La saga Luis Fernandez enfin en DVD

29/02/2008 – 11:30

A l’occasion de la sortie au cinéma du blockbuster Luis IV, Paris Sonne le Glas - le blog de foot et d’eau fraîche - réédite un coffret DVD avec les trois premiers opus de la série. Un joli cadeau pour les fêtes qui ravira toute la famille. Afin de vous remémorer ces films inoubliables, vous trouverez ci-dessous les synopsis suivis de l’avis des internautes.

Luis I

“Luis Fernandez est un vétéran de l’Euro 84 et du funeste Mondial 86 dans la jungle du Mexique, attirant sur lui le mépris de toute une population. Errant du Matra Racing à l’AS Cannes à la recherche de sa gloire perdue, Luis développe une paranoïa face à l’hostilité qu’il rencontre, lui qui versa le sang des tibias adverses pour la nation. Alors qu’il s’apprête à traverser une petite capitale pour s’y restaurer, le Shérif Michel Denisot l’arrête pour vagabondage. Etiqueté et maltraité par des journalistes abusifs, Luis devient fou furieux et met en place des compos de malade après avoir blessé de nombreuses questions de bon sens. Traqué comme une bête par l’intelligentsia footballistique, l’ex-international se voit contraint d’humilier le FC Barcelone de Johan Cruyf en légitime défense. Dès lors, la presse et la télévision déploient des moyens considérables pour avoir sa peau. Le Colonel Henri Michel, son mentor, intervient et essaie de dissuader les deux camps de s’entre-tuer pendant que Luis, acculé et blessé dans son orgueil, rentre en guerre contre la logique.”

Un bon premier film qui laissa un grand souvenir aux spectateurs parisiens. Mais bon, comme souvent avec Luis, ça commence bien et ça part vite en sucette. Comment peut-on honnêtement croire que le PSG remporte en deux saisons une coupe de France, une coupe de la Ligue et une coupe européenne ? Pas crédible cette histoire.

A noter quelques répliques cultes :

Shérif Michel Denisot - Qu’est-ce qui a pris à Dieu de faire un type comme Luis Fernandez ?!

Colonel Henri Michel - Dieu n’a pas fait Luis. C’est moi qui l’ai fait.

Michel Denisot - Et qui êtes vous, vous ?

Colonel Henri Michel - Henri Michel. Colonel Henri Michel .

Michel Denisot - Nous sommes très occupés ce matin, Colonel. Que puis-je faire pour vous ?

Colonel Henri Michel - Je viens chercher mon poulain.

Michel Denisot - Votre poulain ?!

Colonel Henri Michel - J’ai sélectionné cet homme, entraîné cet homme, et commandé cet homme en équipe de France. Je crois que cela en fait mon poulain…

Michel Denisot - Je me demande pourquoi la ligue enverrait un véritable maître tactique pour régler ça ?

Colonel Henri Michel - Les instances du football ont estimé que je pouvais vous aider.

Michel Denisot -Oh ben alors là, je vois pas comment ! Luis est entraîneur du PSG maintenant. C’est mon problème.

Colonel Henri Michel - Je ne crois pas que vous me compreniez. Je ne suis pas venu sauver Luis du PSG, je suis venu le sauver de Luis.

Michel Denisot - Ah ! Et bien votre sympathie nous touche beaucoup Colonel. Nous allons nous montrer extrêmement prudents.

Colonel Henri Michel - Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’il ait laissé un seul de vos titulaires à son poste de prédilection.

Michel Denisot - Vraiment ?

Colonel Henri Michel - Ce genre de bonté ne lui ressemble pas…

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Henri Michel -Vous ne voulez pas accepter le fait que vous êtes en face d’un expert dans la guerre des nerfs. D’un homme qui est le meilleur, à la semelle, au tacle à la carotide, à l’assassinat par derrière. Un homme qui a appris à anéantir toute rationalité, à ignorer l’évidence, à vivre sur le terrain, à sucer des choses qui feraient vomir un bouc! Au Mexique sa mission était de faire ce qu’il voulait de l’adversaire, de le tuer ! Point final.”

 

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“Me fais pôs chier, ou j’te fais une compo cômme t’en as jamais vue !”

Luis II : La Mission

“Luis Fernandez purge une peine de prison à l’Athletic Bilbao lorsque le Colonel Perpère lui donne la possibilité de revenir pour une mission délicate : avoir la preuve qu’il reste belle et bien une équipe de foot à Pôris. Supposé n’être qu’un entraîneur raisonnable, Luis désobéit aux ordres et improvise une composition d’équipe. Perpère, le responsable de la mission, décide alors de l’abandonner. Luis, seul, surarmé (un lance roquette Okocha, une flèche Anelka, et une bombe Ronaldinho) et face à l’ennemi médiatique, prépare sa vengeance et son retour au sommet.”

Le deuxième volet marque clairement le virage absurde qu’adopte ce personnage. Seul face au bon sens, il prend les armes et le massacre sans vergogne. C’est grossier, sanglant, peu efficace et absolument pas crédible. Pédron titulaire et Ronnie sur le banc, nan, sérieux, même Arnold Bergeroonegger il aurait pas osé. Finir 11ème du box office avec Ronaldinho et Heinze, c’est ce qui s’appelle un bide retentissant.

Mais là encore on assiste à quelques dialogues croustillants :

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“Pour survivre au PSG, il faut devenir le PSG”

 

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Colonel Perpère - Où t’as caché Ronaldinho ? Y’en a pour des millions !
Luis - Tout près !
Perpère - Où ca ?
Luis - Dans Ton Cul

Luis III : L’Anticipation

“Le Colonel Biétry contacte Luis lors de sa retraite sur RMC pour qu’il l’accompagne dans une mission périlleuse en Afghaligue 1. Mais l’ex-international refuse afin de se consacrer aux moines journalistes qui l’ont recueilli. Lorsque, quelques jours plus tard, Biétry lui explique que le PSG a été capturé par le Colonel Leguen qui lui fait subir les pires atrocités (une torture de milieu de terrain apathique, l’isolation de Pauleta et la technique dite de l’engourdissement offensif perpétrée par le tortionnaire Luyindula), Luis décide de sauver son premier amour. Il s’infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l’horreur du conflit. Déterminé, il s’attaque quasi seul (il sera rejoint par Llacer à la fin pour lui filer un coup de main afin d’achever ce qui bouge encore) à toute une armée de supporters lucides sans oublier son objectif premier : sauver le PSG.”

Là on arrive rapidement au grandguignolesque. Ca pète de partout, Luis est invincible alors qu’il enchaîne les défaites. Le stade entier veut sa peau et pourtant il arrive à s’en sortir.

Des répliques historiques cependant :

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Colonel Leguen - Un homme seul contre tous les manuels d’entraîneur ? Mais pour qui prenez-vous cet homme ? Dieu ?!
Général Cayzac - Non, Dieu aurait pitié. Pas Luis.

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Général Cayzac (sur RMC) - Qui êtes-vous ??!
Luis -Ton pire cauchemar.

Luis IV : le film

“Luis s’est retiré dans le nord de Saint-Germain en Laye où il mène une existence simple dans la forêt et se tient à l’écart de la guerre entre Sebastian Bazin et Morgan Stanley qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre Paris et Boulogne. La violence du PSG le rattrape lorsqu’un groupe de repreneurs volontaires mené par Walter Butler viennent le trouver pour qu’il les guide jusqu’à un camp d’entraînement auquel ils veulent apporter une aide financière visant à sa reconstruction. Luis finit par accepter et leur fait remonter les dangereux chemins vicinaux vers le Camp des Loges.

Deux semaines plus tard, le pasteurisé Denis Balbir lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les journalistes refusent de l’aider à les retrouver parce que France 2 n’a plus les droits. Luis sait mieux que personne ce qu’il faut faire dans ce genre de situation …”

Pour ce dernier opus et à 62 ans, Luis passe lui-même derrière la caméra pour nous livrer enfin sa vision de son propre personnage. L’objectif de Fernandez : redéfinir le héros, le projeter dans une réalité éloigné de son paysage footballistique habituel, lui redonner le sens de la gagne qu’il avait dans le premier épisode. A l’aise avec cette figure qu’il a contribué à populariser, Fernandez élève le personnage de Luis au rang d’icône. Luis n’est plus un entraîneur contraint pour des raisons psychiatriques de partir en guerre contre la logique. Ce Luis, qui rejette ses propres erreurs sur les autres, est mort. D’ailleurs, au cours d’une scène dans laquelle il forge sa fameuse sucette tout en exorcisant ses démons, Luis comprend et accepte enfin sa véritable nature.

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PSG is in your blood“.

 

Fernandez s’engage politiquement à travers Luis IV : sans forcément faire dans la nuance, il insiste sur la souffrance du peuple parisien en proie à une guerre interne qui nuit au club. “Qu’est-ce qu’on ôttend pour leur rentrer dans le lôrd“, serait le discours dicté par le film ? Pas tout à fait. Car à travers son personnage, c’est l’apathie de la Fédération que l’acteur souligne, l’inertie de la LFP qui encourage une situation inacceptable, la mort ou l’agonie de clubs entiers.

Fernandez clôt en grandes pompes dans le train, et on l’espère définitivement, cette saga. Et le petit ventre mou d’une durée de quinze ans, qui ralentit le film en son milieu, ne l’empêche pas de s’imposer, après l’indétrônable premier épisode, comme le meilleur de la série.

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Les résumés des épisodes de la saga sont inspirés plus que fortement des articles d’allociné et de wikipedia. On est des oufs sur Paris Sonne le Glas, mais pas au point de se retaper la trilogie Rambo pour rédiger un article.

  1. 4 réponses to “La saga Luis Fernandez enfin en DVD”

  2. Excellent retour sur la saga Luis. C’est vrai qu’il ne reste plus qu’à espérer qu’il s’arrête vraiment au 4e opus, le risque d’un 5e me fait me relever la nuit!!!
    Juste une remarque, ce serait bien de citer la source de l’article sur la saga original qui a servi de référence. Quant au “dans ton cul”, c’est dans le troisième!

    De Ninjagenial le 29/02/2008

  3. Pour lire ces fameux articles originaux, allez voir les critiques de Rambo, Rambo II : la mission, Rambo III et John Rambo sur http://www.filmedeculte.com

    De Ninjagenial le 29/02/2008

  4. Que du bonhor.

    De les cahiers du cinéma le 29/02/2008

  5. Rrhôô, j’en ai avalé ma sucette…

    De Sokoben le 29/02/2008

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