Archive for juin, 2013

La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Tottenham (5è, 72 points, G-A + 19 / 65 buts pour / 46 contre)

Résumé de la saison
Les Spurs ont failli se qualifier pour la Ligue des Champions et à l’heure du bilan les avis sont partagés, avec au coeur des débats la dualité sémantique du verbe « faillir ». Pour certains, le manager André Villas-Boas, un brin malchanceux, a revitalisé l’équipe et a presque atteint son objectif. Pour d’autres, les plus radicaux, il a failli, donc échoué. Dans l’ensemble, le Portugais est tout de même en ballotage assez favorable.

Les pro AVB (majoritaires) avancent le total de 72 points : le plus élévé du club depuis 1984-85 – 77 points, 3è. Il est en outre inédit depuis l’introduction de la victoire à 3 points (1981) que 72 unités boutent si loin du podium. QPR, Sheffield Wednesday et Leeds (respectivement 5è en 1984, 1986 et 1995) obtinrent 73 points mais la D1 comptait alors 22 clubs (42 journées). En 2011, 72 points vous auraient couronné vice-champion…
Ses détracteurs rétorquent que Tottenham était 3è début mars après sa victoire sur Arsenal, qu’il devançait de 7 points, avec dix journées à disputer. Depuis, les Gunners ont aligné 8 victoires et 2 nuls ; les Spurs 5 v., 3 nuls et 2 déf., leurs seules défaites sur les 22 dernières journées de championnat…

Au vu de ces stats, les observateurs neutres diront que Tottenham n’a pas flanché mais qu’Arsenal et Chelsea (8 victoires sur les 11 dernières journées) ont fini la saison en exocet.

Honnête parcours en Ligue Europe, 1/4 de finale (sorti par Bâle).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Hormis G. Bale et J. Vertonghen (tous deux dans l’équipe PFA de l’année), M. Dawson, M. Dembélé (excellent), A. Lennon, H. Lloris et Sandro (avant sa blessure) ont brillé. Si C. Dempsey n’a pas convaincu tout le monde, il faut souligner que le Deuce a dû composer avec les blessures (12 buts/37 matchs quand même, toutes compétitions confondues).
T. Huddlestone, K. Walker se sont distingués par intermittence. Les opinions sont divisées en ce qui concerne S. Parker, volontaire mais limité à ce niveau, surtout avec le style de jeu des Spurs. Si on voulait chambrer à l’ancienne, on lui collerait l’épithète de « vaillant ».
Le milieu offensif anglo-allemand L. Holtby, 22 ans, a montré quelques belles dispositions (11 matchs, 507 minutes) mais devra confirmer sur la longueur l’an prochain, s’il est davantage utilisé.

Extraordinaire hat-trick de G. Bale : PFA Player of the Year (idem en 2011), Young Player of the Year et Football Writers’ Association Footballer of the Year (ici). Ses buts ont également souvent été décisifs : 9 pions victorieux sur ses 21 en PL (de loin le record cette saison), 4 passes décisives. A également planté une dizaine de superbes mines de plus de 20 mètres (record européen cette saison), comme celle contre Sunderland, dernière minute de la dernière journée PL.

Gareth Bale, il y a quelques années.

Gareth Bale, il y a quelques années.

Rayon déceptions, trois joueurs majeurs n’ont pas renouvelé leur bonne saison de l’an passé :

1) W. Gallas, emprunté, lent, bouletteux et irrégulier. En fin de contrat, donc sur le départ.

2) E. Adebayor, seulement 5 buts/24 matchs. Les Spurs s’en débarrasseraient bien mais qui acceptera de payer ses 5M £ de salaire annuel ?

3) J. Defoe, 11 buts/34 matchs, première partie de saison canon puis rideau après Noël.

L’objectif numéro 1 sera évidemment de conserver Gareth Bale. Sans Ligue des Champions à offrir comme sweetener, il faudra aligner les biftons : le Gallois voudrait autour de 800 000 £ / mois pour sa fidélité au maillot (il touche 450 000 £ actuellement, 3 ans de contrat restants. Le Real serait prêt à débourser 80-100M € nous dit-on mais Bale adore les vacances chez sa tante au Pays de Galles et il devrait rester, au moins pour une saison supplémentaire. Tottenham rejetterait-t-il une telle offre si elle se matérialisait ? Improbable).

Il faudra également recruter deux attaquants et un latéral gauche. L’entrejeu doit être renforcé. Un dégraissage-giclage est possible (Gallas, Huddlestone, Livermore et Adebayor, entre autres), ça aiderait aussi à financer le nouveau salaire de Bale.

L’homme invisible
On a peine remarqué le milieu/ailier gauche Gylfi Sigurðsson (acheté 9M £ à Hoffenheim il y a un an, via Swansea), pourtant 32 apparitions PL (3 buts) et 48 toutes compétitions confondues (7 buts).

Par ailleurs, si vous avez des nouvelles de l’ailier droit David Bentley, merci de nous contacter. L’ex international anglais, 28 ans, aurait posé ses valises sur la piste du Barnum Blackburn après une virée russe à Rostov.
Arraché à Blackburn Rovers en 2008 pour 16M £ avec un contrat de six ans à la clé et 220 000 £/mois, celui qui fut surnommé en 2007 « le nouveau David Beckham » (pour ses qualités de centreur et tireur de coups francs) pourrait bien se voir étiquetter « The new Francis Jeffers » s’il persiste dans l’errance. N’a pas enfilé le maillot Spurs depuis presque trois saisons et il ne rentre pas dans les plans de l’entraîneur, même ses plus glauques. Devrait être prêté ou incité à aller finir sa carrière chez l’Oncle Sam.

Highlights
Les principaux : la superbe victoire 3-2 sur Man United à Old Trafford en début de saison, puis 2-1 contre Arsenal en mars, 3-1 sur Man City en avril. Superbe période fin novembre-début mars, 34 points engrangés en 16 matchs. Belle victoire 3-0 sur l’Inter Milan en ligue Europe. Et les buts et exploits de G. Bale évidemment

Lowlights
La défaite 5-2 contre Arsenal en novembre, alors que Spurs menait 1-0 (expulsion bête – mais méritée – d’Adebayor), un revers qui s’inscrivait dans une mauvaise série (trois défaites d’affilée).

Le manager
André Villas-Boas. On l’attendait au tournant (ici) et les avis sont partagés sur son bilan (voir plus haut) mais globalement, on met l’échec de la non-qualification en Ligue des Champions sur le compte de la déveine. L’un de ses mérites aura été d’avoir repositionné Gareth Bale en ailier très offensif, avec licence to roam – liberté de flotter/repiquer. A même parfois évolué en 9 ou 10.
Résultat : 26 buts en 44 matchs. L’ex latéral gauche a marqué autant qu’au cours de ses cinq précédentes saisons Spurs cumulées.
On reproche parfois à AVB de ne pas avoir anticipé et recruté un avant-centre au mercato d’hiver. Il est cependant facile d’être sage après les évènements (« Hindsight is a wonderful thing » disent les Anglais) et bien malin qui aurait pu prévoir une si spectaculaire baisse de forme de J. Defoe après une phase aller de feu (16 buts, toutes compétitions confondues – 3 entre Noël et fin mai).

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Photo de la saison

Il adore les madeleines en forme de coeur de tata Bale.

Il adore les madeleines en forme de coeur de tata Bale.

West Bromwich Albion (8è, 49 points, G-A -11 / 48 buts pour / 59 contre)

Résumé de la saison
Saison réussie pour WBA, la meilleure en D1 depuis 1980-81 (voir article TK).
Phase retour néanmoins médiocre (16 points engrangés seulement – 11 défaites, 4 victoires).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Les satisfactions sont nombreuses, à commencer par l’arrière central nord-irlandais Gareth McAuley, 33 ans : doublement élu WBA Player of the Year par les joueurs et les supporters, sans oublier sa récompense de Disabled Supporters’ Player of the Year décernée par les supporters handicapés du club.
Ont également fait bonne figure : le gardien Ben Foster, l’Argentin Claudio Yacob, l’Ecossais J. Morrison, le Nord-Irlandais Chris Brunt et, last but certainly not least, le surpuissant Belge Romelu Lukaku (17 buts PL/35 matchs) qui s’en est retourné dans son club, Chelsea, où le Mou comptera probablement sur lui.

Rayon déceptions, hormis Peter Odemwingie, on a peu vu Graham Dorrans. Liam Ridgewell devra essayer l’an prochain de faire davantage admirer ses talents défensifs que son cul. On a aussi le sentiment que Shane Long (8 buts PL/31 matchs, 2 162 minutes de jeu) en a encore sous la pédale, pour peut-être confortablement atteindre la douzaine de buts par saison s’il évite les blessures et la concurrence.

L’objectif général sera de faire au moins aussi bien, car difficile de faire mieux que 8è pour WBA, surtout que le 7è (Liverpool) est à douze points, même s’il reste à voir si Everton, sans Moyes, continuera à finir régulièrement dans le top 6.
La Premier League est désormais scindée en trois groupes plus ou moins distincts : 6 énormes cylindrées quasi indélogables abonnées aux premières places ; une huitaine de poursuivants qui se disputent la suprématie du ventre mou ; et le reste qui lutte pour le maintien. L’objectif optimal d’un club modeste comme WBA sera donc d’engranger 50-55 points en espérant faire un bon coup en coupe, à la Wigan.

Sur le plan individuel, il faudra recruter un défenseur central et un avant-centre.

L’homme invisible
Peter Odemwingie. Sur le terrain, car en dehors, on entendit bien parler de lui, voir lowlights. Le Nigérian a écopé de 160 000 £ d’amende cette saison (essentiellement pour avoir critiqué le club, sur Twitter). Il lui reste un an de contrat.

On a peu vu le milieu offensif hongrois Zoltán Gera malheureusement (blessé depuis janvier, genou).

Highlights
Un superbe premier tiers de saison, 3è à l’issue de la 13è journée. Parmi les beaux succès probants, citons les victoires sur Liverpool (3-0), Chelsea (2-1), Everton (2-0) et re-Liverpool, 2-0 à Anfield.

Lowlights
Les défaites 3-0 à Fulham et 4-0 à Norwich, en début et fin de saison. Toute la deuxième partie de championnat (11 défaites).

L’affaire Peter Odemwingie pendant le mercato d’hiver a été la grosse ombre au tableau. L’ex Lillois, un tricard qui ne touche « que » 160 000 £/mois à WBA, decida de forcer son transfert à QPR le 31 janvier, jour du fameux deadline day (le salaire de 350 000 £ proposé par QPR est bien sûr anecdotique, c’est uniquement le challenge sportif de la zone rouge qui le motivait). Pensant qu’Harry Redknapp le recevrait les bras ouverts, il fila à QPR… où le club lui refusa l’accès. Au micro de Sky, il parlait pourtant comme s’il faisait déjà partie du club en arrivant à Loftus Road. De retour à WBA, ses coéquipiers lui avaient préparé une surprise.

Trois mois après ce sketch, Adrian Chiles – célèbre présentateur football et supp Baggies – commit ce jeu de mot limite au moment d’annoncer le Tweet de l’année lors d’une cérémonie de récompenses organisée par le club : « And the Twat of the Year is… » (Et le connard de l’année est…). Le manager Steve Clarke ne goûta guère l’humour Chilesien.

Le manager
Steve Clarke (voir son portrait ici). Pour une première saison aux commandes, ce fut un coup de maître. Seul manager à avoir annoncé un objectif comptable en début de saison, 50 points, pari réussi. Insiste pour se faire appeler Head Coach (au lieu de manager), pour bien souligner son côté hands-on, celui qui dirige les entraînements (c’est devenu une mode depuis un ou deux ans). L’Écossais prône un football défensif et de contre jusqu’à l’heure de jeu le plus souvent, puis bien plus offensif ensuite s’il y a un bon coup à jouer.

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Photo de la saison

Odemwingie tenta une échappée vers QPR. Raté. De retour au bercail, ses coéquipiers lui remirent un maillot QPR…

Odemwingie tenta une échappée vers QPR. Raté. De retour au bercail, ses coéquipiers lui remirent un maillot QPR…

West Ham (10è, 46 points, G-A -8 / 45 buts pour / 53 contre)

Résumé de la saison
Remonté en Premier League un an après sa relégation en Premiership, West Ham aura réalisé une bien belle saison pour un promu et ce, malgré une mauvaise passe entre fin novembre et fin février ou les Hammers n’auront réussi à prendre que 11 points. Finalement très peu inquiété, les pensionnaires d’Upton Park n’auront jamais été plus bas que la 14ème place. En coupe par contre, pas trop de quoi pavoiser. En FA Cup, le club sera éliminé par Manchester United (nul 2-2 chez les Hammers, puis défaite 1-0 à Old Trafford), pas une mauvaise performance en soi. En League Cup, par contre, ce n’est pas le même topo, car si le premier tour fût victorieux, face à Crewe Alexandra (D3) sur le score de 2-0, le second aura été une belle déroute, à domicile (1-4), face à Wigan.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Il paraît éternel, c’est Kevin Nolan, aka le fils spirituel de Sam Allardyce. Une valeur sûre du championnat, qui facture 10 buts en championnat pour 35 titularisations. C’est pas le Brésil, mais ça suffit à faire le bonheur des Hammers. On peut également lui associer Andy Carrol, prêté par Liverpool, la grande tige accro aux tribunaux, a marqué à 7 reprises en 22 titularisations et pourrait même rester définitivement à Londres. Bon, il demande quand même 100 000 £/semaine, c’est donc pas gagné.
On pensera également à Winston Reid, le natif d’Auckland aura véritablement tenu la baraque en défense centrale, récupérant au passage le titre de joueur de l’année via les supporters. Enfin, on n’oubliera pas le portier finlandais Jussi Jaaskelainen (même pas eu besoin de corriger son nom tiens!) qui aura amplement réussi sa mission, à savoir succéder à Robert Green, ni Mohamed Diamé qui se sera révélé aux yeux du grand public.

Au niveau des déceptions, on peut citer Yossi Benayoun, prêté par Chelsea fin août, l’international israélien n’aura participé qu’à 6 matchs de championnat, son prêt étant résilié en janvier.
Le plus beau des flops restant tout de même Modibo « qu’ils ferment leurs gueules » Maïga. Le Malien, acheté 6 millions de £ à Sochaux, ne se sera pas imposé à Londres. Titularisé à seulement 2 reprises en championnat (pour 15 entrées en jeu), il aura réussi à inscrire 2 buts, ratant quelques belles occasions (je pense notamment au match à domicile contre Everton). Espérons pour lui que sa deuxième année soit la bonne.

L’objectif va être clairement de se maintenir le plus vite possible et pourquoi pas d’aller chercher une place en première partie de tableau. Pour ça, les dirigeants s’activent sur le marché des transferts avec la signature du portier du Betis Seville, Adrian. Ils seraient également à la recherche d’un buteur pour épauler Nolan, sondant notamment Gary Hooper du Celtic, Andy Caroll de Liverpool et Alvaro Negredo du FC Seville (une offre de 14,5m£ ayant été refusée par les dirigeants sévillans).

L’homme invisible
Alou Diarra. Il voulait repartir en Angleterre, il n’aurait peut être pas dû. Acheté pour 2 millions d’euros, l’ancien capitaine des Bleus n’aura jamais vraiment percé avec son nouveau club, ne récoltant qu’une seule titularisation pour deux entrées en jeu. Lors du mercato de janvier, il est prêté à Rennes où il ne fera pas d’étincelles, les supporters rennais étant plutôt content de le voir partir. Parfois, Alou, il faut savoir dire stop. Ton club formateur, Louhans-Cuiseaux est dans une situation catastrophique. Injecte des billes et aides-les à remonter.

Highlights
Les victoires dans les derby face à Fulham (3-0), QPR (2-1) et Chelsea (3-1). Autrement, pas spécialement de coups d’éclats, si ce n’est des nul à Liverpool (0-0) et contre Manchester United (2-2).

Lowlights
L’élimination par Wigan (1-4) en League Cup. La mauvaise série entre fin novembre et fin février, qui aurait pu coûter cher au club, si les trois relégables n’avaient pas un rythme de pangolin.

Le manager
Un vieux grigou, j’ai nommé Sam Allardyce. Arrivé au club au moment de la descente, il lui aura permis de remonter parmi l’élite, puis de se maintenir. Certes, c’est pas du grand art, mais globalement c’est efficace et ça suffit aux attentes des supporters et du board. Alors, Sam a rempilé pour deux ans, félicitations à lui.

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Photo de la saison

Toute la journée, fraîcheur Narta.

Toute la journée, fraîcheur Narta.

Wigan (18è, 38 points, G-A -26 / 47 buts pour / 73 contre)

Résumé de la saison
La descente leur pendait au nez depuis trois saisons : 16ème en 2010, 16ème en 2011 et avant-dernier avant la dernière journée, 15ème en 2012 et relégable pendant 24 journées. Eux qui aiment tant jouer avec le feu, il n’est ainsi pas surprenant de les voir se brûler cette année. Wigan compte pourtant autant de victoires que Stoke ou Southampton, mais bien davantage de défaites. Pire défense avec celle de Reading, leur attaque n’a pas assez compensé, bien qu’ils aient marqué autant de buts que Swansea.
Comme le Birmingham City cuvée 2011, Wigan descend en gagnant une Coupe. En l’occurrence la FA Cup, qui vient récompenser une équipe généreuse et très plaisante à voir jouer.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Pour aller vite, les satisfactions viennent de l’attaque et les déceptions, de la défense. Shaun Maloney (player of the year), Aruna Koné (première saison) et Maynor Figueroa ont été les hommes forts, influents et décisifs. Quand il joue au football, le jeune Callum McManaman peut s’avérer très utile, tout comme l’élégant Jordi Gomez.
A l’inverse, la défense centrale, dont Gary Caldwell, a pêché. Al-Habsi n’a pas reproduit la belle saison 2011/12, et a été remplacé par Joel Robles (pas exempt de tout reproche, loin de là).

L’objectif demeure simple, en substance : remonter illico. Cela passera inévitablement par un renouvellement d’effectif ; on imagine mal les hommes forts (et moins forts) cités plus haut ne pas céder aux sirènes de Premier League ou d’ailleurs, et même Dave Whelan l’admet. Reste l’énigme Europa League : la lâcheront-ils dès le début ou la tenteront-ils pour le plaisir ? La saison dernière, Birmingham avait réalisé une excellente phase de groupe tout en terminant quatrième de Championship. Le doublé n’est donc pas insurmontable.

L’homme invisible
L’Espagnol Albert Crusat, joueur régulier de l’exercice 2011/12 et absent des terrains depuis la fin septembre pour une blessure au genou. Cinq passages sur le banc en Premier League et une titularisation en League Cup, le temps de délivrer une passe décisive. Son seul fait de gloire de la saison.

Highlights
Indéniablement la victoire en FA Cup, premier titre de l’histoire du club.
En Premier League, la période février-mars avec trois victoires en quatre matchs, sortant le club de la relégation et faisant croire au retour de l’opération sauvetage de la saison précédente (sept victoires sur les neuf derniers matchs, dont Liverpool, MU et Arsenal).

Lowlights
Hélas, c’était sans compter sur les contre-performances qui suivirent (une victoire en huit matchs), ainsi que celles qui avaient précédé (beaucoup trop de défaites, donc) et accéléré la dégringolade.

Le manager
Roberto Martinez a quitté le navire Latics avec un bilan statistiquement moyen ; sa cote est pourtant montée en flèche. On le félicite de s’être battu avec ses idées et ses ambitions, et d’avoir longtemps lutté pour le maintien malgré un effectif des plus modestes.
On parle beaucoup d’Owen Coyle, de Stuart Pearce, de René Meleunsteen et de Mike Phelan, ex-adjoints de Ferguson démissionnaires, pour le remplacer. Parmi quelques autres.

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Photo de la saison

Faites attention aux hooligans en gilet jaune.

Faites attention aux hooligans en gilet jaune.

Et voilà, that’s all folks pour notre troisième saison parmi vous (et ouais, déjà).

Cette année, crise oblige, pas de destinations de rêve comme Wigan ou Doncaster ou même d’île paradisiaque (Man) pour nos holidays. En anticipation du Tour de France 2014, TK fera un grand tour du Yorkshire, en stop, avec méga-étapes à Barnsley et Hull, sur les traces de Mido et Bernard Mendy.

TK reviendra quand il aura trouvé des supporters locaux satisfaits de nos deux ex-cadors de Ligue 1.

Merci à tous & toutes pour votre fidélité, vos commentaires et toussa et nous vous souhaitons la meilleure trêve estivale possible. On vous laisse avec le guide d’intersaison des clubs de Premier League. Ils joueront un peu partout sur notre belle planète dans les semaines à venir, peut-être dans un stade near you.

Une dernière chose : vous aussi pouvez faire partie de la légende TK ! Toute collaboration, même pour un temps équivalent au coaching de Torquay United par Leroy Rosenior (oui, on aime bien cette référence), est la bienvenue. N’hésitez pas à nous poker à l’adresse suivante : teenagekickscdf@gmail.com, ou sur notre Twitter ou Facebook (ouais, on est carrément 2.0).

La saison 2012-2013 de Premier League terminée, TK dégaine son bilan club par club.

Rédaction légère assurée par le quatuor Teenage Kicks suivant :

  • Didier Féco (QPR, Reading, Stoke, Swansea, West Ham)
  • Kevin Quigagne (Aston Villa, Norwich, Newcastle, Sunderland, Tottenham, WBA)
  • Matthew Dymore (Everton, Fulham, Man City, Man United, Wigan)
  • Pan Bagnat (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Southampton).

Southampton (14è, 41 points, G-A -11 / 49 buts pour / 60 contre)

Résumé de la saison
Après deux promotions successives, l’objectif de Southampton était de se maintenir en Premier League. Objectif atteint, malgré de gros passages à vide, mais les neuf victoires de l’équipe ont toutes été précieuses. Tantôt énormes contre les “gros” (défaites imméritées 3-2 à Man City et contre United lors des toutes premièes journées, victoires à domicile contre ce même City et contre Liverpool et Chelsea), tantôt faiblards contre les riveaux directs (défaites à domicile contre Wigan, Sunderland et QPR), les Saints ont acquis le maintien grâce à leur mental et leur abnégation. Mal engagés lors de la première moitié de saison (11 fois sur 19 dans la zone rouge), ils ont su réagir en 2013 et ont toujours navigué hors de la zone de relégation, s’assurant un gros bol d’air grâce à trois victoires consécuives à six journées de la fin.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
La satisfaction principale, c’est bien évidemment Morgan Schniederlin. Trente-six matchs et cinq buts en championnat cette saison pour l’Alsacien, qui confirme qu’il est capable d’évoluer à ce niveau et qui est sur les tablettes de nombreux clubs européens (Arsenal, Inter Milan…). Il aurait pu être élu jeune joueur de l’année si ce n’avait été l’année de Bale, mais a néanmoins été désigné par les experts de Stats Zone comme le meilleur milieu central de la saison.
Dans les satisfactions, on peut également placer Rickie Lambert (15 buts et 9 assists en championnat cette saison), Jay Rodriguez, Jack Cork ou Nathaniel Clyne (6 sélections avec les espoirs anglais, il pourraît prétendre à une sélection en A l’année prochaine s’il continue sur ce rythme).

Danny Fox, pourtant impérial en Championship l’année dernière, n’a pas réussi à élever son niveau à l’échelon supérieur. Apparu seulement vingt fois cette saison (pour quatorze titularisations), l’arrière gauche est vertement critiqué par les fans poour son incapacité à défendre solidement, ce qui est embêtant pour un arrière, convenons-en.
L’autre point noir de cette saison concerne le poste de gardien. Adkins et Pochettino ont essayé trois gardiens différents : Artur Boruc (20 matchs), Kelvin Davis et Paulo Gazzinga (9 titularisations chacun), et si le Polonais a été le plus satisfaisant, les dirigeants du club tiennent absolument à trouver un numéro 2 digne de ce nom.

Le but est inchangé l’année prochaine : se maintenir en Premier League, et éviter d’être dépouillé pendant le mercato. Au niveau individuel, on attend beaucoup de la montée en puissance d’Adam Lallana, le jeune capitaine formé au club qui ne cesse de surprendre match après match. D’autres jeunes devraient également avoir leur chance, comme Emmanuel Mayuka, champion d’Afrique 2012 avec la Zambie, ou James Ward-Prows, 18 ans seulement et déjà 15 apparitions cette saison.

L’homme invisible
Vegard Forren, international norvégien de 25 ans, arrivé cet été et jamais utilisé cette saison. Certains supporters en sont à se demander comment et pourquoi le club l’a recruté.

Highlights
Les victoires 3-1 contre Manchester City et Liverpool et la victoire 2-1 contre Chelsea. Plusieurs gros sont tombés cette saison à St. Mary’s, consécutivement (ouais bon, si on oublie la défaite contre QPR entretemps).

Lowlights
Souvent, une équipe à la peine en championnat se rattrape en coupes, mais ce n’est pas le cas des Saints. Sèchement éliminés (3-0) de la League Cup par Leeds (D2) en octobre, ils se sont faits fesser à domicile contre Chelsea (1-5) pour leur entrée en lice en FA Cup. Du côté du championnat, peu de branlées à noter, si ce n’est le 6-1 encaissé à l’Emirates, ou le 0-3 en fin de saison, à domicile contre WBA.

Le manager
Le héros de la double montée, Nigel Adkins, a été remercié mi-janvier alors même que Southampton redressait la barre. Une certaine incompréhension s’est installée auprès des fans, mais force est de constater que Pochettino a ensuite bien fait le job pour maintenir les Saints, en ne concédant que 5 défaites sur la phase retour. Seulement quatre victoires cepedant, Pochettino aime les nuls, visiblement. Mais ça suffit au bonheur du club.

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Photo de la saison

Votre honneur, je ne peux pas vous dire où je jouerai l'année prochaine.

Votre honneur, je ne peux pas vous dire où je jouerai l

Stoke City (13è, 42 points, G-A -11 / 34 buts pour / 45 contre)

Résumé de la saison
La saison de Stoke est divisée en deux temps. Entre le début du championnat et la 20ème journée, les Potters parviennent à engranger 29 points, à la faveur de six victoires et surtout de onze matchs nuls. Stoke se retrouve alors à la 8ème place et peut enfin rêver de terminer dans la première partie du tableau. En effet, depuis sa remontée en 2008, jamais le club n’a fait mieux qu’une 11ème place (2009/2010). Or, à partir de janvier la machine va s’enrayer et Stoke ne récoltera que 13 points sur 54 possibles. Une baisse de rythme assez impressionnante due, en partie, à une inefficacité chronique devant les cages adverses, deuxième plus mauvaise attaque du championnat (mais la septième meilleure défense). Finalement, les pensionnaires du Britannia Stadium vont jouer à se faire peur, au soir de la 33ème journée, ils ne sont plus qu’à trois petits points de Wigan le premier relégable. Suivront deux victoires contre des concurrents directs (à QPR et contre Norwich), assurant du même coup le maintien en Premier League, avec un total de 42 points, soit le total le plus faible depuis la remontée dans l’élite du foot anglais.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Le portier Asmir Begovic, élu joueur de l’année par les supporters, il succède ainsi à Peter Crouch. Il faut dire que le Bosnien a été particulièrement décisif cette saison, notamment lors de matchs contre Manchester City, à West Brom ou encore à Tottenham. On le savait déjà, mais il continue de s’affirmer comme une valeur sûre du championnat anglais et devrait rejoindre une grosse écurie pendant l’été.
Le milieu défensif Steven N’Zonzi qui confirme que son expérience anglaise (démarrée à Blackburn) est loin d’être une mauvaise idée. Le joueur formé à Amiens a participé à 35 matchs de Premier League (un pion et une passe décisive) en étant à chaque fois titulaire. On rappellera qu’il n’a que 24 ans et on aimerait bien que Didier Deschamps regarde un peu de son côté.
Enfin, il faut également citer Jonathan Walters. Le buteur anglais a inscrit 11 buts cette saison (dont huit en championnat). Pas énorme, mais ça suffit pour en faire le meilleur réaliste du club. De plus, mine de rien ça va faire trois saisons de suite qu’il est à 11 buts de moyenne. Alors, certes il ne sera jamais un top player, mais il reste un bon attaquant pour une formation de seconde partie de tableau.

Il n’y a pas vraiment de déceptions individuelles dans cette équipe. On pourra une nouvelle fois parler du manque de réalisme de la ligne offensive, avec un Walters qui culmine à 8 buts (en championnat), suivi par Crouch (7 buts), Jones et Jerome (3 buts), pour finir avec Owen (1 but). Cela tient à l’orientation donnée par Pulis à son équipe, mais également aux qualités des attaquants, qui ne sont pas connus pour être de vrais tueurs des surfaces.

Dans un premier temps se maintenir et ensuite voir s’il y a moyen d’aller un peu plus haut. Finir une saison dans le Top 10 serait une très belle progression. Réussir à garder N’Zonzi, qui a demandé à être transféré (après avoir eu vent des intérêts d’Arsenal et de Chelsea). Enfin, il faudra parvenir à renforcer un banc qui a fait cruellement défaut à l’équipe cette saison.

L’homme invisible
Très bon à Wigan, correct à Tottenham, le milieu international hondurien Wilson Palacios est porté disparu à Stoke. En cause des blessures au genou qui font qu’il n’aura joué que 22 fois sous la liquette des Potters en deux ans. Du coup Stoke cherche à s’en séparer et serait prêt à le brader.
On se demande également où est passé l’international américain Brek Shea, si intéressant en MLS et apparemment très convaincant durant son essai chez Tonton Wenger. Pour finir, il faut noter le départ en retraite de Michael Owen, apparu seulement 8 fois pour 1 but. Goodbye Michael.

Highlights
Le match remporté 3-1, au Britannia Stadium, face à Liverpool. On ne peut pas trouver meilleur exemple du style de jeu de Stoke : 35% de possession de balle, 5 tirs cadrés, 3 buts et seulement 10 tirs pour les Reds. Dépassement de soi, solidarité et respect des règles, en fait Stoke Ciy c’est le club de l’armée.

Lowlights
La défaite 4-0, à domicile, contre Chelsea. Le pire c’est que les Blues n’avaient pas ultra-dominés le match. Si on regarde les stats, Stoke avait 45% de possession de balle, a tiré 10 fois au but (contre 8 fois pour Chelsea) et a surtout marqué deux buts contre son camp, signés de son attaquant Jonathan Walters….
L’élimination en League Cup par Swindon (D3), 3-4 après prolongations.

Le manager
Après sept années de bons et loyaux services, l’homme à la casquette, j’ai nommé Tony Pulis quitte le navire. De son Stoke on retiendra une équipe chiante à jouer et surtout à voir jouer. Une équipe restée coincée au Xxème siècle, qui pensait encore que le kick’n rush avait un avenir. C’est aussi un coach qui a réussi à faire de Stoke une valeur sûre du championnat. Pour le remplacer, les dirigeants pensent à Mark Hughes.

Billet le moins / plus cher 25 / 50 £

Abonnements le moins / plus cher 344 / 609 £

Photo de la saison

Le flegme british, par Tony Pulis.

Le flegme british, par Tony Pulis.

Sunderland (17è, 39 points, G-A -13 / 41 buts pour / 54 contre)

Résumé de la saison
Déprimante. Démarrée gaiement dans la sérénité et l’optimisme (objectif Top 10), elle s’est terminée piteusement avec le limogeage du manager (Martin O’Neill) le 31 mars et un finish fébrile. Le dénouement heureux tient autant de la chance (seulement 6 points de pris par Wigan – le 18è et habituel expert ès miracles – sur les 8 derniers matchs) que de l’injection de gnaque administrée par le nouvel entraîneur, le charmant Paolo Di Canio.

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Il faut racler les fonds de vestiaires pour distribuer les bons points. Seuls S. Fletcher (11 buts/27 matchs), l’excellent latéral gauche D. Rose (prêté par Tottenham) et le Belge S. Mignolet ont donné satisfaction. S. Sessègnon a eu quelques fulgurances en fin de saison (avant de se faire fulgurer par la FA : trois matchs de suspension, saison terminée) mais le Béninois est resté bien en deça de son niveau 2011-12.
La fidélité du public fut une nouvelle fois source de satisfaction, malgré l’offre pitoyable à domicile (5 victoires seulement). Avec 40 544 spectateurs de moyenne, Sunderland se classe 7è affluence anglaise et 34è européenne (devant la Juventus, Valencia, Roma, Napoli et j’en passe).

Côté déceptions (quasiment toute l’équipe), deux joueurs figurent parmi les pires acquisitions de cette saison PL : Adam Johnson et Danny Graham. Hormis quelques rares prestations (comme ici) justifiant son statut d’international anglais, Johnson, acheté 10M £ à Man City, s’est montré totalement inefficace sur son aile gauche (parfois droite).

Idem pour l’attaquant Graham : 13 matchs/940 minutes de jeu, zéro but. Acheté 5M £ fin janvier, l’ex Swan a confirmé que la D2 conviendrait mieux à son talent (avec gros stress sur la deuxième syllabe). Le Geordie n’a plus marqué depuis le début janvier, soit plus de 18 heures de jeu…

Ah si seulement il pouvait tweeter pendant les matchs...

Ah si seulement il pouvait tweeter pendant les matchs...

L’Irlandais J. McClean a sombré après de beaux débuts PL l’an dernier. Ses prestations seraient sans doute bien meilleures si on l’autorisait à tweeter pendant les matchs.

Les objectifs principaux d’intersaison seront multiples, garder S. Mignolet (difficile car Arsène le veut – F. Forster du Celtic devrait le remplacer), recruter des latéraux (gauche et droite), un milieu expérimenté et physique ainsi qu’au moins un attaquant supplémentaire pour épauler Steven Fletcher. On s’attend à du mouvement dans l’effectif (pour ces raisons aussi, ici et ici) et le grand chambardement à tous les étages a déjà commencé, ici (dont Academy et réseau scouts).

L’homme invisible
Le milieu défensif Lee Cattermole, soit suspendu, soit (surtout) blessé. Agé d’à peine 25 ans, le roolien « Catts » (7 rouges et 69 jaunes en 212 matchs PL) entamera en août 2013 sa neuvième saison de Premier League. Espèrons qu’il mûrisse pendant les vacances (qu’il soit Black Cat ou non ; il serait sur la liste des Indésirables).

Highlights
Aussi rare que les dents de poule. Les victoires 1-0 sur Man City à Noël et sur Everton en avril, avec en point d’orgue la démonstration à Saint James’ Park le 14 avril (3-0, trois buts somptueux, surtout celui-ci), première victoire sur les Magpies en 13 ans et la plus marquante depuis 34 saisons.

Lowlights
Sur le terrain, toute la saison a été un fiasco monumental après les 33M £ d’investissement en joueurs depuis l’été dernier (essentiellement sur S. Fletcher et A. Johnson).

« De Mandela à Mussolini en 24 heures »

Hors terrain, l’irruption de Paolo Di Canio le 31 mars – le jour du Mandela Day du club en plus, quel timing… « De Mandela à Mussolini en 24 heures » entendit-on grogner – fut accueillie froidement par bon nombre de supporters de ce club « de gauche » (obédience revendiquée par un ex propriétaire clé, Bob Murray, 1986-2006) aux forts liens historiques avec l’industrie de la mine. Et pour cause : le stade est construit sur un ancien puits minier – l’un des symboles de SAFC est une lampe de mineur, la Davy Lamp, dont une réplique géante trône devant le stade (d’autres vestiges évoquent ce passé).

Première conséquence directe de l’arrivée de l’Italien : la démission du député local travailliste David Miliband, le vice-président « dirigeant quasi bénévole » du club (à 125 000 £ pour quelques jours de présence, le bénévolat a de l’avenir). Miliband fut un ministre clé de Tony Blair et alors pressenti comme successeur naturel du plus célèbre socialiste de droite (avant de se faire chiper la place par son frère, Ed, probable futur Premier Ministre en 2015). David Miliband a profité des turbulences pour démissionner de son poste de député local et partir faire du caritatif à New-York.

Une association locale de mineurs de fond a vigoureusement protesté en exigeant le retour de la bannière des mineurs prêtée au club en 1998 (accrochée en évidence dans les couloirs du Stadium of Light – étage bureaux et directoire –, elle symbolise la lutte de la classe ouvrière pour les droits sociaux. Le nom d’Arthur Scargill, l’ennemi juré de Margaret Thatcher, y figure en bonne place). Avant de se rétracter, quand Paolo Di Canio déclara « ne plus être fasciste ». De leur côté, les médias britanniques, par l’odeur d’un scandale PL alléché, se sont déchaînés contre Di Canio alors qu’il vit au Royaume-Uni depuis belle lurette (comme joueur : Celtic, Wednesday, West Ham, Charlton) et a managé Swindon Town (gros club de D3) pendant vingt mois dans l’indifférence politique générale. Certes, l’effet PL amplifie toute controverse au-delà du raisonnable mais on peut légitimement s’interroger sur la position ambivalente (voire hypocrite) de nombreux médias dans cette affaire. En définitive, dans ce bal des faux culs, on ne sait plus trop qui pointer du doigt.

Le manager
Paolo Di Canio. Arrivé comme un panzer (de Swindon Town) après le limogeage de Martin O’Neill le 31 mars (7 victoires sur les 38 derniers matchs), il a redynamisé l’équipe et sans doute permis le maintien.

Billet le moins / plus cher 25 / 40 £

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Photos de la saison

Di Canio, à Saint James' Park (0-3)

Di Canio, à Saint James

Swansea (9è, 46 points, G-A -4 / 47 buts pour / 51 contre)

Résumé de la saison
Plus faible budget de Premier League, les Gallois de Swansea auront connu une belle saison. Bien entendu, ce n’est pas encore la panacée, mais on s’attendait à pire en début de saison. Au final, les Swans présentent un bilan équilibré (11 victoires, 13 matchs nul et 14 défaites) en championnat, mais surtout ils ramènent la League Cup après une victoire 5-0 en finale face à Bradford City (D4).

Satisfactions/Déceptions/Objectifs
Michu, incontestablement l’affaire de la saison en PL (acheté pour un risible 2M £), auteur de 18 buts, soit 40 % des buts Swans en championnat. On notera également le bon comportement de l’axe défensif Chico-Williams, qui a bien tenu la baraque cette saison, Chico inscrivant d’ailleurs un but à Anfield en League Cup.

Signalons également le bon comportement de Jonathan De Guzman, arrivé cet été, en prêt, de Villareal. Il a été l’auteur de 8 buts et 10 passes décisives en 45 apparitions, ce qui en fait le joueur le plus utilisé par Laudrup.

Côté déceptions, Nathan Dyer a été inconstant et Itay Shechter a été peu prolifique, avec seulement 1 but et 1 passe décisive en 19 rencontres.

Les objectifs principaux seront d’étoffer l’effectif, on parle notamment de Lukaku, d’Arouna Koné et de Junior Hoilett. Il faudra également réussir à garder Michael Laudrup et Michu (qui ont tous deux signé une prolongation de contrat en mars et janvier respectivement), c’est bien parti pour le premier qui souhaite rester à Swansea (malgré des rumeurs l’annonçant à Everton). Davantage de victoires à domicile (6 seulement) serait aussi le bienvenu.

L’homme invisible
On ne va pas se mentir, dur de remplir cette rubrique, car Laudrup a su profiter au maximum des ressources de son effectif.

Highlights
L’épopée League Cup conclue sur cette victoire 5-0 sur Bradford, premier trophée majeur du club depuis sa création en 1912. On se souviendra notamment de la victoire 3-1 à Anfield face à Liverpool, ainsi que de celle face à Chelsea, en demi-finale aller, à Stamford Bridge (2-0).

En championnat, on ne peut pas oublier la victoire sur Arsenal, à l’Emirates, avec deux buts de Michu en fin de partie.

Lowlights
La déculottée prise à Liverpool (5-0), même si ce fut avec une équipe B composée de seulement quatre titulaires (pour cause de finale de Coupe de la Ligue). Les défaites à domicile face à Norwich et Fulham, sur les scores de 3-4 et 0-3. Va falloir corriger le tir, messieurs.

Le manager
Pour une première anglaise, c’est un succès retentissant. Laudrup s’est parfaitement fondu dans le moule laissé par ses prédécesseurs Martinez et Rogers, faisant pratiquer à son équipe un jeu très plaisant. Il devra confirmer l’an prochain, tout en essayant de rester dans la première partie du tableau.

Billet le moins / plus cher 35 / 45 £

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Photo de la saison

Ils ressemblent vraiment à rien, les boys bands, de nos jours.

Ils ressemblent vraiment à rien, les boys bands, de nos jours.