes d’un club ambitieux pour sa toute première expérience de manager. Gageons qu’il saura insuffler à ses joueurs la rage qu’il exhibait lors de ses passages à Everton ou aux Rangers.

Parmi les “anciens”, qui connaissent bien le club qu’ils entraînent, on notera la présence de Graham Westley (Stevenage), qui entame sa huitième saison en charge de Boro, en trois passages distincts, néanmoins (2003-2006, 2008-2012 et depuis fin mars 2013).

Greg Abbott (Carlisle) est, lui, le manager en poste depuis le plus longtemps, il dirige les Cumbrians depuis 2008, et faisait partie du staff auparavant.

Les plus grosses et plus faibles chambrées

En ce début de saison, les disparités au niveau des affluences sont élevées, de Wolverhampton (plus de 18 000 spectateurs de moyenne) à Crawley (à peine plus de 3 000). Le cas de Coventry est à part, et sera développé dans “Le club à suivre”.

Parmi les bons élèves, Sheffield United (17 500 spectateurs), Bradford City (15 800) et Bristol City (14 100) sont les seuls clubs à dépasser les 10 000 spectateurs de moyenne sur ce début de saison.

À l’inverse, dix clubs (Crewe, Tranmere, Oldham, Carlisle, Leyton Orient, Walsall, Colchester, Stevenage et donc Crawley et Coventry) n’atteignent pas les 5 000 spectateurs.

Le club à suivre

C’est le foutoir le plus complet à Coventry City. Pénalisés de 10 points pour la deuxième saison consécutive, les Sky Blues se sont de surcroît vu ôter le privilège de jouer leurs matchs à domicile chez eux. Délocalisés à Northampton, les matchs ne sont pas suivis, sous la pression des supporters historiques du club, qui refusent de s’y déplacer.

Tout a commencé en avril 2012, lorsque, prétextant des problèmes budgétaires dus à la relégation du club, le propriétaire du club (le groupe SISU, en charge depuis 2007 et déjà très critiqué par les supporters), a arrêté de payer le loyer du stade (100 000 £ par mois). Les Sky Blues se sont retrouvés sans stade pendant plusieurs mois, devant jouer leurs matchs à domicile dans le stade d’Hinckley United (relégué de D6 en D7 la saison dernière), comptant à peine plus de 4 000 places.

En décembre dernier, un accord a été trouvé avec le groupe Otium Entertainment, fondé par trois anciens dirigeants de Coventry ayant des connexions avec SISU, pour terminer la saison dans leur stade habituel (Ricoh Arena, 32 600 places). Depuis, un contrat de partage de terrain avec Northampton, portant sur trois ans, a été signé, malgré les protestations des fans. Coventry se retrouve donc désormais à jouer au Sixfields Stadium (7 600 places), à plus de 50 km de chez eux.

C’est donc devant à peine plus de 2 000 spectateurs que les Sky Blues se sont imposés 5-4 contre Bristol, et aussi peu de monde a ensuite assisté au nul 4-4 contre Preston. Le spectacle n’attire pas.

Ajoutez aux dix points de pénalité et à la délocalisation une interdiction de recruter cet été, et vous comprendrez pourquoi Coventry est le club à suivre en League One cette année. S’en sortiront-ils ?

De Ricoh à Sixfields, gros changement de standing pour Coventry.

Du Ricoh à Sixfields, gros changement de standing pour Coventry.

Le club à pas suivre

Ne suivez pas les résultats des usurpateurs d’identité de MK Dons, ils n’en valent pas la peine. (Si vous ne savez pas pourquoi MK, c’est le mal, lisez cet article en trois parties de Kevin Quigagne).

Aussi, évitez de suivre les nouveaux riches de Crawley, encore en D5 il y a deux ans, ça vaut mieux pour tout le monde.

Les pronos TK

Montées (3) : Wolverhampton, Brentford & Peterborough

Descentes (4) : Gillingham, Carlisle, Shrewsbury & Coventry