Petite leçon de maintien
20/03/2008 – 14:10
Juillet 2006. La bagarre en rase campagne et autour des présidentielles fait rage. Les sémillants Boulogne Sarko Boys la remportent. Les Tigris Noah Mystic se dissolvent. Ambiance de la brousse. Attention les secousses. Le psy attitré du PSG devenu indisponible, Alain Cayzac doit aujourd’hui faire appel à une autre spécialiste en coaching mental afin d’enseigner les fondamentaux du maintien à son groupe.
Nadine de Rothschild : « Je suis ravie de répondre à l’appel désespéré d’un homme avec qui je partage les mêmes valeurs et coiffeurs. Une femme du monde se doit d’être charitable. Surtout envers une relation cautionnée par Tom Barrack, le financier américain beau comme Crésus et que connaissait bien mon mari, par ailleurs très très beau. Ce que j’ai dit à Monsieur Cayzac est assez simple : lorsque l’on veut fréquenter les grands de ce monde, l’AS Monaco ou le RC Andorre, certaines règles de savoir-vivre doivent être respectées. Ainsi, le maintien se joue avant tout dans la tête. Observez Marcos Venâncio de Albuquerque, que la presse roturière a tôt fait de rebaptiser Ceará. Son port de cou altier lui confère une classe indéniable. Quand bien même cet homme trébuche sur un objet, un ballon de football par exemple, son regard noble ne se détourne pas de la ligne d’horizon qui sied à l’homme de rang. Il choit selon les us de la bienséance, bien sur son séant. Autre joueur ayant une tenue impeccable : Sylvain Armand. Jamais vous ne verrez ce gentilhomme griller une politesse. Il laisse passer son vis-à-vis et l’escorte à distance, respectable également. Je serai plus circonspecte concernant Mickaël Landreau. Certes, nous avons tous besoin d’un gardien un peu terre-à-terre, mais vous avouerez que celui-ci n’est pas très bien élevé. Et non seulement il manque de hauteur, mais il ne lève pas le moindre petit doigt pour assurer sa mainmise. C’est inconvenant. Il fait bien pâle figure à côté de Bernard Mendy, dont l’élégance va jusqu’à arborer un sous-pull discret sous ses armoiries. Nul doute, cet homme a de l’étiquette. Même l’illustre Fernando Couto - qu’il convient de toujours mettre à droite, ne l’oubliez pas - a moins de distinction. Vous l’aurez compris, je suis très optimiste quant au maintien dans l’élite du club le plus urbain du Royaume de France, qui pousse l’observation des bonnes manières à respecter le quart d’heure de politesse même lorsqu’il reçoit. »
Paul La Gaine : pour un maintien tout en douceur.

