Le kikonjou de la semaine : le MUC 72

7/02/2008 – 19:53

Aussi incroyable que cela puisse paraître, certaines peuplades parviennent aujourd’hui encore à survivre au-delà du périphérique. Parfois même à des lunes et des lunes de marche. On les appelle les kikonjoux. Afin de mieux connaître leurs coutumes et de promouvoir un tourisme parisien responsable, prenons notre Hummer Diesel et partons à leur rencontre.

Le kikonjou de la semaine : le MUC 72

Le MUC 72 est ainsi baptisé en hommage à Luc, le célèbre routier nasillard qui découvrit la région un soir de 1972 en prenant un mauvais embranchement. Il pleuvait, ses phares déconnaient et son pote FIFI 13 avait coupé sa cibi. La poisse.

Ayant erré des semaines durant à la recherche de nourriture, Luc se retrouva un jour nez à bec avec un poulet. « Dieu soit Loué ! », s’exclama t-il. Ce syllogisme s’éleva en batterie et tous les indigènes alentour se mirent à caqueter. La divinité locale serait un poulet.

Aux esprits butés, certains qu’une peuplade aussi primitive ne peut avoir apporté quoi que ce soit à la civilisation, l’homme de sciences aura vilain jeu de rétorquer : “Et Fabrice Pancrate, c’est du poulet ?”. C’est bien l’homme de sciences, ça, toujours à blasphémer.

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Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est à Le Mans.


Un jour, on prêta le MUC à un type, Riton, et Henri le garda. Depuis, c’est lui le chef. Les sous-chefs du MUC s’appellent les gens du peu. Ils ressemblent à Georges Descrières en plus mal habillés.

Fort de trois saisons en Ligue1 (pas d’affilée, hein, en tout), le MUC aimerait s’enorgueillir d’un palmarès, mais Dame Nature est parfois facétieuse. La virginité du palmarès du MUC a bien été à deux doigts d’être déflorée en 1999. Las ! Un sanglier des Ardennes a trouvé ça trop moche.

Certes, tout n’est pas tout gris dans la vie du MUC. Déjà, il a ses jolis maillots. Et puis il a sa femme : la Muqueuse. Son rôle est d’humidifier la pelouse par temps sec. Il suffit de constater la tronche de Louvion pour se dire qu’elle a du taf.

Autour du MUC, on a construit un lotissement : Le Mans. C’est jumelé avec Rostov-sur-le-Don, ce qui n’est pas très grave, tant que personne t’oblige à y aller. Lors du dernier recensement de 2005, l’INSEE dénombrait pas moins de 144.500 gens de Le Mans, parmi lesquels trois tondus et surtout un Pelé. En tout, 27 jeunes. Ce n’est pas beaucoup, mais il faut savoir que seule une viande très tendre garantit l’onctuosité des rillettes.

Les autres spécialités culinaires de Le Mans sont : le pâté aux pommes, le boudin aux pommes, le chapon aux pommes. En dessert, demande pas une banane, tu serais déçu.

Pour faire glisser, une fois par an, ils font les vins de 4 heures. Un truc de barbares où tout le monde se tire la bourre et finit par tourner en rond, avec les bras repliés. C’est vraiment des mancheaux.

Qu’attendiez-vous d’une bourgade qui a enfanté François Fillon, Leslie et Jean-Luc Le Ténia, franchement ?

Pas de commentaire à faire sur ce sujet, merci de contacter M. Martinon.