Un peu de légèreté pour conclure la saison Teenage Kicks : le bilan club par club, mode Twitter, en 140 mots (enfin, pour ce qui est du résumé de la saison quoi).

Voir introduction dans la première partie, avec tous les jolis liens (clips grands moments de la saison, plus beaux buts, photos, etc.). Par ailleurs, la Premier League a publié le 17 juin son calendrier pour la saison à venir, la liste club par club ici et celle de tous les matchs ici. Et pour voir les tenues des vingt clubs de PL, c’est par ici que ça se passe.  

Afin de répondre aux exigences stridentes de nos groupies et éviter les émeutes (scènes d’hystérie collective sous les fenêtres de notre QG), une partie supplémentaire a été ajoutée. Aujourd’hui, cinquième et avant-dernière partie : Sunderland et Tottenham (pour les autres parties, voir à droite de l’article).

[nb : tous les chiffres sont en £. Ceux de la rubrique financière portent sur la période 2009-2010. Les dettes (nettes) : emprunts bancaires, propriétaires ou autre provenance. Source Companies House et Guardian].

 

SUNDERLAND (10è, 47 pts. G-A - 11 / 45 / 56)

Résumé de la saison

Solide première moitié de saison, puis plus grand-chose à partir de la fin janvier. Jusqu’au 22 janvier (6è) on parlait d’Europe puis patatras, abominable série de défaites en février et mars (dès la fin janvier, les Blacks Cats se retrouvèrent sans vrai attaquant, tous blessés ou convalescent et Darren Bent parti à Villa). Fin janvier, après 24 matchs, Sunderland comptait 37 points… Léger rétablissement salvateur en fin de saison. Le club est probablement à sa place en dixième position mais que ce fut pénible. Ne pas se fier au classement qui ne veut trop rien dire cette année pour nombre de clubs : le maintien ne fut assuré que lors de la 36è journée, victoire in extremis à Bolton (93è minute). Phew…

Satisfactions

Nombreuses mais essentiellement validées en première partie de saison. Le latéral et international écossais Phil Bardsley sort du lot, doublement élu Player of the Year du club, à la fois par les supporters et les joueurs (voir ici). Bardsley est d’autant plus méritant qu’il a joué pratiquement toute la saison hors de position (latéral gauche alors qu’il est arrière droit de formation). Jordan Henderson (jusqu’en janvier - élu Young Player of the Year par le website officiel du club, pour la deuxième saison consécutive). Simon Mignolet (élu Young Player of the Year par les supporters).

Graeme Souness à Titus Bramble, lors de leur première rencontre : « Bon, toi déjà, pour commencer, tu peux dégager. »

Catts dans ses oeuvres

Catts dans ses oeuvres

Citons aussi N. Onuoha, K. Richardson, S. Sessègnon, M. Turner et, par intermittence, A. Gyan et A. Elmohamady, le « Beckham égyptien » (bon centreur et fashion victim). Egalement Lee Cattermole (dit « Catts ») qui a souvent brillé… quand il fut présent. Pas mal de blessures et trop de suspensions pour le « midfield enforcer » (sorte de shériff de l’entrejeu). Catts ne sera jamais un mou du genou, mais il serait bon qu’il assouplisse son style pas toujours des plus finauds. On espère le voir jouer plus intelligemment la saison prochaine, deux rouges sur les quatre premiers matchs n’étant pas exactement le meilleur moyen de démarrer la saison (dix jaunes en vingt-trois apparitions PL). Lee a 23 ans et déjà six saisons de PL derrière lui, il est expérimenté, capitaine et il va lui falloir mûrir, vite, avant que le manager Steve Bruce ne se lasse. Titus Bramble, en première partie de saison et quand il a été assez fit pour être aligné. Bramble, ex Magpie, et sur lequel Graeme Souness aurait dit, la première fois qu’il vit notre dodu Titus au centre d’entraînement de NUFC, sans autre forme de procès : « Bon, toi déjà, pour commencer, tu peux dégager. »

Déceptions

Cristian Riveros (le paraguayen a déjà un pied carré à Kayserispor, prêt) et l’arrière-droit Marcos Angeleri sont les principaux flops, surtout ce dernier. Comment l’Argentin parvient à être sélectionné en équipe nationale (en mars) en peinant à s’imposer avec la réserve Black Cats demeure l’un des grands mystères du foot international. Pas mal de problèmes relationnels avec le manager n’ont guère arrangé le tableau pour l’ex crack sud-américain, élu en 2008 parmi les dix meilleurs joueurs d’Amsud (Steve Bruce qui, selon l’Argentin, ne le fait pas jouer « car il n’est pas anglais ». L’explication qui suivit ces déclarations fut chaude et Brucie renvoya dûment l’ex latéral droit de Estudiantes à ses chères études).

Les deux Ghanéens Sulley Muntari et John Mensah. Le premier, arrivé fin janvier de l’Inter Milan, a déçu. Certes, il n’a joué que neuf matchs (avec l’équipe au fond du trou) et le club aurait aimé le garder une année supplémentaire mais le montant du transfert (autour de 7M) couplé à ses exigences salariales (coquettes, 435 000 £ / mois) ont fait tiquer les dirigeants. Le second est un cas différent. Prêté par Lyon depuis été 2009 (18 matchs cette saison) il a accumulé les pépins physiques depuis deux ans (dos, épaule, ischio-jambiers, pubalgie) et n’a pas réédité sa bonne saison de l’an dernier (à l’instar de Ledley King aux Spurs, il s’entraîne rarement). Le club l’a réexpédié à l’envoyeur.

L’homme invisible : Marcos Angeleri.

Highlights

Les vingt-trois premières journées, dont la victoire 3-0 contre Chelsea au Bridge. Le superbe but de Nedum Onuoha contre Chelsea, à voir ici (élu but Black Cat de la saison). Le soutien financier du propriétaire-mécène, un sugar daddy qui ne cesse de mettre la main à la poche sans trop broncher (pour en savoir plus sur la situation financière de Sunderland, voir l’article « Sunderland, à la croisée des chemins pavés de dettes », en bas de dossier).

Lowlights

D. Bent, parti à Villa pour travailler moins et gagner plus

Bent, parti à Villa pour bosser moins et gagner plus

L’abominable série entre le premier février (6è au classement) et le 16 avril (15è) : 8 défaites sur 9 matchs, un seul point de pris (nul contre Arsenal). La raclée infligée par le voisin et ennemi juré Newcastle United, 5-1, le jour d’Halloween, l’horreur totale (voir quatrième partie du bilan). Le départ surprise de Darren Bent vers Aston Villa mi janvier, annoncé quelques heures après le derby Sunderland-Newcastle. L’élimination à domicile en FA Cup par Notts County (D3). L’infirmerie souvent pleine à craquer et qui a causé une pénurie d’attaquants aux deux tiers de la saison. Les matchs perdus pour des riens ou sur des aberrations, comme à Stoke, après un blitz aérien non-stop. L’effroyable inefficacité de Steed Malbranque devant le but. Tentatives de l’ex Gone : 44 ; buts marqués : 0. Une stat qui ferait même rougir Carlton Cole, le pire « accuracy ratio » de PL.

 

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

Au vu de l’avalanche de blessures cette saison, le club est en train de revoir et restructurer certains secteurs (essentiellement kinésithérapie et préparation physique). Il faudra aussi améliorer le goal-average (- 11) et l’attaque, 45 buts marqués, c’est dix de moins que le relégué Blackpool.

Côté recrutement, il s’agira de combler le départ de Darren Bent avec un ou deux attaquants, afin d’éviter les désagréments de deuxième partie de saison. Certains jeunes formés au club et qu’on a un peu vu cette saison à la périphérie de l’équipe première (citons J. Cook, R. Noble, B. Knott, C. Lynch et L. Laing) pourraient être lancés dans le grand bain pour de bon, après un séjour-prêt en Football League, un apprentissage à la dure qu’affectionne Steve Bruce (J. Henderson et J. Colback n’y coupèrent pas).

Connor Wickham, en route pour Sunderland

Connor Wickham, en route pour Sunderland

Voir aussi la galerie-diaporama de l’Independent d’hier sur les principales cibles de Sunderland : Shane Long, Charles N’Zogbia, Connor Wickham et le trio de Man United Brown-Gibson-O’Shea sur lequel Sunderland négocie depuis trois semaines. Par ailleurs, Birmingham vient d’accepter une offre de 6M pour Craig Gardner, mais les termes personnels du joueur n’ont pas encore été finalisés. Mais le dossier brûlant du moment est Connor Wickham. Sunderland s’est mis d’accord hier avec Ipswich sur le jeune prodige (environ 13M) et ce dernier passera aujourd’hui mercredi un examen médical. Wickham, qui supporte Liverpool depuis son enfance, aurait préféré le LFC, mais deux obstacles ont mis un frein à ses ambitions Red, a) le fait que ses chances de jouer auraient été limitées et b) la position du LFC qui tient d’abord à régler les transferts de Stewart Downing et Charlie Adam. Le cas N’Gog dépendra aussi de la venue ou non de Wickham, Liverpool voudrait 5M pour le Français. Bruce n’a pas non plus abandonné la piste Danny Welbeck (surtout si Berbatov reste à Old Trafford). Bref, la situation de la ligne attaque Black Cats est loin d’être finalisée.

Connor Wickham (18 ans) est lié à Ipswich Town jusqu’en juin 2014. Depuis un an, le puissant avant-centre fait l’objet de toutes les convoitises (notamment de Tottenham). Ipswich avait souhaité le garder cette saison afin d’assurer le maintien et faire monter sa cote. Wickham, un beau bébé d’1m91 formé chez les Tractor Boys, a été sélectionné dans toutes les équipes de jeunes anglaises (de U16 à U21). En avril 2009, à exactement 16 ans, il devint le plus jeune joueur de l’histoire du club à porter le maillot des Blues. Il a marqué 9 buts en 37 matchs cette année (souvent positionné sur l’aile) et a reçu deux récompenses cette saison lors de la cérémonie de la Football League le 20 mars à Londres : Football League Young Player of the Year et la Championship Apprentice Award. Voir les photos de cette soirée, ainsi que son but contre Sheffield United, ici.

Trucs bizarres / marrants

A l'adresse des spectateurs à l'entraînement, Cissé devait montrer une écharpe "Safe" avant
Après sécurisation de la zone, la Health & Safety a dû obliger Djibril à montrer une écharpe SAFE aux spectateurs avant chaque séance de tirs
Les révélations de Niall Quinn (président du club) sur le supporter (ou supportrice) qui voulait poursuivre le club en justice… car une frappe de Cissé à l’entraînement l’avait envoyé à l’hôpital. On ne sait quasiment rien de cette mystérieuse affaire révélée en avril par Quinn, le club ayant préféré régler confidentiellement et à l’amiable (la compensation serait de 7 000 £, voir ici). Deux ans après son départ, le Djibril coûte encore des thunes au club. Autre conséquence de la maladresse Djibrilienne : plus d’entraînement Black Cats en public. On peut dire que Djibril aura marqué le club, et certains supporters…
"C'est bon mon p'tit, Djibril est parti, n'ai pas peur"
Bardsley et ses copains visitant le malheureux aux Urgences : “N’ai plus peur mon p’tit, Djibril est parti, tu peux revenir nous voir à l’entraînement

Le recrutement de David Miliband comme « Ambassadeur » du club. Miliband est un célèbre politicien (et député Travailliste sur Newcastle), un ex futur Premier Ministre (le frère du prochain PM, Ed). Miliband surtout pour Arsenal (qu’il supporte) et ne touche « que » 50 000 £ / an en tant qu’ambassadeur invisible mais on ne voit pas trop à quoi il va servir. Recruter des Lollipop ladies pour faire traverser la rue aux éméchés du coin sortant du pub après les matchs aurait probablement été plus utile (espérons qu’il a des contacts au Qatar).

Etonnamment, Stephen n'y était pour rien
Etonnamment, Stephen n’y était pour rien

L’insaisissable streaker d’un genre particulier au Stadium of Light lors du Sunderland-Aston Villa en octobre, revêtu d’une espèce de capote géante rose. Le dernier coup de publicité de Stephen Ireland ? Il s’agissait bien d’un touriste irlandais de passage (voir détails), donc jusque là tout correspond parfaitement au profil du milieu inoffensif de Villa ; cependant, ce n’était pas Stephen qui se cachait sous cet accoutrement, mais un fêtard qui voulait pimenter la « stag do » du groupe (fête d’enterrement de vie de célibataire). Steve Bruce, sur cet énergumène : « De loin le pire streaker que j’ai vu sur un terrain de foot. »

Le Manager

Steve Bruce. Il fait globalement du bon travail et jouit de la confiance du discret propriétaire (Ellis Short). Un chouia trop défensif peut-être.

In / Out (au 28 juin)

In : A. Elmohamady, déjà au club depuis août 2010, conversion de prêt en achat (ENPPI, Egypte, 2M). S. Larsson (Birmingham) et K. Westwood (Coventry), tous deux gratuits. Par ailleurs, Ji Dong-Won devrait signer au club sous 48 heures (Chunnan Dragons, Corée du Sud, 2M).

Out : J. Henderson (Liverpool, 16-20M). N. Luscombe (Hartlepool, D3, gratuit), D. Brown, A. Harrison, M. Kay, M. Lamb, D. Madden, J-Y Mvoto, R. Weir, N. Wilson, B. Zenden (tous libérés)

Retours de prêt : T. Carson, J. Cook, M. Kilgallon, M. Liddle, G. McCartney, L. Noble, N. Nosworthy, O. Tounkara.

Les dernières rumeurs, ici. ainsi que les clip-news de l’Independent sur les dernières nouvelles Premier League.

Le big Boss est…

Niall Quinn, Sunderland Legend

Niall Quinn, Sunderland Legend

Ellis Short. Ce financier américain détient le club à 100 %, voir son portrait, en bas d’article. Niall Quinn (actuel président du club) le rencontra à la Ryder Cup en 2006 et le convainquit de reprendre le club, ce qu’il fit en mai 2009, en deux phases. Short, d’origine irlandaise, aurait été séduit par les connections irlandaises du club du nord-est de l’Angleterre. Parmi celles-ci, Niall Quinn évidemment, mais aussi une légende du club : le natif de Cork Charlie Hurley (Cork, d’où est aussi originaire Roy Keane, ex manager de SAFC). King Charlie grandit sur Londres et devint une Black Cat Legend dans les Sixties. En 1979 (centenaire du club), il fut élu Sunderland’s Player of the Century par les supporters. Son histoire et sa popularité sur l’île d’Émeraude poussèrent des investisseurs irlandais à reprendre Sunderland en 2006 (voir Drumaville Consortium). Depuis qu’il a retrouvé ses racines celtes, Short donne généreusement, encore 47M l’an dernier (19 en cash, 28 en prêt à 0 %  - et 68M l’année précédente, en actions).

Vive l’Irlande donc. Enfin, du moment que le stade ne soit pas rebaptisé Stadium O’Light, que le club n’épouse pas la courbe de l’économie du « Celtic Tiger » et qu’on ne se récupère pas le pitre celtique Stephen Ireland.

Chiffre d’affaires / masse salariale et autres stats financières

65M / 54M. Perte avant impôts : 28M. Dette : 66M

 

TOTTENHAM (5è, 62 pts. G-A + 9 / 55 / 46)

Résumé de la saison

Performances européennes impressionnantes mais trop souvent poussives en Premier League, surtout sur le dernier tiers. Les Spurs devront se contenter de la Ligue Europe. Décevant.

Satisfactions

Nombreuses. Commençons par le seigneur de White Hart Lane cette saison : Luka Modrić. Le Croate se détache du lot, régulier dans l’excellence, a été voté Spurs Player of the Year par les abonnés du club (succède à Michael Dawson). R. van der Vaart (surtout première partie de saison) ; W. Gallas et G. Bale, même si les blessures et la fatigue ont rattrapé le Gallois en deuxième partie de saison (le milieu gauche tout de même généreusement inclus par ses pairs dans l’équipe PFA de l’année… et même élu PFA Player of the Year - devant Nasri et Tévez, 3è).

Les autres bons élèves : B. Assou-Ekotto, A. Hutton, Sandro (excellent), M. Dawson et P. Crouch (par intermittence pour ces deux derniers, Crouch, insuffisamment prolifique en championnat - sept buts en Champions League - mais neuf passes décisives). Citons aussi Lennon, brillant par intermittence sur son flanc droit. Même s’il marque moins qu’on le souhaiterait, le Yorkshireman a distribué quelques belles passes décisives (voir chouette clip). Et L. King, fidèle serviteur du club (qui le lui rend bien - King fait partie des meubles depuis 14 ans), il s’entraîne peu et n’a disputé que neuf matchs cette saison, mais souvent irréprochable.

Déceptions

Il pourrait passer de l'élégant coq aux vulgaires poulets
Pourrait troquer l’élégant coq pour de vulgaires poulets

Nombreuses également et elles incluent une tripotée de noms ronflants : S. Bassong, V. Corluka, H. Gomes, J. Jenas, N. Kranjcar, W. Palacios, R. Pavlyuchenko, D. Bentley, J. Defoe et R. Keane. Penchons-nous un instant sur ces trois derniers cas. Bentley d’abord. Certes, le beau David n’a quasiment pas été aligné, mais il aurait, dit-on, un melon qui l’empêcherait de passer sous le tunnel et Harry n’aurait guère été impressionné par son niveau de motivation dans l’effectif fourni des Spurs où la concurrence tient du dog-eat-dog -  ce qui explique son prêt vers Birmingham en janvier. Defoe a beau être devenu cette saison le vingtième joueur à inscrire cent buts en PL, il a déçu. Quatre petits buts en championnat pour le queutard fou cette saison (contre 18 l’an dernier), Jermain n’a été qu’une figure périphérique (voir article). Il semble avoir laissé son instinct de prédateur dans le lit de l’une de ses nombreuses conquêtes. Robbie Keane enfin, situation qui sent le tragique… l’Irlandais pourrait finir davantage prêté-trimballé à droite à gauche que le chéquier de Liliane Bettencourt. De bid en bide, Robbie n’est plus maître de son destin et pourrait se faire plumer dans une basse-cour du Lancashire (les volailliers de Blackburn pourraient remporter la mise, autour de 4M de £). Triste pré-conclusion de carrière pour ce fier coq qui fut élu trois fois Spurs Player of the Year.

L’homme invisible : le duo David Bentley - Steven Pienaar

Highlights

Maicon et Lucio ne sont pas pressés de le recroiser

Maicon et Lucio ne sont pas pressés de le recroiser

La campagne européenne (éliminé sèchement en quart par le Real Madrid, 5-0 sur les deux matchs), malgré la défaite 4-3 contre l’Inter Milan au San Siro le 20 octobre et l’extraordinaire performance de l’insaisissable  Gareth Bale qui lui valut la récompense de Meilleur Défenseur de la compétition (hat-trick et destruction de Maicon). Le match retour le 2 novembre contre Milan (victoire 3-1), l’élimination du Milan AC en mars (1-0 sur les deux matchs). Les 15 buts marqués en dehors de la surface (le plus de PL). Les 1 000 points PL obtenus (à Sunderland en février), les Spurs sont les sixièmes à rejoindre le « Club des 1 000 » (Man United, Arsenal, Chelsea, Liverpool et Aston Villa). Les victoires à l’extérieur, 2-1 à Sunderland, 2-0 à Anfield et 3-2 à l’Emirates (belle remontée, Spurs menés 2-0 - et rebelote au match retour, 3-3 après avoir été mené 3-1 par les Gunners).

Lowlights

Incontestablement, la fin de saison (à partir de la 27è journée) et avoir raté la quatrième place synonyme de ticket Ligue des Champions. La défaite 3-1 à Blackpool le 22 février constitua un tournant malheureux, quinze points de pris seulement sur les douze derniers matchs (et des contre-performances en pagaille contre des mal classés). La déception du nouveau stade (Northumberland Development Project - très coûteux et désormais menacé) ainsi que l’interminable feuilleton du stade olympique, voir notre dossier complet (entrée 11 février) et les tous derniers développements de cette affaire qui pourrait bien s’éterniser. La High Court a rejeté le 23 juin la requête de Tottenham de revoir la décision mais les Spurs n’abandonnent pas pour autant, voir ici. Ils s’estiment spoilés et remettent en cause le processus de décision du Olympic Park Legacy Company dans l’attribution du stade à West Ham en février (voir détails).

Enseignements à tirer / secteurs à renforcer

L’objectif sera de s’incruster à nouveau dans le Top Four (synonyme de Ligue des Champions), donc il faut absolument un ou deux attaquants d’expérience et de qualité. 55 buts marqués est insuffisant (même total que Blackpool, relégué). Un milieu-aboyeur-leader ne serait pas de trop non plus. Il faut évidemment sauver le soldat Modric. Le remède qui persuaderait le Croate de rester tiendrait davantage dans une revalorisation de salaire que dans la recherche d’un club disputant la Ligue des Champions (il touche actuellement 195 000 £ / mois, soit beaucoup moins que nombre de ses coéquipiers, dont Pavlyuchenko, Defoe, Keane, Crouch ou même le part-timer Ledley King, tous entre 260 et 350K / mois - le Croate viserait un doublement de son salaire). Voir aussi la galerie-diaporama de l’Independent de samedi sur les cibles Spurs.

Trucs bizarres / marrants

Harry, proprement dépouillé, pire que par Utaka à Portsmouth

Harry, proprement dépouillé, pire que par Utaka à Portsmouth

Avec Harry, les moments cocasses ne manquent jamais. En vrac citons la saga David Beckham en décembre - janvier (Harry en est tombé amoureux, voir ici, entrée 21 février). La mère de Palacios qui engueule Redknapp car le vilain Harry ne fait pas jouer son fiston assez souvent. Et cet extraordinaire dépouillage devant le stade Vicente Calderon à Madrid, Harry qui se fait détrousser par des Hamidovic, mythique (voir ici, entrée 21 janvier). Un vrai gag ambulant ce Harry et il nous laisse cet hallucinant témoignage sur l’incident, entré depuis au Hall of Fame du folklore footballistique anglais :

« J’étais avec Kevin [Bond, adjoint, ndlr], on humait la super ambiance autour du stade, un monde fou, des stands partout, j’achète deux friandises, et soudain deux types s’agenouillent devant moi, et là je sens quelqu’un qui m’  tire  le manteau et le pantalon. J’ai pensé “Mais qu’est-ce que tu fais toi ? ” j’ai crié “Lâche-moi l’ pantalon” et l’ai repoussé. Je ne savais pas trop si je devais lui filer un coup de genou dans la tronche ou quoi vu que je pensais qu’il était non-voyant ou qu’il avait des problèmes de mobilité, mais pendant que je me demandais à quoi jouaient ces gars-là, y’en avait un qui me faisait les poches. Pis, ils se sont retrouvés à six autour de moi, et sont repartis aussi vite qu’ils étaient arrivés… Bref, le temps que je réagisse, ils avaient tout pris, mon argent, cartes de crédit, tout quoi. Enfin, heureusement, pas mon passeport. J’ai dû avoir l’air bien stupide ! J’ai dû emprunter de l’argent à Kevin pour le reste du séjour. Ces pickpockets ne me connaissaient sûrement pas, mais comme j’ai l’air d’être un touriste, ils ont vite dû me repérer. Je sais pas trop ce que faisait Kevin pendant que je me faisais dépouiller, peut-être bien qu’il était complice ! Il m’a dit après coup qu’il les avait vu faire. Je lui ai demandé pourquoi il n’avait rien fait. Il m’a rien répondu, j’ai pensé que c’était bizarre, et qu’il faisait peut-être partie de leur gang. D’ailleurs, il avait les poches bien remplies après cet incident ! »

Le Manager

Harry Redknapp. Ne s’embarrasse pas de tactique ou toute autre frivolité de ce genre mais a redonné une âme conquérante au club.

In / Out (au 28 juin)

In : Brad Friedel (Aston Villa, gratuit).

Out : J. O’Hara (Wolves, 5M). O. Durojaiye et J. Woodgate (tous deux libérés)

Retours de prêt : B. Alnwick, D. Bentley, N. Byrne, T. Carroll, S. Caulker, G. Dos Santos, R. Keane, B. Khumalo, J. Livermore, PJ M’Poku, K. Naughton, J. Obika, D. Parrett, D. Rose, A. Smith, A. Townsend, K. Walker

Le big Boss est…

La sociéte ENIC International Limited, depuis 2001 (et la fin de l’ère Alan Sugar). Elle détient 85 % du capital (plusieurs petits investisseurs se partagent le reste). L’Anglais Joe Lewis, installé aux Bahamas depuis 1980, contrôle 70,6 % d’ENIC. Le reste appartient à Daniel Levy (et sa famille), président de Tottenham.

Chiffre d’affaires (revenus) / masse salariale et autres stats financières

119M / 67M. Perte avant impôts : 7M. Dette : 65M

Kevin Quigagne.

2 commentaires

  1. GWorst dit :

    Bon je voulais attendre le chapitre VI, mais comme je n’aurai probablement plus accès au net d’ici là, tous mes remerciements à l’équipe du TK pour le meilleur blog sur la PL ever.

    En espérant fermement vous relire à la rentrée.

  2. Kevin Quigagne dit :

    Merci. Envoi de la sixième et avant-dernière partie imminent.

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