Partis Sans Gloire – Gaby Heinze

30/10/2008 – 16:15

Gabriel Heinze né le 19 avril 1978 à Crespo (Argentine)

 


Destiné au football et à la traumato dès son plus jeune âge : père allemand, mère italienne, double nationalité argentine/italienne. Sa mère était très croyante, elle avait des hallu. 18 mm oui, rien que çà. Prédestiné on vous dit.

Le petit Gaby est né en Argentine donc. Il commença vaguement à jouer au ballon mais sentant sa destinée plus grande que le championnat argentin, il partit vers les cieux ibériques pour lancer sa carrière. Le pays tout entier sanglotant lors de son départ (enfin surtout sa mère), c’est à l’aéroport, sur le perron qu’il lâcha cette phrase culte « Don’t cry for me Argentina ». Nous serons brefs sur cette partie de sa carrière qui le vit jouer à Vallalolid notamment. Puis ce fut 2001, le transfert et l’arrivée Gaby au Parc et au PSG. D’entrée de jeu, il se révèle être une espèce d’Obi-Wan Kenobi pour la jeune génération des Rool, Jurietti et autres sécateurs humains. De match en match, le parc vibra pour ses interventions courtoises mais fermes, son but égalisateur contre l’OM en coupe, le public dansait avec Gaby. Gaby qui importa de sa contrée lointaine une danse lascive qu’il pratiquait jusque sur les pelouses françaises : le (dan)tangôle argentin.

 

 

 

 

L’amorti de poitrine en langage corporel argentin

 

 

Gaby était un guerrier donc, intraitable mais aussi un joyeux drille, jamais en reste pour aller boire un coup après les matchs. Invitation à boire qu’il mimait sur les terrains afin de rassembler tout le monde, vu sa propension à toujours lever les coudes.

Mais les pelouses françaises furent trop policées pour ce fougueux défenseur. Il préféra aux rixes feutrées de L1 le combat à ManU.

 

  

Heinze ou la laïcité à l’état pur : en guerre contre les croisés

 

 

 

 

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas laisser Paris
J’peux pas dormir, Sammy fait qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des tacles
Pas très clairs

 

 

 

  1. 2,763 réponses to “Partis Sans Gloire – Gaby Heinze”

  2. Excellentissime comme à votre habitude, ca ressemble à Antigone toute cette émotion, Longue vie au Glas

    De Lions_indomptables le 30/10/2008

  3. Belle prose

    Par contre, pour moi, il ne rentre pas dans la catégorie des Partis Sans Gloire, on le regrette un peu plus à chaque journée…

    De JeSouffre Mulumbu le 30/10/2008

  4. La lutte contre les croisés est énormissime.
    Respect et robustesse ma foi, pouce quoi.

    De aulasticot le 30/10/2008

  5. Ouais Gaby c’est plutôt parti en pleine gloire.
    Enfin personnelle la gloire.
    Gaby, reviens putain.

    De Rhônealpinho le 30/10/2008

  6. Au lieu de “Sammy” fait qu’des conneries dans la célèbre chanson de Bashung,j’aurais plutôt mis “Papus” fais qu’des conneries…c’est plus dans l’air du temps,non???
    Sinon,ouais,Gaby,même sur une jambe…REVIENS!!!

    De Lolo95 le 30/10/2008

  7. J’adore les diapos, tout simplement. La vanne sur les invitations à boire aussi, d’ailleurs. Et tout le reste aussi, en fait.
    Félicitations, comme toujours !

    De MatteOL le 30/10/2008

  8. Nostalgie…
    Au fait, je crois qu’on écrit Gabi et non Gaby en bon argentin.

    De Edji le 30/10/2008

  9. “une espèce d’Obi-Wan Kenobi pour la jeune génération des Rool, Jurietti et autres sécateurs humains.”

    Putain j’ai l’air con à me marrer tout seul devant ça…

    De manu le 31/10/2008

  10. Heinze né à Crespo, il a fallu que j’aille vérifier, persuadé que c’était encore une de vos trouvailles…
    Sinon c’est royal comme d’hab.

    De Dirty New Town le 31/10/2008

  11. Le le (dan)tangôle argentin, l’amorti de poitrine, j’adore.
    Y a des fois, avec le “Villeneuve Style” et ses déclas, je me prend à vraiment croire qu’il reviendra.

    De stanc le 31/10/2008

  12. Bravo à votre article.

    Et surtout merci de l’avoir inclus dans le Panthéon des gens paris sans gloire. Car s’il y a des supporters pour le regretter (ce que je comprends puisqu’à marseille, il y a bien des gens qui regrettent Di Meco), je voudrais quand même rappeler qu’il a ruiné la carrière de Shabani Nonda, l’un des attaquants les plus prometteurs de ligue 1.

    Pour que Benzema, Ben Arfa ou Savidan puissent encore jouer quelques saisons, je souhaiterais ardemment que ce triste sire reste là où il est. Quant aux Parisiens, n’attendez rien de son retour: il est capable de scier Hoarau en deux à l’entraînement.

    Bon vent, vile crapule.

    De noel-san le 1/11/2008

  13. Là tu délires mec c’est pierre fanfan qui avait démonté nonda (puis darcheville le week end suivant)heinze est un joueur rugeux mais pas violent gratuitement, il me fait penser à cana.

    De cagette le 1/11/2008

  14. Tout à fait, cagette. La seule blessure infligée par Gabi en L1 fût un petit trou dans la tête à Fernandao, le Brésilien des Fernandels.

    Tout petit, le trou.
    Sans faire exprès.

    Et puis Fernandao, quoi. C’était pour rendre service aux amoureux du football.

    De mon client a eu une enfance difficile le 1/11/2008

  15. “Heinze ou la laïcité à l’état pur : en guerre contre les croisés”

    Celle-là elle est culte !!

    De newuser le 1/11/2008

  16. Merci pour cet hommage subtil et raffiné à mon joueur.
    Comme tous les autres, il est parti en disant ” je reviendrais” , on attends toujours!! A chaque mercato, j’attends patiemment a camps des loges, je me dis que si il doit revenir, il passeras surement par la.

    Longue vie aux croisés (du genou) de karim, hatem et autres compères (steeve S, par exemple!) notre ami argentin finira au quatar

    De la menace fantome le 1/11/2008

Pas de commentaire à faire sur ce sujet, merci de contacter M. Martinon.