Quelle quinzième journée de folie en Premier League ! 41 buts de marqués, le vieux record de 1997 est égalé. Et pour la première fois de l’histoire de la Premier League, les vingt équipes ont marqué.

Cliquez ici pour voir les résultats et le classement au terme de cette quinzième journée de Premier League.

 

Le Top XI

_________________Krul________________

 Bosingwa____Gallas___Carragher_____Carr

 __Brunt___Clark____Etherington_____Parker

 _________Berbatov_____Arshavin ________

 Remplaçants : Carson, A Cole, Clichy, Vaughan, Chamakh, Gera, Doyle

 

Le Flop XI

________________Robinson_____________

Salgado____Alex____Nelsen____Chimbonda

__Diame____Goulon____Arteta____Heitinga

_________Roberts_______Di Santo________

Remplaçants : Howard, Gohouri, Balotelli, Pirès, Yakubu, Saha, Emerton

 

L’âne à Lise des matchs principaux

Aston Villa 2 - Arsenal 4.

Superbe performance offensive des Gunners (16 tentatives sur le but, dont 7 cadrées - contre 6 pour AV, pour seulement 2 cadrées). Excellents Arshavin et Chamakh, ainsi que Song et Nasri, qui plante une superbe volée.

Ciaran Clark, le jeune milieu de Villa (21 ans), inscrit ses deux premiers buts pour son neuvième match pour les Villans. Première réalisation de Jack Wilshere sous le maillot Gunner également, un simple « tap-in » au deuxième poteau a suffi.

Piètre match de Robert Pirès, qui faisait vraiment ses 37 hivers samedi. Plus Gaston Villa qu’AV. Positionné juste derrière Carew, lessivé et peu efficace, l’ex-Messin doux a été sorti à la mi-temps (remplacé par Delfouneso, guère meilleur). Sans Gabby Agbonlahor, Marc Albrighton, Stiliyan Petrov et Nigel Reo-Coker, Villa est à la peine, surtout quand Downing est en demi-teinte et Ashley Young ne justifie pas ses 80 millions de £ (évaluation balancée par Houllier cette semaine), comme ce fut le cas samedi.

En tous les cas, pour les Gunners, ce match a constitué un bon tour de chauffe avant le match crucial de Ligue des Champions contre le Partizan de Belgrade de la semaine prochaine (qui suivra le derby contre Fulham samedi prochain - Arsenal est deuxième de la LdC, à égalité de points avec Braga). Pour faire face à ce calendrier chargé, Wenger avait décidé de laisser au repos Walcott, Van Persie et Bendtner (sur le banc). Cesc Fabregas, Thomas Vermaelen et Manuel Almunia sont toujours blessés.

C’est la première fois depuis octobre 2007 que Villa encaisse quatre buts en championnat à domicile. Les Villans sont 15ème, à seulement trois points de la zone rouge.

Homme du match : Arshavin (Arsenal). Flop du match : Pirès (une mi-temps) ou Luke Young (Aston Villa).

Arshavin, homme du match

Arshavin, homme du match

 

Il faisait bien ses 37 ans samedi

Il faisait bien ses 37 ans samedi

 

Bolton 2 - Blackpool 2.

Superbe match, suspense et action non-stop (38 tentatives sur le but ! dont 25 pour Bolton, 10 cadrées, 15 non cadrées, et 13 pour Blackpool). Blackpool menait 2-0 avant de se faire remonter 2-2 dans le dernier quart d’heure, après un coaching inspiré de la nouvelle star des entraîneurs britanniques et sosie de George Clooney, l’Ecossais Owen Coyle (les deux remplaçants ont marqué).

Le sosie de George Clooney a transformé Bolton

Le sosie de George Clooney a transformé Bolton

On est loin du jeu stéréotypé et allongé du Bolton de Sam Allardyce (qui, il y a quelques semaines, déclarait le plus sérieusement du monde qu’il aurait largement pu entraîner le Milan AC ou le Real Madrid).

En fait, ce match avait des faux airs de finale de FA Cup 1953 entre ces deux mêmes équipes (au temps de la splendeur de Blackpool, vainqueur 4-3 à cette occasion mémorable). Des retrouvailles pour ces deux voisins, ensemble parmi l’élite pour la première fois depuis la saison 1963-1964.

Le plus beau but du week-end, et prétendant au titre de but collectif de l’année, est l’œuvre de Mark Davies au terme d’un mouvement de toute beauté, Mark Davies-Kevin Davies-Elmander-Klasnic-Mark Davies. A voir ici.  Le second est également superbe, demi-volée dans la lucarne signée Martin Petrov.

Avec Blackpool, spectacle garanti. Les Seasiders n’ont peur de personne et opèrent toujours de la même manière, dans un 4-3-3 explosif : attaque, attaque, attaque. Les matchs de Blackpool, c’est 3,43 buts de moyenne.

Mark Davies meilleur Trotter, et Charlie Adam meilleur Tangerine (un Adam peut-être dopé par sa victoire aux prud’hommes contre son club la semaine dernière, il a obtenu 20 000 £ supplémentaires sur sa prime de montée en PL, qui était d’environ 250 000 £).

Premier but en PL de Ian Evatt, l’arrière-central des Tangerines (sur un corner de Grandin). Certains commentateurs se mettent d’ailleurs à appeler l’ex-Caennais « Grane-dine ». Blackpool accueillera Old Trafford le week-end prochain…

Homme du match : David Vaughan (Blackpool). Flop du match : Chung-Yong Lee (Bolton)

 

Everton 1 - West Bromwich Albion 4

Inquiétant Everton. David Moyes ferait le forcing pour que David Beckham vienne sur Merseyside (en prêt) mais si Becks a allumé sa télé chez lui sous les palmiers, et vu la prestation des Toffees, il a dû s’exclamer : « no flipping way ».

Quitter les plages de rêve pour David Moyes ? No way.

Quitter les plages de rêve pour David Moyes ? No way.

Les déceptions sont nombreuses dans cette équipe, 16ème de PL. A commencer par Mikel Arteta, à la peine depuis des semaines et expulsé à l’heure de jeu, au terme d’une succession de fautes plus vilaines les unes que les autres, commises en cascade sur une horrible séquence de jeu de  trente secondes, impliquant Tim Cahill (qui aurait pu arracher les tendons d’Achille d’un Baggie), Gonzalo Jara, Steven Pienaar, et au final Arteta qui s’essuie les crampons sur Jara, à terre.

Par ailleurs, on commence à comprendre pourquoi Beckford a mis si longtemps pour s’extraire de la Football League. Trois gros ratés et un 3/10 pointé dans la presse.

Ce n’est pas Beckham qu’il faudrait à Everton, mais une nouvelle arrière-garde (Hibbert-Jagielka-Distin-Baines décevants), ainsi qu’une métamorphose devant (Saha et Yakubu peu en verve). Une seule victoire sur les sept derniers matchs pour Everton.

Côté Baggies, on a vu un énorme Chris Brunt (9/10 dans la presse), une nouvelle fois, et qui marque un coup-franc splendide, d’un brossé en pleine lucarne.

Bonne prestation également de l’ex-Parisien Youssuf Mulumbu qui marque un but (8/10 dans la presse), un tir dévié dans ses propres buts par Distin (comptabilisé en but contre son camp), avant de se faire expulser suite à deux jaunes particulièrement stupides aux 87ème et 88ème ! (l’un pour une célébration de but « bain de foule » au milieu des supporters Baggies, l’autre pour un coup sur Beckford). Roberto Matteo avait dû lui demander de mettre de la folie dans son jeu, ce que le Congolais a trop interprété au pied de la lettre.

Mulumbu aime trop les bains de foule

Mulumbu aime trop les bains de foule

Son co-équipier Chris Brunt, homme du match, a déclaré : « Youssuf a vraiment pas été fin sur ce coup-là ».

Suspension automatique de deux matchs pour Mulumbu (deuxième rouge en quatre matchs). Signalons aussi le joli but du Camerounais Somen Tchoyi, qu’on aimerait voir plus souvent titulaire avec les Baggies.

Deux des trois prochains déplacements des Toffees seront à Chelsea et Man City.

Homme du match : Chris Brunt (WBA). Flop du match : Jermaine Beckford (Everton).

 

Manchester United 7 - Blackburn 1

Les 75 000 spectateurs ont eu le droit au Berbatov Show, cinq buts en à peine une heure pour le Bulgare (2′, 27′, 47′, 62′, 70′), qui prend la tête du classement des buteurs avec onze buts (il n’avait pas marqué depuis treize heures, toutes compétitions confondues, et un hat-trick contre Liverpool en septembre).

Il devient ainsi le quatrième joueur de Premier League à marquer un quintuplé (un « nap hand » en jargon football anglais, en principe utilisé plutôt pour cinq buts pour une seule équipe mais qui s’emploie aussi pour un exploit individuel).

Les précédents auteurs de quintuplés étaient Andy Cole (MU) contre Ipswich (9-0, mars 1995), Alan Shearer (Newcastle) contre Sheffield Wednesday (8-0, septembre 1999) et Jermain Defoe (Tottenham) contre Wigan Athletic (9-1, november 2009, ce fameux match où les joueurs de Wigan avaient remboursé les six cent supporters Latics qui s’étaient déplacés - en fait, un bon coup de pub à peu de frais pour le club, puisque les joueurs ne durent débourser que 1 300 £ chacun). A noter aussi le troisième but en trois matchs à domicile de Ji-Sung Park.

Sam Allardyce, manager de Blackburn, a déclaré : « On a été dominés dès la 73ème seconde de jeu ».

Ils ont mis 73 secondes à écoeurer Sam Allardyce

Ils ont mis 73 secondes à écoeurer Sam Allardyce

C’est en effet à peu près le temps qu’il a fallu à Anderson et Carrick pour prendre possession de l’entrejeu, face à un milieu Rovers improvisé composé d’Hérold Goulon et Phil Jones (il manquait cinq joueurs clés à Blackburn).

Bon match de Rooney (son premier depuis des semaines devant le public d’Old Trafford) qui a largement participé à la « goalfest ».

Piètre prestation de Pascal Chimbonda, peut-être l’une des pires de la saison (1 sur 10 dans le Sunday Times, 1/10 également dans l’Observer, et 4/10 dans le Sun).

Le natif des Abymes les a visitées dès la 73è seconde de jeu

Le natif des Abymes les a visitées dès la 73è seconde de jeu

C’est le vingt-neuvième match de suite sans défaite pour les Mancuniens en championnat (ils égalisent aussi leur record de matchs invaincus sur un début de saison). Tout va pour le mieux pour les Red Devils.

Homme du match : Dimitar Berbatov (MU). Flop du match : Pascal Chimbonda (Blackburn Rovers).

Newcastle 1 - Chelsea 1

Une chose est certaine : Chelsea sera ravi de terminer ce foutu mois de novembre, le pire de l’ère Abramovich ! Quatre misérables points glanés lors des cinq dernières rencontres, des problèmes en coulisse qui s’amplifient de jour en jour et une bien piètre prestation collective pour clôturer le mois. Il va vite falloir se débarrasser de ce « winter blues » qui plombe tout le club. Un froid de canard qui rend Ancelotti frileux. Exit le 4-3-3 des dernières semaines, l’Italien avait aligné son équipe en 4-4-2.

Chelsea aurait pourtant dû battre une équipe de Newcastle affaiblie (absence de quatre titulaires) mais eux-mêmes en période de convalescence, les Blues n’ont pas su saisir leur chance. Peut-être que sans l’énorme mésentente entre Cech et Alex qui inaugura la saison des cadeaux en offrant le but aux Magpies (dès la 6ème minute), Chelsea aurait pu ramener mieux qu’un nul décevant au regard de leurs treize tentatives sur le but de l’excellent Tim Krul.

A signaler un superbe sauvetage d’Ashley Cole sur sa ligne (tête sur une mine de Routledge), un Cole qui se fit copieusement huer à chaque touche de balle pour ses goujateries sur son ex-femme, Sheryl Cole-Tweedy, l’enfant (chérie) de Tyneside et célébrité internationale. Hormis Ashley Cole, signalons les bonnes prestations de Kalou, Bosingwa, Ramires et Malouda.

L’approche de Noël pourrait bien être moins festive que prévu pour Chelsea. Menu encore plus lourd à digérer qu’une pintade farcie aux baked beans à la menthe : Everton (le 4 décembre), Tottenham (11), Manchester United (18) et Arsenal (26)…

En parlant de créature de basse-cour, John Terry, de retour à l’entraînement aujourd’hui devrait disputer le match contre Everton et Frank Lampard celui contre Tottenham.

le coq de la basse-cour bientôt de retour

Le coq de la basse-cour bientôt de retour

Homme du match : Tim Krul (Newcastle). Flop du match : Alex (Chelsea).

 

Stoke City 1 - Manchester City 1

En jargon footballistique anglais, on appelle ça un « bogey ground », un terrain maudit, où l’on ne gagne quasiment jamais. C’est le cas du Britannia où City n’a pas gagné lors de ces quatre dernières visites (deux défaites et deux nuls).

Man City est retombé dans ses travers défensifs contre les Potters, qui méritaient amplement ce point arraché dans les arrêts de jeu. City aurait largement pu encaisser deux ou trois buts en première mi-temps tant ils se sont montrés amorphes et dépourvus d’imagination (une seule occasion en première période).

La deuxième mi-temps fut équilibrée et l’on aurait pu parlé de « smash and grab » (hold-up) si Matthew Etherington n’avait pas répondu au but de Micah Richards (81ème) dans les arrêts de jeu, suite à une superbe talonnade de Tuncay.

Grosses difficultés de Vincent Kompany et Kolo Touré pour contenir le Jamaïcain Ricardo Fuller (remplacé par Walters à la 75ème), puissant mais pas vraiment un foudre de guerre. Piètre prestation de Mario Balotelli, crédité d’un généreux 5/10 dans la presse.

Stoke City semble s’être spécialisé cette année dans le recyclage de cas désespérés :

- Matthew Etherington (vices d’antan : principalement, le jeu, les paris, l’alcool et les femmes). Il a dit avoir flingué deux millions de £ rien qu’en paris et jeux divers. Il avait dû quitter l’enfer de West Ham-Macao où   « la culture du jeu »  le détruisait. En 2007, il s’inscrit aux Gamblers Anonymous et fait un séjour dans le fameux établissement de Tony Adams, la Sporting Chance Clinic (business caritatif florissant - heureusement qu’il est là Tony, il faudrait le décorer pour avoir été alcoolique, il rend drôlement service maintenant). Excellent cette année.

 

 

En route vers la rédemption définitive

En route vers la rédemption définitive

 - Jon Walters. 27 ans, déjà dix clubs à son actif. Ex international Espoirs irlandais. Avait disparu dans un tourbillon de fêtes et d’alcool, et de prêts dans clubs de D4, le tout ponctué par de nombreuses blessures, fatalement. Il avait commencé sa réhabilitation à Ipswich ces deux dernières saisons. La rédemption continue de belle manière chez les Potters cette saison.

- Jermaine Pennant, on ne le présente plus cet ex Bad Boy du foot anglais. Ou juste par le biais de « témoignages d’époque », de son addiction aux tabloïds dans les années 2000. Dont celui de Brooke Healy, l’une de ces filles « Kiss & Tell » qui aiment tâter, puis tout raconter (sortes de vélines anglaises, en plus vulgaire et bien plus alcoolisé) :

« Jermaine sait s’y prendre, il est fort et sait ce qu’il veut ; au lit, il aime faire Tarzan, il me met sur son épaule et le balance, se tape sur la poitrine et hurle des cris comme dans la jungle, et me dit de faire go ooh ooh aaahhahhaaaaa. C’est un vrai animal au lit, mais dans le bon sens du terme. Il sait traiter les femmes, on ne boit que du champagne Cristal avec lui ».

Certaines aiment moins son style Weissmulleresque. L’une de ses ex, Amii Grove (laconiquement résumée sous le surnom de « The bum from brum » - le derrière de Birmingham) :

« Jermaine, c’est un vrai salaud, il me trompait un max. J’ai découvert toute une cassette où il se filmait en train de baiser une fille chez nous. Il passe sa vie à jouer aux jeux vidéos »

Elle se vengera en lui détruisant pour 200 000 £ de sape de designer.

 

 

La métamorphose Pennant a été spectaculaire

La métamorphose Pennant a été spectaculaire

Pennant, avant 2010, c’était ça, dilettante, embrouilles et gros titres dans les tabloïds. Celui que Wenger avait comparé à… Garrincha, est arrivé au Last Chance Saloon du sheriff Tony Pulis cet été, en provenance du Real Zaragoza (en prêt). Il a déjà signé une bonne dizaine de belles performances cette saison, et les Potters voudraient maintenant l’acheter aux Espagnols au mercato d’hiver.

 

Homme du match : Matthew Etherington (Stoke). Flop du match : Mario Balotelli.

 

Tottenham 2 - Liverpool 1

Superbe match entre deux équipes offensives. Tottenham est impérial cette saison, et pour la première fois depuis longtemps, ils ne sont plus considérés comme les Jimmy White* du football, les éternels outsiders. Ce « bon vieux Tottenham », club qu’on disait éternellement voué à jouer les places d’honneur, se rebiffe. De là à les mettre dans les prétendants au titre, il y a un pas que de plus en plus d’observateurs n’hésitent pas à franchir.

(*sorte de Poulidor anglais - Jimmy White, le « People’s Champion » est un joueur de snooker très connu, six fois finaliste du championnat du monde mais jamais champion).

On a perçu comme un cruel passage de témoin en regardant ces deux équipes évoluer ces derniers mois, avec Peter Crouch comme jalon involontaire. Quand la grande gigue londonienne a quitté Liverpool (été 2008, pour Portsmouth), les Reds avaient fini la saison avec trente points d’avance sur Spurs (76 contre 46).

Troisième victoire en huit jours pour les Spurs, qui concluent en beauté une semaine mémorable, leur meilleure depuis des lustres. Et une défaite dure à avaler pour des Reds qui méritaient bien mieux. Et tout ça par la faute de Lennon, qui n’avait pas marqué depuis… novembre 2009 !

Et encore un pénalty raté pour Defoe, le troisième sur les quatre derniers tentés ! Si on appelle volontiers Tottenham les « Rois du comeback » cette année, ces derniers mériteraient tout autant le surnom de « Zéros des pénos ». Sur les neuf pénalties sifflés en leur faveur cette saison, ils en ont ratés quatre… Si Defoe est le prince du pénalty loupé, ont aussi vendangé des douze yards : Van der Vaart, Bale et Pavlyuchenko.

Les rois du retour du diable-vauvert en effet. Sur les vingt-cinq points à leur compteur, Spurs en a grattés pas moins de seize après avoir été menés au score.

A noter les blessures (musculaires) de Younes Kaboul et Van der Vaart, ce dernier, sorti après dix minutes seulement.

Bonnes prestations de Gomez, Gallas, Assou-Ekotto et Modric pour les Spurs. Côté Liverpool, mention spéciale et félicitations du jury à Jamie Carragher (450ème match de PL). Reina, G Johnson, Kuyt, Lucas et Meireles ne sont pas loin derrière, niveau notation. Maxi Rodriguez, Torres et Ngog récoltent le bonnet d’âne.

Homme du match : Jamie Carragher (Liverpool). Flops du match, à égalité : Wilson Palacios (Tottenham) et Fernando Torres (Liverpool).

 

West Ham 3 -Wigan 1. Match à peine passable. Enfin, une victoire pour les Hammers dans ce « six-pointer » (match à six points), seulement la deuxième de la saison. Match solennellement déclaré match « S.O.S »

(Save Our Season) par les deux propriétaires, le duo d’ex-pornographes Gold & Sullivan. Le chamboulement opéré par Grant (cinq joueurs écartés, dont la mise au banc de Carlton Cole et l’omission du médiocre Ilunga) a porté ses fruits, mais pas ceux de la passion, tant cette victoire fut poussive et acquise dans la douleur.

C’est surtout le retour de Scotty Parker qui explique cette rare victoire Hammer. Egalement, bon match du gardien Green (l’ex gaffeur excelle en ce moment), d’Obinna, de Piquionne et du Suisse Valon Behrami, qui inscrit un but à l’énergie.

Parker, la rage de vaincre

Scott Parker, la rage de vaincre

Côté Wigan, bon match du prêté (par Man United) Tom Cleverley, tandis que N’Zogbia n’était moins percutant qu’à l’accoutumée. Le flanc gauche (Figueroa et Gomez), c’était pas la Sécurité Sociale (ni l’Urssaf, ni les Assedic - ça ressemblait plus au Service de Santé National anglais étatisé, le très décrié NHS).

En parlant de grand corps malade, évoquons le cas de l’Argentin Franco Di Santo, qui signe samedi une nouvelle prestation des plus anémiques. En trois ans de football anglais, et 55 matchs, l’ex buteur d’Audax Italiano (Chili) a marqué… un seul but. A peu près aussi utile qu’un cul-de-jatte dans une compétition de coups de pied aux fesses, il devrait vite plier bagage pour la D2 écossaise ou grecque.

La tête d’Avram Grant est toujours sur le billot. Celle de Roberto Martinez (Wigan) s’en rapproche.

Homme du match : Scott Parker (West Ham). Flop du match : Franco Di Santo (Wigan).

Di Santo, 1 but en 55 match. Un grand peintre.

Di Santo, 1 but en 55 matchs. Un grand peintre.

Wolves 3 -Sunderland 2. Match plaisant entre deux équipes qui n’ont pas calculé. L’absence de la charnière centrale Bramble-Turner s’est faite lourdement ressentir, Mensah et Ferdinand n’étant guère habitués à évoluer ensemble et moins talentueux (je sais que ça peut paraître drôle de faire cohabiter « talent » et Bramble dans la même phrase mais c’est bien l’enseignement de ce premier gros tiers de la saison).

Les Loups des West Midlands se devait de réagir après quatre défaites d’affilée qui faisaient courir des rumeurs de limogeage concernant Mick McCarthy. Et quelle réaction ! Menés 2-1 à dix minutes de la fin, les Wolves ont d’abord égalisé, à la 81ème par le remplaçant Stephen Hunt, et pris la tête à la 89ème, par le « supersub » Sylvan Ebanks-Blake, qui, la saison dernière, aurait été bien incapable de frapper le cul d’une vache avec un banjo, selon l’expression footo-fermière anglaise consacrée (deux buts en vingt-quatre « apparitions », littéralement). L’ex dynamiteur de surfaces (de D2) a peut-être temporairement sauvé la peau de Mick, ex entraîneur (désastreux) des Black Cats. Superbe but de Darren Bent, son neuvième de la saison en PL.

Ebanks-Blake, le supersub

Ebanks-Blake, le supersub

Côté Wolves, encore une piètre performance de Stearman. Pour compenser, belles prestations du gardien Hennessey, de Zubar, Jarvis, Doyle et Foley.

Pour les Black Cats, personne n’a sombré, mais aucun joueur n’a brillé non plus. Mention spéciale à Cattermole, Richardson et Welbeck.

Homme du match : Matt Jarvis (Wolves). Flop du match : Richard Stearman (Wolves).

Fulham-Birmingham (1-1). Match moyen. Seul Zolton Gera (Fulham), Roger Johnson et Scott Dann (Birmingham) sont sortis du lot.

 

Les rumeurs du week-end

Roman Abramovich, grand fan du Barca et son toque, se serait mis en tête de rapatrier une bonne partie du staff catalan à Stamford Bridge, et ce, après la « démission » la semaine dernière de Frank Arnesen, le coûteux directeur sportif (deux millions de £ par an !), qui restera en poste pour le reste de la saison. Le Danois paye peut-être aussi le manque de productivité du centre de formation : aucun joueur formé à Chelsea n’a gagné sa place de titulaire avec les Blues depuis son arrivée il y a cinq ans (et plus de cinquante millions de £ d’investis dans le centre de formation dans la même période, selon le Times, et en pure perte selon le Russe). Seule éclaircie au centre de formation : le club a gagné l’an dernier sa première Youth Cup depuis 49 ans (équivalent de la Gambardella).

La Youth Cup, 50 millions d'investis

50 millions d'investis pour une Youth Cup

Txiki Begiristain (ancien directeur sportif du Barca) aurait déjà été contacté pour succéder au Danois, et l’on parle beaucoup de Guardiola pour l’été prochain (qui ne s’entend pas avec le nouveau président du Barca, Sandro Rosell). Il se dit qu’Abramovich est de plus en plus frustré d’avoir investi 750 millions de £ sans avoir gagné la Ligue des Champions.

Ancelotti, dont le contrat s’achève en 2012, serait de plus en plus abattu par la mini-crise au club, et démoralisé par le contrôle omnipotent qu’exercerait Abramovich sur la fonction de manager (c’est vrai qu’au Milan AC de Berlusconi, ça devait être l’anarchie…). Il pourrait bien partir dès 2011 (ou se faire limoger).

 

Les déclarations du week-end :

Ian Holloway (manager de Blackpool) :

« On reçoit Manchester United, mais vu les conditions météo déplorables, je ne sais pas si on va pouvoir bien les accueillir. Vous savez chez nous, pas de pelouse chauffée, ni rien de tout ça. Va falloir aller s’entraîner sur la plage cette semaine »

Toujours le mot pour rire

Ian Holloway, toujours le mot pour rire

Roberto Mancini (manager de City et mauvais match-nullard et myope de surcroît) :

« C’est difficile de jouer à Stoke, sur un terrain difficile et contre une équipe qui ne procède qu’en longs ballons. Nous avons eu du mérite pour jouer aussi bien qu’on l’a fait en seconde mi-temps. Je suis déçu par le résultat mais satisfait du jeu de mon  équipe. On a très bien joué »

Peter Crouch (Tottenham) :

Journaliste : « Robbie Savage sur Radio 5 live a déclaré qu’il descendrait la Seven Sisters Road [près de White Hart Lane] en slip Armani, et en portant un panneau « I was wrong », si vous remportez le titre. Ça vous inspire quoi ? »

Crouch : « Hmmm, difficile, autant j’aimerais être champion, autant cette vision m’effraie. A bien réfléchir, je préférerais finir second plutôt que de voir ça ».

Mick McCarthy (manager des Wolves) :

« La semaine dernière, les supporters me traitaient d’imbécile dans les émissions radio, car soi-disant, j’avais raté mon coaching. Bon, ben, ce week-end, les deux changements effectués en fin de match ont plus que porté leurs fruits, alors, je suis quoi maintenant, le roi du coaching ? »

 

Baromètre patriotique de la 15ème journée

% de joueurs anglais utilisés ce week-end : 34 (35 pour la saison).

% de buts marqués par des Anglais : 38

% de passes décisives anglaises : 28

Equipe la plus patriotique : Newcastle (67 % d’Anglais utilisés)

Equipe mollement patriotique : Bolton (50 %)

Equipe qui peinerait à verser trois larmes en écoutant God save the Queen : Stoke City (35 %)

Equipe qui aurait du mal à bander devant l’Union Jack : Liverpool (23 %)

Equipe shockingly unpatriotic : Arsenal (14 %)

Equipe à faire enrager le British National Party : Fulham (7 %)

Equipe anglaise du week-end :

 ———————S Carson——————–

 M Richards—–R Johnson——R Ferdinand—-I Evatt

 M Etherington—–M Davies—–S Parker—–M Jarvis

 ——–A Carroll—————–D Welbeck——

Kevin Quigagne.

 

 

8 commentaires

  1. nasi goreng dit :

    Un plaisir a lire.

    Ta very much.

  2. Non mais dit :

    Non mais trop bon ce blog

    Mee goreng

  3. Claude Lemourinho dit :

    Du bonheur en barres cette radioscopie de la quinzième journée M’sieur Quigagne!!!!

    Quelques petits ajouts en vrac:
    Grosse perf de Mark Davies pour Bolton, et en plus c’était sa première titularisation de la saison. Gageons qu’Owen ‘clone de Clooney’ Coyle lui fera confiance plus souvent!

    Nouvelle superbe performance du caresseur de ballon serbe Nenad Milijas pour le compte des Wolves; ça fait vraiment plaisir de voir l’un des meilleurs pieds gauches du monde enfin donner la pleine mesure de son immense talent en PL.

    Petit précis au niveau des fixtures des Gunners. Encore plus congestionnées que ça puisque ce soir la bande de Wenger acceuille Wigan Athletic à l’Emirates pour un quart de finale de Coupe de la Ligue, qui pourrait bien se dérouler sous la neige, qui blanchit copieusement Londres là tout de suite. Robin Van Persie et bizarrement Emmanuel Eboué (ligament d’une cheville finalement pas touché?) devraient entre autres être alignés d’entrée pour changer un peu…

    Toujours en ce qui concerne la Carling Cup, Manchester United, double-tenant du titre, se déplace aussi à Londres ce soir et plus précisemment à West Ham, où Fergie devrait notamment aligner d’emblée Gibson, Macheda, Smalling, Bebe, Jonny Evans, Javier Hernandez et Ben Amos dans les cages histoire de faire tourner son effectif.

    Deux autres quarts de la Carling Cup devraient se jouer demain soir (mercredi) sous reserve météorologiques : Birmingham City vs Aston Villa et Ipswich Town vs West Bromwich…

  4. ad OMinem dit :

    très très (très) bon

    il est fort ce Crouch

  5. Footage de gueule dit :

    Pitin ! Ca change des articles de “l’épique” ! Bravo pour bien faire ressentir l’effet feuilleton du championnat anglais . Go on guys !!

  6. Pan B. dit :

    Petit fait intéressant, c’est la première fois dans l’histoire de la Premier League que toutes les équipes marquent un but.
    Sinon, entendre Robbie Savage parler de Seven Sisters Road (là où j’habitais quand j’étais à London), it’s a dream come true.

  7. GWorst dit :

    Delicious.

    (Mais pourquoi Arshavin a t’il la langue bleue ?

  8. teenage-kicks dit :

    Aucune idée George. Peut-être avait-il schtroumpfé une Schtroumpfette juste avant ?

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