L’élan de la jeunesse

14 octobre 2007 – 22:24

 

Les gamins, ils sont contents de marquer, au moins. Ça fait plaisir en comparaison des mecs qui donnent l’impression de t’apporter une facture quand ils courent vers le banc après avoir mis un but. Les journalistes s’étonnent que j’aligne des joueurs aussi jeunes, mais je suis bien obligé: les mecs, à vingt-cinq ans, ils serviront de cobayes à des expériences sur l’arthrose, alors il faut en profiter avant. Et puis, ils tentent des trucs, ils dribblent – comme des pilotes de F1 qui croiraient encore que le but, c’est de doubler les autres.

Ça me fait penser aussi à Platini qui disait après France-Écosse qu’il n’avait pas vu un dribble. J’espère qu’il a regardé le match, parce que là, il en a vu au moins un: celui de Rothen, plusieurs fois. Et tant pis si c’était toujours le même.

On peut compter sur les anciens pour les encadrer les novices. Au repas du soir, Henry s’est assis à côté de Benzema. “L’essentiel, c’est de rester humble”, il lui a dit. Karim l’a regardé avec de grands yeux. L’autre a pris ça pour de l’admiration. Henry, pour Halloween, il lui suffit de se peindre le visage en orange et sa lumière intérieure fait le reste.

Pas de commentaire à faire sur ce sujet, merci de contacter M. Martinon.