Salut les minus,

Bon, ben, c’est fini, ce blog.
Voilà.
Je gagnerai jamais autant que Pierre Ménès. C’est tout.
C’était ma seule ambition. J’ai échoué. Point.
Je tire ma révérence.
Oh, c’était une belle aventure, je dis pas. Et puis, on s’est bien marrés, quand même. Enfin, pas tout le monde. Mais on s’en fout des geignards. De toute façon, pour eux, c’est incurable. Quand ils écoutent les Pet Shop Boys, ils comprennent pas pourquoi « Pet », ça s’accorde pas au pluriel.

«  Il y a un vrai succès populaire, là. Tu le sens pas gonfler derrière toi ? - Non, ça c’est un fan. »

Évidemment, ils étaient déçus, aux Cahiers du football. Ils faisaient la tronche, quand j’y suis passé.

Moi : « Thibault, je vais arrêter. Je gagnerai jamais autant que Pierre Ménès. C’est sans espoir. »

Thibault Lécuyer : « Mais non, Pierrot. T’as commencé à 3 000 lecteurs, et t’en as gagné plus de 10 % à chaque billet, c’est génial ! Moi aussi, tu sais, je gagnais 10 % de téléspectateurs à chacun de mes passages sur Direct 8. À la fin, on a fait une belote, on s’est bien éclatés ! »

Moi : « Je sais pas… »

Thibault Lécuyer (agacé) : « Arrête, y a un vrai succès populaire, là. Tu le sens pas gonfler derrière toi ? »

Moi : « Non, ça c’est un fan. »

Thibault Lécuyer (maintenant en colère. De rage, il tape sur Cyril Linette qui passait juste pour dire bonjour) : « Non mais, franchement, tu peux pas t’interrompre comme ça, au début de la gloire ! C’est comme si L’Equipe s’était arrêtée en 1954. Et qui aurait écrit ‘Va te faire enculer, sale fils de pute’ en une, hein ? La Croix ? Leur laisse pas le monopole de la vulgarité et de l’obscénité ! »

Moi : « Tu me touches, Thibault. Mais aujourd’hui je gagne seulement 150 000 euros par mois. Autant dire rien du tout. C’est pas avec ce salaire de misère que je peux être vulgaire et obscène. »

Jérôme Latta (qui arrive) : « Eh, mais c’est Pierre Bonus ! J’adore ce que vous faites ! »

Moi : « Non, moi, c’est Pierre Minus. Vous aimez vraiment ce que je fais ? »

Jérôme Latta : « Ben ouais, vous le faites gratuitement. J’adore ! »

Thibault Lécuyer : « Jérôme, il veut arrêter le blog. »

Jérôme Latta : « Hein ? Le commencer, tu veux dire ? Il m’avait promis un truc qui causait de foot. »

«  Marseille vu du ciel ? Ah oui, le blog avec les blagues au ras du sol »

Thibault Lécuyer : « Non, non, l’arrêter. Du coup, on n’aura plus que trois blogs. Teenage Kicks… »

Jérôme Latta : « Pff, j’ai pas fini de lire le dernier. Bon, faut dire j’avais pris qu’une demi-RTT. »

Thibault Lécuyer : « TouFoulCan… »

Jérôme Latta : « Ah oui. D’ailleurs, il faudra qu’ils le remettent à jour. Le dernier dessin sur le but de Beto Marcico, ça commence à dater. »

Thibault Lécuyer : « Et Marseille vu du ciel. »

Jérôme Latta : « Ah oui, celui avec les blagues au ras du sol. Pff. Écoute, Thibault, si pour Pierre Minus, c’est une question d’argent, on peut toujours trouver une solution. (Se tournant vers moi :) Pierre, il nous reste 200 t-shirts “Sympathy for Darcheville”, ça fait un joli paquet de pognon, ça, non ? Je te les donne si tu veux. Les 200. »

Thibault Lécuyer : « 199, en fait. »

Jérôme Latta : « Sans blague, on en a vendu un !? »

Thibault Lécuyer : « Non, on l’a perdu. »

Jérôme Latta : « Ah, je croyais que c’était le procès Denis Balbir. Ha, ha, ha. »

Moi : « Non, non, les gars, c’est vraiment sympa. Mais moi c’est le compte bancaire de Pierre Ménès que je veux. Pas celui de Pierre Tornade. Vous savez, je suis le meilleur. »

Jérôme Latta : « Et ? »

Moi : « Quoi, “Et ?” »

Jérôme Latta : « Eh bien, c’est tout ? »

Moi : « Oui, le meilleur. C’est tout. »

Je dis pas, on s’est quittés bons copains. Mais je suis pas sûr qu’on se reverra. Bon, c’est vrai, y a TF1 qui m’a écrit pour que je commente les matchs de l’équipe de France, l’année prochaine. Mais c’est payé des clopinettes. Alors je sais pas. On en reparlera. Peut-être.

Allez, salut, les minus.
Et merci d’avoir causé de moi, c’était quand même le plus important.

Salut les craignos.

La cata.
La cata, la cata.
Vous devinerez jamais.
BetPimp, ils m’ont viré.
Au bout d’une semaine.
Ils ont préféré Mamadou le Poulpe. Le fils de Paul le Poulpe. Et le frère de Jean-Luc. Mais si, Jean-Luc le Poulpe, celui qui est entré au ministère du Travail lors du dernier remaniement. C’est pas un mauvais choix d’ailleurs, il est meilleur en prévisions qu’Éric Woerth, et surtout, va lui graisser la patte à un poulpe !

Mais quand même. Remplacer Pierre Minus par Mamadou le Poulpe.
Pourquoi il s’appelle Mamadou ? Aucune idée. Peut-être en hommage à Mamadou Niang, qui se plaint régulièrement des trucs collés sur sa vitre – des supporters, quoi. Ah ben oui, faut pas acheter des Ferrari et des Porsche, c’est normal que les pauvres aient envie de s’y coller, ils sont heureux les gars.

« Hein ? Vous parlez pas français ? Moi non plus, je suis journaliste sportif ! »

Rien que moi, la dernière fois, je roulais dans mon 4×4 BMW. Les types au feu rouge, non seulement ils me l’ont nettoyé gratuitement, mais tu sentais qu’ils étaient désolés d’avoir tout salopé avec leur Ajax Vitrocéramique. « C’est pas grave, je leur ai dit, j’en achèterai un autre. Hein ? Vous parlez pas français ? Moi non plus, je suis journaliste sportif ! » J’ai rigolé. Bon, c’est vrai qu’ils causaient moyen le français. À un moment, j’ai même cru qu’ils me lisaient un tweet de Daniel Riolo. Mais on s’est quittés copains, c’était sympa. Ils sont partis nettoyer le casque moto de Fred Thiriez, qui a dit : « Eh, justement, je cherchais ce genre de produit pour mes caméras d’arbitrage », il a demandé le numéro de téléphone de Bricoramarescu, et voilà.

N’empêche, c’est dramatique.
BetPimp m’a viré.
Eh, comment je vais faire, moi, pour gagner autant de flouze que Pierre Ménès ?! Déjà, je vous l’avais pas dit, mais Leader Price m’a dégagé la semaine dernière. Ouais, ils ont vraiment embauché Patrick Montel. Vous avez pas vu l’affiche sur le périph ? J’ai failli avoir un accident en redémarrant mon 4×4 BMW.

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La vache, BetPimp m’a viré.
C’est sûr, je pourrai jamais gagner autant d’argent que Pierre Ménès.
Mon rêve est brisé.
C’est la fin de ce blog. À quoi bon continuer ?
Salut, les craignos.
Et à bientôt peut-être.

Sinon, quand même, hein. Puisqu’on cause de drame. J’ai reçu quelques e-mails écrits avec les pieds, qui me demandent ce que ça veut dire « grand reporter à Onze mondial », comme c’est écrit sur mon Facebook. Car avant de devenir l’immense star médiatique que vous connaissez, j’ai été, en effet, grand reporter à Onze mondial.

Eh bien, le grand reporter à Onze mondial, il a beaucoup plus de responsabilités qu’un journaliste de base. Par exemple, c’est lui qui choisit les types qu’on mettra en poster central, et sur les fiches cartonnées aussi. Eh ouais. Alors que le petit reporter, lui, il fait les petits pointillés dans le carton pour qu’on puisse les découper. C’est moins gratifiant.

Peut-être qu’à 10 Sport, les actionnaires cherchaient un poulpe pour le nommer rédac’ chef ? Enfin, un autre poulpe, je veux dire.

Ah ben oui, c’est comme ça, on n’avait pas beaucoup de moyens. À peine moins qu’aux Cahiers du foot. Et juste un petit plus qu’à 10 Sport. Tiens, je vais te raconter une anecdote : à 10 Sport, quand ils recrutaient un journaliste, ils lui demandaient une pomme et un CV.
« Une pomme et un CV, pour quoi faire ?
— Parce qu’ici, être journaliste, ça veut dire aller sur les blogs des autres et faire Pomme C, Pomme V, ah, ah. »

Bon, évidemment, ma blague, elle marche que sur Mac. Si tu veux faire du copier-coller sur PC, il faut faire Contrôle C, Contrôle V. Et là-bas, je suis pas sûr qu’il y ait eu quelqu’un pour contrôler quoi que ce soit. Même les actionnaires, ils devaient s’occuper d’autre chose. Peut-être qu’ils cherchaient un poulpe pour le nommer rédac’ chef ? Enfin, un autre poulpe, je veux dire.

N’empêche, c’est un vrai défi de bosser dans un mensuel. Tu dois parler de trucs qui seront encore valables un mois après, faut être balèze. Là par exemple, on n’aurait pas pu mettre Gignac en couverture. Ou alors en titrant « Gignac, la convalescence », mais t’as toujours une chance sur dix que ça soit pas bon. Ah, et puis aussi, on mettait les classements des championnats. Là, j’avoue, j’ai jamais trop compris : t’achetais le magazine trois semaines après sa sortie, les classements, ils étaient carrément obsolètes. Y a que Metz et Grenoble qui avaient pas bougé, mais le reste, pfou.

En même temps, pour acheter Onze mondial trois semaines après sa sortie, faut être sacrément dépité. En même temps, c’est toujours mieux que le type qui a attendu la sortie en kiosque d’une nouvelle formule des Cahiers du foot et qu’est mort momifié.

Allez, à bientôt, les craignos.
Bon, je reviendrai vous faire une bafouille début 2011, histoire de finir en beauté.
Et surtout, merci d’avoir causé de moi, c’était quand même le plus important.

Salut les ploucs,

Bon, ça va sans doute ressembler à un faire-part, mais j’ai l’honneur de vous annoncer que j’ai signé un contrat d’exclusivité avec BetPimp, le nouveau site de paris en ligne. Fini BetClic, son salaire de loser et sa « Twingo 2 » de fonction. Me voici désormais salarié de la Pimp Company, avec ses cinquante mille boules mensuelles. Je vais y arriver, à gagner plus que Pierre Ménès, je vous le dis !

Ouais, BetClic, ils m’avaient vraiment filé une « Twingo 2 ». Je leur ai demandé, le « 2 », il faut cocher ? Parce que cette bagnole, c’est tout sauf une victoire à l’extérieur. Elle serait toute cabossée que le garagiste, il verrait pas la différence. C’est simple : gamin, Ribéry aurait eu un accident dans une Twingo 2, on l’aurait sans doute jamais amené à l’hôpital.

Sinon, j’ai bien aimé, moi, l’entretien d’embauche, à BetPimp. Déjà, là bas, la DRH, on appelle ça la DR, c’est moins hypocrite, et ça gagne quasi une seconde. Eh, on en fait des trucs, en une seconde. Déjà, je gagne ton salaire mensuel. Et puis, on peut dire « Schweinsteiger » aussi. Enfin, pas mon pote Christian Jeanpierre. Lui, il dit « Chouagni ». C’est fou comme les noms qu’il prononce, on dirait des maladies sexuellement transmissibles. « Chouagni », « Vanouilledonk ». La vache, rien que d’y penser, j’ai envie de me gratter.

Bref, le chef DR me reçoit. Amateur de jeux de hasard, tu le sens. Cravate, costume, chaussettes : tout ça pioché dans le noir, au pif. Même sa sexualité, on voyait que son métier, ça l’influençait un max. C’est-à-dire qu’il lui arrivait de mater les secrétaires, mais quand il te causait de bandit manchot, il fallait quand même faire gaffe à pas se faire tripoter les boules de loto.

« Vous êtes fort en pronostics ? qu’il me demande.
— Des pronos exacts, j’en donne un de plus que Marcel Desailly. Et deux de plus que Karl Olive.
— C’est-à dire ?
— Quatre sur quinze.
— C’est une moyenne ?
— Un idéal.
— Bon, en même temps, je m’en fous, moi. Ce que je veux, c’est que les gens viennent sur notre site et qu’ils raquent. Je veux les plumer, les désosser, nettoyer leurs larfeuilles avec la langue jusqu’à ce que ça brille. Qu’ils en chopent des aphtes. Alors, ça vous branche ? »

Zidane, par exemple, il est parrain de l’association « Enfance et partage ». Bon, c’est parce qu’il a cru qu’à la fin on partageait les dons.

Moi j’aime bien, ce genre de discours. C’est vrai, on est là pour faire du pèze, pas de l’humanitaire. Si j’avais voulu faire le pitre pour pas un rond, je ferais le singe pour les enfants des hôpitaux. Les enfants des hôpitaux… Ils sont vraiment poignants, ces gamins, c’est terrible. T’imagines Matt Moussilou qui raterait son petit pont sur Guillaume Depardieu ? Ben, c’est pareil, mais en pire. Heureusement, il y a de vrais footballeurs qui s’engagent pour ces mômes. Zidane, par exemple, il est parrain de l’association « Enfance et partage ». Bon, c’est parce qu’il a cru qu’à la fin on partageait les dons. Mais ça reste une belle action. Et il en faut.

Sinon, tiens, en parlant de belles actions : je voulais remercier les lecteurs qu’ont acheté mes tee-shirts par paquets de mille. Ça fait du pognon, c’est toujours ça de pris.

Et puis, au moins, vous vous baladerez pas avec celui des Cahiers du foot, « L’important, c’est les trois poings ». Bonjour le jeu de mots ! J’en ai offert un à mon pote Fabrice Jouhaud, il a même cru qu’il y avait une faute d’orthographe.
« Mais non », je lui ai expliqué. « C’est à cause des poings. Pour contester, quoi.
Hein ? Connais pas.
Mais si. Critiquer, mettre en doute une cause légitime. Faire la révolution, quoi.
Ah ouais, comme quand je dis du mal de Jean-Michel Aulas ! Eh, après une mise au point de Fabrice Jouhaud, le silence qui suit, c’est encore du Fabrice Jouhaud.
Marrant ça, c’est comme mon blog : après une chronique de Pierre Minus, les gens se sentent tellement couillons, que le silence qui suit, c’est aussi du Fabrice Jouhaud ! »

Allez, à la semaine prochaine, les ploucs.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.

Et si vous voulez, vous pouvez causer de Pascal Molinaro, c’est lui qu’a dessiné le logo BetPimp.

Salut les zombies,

M’en voulez pas si j’ai la gueule de bois, mais hier soir j’étais à l’OM, et on a fait une teuf d’enfer. On célébrait la victoire contre le Spartak. Avec deux semaines de retard, ouais. Il m’a expliqué, José : « Margarita vient tout juste d’apprendre qu’on était au tour suivant de la Coupe des clubs champions. Bon, elle comprend pas pourquoi on a refait un match amical contre Chelsea, hier soir. On lui a dit que ça renflouait les caisses du club. “J’aime ce qui rend flou”, qu’elle a répondu. Elle a dû hériter ça de RLD. »

Allez, stop, on est pas sur le blog « Marseille vu du ciel », hein. Je vais quand même pas leur piquer toutes leurs blagues ! Déjà, là, y en a trois, ça leur fait trois semaines sans rire. Vraiment désolé, les gars.

Je me précipite vers Fred Godard, les yeux encore palpitant de sa réalisation des matches de la Coupe de la Ligue – palpitant, au sens propre : ça faisait comme un décollement rétinien dans un super-8.

Bref.
Donc, j’étais à l’OM. Et devinez sur qui je tombe : Fred Godard en personne. Enfin, moi, je l’avais pas reconnu, étant donné que je l’avais jamais vu. C’est ma copine Roselyne Bachelot qui me l’a dit. Elle avait un tailleur fuchsia, comme d’habitude. Fred Godard s’en servait pour calibrer ses écrans télé.

Du coup, vous devinez mon excitation, rapport à la campagne que je veux lancer « Plutôt Fred Godard que Tony Chapron », et à l’arbitrage vidéo qu’il va révolutionner.
Je me précipite vers lui, les yeux encore palpitant de sa réalisation des matches de la Coupe de la Ligue – palpitant, au sens propre : ça faisait comme un décollement rétinien dans un super-8.

« Eh, salut Fred Godard, je te sers quoi ? Un whisky-ecstasy ? Un Martini-Poppers ?
— Euh, non, je vais prendre une Évian. Sans rondelle de citron.
— Ah bon. Et pour manger (repris-je malgré tout d’un air enjoué), je te prépare un sandwich chèvre-Wasabi ? Fraise-Tabasco-tofu ? Ou alors, un plat bizarre, comme celui d’Éric Besson (dont je regardais l’assiette. Comme plat, le ministre de l’Industrie avait en effet des œufs de fouine.)
— Non, je vais prendre un bout de pizza. Margarita. Vapeur, les tomates. »

Je vous dis pas, j’en suis resté flagada. Fred Godard ! Il me demandait de l’Évian avec un bout de tomate, pareil que Victoria Silvstedt ou sa sœur Grstdlflskqö. Ah, Grstdlflskqö Silvstedt, tu lui demandais son nom, tu savais tout de suite ce qu’elle avait mangé.
Et dire que je me suis battu pour que ce type entre à la FFF, à la direction de l’arbitrage vidéo. Mais c’est pas à Téléfoot que ça aurait ressemblé, c’est à un thema d’Arte !

À la naissance, j’étais tellement recroquevillé qu’on aurait dit Jean-Claude Dassier réfléchissant à la répartition des droits télé.

À peine je le quittais, que je croise, devinez qui ? Tony Chapron. Lui non plus, je l’avais jamais vu, à part à la télé, bien sûr – mon pote Jean-Michel Aulas me prête parfois des snuff movies qu’il réalise lui-même, avec des poupées Ken dont il ronge le dessus de la tête. Tony, il vient vers moi, direct, et commence à me causer :

« Ah, Pierre Minus, il faut que je vous dise : j’adore ce que vous faites.
— Ah bon ??
— Oui. J’ai même appelé mon fils Pierre, en hommage à votre talent. Bon, j’allais pas l’appeler Minus, vu qu’il mesurait 70 centimètres à la naissance, mais quand même. Bravo. »
Là, j’avoue, j’ai eu le cœur qu’a fait des loopings. Moi aussi, à la naissance, je mesurais 70 centimètres. J’étais tellement recroquevillé qu’on aurait dit Jean-Claude Dassier réfléchissant à la répartition des droits télé.
« Ouais », qu’il poursuit. « Et j’avais des cheveux, je ressemblais à Denis Balbir qu’aurait été chanteur à la Motown. Sans gel, quoi. »
Je te raconte pas mes palpitations : moi aussi, à la naissance, j’étais couvert de poils. Tu vois qui c’est José Saez, à Valenciennes ? Ben c’était pareil, sauf qu’on aurait dit que j’avais arraché le pubis de ma mère en passant. Finalement, j’ai juste gardé ceux que j’avais dans la main et j’ai envoyé un CV à L’Équipe.

Bref. Et là, j’ai fondu en larmes et j’ai serré Tony très fort dans mes bras.
Je me suis soudain senti très seul.
Je vivais un peu la solitude du coureur de fond. Eh, j’avais jamais vu que c’était une contrepèterie, « la solitude du coureur de fond » ! La solide hutte. Ah, ça doit faire marrer les architectes.
Je suis vraiment désolé, Tony, pour tout le mal que j’ai dit.
Et pardon à tous ceux qui croivent que ce que je dis, c’est pour de vrai.

Allez, à la semaine prochaine, les zombies.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.

Salut les nullos,

Bon, j’ai encore reçu du courrier de lecteurs en colère. Enfin, courrier, c’est vite dit. Des e-mails, des SMS, des tweets, que des trucs tapés à l’arrache. Et quand je dis « à l’arrache », c’est quasi au sens propre, je pense qu’un lépreux ferait moins de fautes. Eh, les gars, la grammaire, ça sert à quelque chose ! Sinon, tu finis délinquant ou président de la République. Et tu passes l’essentiel de ton temps à planquer tes copains, c’est pas une vie, ça.

Comme dit mon copain Damien Grégorini, « Eh, je suis pas Shiva ! Et tant mieux, ça multiplie par trois les risques de luxation du coude sur une sortie aérienne. »

Bref. Apparemment, certains auraient été choqués, la semaine dernière, d’apprendre que j’avais des nègres qu’écrivaient mes chroniques. Eh ben bravo, les mères la vertu sont de retour.
Parce que, comment qu’ils croivent, tous les gars, là, que j’ai le temps de faire des pronos pour BetClic et Radio Nostalgie, d’écrire ma bafouille pour Valeurs actuelles, de montrer ma tronche sur TF1, et de tenir ce blog pour les Cahiers du foot ? Comme dit mon copain Damien Grégorini, « Eh, je suis pas Shiva ! Et tant mieux, ça multiplie par trois les risques de luxation du coude sur une sortie aérienne. » Bah non, je suis pas Shiva, et si vous voulez vous poiler de temps en temps sur ce blog, faut accepter que je fasse de la délégation de contenu.
Point.
Bon, là où, éventuellement, je peux dire qu’y a scandale, c’est quand je réalise à quel point le type que j’avais choisi était nul. Claquer des sommes pour récupérer des Sim ! Pff.
Vous rigolez, mais, eh, c’est que c’est pas fastoche de trouver un type capable de faire du Pierre Minus sans le charisme et tout le talent de Pierre Minus. Vous croyez que ça se fait par « speed dating », ou sur Meetic ?

« Salut, je suis Pierre Minus. Tu voudrais être mon nègre ?
— Je suis peut-être noir mais pas un esclave !
— Hé, Fred Piquionne, qu’est-ce que tu fous sur Meetic ? Tu dragues furieusement la meuf ?
— Arrête, j’ai jamais su attaquer, même avec les filles. Non, je cherche à relancer ma carrière.
— Sur Meetic ?
— Oui. J’ai lu qu’on trouvait des partenaires, c’est un truc nouveau pour moi. J’ai même pas besoin de me démarquer ! Bon, Pierre, c’est pas tout ça, mais il faut que j’aille manger mon bacon-crudités. J’adore ça, c’est le club sandwich de mon cœur. »

Non, non, la sélection de nègres, ça se passe peut-être comme ça pour Pierre Ménès. Mais moi, mon truc, c’est le foot. Alors, mes nègres, je les sélectionne au foot.
Ouais, j’en recrute vingt-deux. Et je les fais s’affronter. Je garde que les meilleurs.
Même que ça fait marrer mon copain Alain Finkielkraut. « Eh, y a trop de nègres dans ton équipe », qu’il me dit. « Ouais ben, quand tu verras leur salaire, tu diras pas que c’est l’équipe ”Banque, banque, banque“. » Ah, on se marre bien avec Alain. Et puis il m’écrit pas « Bonjoor conar », lui. Saleté de tweets.

N’empêche, streaker au FC Metz par -20° : ton truc est dur comme de la pierre, et il est minus, mais c’est pas pour autant que tu ressembles à Pierre Minus !

D’ailleurs, en causant des lecteurs… Eh, les gars, faut arrêter d’écrire, dans les commentaires : « Ah, c’est nul, je lirai plus jamais », tout ça pour revenir la semaine d’après ! Ça me rappelle, je connaissais un type, il disait que du mal du FC Metz – bon, faut dire, le dernier espoir de Metz, c’est quand même Paul Verlaine. Et puis, de fil en aiguille, le type, il est devenu streaker à la mi-temps de Metz-Laval. Comme c’était en plein hiver, je te dis pas, il était tout fier d’exhiber ses bonbons grenat. Ah ben oui, c’est l’avantage quand il fait -20°, tu peux porter les couleurs du club sans trop de problème. Avec les joueurs qui jouent comme des glands, ça fait raccord, c’est sympa.
N’empêche, streaker au FC Metz : ton truc est dur comme de la pierre, et il est minus, mais c’est pas pour autant que tu ressembles à Pierre Minus ! Ah, ah. La vache, qu’est-ce qu’on se marre sur ce blog. Tu m’étonnes que Yahoo! veuille le racheter. Mais non. Je reste aux Cahiers du foot, moi. Ils sont tellement pauvres ici que ça me fait marrer. Eh, même la Coupe de la Ligue, ils la regardent en streaming !

Quoi ? Ah mais si, ils sont contre la Coupe de la Ligue. Bien sûr. Eh, c’est pas parce que t’es contre un truc que tu regardes pas ! Prends le dopage, par exemple. Dans l’absolu, moi, je suis contre. Mais si c’est pour que tous les matchs de la Ligue des champions ressemblent à un Guingamp-Wasquehal, merci bien ! Notez, j’ai rien contre les Bretons, hein. Nuls en foot, mais de sacrés marins, ces types-là. D’ailleurs, les marins, c’est un peu le seul truc qu’ils arrivent à mettre au fond, quand même.

Sinon, pour ceux qu’auraient envie de me rencontrer en chair et en os (ouais, en os, surtout), je donnerai une conférence à l’ICD la semaine prochaine. Une école de commerce. J’ai vu leur affiche, j’ai trop aimé. Je vous la livre, tiens, si par hasard vous aviez des gamins qui cherchent un boulot d’avenir. C’est bon d’avoir des valeurs.

Allez, à la semaine prochaine, les nullos.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.

Salut les bouseux,

Toutes mes excuses, oh, là, là, toutes mes excuses pour ce qui s’est passé hier. C’est ma faute, j’ai pas relu le texte que m’avait écrit mon nègre. Je le fais d’habitude, mais là, une soirée trop arrosée, un mannequin anorexique que je retrouve plus (pourtant je l’avais posée sur le canapé, mais j’ai mis les infrabasses de ma chaîne hi-fi, et boum elle rebondit je sais pas où), et voilà. Du coup, vous vous êtes retrouvés avec ce texte moitié Jean Roucas, moitié Jean-Pierre Escalettes.
Toutes mes excuses, donc.
En même temps, ceux qui ont pas flairé l’entourloupe, je crois qu’ils ont du fromage dans les yeux. Parce que ça se voyait que c’était un raté qui l’avait écrit.

En Afghanistan, y a pas d’émir. Sinon, tu peux être sûr que Fabrice Fiorèse y aurait fini sa carrière.

Déjà, je suis désolé, mais on commence pas un texte avec un « Salut les copains ». Il faut un minimum respecter les lecteurs : vous n’êtes pas mes copains, que je sache. Moi, la fausse complicité, je trouve ça carrément irrespectueux.

Après, je veux pas dire, mais ceux qui ont opiné du chef en lisant que l’Afghanistan était dirigé par un émir, il faut qu’ils relisent les bouquins de Pascal Boniface - les bouquins sérieux je veux dire, ceux qu’il a écrits avant de devenir chercheur. Parce qu’en Afghanistan, y a pas d’émir. Sinon, tu peux être sûr que Fabrice Fiorèse y aurait fini sa carrière. La relancer ? Non. Là-bas, la seule relance, elle est économique, et encore, c’est pas facile d’utiliser des bouliers, vu qu’ils se servent des cailloux pour les lapidations.

Et puis, franchement, si vraiment vous pensez que je suis bon qu’à dire des vacheries façon « Les Grosses Têtes » ou RMC, très peu pour Pierre Minus. Non mais vous avez vu ces blagues ? « Les joueurs vont cirer le taliban de touche ». Eh, « taliban » et « touche », ça va pas ensemble ! Ben non. T’imagines Nelly Viennot juge de touche pendant les talibans ? Bon, au moins, là-bas, on râlait pas si elle mettait quinze secondes à lever le drapeau, à cause de la burqa. Sauf qu’elle devait pas le lever de plus de dix centimètres, sinon on apercevait sa cheville, et pouf, on lui balançait quinze mille briquets en pierre. Aïe. Du coup, elle signalait que les fautes à quinze centimètres maxi. Comme en France, quoi.

Il y a quand même un avantage à la burqa : lorsqu’il marque un but, Samassa peut secouer le grillage sans prendre un carton jaune.

Encore que, attention, hein ! Moi, Ben Laden, les talibans, ouh là, je diabolise pas. Et encore moins la burqa. Que je sache, enfiler une burqa, ça reste le seul moyen de comprendre la lecture du jeu de Jean II Makoun. En plus, dans une burqa, tous les joueurs ont le même jeu de jambes. À mon avis, c’est comme ça qu’à l’OM on leur a refilé Samassa. « Promis, il a le niveau de Yoann Gourcuff ! Par contre, hein, faut pas retirer l’emballage. » En fait, il y a quand même un avantage à la burqa : lorsqu’il marque un but, Samassa peut secouer le grillage sans prendre un carton jaune. Bon, il faudrait déjà qu’il marque un but.

Sinon, quand même, pour finir, vous avez vu cette info ? Les arbitres vont faire grève en Écosse, ce week-end. Comme ils disent, « ils entendent protester contre les menaces dont certains d’entre eux et leurs familles ont été la cible ces dernières semaines ». Allez, de quoi on les menace, maintenant ? De leur envoyer les résumés des matchs ? Ah ben oui, là, c’est sûr, ils y a de quoi flipper. J’ose pas imaginer Fredy Fautrel qui reçoit la VHS de ses prestations : « Mais c’est quoi cette cassette avec écrit “Fredy” dessus ? » Eh, t’es sûr qu’à la fin, il prend un crayon et il corrige : « Freddy » !
Y en a, avant de mourir, ils voient leur vie en accéléré. Eh bien en fait, y a pire : quand t’es arbitre, c’est de voir ta carrière au super ralenti.

Allez, à la semaine prochaine, les bouseux.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.

Salut les copains !

Vous avez lu que Ben Laden avait été nommé sélectionneur d’Afghanistan ? Du coup, il y a plein de joueurs qui vont cirer le taliban de touche. En même temps, heureusement que l’émir afghan a pas nommé Louis Nicollin à ce poste : il aurait fini par traiter Pedretti de « lapidé ».

Sinon l’arbitrage vidéo, pour savoir qui l’a mise au fond c’est vachement mieux que l’arbitrage à cinq. On peut toujours demander à Rocco Siffredi, il a essayé les deux. Eh, Rocco Siffredi, son point commun avec Jean-Michel Aulas, c’est de tirer sur l’arbitre à longueur de journées. Ouais !

Allez, bye, bye les copains, et bonne semaine à tous.


Salut les nazes,

Je viens de me rendre compte que ça fait plus de deux mois que je tiens ce blog, dites donc. Je croyais qu’en France, tout était nul, ben non, y a ce blog, en fait.
La vache, je pourrai bientôt en faire un livre ! Hop, je compile tout, et j’encaisse le pognon ! Et pourquoi pas ? Guy Carlier, il fait ça tout le temps. Il y a que pour ses chroniques de France 2 Foot qu’il a rien sorti. C’est dommage d’ailleurs, il allait tellement dans le sens du vent, Carlier, que son bouquin aurait pu se vendre au rayon ventilos chez Darty. Le dernier déjà, ils l’avaient distribué dans les maisons de retraites pendant la canicule. Les pauvres vieux, ils voulaient se rafraîchir les plis, ils ont fini avec l’essentiel de la peau derrière les oreilles.

Quand je vois toutes les conneries sur mon forum, je me dis qu’il y en a qu’ont des neurones à se faire détartrer !

Je dis ça, mais il a écrit un livre sur le foot, Guy Carlier. Enfin, en tout cas, il y a le mot « foot » dans le titre. C’est vrai, ça veut rien dire : les bouquins de Daniel Riolo aussi.
La Vie, l’amour, le foot, ça s’appelle. Même que Guy Carlier écrit dedans que le plus beau bruit du monde, c’est celui du ballon claquant dans les filets. Mouais. Il faut aimer le bruit, quoi. Pas étonnant que Carlier ait lancé une ola quand Hatem ben Arfa s’est fait tacler par De Jong.
Bon, allez, je verrai si je fais un livre ou pas. Il faudrait déjà que ce blog dure quelques semaines de plus.

Puisqu’on parle de bouquins, quand même, vous me remercierez, parce que je viens de publier une bible. Pierre Minus pour les nuls, ça s’appelle.

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Certains avaient déjà lu mon précédent best-seller, Comment vaincre la fatigue (épuisé). C’était déjà bien, comme bouquin. Mais ce Pierre Minus pour les nuls-là, je vous dis, c’est une œuvre de salubrité publique ! Parce que, quand je vois toutes les conneries sur mon forum, je me dis qu’il y en a qu’ont des neurones à se faire détartrer !

Parce que je le vois bien, y en a qui croient que je vais révolutionner le foot ou je sais pas quoi. Eh, c’est pas avec les cinq minutes maxi que je mets à écrire mes chroniques, que je vais vous faire un mélange de Pierre Desproges et de Jérôme Latta ! Moi, le seul truc que j’ai emprunté à Pierre Desproges, c’est son génie du calembour et de l’humour, c’est tout. Bon, et le seul truc que j’ai emprunté à Jérôme Latta c’est son peigne, et ça, je le referai jamais plus. Une fois, il est allé faire une interview sans se coiffer, on savait pas si c’était Michel Polnareff ou Vincent Duluc qu’avait abusé d’un shampooing afro.

Évidemment, au début, Leader Price, ils pensaient reprendre Zidane, comme il y a quinze ans. Mais vu le pognon qu’il demandait, ils auraient pu l’avoir que sur 2 cm2.

Déjà, je le répète, Pierre Ménès, moi, je connais pas. Mon seul but, c’est de gagner autant de flouze que lui, pas de causer son vocabulaire. L’argent, y a que ça qui me botte. Le reste, je m’en tape.
Et là, je suis sur la bonne voie : j’ai signé un contrat avec Leader Price. Évidemment, au début, ils pensaient reprendre Zidane, comme il y a quinze ans, mais vu le pognon qu’il demandait, ils auraient pu l’avoir que sur 2 cm2. Bon, avec le même budget y avait Patrick Montel aussi, sur 200 m2, mais ils ont préféré le garder pour Halloween. Bref, ils ont fini par choisir Pierre Minus. Et voilà : vous me verrez bientôt sur des panneaux publicitaires, à vendre de la bouffe bas de gamme. Ah ben non, j’ai pas de scrupules. Aucun. Eh, c’est bon, pendant la crise de la vache folle, y a des pays qui avaient décidé de ne plus vendre du suif, de la gélatine et du sperme de bœuf, c’est bien la preuve que les gens mangent vraiment n’importe quoi. (rires)

Allez, à la semaine prochaine, les nazes.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.


Salut les crétins,

Ah ben dis donc ! Champagne ! Première victoire d’Arles-Avignon ce week-end. Comme quoi, tout arrive.  Et qui l’avait prévu dans ses magic pronos ? Pierre Minus, évidemment. Faut dire, j’étais dans les vestiaires avant le coup d’envoi. Et là, j’ai bien vu Faruk Hadzibegic, l’entraîneur, comment il a su mettre une ambiance, je vous raconte pas. Les joueurs, ils étaient tellement décontractés du gland qu’on aurait même pas pu les mettre dans des étuis péniens.

« Bon, les gars, je vous le rappelle : l’important, c’est les trois points », qu’il a commencé.
Là, hilarité générale, évidemment.
« Trois points en fin de championnat ? Vous êtes dur, coach. Contre qui on va arracher un dernier match nul ? Même si l’OM envoie son équipe réserve, on n’y arrivera pas. Et on peut pas mettre de l’acide chlorhydrique dans leurs vestiaires, y a Sébastien Piocelle qui s’entraîne à dribbler avec les bouteilles. Quand il tombe dedans, il se troue, ça lui rappelle les matchs où il est titulaire.
Euh, pardon coach, mais l’important, c’est pas les trois poings plutôt, comme ils disent aux Cahiers du football ?
Les trois poings ? Qu’est-ce que tu veux faire avec trois poings ? Même avec deux, Vincent Planté, il arrive pas à boxer un ballon correctement ! Tu lui rajoutes un troisième poing, il serait capable d’assommer Camel Meriem sur un corner. Et moi, des joueurs qui perdent 10 % de leurs capacités, j’en veux pas. »
Ah, je vous dis, on a bien rigolé. Du coup, les joueurs, ils ont affronté Caen, sans pression, rien. Bravo les gars.

Bon, déjà, je veux pas dire, mais un collectif de lectrices de Biba, ça doit peser au moins quatre-vingt kilos. OK, soixante-seize si j’enlève tout ce qu’elles perdent rien qu’en transpirant devant un sudoku.

Bon, sinon, j’aurais bien parlé de jeu et de la nullité des arbitres aussi. Sauf qu’apparemment, la semaine dernière, j’aurais commis un crime de pèse-majesté en me moquant des joueurs éthiopiens. « Oh, là, là, on ne se moque pas des gens minces », m’a écrit un collectif de lectrices de Biba.
Bon, déjà, je veux pas dire, mais un collectif de lectrices de Biba, ça doit peser au moins quatre-vingt kilos. OK, soixante-seize si j’enlève tout ce qu’elles perdent rien qu’en transpirant devant un sudoku.
Et puis, c’est fastoche, quand même, de jouer les « mères la vertu » dès qu’on cause de l’Éthiopie. Ça fait trente ans que ça dure. Je m’en souviens, en 1985, ils avaient fait un 45-tours. Ah, ç’avait fait un carton, ce 45-tours, en Éthiopie. Ç’avait relancé le marché des « mange-disques ». Jusqu’à ce qu’ils découvrent que c’était le surnom des Éthiopiens, qui avaient fini par bouffer les albums.

Bien.
Sauf que moi, je suis anorexique.
Donc si j’ai envie de me moquer des minces, des gros, de tous ceux qui montent sur une balance sans qu’il soit question d’horoscope, alors là, il y a aucune raison que je m’en prive.
En plus, je ne peux pas le cacher, ça se voit !
Même que je peux pas dire « Les bras m’en tombent », vu que ça fait cinq, six kilos maxi.

Je dis pas, même anorexique, elle était sympa, cette fille. Et il y avait un côté pratique : Laurence Boccolini a pu nous ramener tous les deux dans sa Smart.

Du coup, je sais ce que c’est, le regard des autres.
Surtout dans le milieu du foot.

Ah ben, c’est facile de te trouver un exemple. Rien que hier, tiens, je me rends à un apéro au ministère des Sports. Je croise mon ami Jean-Louis Triaud. Il tient une jeune femme à bout de bras. Maigre comme un clou de girofle.
« Tiens, me dit Jean-Louis, c’est pour toi. J’espère qu’avec un cadeau comme ça, tu diras du bien des Girondins dans ton blog.
Ah, vous savez bien que je suis un journaliste impartial, moi. »
Il éclate de rire puis il me tend le mannequin, anorexique donc. On se dirige vers le minibuffet. On partage un petit-four. Puis je lui demande :
« Après le petit-four, on passe au canapé ? Pour manger, je veux dire.
Ah, je croyais que vous vouliez m’embaucher. »
Je dis pas, elle était sympa, cette fille. Et il y avait un côté pratique : Laurence Boccolini a pu nous ramener tous les deux dans sa Smart.

Mais quand même, il n’aurait pas pu me présenter quelqu’un de normal, Jean-Louis Triaud ? Pourquoi à moi, anorexique, il a fallu qu’il donne une fille anorexique ? Tu crois que le patron du Zaman Café, pour Ribéry, il a cherché une fille à qui on voyait ses cicatrices de l’appendicite, d’une hernie discale et de deux césariennes ? C’est du racisme, c’est tout ce que je dis.

Heureusement, y a eu de bons moments dans cette soirée. À un moment,  je croise mon copain Pascal Praud.
« Eh, t’aimes vachement le foot, Pascal », je lui fais. « Pourquoi t’es pas devenu joueur pro ?
Arrête, j’ai deux pieds gauches. C’est pour ça que je suis devenu journaliste.
Ah oui tiens, c’est pas con, t’as raison d’écrire avec. »

Bon, à la semaine prochaine, les crétins.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.


Salut les losers,

Avant toute chose, il me faut faire une mise au point : je ne suis pas le fils caché de Claude François ! Parce que voilà, je vous raconte, la semaine dernière, que mon père est mort en changeant une ampoule pendant son bain, et hop, ça fait le moi le rejeton du vibrion disco.
Non, je ne suis pas le frère de Cloclo Junior. N’empêche, pauvre Cloclo Junior. Vous vous souvenez quand il animait Salut les 70 ? Ce gars, il a passé toute sa vie à traîner la mémoire de son père. Et ça, il faut pas. T’imagines, c’est comme si Dylan Ginola militait pour le Nouveau Centre ! Ou si, après dix ans de carrière, le fils de Jean-Pierre Adams intégrait la Commission nationale de l’éthique. L’horreur.

Et puis, franchement, ça leur coûterait pas cher à Canal. Ils fondent un Guignol de Ménès, un seul, et ils peuvent fabriquer une marionnette de moi en train d’interviewer l’équipe nationale d’Ethiopie. Ou du Sierra Leone.

Pauvre Cloclo Junior, vraiment. Ça me rappelle, tiens, la fois où je l’avais croisé, dans un resto hollandais.
« Salut Junior, ça va ?
Bof, comme d’habitude.
Alors, tu te libères du poids du passé ?
Oh oui, petit à petit. Eh, ce serait pas une sirène du port d’Alexandrie, là ?
Non, c’est Djibril Cissé qu’a mis un pantalon à paillettes.
Ah, OK. Enfin bon, ouais, je crois que, peu à peu, je trouve ma voie à moi… C’est quoi ce bruit ? C’est ton téléphone qui pleure ?
Mais non, c’est Djibril qui reprend Mika en karaoké. Et en accéléré, aussi.
Ah, d’acc. Bref, le passé, c’est le passé, une nouvelle vie m’attend. Tu reprends pas un peu de fromage ?
Non, tu sais, moi, les bars à gouda, c’est pas mon truc. »

Allez, tant que j’y suis, je vais parler d’un autre truc qu’a pas grand-chose à voir avec le foot. Mais bon, on finit par se connaître, et il faut que ça sorte.
Voilà. Il y a une chose que je ne supporte pas, c’est de ne pas avoir ma marionnette aux Guignols de l’info. Que Pierre Ménès ait la sienne et moi pas, ça me met en vrac.
Parce que, moi aussi, je suis une star.
Et puis, franchement, ça leur coûterait pas cher à Canal. Ils fondent un Guignol de Ménès, un seul, et ils peuvent fabriquer une marionnette de moi en train d’interviewer l’équipe nationale d’Ethiopie. Ou du Sierra Leone.

Non, le Sierra Leone, ce n’est pas le type qui a réalisé Le Bon, la Brute et le Truand. Jérôme Latta, il a raison, vous êtes une bande d’incultes. Le Sierra Leone, c’est un pays qui a connu une effroyable guerre civile entre 1991 et 2002. Sauf que là-bas, pour se distinguer, ils s’amputaient par milliers à la machette. Ah ben c’est sûr, t’aurais eu un Sierra Leone-Irlande, personne aurait pu les soupçonner d’avoir marqué de la main. La bronca que ça aurait fait dans le stade, tout le monde aurait sifflé ! Ah non, en fait. Oh, ça va, on peut faire des blagues sur les amputés. En général, ils sont un minimum intelligents, ces gens-là. C’est pas comme certains commentaires, sur mon blog. Parfois, on se demande si les gars, la dernière chose qu’ils ont coupée, ce serait pas le courant de leur couveuse, à la clinique !

Ouais, moi je donne du rêve à ceux qui n’en ont pas. À ceux qui n’ont rien. Enfin, pensez quand même à garder un peu de pognon pour mes paris en ligne !

Surtout que moi, ouais, pfff, la guerre, la pauvreté, tout ça, ça me met en vrac. Complet. Sincèrement, si je faisais pas des pronostics pour BetClic et les mourants de Radio Nostalgie, j’en ferais pour l’Unicef. Gratos. Attention, pas des statistiques, hein. J’ai jamais compris l’intérêt de calculer des taux d’alphabétisation que personne n’est capable de lire, de toute façon. Non, des pronostics. Sur le nombre de victimes des attentats, de la famine, je sais pas, le truc qui fait le quotidien de ces gens-là. Y a un côté divertissant, ça pourrait les amuser un peu. Les faire rêver.
Ouais, moi je donne du rêve à ceux qui n’en ont pas. À ceux qui n’ont rien. Enfin, pensez quand même à garder un peu de pognon pour mes paris en ligne ! Si BetClic te file vingt euros à l’inscription, c’est pas pour t’acheter une barquette de vieilles bavettes ! C’est pour s’éclater avec Arles-Avignon, Grenoble, Istres. Que des trucs qu’ont du bleu sur leur maillot. Comme tes vieilles bavettes en promo, dis donc ! Si ça, c’est pas un clin d’œil du destin.
Enfin bon, ça ne change rien au fait que je n’ai toujours pas ma marionnette aux Guignols. Faudra quand même que je leur signale, on sait jamais.

Sinon, pour terminer, on m’a encore fait une remarque super pertinente, comme d’habitude. Comme quoi, la semaine dernière, mettre « porno gay » dans le titre d’une chronique Pierre Minus, ça le fait moyen pour un sport aussi viril que le foot.
Bon, déjà, le porno gay dans le foot, c’est vachement plus fréquent qu’on le croit. Rien que ce week-end, j’ai eu mon pote Jérémy Mathieu au téléphone : il me l’a dit, il a fini par tourner dans un gang-bang. « M’en fous, équipe de France ou pas, je serai dans les 23 ! » Ah ben, on a de l’ambition ou on n’en a pas. Et puis, Jérémy me l’a assuré, c’est un bon plan de carrière. Enfin, avenir ou pas, en tout cas, il s’est jamais autant projeté.

Si, dans ton article tu mets «Thierry Roland» ou «Olivier Rey», t’as maximum quinze connexions - dont cinq avec l’au-delà, au cas où.

Et ensuite, allez, OK, j’avoue : j’avais envie d’être bien référencé dans Google. Ah ben, c’est comme ça que ça marche. Si, dans ton article tu mets «Thierry Roland» ou «Olivier Rey», t’as maximum quinze connexions - dont cinq avec l’au-delà, au cas où. Mais si, par contre, tu mets « porno gay », alors là, t’as cinq mille clics dans l’heure ! Un truc de fou. Eh, heureusement que j’existe pas en application iPhone, t’aurais des mecs, ils auraient de la corne à l’index !
Soit dit en passant : non mais, c’est quoi ce truc, les iPhones ? C’est des Tamagoshis en sex-toys, il faut que tu les caresses plusieurs fois par jour ? Eh, sortez avec des filles, si c’est ça qui vous éclate ! Même si moi, c’est pas avec ma première femme que j’aurais eu de la corne à l’index. Ah ben, c’est simple, pour elle Vaginale-Clitoridienne, c’était pas un clivage sexuel, c’était un match de coupe de la Ligue commenté par Daniel Lauclair. J’ose même pas imaginer comment Grégoire Margotton, il l’aurait appelé. Le Glacico ?

Allez, à la semaine prochaine, les losers.
Et oubliez pas de causer de moi, c’est quand même le plus important.