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	<title>Ni buts ni soumises</title>
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	<description>Blog de filles et d'eau fraîche</description>
	<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 08:23:28 +0000</pubDate>
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		<title>D1 2012-2013 - Bilan de la saison</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Jun 2013 21:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Division 1]]></category>

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		<description><![CDATA[
La saison s&#8217;achève sur le doublé de Lyon et la retraite de Sonia Bompastor. Bilan d&#8217;une saison de D1.

Lyon champion, le PSG en Ligue des Championnes, Juvisy et Montpellier dans le carré de tête, le reste du peloton à distance, Saint-Étienne et Guingamp relativement tranquilles, des promus qui luttent pour le maintien avec Vendenheim et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>La saison s&#8217;achève sur le doublé de Lyon et la retraite de Sonia Bompastor. Bilan d&#8217;une saison de D1.</p>
</div>
<p>Lyon champion, le PSG en Ligue des Championnes, Juvisy et Montpellier dans le carré de tête, le reste du peloton à distance, Saint-Étienne et Guingamp relativement tranquilles, des promus qui luttent pour le maintien avec Vendenheim et dans une certaine mesure Rodez, il y a eu assez peu de surprise dans ce championnat. </p>
<h3>Retour sur pronostic</h3>
<p>Les présentations de saison sont souvent l’occasion de faire des pronostics. Mais les bilans sont rarement celle de les confronter à la réalité. Une saison aussi peu surprenante que celle qui vient de s’écouler est l’occasion de le faire sans trop se couvrir de honte. Revenons donc sur les hypothèses faites lors de la <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2012/09/02/cest-la-rentree/"> rentrée</a>.</p>
<p>En haut de classement, le titre de Lyon et la seconde place du PSG étaient prévus. Juvisy a démenti le pronostic que tout club engagé en Ligue des Championnes finissait quatrième, mais sa place dans le quatuor de tête avec Montpellier ne faisait pas de doute. </p>
<p>Le maintien assez facile de Guingamp et Saint-Étienne, adossé à des clubs pros a été confirmé, même si les Vertes ont connu une mise en route difficile. Mais la cinquième place d’Yzeure est une vraie surprise pour un club qui avait perdu plusieurs joueuses importantes. Mais porté par les 18 buts de Laura Bouillot<a href="#note1" class="note">1</a> et avec la très bonne gardienne Américaine Libby Stout, le club auvergnat a pris la place convoitée de championne du deuxième peloton. Autant dire que le pronostic de début de saison « entre 8<sup>e</sup> et 12<sup>e</sup> » a été largement démenti, Yzeure n’ayant pratiquement pas quitté les 7 premières places. </p>
<p>Le reste du plateau a lutté pour le maintien. C’était attendu pour Issy, Vendenheim et Arras. Ça l’était aussi pour Rodez qui après avoir été à la lutte lors de la phase aller a pris de l’air lors des matchs retours. Toulouse était en revanche attendu nettement plus haut qu’une douzième place avec une seule victoire dans la saison. Il faut croire que la marche depuis la D2 est plus importante que ça, et que l’expérience de plusieurs joueuses habituées à la D1 voire aux sélections ne suffit pas. </p>
<h4>Les surprises n’étaient pas prévues</h4>
<p>Si à quelques détails près, le classement ne recèle pas de grosse surprise et cadre à peu près avec le pronostic, la liste des joueuses à suivre n’a pas été suivie par la réalité. Pourtant, la définition avaient habilement été laissée dans le flou, entre révélation à venir et star à ne pas manquer. </p>
<p>La deuxième catégorie a assez naturellement été la moins ratée : Hoda Lattaf a effectivement réalisé une saison époustouflante, sans doute sa meilleure depuis son retour à Montpellier. Annike Krahn et Linda Bresonik ont confirmé qu’elles pouvaient jouer un rôle important dans les nouvelles ambitions parisiennes. Laetitia Tonazzi n’a pas mis Lotta Schelin sur le banc, mais elle a eu du temps de jeu et un rôle important aussi bien tactiquement que dans la rotation de l’effectif, et son absence contre Wolfsbourg a certainement pesé. Par contre, la saison de Sandrine Dusang a encore été empoisonnée par une blessure qui lui a fait manquer une demi-saison, et elle ne s’est pas complètement imposée dans la défense juvisienne. Il aurait sans doute été plus visionnaire de porter l’attention sur Camille Catala./p&gt;</p>
<p>Les tentatives de prévoir les révélations de la saison dans les autres clubs se sont soldés par à peu près autant d’échecs. Les saisons de Flavie Lemaitre et de Gwenaëlle Migot ont été tout à fait honorable. Mais leurs coéquipières respectives Laurie Cance ou Nora Coton-Pélagie se sont plus fait remarquer. La saison d’Aurélie Mula est légèrement relevée par son doublé contre Issy lors de la dernière journée, mais auparavant elle avait attendu la 17<sup>e</sup> journée pour marquer son seul autre but. Ce qui en fait toutefois la meilleure buteuse du club. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_905" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/bilan2013_cance.jpg" alt="Laurie Cance, l&#39;une des révélations de la saison" width="480" height="226" class="size-full wp-image-905" /><p class="wp-caption-text">Laurie Cance, l'une des révélations de la saison</p></div>
</div>
<p>Le choix de l’américaine Megan Manthey comme joueuse à suivre côté stéphanois n’était sans doute pas le bon : aucun but en 6 apparitions, elle a disparu des feuilles de matchs en février, supplantée par la jeunesse stéphanoise. Entre Méline Gérard et Rose Lavaud pour les confirmations, voire Audrey Chaumette, Léonie Fleury et Candice Gherbi pour les révélations<a href="#note2" class="note">2</a>, il y avait pourtant des joueuses à suivre à Saint-Étienne. </p>
<p>Enfin le choix de Julie Morel comme joueuse à suivre à Guingamp a d’abord semblé de bon aloi. Il faut dire qu’elle venait d’être lauréate du « Challenge de la meilleure joueuse de D1 » de la FFF, et elle commençait son mois de septembre par l’égalisation contre le nouvel ogre PSG, et un but pour sa première chez les Bleues « à domicile » au stade du Roudourou contre l’Irlande. Mais le courant ne passant pas avec son entraîneur Olivier Moullac, elle était progressivement mise à l’écart et finissait par quitter Guingamp pour retourner à Condé en D2<a href="#note3" class="note">3</a>.</p>
<p>Dans l’autre sens, il n’y avait aucune joueuse « à suivre » ni à Arras, ni à Yzeure. Pourtant certaines auraient mérité de l’être, à commencer par Laura Bouillot qui a marqué cette saison cinq fois plus que dans ses quatre premières (dont deux à peu près complètes) et qui est passé en 12 mois d’un statut de joueuse de complément dans une équipe de milieu de tableau à celui d’internationale avec une convocation pour le prochain stage des Bleues. </p>
<h3>Quelques chiffres</h3>
<p>Avec 530 buts marqués en 132 matchs, la D1 marque un peu plus de 4 buts par match. C’est un peu moins que l’an dernier où 544 buts avaient été marqués, mais c’est le troisième total répertorié derrières les 533 buts de 2008-2009. Depuis 10 ans, la moyenne oscille entre 3 et 4 buts par match, et contrairement au championnat des garçons, il serait sans doute souhaitable que cette moyenne baisse légèrement puisqu’elle est essentiellement gonflée par des scores écrasants qui n’apportent pas grand chose au spectacle. </p>
<p>Lyon en a profité pour augmenter encore sont record de buts marqués qui datait de la saison dernière et qui passe de 119 à 132, soit exactement 6 buts par matchs. Le PSG, deuxième attaque a marqué 75 buts, ce qui le met légèrement derrière le Juvisy du milieu des années 2000 (83 buts en 2006 et 78 en 2005) et Toulouse de 2000 (85 buts).</p>
<table>
<caption>Moyenne de buts en D1</caption>
<tr>
<th>Saison</th>
<th>Buts</th>
<th>Moyenne</th>
</tr>
<tr>
<td>2012-2013</td>
<td>530</td>
<td>4.02</td>
</tr>
<tr>
<td>2011-2012</td>
<td>544</td>
<td>4.12</td>
</tr>
<tr>
<td>2010-2011</td>
<td>422</td>
<td>3.20</td>
</tr>
<tr>
<td>2009-2010</td>
<td>457</td>
<td>3.46</td>
</tr>
<tr>
<td>2008-2009</td>
<td>533</td>
<td>4.04</td>
</tr>
<tr>
<td>2007-2008</td>
<td>448</td>
<td>3.39</td>
</tr>
<tr>
<td>2006-2007</td>
<td>510</td>
<td>3.86</td>
</tr>
<tr>
<td>2005-2006</td>
<td>429</td>
<td>3.25</td>
</tr>
<tr>
<td>2004-2005</td>
<td>467</td>
<td>3.54</td>
</tr>
<tr>
<td>2003-2004</td>
<td>416</td>
<td>3.01</td>
</tr>
</table>
<h4>Dans la lignée de la saison dernière</h4>
<p>Avec un peu moins de 610 spectateurs, l’affluence moyenne est en légère baisse par rapport à la saison dernière où elle dépassait 620, mais en étant largement portée par le match Guingamp-Lyon qui avait attiré plus de 12 000 personnes. Cette année, le même match a encore été la meilleure affluence, avec « seulement » 7 850 spectateurs, mais le stade de Gerland a régulièrement attiré de belles affluences, non seulement contre le PSG pour le match au sommet (6 500) et dans les matchs au sommet (Juvisy, Saint-Étienne, Montpellier), mais aussi contre Rodez ou Issy en ouverture et clôture de la saison. L’OL atteint ainsi presque les 2 500 spectateurs de moyenne à domicile, alors qu’il y a seulement deux ans sa meilleure affluence était de 1 500.</p>
<p>Les affluences des autres stades sont aussi marquées par les visite lyonnaises : huit équipes ont connu leur meilleure affluence à cette occasion, souvent largement comme à Guingamp, Arras ou Rodez. Mais attention, le PSG commence à faire recette en faisant logiquement la meilleure affluence chez ses voisins à Juvisy et Issy, mais aussi un peu partout ailleurs. Si Lyon attire près de 2 000 personnes en moyenne<a href="#note4" class="note">4</a>, le PSG dépasse maintenant les 1 200<a href="#note5" class="note">5</a>. </p>
<p>Mais surtout, ces chiffres confirment la multiplication par trois observée l’an dernier. Il y a maintenant une trentaine de matchs joués devant plus de 500 spectateurs, une quinzaine devant plus d’un millier. Avant ces deux dernières saisons on comptait sur les doigts d’une seule main les matchs joué devant plus de 1 000 spectateurs lors des dix dernières saisons. </p>
<table>
<caption>Plus grosses affluences en D1</caption>
<tr>
<th rowspan="2">Saison</th>
<th colspan="3">Nombre de matchs devant plus de</th>
</tr>
<tr>
<th>500 spectateurs</th>
<th>1000 spectateurs</th>
<th>2000 spectateurs</th>
</tr>
<tr>
<td>2012-2013 </td>
<td>32</td>
<td>16</td>
<td>6</td>
</tr>
<tr>
<td>2011-2012 </td>
<td>31</td>
<td>14</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr>
<td>2010-2011 </td>
<td>5</td>
<td>1</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2009-2010 </td>
<td>5</td>
<td>2</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>2008-2009 </td>
<td>7</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2007-2008 </td>
<td>2</td>
<td>1</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2006-2007 </td>
<td>2</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2005-2006 </td>
<td>2</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2004-2005 </td>
<td>3</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2003-2004 </td>
<td>1</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
</table>
<h3>Comme des garçons</h3>
<p>La professionnalisation de la D1, qu’elle soit dans les statuts ou dans les mentalités, provoque des pratiques jusque là plutôt réservé au football des hommes. Cette saison, trois entraîneurs ont été remplacés en cours de saison. Si les choses se sont passées en douceur à Arras où Claude Rioust a succédé à Éric Zelazny et à Jean-Pierre Marocchini mais René Devienne a assuré une certaine continuité. À Issy et Vendenheim par contre, la situation a plutôt viré au psychodrame. David Remisse a été annoncé démis, puis confirmé avant d’être officiellement remercié sans que son successeur ne soit désigné. Nicolas Gonfalone n’est arrivé qu’après une journée de battement. Le remplacement de Dominique Steinberger par Stéphanie Trognon n’a pas été plus calme. </p>
<p>Pour l’anecdote, Toulouse qui est le seul club des 4 derniers à ne pas avoir remercié sont entraîneur en a aussi connu deux cette saison puisque Soraya Belkadi a laissé la place à Sylvain Delgado le temps de quelques matchs pour cause de congé maternité. </p>
<h4>Un mercato d’hiver animé</h4>
<p>Autre classique de la Ligue 1 adoptée par la Division 1, le recrutement hivernal qui n’apporte pas grand chose. C’est un peu la version du haut de tableau du changement d’entraîneur. La spécificité est que comme il n’est pas possible pour une joueuse de jouer pour deux équipes différentes dans la même compétition, les clubs doivent en général recruter à l’étranger ou dans les divisions inférieures. </p>
<p>Lyon a lancé le bal avec un recrutement qui a été nettement plus efficace sur le plan marketing que sur le terrain. Megan Rapinoe n’est très bien intégrée dans le groupe mais son apport dans le jeu n’a pas été à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre d’une joueuse de ce calibre, en particulier en finale de Ligue des Championnes. C’est toutefois nettement plus que Shinobu Ohno qui n’a jamais réussi à s’imposer et qui retourne au Japon avec seulement 7 matchs (dont 2 en entier) et un seul but. </p>
<p>Juvisy a aussi profité de la fenêtre de recrutement pour tenter de régler le problème de gardienne causé par l’impossibilité de recruter Céline Deville en début de saison alors qu’Audrey Malet avait déjà été mise à l’écart. C’est l’Ukrainienne Yryna Zvaritch qui est arrivée, mais Marion Mancion a repris la place, jouant même la double confrontation en demi-finales de la Ligue des Championnes. </p>
<p>Dans le haut de tableau, seule l’arrivée de Tobin Heath au PSG a finalement été pleinement satisfaisante. L’Américaine a grandement participé à la deuxième place des Parisiennes. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_906" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/bilan2013_jaurena_rousseau.jpg" alt="Inès Jaurena et Adeline Rousseau, les recrues hivernales d&#39;Issy" width="480" height="288" class="size-full wp-image-906" /><p class="wp-caption-text">Inès Jaurena et Adeline Rousseau, les recrues hivernales d'Issy</p></div>
</div>
<p>Issy a aussi tenté de se relancer avec deux joueuses habituées des sélections de jeunes : Adeline Rousseau est arrivée de Juvisy où elle n’avait pas eu l’occasion de jouer, et Inès Jaurena est arrivée de l’Université de Floride<a href="#note6" class="note">6</a>. Elles n’ont pas réussi l’impossible de maintenir le club. Si elles restent elles seront à coup sûr des joueuses importantes pour tenter de remonter. </p>
<h3>La meilleure joueuse</h3>
<p>Cette saison, Lotta Schelin a été tellement au dessus des autres que son titre de meilleure joueuse décerné lors des trophées UNFP ne souffre d’aucune discussion. La Suédoise a aussi été récompensée lors des <a href="http://www.footdelles.com/article/Actu_Retrouvez-les-Trophees-du-football-feminin_80002.html"><em>Trophées du football féminin</em></a> décernés par les sites Footdelles.com et une-deux.net, ainsi que par Eurosport. Comme d’habitude, le grotesque « Challenge de la meilleure joueuse » de la FFF n’ose pas annoncer ses résultats. Aux dernières nouvelles, après 18 journées, c’était la Ruthénoise Laurie Cance qui était en tête devant Hoda Lattaf, Delphine Chatelin et Shirley Cruz. Dans le cadre d’un trophée de « la joueuse à suivre », ce classement serait certainement intéressant. </p>
<p>Il y a un an, la version alternative du challenge de la meilleure joueuse (voir <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2012/07/01/d1-2011-2012-bilan-de-la-saison/">le bilan de la saison 2011-2012</a>) avait consacré Eugénie Le Sommer et permis de dégager une équipe type tout à fait honorable.</p>
<p>Cette année, le barème semble avoir été nettement moins pertinent et faire la part belle aux buteuses puisqu’on en retrouve 8 dans les 10 premières. Et la joueuse arrivée largement en tête est Camille Abily qui a aussi été buteuse sans avoir été avant-centre. Comme pour le trophée de la FFF, cela va au moins être l’occasion de remettre un peu la lumière sur une joueuse qui a été un peu oubliée des récompenses de fin de saison alors qu’elle a fait 6 premiers mois proprement exceptionnels. </p>
<h4>Classement ni but, ni soumis</h4>
<ol>
<li>Camille Abily (Lyon) : 151</li>
<li>Lotta Schelin (Lyon) : 119.33</li>
<li>Hoda Lattaf (Montpellier) : 118.14</li>
<li>Laura Bouillot (Nord-Allier) : 114.84</li>
<li>Sarah Bouhaddi (Lyon) : 113.5</li>
<li>Kosovare Asllani (PSG) : 109.6</li>
<li>Lindsey Horan (PSG) : 107.44</li>
<li>Eugénie Le Sommer (Lyon) : 104.7</li>
<li>Laetitia Tonazzi (Lyon) : 104.44</li>
<li>Gaëtane Thiney (Juvisy) : 102.77</li>
<li>Sonia Bompastor (Lyon) : 100.89</li>
<li>Sabrina Delannoy (PSG) : 98.81</li>
<li>Shirley Cruz Traña (PSG) : 97.36</li>
<li>Nelly Guilbert (Juvisy) : 96.27</li>
<li>Léa Le Garrec (Saint-Brieuc) : 94.73</li>
<li>Sandrine Soubeyrand (Juvisy) : 94.27</li>
<li>Méline Gérard (Saint-Etienne) : 94</li>
<li>Marie-Laure Delie (Montpellier) : 93.38</li>
<li>Camille Catala (Juvisy) : 90.54</li>
<li>Amandine Henry (Lyon) : 89.58</li>
</ol>
<p>Les règles de calcul sont expliquées <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2011/12/24/cest-qui-la-meilleure/">ici</a>.</p>
<h3>Vivement la reprise</h3>
<p>La saison prochaine, le plateau aura un petit air de déjà-vu puisqu’il sera identique à celui de la saison dernière : Hénin-Beaumont, Soyaux et Muret remontent après une saison seulement de D2. </p>
<p>Les mouvements de joueuses réserveront sans doute des surprises mais on peut déjà avoir une idée des forces en présence. </p>
<p>Lyon a en quelque sorte fini un cycle. La fin de saison entre la finale de Londres et la première version de la demi-finale contre Montpellier a montré que l’enchaînement des saisons commençait à peser et qu’un peu d’air frais ferait du bien. Sonia Bompastor a fini sa carrière sur un nouveau doublé, Laura Georges est annoncée sur le départ et une défenseuse centrale internationale est annoncée. La rumeur parle de Saki Kumagai qui quitte Francfort. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_904" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/bilan2013_bompastor.jpg" alt="Sonia Bompastor, l&#39;heure de ranger les crampons" width="480" height="234" class="size-full wp-image-904" /><p class="wp-caption-text">Sonia Bompastor, l'heure de ranger les crampons</p></div>
</div>
<p>Pour Lyon, il ne faudra pas tarder à remettre en place une défense parce que le PSG devrait être au niveau dès l’an prochain. En dehors de la championne du monde M-17 Léa Declercq qui a déjà signé, le club parisien va recruter pour bien figurer en Ligue des Championnes. Et cette fois, il y a peu de chance que les joueuse de Farid Benstiti grillent deux jokers dans les trois premières journées. </p>
<p>Même si le titre devrait se jouer entre ces deux équipes, leurs concurrentes n’abdiqueront pas. Juvisy se professionnalise pour pouvoir rivaliser. Sandrine Mathivet quitte la tête de l’équipe première pour un rôle de directrice sportive et sera remplacée par Pascal Gouzènes. Laure Lepailleur devrait enfin rechausser les crampons et Céline Deville en fin de contrat à Lyon devrait arriver dans l’Essonne. </p>
<p>Montpellier qui arrivait en fin de cycle ne sera plus entraîné par Sarah M’Barek mais par Jean-Louis Saez, et a été le premier à recruter une internationale française, Marina Makanza en provenance de Fribourg. </p>
<h4>Où sont les femmes ? </h4>
<p>Avec l’arrêt pour raison professionnelle d’Élodie Woock, remplacée sur le banc de Rodez par Nicolas Bach, la descente du TFC de Soraya Belkadi et du Vendenheim de Stépanie Trognon, et parce que Corinne Diacre ne remonte pas avec Soyaux, remplacée par Jean-Claude Barrault, on n’est pas passé loin de ne plus avoir d’entraîneuse en D1. </p>
<p>La saison finalement moyenne de l’EAG après la gestion assez conflictuelle des cas de Julie Morel et de Marion Boishardy, a coûté sa place à Olivier Moullac. Il est remplacé par Sarah M’Barek qui pourra compter sur la future star Griedge M’Bock Bathy Nka, qui a prolongé. </p>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Depuis 10 ans, seule Eugénie Le Sommer, 19 buts en 2010 à Saint-Brieuc avait marqué plus de 15 buts dans un club hors du top 4</li>
<li><a name="note2" />Mais ce choix de révélations aurait été fort audacieux en septembre</li>
<li><a name="note3" />Il lui était réglementairement impossible de jouer en D1 pour un autre club cette saison</li>
<li><a name="note4" />Soit près de 1000 en moins que la saison dernière, intégralement réparties sur les matchs à Guingamp et à Juvisy. </li>
<li><a name="note5" />Même si ce chiffre est lui-même largement porté par les 6 500 spectateurs du Lyon-PSG.</li>
<li><a name="note6" />À vrai dire, elle était annoncée à Issy dès le début de la saison. </li>
</ol>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lotta Schelin, le cauchemar des Bleues ?</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/06/01/lotta-schelin-le-cauchemar-des-bleues%c2%a0/</link>
		<comments>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/06/01/lotta-schelin-le-cauchemar-des-bleues%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 May 2013 23:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Coupe d'Europe]]></category>

		<category><![CDATA[Division 1]]></category>

		<category><![CDATA[Les Bleues]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lotta Schelin est la meilleure joueuse du championnat de France. Décisive dans les grands matchs, elle a même été comparée à Lionel Messi par le sélectionneur Bruno Bini. 
À quelques semaines de l’Euro qu’elle jouera à domicile avec la Suède, est-elle vraiment le contrepoint des attaquantes françaises dont l’efficacité chez les Bleues est discutée ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Lotta Schelin est la meilleure joueuse du championnat de France. Décisive dans les grands matchs, elle a même été comparée à Lionel Messi par le sélectionneur Bruno Bini. </p>
<p>À quelques semaines de l’Euro qu’elle jouera à domicile avec la Suède, est-elle vraiment le contrepoint des attaquantes françaises dont l’efficacité chez les Bleues est discutée ? </p>
</div>
<p>« <em>Barcelone a Messi, Lyon a Lotta Schelin</em> ». La phrase est de Bruno Bini quelques minutes après la victoire de l’OL en demi-finale aller de la Ligue des Championnes, où l’attaquante suédoise venait de marquer un doublé. Le compliment est aimable pour une joueuses que les Bleues pourraient trouver sur leur route lors du prochain Euro. </p>
<p>Quelques jours plus tôt, après le match nul 1-1 contre le Canada à Nice, le propos était nettement moins flatteur pour les attaquantes françaises : « <em>Ce n&#8217;est pas un problème de concentration, c&#8217;est une chose de marquer des buts quand ça va à 10 à l&#8217;heure et quand vous le ratez, vous savez que vous avez une marge de 5 à 6 buts et c&#8217;en est une autre quand ça va à 400 à l&#8217;heure et que vous n&#8217;avez une marge que d&#8217;un ou deux buts.</em> ».</p>
<p>Le problème viendrait donc de ce que les attaquantes Bleues n’ont pas assez souvent l’occasion de jouer des matchs de haut niveau : « <em>bien sûr il faudra que l&#8217;on trouve un système, on est en train d&#8217;y réfléchir pour qu&#8217;il y ait plus d&#8217;oppositions entre les meilleures équipes du championnat de façon à ce qu&#8217;elles aient plus l&#8217;habitude entre guillemets de jouer des matchs plus difficiles</em>. »</p>
<p>On n’épiloguera pas sur le décalage entre ce constat et le fait que l’équipe de France a soigneusement évité de se confronter à des équipes de haut niveau pendant près de 5 ans. Le nouveau statut des Bleues nécessite peut-être un changement de stratégie. Dans sa conférence de presse d’annonce de la liste des 23 sélectionnées pour l’Euro<a href="#note1" class="note">1</a>, Bruno Bini a précisé que la préparation serait axée sur l’efficacité, offensive et défensive. </p>
<h4>Les clubs français sont au niveau européen</h4>
<p>Même si les matchs « plus difficiles » ne sont pas très nombreux, il y en a au moins 6 en championnat pour les clubs du quatuor de tête, un peu plus suivant les tirages de la Coupe de France, plus quelques matchs de Coupe d’Europe, en général à partir des quarts de finales, voire plutôt comme quand le PSG rencontre Francfort dès les huitièmes. </p>
<p>Lyon est finaliste de la Ligue des Championnes depuis 4 ans, Juvisy est demi-finaliste cette année, Montpellier l’était en 2010. La double confrontation franco-suédoise a montré que les clubs français n’avaient pas de complexes à faire vis-à-vis des clubs suédois. Seule la Bundesliga semble encore au-dessus, encore qu’on a là aussi une structure avec trois ou quatre clubs dominants et il n’est pas sûr que Gütersloh ou Sindelfingen se maintiendraient aisément en D1. </p>
<p>Bref les attaquantes des équipes françaises ne semblent pas tellement dans de plus mauvaises conditions pour acquérir de l’expérience que leurs homologues des autres clubs européens. Pour les Bleues, la question est donc : est-ce que ce sont les attaquantes étrangères qui font les résultats des clubs français ?</p>
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<div id="attachment_895" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/schelin.jpg" alt="Lotta Schelin" width="480" height="243" class="size-full wp-image-895" /><p class="wp-caption-text">Lotta Schelin</p></div>
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<p>Cela va sans doute un peu se résumer à mesurer l’impact de Lotta Schelin sur les performance de Lyon, et dit abruptement, poser une autre question : « en plus d’être le meilleur atout du principal adversaire de la France, est-ce que Lotta Schelin étouffe les capacités offensives des Bleues en masquant les carences de ses coéquipières ? ».</p>
<h4>Certains buts sont plus importants que d’autre</h4>
<p>L’attaquante suédoise est la meilleure buteuse du championnat de France cette saison mais c’est la première fois en cinq ans qu’elle joue à Lyon, et elle n’a même jamais été meilleure buteuse lyonnaise, devancée successivement par Katia, par Sandrine Brétigny et par Eugénie Le Sommer. La saison dernière était même la première saison où elle était deuxième meilleure buteuse du club (et du championnat). Cette saison, Camille Abily, Eugénie Le Sommer, Hoda Lattaf, Laura Bouillot et Laetitia Tonazzi ont par ailleurs des scores tout à fait honorables. </p>
<p>La différence pourrait donc se faire sur l’impact dans les matchs les plus important. On se souviendra en effet que la prolifique Sandrine Brétigny avait accroché la deuxième place des buteuses en 2009 en doublant Élodie Ramos, Marie-Laure Delie et Lotta Schelin en marquant un octuplé à l’avant dernière journée lors d’une victoire 14-1 contre Saint-Brieuc. Ses 22 buts cette saison là avaient été inscrits lors de 7 matchs seulement. Bref la performance est notable mais pas de nature à changer le cours d’un match serré<a href="#note2" class="note">2</a>.</p>
<p>On va donc accorder une attention toute particulière aux buts marqués dans les matchs entres les quatre premiers et dans les matchs de Coupe d’Europe, hors premier ou deuxième tour. On peut ignorer les matchs des « autres » contre les gros : sur les 54 buts encaissés par Lyon, Montpellier, Juvisy et le PSG, 36 l’ont été au cours des confrontations directes. Les 18 autres ont été inscrits par 18 buteuses différentes<a href="#note3" class="note">3</a>. Le but de Leila Iloudje a donné la victoire à Yzeure contre Juvisy, ceux de Julie Morel, Léa Le Garrec et Léonie Fleury ont permis à Guingamp et Saint-Étienne d’obtenir le nul contre le PSG et Montpellier mais ce sont les seuls qui ont rapporté des points<a href="#note4" class="note">4</a>. </p>
<p>Dans le même ordre d’idée, l’Yzeurienne Laura Bouillot qui fait une très bonne saison avec 18 buts, en a marqué 11 contre les trois relégables (dont 7 contre Vendenheim) et aucun contre les équipes de tête. Cela n’est d’ailleurs pas particulièrement un argument contre la joueuse dans ce championnat si hétérogène : lors de la saison où elle avait été meilleure joueuse et meilleure buteuse avec Saint-Brieuc, Eugénie Le Sommer n’avait marqué qu’un de ses 19 buts contre une équipe de tête, lors d’une défaite 4-1 à Juvisy. </p>
<h3>La saison fantastique de Lotta Schelin</h3>
<p>Cette saison, Lotta Schelin a marqué 17 buts dans les matchs au sommet<a href="#note5" class="note">5</a>, soit à peu près un but toutes les 60 minutes. En dehors du match aller contre le PSG et de la finale de Ligue des Championnes, elle a marqué à chacun des ces matchs qu’elle a disputé, avec un triplé à l’aller contre Juvisy en D1, et cinq doublés depuis le mois d’avril (PSG, Malmö, Montpellier et Juvisy x 2). Depuis le match contre Arras début décembre, elle a participé à 18 matchs, marqué lors de 17 pour un total de 30 buts. La comparaison avec Lionel Messi se tient. </p>
<p>Aucune attaquante ne s’approche de ces performances dans les clubs français cette saison. Celle qui en est le moins loin est Laetitia Tonazzi, qui n’a certes marqué que 5 buts dans de tels matchs, mais qui a joué deux fois moins (alors qu’elle a un peu plue joué au total que sa coéquipière suédoise). Elle marque toutes les 80 minutes dans les matchs au sommet<a href="#note6" class="note">6</a>. </p>
<p>Hoda Lattaf a marqué 4 buts avec un temps de jeu réduit par l’absence de match européen, ce qui lui fait une moyenne d’un but toutes les 160 minutes environ. Élodie Thomis a également marqué 5 buts avec un temps de jeu à peine inférieur à Lotta Schelin, soit un but toutes les 190 minutes environ.</p>
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<div id="attachment_897" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/lattaf.jpg" alt="Hoda Lattaf" width="480" height="199" class="size-full wp-image-897" /><p class="wp-caption-text">Hoda Lattaf</p></div>
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<p>Enfin, on peut mentionner le cas d’Ami Otaki qui marque toutes les 65 minutes, mais avec un total d’un but en trois apparitions, ce qui n’est pas vraiment significatif. Camille Abily a marqué 5 fois, Louisa Necib et Amandine Henry 4, avec un temps de jeu important qui met les deux premières à environ un but toutes les 215 minutes. Mais c’est peut-être déjà bien pour des milieux. </p>
<p>Megan Rapinoe et Kosovare Asllani sont les deux seules autres joueuses dont la moyenne est inférieure à 200 minutes (180 en l’occurrence), mais cela porte sur des nombres de buts faibles, respectivement 3 et 2.</p>
<p>La saison de Lotta Schelin est donc tout à fait exceptionnelle, et la dernière demi-saison encore plus. Pour les autres joueuses, les conclusions sont difficiles à tirer parce que les chiffres portent sur peu de matchs et peu de buts. </p>
<h3>Comparaisons dans le temps…</h3>
<p>Si l’on remonte d’une saison, les chiffres sont du même ordre, sauf qu’il n’y a pas d’extraterrestre. On passera sur les cas d’Aurélie Conforti, un but toutes les 15 minutes mais surtout un seul but en 15 minutes au total, et sur celui de Virginie Mendes (même chose mais en 88 minutes). Stéphanie De Revière marque 3 buts, un toutes les 100 minutes, une performance du même ordre que celui de Laetitia Tonazzi cette saison, avec la même réserve : tout se joue sur un doublé en deux minutes lors du match contre le PSG de l’avant dernière journée sans enjeu. </p>
<p>Plus significatif parce que le temps de jeu est plus important, le score du quatuor offensif lyonnais. Eugénie Le Sommer était en tête avec 7 buts, un toutes les 120 minutes, Camille Abily et Lotta Schelin suivaient avec 6 buts, un toutes les 180 minutes et Élodie Thomis avait marqué 4 buts mais avec moins de temps de jeu, un pour 160 minutes. </p>
<p>En 2010-2011, la buteuse la plus efficace est Sandrine Brétigny qui marque un but toutes les 33 minutes dans les matchs au sommet, avec un total de 5 buts seulement parce qu’elle ne dispute en général que les dernières minutes<a href="#note7" class="note">7</a>. Lotta Schelin marque 9 buts, un toutes les 110 minutes, Laetitia Tonazzi est à 7, Lara Dickenmann à 5 et Eugénie Le Sommer à 4, ce qui le met toutes les trois autour d’un but toutes les 160 minutes.</p>
<p>Les chiffres sont donc assez conforme à ceux de cette saison, hors exception comme Lotta Schelin cette année ou Sandrine Brétigny il y a deux ans : une très bonne attaquante du championnat marque entre un but toutes les 100 et 200 minutes, c’est à dire quelque chose comme un but par match à un but tous les deux matchs. Selon le nombre de matchs disputés, et en particulier en fonction de la Coupe d’Europe et de la Coupe de France, cela vaut entre 5 et 10 buts dans la saison. </p>
<p>L’exception Lotta Schelin de cette saison ne doit pas masquer le fait qu’avant cela , il n’y avait pas tant d’écart et que des joueuses comme Laetitia Tonazzi, Élodie Thomis ou Eugénie Le Sommer ont des performances qui ne sont pas si éloignées saison après saison. </p>
<h3>…et dans l’espace</h3>
<p>Élargissons la perspective pour voir les mêmes calculs à l’étranger. On s’intéressera aux championnats Suédois et Allemands qui sont en général considérés comme les deux meilleurs championnats européens avec la France, sans compter que la Suède et la France sont les favorites du prochain Euro avec les Bleues<a href="#note8" class="note">8</a>. </p>
<p>En Suède, le dernier championnat s’est conclu avec deux clubs détachés, Tyresö et Malmö, une quinzaine de points devant Linköpings et Göteborg. L’Américaine de Göteborg Christen Press a marqué 8 buts, soit un toutes les 70 minutes, même si 7 de ces buts ont été marqués contre Linköping et Fortuna (en Coupe d’Europe), les adversaires les plus faibles de l’échantillon. Elle n’était pas de la confrontation contre Juvisy car elle a été transférée entre temps à Tyresö où elle est actuellement meilleure buteuse du Damallsvenskan. </p>
<p>Sa compatriote et coéquipière à Göteborg Yael Averbuch atteint même une moyenne d’un but toutes les 60 minutes, mais avec deux buts seulement (dont celui contre Juvisy), ce qui est assez peu significatif. Il faut dire qu’elle n’est arrivée de Rossiyanka qu’à la mi-saison. </p>
<p>Les deux joueuse de Malmö Ramona Bachmann et Anja Mittag ont marqué 5 buts, pour des moyennes respectives d’un but toutes les 80 et toutes les 110 minutes, soit des valeurs assez proches de celles de Laetitia Tonazzi et de Hoda Lattaf, en nombre de but comme en temps de jeu. </p>
<p>Marta marque toutes les 140 minutes environ et il faut arriver à des scores de l’ordre d’un but toutes les 170 minutes pour trouver enfin des attaquantes suédoises, Sara Lindén et Susanne Moberg (la première avec seulement 2 buts). Il faut dire que les attaquantes de l’équipe nationales jouent en France ou en Allemagne (même si Kosovare Asllani a fait la plus grande partie de la saison 2012 à Kristianstads).</p>
<h4>En Bundesliga</h4>
<p>En Allemagne, le quatuor de tête ne compte plus Duisbourg mais Wolfsbourg, Francfort, Potsdam et le Bayern. Évacuons vite le cas de Fatmire Bajramaj, un but toutes les 45 minutes, ce qui signifie qu’elle a eu le temps de jouer une mi-temps contre Potsdam et de marquer un but avant de se blesser. Les Suédoises ne sont pas en Suède mais en Allemagne Antonia Göransson marque toutes les 150 minutes, mais c’est à peine plus intéressant avec deux buts seulement. </p>
<p>La première performance significative est celle de la Bavaroise Lena Lozten qui avec 5 buts marque toutes les 120 minutes. Sa coéquipière Sarah Hagen marque toutes les 160 minutes tout comme Martina Müller, dont la performance est plus remarquable puisqu’elle est la seule à avoir un temps de jeu supérieur à 1000 minutes. Son doublé en finale de Coupe d’Allemagne et son pénalty contre Lyon lui permettent d’arriver à 7 buts dans les matchs importants. La plupart des attaquantes vedettes comme Kerstin Garefrekes, Conny Pohlers, Alexandra Popp, Yuki Ogimi marquent entre 3 et 4 buts, avec des moyennes entre un but toutes les 190 minutes et toutes les 300 minutes. Le cas de Conny Pohlers est intéressant : elle n’a marqué dans aucun match au sommet en championnat, mais elle marque toutes les 120 minutes en Ligue des Championnes.</p>
<h4>En conclusion</h4>
<p>Les résultats ne bouleversent pas les premières conclusions : en dehors de Christen Press et de Martina Müller, les attaquantes les plus décisives marquent 4 ou 5 buts dans les gros matchs, avec une fréquence qui varie entre la centaine de minutes et les deux centaines. Le temps pour marquer un but est légèrement plus faible en Suède et légèrement plus élevé en Allemagne. On émettra l’hypothèse que cette différence est surtout liée à la qualité générale du championnat, ce qui correspond à d’autres facteurs qui permettent de supposer que le championnat de France est supérieur au Damallsvenskan, surtout dans son premier tiers, mais qu’il est globalement inférieur à la Bundesliga. </p>
<h3>Qui marque dans les matchs serrés</h3>
<p>Un autre façon d’envisager la manière d’être décisive pour une attaquante pourrait être de savoir qui marque les buts qui font gagner, donc les buts dans les matchs serrés.</p>
<p>On considérera qu’un match est serré quand il se finit avec un écart de deux buts ou moins. Pour des raisons pratiques, on continue à ne s’intéresser qu’aux buts marqués par les quatre équipes de tête.</p>
<p>Cette saison, 14 matchs du quatuor on été « serrés », et trois joueuses seulement ont marqué plus de deux buts dans ces matchs. Marie-Laure Delie a permis à Montpellier d’obtenir le nul 1-1 contre le PSG, Guingamp et Saint-Étienne. Lindsey Horan a marqué une fois de plus, lors des deux matchs contre Juvisy et lors de la victoire 2-0 contre Issy. Gaëtane Thiney atteint même le score de 5 buts, mais cela ressemble surtout à un artefact statistique avec un triplé contre Arras lors de la dernière journée qui n’aurait pas compté dans les matchs serrés sans un relâchement défensif juvisien. </p>
<p>L’an dernier, cela concernait 19 matchs et l’attaquante essonnienne était déjà en tête avec 4 buts (contre Lyon, deux fois contre le PSG et contre Yzeure pour un nul, deux victoires d’un but et une victoire de deux buts). Aucune autre n’avait marqué plus de deux buts. En 2011, il y avait eu 23 match serrés, Julie Machart avait marqué 5 fois, Gaëtane Thiney et Marie-Laure Delie 4 fois, Katia et Élise Bussaglia 3 fois. </p>
<p>Gaëtane Thiney semble bien être spécialiste des buts décisifs dans les matchs serrés, ce qu’elle vient de rappeler en marquant le seule but du match à Montpellier. </p>
<p>Toutefois, ces chiffres n’ont qu’une signification très limitée en masquant l’apport de buteuses capable de faire gagner leur équipe par plus d’un but d’écart. Assez mécaniquement, on ne trouve à peu près pas de joueuses marquant des doublés ou des triplés dans ce comptage. Une buteuse capable d’offrir une large victoire à son club en marquant plusieurs fois sera ignorée par la statistique. </p>
<p>En l’occurrence, on trouve bien sûr très peu de Lyonnaises dans la liste cette saison, simplement parce que Lyon n’a été accroché à deux buts ou moins que deux fois cette saison, 1-0 contre le PSG et 2-0 contre Juvisy. Mais on est peut-être là en plein dans la remarque qui dit que c’est plus difficile quand « <em>vous n&#8217;avez une marge que d&#8217;un ou deux buts</em> »</p>
<h3>En équipe nationale</h3>
<p>Pour finir, voyons qui marque en équipe national pour la France, la Suède et l’Allemagne. On ignorera les matchs contre les équipes comme le Pays de Galles ou la Roumanie pour s’intéresser aux matchs contre des adversaires un peu plus huppés, à commencer par l’Écosse ou la Suisse en allant jusqu’aux États-Unis ou au Japon. </p>
<p>Les Bleues ont joué 20 matchs contre ce type d’adversaire depuis la Coupe du monde 2011<a href="#note9" class="note">9</a>, pour 10 victoires (dont les 8 premiers matchs), 3 défaites (aux Jeux Olympiques) et 7 nuls lors des 7 derniers matchs. La buteuse la plus efficace est Marie-Laure Delie, l’habituelle avant-centre avec 13 buts, devant Eugénie Le Sommer, qui la supplée régulièrement dans l’axe en plus de jouer souvent sur un côté et qui a marqué 7 buts. Louis Necib compte 6 buts et Gaëtane Thiney 5. Une seule autre joueuse a marqué plus d’une fois, la défenseuse centrale Wendie Renard (4 buts). Il y a donc bien chez les Bleues une buteuse attitrée dont l’efficacité n’est plus à prouver. </p>
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<div id="attachment_896" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/06/delie.jpg" alt="Marie-Laure Delie" width="480" height="246" class="size-full wp-image-896" /><p class="wp-caption-text">Marie-Laure Delie</p></div>
</div>
<p>La situation semble équivalente pour l’équipe allemande qui a joué 18 matchs de ce type durant la même période, pour 10 victoires, 7 nuls et une seule défaite contre les USA. Celia Okoyino da Mbabi a marqué 16 buts et devance largement Dszenifer Maroszan et Anja Mittag (4), Nadine Keßler et Alexandra Popp (3), Fatmire Bajramaj et Verena Faißt (2). La Mannschaft pourrait sembler avoir trouvé la successeuse de Birgit Prinz, mais on notera avec circonspection que l’attaquante de Bad Neuenahr a marqué 14 de ses 16 buts en quatre matchs consécutifs seulement, entre le 5 mars et le 5 avril 2012.</p>
<p>En Suède, la marque est mieux répartie : en 23 matchs (9 victoires, 6 nuls et 6 défaites, mais aucune depuis la prise de fonction de Pia Sundhage), Lotta Schelin a marqué 9 fois, Antonia Göransson et Kosovare Asslani 6 fois et Sofia Jakobsson 5 fois.</p>
<p>La France a une moyenne de buts comparable à l’Allemagne (21 buts en 20 matchs contre 19 buts en 18 matchs), et les attaquantes Bleues ne semblent pas souffrir de la comparaison avec les Allemandes. La Suède a une moyenne nettement supérieur (37 buts en 23 matchs, soit 1,6 but par match contre 1,05), sans que cela ne soit dû à un fort total d’une ou deux joueuse. </p>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Qui compte trois véritables avant-centres avec Marie-Laure Delie, Laetitia Tonazzi et Sandrine Brétigny, plus Eugénie Le Sommer dont c’est peut-être aussi le meilleur poste. Une richesse assez inédite, sans doute grâce à l’élargissement à 23. </li>
<li><a name="note2" />À la décharge de l’actuelle attaquante de Francfort, elle prenait ce qu’elle pouvait en fonction de son temps de jeu : elle est rarement entré plus d’une vingtaine de minutes dans les matchs au sommet – quand même elle entrait – et a malgré tout marqué quelques buts contre Juvisy, Montpellier ou le PSG. </li>
<li><a name="note3" />Leïla Iloudje, Delphine Chatelin, Madeleine Michèle Ngono Mani, Julie Morel, Aude Moreau, Jessica Lernon, Gwenaëlle Migot, Cynthia Gueheo-Djetou, Sophie Rissoan, Léa Le Garrec, Sandra Maurice, Charlotte Lozé, Viviane Boudaud, Alexandra Banner, Marie Gosse, Ludivine Bultel, Caroline Gracial et Léonie Fleury.</li>
<li><a name="note4" />Comme d’habitude, le quatuor de tête perd très peu de points contre le reste du monde : en dehors de ces quatre matchs, il n’y a qu’un nul de Juvisy contre Rodez 0-0. Une défaite, 4 nuls pour 59 victoires </li>
<li><a name="note5" />On compte comme match au sommet ceux contre le quatuor de tête et en Coupe d’Europe ceux contre les clubs des 10 pays les mieux classés au classement UEFA. On pourrait restreindre ce nombre de pays mais il permet de prendre en compte des matchs comme ceux de Juvisy contre Stabæk. De même utiliser le classement des clubs ne serait pas plus pertinent puisqu’il est très lié au nombre de participation à une Coupe d’Europe lors des 5 dernières saisons.</li>
<li><a name="note6" />Ce qui est déjà énorme mais qui est à relativiser avec le faible échantillon car plus sensible à des événements particuliers comme par exemple un doublé en fin de match remporté 6-1. </li>
<li><a name="note7" />Elle finira la saison avec le total étonnant de 19 buts en 19 matchs joués mais seulement 681 minutes de jeu (à peine plus d’une demi-heure par match) et seulement deux titularisations. Son efficacité est à peu près identique quel que soit l’adversaire. </li>
<li><a name="note8" />Et puis aussi ce sont les championnats dont les données sont le plus facile à mobiliser grâce au travail des deux Fédérations. Ce n’est pas sur le site de la FFF qu’on pourrait trouver des informations sur les compositions d’équipes. Pour la Suède, il s’agit du championnat 2012 puisque celui de 2013 vient seulement de commencer, et de la présente saison de Ligue des Championnes, soit un léger décalage entre les deux. Pour l’Allemagne, il s’agit de l’actuelle saison du championnat, de la Coupe d’Allemagne et de la Ligue des Championnes. Dans les deux cas, on ne prend en compte que les matchs entre les quatre premiers et ceux des derniers tours de Ligue des Championnes, soit respectivement contre Bardolino, Fortuna, Juvisy et Lyon pour les clubs suédois, et contre Røa, Arsenal, Rossiyanka et Lyon pour les clubs allemands. Pour l’Allemagne, les statistiques ont été arrêtées avant la dernière journée, et il manque donc le match entre le Bayern et Francfort, </li>
<li><a name="note9" />Depuis 2012 en fait, la fin de l’année 2011 se jouant contre des faire-valoir. </li>
</ol>
</div>
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		<title>Des louves contre les lionnes</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 23:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
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La finale de la Ligue des Championnes opposera Lyon à une équipe allemande comme tous les ans depuis quatre ans. Cette année, c’est Wolfsbourg, novice en la matière qui représente la Bundesliga en finale. 

L’affiche de la finale de Ligue des Championnes était envisageable dès le début de la saison, entre un Olympique Lyonnais double [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>La finale de la Ligue des Championnes opposera Lyon à une équipe allemande comme tous les ans depuis quatre ans. Cette année, c’est Wolfsbourg, novice en la matière qui représente la Bundesliga en finale. </p>
</div>
<p>L’affiche de la finale de Ligue des Championnes était envisageable dès le début de la saison, entre un Olympique Lyonnais double tenant du titre et et un VfL Wolfsbourg en pleine progression et très renforcé, au contraire de Potsdam qui venait de perdre en particulier Babett Peter et Bianca Schmidt parties à Francfort et Viola Odebrecht arrivée justement à Wolfsbourg. </p>
<p>Arsenal et les clubs suédois ne semblant pas vraiment en mesure de remettre en cause la désormais traditionnelle mainmise de Lyon et des clubs allemands sur la compétition européenne, le pronostic se portait naturellement sur Potsdam et sur les deux clubs que l’on retrouve finalement. </p>
<h4>La surprise Arsenal</h4>
<p>Pourtant les Anglaises ont quelque peu fait mentir le pronostic : dans l’élan de la création de la Women’Premier League, championnat professionnel, Arsenal a éliminé Potsdam en huitièmes de finales en l’emportant à l’aller comme au retour, ce qui reste un événement, les éliminations avant la finale d’équipes allemandes hors des duels germano-allemands se comptant sur les doigts d’une main<a href="#note1" class="note">1</a>. </p>
<p>Mais en demi-finale, Arsenal a buté sur Wolfsbourg en perdant tous ses espoirs dès le match aller perdu 2-0 à domicile. Même si Kim Little entretenait un petit espoir en égalisant à 1-1 en début de deuxième mi-temps au retour, la capitaine Nadine Keßler remettait les choses à plat en transformant un pénalty en deux temps. </p>
<h4>La Suède battue par la France</h4>
<p>Les équipes suédoises ont par contre confirmé qu’avec le déclin d’Umeå et en attendant l’arrivée du Tyresö de Marta, Christen Press et Verónica Boquete, elles n’étaient plus en mesure de jouer le titre. Malmö, qualifié comme champion et entre temps vice-champion à la différence de but avec Tyresö a explosé face à Lyon en quart de finale (0-5 et 0-3) et Göteborg a concédé deux défaites à Juvisy au même stade confirmant que la Division 1 n’a pas grand chose à envier au Damallsvenskan. </p>
<p>Avant de rencontrer Arsenal, Wolfsbourg avait eu un parcours relativement facile d’abord face aux Polonaise de l’Unia Racibórz puis au Norvégiennes de Røa qui ont toutefois réussi à arracher le nul au retour. En quart, ce sont les Russes de Rossiyanka qui se dressaient face aux Allemandes qui se faisaient une légère frayeur à l’aller dans la Volkswagen Arena : menant 2-0 et à 11 contre 10 après l’expulsion d’Olesya Mashina, elles avaient concédé un but dès le début de deuxième mi-temps et restaient à portée avant le match retour malgré une importante domination (19 tirs à 5). Au stade Luzhniki, il leur fallait plus d’une heure avant de se mettre à l’abri. </p>
<p>Le parcours lyonnais a été nettement plus linéaire face à des adversaires du même calibre : les Finlandaise du PK-35 Vantaa ont été avalées 7-0 et 5-0, l’autre équipe russe du Zorkiy Krasnogorsk n’a pas mieux résisté (0-9 et 0-2) et Malmö a donc également été balayé. La demi-finales franco-française contre Juvisy a connu à peu près aussi peu de suspense et Lyon arrive en finale avec des statistiques impressionnantes (8 matchs, 8 victoires, 40 buts marqués, 1 but encaissé). </p>
<h4>La même réussite domestique</h4>
<p>Lyon et Wolfsbourg arrivent à Stamford Bridge après une saison déjà réussie sur le plan national. Les deux équipes ont été sacrées en championnat au mois d’avril avant la fin de la compétition. Là aussi, le parcours diffère un peu : Lyon a remporté tous ses matchs alors que Wolfsbourg a laissé quelques points en routes : un 0-0 contre Essen lors de la 6<sup>e</sup> journée et un 2-2 contre Bad-Neuenahr lors de la 11<sup>e</sup> trois jours avant une lourde défaite 3-0 contre le Bayern avec un milieu remanié privé de Nadine Keßler et de Zsanett Jakabfi. Les louves avaient donc remporté 26 de leurs 30 premiers matchs de la saison, toutes compétitions confondues.</p>
<p>Elles ont en particulier affirmé leurs prétentions sur le titre au mois de novembre en battant Francfort et Potsdam à 15 jours d’intervalle. Contre les championnes en titre, c’est la capitaine Nadine Keßler qui renversait la situation alors que son équipe était menée 1-0, but de Lisa Evans mais jouait en supériorité numérique après l’expulsion de Jeannette Yango. Elle égalisait d’abord à dix minutes de la fin avant de marquer le but de la victoires dans les arrêts de jeu<a href="#note2" class="note">2</a></p>
<p>Wolfsbourg a certes perdu les deux matchs retours ces dernières semaines mais le match contre Potsdam n’a aucune signification pour une équipe qui avait déjà le titre en poche<a href="#note3" class="note">3</a> et les yeux tournés vers ses deux finales du mois de mai et qui est arrivée avec une composition très fantaisiste et 7 titulaires au repos (sans compter les blessées). Le match contre Francfort est plus intéressant même s’il n’était pas vraiment décisif non plus puisqu’une victoire dans les quatre derniers matchs suffisait<a href="#note4" class="note">4</a>. Face à une équipe de Francfort remise en selle par son deuxième changement d’entraîneurs de la saison et son recrutement hivernal, elles étaient logiquement battues.</p>
<h3>Des histoires parallèles</h3>
<p>L’Olympique Lyonnais et le VfL Wolfsbourg sont tous les deux des clubs professionnels avec une équipe masculine dans le championnat d’élite et tous deux ont remporté un ou plusieurs titres dans les années récentes, en 2009 pour le club allemand. L’intégration de l’équipe féminine date de 2003 pour Wolfsbourg et de 2004 pour Lyon. </p>
<p>Si l’OL a succédé au FC Lyon qui venait de passer à quelque minutes du titre, Le VfL Wolfsbourg a pris la relève du Wendschotter SV Wolfsbourg de Claudia Müller qui venait de finir 9<sup>e</sup>, 33 points derrière Francfort. Le Wendschotter avait lui-même pris la suite du VfR Eintracht Wolfsbourg en 1996 et évoluait en Bundesliga depuis 1998 après avoir manqué la qualification pour la saison initiale de la poule unique. </p>
<p>Tout comme la section féminine du FC Lyon datait du début des années 1970, l’Eintracht avait été créé en 1973 et avait régulièrement évolué au plus haut niveau, atteignant la finale de la Coupe en 1984 et faisant partie des 20 équipes participant à la première Bundesliga en 1990.</p>
<h4>Le virage vers le professionnalisme</h4>
<p>Ne partant pas du même point, les deux clubs n’ont pas mis le même temps pour arriver au sommet : l’OL a remporté son premier titre sous ce nom dès 2007 et atteint sa première demi-finale européenne la saison suivante et a récidivé tous les ans depuis. Le VfL Wolfsbourg a eu plus de difficultés. Reléguées en 2005 après deux saisons dans la deuxième moitié de classement, les louves remontent immédiatement, en particulier grâce aux 36 buts de Martina Müller. </p>
<p>Jusqu’en 2011, Wolfsbourg navigue entre la 5<sup>e</sup> et la 8<sup>e</sup> place de la Bundesliga, assez bien pour ne pas se faire de frayeur, pas assez pour se mêler à la lutte pour le titre ou la qualification européenne. Mais cela est sans doute insuffisant pour un club soutenu par une multinationale comme Volkswagen<a href="#note5" class="note">5</a>. Le tournant intervient à l’été 2011 avec l’arrivée des finalistes de la Ligue des Championnes (et vainqueurs la saison précédentes) Josephine Henning et Nadine Keßler de Potsdam, ainsi que celle de Conny Pohlers qui arrive de Francort et de Lena Goeßling de Bad Neuenahr. Toutes quatre sont déjà internationales, comme le sont aussi Verena Faißt, Navina Omilade et Martina Müller déjà présentes.</p>
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<div id="attachment_884" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/muller.jpg" alt="Martina Müller" width="480" height="290" class="size-full wp-image-884" /><p class="wp-caption-text">Martina Müller</p></div>
</div>
<p>Le résultat ne se fait pas attendre et Wolfsbourg finit la saison à la seconde place, trois points derrière Potsdam mais sept devant Francfort, favori de la compétition et finaliste de la Ligue des Championnes. Le moteur de l’équipe est le duo du milieu constitué de Nadine Keßler et Lena Goeßling et son arme fatale celui d’attaque Martina Müller-Conny Pohlers. Alisa Vetterlein est déjà titulaire dans le but, Verena Faißt arpente déjà son côté gauche et Zsanett Jakabfi alimente déjà le duo d’attaque. En défense centrale, Josephine Henning est d’abord associée à l’expérimentée Navina Omilade (championne d’Europe 2001 et 2005 avec la Mannschaft) puis à Maren Tetzlaff et enfin à la néo-zélandaise Rebecca Smith. Ralf Kellermann fait jouer son équipe en 4-4-2 mais alterne à l’occasion avec le 3-5-2 allemand traditionnel. </p>
<p>Les Vertes concèdent trois défaites dont deux contre Potsdam qui coûtent cher au décompte final, mais battent deux fois Francfort, ce qui est aussi important. Conny Pohlers finit deuxième buteuse avec 19 buts derrière Genoveva Añonma 20, aucune autre joueuse ne dépassant les 10 buts. </p>
<p>La troisième défaite a lieu lors du match aller contre Duisbourg, autre cador de Bundesliga : il s’agit du dernier champion (en 2000) avant l’oligopole de Francfort et Potsdam. Wolfsbourg est le premier depuis. </p>
<p>En quasi faillite le club de la Ruhr a sans doute passé le témoin à Wolfsbourg comme troisième larron du trio de tête et pour marquer le coup, a vu partir Luisa Wensing et Alexandra Popp vers la Basse-Saxe. La dernière pierre à l’édifice est l’arrivée de Viola Odebrecht en provenance de Potsdam.</p>
<h4>L’expérience européenne</h4>
<p>Wolfsbourg s’apprête alors à disputer pour la première fois une Coupe d’Europe. Il est le cinquième club allemand à le faire. Les trois premiers, Francfort, Potsdam et Duisbourg ont remporté la compétition pour leur première participation. Seul le Bayern n’a pas réussi, éliminé par Montpellier. Wolfsbourg cherchera à faire aussi bien en s’appuyant donc sur un effectif expérimenté comptant plusieurs joueuse déjà titrées : Josephine Henning, Viola Odebrecht et Nadine Keßler en 2010 avec Potsdam, Alexandra Popp en 2009 avec Duisbourg (après avoir infligé à Lyon sa seule vraie défaite en Coupe d’Europe, 3-1 en demi-finale retour<a href="#note6" class="note">6</a>), Conny Pohlers en 2008 avec Francfort, Navina Omilade avec déjà Viola Odebrecht et Conny Pohlers en 2005 avec Potsdam. Six joueuses dont trois devraient être sur la pelouse connaissent déjà l’événement pour l’avoir remporté (et la plupart ont eu l’occasion en plus de perdre une finale). </p>
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<div id="attachment_886" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/pohlers_jakabfi.jpg" alt="Conny Pohlers et Zsanett Jakabfi" width="480" height="190" class="size-full wp-image-886" /><p class="wp-caption-text">Conny Pohlers et Zsanett Jakabfi</p></div>
</div>
<p>Conny Pohlers a non seulement gagné deux finales et perdu une (avec Potsdam contre Francfort en 2006) mais elle a marqué 8 buts en finales, en 6 matchs puisque cela se jouait à l’époque en match aller et retour. Si elle l’emporte cette année, elle deviendra la seule joueuse à avoir remporté la Coupe d’Europe pour trois clubs différents. </p>
<p>En outre, l’effectif compte 10 internationales allemandes dont 7 en activité mais seules Viola Odebrecht (Coupe du monde 2003), Navina Omilade (Euro 2001 et 2005), Martina Müller (Coupe du monde 2003 et 2007, Euro 2001 et 2009) et Conny Pohlers (Coupe du monde 2005 et Euro 2005) ont remporté un titre avec l’Allemagne, soit les trois qui ont pris leur retraite internationale (récemment pour Martina Müller puisque c’était contre la France en novembre pour sa 101<sup>e</sup> sélection) et Viola Odebrecht. </p>
<p>Cela peut sembler étonnant dans la mesure où la Mannschaft a trusté les titres, remportant toutes les éditions de l’Euro depuis 1995<a href="#note7" class="note">7</a> et les Coupes du monde 2003 et 2007. Mais elle n’a plus rien remporté depuis 2009 et les autres internationales ne le sont que depuis 2010. Il faut d’ailleurs noter que contrairement à ses rivaux de Francfort et de Potsdam, l’effectif de Wolfsbourg n’est à peu près composé que de joueuses allemandes, en dehors de la Hongroise Zsanett Jakabfi et de la Néo-Zélandaise Rebecca Smith (qui n’a pas encore joué cette saison et qui quittera le club en fin de saison). </p>
<p>La plupart des joueuses sont passées par les sélections de jeunes et a eu l’occasion de remporter des titres et de disputer des finales. Il faut dire que Wolfsbourg est une équipe jeune. Sa moyenne d’âge pondérée par le temps de jeu<a href="#note8" class="note">8</a> est de 24,5 ans et elle est nettement augmentée par Viola Odebrecht (30 ans), Martina Müller (33 ans) et Conny Pohlers (34 ans). Parmi les autres joueuses qui ont joué plus de l’équivalent de 5 matchs, seule Ivonne Hartmann (31 ans) et Anna Blässe (26 ans) ont plus de 25 ans. </p>
<h4>La stabilité lyonnaise</h4>
<p>En comparaison, la moyenne d’âge pondérée des Lyonnaises est de 26,8 ans et le gros de l’effectif lyonnais a entre 26 et 29 ans, en dehors de Wendie Renard (22 ans) et d’Eugénie Le Sommer (23 ans) d’un côté et de Sonia Bompastor, Laetitia Tonazzi et Sabrina Viguier (32 ans) de l’autre côté. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/age.png" alt="" width="480" height="480" class="alignnone size-full wp-image-857" />
</div>
<p>Doubles championnes en titre, les Lyonnaises ont bien entendu l’expérience des finales de Coupe d’Europe en dehors des joueuses arrivées cette saison, Élise Bussaglia, Laura Agard et Laetitia Tonazzi, le cas des deux recrues hivernales Megan Rapinoe et Shinobu Ohno étant particulier puisque si elles n’ont pas d’expérience en Ligue des Championnes, elles en ont sur leur continent respectif et qu’elles ont surtout joué les deux dernières finales mondiales avec leurs sélections. Et de toute façon, parmi ces recrues, seule Megan Rapinoe peut envisager d’être titularisée pour cette finale. </p>
<p>Face à une équipe de Wolfsbourg qui compte essentiellement des joueuses arrivées depuis 2009 (dont 7 titulaires arrivées ces deux dernières saisons), l’OL frappe par sa stabilité : 9 des titulaires de la demi-finale aller contre Juvisy l’étaient déjà lors de la finale de Craven Cottage il y a deux ans, et Lara Dickenmann titulaire cette fois était alors entrée en jeu, tout comme Eugénie Le Sommer, remplaçante et entrée les deux fois. Les chiffres sont équivalents au retour (si ce n’est qu’Élodie Thomis et Eugénie Le Sommer ont échangé leur places). À ces joueuses, on peut ajouter Amel Majri qui était déjà dans le groupe et Corine Franco qui était blessée les deux fois. </p>
<p>Treize joueuse sont donc encore présentes deux ans après et parmi les joueuses qui avaient eu un temps de jeu conséquent dans la campagne 2011, seule Shirley Cruz est partie. Et <em>a contrario</em>, parmi les arrivantes, seule Megan Rapinoe semble pouvoir être titulaire, et Élise Bussaglia ou Laetitia Tonazzi<a href="#note9" class="note">9</a> pourraient entrer en jeu.</p>
<p>En remontant plus loin, 7 joueuses<a href="#note10" class="note">10</a> étaient de la demi-finale perdue contre Duisbourg en 2009 et 5 de la précédente contre Umeå en 2008 (mais pas les mêmes)<a href="#note11" class="note">11</a>.</p>
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<div id="attachment_885" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/necib_franco.jpg" alt="Louisa Necib et Corine Franco" width="480" height="318" class="size-full wp-image-885" /><p class="wp-caption-text">Louisa Necib et Corine Franco</p></div>
</div>
<p>Mécaniquement, l’effectif est très expérimentée avec près d’une dizaine de joueuses ayant participé au moins à 6 demi-finales et 3 finales, six joueuses devraient même participer à leur quatrième finale de rang et en comptant la demi-finale de Montpellier en 2006, Élodie Thomis a joué 7 demi-finales. </p>
<p>Du côté des sélections même, l’expérience n’est pas non plus tellement à l’avantage des Allemandes dans la mesure lors des deux dernières compétitions, les Bleues ont réussi un meilleur parcours que les Allemandes. Douze joueuses ont participé aux demi-finales mondiales et Olympiques des Bleues, sans compter Lotta Schelin, troisième de la Coupe du monde avec la Suède et bien sûr Megan Rapinoe championne Olympique et vice-championne du monde et Shinobu Ohno championne du monde et vice-championne Olympique. </p>
<p>Au delà du niveau individuel, cette stabilité et cette expérience expliquent sans doute la facilité pour se hisser en finale. Un bon exemple est donné par le match aller face à Zorkiy, prétendante au titre en Russie, donc un peu plus qu’un faire valoir. La météo était neigeuse et le terrain peu praticable et les dirigeants du club russe tentaient de faire reporter le match au lendemain. Après divers atermoiements, le coup d’envoi était finalement donné avec une quarantaine de minutes de retard. Ces conditions auraient pu décontenancer une équipe novice et le match aurait pu se transformer en traquenard. Mais pas pour cette équipe là qui en avait vu suffisamment d’autres et qui mettait vite les choses au point en menant 3-0 au bout d’une demi-heure et 9-0 à la fin. On était assez loin de l’équipe de 2008 qui ne savait pas si elle devait attaquer ou attendre à 1-1 contre Umeå à Gerland. </p>
<h3>Revue d’effectif(s)</h3>
<p>Il est difficile de dégager une équipe type pour Lyon lors de cette saison, surtout en Coupe d’Europe : l’effectif compte 23 joueuses professionnelles, un vingtaine a joué plus de 450 minutes (l’équivalent de 5 matchs) toutes compétitions confondues et la rotation a été importante dans les matchs plus facile, ce qui a en particulier été le cas de matchs retour des deux premiers tours de Coupe d’Europe. Ainsi Amel Majri, Laura Agard, Makan Traoré et Céline Deville ont été titulaires dans ces conditions. Aucune joueuse n’a participé à l’intégralité de la campagne, chacune ayant eu au moins un match complet de repos. </p>
<p>Toutefois, on peut dégager des grandes tendances. Le poste de gardienne ne fait pas débat : Sarah Bouhaddi est titulaire. Céline Deville a joué un peu dans toutes les compétitions et Pauline Peyraud-Magnin a récemment été titularisée contre Arras mais il ne s’agit que de gestion de l’effectif et la hiérarchie est claire. </p>
<p>L’axe de la défense est plus épineux. Wendie Renard est indiscutable hors blessure et mise au repos. Laura Georges est celle qui a joué le plus à ses côté, mais Sabrina Viguier n’est pas très loin. Toutefois, pour les matchs au sommet et hors blessure ou suspension, c’est en général la première qui est alignée cette saison. </p>
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<div id="attachment_878" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/dickenmann4.jpg" alt="Lara Dickenmann" width="480" height="349" class="size-full wp-image-878" /><p class="wp-caption-text">Lara Dickenmann</p></div>
</div>
<p>Les postes de latérales possèdent une titulaire et une remplaçante (la même pour les deux) qui a impressionné. Corine Franco à droite et encore plus Sonia Bompastor à gauche sont titulaires indiscutables. Mais au fil de leurs blessures et en l’absence de vraie spécialiste, c’est Lara Dickenmann qui est devenue la première solution de remplacement, voire un peu mieux. </p>
<h4>L’empire du milieu</h4>
<p>Depuis le départ de Shirley Cruz et avec les nombreuses blessures d’Élise Bussaglia, le milieu de terrain ne fait pas débat : Amandine Henry, Camille Abily et Louisa Necib sont indiscutables et sont les trois joueuses de champ les plus utilisées. La Nordiste tient le poste sentinelle et les deux autres alternent entre celui de relayeuse et celui de meneuse, en général au sein même d’un match. En l’absence de l’une d’entre elles, c’est normalement Élise Bussaglia qui joue soit comme sentinelle soit comme relayeuse. On a vu également Sonia Bompastor monter et bien sûr Lara Dickenmann dépanner puisqu’elle peut jouer avec bonheur à peu près à tous les postes.</p>
<div class="image">
<div id="attachment_887" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/schelin.jpg" alt="Lotta Schelin" width="480" height="249" class="size-full wp-image-887" /><p class="wp-caption-text">Lotta Schelin</p></div>
</div>
<p>Devant, Lotta Schelin est bien sûr indiscutable comme avant-centre, même si en raison de blessures et de mises au repos, elle a joué moins que Laetitia Tonazzi. Mais elle a été titularisée pour tous les matchs importants, avec succès puisqu’elle marque à peu près à chaque fois et souvent des doublés. Elle talonne Conny Pohlers (et Patrizia Panico) pour le titre de meilleure buteuse de la phase finale<a href="#note12" class="note">12</a> de la Ligue des Championnes avec 7 buts tous marqués en quart et en demi-finales, alors qu’elle n’avait à peu près pas joué les tours précédents. </p>
<p>Quatre joueuses se disputent les deux places d’ailières dans le système en 4-3-3 le plus fréquent à Lyon. Les plus utilisées ont été Lara Dickenmann et Eugénie Le Sommer mais les chiffres sont trompeurs. La Suissesse a été largement utilisée à tous les autres postes et la Bretonne est rarement titulaire lors des gros matchs, seulement au match aller contre le PSG en championnat, contre Juvisy à Gerland en Coupe d’Europe, plus le match retour contre Malmö. Dans les grandes occasions, c’est plutôt Élodie Thomis qui est alignée d’entrée, et depuis son arrivée Megan Rapinoe. </p>
<p>Ces postes d’attaque sont aussi ceux où se font les remplacements en cours de match. Au-delà de la question des titulaires, il est courant que les 6 joueuses d’attaque participent au match. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/lyon.png" alt="Sarah Bouhaddi - Sonia Bompastor, Laura Georges, Wendie Renard, Corine Franco - Amandine Henry, Louisa Necib, Camille Abily - Megan Rapinoe, Élodie Thomis, Lotta Schelin" width="400" height="298" class="size-full wp-image-867" />
</div>
<h4>La recherche d’équilibre</h4>
<p>Des trois principales recrues du début de saison à Wolfsbourg, seule Luisa Wensing arrivait sur un poste où elle pouvait prendre la place de la titulaire. L’arrière droite titulaire de la saison précédente était Stephanie Bunte qui n’est pas internationale et assez naturellement, l’ancienne joueuses de Duisbourg s’est emparée de la place. En dehors du premier tour de Coupe d’Allemagne (« DFB-Pokal der Frauen ») contre l’équipe de deuxième division de Berlin-Lübars et du récent match contre Potsdam où Ralf Kellermann avait fait tourner, elle a été titularisée à chaque match. Elle est la joueuse la plus utilisée, aussi bien en temps de jeu qu’en nombre de matchs. </p>
<p>La situation était différente pour Viola Odebrecht et Alexandra Popp qui venaient en concurrence des deux principaux duos de la saison précédente. Au milieu, Nadine Keßler et Lena Goeßling avaient été titulaires à chaque match et devant Conny Pohlers et Martina Müller étaient aussi une des forces de l’équipe. L’arrivée d’Alexandra Popp, 22 ans, est sans doute lié à l’âge des deux titulaires (34 et 33 ans) et à la nécessité de préparer l’avenir. Celle de Viola Odebrecht, de 5 ans plus âgée que ses concurrentes répondait sans doute à un besoin plus immédiat. </p>
<p>Comme souvent dans ces cas là, la solution aura finalement été une réorganisation pour permettre de faire jouer tout ce beau monde ensemble. </p>
<p>Devant Alisa Vetterlein, indiscutable dans le but, même si elle a laissé quelques matchs à Jana Burmeister, la charnière devait être constituée de Josephine Henning et de Maren Tetzlaff. Mais cette dernière s’est rompu les ligaments croisés en mai dernier et vient seulement de faire son retour. Pour la remplacer, Wolsbourg a fait signer Carolin Simon en provenance d’Hambourg. Mais dès le début de saison, c’est en fait Lena Goeßling qui a pris place en défense pour constituer un quatuor international avec Josephine Henning, Luisa Wensing et Verena Faißt. Elles ont été titularisées ensemble en défense 17 fois sur la trentaine de matchs de cette saison. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_883" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/kesler.jpg" alt="Nadine Keßler" width="480" height="293" class="size-full wp-image-883" /><p class="wp-caption-text">Nadine Keßler</p></div>
</div>
<p>Ce replacement résolvait le problème du milieu où Viola Odebrecht a pris simplement la place libérée par Lena Goeßling à côté de Nadine Keßler, reformant un duo déjà vu à Potsdam. </p>
<p>La rotation est plus importante aux postes offensifs et le système de jeu plus variable mais dans l’ensemble Wolfsbourg joue plutôt en 4-4-2 avec des milieux excentrées ou des ailières suivant l’interprétation que l’on en a. La Hongroise Zsanett Jakabfi était indiscutable jusqu’à sa blessure fin mars. L’autre côté devait plutôt être occupée par Anna Blässe, mais assez tôt dans la saison, l’alternance entre les trois attaquantes s’est transformée en un replacement de Martina Müller sur le côté et un duo d’attaque Conny Pohlers-Alexandra Popp. Anna Blässe a continué à avoir du temps de jeu entre les blessures et les mises au repos des autres, surtout depuis fin mars donc mais le schéma des matchs à enjeu était bien celui permettant de faire jouer les trois attaquantes. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/wolfsbourg.png" alt="Alisa Vetterlein - Verena Faißt, Josephine Henning, Lena Goeßling, Luisa Wensing - Nadine Keßler, Viola Odebrecht - Martina Müller, Zsanett Jakabfi - Conny Pohlers, Alexandra Popp" width="400" height="298" class="size-full wp-image-866" />
</div>
<h4>Le casse tête de Ralf Kellermann</h4>
<p>Une feuille de match de finale n’est pas une opposition d’équipes type. Le contexte, l’état de forme, les blessures et l’opposition jouent un rôle. Même si Wolfsbourg est novice à ce niveau de compétition, ses joueuses ne le sont pas et il ne devrait pas y avoir de révolution tactique en finale : il est probable que Lyon emploie son habituel 4-3-3 et Wolfsbourg son 4-4-2.</p>
<p>Du côté de Patrice Lair, il n’y a des (petites) incertitudes sur trois postes, la défenseuse centrale à côté de Wendie Renard et les deux ailières. Si l’on s’en tient à ce qui a été fait cette saison on devrait avoir Laura Georges, Élodie Thomis et Megan Rapinoe, qui seraient d’ailleurs les trois seules entrantes par rapport aux titulaires de la finale de Münich<a href="#note13" class="note">13</a> (et ce qui ferait neuf titulaires en commun avec celle de Craven Cottage, quand on parle de stabilité…).</p>
<div class="image">
<div id="attachment_882" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/lair.jpg" alt="Patrice Lair" width="480" height="259" class="size-full wp-image-882" /><p class="wp-caption-text">Patrice Lair</p></div>
</div>
<p>Pour l’instant, la seule joueuse qui risque d’être indisponible est Laetitia Tonazzi, ce qui ne changerait pas l’équipe de départ mais modifierait la stratégie  de coaching puisqu’elle entre assez systématiquement. </p>
<p>Ralf Kellermann va avoir plus de difficultés à bâtir son équipe avec trois titulaires indiscutables absentes, dont deux dans son milieu de terrain absente. Viola Odebrecht est suspendue pour avoir reçu un second carton jaune au match retour contre Arsenal alors que la qualification était déjà en poche, Zsanett Jakabfi est blessée à la cheville et absente jusqu’à la fin de la saison, et Alexandra Popp s’est blessée lors du dernier match de championnat contre Bad Neuenahr. Comble de malchance, la jeune espoir Selina Wagner qui avait un profil intéressant pour remplacer l’ancienne joueuse du MTK Budapest et qui revenait d’une rupture des ligaments croisés s’est à nouveau blessée au genou lors de sa deuxième titularisation après une saison et demi blanche. </p>
<p>L’ancienne joueuse de Potsdam pourrait être remplacée poste pour poste par Ivonne Hartmann, mais avec l’absence de la Zsanett Jakabfi, il est probable que Ralf Kellermann va remonter Lena Goeßling au milieu comme il l’a régulièrement fait, en particulier en Coupe d’Europe en l’absence de Viola Odebrecht ou de Nadine Keßler. Il reformerait ainsi le duo de la saison dernière.  </p>
<div class="image">
<div id="attachment_881" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/kellermann.jpg" alt="Ralf Kellermann" width="480" height="317" class="size-full wp-image-881" /><p class="wp-caption-text">Ralf Kellermann</p></div>
</div>
<p>Il est peu probable par contre que le duo d’attaque soit reformé en l’absence d’Alexandra Popp, à cause du manque de solution sur les côtés avec les blessures de Zsanette Jakabfi et Selina Wagner. Martina Müller devrait rester côté gauche et Lina Magull entrer à la place d’Alexandra Popp. Zsanett Jakabfi serait elle remplacée par Anna Blässe. </p>
<p>Il resterait alors à trouver qui accompagnera Josephine Henning dans l’axe de la défense. Maren Tetzlaff vient seulement de reprendre et Carolin Simon est partie cet hiver. Les deux joueuses qui ont occupé le poste, en particulier quand Lena Goeßling montait au milieu sont Ivonne Hartmann et Laura Vetterlein (jeune sœur de la gardienne). Elles étaient titulaires lors de la récente défaite contre Potsdam et on ne peut pas dire qu’elles ont marqué des points dans une équipe très remaniée cependant. Laura Vetterlein a commencé arrière gauche derrière une Verena Faißt ailière avant de permuter pour la fin de la première mi-temps et de sortir à la pause. Ivonne Hartmann s’en est plutôt mieux tiré mais sans plus. Elle part sans doute favorite pour être titulaire. </p>
<h4>Feuille de match probable : </h4>
<p><strong>VfL Wolfsbourg</strong> : 1-Alisa Vetterlein – 22-Verena Faißt, 18-Ivonne Hartmann, 27-Josephine Henning, 2-Luisa Wensing – 13-Nadine Keßler (cap.), 28-Lena Goeßling – 9-Anna Blässe, 25-Martina Müller – 14-Lina Magull, 26-Conny Pohlers</p>
<p><strong>Olympique Lyonnais</strong> : 26-Sarah Bouhaddi – 18-Sonia Bompastor (cap.), 3-Wendie Renard, 5-Laura Georges, 17-Corine Franco – 6-Amandine Henry, 10-Louisa Necib, 23-Camille Abily – 7-Megan Rapinoe, 12-Élodie Thomis, 8-Lotta Schelin</p>
<h3>Les joueuses</h3>
<table>
<tr>
<th>N°</th>
<th>Nom</th>
<th>Prénom</th>
<th><abbr title="Nationalité">Nat.</abbr></th>
<th><abbr title="Date de naissance">Nais.</abbr></th>
<th>Taille</th>
<th>Matchs</th>
<th>Temps</th>
<th>Buts</th>
</tr>
<tr>
<td>1</td>
<td>Vetterlein</td>
<td>Alisa</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>22/10/1988</td>
<td>1,69</td>
<td>29</td>
<td>2610</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>12</td>
<td>Burmeister</td>
<td>Jana </td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>06/03/1989</td>
<td>1,80</td>
<td>4</td>
<td>360</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>29</td>
<td>Frohms</td>
<td>Merle </td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>28/01/1995</td>
<td>1,73</td>
<td>1</td>
<td>90</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>2</td>
<td>Wensing</td>
<td>Luisa</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>08/02/1993</td>
<td>1,73</td>
<td>33</td>
<td>2859</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr>
<td>22</td>
<td>Faißt</td>
<td>Verena</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>22/05/1989</td>
<td>1,73</td>
<td>32</td>
<td>2724</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr>
<td>28</td>
<td>Goeßling</td>
<td>Lena</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>08/03/1989</td>
<td>1,71</td>
<td>32</td>
<td>2487</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr>
<td>27</td>
<td>Henning</td>
<td>Josephine</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>08/08/1989</td>
<td>1,75</td>
<td>31</td>
<td>2755</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>17</td>
<td>Vetterlein</td>
<td>Laura</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>07/04/1992</td>
<td>1,71</td>
<td>8</td>
<td>438</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>7</td>
<td>Odebrecht</td>
<td>Viola</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>11/02/1983</td>
<td>1,75</td>
<td>30</td>
<td>2512</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr>
<td>13</td>
<td>Keßler</td>
<td>Nadine</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>04/04/1988</td>
<td>1,69</td>
<td>28</td>
<td>2314</td>
<td>12</td>
</tr>
<tr>
<td>9</td>
<td>Blässe</td>
<td>Anna</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>27/02/1987</td>
<td>1,66</td>
<td>28</td>
<td>1759</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr>
<td>3</td>
<td>Jakabfi</td>
<td>Zsanett </td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/hu.png"></td>
<td>18/02/1990</td>
<td>1,72</td>
<td>22</td>
<td>1687</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr>
<td>18</td>
<td>Hartmann</td>
<td>Ivonne</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>15/09/1981</td>
<td>1,72</td>
<td>21</td>
<td>1295</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>10</td>
<td>Wagner</td>
<td>Selina</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>06/10/1990</td>
<td>1,70</td>
<td>10</td>
<td>205</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>23</td>
<td>Omilade-Keller</td>
<td>Navina</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>03/11/1981</td>
<td>1,75</td>
<td>11</td>
<td>412</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>15</td>
<td>Jäger</td>
<td>Annabel</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>06/01/1994</td>
<td>1,70</td>
<td>4</td>
<td>190</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>26</td>
<td>Pohlers</td>
<td>Conny</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>16/11/1978</td>
<td>1,64</td>
<td>33</td>
<td>2372</td>
<td>32</td>
</tr>
<tr>
<td>25</td>
<td>Müller</td>
<td>Martina</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>18/04/1980</td>
<td>1,61</td>
<td>33</td>
<td>2319</td>
<td>19</td>
</tr>
<tr>
<td>11</td>
<td>Popp</td>
<td>Alexandra</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>06/04/1991</td>
<td>1,74</td>
<td>31</td>
<td>2306</td>
<td>16</td>
</tr>
<tr>
<td>14</td>
<td>Magull</td>
<td>Lina</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>15/08/1994</td>
<td>1,66</td>
<td>26</td>
<td>749</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr>
<td>20</td>
<td>Bunte</td>
<td>Stephanie</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>14/02/1989</td>
<td>1,62</td>
<td>18</td>
<td>993</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>5</td>
<td>Tietge</td>
<td>Johanna</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>16/04/1996</td>
<td>1,67</td>
<td>1</td>
<td>90</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>6</td>
<td>Tetzlaff</td>
<td>Maren</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>03/08/1988</td>
<td>1,64</td>
<td>1</td>
<td>28</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>8</td>
<td>Chandraratne</td>
<td>Eve</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/de.png"></td>
<td>20/06/1989</td>
<td>1,57</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>16</td>
<td>Smith</td>
<td>Rebecca</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/nz.png"></td>
<td>17/08/1981</td>
<td>1,74</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
</tr>
</table>
<table>
<tr>
<th>N°</th>
<th>Nom</th>
<th>Prénom</th>
<th><abbr title="Nationalité">Nat.</abbr></th>
<th><abbr title="Date de naissance">Nais.</abbr></th>
<th>Taille</th>
<th>Matchs</th>
<th>Temps</th>
<th>Buts</th>
</tr>
<tr>
<td>26</td>
<td>Bouhaddi</td>
<td>Sarah</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>17/10/1986</td>
<td>1,75</td>
<td>26</td>
<td>2385</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>1</td>
<td>Deville</td>
<td>Céline</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>24/01/1982</td>
<td>1,73</td>
<td>6</td>
<td>495</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>16</td>
<td>Peyraud-Magnin</td>
<td>Pauline</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>17/03/1992</td>
<td>1,73</td>
<td>1</td>
<td>90</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>18</td>
<td>Bompastor</td>
<td>Sonia</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>08/06/1980</td>
<td>1,62</td>
<td>27</td>
<td>2155</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr>
<td>5</td>
<td>Georges</td>
<td>Laura</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>20/08/1984</td>
<td>1,72</td>
<td>23</td>
<td>1912</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr>
<td>3</td>
<td>Renard</td>
<td>Wendie</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>20/07/1990</td>
<td>1,87</td>
<td>22</td>
<td>1767</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr>
<td>20</td>
<td>Viguier</td>
<td>Sabrina</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>04/01/1981</td>
<td>1,69</td>
<td>24</td>
<td>1841</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr>
<td>17</td>
<td>Petit-Franco</td>
<td>Corine</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>05/10/1983</td>
<td>1,78</td>
<td>22</td>
<td>1679</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr>
<td>11</td>
<td>Agard</td>
<td>Laura</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>26/07/1989</td>
<td>1,75</td>
<td>14</td>
<td>1152</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr>
<td>19</td>
<td>Perisset</td>
<td>Eve</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>24/12/1994</td>
<td>1,57</td>
<td>1</td>
<td>13</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>6</td>
<td>Henry</td>
<td>Amandine</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>28/09/1989</td>
<td>1,71</td>
<td>30</td>
<td>2527</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr>
<td>10</td>
<td>Necib</td>
<td>Louisa</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>23/01/1987</td>
<td>1,68</td>
<td>30</td>
<td>2194</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr>
<td>23</td>
<td>Abily</td>
<td>Camille</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>05/12/1984</td>
<td>1,68</td>
<td>30</td>
<td>2382</td>
<td>29</td>
</tr>
<tr>
<td>15</td>
<td>Bussaglia</td>
<td>Elise</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>24/09/1985</td>
<td>1,63</td>
<td>12</td>
<td>687</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr>
<td>25</td>
<td>Majri</td>
<td>Amel</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/tn.png"></td>
<td>25/01/1993</td>
<td>1,68</td>
<td>13</td>
<td>801</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr>
<td>4</td>
<td>Traoré</td>
<td>Makan</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>27/06/1993</td>
<td>1,67</td>
<td>5</td>
<td>203</td>
<td>0</td>
</tr>
<tr>
<td>21</td>
<td>Dickenmann</td>
<td>Lara</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/ch.png"></td>
<td>27/11/1985</td>
<td>1,65</td>
<td>27</td>
<td>1842</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr>
<td>9</td>
<td>Le Sommer</td>
<td>Eugénie</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>18/05/1989</td>
<td>1,61</td>
<td>31</td>
<td>1867</td>
<td>24</td>
</tr>
<tr>
<td>12</td>
<td>Thomis</td>
<td>Elodie</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>13/08/1986</td>
<td>1,68</td>
<td>27</td>
<td>1619</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr>
<td>8</td>
<td>Schelin</td>
<td>Lotta</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/se.png"></td>
<td>27/02/1984</td>
<td>1,79</td>
<td>23</td>
<td>1575</td>
<td>34</td>
</tr>
<tr>
<td>24</td>
<td>Tonazzi</td>
<td>Laetitia</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/fr.png"></td>
<td>31/01/1981</td>
<td>1,72</td>
<td>29</td>
<td>1703</td>
<td>33</td>
</tr>
<tr>
<td>7</td>
<td>Rapinoe</td>
<td>Megan</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/us.png"></td>
<td>05/07/1985</td>
<td>1,70</td>
<td>13</td>
<td>778</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr>
<td>22</td>
<td>Otaki</td>
<td>Ami</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/jp.png"></td>
<td>28/07/1989</td>
<td>1,72</td>
<td>15</td>
<td>646</td>
<td>12</td>
</tr>
<tr>
<td>29</td>
<td>Ohno</td>
<td>Shinobu</td>
<td><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/jp.png"></td>
<td>23/01/1984</td>
<td>1,55</td>
<td>7</td>
<td>387</td>
<td>1</td>
</tr>
</table>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/logos2.png" alt="" width="480" height="480" class="alignnone size-full wp-image-868" />
</div>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Potsdam par Brøndby et Francfort par Kolbotn en 2007, le Bayern par Montpellier en 2010, Potsdam par Lyon en 2012. Jusque là, la main de Mickey suffisait. </li>
<li><a name="note2" />Arrêts de jeu qui auront peut-être coûté le titre à Potsdam qui avait été défait dans les mêmes conditions par Francfort sur un but de Fatmire Bajramaj. Deux points de plus pour Potsdam, 2 de moins pour Wolfsbourg et Francfort, le titre ne serait pas encore joué. Mais c’est du football fiction. </li>
<li><a name="note3" />Pas tout à fait mathématiquement, mais presque avec 6 points d’avance à 2 journées de la fin et une avance de 27 à la différence de buts. </li>
<li><a name="note4" />Qui sera obtenue trois jours plus tard à Leverkusen.</li>
<li><a name="note5" />Le club du VfL Wolfsbourg dépend de la société VfL Wolfsburg-Fußball GmbH qui une filiale de Volkswagen. La ville même de Wolfsbourg s’est développée autour de l’usine Volkswagen et n’était qu’un village à l’ouverture de celle-ci en 1938.</li>
<li><a name="note6" />Le seul autre match perdu par les Lyonnaises en Coupe d’Europe a eu lieu l’année suivante à Torres en quart de finale retour, sans conséquence pour la qualification.</li>
<li><a name="note7" />Entre 1987 et 1997, l’Euro avait lieu tous les deux ans.</li>
<li><a name="note8" />Concept certes fumeux mais très opérationnel qui consiste à calculer la moyenne d’âge en pondérant par le nombre de minute passées sur le terrain. </li>
<li><a name="note9" />Si elle est remise de sa blessure</li>
<li><a name="note10" />Wendie Renard, Lara Dickenmann, Laura Georges, Louisa Necib, Élodie Thomis, Corine Franco et Lotta Schelin. </li>
<li><a name="note11" />Wendie Renard, Laura Georges, Louisa Necib, Élodie Thomis, Camille Abily et Sonia Bompastor, les deux dernières ayant fait  un tour aux Amériques entre temps. </li>
<li><a name="note12" />En comptant la phase de qualification, c’est la Roumaine Laura Rus de l’Apollon Limassol qui est meilleure buteuse avec 11 buts dont 5 lors de la victoire 21-0 contre les Albanaises de l’Ada Velipoje.</li>
<li><a name="note13" />Même si le système était un peu différent avec Louisa Necib sur le côté et Shirley Cruz au milieu</li>
</ol>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Vertes en finale</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/05/12/les-vertes-en-finale/</link>
		<comments>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/05/12/les-vertes-en-finale/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 May 2013 21:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Coupe de France]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les demi-finales de la Coupe de France ont donné lieu à une surprise et demi. Une très jeune équipe de Saint-Étienne a dominé un PSG ultra favori, et Montpellier a obligé Lyon à concéder son premier match nul de la saison, mais a perdu une séance de tirs aux buts très controversée. 

Les demi-finales de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Les demi-finales de la Coupe de France ont donné lieu à une surprise et demi. Une très jeune équipe de Saint-Étienne a dominé un PSG ultra favori, et Montpellier a obligé Lyon à concéder son premier match nul de la saison, mais a perdu une séance de tirs aux buts très controversée. </p>
</div>
<p>Les demi-finales de la Coupe de France féminine présentaient des affiches propre à faire plaisirs aux diffuseurs qui serinent que ce qu’attend le public pour suivre le football féminin, ce sont des affiches avec des noms de clubs professionnels masculin. </p>
<p>Saint-Étienne-PSG et Montpellier-Lyon auraient pu être les affiches des demi-finales de la Coupe de France masculine ou de la Coupe de la Ligue. Chacune des quatre équipes est effectivement adossée à un club professionnel qui l’aide plus ou moins. Seule la section féminine du PSG a été créée sous ce nom, les autres issues du rapprochement entre un club de l’élite féminine et un club professionnel. Et l’évolution du rapport entre le PSG et sa section féminine cette saison ressemble assez au scénario vécu par les autres clubs, hormis le changement de nom. Mais ces équipes sont aussi les quatre derniers vainqueurs, chacune ayant remporté l’une des quatre dernières éditions. Il faut même remonter à 2005 pour trouver un autre vainqueur (Juvisy).</p>
<h4>Qui c’est les plus fortes ?</h4>
<p>Sur le papier, l’affrontement entre Saint-Étienne et le PSG était totalement déséquilibré. D’un côté Saint-Étienne qui a peiné toute la saison pour se remettre du départ de Camille Catala et de Kheira Hamraoui, de l’autre le PSG qui a recruté quelques unes des meilleures joueuses du monde, et où Kheira Hamraoui n’est qu’une solution parmi d’autres, sur le banc au début de ce match. </p>
<p>D’ailleurs, les deux confrontations en championnat ont été largement remportée par les Parisiennes, 5-0 et 4-1, avec en plus la blessure de la capitaine stéphanoise Astrid Chazal lors de ce match retour, alors qu’elle revenait seulement après 9 mois d’absence. </p>
<p>Depuis un mois, l’attaque stéphanoise est composée de Candice Gherbi et d’Audrey Chaumette, qui ont pris la suite de la Taiwanaise Chu O Tseng et de l’Américaine Megan Manthey qui ont assez moyennement convaincu. La première de ce nouveau duo a 17 ans et est championne du monde M-17 depuis novembre et la seconde a un an de moins. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_847" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/gherbi.jpg" alt="Candice Gherbi" width="480" height="232" class="size-full wp-image-847" /><p class="wp-caption-text">Candice Gherbi</p></div>
</div>
<p>En face, le club parisien se présentait privé de ses Allemandes Annike Krahn, sur le banc pour son retour de blessure et Linda Bresonik. </p>
<p>Dès le début du match, les débats étaient équilibrées, le PSG tenant plutôt le ballon mais Saint-Étienne plaçant des contres tranchants, en particulier sur l’aile droite où Rose Lavaud livrait un beau duel avec Laure Boulleau. Les stars parisiennes du milieu Shirley Cruz et Tobin Heath pas plus que leurs coéquipières Aurélie Kaci et Kenza Dali ne parvenaient pas à prendre le dessus sur Maéva Clemaron, Aude Moreau et Amélie Barbetta, ni à trouver Kosovare Asllani – certes assez invisible – ou Lindsey Horan. </p>
<h4>La jeunesse au pouvoir</h4>
<p>À la demi-heure de jeu, Rose Lavaud chipait le ballon dans les pieds d’Aurélie Kaci, s’enfonçait dans l’axe pour servir Audrey Chaumette qui éliminait Caroline Pizzala d’un crochet intérieur avant d’enrouler une frappe dan la lucarne de Karima Benameur. </p>
<p>Mené 1-0, le PSG ne parvenait pas à accélérer et malgré son effectif, manquait de solution de rechange : Kheira Hamraoui remplaçait Kenza Dali poste pour poste avant que Farid Benstiti ne tente son classique « le tout pour le tout en sortant une attaquante pour faire entrer une défenseuse centrale » en remplaçant Kosovare Asllani par Annike Krahn<a href="#note1" class="note">1</a>. </p>
<p>De son côté, Hervé Didier modifiait légèrement son équipe en faisant entrer Léonie Fleury pour apporter de la vitesse en contre attaque maintenant que son équipe avait nettement reculé. Entrée à la place d’Audrey Chaumette, elle n’apportait pas plus d’expérience puisqu’elle a 16 ans également. Le coaching était gagnant même si l’action ne venait pas d’un contre. </p>
<p>Sur une relance parisienne, Julie Debever servait l’inévitable Rose Lavaud, qui éliminait Laure Boulleau pour servir Léonie Fleury à l’entrée de la surface. La frappe de l’entrante était difficilement repoussée par Karima Benameur mais Candice Gherbi était la plus prompte pour pousser la balle au fond des filets. À 2-0 à moins de dix minutes de la fin, les coups de boutoirs parisiens ne changeaient rien, Saint-Étienne sera en finale de la Coupe de France.</p>
<h4>L&#8217;invraisemblable tir au but</h4>
<p>À Clermont-Ferrand, l’ASSE devrait jouer un derby. Mais ce n&#8217;est pas encore sûr.</p>
<p>Lyon se déplaçait à Montpellier battu largement deux fois en championnat. Et comme dans l’autre demi-finale, les débats étaient beaucoup plus équilibrés en Coupe. Lotta Schelin marquait comme à chaque match, mais Marie-Laure Delie lui répondait en fin de première mi-temps. Rien ne bougeait en seconde période et la décision se faisait aux tirs aux buts. </p>
<p>Le bilan des Lyonnaises dans cet exercice est simple : en 7 tentatives (dont une en Coupe d’Europe), elles ont perdu à chaque fois, dont trois contre Montpellier. Les Héraultaises n’ont perdu qu’une séance lors de la finale 2011 contre Saint-Étienne. Dans une séance où chaque équipe passait de l’espoir au désespoir, huit joueuses de chaque équipe tentaient leur chance et le fait du match était la tentative de Rumi Utsugi : après une première tentative réussie mais annulée parce que le ballon était en mouvement à cause du vent, la Japonaise faisait un remake de Bruno Bellone face au Brésil. Dans la confusion, l’arbitre n’accordait pas le but et après quelques tirs supplémentaires, Sarah Bouhaddi arrêtait celui de Kelly Gadea et donnait la victoire à l’OL, brisant la malédiction (ou l’incapacité) lyonnaise. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_848" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/utsugi.jpg" alt="Rumi Utsugi" width="480" height="305" class="size-full wp-image-848" /><p class="wp-caption-text">Rumi Utsugi</p></div>
</div>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Lors de la première demi-finale européenne de l’OL contre Umea, après avoir concédé le nul 1-1, Lyon était à 0-0 à quelques minutes de la fin et devait donc marquer pour se qualifier. Farid Benstiti avait alors sorti Hoda Lattaf pour faire entrer Laure Lepailleur, alors qu’il avait sur le banc Sandrine Brétigny. </li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Hénin-Beaumont et Soyaux, une page d’histoire</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/05/01/henin-beaumont-et-soyaux-une-page-d%e2%80%99histoire/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 17:16:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Division 1]]></category>

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		<description><![CDATA[
Soyaux et Hénin-Beaumont font leur retour en D1 un an seulement après leur relégation. Ces deux clubs font partie de l’histoire du football féminin français.

Cette fin de saison aime à faire des raccourcis entre le passé et le présent. Après les éternels rivaux Lyon et Juvisy qui se sont affrontés pour une place en finale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Soyaux et Hénin-Beaumont font leur retour en D1 un an seulement après leur relégation. Ces deux clubs font partie de l’histoire du football féminin français.</p>
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<p>Cette fin de saison aime à faire des raccourcis entre le passé et le présent. Après les éternels rivaux Lyon et Juvisy qui se sont affrontés pour une place en finale de Coupe d’Europe, deux autres clubs qui ont fait l’histoire du football féminin en France font parler d’eux : Hénin-Beaumont et Soyaux remontent en première division. </p>
<p>Certes, ce n’est pas une révolution, les deux clubs étaient descendus à la fin de la saison dernière<a href="#note1" class="note">1</a>.</p>
<p>La liste des champions de France est finalement assez courte et faite de périodes successives de domination : celle de Reims d’abord (5 titres entre 75 et 82), à peine entamée par la résistance d’Étrœungt (les 3 titres manquants à Reims, entre 78 et 81), celle de la VGA Saint-Maur (6 titres entre 83 et 90). Lyon et Juvisy se sont partagé les titres dans les années 90, avant une série de quatre de Toulouse, un chassé croisé entre Juvisy de nouveau et Montpellier et enfin l’actuelle série lyonnaise. </p>
<p>Bref, entre Reims, Saint-Maur, Lyon, Juvisy et Toulouse, on a 32 titres sur les 39 distribués pour 5 clubs. En ajoutant les plus courtes périodes de domination d’Étrœungt et de Montpellier, cela ne laisse pas beaucoup de place pour les autres<a href="#note2" class="note">2</a>. </p>
<p>Quelques équipes ont su tirer leur épingle du jeu. Lors de la domination Saint-Maurienne, trois équipes se sont particulièrement distingué : Soyaux, champion en 1984 et finaliste en 86, 87 et 89<a href="#note3" class="note">3</a>, Saint-Brieuc, champion en 1989 et finaliste en 92, et Hénin-Beaumont, finaliste en 1983 et 88.</p>
<p>Le cas de l’équipe bretonne ne sera pas évoqué ici. Il serait pourtant intéressant puisque ce club vit une quatrième vie : d’abord Chaffoteaux Sport Saint-Brieuc (lié aux chauffages du même nom), devenu Saint-Brieuc Football Féminin après sa prise d’indépendance de la société, puis Stade Briochin par la fusion avec l’ancien club de Yannick Le Saux et depuis cette saison En Avant Guingamp-Ville de Saint-Brieuc<a href="#note4" class="note">4</a>. </p>
<p>Les deux autres équipes partagent avec Juvisy le fait d’être des clubs historiques qui ne se sont pas lié à un club professionnel masculin. Cela avait été évoqué pour Hénin-Beaumont avec le RC Lens, mais d’une part le club lensois n’est pas vraiment actuellement en phase d’expansion et d’autre part l’accord a finalement été signé avec Arras qui a profité de sa place en D1.</p>
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<div id="attachment_839" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/pascaud.jpg" alt="Marina Pascaud, capitaine de l&#39;ASJ Soyaux depuis plusieurs saisons" width="480" height="262" class="size-full wp-image-839" /><p class="wp-caption-text">Marina Pascaud, capitaine de l'ASJ Soyaux depuis plusieurs saisons</p></div>
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<h3>Les années héroïques</h3>
<p>L’histoire des deux clubs synthétise assez bien les passages obligés des clubs féminins : création au début des années 70 comme section féminine du club local, sous la pression de jeunes femmes qui cherchaient un cadre pour pouvoir jouer, puis scission au début des années 80 quand les équipes féminines évoluant au plus haut niveau national commencent à faire de l’ombre aux garçons dont l’univers reste cantonné à leur district<a href="#note5" class="note">5</a>. </p>
<p>La section féminine de l’AS Soyaux a été créée en 1968, ce qui permet au club d’annoncer fièrement (quoi qu’un peu abusivement cette saison) qu’il est « LE plus ancien club de France évoluant en D1 ». Celle de l’Olympique Héninois date de 1972.</p>
<p>Au début des années 80, l’équipe de Soyaux emmenée par Bernadette Constantin, mais aussi Florence Rimbault, Martine Chapuzet et Sylvie Bailly joue les premiers rôles mais bute face à Reims et à Étrœungt en finale en 80 et en demi-finales les deux saisons suivantes<a href="#note6" class="note">6</a>.</p>
<p>L’Oympique Héninois gravit les échelons jusqu’à accéder à la première division en 1979. Mais la présence d’Étrœungt dans la même zone géographique est une rude concurrence qui barre la route des Héninoises en quart de finale de leur première saison dans l’élite puis dans les phase préliminaires lors des suivantes. </p>
<h4>L’indépendance et les premiers succès</h4>
<p>C’est après ces premiers faits d’armes que les filles prennent leur indépendance des garçons. La section féminine de l’Olympique Héninois devient le Football Club Féminin d’Hénin-Beaumont en 1981, et l’année suivante l’AS Soyaux supprime sa section féminine. L’ensemble des licenciées et quelques dirigeants ajoutent la Jeunesse à leur Association Sportive et deviennent l’ASJ Soyaux. </p>
<p>Lors la saison 83, Hénin-Beaumont, devancé en phase préliminaire par Étrœungt prend sa revanche lors du tour principal et accède enfin aux demi-finales où il rencontre Soyaux qui va tenter pour la troisième fois consécutive de rejoindre la finale. Les Charentaises emportent l’aller 4-2 mais les Nordistes renversent le score au retour 2-0. En finale elles affrontent la Vie au Grand Air de Saint-Maur-des-Fossés qui a éliminé Reims lors du tour principal : pour la première fois, le titre reviendra à une autre équipe que Reims ou Étrœungt. </p>
<p>Le 12 juin à Pierrelatte, Sylvie Pinte ouvre le score pour Hénin-Beaumont mais Martine Puentes égalise en début de deuxième mi-temps pour les coéquipières d’Élisabeth Loisel. Le titre se joue aux tirs aux buts et c’est la VGA Saint-Maur qui s’impose et inaugure une période domination qui sera ponctuée par 6 titres. </p>
<p>La saison suivante, la nouvelle donne est confirmée, Reims et Étrœungt sont devancées en tour préliminaire (par Saint-Maur et Vendenheim) et en tour principal (par Saint-Maur et Hénin-Beaumont) et l’on retrouve Saint-Maur, Soyaux et Hénin-Beaumont en demi-finales<a href="#note7" class="note">7</a>.</p>
<p>Sojaldiciennes et Héninoises sont de nouveau opposées à ce stade, mais si les Charentaises concèdent le nul à l’aller sur leur pelouse, elles se qualifient au retour en l’emportant 1-0. La quatrième tentative a été la bonne. Elles affrontent donc les championnes en titre de Saint-Maur et s’imposent 1-0, remportant ce qui reste le seul titre de championne de France du club. L’histoire raconte que les joueuses de Soyaux ont fini le match retranchées dans leurs 18 mètres, complètement carbonisées mais ont su préserver la victoire.</p>
<h4>La domination Saint-Maurienne</h4>
<p>Les saisons suivantes, les deux clubs alternent leur présence en demi-finales (ou en poules demi-finales suivant les évolutions erratiques de la formule de la compétition), toujours au moins une jusqu’en 1990, jamais les deux. </p>
<p>On les retrouve même en finale quatre fois de suite : en 86 et 87, Soyaux retrouve Saint-Maur mais la situation a changé : la VGA domine maintenant le football français et constitue le socle de l’équipe de France. Soyaux perd ses deux finales 5-1 et 3-0. En 88, c’est Hénin-Beaumont qui affronte Saint-Maur en finale et qui s’en tire beaucoup mieux : Isabelle Musset (déjà 5 fois championne avec Reims, et qui le sera de nouveau deux ans plus tard avec Saint-Maur) égalise en fin de match pour Hénin qui pousse de nouveau les championnes en titre à la séance de tirs aux buts. Mais comme cinq ans plus tôt, c’est Saint-Maur qui s’impose. </p>
<p>La saison suivante marque en quelque sorte la fin de la période dorée pour les deux clubs qui s’affrontent en quart de finales. Soyaux l’emporte puis bat en demi-finales Flacé-lès-Mâcon, vainqueur surprise de la VGA Saint-Maur. Face à Saint-Brieuc, Florence Rimbault réplique successivement à Isabelle Le Boulch et à François Jézéquel et le titre se joue encore une fois aux tirs aux buts. Symboliquement, c’est Bernadette Constantin qui manque son tir et offre la victoire aux Bretonnes. </p>
<h3>Le début de l’ère moderne</h3>
<p>Après un dernier titre pour Saint-Maur, on entre alors dans l’ère de domination conjointe de Lyon et de Juvisy. En 1992, le championnat devient une poule unique de 12 équipes dont le vainqueur est sacré. C’est le FC Lyon qui est sacré pour le centenaire du club<a href="#note8" class="note">8</a>, devant Juvisy. Hénin-Beaumont finit 4<sup>e</sup> et Soyaux 5<sup>e</sup>. La saison suivante les places sont inversées. Juvisy devance Lyon et Soyaux devance Hénin-Beaumont. Puis trajectoires divergent : en 1996, le Soyaux de Corinne Diacre finit dauphin de Juvisy alors qu’Hénin-Beaumon est relégué. Puis l’équipe charentaise rentre peu à peu dans le rang, bien calée saison après saison en milieu de classement. </p>
<p>Elle ne parvient pas à participer au tournoi final, sorte de play-off regroupant les 4 premiers du classement et qui durera de 2000 à 2004. En 2005, menée par Corinne Diacre et l’ancienne (et future) Héninoise Candie Herbert, Soyaux profite de l’effondrement toulousain pour prendre la quatrième place, mais il n’y a plus de tournoi final pour se mêler à la lutte pour le titre (et Montpellier finit 22 points devant). Dans cette équipe, deux jeunes joueuses de 21 ans attirent particulièrement l’attention : Ophélie Meilleroux et Corine Petit (qui ne s’appelle pas encore Franco). </p>
<h4>Les passages en D2</h4>
<p>Deux ans plus tard, Soyaux récidive malgré la grave blessure de sa capitaine Corinne Diacre en début de saison à Montpellier. Désormais régulièrement appelées chez les Bleues, Ophélie Meilleroux et Corine Petit sont toujours à la barre, comme Candie Herbert, Laetitia Stribick ou Claire Morel. </p>
<p>Mais la saison suivante est houleuse : bien que finie à une classique sixième place, elle voit le départ des deux internationales. Soyaux finit ensuite 10<sup>e</sup> puis 11<sup>e</sup> et se retrouve donc relégué pour la première fois depuis plus de 30 ans. Premier du groupe B de D2 en 2011, il est de nouveau relégué la saison dernière malgré un recrutement international à la mi saison qui avait vu arriver la gardienne Rebecca Spencer d’Arsenal, vite repartie au pays à Birmingham puis de nouveau à Arsenal cette saison<a href="#note9" class="note">9</a> et l’attaquante irlandaise Fiona O’Sullivan qui fait cette saison les beaux jours de Fribourg.</p>
<p>Pendant ce temps, Hénin-Beaumont remonte en D1 en 2003 et commence par se caler à la 7<sup>e</sup> place grâce à des joueuses comme Séverine Goulois, Amélie Coquet ou Marie Claude Herlem, internationales A ou championnes d’Europe M19 (ou les deux). Il conserve sa place la saison suivante avec l’éclosion d’une joueuse de 15 ans nommée Amandine Henry qui commence comme milieu défensive et finit la saison meilleure buteuse du club. Saison après saison, le club doit compenser les départs et vit deux saisons difficiles au bord de la relégation en 2007 et 2008.</p>
<p>Mais en 2009 la saison prend une autre tournure : menacé de relégation à la mi-saison (il faut dire que la moitié du plateau se battait pour le maintien), l’équipe est largement remaniée avec la prise de pouvoir de Marion Mancion dans les buts à la place de l’actuelle Arrageoise Manuella Cuvillier, l’arrivée de Rigoberte M’Bah, l’éclosion de Charlotte Blanchard et le retour de Marie-Hélène Olivier. Menée par un duo d’attaque composé de Candie Herbert et de Pauline Crammer, Hénin-Beaumont obtient la quatrième place, derrière ce qui n’est encore qu’un trio (et que le PSG transformera en quatuor la saison suivante). Deux 7<sup>e</sup> places suivront avant la descente de la saison dernière. Au bout de 7 journées, le club ne comptait qu’un nul et semblait largement décroché. Malgré une phase retour réussie avec seulement les 4 inévitables défaites contre le quatuor de tête, il est relégué pour ne pas avoir réussi à battre Yzeure lors de la dernière journée. </p>
<h3>La remontée triomphale</h3>
<p>La dynamique n’était donc pas tout à fait la même pour les joueuses de Corinne Diacre qui avaient fini la saison par 10 défaites et celles de Yannick Ansart qui avaient terminé sur 4 victoire et 3 nuls lors des 9 derniers matchs. </p>
<p>Mais les deux équipes ont vite fait la différence. Dès la deuxième journée, Soyaux s’imposait 5-1 sur la pelouse de La Roche-sur-Yon qui se posait pourtant en concurrente directe, et qui est d’ailleurs toujours deuxième avec seulement une deuxième défaite, au match retour. Dès ce match aller, mettait en avant les joueuses qui allaient la porter, en particulier l’attaquante Lauren Elwis auteuse d’un quadruplé et actuellement meilleure buteuse du groupe B avec 17 buts. </p>
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<div id="attachment_840" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/marchadie_elwis_deschamps.jpg" alt="Lauren Elwis entourée de Jessica Marchadié et Justine Deschamps" width="480" height="220" class="size-full wp-image-840" /><p class="wp-caption-text">Lauren Elwis entourée de Jessica Marchadié et Justine Deschamps</p></div>
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<p>Avec un seul nul concédé la journée suivante face à Quimper, Soyaux n’a finalement jamais été inquiété et a pu fêter sa montée à domicile au stade Léo-Lagrange à trois journées de la fin par un feu d’artifice face à la lanterne rouge Corné, battu 7-0. L’occasion pour Corinne Diacre d’annoncer qu’elle quittait le club dont elle était l’entraîneur depuis 2010 où elle avait succédé à Bernadette Constantin. Une page se tourne à Soyaux. </p>
<p>Le parcours a été tout aussi maîtrisé pour Hénin-Beaumont qui n’a aussi connu qu’un seul nul début février à Dijon. Pourtant les Vertes menaient 2-0 à l’heure de jeu grâce aux deux meilleures buteuses du groupe A Aurélie Desmaretz et Pauline Cousin. Cela n’aura pas vraiment ralenti une équipe sacrée début février à la faveur d’une courte victoire contre Montigny. Plus encore que dans le groupe B, aucune équipe n’aura semblé en mesure d’empêcher Hénin-Beaumont de remonter. </p>
<h4>Un mélange d’expérience et de jeunesse</h4>
<p>Pour cela, Yannick Ansart a pu s’appuyer sur des joueuse habituées de l’élite comme Rachel Saïdi, Marie Schepers ou Aurélie Desmaretz, qui comptent toutes trois plus de 80 matchs en D1 mais aussi sur des joueuses issues de la formation héninoise dont les meilleurs exemples sont les deux attaquantes Pauline Cousin et Léa Declercq, championnes du monde M17 cet automne. </p>
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<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/henin2013.png" alt="Céline Musin, Marine Dafeur, Charlotte Blanchard, Gwenaëlle Devleesschauwer, Rigoberte M&#39;Bah, Pauline Martin, Marie Schepers, Rachel Saïdi, Pauline Cousin, Aurélie Desmaretz, Léa Declercq" width="400" height="298" class="size-full wp-image-836" />
</div>
<p>De son côté, Corinne Diacre a pu compter sur un effectif beaucoup plus resserré : 8 joueuses ont joué au moins 18 des 19 matchs de Soyaux. Une des joueuses de base est évidemment Siga Tandia, un temps convoquée chez les Bleues (de France) et replacée devant la défense chez les Bleues (de Soyaux). Marina Pascaud Anaïs Dumont et Jennifer Maier apportent leur expérience de plusieurs saisons de D1. Et bien sûr, la meilleure buteuse du groupe Lauren Elwis a joué un rôle majeur dans cette montée. </p>
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<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/05/soyaux2013.png" alt="Amandine Guérin, Jessica Marchadié, Marina Pascaud, Marie Aurelle Awona, Mary Miralves, Siga Tandia, Justine Deschamps, Anaïs Dumont, Jennifer Maier, Élodie Monteiro, Lauren Elwis" width="400" height="298" class="size-full wp-image-835" />
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<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Le troisième relégué, Muret, est en passe d’être aussi le troisième promu, tandis que dans l’autre sens les promus d’Issy et de Toulouse retournent en D2. Seul Arras a réussi à bloquer l’ascenseur. </li>
<li><a name="note2" />D’autant plus que le championnat est resté la seule compétition jusqu’aux années 2000, et que le Challenge de France devenu Coupe de France ne diversifie pas beaucoup le palmarès : 4 titres pour Lyon, 3 pour Montpellier, plus des victoires de Toulouse et de Juvisy, avec toutefois ce qui préfigure sans doute l’avenir, des victoires du PSG et de Saint-Étienne. Et en dehors de ces 6 là, seul Compiègne et Le Mans sont parvenu en finale. </li>
<li><a name="note3" />À l’époque, il n’y avait pas encore de poule unique et le titre se jouait après une phase finale. </li>
<li><a name="note4" />Par un autre retournement de l’histoire puisque dans les années 70, les filles du Chaffoteaux Sport jouaient en lever de rideau de l’En Avant Guingamp. </li>
<li><a name="note5" />La même chose est arrivée aux sections féminines du FC Lyon devenue FCF Lyon, et de l’Étoile Sportive Juvisienne qui donné naissance au FCF Juvisy. </li>
<li><a name="note6" />Les demi-finales sont alors jouées sous la forme de poules de trois équipes.</li>
<li><a name="note7" />La quatrième équipe étant Muret comme un clin d’œil à la présente saison. </li>
<li><a name="note8" />Du club masculin, finaliste de la première Coupe de France. La section féminine date comme ailleurs du début des années 70 et la scission aura lieu en 1995. En 2010, le FC Lyon a ouvert une nouvelle section féminine. </li>
<li><a name="note9" />Et dont le passage de trois matchs à Soyaux a tellement peu marqué qu’il n’est même pas mentionné sur sa fiche à Arsenal. </li>
</ol>
</div>
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		<title>À moins d’un exploit</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 21:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Coupe d'Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[
Sauf énorme surprise, la finale de la Ligue des Championnes opposera pour la quatrième fois de suite Lyon à une équipe allemande. Wolfsbourg a en effet pris un net avantage en l’emportant 2-0 sur la pelouse d’Arsenal alors que Lyon a pris une marge de sécurité suffisante dans le duel franco-français contre Juvisy.
Le suspense aura [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Sauf énorme surprise, la finale de la Ligue des Championnes opposera pour la quatrième fois de suite Lyon à une équipe allemande. Wolfsbourg a en effet pris un net avantage en l’emportant 2-0 sur la pelouse d’Arsenal alors que Lyon a pris une marge de sécurité suffisante dans le duel franco-français contre Juvisy.</p></div>
<p>Le suspense aura duré 18 minutes, et encore : l’écart entre Lyon et Juvisy nécessitait deux exploits des Essonniennes pour atteindre la finale de Stamford Bridge. Ou alors une sorte de miracle la semaine prochaine.</p>
<p>En réalité, l’intérêt du match était ailleurs. Du côté juvisien, il s’agissait de savoir comment l’équipe allait gérer l’événement de cette première demi-finale en quatre participations. Le résultat ne doit pas être trompeur : malgré la lourde défaite, Juvisy a fait largement aussi bien que Malmö qui se posait pourtant en prétendant légitime aux demi-finales.</p>
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<p><div id="attachment_821" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-821" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_butel.jpg" alt="Gwenaëlle Butel" width="480" height="313" /><p class="wp-caption-text">Gwenaëlle Butel</p></div></p>
</div>
<p>Du côté lyonnais, outre le fait de confirmer un statut d’ultra-favori, c’était l’occasion de battre le record d’affluence de la demi-finales 2011 contre Arsenal.</p>
<h4>Le destin de Marion Mancion</h4>
<p>Sur le terrain, les deux équipes présentaient des compositions classiques. La principale surprise était la titularisation de Marion Mancion aux dépens d’Yryna Zvarytch. On se rappelle que l’ancienne Héninoise avait démarré la saison titulaire après le rocambolesque départ d’Audrey Malet. Mais après avoir manqué le match aller contre Zürich, elle s’était vue préférer Tanya de Souza pour les deux matchs contre Stabæk avant de voir arriver l’internationale ukrainienne. Par un curieux retournement de situation, elle était donc titulaire sur choix de l’entraîneur pour la première demi-finale de Coupe d’Europe de son club. Elle a d’ailleurs fait une prestation tout à fait correcte, remportant plusieurs duels face à Lotta Schelin. Mais contre la Suédoise, plusieurs n’est pas toujours assez.</p>
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<p><div id="attachment_825" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-825" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_mancion_guilbert.jpg" alt="Nelly Guilbert et Marion Mancion abattues par le dernier but de Lotta Schelin" width="480" height="152" /><p class="wp-caption-text">Nelly Guilbert et Marion Mancion abattues par le dernier but de Lotta Schelin</p></div></p>
</div>
<p>En face, la seule curiosité était la titularisation de Lara Dickenmann au poste de latérale droite pour palier l’absence de Corine Franco. La Suissesse a livré une prestation époustouflante, en particulier en deuxième mi-temps après l’entrée d’Élodie Thomis avec laquelle son entente semble plus au point qu’avec Megan Rapinoe. Bricolage ou choix planifié, ses prestations à droite et à gauche valident l’option de disposer de beaucoup de solutions offensives et peu de défensives. Il faut dire qu’à l’OL, les latérales jouent beaucoup dans le camp adverse.</p>
<div class="image">
<p><div id="attachment_819" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-819" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_21923.jpg" alt="Le record d'affluence pour un match de club a été battu. " width="480" height="204" /><p class="wp-caption-text">Le record d</p></div></p>
</div>
<h4>Le réalisme à la lyonnaise</h4>
<p>Lors des dernières oppositions entre les deux équipes, on avait beaucoup loué le réalisme des attaquantes lyonnaises. Ce ne fut pas le cas cette fois ci avec plusieurs occasions nettes manquées et une pression plus importante jusqu’au bout. Ce ne fut pas non plus vraiment le cas de Juvisy qui aurait eu besoin de convertir toutes ses incursions en terre adverse pour se donner une chance. Mais un soupçon de maladresse et un zeste de mauvais choix ont empêché les partenaires de Julie Machart de se mettre même en bonne position de tir.</p>
<div class="image">
<p><div id="attachment_827" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-827" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_schelin_renard.jpg" alt="Lotta Schelin et Wendie Renard, les deux buteuses du soir." width="480" height="273" /><p class="wp-caption-text">Lotta Schelin et Wendie Renard, les deux buteuses du soir.</p></div></p>
</div>
<p>On a entendu que le troisième but avait mis un coup sur la tête des Juvisiennes et éteint leurs chances de qualifications. C’est un petit peu exagéré. Bien sûr, c’est désagréable d’encaisser un but dans les derniers instants. Mais la tâche était à peu près aussi insurmontable à 2-0. La dernière fois que Lyon a perdu par plus de deux buts d’écarts, c’était certes à Juvisy mais en 2006 et Marinette Pichon avait marqué l’un des quatre buts de son équipe (et deux pour Laetitia Tonazzi). Bref, c’était un autre temps où Juvisy remportait le titre avec 21 victoires en 22 matchs et des scores à deux chiffres contre le Saint-Memmie de Gaëtane Thiney.</p>
<h4>Le rose et le noir</h4>
<p>Il y a au moins un sur lequel les deux équipes sont à égalité, c’est la laideur de leur maillot. Et bien entendu, comme tout club français qui se respecte en Coupe d’Europe, les maillots sont non seulement hideux mais surtout pas aux couleurs des clubs. Amateurs et professionnelles se rejoignent sur le fait que les joueuses doivent respecter le maillot mais que le club n’y est pas obligé.</p>
<div class="image">
<p><div id="attachment_826" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-826" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_schelin_butel.jpg" alt="Lotta Schelin face à Anaig Butel dans leurs maillots Coupe d'Europe" width="480" height="240" /><p class="wp-caption-text">Lotta Schelin face à Anaig Butel dans leurs maillots Coupe d</p></div></p>
</div>
<h4>Éternelle Conny Pohlers</h4>
<p>Arsenal n’a pas réédité la performance de son huitième de finale contre Potsdam. Sans doute en partie parce qu’un exploit n’arrive pas à chaque fois mais aussi et surtout parce que désormais Wolfsbourg est bien le fer de lance de la Bundesliga. Comme de bien entendu, le premier but a été marqué par Conny Pohlers qui a conforté sa place de meilleure buteuse d’une compétition qu’elle a déjà remportée en 2005 avec Potsdam (et un titre de meilleure buteuse en prime) et 2008 avec Francfort. Elle visera la passe de trois avec trois clubs différents, ce qui serait vraisemblablement un record.</p>
<div class="image"><img class="alignnone size-full wp-image-820" src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/04/demi2013_ballon.jpg" alt="" width="480" height="151" /></div>
<p>Il s’agissait du premier match qu’Arsenal ne gagnait pas cette saison en Coupe d’Europe malgré un parcours relevé, mais on imagine difficilement les Anglaises aller s’imposer de deux buts en Allemagne. Encore que si une équipe peut déjouer tous les pronostics, c’est sans doute Arsenal.</p>
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		<item>
		<title>La France sur le toit de l’Europe</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2013 15:31:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Coupe d'Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lyon et Juvisy s’affronteront en demi-finales de la Ligue des Championnes. Cela confirme que malgré un niveau hétérogène, la D1 a atteint un très bon niveau. Wolfsbourg et Arsenal se disputeront l’autre place en finale.

Il n’y a pas eu de renversement de situation lors des quarts de finales retours de la Ligue des Championnes : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Lyon et Juvisy s’affronteront en demi-finales de la Ligue des Championnes. Cela confirme que malgré un niveau hétérogène, la D1 a atteint un très bon niveau. Wolfsbourg et Arsenal se disputeront l’autre place en finale.</p>
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<p>Il n’y a pas eu de renversement de situation lors des quarts de finales retours de la Ligue des Championnes : les quatre équipes visiteuses l’avaient emporté à l’aller et l’ont emporté au retour. Plus que d’infirmer la théorie de l’avantage de recevoir pour la deuxième manche, c’est surtout un effet du tirage au sort qui a fait commencer les favorites à la maison. </p>
<p>Premières en lice, les joueuses d’Arsenal se déplaçaient en Italie fortes d’un avantage d’une victoire 3-1 à l’aller. Les Italiennes de Torres s’étaient donné le droit d’espérer en réduisant le score grâce à un but de la Suissesse Sandy Maendly, mais au bout de 4 minutes au retour, l’Irlandaise Niamh Fahey faisait tomber le suspens. Sans réelle surprise malgré la domination italienne, Arsenal rejoint sa troisième demi-finale consécutive. </p>
<p>Le lendemain, Wolfsbourg se rendait au stade Luzhniki de Moscou pour affronter Rossiyanka dans une situation assez similaire à celle d’Arsenal après le match aller : après une ouverture du score rapide d’Alexandra Popp, les Louves menaient 2-0 à la mi-temps, à 11 contre 10, mais ne parvenaient pas à assurer leur qualification et finissait la première manche avec un court avantage de 2-1. </p>
<p>Le match retour ressemblait à l’aller : pendant plus d’une heure, Wolfsbourg dominait mais restait à la merci d’un but de Rossiyanka. C’est comme souvent Conny Pohlers qui libérait son équipe à 20 minutes de la fin, imitée par Lena Goeßling un quart d’heure plus tard. Ce résultat ne faisait que confirmer la domination allemande à l’aller comme au retour. Wolfsbourg se hisse en demi-finale pour sa première participation, et confirme avec sa place en tête de la Bundesliga qu’elle est actuellement la meilleure équipe allemande. </p>
<p>Après le match aller entre Lyon et Malmö, il n’y avait plus de suspens pour la qualification. Avant non plus à vrai dire tant l’OL semble au dessus du lot cette saison. Victorieuses 5-0 à l’aller, les Lyonnaises ont définitivement enterré les maigres espoirs adverses dès le quart d’heure grâce à la star locale Lotta Schelin. Les deux autres buts n’ont fait que confirmer. </p>
<p>Les championnes d’Europe ont remporté leurs 6 matchs cette saison<a href="#note1" class="note">1</a> , marqué 31 buts sans en encaisser. C’est un but marqué de moins que la saison dernière. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/qf2013_schelin.jpg" alt="" width="480" height="238" class="alignnone size-full wp-image-814" />
</div>
<p>Le match le plus indécis sur le papier était l’autre opposition franco-suédoise. Juvisy avait pris un petit avantage sur Göteborg à l’aller grâce à Julie Machart mais abordait le retour avec le frein à main comme lors des deux tours précédents. On ne saurait dire s’il s’agit de timidité ou de maîtrise, sans doute un peu des deux. Pendant une heure, les Juvisienne ont semblé hésiter à se porter vers l’avant de crainte de se faire contrer. </p>
<p>Deux événements vont changer la physionomie du match : le but de Yael Averbuch et l’entrée de Camille Catala. </p>
<p>En position de devoir jouer une prolongation et même à deux doigts d’encaisser un second but, Juvisy va alors commencer à jouer. Après un premier face-à-face manqué contre Kristin Hammarström pour se chauffer, Camille Catala profite d’une chandelle dans la surface de Johanna Almgren pour égaliser d’une subtile frappe en pivot. Göteborg doit marquer deux fois dans le dernier quart d’heure pour se qualifier. </p>
<p>Dix minutes plus tard, la même Camille Catala met fin aux incertitudes : à l’entrée de la surface, elle prend appui sur Gaëtane Thiney et marque d’une frappe croisée. Comme d’habitude, on louera le coaching habile qui fait entrer la joueuse décisive ou on s’étonnera de son absence du onze de départ. </p>
<h3>Juvisy rejoint Toulouse, Montpellier et Lyon</h3>
<p>Il y a aura donc une demi-finale franco-française, et par suite une équipe française en finale pour la 4e année consécutive. Ce n’est pas la première fois que deux équipes d’un même pays s’affrontent à ce stade de la compétition : Potsdam a éliminé Duisbourg en 2010 et 2011. De plus, Duisbourg a éliminé Francfort en quarts de finales en 2009, Francfort a battu Potsdam en finale en 2007 et Djurgården a éliminé Umeå en quart de finales en 2004. Le cas était pourtant plus improbable avant 2009 puisqu’il n’y avait qu‘un seul représentant par pays, plus le tenant du titre. </p>
<p>Juvisy est la 4e équipe française à se qualifier pour une demi-finale. Seule l’Allemagne a fait aussi bien, grâce à la qualification de Wolfsbourg<a href="#note2" class="note">2</a>. La différence est que si Francfort, Duisbourg et Potsdam du côté allemand ont passé ce cap, et ont remporté la compétition, seul Lyon est passé, Toulouse et Montpellier butant sur Francfort à ce stade. Et aussi que les quatre équipes allemandes comptent 15 participations aux demi-finales, les trois suédoises 10 et les françaises 9, dont 6 pour Lyon. </p>
<p>Cette demi-finale 100% française est donc une première et elle confirme la première place prise par la France cette saison à l’indice UEFA. Elle rappelle que si cette place doit bien sûr beaucoup aux performances de l’OL, les contributions de Montpellier, du PSG et de Juvisy ne sont pas non plus anodines. </p>
<p>Il est une antienne classique des contempteurs de la D1 féminine, c’est que seul l’OL est crédible sur la scène européenne, qu’elle est très faible comme le prouvent les gros scores des victoires lyonnaises<a href="#note3" class="note">3</a>. La performance de Juvisy montre que le quatuor de tête du championnat de France est parfaitement crédible sur la scène européenne. Et les scores de l’OL contre Malmö, Zorkiy ou l’an dernier contre Potsdam valent largement ceux obtenus contre Saint-Étienne ou Guingamp. </p>
<p>Bien sûr, une bonne partie du plateau de D1 est d’un niveau bien plus faible mais est-on sûr que Sindelfingen ou Gütersloh feraient beaucoup mieux qu’Arras ou Rodez ?</p>
<h4>France-Suède 2-0</h4>
<p>Cependant, si la supériorité globale de la Bundesliga semble probable, la Damallsvenskan, D1 suédoise, a souvent été citée en exemple de championnat de niveau supérieur à la D1. Le résultat de la double confrontation qui vient d’avoir lieu est clair. Lyon, leader en France était confronté à Malmö, qui a perdu le titre en décembre à la différence de buts<a href="#note4" class="note">4</a>. Il n’y a pas eu photo entre les deux équipes. Plus significatif, Göteborg a fini 4e et rencontrait Juvisy qui occupe la même place. La confrontation a été plus serrée mais assez nettement à l’avantage des Françaises. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/qf2013_catala.jpg" alt="" width="480" height="264" class="alignnone size-full wp-image-813" />
</div>
<p>On relativisera bien sûr cette progression du football français : Juvisy a évité les meilleures équipes, Wolfsbourg, Potsdam, Arsenal et même Malmö qui aurait été autrement plus difficile. Il n’est pas question ici de dénigrer la performance qui place – pour l’instant – Juvisy juste derrière les trois ou quatre favorites pour le titre. Il s’agit par contre de rappeler que Montpellier, le PSG ou même Juvisy il y a deux ans avaient eu la malchance de tomber sur l’une de ces trois ou quatre favorites avant les demi-finales : le PSG avait été éliminé par Francfort l’an dernier, Juvisy par Potsdam la saison précédente, deux équipes que seul Lyon a pu arrêter, et Montpellier avait d’abord joué et éliminé le Bayern avant de chuter contre Umeå (qui était un vrai prétendant au titre) alors qu’elle menaient de deux buts à 5 minutes de la fin. </p>
<p>Bref, un peu comme l’OL de Claude Puel qui avait atteint les demi-finales que ses prédécesseurs avaient manqué, Juvisy a eu la petite part de réussite qui lui avait manqué deux ans plus tôt en rencontrant le tenant dès les quarts et on aurait pu avoir déjà une demi-finale franco-française lors d’une saison précédente.</p>
<p>Cependant, cet ensemble de résultats est significatif de l’évolution du niveau du football français depuis quelques saisons, qui se traduit aussi en partie en équipe de France, présente dans le dernier carré des deux dernières compétitions mondiales. </p>
<p>Cette évolution est liée à la professionnalisation et à la formation. La création du CNFE en 1998 et plus récemment des Pôles Espoirs Féminins permet à la France d’être un vivier de joueuses bien formées et bien préparées. À peu près toutes les joueuses de l’équipe de France actuelle sont passées par cette formation. </p>
<p>La possibilité pour les joueuses de football d’être professionnelles grâce au contrat fédéral initié en 2010 leur permet de se consacrer à plein temps au football.</p>
<p>Bien sûr Juvisy n’est pas directement concerné par la professionnalisation<a href="#note5" class="note">5</a> mais elle fait progresser l’ensemble du football français.</p>
<p>De plus les deux équipes restent assez « nationales » : toutes deux on démarré leur demi-finale avec 9 Françaises sur la pelouse. À titre de comparaison, Malmö ne comptait que 3 Suédoises et Göteborg 8. Pour les autres qualifiées, Arsenal a démarré avec 6 Anglaises seulement (mais avec 11 Britanniques ou Irlandaises) et Wolfbourg avec 10 Allemandes. En face, Torres comptait 9 Italiennes et Rossiyanka 5 Russes. Bref, Lyon et Juvisy sont dans la norme des équipes qui comptent sur les joueuses locales. </p>
<h3>Comme on se retrouve</h3>
<p>Il est symbolique que la première confrontation nationale sur la scène européenne oppose Lyon à Juvisy. Ces deux équipes font l’histoire de la D1 féminine depuis plus de 20 ans (voir « <a href="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2011/12/02/juvisy-et-lyon-des-amis-de-20-ans">Juvisy et Lyon, des amis de 20 ans</a>), bien avant l’opposition entre le professionnalisme et l’amateurisme. Il s’agit des deux équipes les plus titrées de D1<a href="#note6" class="note">6</a> et aussi des plus anciennes : elles sont présentes dans l’élite depuis la fin des années 70, même si jusqu’au milieu des années 80, ce n’était guère significatif avec une D1 à 48 (8 poules de 6)<a href="#note7" class="note">7</a>. L’équipe suivante à ce classement est Montpellier, montée en 1998 soit 20 ans plus tard. </p>
<p>Depuis l’instauration de la poule unique en 1992/1993, alors que les deux équipes venaient de remporter leur premier titre, elles ont toujours fini dans les 4 premières (hormis deux 5e place pour Lyon en 95 et 99) et ont remporté 16 des 22 titres mis en jeu (les deux premiers avant la poule unique donc). </p>
<p>Au delà des inimitiés de personnes et des disputes sur les « valeurs », cette demi-finale va présenter au plus haut niveau du football européen un partie importante de l’histoire du football féminin français. </p>
<p>Sur le papier, Lyon est très largement favori. Double tenant du titre, l’OL est demi-finalistes pour la sixième fois alors que Juvisy atteint ce stade pour la première fois en quatre participations. L’effectif lyonnais compte 19 internationales dont 16 à plus de 50 sélections pour un total de plus de 1500 sélections , contre 3 sur 10 à Juvisy (et 450 sélections environ)<a href="#note8" class="note">8</a>. </p>
<p>Un élément permet de comprendre l’expérience lyonnaise : les 11 titulaires du match de Malmö étaient sur la pelouse de Craven Cottage pour la finale remportée il y a deux ans. Cela explique peut-être que des joueuses comme Megan Rapinoe et Shinobu Ohno, stars des deux meilleurs sélections mondiales, ne sont pas encore titulaire de cette équipe. </p>
<p>Du côté de Juvisy, seule Sandrine Dusang a déjà joué une demi-finale européenne en 2008 avec Lyon contre Umeå. </p>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Comme Arsenal qui a en plus rencontré Potsdam.</li>
<li><a name="note2" />La Suède a placé 3 équipes différentes, la Norvège et le Danemark 2, l’Italie, la Russie, l’Angleterre et la Finlande une seule.</li>
<li><a name="note3" />C’est le même refrain que celui sur la Liga des garçons très faible où se baladent le Barça et le Real. Mais qui envoie trois équipes en demi-finales de Ligue Europe, et deux en finales. </li>
<li><a name="note4" />Le championnat suédois se joue d’avril à décembre. Malmö et Göteborg participaient à la Ligue des Championnes au titre du championnat terminé en décembre 2011. Pour la prochaine édition, ce sont Tyresö et Malmö qui sont déjà qualifiées. </li>
<li><a name="note5" />Encore que comme le règlement stipule que « Les clubs des Championnats de France Féminins D1 et D2 ont l’obligation de faire signer un contrat fédéral aux joueuses ayant été sous contrat fédéral la saison précédente ou la saison en cours », Sandrine Dusang voire Laure Lepailleur et Julie Soyer doivent bénéficier d’un contrat fédéral, sans parler des internationales étrangères Janice Cayman et Yryna Zvarytch. </li>
<li><a name="note6" />10 titre pour Lyon, dont 6 pour l’OL, 6 pour Juvisy, comme pour la VGA Saint-Maur. </li>
<li><a name="note7" />Saint-Brieuc, devenu depuis Guingamp, a presque la même continuité depuis cette époque, avec seulement un passage d’une saison en D2 en 2005-2006</li>
<li><a name="note8" />Avec l’incertitude tenant au nombre de sélection de l’Ukrainienne Yryna Zvarytch, internationale depuis 2000 et titulaire depuis 2009 qui est à coup sûr au delà de 50 sélections.</li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Bleues ne sont pas nées d&#8217;hier</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 14:26:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les Bleues]]></category>

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La communication officielle des Bleues insiste beaucoup sur la «&#160;progression&#160;» de l’équipe. Un peu trop puisque cela finit par laisser entendre que les générations précédentes étaient complètement nulles. Le respect dû aux Bleues passées (et à quelques unes encore présentes) nécessite de rappeler que tout n’a pas démarré en 2007, 2009 ou 2011.

La FFF lance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>La communication officielle des Bleues insiste beaucoup sur la «&nbsp;progression&nbsp;» de l’équipe. Un peu trop puisque cela finit par laisser entendre que les générations précédentes étaient complètement nulles. Le respect dû aux Bleues passées (et à quelques unes encore présentes) nécessite de rappeler que tout n’a pas démarré en 2007, 2009 ou 2011.</p>
</div>
<p>La FFF lance le «&nbsp;club des internationales&nbsp;» qui vise à regrouper toutes les joueuses ayant porté le maillot bleu. On se demande ce que les membres du club pensent de la communication autour des Bleues, basée sur la thématique générale «&nbsp;avant les Bleues étaient nulles, mais maintenant elles ont beaucoup progressé&nbsp;». Bien sûr ce n’est pas dit aussi crûment, mais le sens est bien là. </p>
<p>Principal vecteur de communication des Bleues, le sélectionneur Bruno Bini est évidemment en pointe sur le sujet, mais il est relayé par sa capitaine Sandrine Soubeyrand et aussi par des membres de la fédération comme Brigitte Henriques et Marinette Pichon, qui seraient pourtant toutes bien placées pour savoir que les Bleues avaient déjà quelques références avant ces dernières années. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/feminine_a.jpg" alt="" width="480" height="85" class="alignnone size-full wp-image-807" />
</div>
<p>Il ne faut pas faire d’anachronisme&nbsp;: les Bleues actuelles ont certainement un niveau technique et surtout physique nettement au dessus de leurs devancières d’il y a une dizaine d’année. L’équipe de France est désormais composée de joueuses professionnelles (quel que soit leur statut) dont la préparation et l’implication n’a rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a quelques années. Mais cette évolution est celle du football féminin en général, pas seulement en équipe de France et pas seulement en France. La progression à mesurer est donc celle des Bleues dans la hiérarchie mondiale et de leurs résultats face aux différents adversaires. </p>
<p>Contrairement à sa version masculine, le classement Fifa des équipes nationales féminines représente en général assez bien les rapports de force. Créé en 2003, il représente un outil intéressant pour éviter les anachronismes&nbsp;: rencontrer la Norvège championne olympique en 2000, ce n’est pas la même chose que rencontrer la Norvège incapable de se qualifier pour la Coupe du monde 2011 dix ans plus tard. Jouer contre la Chine vice-championne du monde en 1999, ce n’est pas comme jouer contre la Chine absente de la Coupe du monde 2011.</p>
<h3>La grande première de l’Euro 2009</h3>
<p>Cette communication sur la progression a régulièrement été utilisée, en général pour justifier des défaites ou des éliminations. On a un premier exemple avec l’Euro 2009&nbsp;où les Bleues avaient été éliminées aux tirs aux buts par les Pays-Bas. Miracle de la communication, ce résultat était devenu «&nbsp;la meilleure performance des Bleues dans une phase finale&nbsp;», avec la première qualification pour des quarts de finales de l’Euro. </p>
<p>Par un habile tour de passe-passe, on escamote le fait que l’Euro se joue alors pour la première fois à 12 et qu’être quart de finalistes, 8 parmi 12 n’est pas vraiment une meilleure performance que d’être 8 parmi 8 comme les Bleues l’avaient été lors des éditions 1997, 2001 et 2005, où l’entrée dans les 8 meilleures se faisait simplement lors de la phase éliminatoire et non pas dans la phase finale.</p>
<p>La comparaison avec 2005 est même assez peu à l’avantage de l’équipe de 2009<a href="#note1" class="note">1</a>. Les adversaires sont à peu près les mêmes au premier tour, l’Allemagne et la Norvège, seule l’Italie (2005) est remplacée par l’Islande (2009). Les résultats sont aussi à peu près les mêmes&nbsp;: défaite contre l’Allemagne (3-0 puis 5-1), nul contre la Norvège (1-1) et victoire 3-1 en ouverture contre la dernière équipe. La différence est qu’en 2005, l’Allemagne est 1<sup>re</sup> mondiale, la Norvège 3<sup>e</sup> et l’Italie 10<sup>e</sup>. En 2009, les deux premières sont respectivement 3<sup>e</sup> et 10<sup>e</sup>, et l’Islande est 19<sup>e</sup>. Autre différence, un doublé de Fatmire Bajramaj et un but d’Anja Mittag, tous trois dans les arrêts de jeu du match contre la Norvège permettent à l’Allemagne de l’emporter 4-0 et à la France d’avoir l’avantage à la différence de buts sur la Norvège. Ce qui est de peu d’importance puisque contrairement à 2005, la formule à 12 équipes permet au 3<sup>e</sup> de ce groupe d’être qualifié aussi pour les quarts de finales. La France rencontre alors les Pays-Bas, 17<sup>e</sup> au classement Fifa et dont la victoire un après midi de septembre 2005 au stade Jean-Bouin d’Angers avait finalement coûté sa place à Élisabeth Loisel. </p>
<table>
<tr>
<th colspan="3">Euro 2005</th>
<th colspan="3">Euro 2009</th>
</tr>
<tr>
<th>Adversaire</th>
<th>Classement</th>
<th>Résultat</th>
<th>Adversaire</th>
<th>Classement</th>
<th>Résultat</th>
</tr>
<tr>
<td>Allemagne</td>
<td>1<sup>er</sup></td>
<td>0-3</td>
<td>Allemagne</td>
<td>3<sup>e</sup></td>
<td>1-5</td>
</tr>
<tr>
<td>Norvège</td>
<td>3<sup>e</sup></td>
<td>1-1</td>
<td>Norvège</td>
<td>10<sup>e</sup></td>
<td>1-1</td>
</tr>
<tr>
<td>Italie</td>
<td>10<sup>e</sup></td>
<td>3-1</td>
<td>Islande</td>
<td>19<sup>e</sup></td>
<td>3-1</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3">
</td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>17<sup><sup>e</sup><br />
</sup></td>
<td>0-0</td>
</tr>
</table>
<p>Ainsi, les Bleues de 2009 finissent la compétition en ayant été largement battues par les 3<sup>e</sup> mondiales, en ayant vaincu les 19<sup>e</sup> et fait un nul contre les 10<sup>e</sup> et 17<sup>e</sup>. Celles de 2005 avaient été largement battues par les 1<sup>re</sup>, vaincu les 10<sup>e</sup> et obtenu le nul contre les 3<sup>e</sup>. Bref, si les résultats de 2009 étaient loin d’être déshonorant, ils n’étaient pas meilleurs que ceux de 2005, au contraire. </p>
<h3>Trois défaites et puis s’en va</h3>
<p>Cela ne sera pas le cas des deux compétitions suivantes où les Bleues iront en demi-finales à chaque fois en ayant bouclé le premier tour avec deux victoires et une défaite, remporté le quart de finale (aux tirs aux buts lors de la Coupe du monde 2011) avant de perdre la demi-finale et le match pour la troisième place. Contrairement à 2009, on assiste là à une vraie progression en particulier avec le gain d’un deuxième match au premier tour et du quart de finale et donc la présence dans le dernier carré, surtout deux fois de suite. </p>
<p>Toutefois nos communicants doivent penser les défaites en demi-finales et en match de classement ternissent un bilan qu’il convient d’enjoliver. C’est ainsi qu’en réponse aux critiques qui ont suivi les Jeux Olympiques, Bruno Bini explique en substance qu’avant lui, la France prenait trois défaites au premier tour et rentrait à la maison et que maintenant elle allait en demi-finales. </p>
<p>Si la deuxième partie est vraie, quelle exagération épique pousse à dénigrer à ce point les prestations des équipes précédentes. Cela ressemble plus à un élément de langage qu’à une réaction épidermique puisque la capitaine Sandrine Soubeyrand reprend quasiment à l’identique l’argument, en expliquant qu’avant 2009, les Bleues étaient éliminées dès le deuxième match. </p>
<p>C’est d’autant plus curieux de sa part qu’en 2005 elle a joué un rôle éminent dans le parcours des Bleues qui après deux matchs en étaient donc à une victoire et un nul contre la Norvège qui n’était pas loin de se transformer en victoire sur un but qui lui avait été injustement refusé. Certes la France savait à quoi s’attendre au moment de jouer le dernier le dernier match contre l’Allemagne, quasiment invincible mais elle était théoriquement en position de force, sûre d’être qualifiée en cas de victoire ou de nul, et gardait ses chances même en cas de défaite, en fonction du résultat entre la Norvège et l’Italie. </p>
<p>Lors de la Coupe du monde américaine de 2003, le scénario était du même type, avec cette fois une défaite initiale contre la Norvège (alors 2<sup>e</sup> mondiale), une victoire contre la Corée du sud (25<sup>e</sup>) et un match décisif à jouer face au Brésil (6<sup>e</sup>). La victoire des <cite>Auriverdes</cite> face aux Norvégiennes compliquait la tâche puisqu’à moins d’un sursaut coréen, une victoire était absolument nécessaire pour passer. Les Bleues n’obtiendront qu’un nul insuffisant. </p>
<p>Les classements des différents adversaires montrent qu’en 2003, 2009, 2011 et 2012, la situation était relativement semblable, avec un adversaire dans le trio de tête qui bat les Bleues (Allemagne et États-Unis), un adversaire au delà de la 15<sup>e</sup> place que les Bleues battent (Corée du Sud 25<sup>e</sup>, Islande 19<sup>e</sup>, Nigeria 27<sup>e</sup>, Colombie 28<sup>e</sup>) et un troisième adversaire situé entre la 5<sup>e</sup> et la 10<sup>e</sup> place (Brésil 6<sup>e</sup>, Norvège 10<sup>e</sup>, Canada 6<sup>e</sup>, Corée du Nord 8<sup>e</sup>). C’est contre ce troisième type d’adversaire que se fait réellement la différence entre les nuls obtenus en 2003 et 2009 et les larges victoires obtenues en 2011 et 2012.</p>
<p>En 2005, la situation est légèrement différente avec deux adversaires dans le trio de tête, et l’autre dans les 10. C’est sans doute ce tirage particulièrement difficile dans un Euro à 8 qui a empêché les Bleues de Marinette Pichon, Corinne Diacre et Sandrine Soubeyrand de participer dès 2005 à une demi-finale. D’ailleurs elles étaient déjà classées 5<sup>e</sup> mondiales (et 3<sup>e</sup> européennes…) à l’époque.</p>
<p>En remontant plus loin, avant la création du classement Fifa, on trouve effectivement un cas où les Bleues étaient éliminées après 2 matchs&nbsp;: lors de l’Euro 2001, elles entamaient la compétition pas l’habituelle défaite contre les championnes olympiques norvégiennes (3-0), avant de subir une abracadabrante défaite contre le Danemark (4-3)<a href="#note2" class="note">2</a>. Mais elles avaient sauvé l’honneur en battant l’Italie qui pensait pourtant bien profiter de l’aubaine pour se qualifier<a href="#note3" class="note">3</a>.</p>
<p>Plus tôt encore, en 1997, les Bleues avaient joué leur partition classique&nbsp;: nul contre l’Espagne, victoire contre la Russie avant de perdre contre l’organisateur suédois et d’être éliminé à la différence de but pour un but. Bref, s’il est clair que depuis 2011, la France semble avoir passé le palier qui lui permet de remporter un deuxième match dans une phase de poule et de se qualifier, cela fait plus de 15 ans qu’elle est dans la course à chaque fois. Et les seules compétitions où les Bleues ont perdu trois matchs sont la Coupe du monde 2011 et les Jeux Olympiques 2012. Mais elle en avaient disputé 6.</p>
<h3>«&nbsp;Avant, on prenait des cartons contre de telles équipes&nbsp;»</h3>
<blockquote><p>«&nbsp;Ce n’est pas frustrant de ne pas gagner. Avant on prenait des cartons contre de telles équipes. Là on concède le nul, on les titille même. Maintenant il faut qu’on passe un autre cap, gagner ces matches, ça fait partie de la deuxième phase de notre préparation&nbsp;»</p></blockquote>
<p>C’est avec ces phrases que Bruno Bini commentait le premier match nul contre le Brésil, le 5<sup>e</sup> de la série de 6 en cours. On ne rentrera pas ici dans le débat de savoir si ces nuls contre l’Allemagne, le Brésil, l’Angleterre ou les Pays-Bas sont de bons ou de mauvais résultats, s’ils présagent des lendemains qui chantent ou de cruelles désillusions. </p>
<p>On s’intéressera pas contre à cet «&nbsp;avant&nbsp;» mythologique dans lequel «&nbsp;on&nbsp;» prenait des «&nbsp;cartons&nbsp;» contre de «&nbsp;telles équipes&nbsp;». C’est sur le «&nbsp;on&nbsp;» que l’exégèse est la plus facile&nbsp;: il s’agit de l’équipe de France féminine A de football. On voit bien ce que sont des «&nbsp;cartons&nbsp;», on aura plus de peine à les définir précisément, disons des défaites par au moins deux buts d’écarts, et plutôt plus. </p>
<p>L’«&nbsp;avant&nbsp;» est plus délicat. Est-ce «&nbsp;avant cette série de matchs amicaux&nbsp;»&nbsp;? «&nbsp;avant le big-bang de la Coupe du monde 2011&nbsp;»&nbsp;? «&nbsp;avant celui de l’Euro 2009&nbsp;»&nbsp;? «&nbsp;avant l’arrivée de Bruno Bini en 2007&nbsp;»&nbsp;? Comme on accordera au sélectionneur de ne pas être égocentrique, on considérera qu’il fait référence aux derniers résultats et que c’est donc la première proposition qui est la bonne. </p>
<p>Cela donne donc une indication sur les «&nbsp;telles équipes&nbsp;». Il s’agit sans doute principalement des équipes classées 2<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup>, que l’on peut sans doute étendre aux équipes mieux classées que les Bleues, et des équipes classées 8<sup>e</sup> et 14<sup>e</sup>, extensibles à on ne sait pas trop quoi, mais sans doute aux équipes classées dans les 15 ou 20 premières. </p>
<h4>Des victoires contre le quatuor de tête dès 2004</h4>
<p>Depuis juin 2003 que le classement Fifa existe pour les équipes nationales féminines, les Bleues ont joué 25 matchs contre des équipes classées entre la 1<sup>re</sup> et la 4<sup>e</sup> place, elles-mêmes étant classées entre la 5<sup>e</sup> et la 9<sup>e</sup> place<a href="#note4" class="note">4</a>. Ces équipes sont les États-Unis, l’Allemagne et la Norvège (6 fois chacune), la Suède (3), le Brésil et le Japon (2 fois chacun)<a href="#note5" class="note">5</a>.</p>
<p>Le bilan total est de 7 victoire, 7 nuls (dont les 4 derniers matchs des Bleues) et 11 défaites parmi lesquels quelques défaites cuisantes (5-1 contre les États-Unis en 2004, contre l’Allemagne en 2009 pour les plus lourdes). </p>
<p>Les victoires s’étalant de 2004<a href="#note6" class="note">6</a> à 2012, il est difficile de déterminer un avant pendant lequel la France aurait systématiquement perdu ses matchs contre le quatuor de tête. Il y a bien un trou entre 2007 et 2012 mais il correspond à la période où les Bleues ont évité soigneusement de se confronter aux bonnes équipes. Durant cette période, elles n’ont ainsi joué que 3 matchs contre le quatuor de tête, l’Allemagne à l’Euro 2009 et à la Coupe du monde 2011, et les États-Unis à la même Coupe du monde, pour 3 défaites. </p>
<p>Mais outre qu’il serait présomptueux de tirer un bilan sur trois matchs en quatre ans, cela met la lumière sur le fait qu’il y une différence assez nette entre les résultats lors des matchs amicaux et ceux des phases finales<a href="#note7" class="note">7</a>.</p>
<p>La France a disputé 9 matchs officiels contre ces équipes pour 7 défaites, 1 nul et 1 victoire contre la Suède aux JO. Ce résultat est certainement beaucoup plus représentatif d’une progression des Bleues que les derniers matchs amicaux. Le nul avait été obtenu contre la Norvège lors de l’Euro 2005.</p>
<table>
<caption>La France en match officiel contre le top 4</caption>
<thead>
<tr>
<th><abbr title="Compétition">Co.</abbr></th>
<th>Date</th>
<th>Lieu</th>
<th>Adversaire</th>
<th>Score</th>
<th><abbr title="Classement France">CF</abbr></th>
<th><abbr title="Classement adversaire">CA</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>06/08/2012</td>
<td>Londres </td>
<td>Japon</td>
<td>1-2</td>
<td>6</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>03/08/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Suède</td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>25/07/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>2-4</td>
<td>6</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>13/07/2011</td>
<td>Mönchengladbach </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-3</td>
<td>7</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>05/07/2011</td>
<td>Mönchengladbach </td>
<td>Allemagne</td>
<td>2-4</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>27/08/2009</td>
<td>Tampere  </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-5</td>
<td>8</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>12/06/2005</td>
<td>Warrington </td>
<td>Allemagne</td>
<td>0-3</td>
<td>5</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>09/06/2005</td>
<td>Warrington </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM03</td>
<td>20/09/2003</td>
<td>Philadelphie </td>
<td>Norvège</td>
<td>0-2</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On en déduit donc que les Bleues ont joué 16 matchs amicaux contre le quatuor de tête, qu’elles en ont remporté 6, perdu 4 et fait 6 matchs nuls. Les derniers matchs contre l’Allemagne et le Brésil font partie de cette série et ’on voit qu’ils ne rehaussent pas spectaculairement le bilan. Trois des 4 défaites ont été concédées face aux États-Unis à l’Algarve Cup, la dernière face à la Suède. Les matchs contre les Américaines n’ont d’ailleurs jamais vraiment réussi au Bleues qui ne comptent qu’un nul 0-0 en Chine en 2006 sur la série<a href="#note8" class="note">8</a>.</p>
<table>
<caption>Match amicaux des Bleues contre le top 4</caption>
<thead>
<tr>
<th><abbr title="Compétition">Co.</abbr></th>
<th>Date</th>
<th>Lieu</th>
<th>Adversaire</th>
<th>Score</th>
<th><abbr title="Classement France">CF</abbr></th>
<th><abbr title="Classement adversaire">CA</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>09/03/2013</td>
<td>Le Petit Quevilly </td>
<td>Brésil</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>06/03/2013</td>
<td>Nancy </td>
<td>Brésil</td>
<td>2-2</td>
<td>5</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>13/02/2013</td>
<td>Strasbourg </td>
<td>Allemagne</td>
<td>3-3</td>
<td>5</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>29/11/2012</td>
<td>Halle </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>19/07/2012</td>
<td>Paris  </td>
<td>Japon</td>
<td>2-0</td>
<td>6</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>14/03/2007</td>
<td>Vila Real Santo António </td>
<td>Suède</td>
<td>1-3</td>
<td>7</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>12/03/2007</td>
<td>Lagos </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>09/03/2007</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>13/03/2006</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-4</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>20/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>0-0</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>09/03/2005</td>
<td>Ferreiras </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>0-1</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/02/2005</td>
<td>Los Belones  </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-0</td>
<td>9</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>19/02/2005</td>
<td>Los Belones  </td>
<td>Norvège</td>
<td>2-0</td>
<td>9</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>16/03/2004</td>
<td>Quarteira </td>
<td>Suède</td>
<td>3-0</td>
<td>9</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>14/03/2004</td>
<td>Ferreiras </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-5</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ainsi, on aura du mal à trouver un «&nbsp;avant&nbsp;», fût-il «&nbsp;avant novembre 2012&nbsp;», «&nbsp;avant la Coupe du monde 2011&nbsp;» ou «&nbsp;avant l’arrivée de Bruno Bini en 2007&nbsp;» où la France aurait systématiquement été battue par les équipes du quatuor de tête, sans même parler de «&nbsp;carton&nbsp;». Et les précédents contre les équipes rencontrées vont aussi dans ce sens&nbsp;: les deux derniers matchs amicaux contre l’Allemagne s’étaient conclu par des victoires de la France 1-0 (en 2003 et 2007), et si la France n’avait jamais rencontré le Brésil en amical, le seul précédent était déjà un match nul. Bref, si l’on veut des motifs d’espoir dans les derniers matchs amicaux, il ne faudra pas les chercher dans les résultats bruts qui sont dans la droite ligne de ceux des 10 années précédentes. </p>
<h3>La France contre le top 20</h3>
<p>La communication autour du fait d’affronter désormais les meilleures équipes du monde a clairement inclus les matchs contre l’Angleterre et les Pays-Bas. Il s’agissait peut-être d’une anticipation au moment où les matchs contre l’Allemagne et le Brésil étaient encore en négociation, mais le discours d’après ces deux nuls restait sur la même thématique en pointant qu’il s’agissait finalement de bons résultats contre des adversaires difficiles. </p>
<p>Il ne faut bien entendu mépriser aucun adversaire, mais on se souviendra<a href="#note9" class="note">9</a> qu’une défaite et une victoire contre les Néerlandaises suivies de deux nuls contre les Anglaises ont coûté aux Bleues leur qualification pour la Coupe du monde 2007, et que cela avait semblé de tellement mauvais résultats que cela avait coûté sa place à Élisabeth Loisel, remplacée par Bruno Bini. </p>
<p>Au demeurant, le classement confirme l’analyse&nbsp;: la France était alors 6<sup>e</sup>, l’Angleterre 12<sup>e</sup> et les Pays-Bas 17<sup>e</sup>. La situation a légèrement évolué puisque l’Angleterre est entrée dans le top 10 et les Pays-Bas dans le top 15. Cette évolution peut-elle justifier de considérer ces deux nuls comme des résultats significativement meilleurs que ce l’équipe de France obtenait jusque là contre ce type de nation&nbsp;? </p>
<p>On s’intéressera à deux groupes de nations, celles qui comme l’Angleterre sont «&nbsp;comme la France&nbsp;», donc classées entre la 5<sup>e</sup> et la 10<sup>e</sup> place, et celles qui comme les Pays-Bas se situent entre la 11<sup>e</sup> et la 20<sup>e</sup> place.</p>
<p>On évacuera au passage le bilan contre les autres nations&nbsp;: les Bleues ont remporté 55 de leurs 59 matchs contre des équipes classées au-delà de la 20<sup><sup>e</sup> </sup>place, pour 3 nuls et 1 défaite, contre l’Islande au début de la campagne éliminatoire de l’Euro 2009, heureusement moins difficile que celle de 2007 avec 11 qualifiés au lieu de 5.</p>
<h4>Les Bleues contre leurs concurrentes…</h4>
<p>Depuis 10 ans, la France a joué 25 matchs contre des équipes classées entre la 5<sup>e</sup> et la 10<sup>e</sup> place, pour 11 victoire, 9 nuls et 5 défaites&nbsp;: contre la Suède (1-0) à l’Algarve Cup 2006, contre le Danemark (4-0) à l’Algarve Cup 2007 pour les débuts de Bruno Bini, contre le Japon dans le match préparatoire de l’Euro 2009 qui ne signifie à peu près rien et lors des matchs pour les troisièmes places de la Coupe du monde et des Jeux Olympiques. </p>
<p>On notera cependant différentes périodes dans les résultats contre ces équipes&nbsp;: de 2003 à 2007 avec Élisabeth Loisel, les Bleues ont joué 12 matchs et la première défaite est arrivée en 2006 lors de l’Algarve 2006. De 2007 à la Coupe du monde 2011, les débuts de Bruno Bini ont été nettement moins fringants avec 1 victoire<a href="#note10" class="note">10</a> (et 3 défaites) en 8 matchs. La suite est nettement meilleure avec trois nettes victoires d’affilées entre la Cyprus Cup 2012 (Canada et Angleterre) et les Jeux Olympiques (contre la Corée du Nord) et la défaite en match pour la médaille de bronze. </p>
<table>
<caption>Les Bleues contre les équipes classées entre 5 et 10</caption>
<thead>
<tr>
<th><abbr title="Compétition">Co.</abbr></th>
<th>Date</th>
<th>Lieu</th>
<th>Adversaire</th>
<th>Score</th>
<th><abbr title="Classement France">CF</abbr></th>
<th><abbr title="Classement adversaire">CA</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>20/10/2012</td>
<td>Paris </td>
<td>Angleterre</td>
<td>2-2</td>
<td>5</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>09/08/2012</td>
<td>Coventry  </td>
<td>Canada</td>
<td>0-1</td>
<td>6</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>28/07/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Corée du Nord</td>
<td>5-0</td>
<td>6</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>06/03/2012</td>
<td>Larnaca </td>
<td>Canada</td>
<td>2-0</td>
<td>6</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>04/03/2012</td>
<td>Achnas </td>
<td>Angleterre</td>
<td>3-0</td>
<td>6</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>16/07/2011</td>
<td>Sinsheim </td>
<td>Suède</td>
<td>1-2</td>
<td>7</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>09/07/2011</td>
<td>Leverkusen </td>
<td>Angleterre</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>30/06/2011</td>
<td>Bochum  </td>
<td>Canada</td>
<td>4-0</td>
<td>7</td>
<td>6</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>30/08/2009</td>
<td>Helsinki </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>8</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>01/08/2009</td>
<td>Montargis </td>
<td>Japon</td>
<td>0-4</td>
<td>8</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CYP09</td>
<td>07/03/2009</td>
<td>Paralimni </td>
<td>Angleterre</td>
<td>2-2</td>
<td>8</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>14/03/2008</td>
<td>Bondoufle </td>
<td>Canada</td>
<td>0-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>07/03/2007</td>
<td>Silves </td>
<td>Danemark</td>
<td>0-4</td>
<td>7</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>28/02/2007</td>
<td>Mérignac </td>
<td>Chine</td>
<td>2-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>15/03/2006</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Suède</td>
<td>0-1</td>
<td>7</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>11/03/2006</td>
<td>Lagos </td>
<td>Chine</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>09/03/2006</td>
<td>Faro </td>
<td>Danemark</td>
<td>2-2</td>
<td>7</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>18/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Chine</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>06/06/2005</td>
<td>Preston </td>
<td>Italie</td>
<td>3-1</td>
<td>5</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>15/03/2005</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Suède</td>
<td>3-2</td>
<td>9</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>11/03/2005</td>
<td>Guia </td>
<td>Danemark</td>
<td>2-1</td>
<td>9</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>08/09/2004</td>
<td>Slagelse </td>
<td>Danemark</td>
<td>3-2</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>20/03/2004</td>
<td>Faro </td>
<td>Italie</td>
<td>3-3</td>
<td>9</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>18/03/2004</td>
<td>Silves </td>
<td>Danemark</td>
<td>1-0</td>
<td>9</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CM03</td>
<td>27/09/2003</td>
<td>Washington Dc </td>
<td>Brésil</td>
<td>1-1</td>
<td>9</td>
<td>6</td>
</tr>
<tbody>
</table>
<p>Bref sans être déshonorant, un nul contre l’Angleterre ou autre équipe classée 8<sup>e</sup> ne saurait passer pour une progression pour les Bleues, que ce soit un une échelle de 10 ans ou d’un an. Et encore moins par rapport à la manière dont la France avait battu le Canada et l’Angleterre il y a un an à Chypre.</p>
<h4>… et contre les équipes qui les talonnent</h4>
<p>Terminons le tour d’horizon par les équipes de la deuxième moitié du top 20 même si le problème initial est résolu maintenant que l’on sait que les Bleues ont depuis 10 ans régulièrement été capables d’obtenir d’aussi bon résultats que cette série de «&nbsp;scores de parités&nbsp;» contre des équipes du top 10, et que les «&nbsp;telles équipes&nbsp;» ne désignaient certainement pas celles qui suivent. </p>
<p>La France a joué 29 matchs contre ces équipes, pour 15 victoires, 8 nuls et 6 défaites, soit un bilan à peine meilleur que contre les équipes classées entre 5 et 10. On ne prêtera pas trop d’attention à cette comparaison puisque trois de ces défaites ont eu lieu contre l’équipe alors classée 11<sup>e</sup> (la Russie et deux fois le Canada) et que la limite à la 10<sup>e</sup> place est tout à fait arbitraire. Les trois autres ont été contre les Pays-Bas, ce qui justifie peut-être finalement le contentement après le match d’Eindhoven. Avec 3 victoires, 3 nuls et 3 défaites les Néerlandaises sont effectivement un peu les bêtes noires des Françaises pour une équipe toujours classée une petite dizaine de places derrière.  </p>
<table>
<caption>La France contre les Pays-Bas </caption>
<thead>
<tr>
<th><abbr title="Compétition">Co.</abbr></th>
<th>Date</th>
<th>Lieu</th>
<th>Score</th>
<th><abbr title="Classement France">CF</abbr></th>
<th><abbr title="Classement Pays-Bas">CPB</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>24/10/2012</td>
<td>Eindhoven </td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>15/02/2012</td>
<td>Nîmes </td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CYP11</td>
<td>04/03/2011</td>
<td>Larnaca </td>
<td>1-2</td>
<td>8</td>
<td>15</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>03/09/2009</td>
<td>Tampere  </td>
<td>0-0</td>
<td>8</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>14/12/2008</td>
<td>Compiègne </td>
<td>0-2</td>
<td>7</td>
<td>20</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>01/10/2007</td>
<td>Almere </td>
<td>4-1</td>
<td>7</td>
<td>18</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>13/05/2006</td>
<td>Zwolle </td>
<td>2-0</td>
<td>5</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>24/09/2005</td>
<td>Angers </td>
<td>0-1</td>
<td>5</td>
<td>18</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>13/04/2005</td>
<td>Montbéliard </td>
<td>0-0</td>
<td>5</td>
<td>17</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>C’est sans doute dans la capacité à affronter ces adversaires inférieures sur le papier mais pas battues d’avance que les Bleues de Bruno Bini ont nettement progressé par rapport à celles d’Élisabeth Loisel&nbsp;: avec 10 victoires et 2 défaites en 15 matchs contre 5 victoires et 4 défaites en 14 matchs, la différence est nette. Ce qui ne fait d’un nul contre le 14<sup>e</sup> une progression par rapport aux résultats obtenus depuis 2007, mais contre les Pays-Bas, c’est différent. </p>
<h4>5 ans à l&#8217;écart des gros</h4>
<p>Il est très probable que cette capacité à battre les équipes de la deuxième moitié du top 20, mais aussi la manière d’envisager les derniers matchs comme des sommets où un nul est déjà un bon résultats viennent des adversaires rencontrés ces dernières années. </p>
<p>Sans doute pour faire engranger de la confiance à ses joueuses, Bruno Bini a longtemps choisi de n’affronter que des seconds voire des troisièmes couteaux lors des matchs amicaux. De l’Algarve Cup 2007 où la France était inscrite avant son arrivée, il a considéré que les défaites 4-0 contre le Danemark et 3-1 contre la Suède auraient plus d’impact que les victoires contre l’Allemagne et la Norvège (1<sup>re</sup> et 3<sup>e</sup>). La France n’est jamais retourné au tournoi portugais, préférant disputer parfois la Cyprus Cup d’un niveau nettement moindre. </p>
<p>L’élargissement du champ du football féminin a fait que les Bleues n’ont rencontré que l’Islande (qui évoluait autour de la 17<sup>e</sup> place) et l’Italie (11<sup>e</sup> en barrage) parmi les 20 meilleures lors des phase qualificatives pour l’Euro 2009 et la Coupe du monde 2011. Bref, il ne restait plus que les phases finales pour se frotter aux meilleures. </p>
<p>Entre 2003 et 2007, les Bleues ont joué 17 matchs amicaux contre les 10 meilleurs. Depuis 2007, elles en ont joué presque autant. Mais entre l’Algarve 2007 (4 matchs qui suivaient une confrontation face à la Chine, elle aussi déjà programmée sous Élisabeth Loisel) et le match contre le Japon de Charléty en préparation des Jeux Olympiques, elles n’en on joué que 5 en 5 ans. </p>
<p>Cette politique a sans doute été payante sur le plan de la confiance permettant à l’équipe de France de se reconstruire dans la victoire mais elle est bien sûr remise en question avec les difficultés rencontrées lors contre les meilleures lors des phases finales, d’où l’inflexion de la politique pour affronter désormais les meilleures. </p>
<p>L’étude des résultats passés doit cependant inciter à la circonspection&nbsp;: les Bleues des 10 dernières années ont régulièrement su faire face aux meilleures équipes mondiales lors des matchs amicaux, ce qui ne leur a pas toujours permis de le faire lors des phases finales. La actuelle ressemble finalement assez à celle du début 2006&nbsp;: les Bleues sortaient d’une bonne prestation à l’Euro 2005 conclue sur une élimination décevante et elles avaient enchaîné quatre nuls puis une victoire contre les meilleures équipes mondiales lors de deux tournois en Chine puis en Algarve. Les choses s’étaient nettement gâtées par la suite avec deux défaites au Portugal et surtout la non-qualification pour la Coupe du monde.</p>
<p>Ainsi les six nuls obtenus ne sont ni de bons ni de mauvais résultats, bien au contraire. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/bleues_clair.jpg" alt="" width="480" height="105" class="alignnone size-full wp-image-806" />
</div>
<table>
<caption>Tous les matchs des Bleues depuis la création du classement Fifa</caption>
<thead>
<tr>
<th><abbr title="Compétition">Co.</abbr></th>
<th>Date</th>
<th>Lieu</th>
<th>Adversaire</th>
<th>Score</th>
<th><abbr title="Classement France">CF</abbr></th>
<th><abbr title="Classement adversaire">CA</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>09/03/2013</td>
<td>Le Petit Quevilly </td>
<td>Brésil</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>06/03/2013</td>
<td>Nancy </td>
<td>Brésil</td>
<td>2-2</td>
<td>5</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>13/02/2013</td>
<td>Strasbourg </td>
<td>Allemagne</td>
<td>3-3</td>
<td>5</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>29/11/2012</td>
<td>Halle </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>24/10/2012</td>
<td>Eindhoven </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>20/10/2012</td>
<td>Paris </td>
<td>Angleterre</td>
<td>2-2</td>
<td>5</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>19/09/2012</td>
<td>Edimbourg </td>
<td>Ecosse</td>
<td>5-0</td>
<td>5</td>
<td>22</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>15/09/2012</td>
<td>Guingamp </td>
<td>Irlande</td>
<td>4-0</td>
<td>5</td>
<td>34</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>09/08/2012</td>
<td>Coventry  </td>
<td>Canada</td>
<td>0-1</td>
<td>6</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>06/08/2012</td>
<td>Londres </td>
<td>Japon</td>
<td>1-2</td>
<td>6</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>03/08/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Suède</td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>31/07/2012</td>
<td>Newcastle </td>
<td>Colombie</td>
<td>1-0</td>
<td>6</td>
<td>28</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>28/07/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Corée du Nord</td>
<td>5-0</td>
<td>6</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>JO12</td>
<td>25/07/2012</td>
<td>Glasgow </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>2-4</td>
<td>6</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>19/07/2012</td>
<td>Paris  </td>
<td>Japon</td>
<td>2-0</td>
<td>6</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>11/07/2012</td>
<td>Beauvais  </td>
<td>Russie</td>
<td>3-0</td>
<td>6</td>
<td>19</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>04/07/2012</td>
<td>Orléans  </td>
<td>Roumanie</td>
<td>6-0</td>
<td>6</td>
<td>36</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>04/04/2012</td>
<td>Caen </td>
<td>Pays de Galles</td>
<td>4-0</td>
<td>6</td>
<td>45</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>31/03/2012</td>
<td>Le Havre </td>
<td>Ecosse</td>
<td>2-0</td>
<td>6</td>
<td>21</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>06/03/2012</td>
<td>Larnaca </td>
<td>Canada</td>
<td>2-0</td>
<td>6</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>04/03/2012</td>
<td>Achnas </td>
<td>Angleterre</td>
<td>3-0</td>
<td>6</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>01/03/2012</td>
<td>Larnaca </td>
<td>Finlande</td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>20</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP12</td>
<td>28/02/2012</td>
<td>Nicosie  </td>
<td>Suisse</td>
<td>3-0</td>
<td>6</td>
<td>25</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>15/02/2012</td>
<td>Nîmes </td>
<td>Pays-Bas </td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>20/11/2011</td>
<td>Fort de France </td>
<td>Mexique</td>
<td>5-0</td>
<td>7</td>
<td>22</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>16/11/2011</td>
<td>Les Abymes </td>
<td>Uruguay</td>
<td>8-0</td>
<td>7</td>
<td>68</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>26/10/2011</td>
<td>Troyes  </td>
<td>Israël</td>
<td>5-0</td>
<td>7</td>
<td>60</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>22/10/2011</td>
<td>Llanelli  </td>
<td>Pays de Galles </td>
<td>4-1</td>
<td>7</td>
<td>47</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>22/09/2011</td>
<td>Cork  </td>
<td>Irlande</td>
<td>3-1</td>
<td>7</td>
<td>28</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE13</td>
<td>14/09/2011</td>
<td>Ness Ziona  </td>
<td>Israël</td>
<td>5-0</td>
<td>7</td>
<td>60</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>24/08/2011</td>
<td>Lens </td>
<td>Pologne</td>
<td>2-0</td>
<td>7</td>
<td>29</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>16/07/2011</td>
<td>Sinsheim </td>
<td>Suède</td>
<td>1-2</td>
<td>7</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>13/07/2011</td>
<td>Mönchengladbach </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-3</td>
<td>7</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>09/07/2011</td>
<td>Leverkusen </td>
<td>Angleterre</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>05/07/2011</td>
<td>Mönchengladbach </td>
<td>Allemagne</td>
<td>2-4</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>30/06/2011</td>
<td>Bochum  </td>
<td>Canada</td>
<td>4-0</td>
<td>7</td>
<td>6</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CM11</td>
<td>26/06/2011</td>
<td>Sinsheim </td>
<td>Nigeria</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>27</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>18/06/2011</td>
<td>Calais  </td>
<td>Belgique</td>
<td>7-0</td>
<td>7</td>
<td>35</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>15/06/2011</td>
<td>Nieuwpoort  </td>
<td>Belgique</td>
<td>2-1</td>
<td>7</td>
<td>35</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>18/05/2011</td>
<td>Brest </td>
<td>Ecosse</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>23</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP11</td>
<td>09/03/2011</td>
<td>Nicosie </td>
<td>Ecosse</td>
<td>3-0</td>
<td>8</td>
<td>24</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP11</td>
<td>07/03/2011</td>
<td>Nicosie </td>
<td>Nouvelle-Zélande</td>
<td>5-2</td>
<td>8</td>
<td>23</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CYP11</td>
<td>04/03/2011</td>
<td>Larnaca </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>1-2</td>
<td>8</td>
<td>15</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP11</td>
<td>02/03/2011</td>
<td>Nicosie </td>
<td>Suisse</td>
<td>2-0</td>
<td>8</td>
<td>26</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>19/11/2010</td>
<td>Angers  </td>
<td>Pologne</td>
<td>5-0</td>
<td>8</td>
<td>30</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>15/09/2010</td>
<td>Gubbio  </td>
<td>Italie</td>
<td>3-2</td>
<td>8</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>11/09/2010</td>
<td>Besançon</td>
<td>Italie</td>
<td>0-0</td>
<td>8</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>25/08/2010</td>
<td>Troyes </td>
<td>Serbie</td>
<td>7-0</td>
<td>8</td>
<td>42</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>21/08/2010</td>
<td>Reykjavik </td>
<td>Islande</td>
<td>1-0</td>
<td>8</td>
<td>16</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>23/06/2010</td>
<td>Tallinn </td>
<td>Estonie</td>
<td>6-0</td>
<td>8</td>
<td>79</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>20/06/2010</td>
<td>Besançon </td>
<td>Croatie</td>
<td>3-0</td>
<td>8</td>
<td>60</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>05/05/2010</td>
<td>Bâle </td>
<td>Suisse</td>
<td>2-0</td>
<td>8</td>
<td>26</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>31/03/2010</td>
<td>Belfast </td>
<td>Irlande du Nord</td>
<td>4-0</td>
<td>8</td>
<td>65</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>27/03/2010</td>
<td>Boulogne-sur-Mer </td>
<td>Irlande du Nord</td>
<td>6-0</td>
<td>8</td>
<td>65</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>25/02/2010</td>
<td>Dublin </td>
<td>Irlande</td>
<td>2-1</td>
<td>9</td>
<td>30</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>21/11/2009</td>
<td>Indidja  </td>
<td>Serbie</td>
<td>2-0</td>
<td>10</td>
<td>34</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>28/10/2009</td>
<td>Le Havre </td>
<td>Estonie</td>
<td>12-0</td>
<td>10</td>
<td>78</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>24/10/2009</td>
<td>Lyon </td>
<td>Islande</td>
<td>2-0</td>
<td>10</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM11</td>
<td>23/09/2009</td>
<td>Zapreši  </td>
<td>Croatie</td>
<td>7-0</td>
<td>8</td>
<td>48</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>03/09/2009</td>
<td>Tampere  </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>0-0</td>
<td>8</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>30/08/2009</td>
<td>Helsinki </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>8</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>27/08/2009</td>
<td>Tampere  </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-5</td>
<td>8</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CE09</td>
<td>24/08/2009</td>
<td>Tampere </td>
<td>Islande</td>
<td>3-1</td>
<td>8</td>
<td>19</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>12/08/2009</td>
<td>Chartres </td>
<td>Ecosse</td>
<td>4-0</td>
<td>8</td>
<td>25</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>01/08/2009</td>
<td>Montargis </td>
<td>Japon</td>
<td>0-4</td>
<td>8</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>25/04/2009</td>
<td>Colmar </td>
<td>Suisse</td>
<td>1-0</td>
<td>8</td>
<td>26</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/04/2009</td>
<td>Dijon </td>
<td>Suisse</td>
<td>2-0</td>
<td>8</td>
<td>26</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CYP09</td>
<td>12/03/2009</td>
<td>Nicosie </td>
<td>Nouvelle-Zélande</td>
<td>1-1</td>
<td>8</td>
<td>24</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP09</td>
<td>10/03/2009</td>
<td>Nicosie </td>
<td>Afrique du Sud</td>
<td>3-2</td>
<td>8</td>
<td>25</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CYP09</td>
<td>07/03/2009</td>
<td>Paralimni </td>
<td>Angleterre</td>
<td>2-2</td>
<td>8</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CYP09</td>
<td>05/03/2009</td>
<td>Larnaca </td>
<td>Ecosse</td>
<td>2-0</td>
<td>8</td>
<td>25</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>12/02/2009</td>
<td>Blois </td>
<td>Irlande</td>
<td>2-0</td>
<td>8</td>
<td>27</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>14/12/2008</td>
<td>Compiègne </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>0-2</td>
<td>7</td>
<td>20</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>27/09/2008</td>
<td>La Roche-sur-Yon</td>
<td>Islande</td>
<td>2-1</td>
<td>7</td>
<td>18</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>08/05/2008</td>
<td>Saint-Brieuc </td>
<td>Serbie</td>
<td>2-0</td>
<td>7</td>
<td>32</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>23/04/2008</td>
<td>Ano Liossia </td>
<td>Grèce</td>
<td>5-0</td>
<td>7</td>
<td>51</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>14/03/2008</td>
<td>Bondoufle </td>
<td>Canada</td>
<td>0-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>08/03/2008</td>
<td>Casablanca </td>
<td>Maroc</td>
<td>6-0</td>
<td>7</td>
<td>67</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>30/01/2008</td>
<td>Martigues </td>
<td>Italie</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>31/10/2007</td>
<td>Dravograd </td>
<td>Slovénie</td>
<td>2-0</td>
<td>7</td>
<td>60</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>27/10/2007</td>
<td>Belgrade </td>
<td>Serbie</td>
<td>8-0</td>
<td>7</td>
<td>32</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>01/10/2007</td>
<td>Almere </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>4-1</td>
<td>7</td>
<td>18</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>16/06/2007</td>
<td>Reykjavik </td>
<td>Islande</td>
<td>0-1</td>
<td>7</td>
<td>21</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>30/05/2007</td>
<td>Angoulême </td>
<td>Slovénie</td>
<td>6-0</td>
<td>7</td>
<td>67</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE09</td>
<td>11/04/2007</td>
<td>Valence </td>
<td>Grèce</td>
<td>6-0</td>
<td>7</td>
<td>56</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>14/03/2007</td>
<td>Vila Real Santo António </td>
<td>Suède</td>
<td>1-3</td>
<td>7</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>12/03/2007</td>
<td>Lagos </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>09/03/2007</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Allemagne</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC07</td>
<td>07/03/2007</td>
<td>Silves </td>
<td>Danemark</td>
<td>0-4</td>
<td>7</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>28/02/2007</td>
<td>Mérignac </td>
<td>Chine</td>
<td>2-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/11/2006</td>
<td>Boulogne-sur-Mer </td>
<td>Belgique</td>
<td>6-0</td>
<td>6</td>
<td>33</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>30/09/2006</td>
<td>Rennes </td>
<td>Angleterre</td>
<td>1-1</td>
<td>6</td>
<td>12</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>23/09/2006</td>
<td>Troyes </td>
<td>Autriche</td>
<td>2-1</td>
<td>6</td>
<td>43</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>29/08/2006</td>
<td>Saint-Aubin-sur-Scie </td>
<td>Canada</td>
<td>2-2</td>
<td>6</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>26/08/2006</td>
<td>Le Petit Quevilly </td>
<td>Canada</td>
<td>0-1</td>
<td>6</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>13/05/2006</td>
<td>Zwolle </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>2-0</td>
<td>5</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>22/04/2006</td>
<td>Dunaujvaros </td>
<td>Hongrie</td>
<td>5-0</td>
<td>5</td>
<td>35</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>26/03/2006</td>
<td>Blackburn </td>
<td>Angleterre</td>
<td>0-0</td>
<td>5</td>
<td>13</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>15/03/2006</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Suède</td>
<td>0-1</td>
<td>7</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>13/03/2006</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-4</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>11/03/2006</td>
<td>Lagos </td>
<td>Chine</td>
<td>1-0</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>AC06</td>
<td>09/03/2006</td>
<td>Faro </td>
<td>Danemark</td>
<td>2-2</td>
<td>7</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>20/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>0-0</td>
<td>7</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>18/01/2006</td>
<td>Ghangzhou </td>
<td>Chine</td>
<td>1-1</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>09/11/2005</td>
<td>Blois </td>
<td>Hongrie</td>
<td>2-0</td>
<td>5</td>
<td>31</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>05/11/2005</td>
<td>Langenrohr </td>
<td>Autriche</td>
<td>3-1</td>
<td>5</td>
<td>47</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>QCM07</td>
<td>24/09/2005</td>
<td>Angers </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>0-1</td>
<td>5</td>
<td>18</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>07/09/2005</td>
<td>Sens </td>
<td>Irlande</td>
<td>6-0</td>
<td>5</td>
<td>34</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>12/06/2005</td>
<td>Warrington </td>
<td>Allemagne</td>
<td>0-3</td>
<td>5</td>
<td>1</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>09/06/2005</td>
<td>Warrington </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-1</td>
<td>5</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CE05</td>
<td>06/06/2005</td>
<td>Preston </td>
<td>Italie</td>
<td>3-1</td>
<td>5</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>27/04/2005</td>
<td>Bischheim </td>
<td>Canada</td>
<td>0-2</td>
<td>5</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>13/04/2005</td>
<td>Montbéliard </td>
<td>Pays-Bas</td>
<td>0-0</td>
<td>5</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>15/03/2005</td>
<td>Faro/Loulé </td>
<td>Suède</td>
<td>3-2</td>
<td>9</td>
<td>5</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>13/03/2005</td>
<td>Loulé </td>
<td>Finlande</td>
<td>2-1</td>
<td>9</td>
<td>16</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>11/03/2005</td>
<td>Guia </td>
<td>Danemark</td>
<td>2-1</td>
<td>9</td>
<td>7</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC05</td>
<td>09/03/2005</td>
<td>Ferreiras </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>0-1</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>22/02/2005</td>
<td>Los Belones  </td>
<td>Norvège</td>
<td>1-0</td>
<td>9</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>19/02/2005</td>
<td>Los Belones  </td>
<td>Norvège</td>
<td>2-0</td>
<td>9</td>
<td>3</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>03/10/2004</td>
<td>Opole </td>
<td>Pologne</td>
<td>5-1</td>
<td>7</td>
<td>32</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>26/09/2004</td>
<td>Dijon </td>
<td>Russie</td>
<td>2-5</td>
<td>7</td>
<td>11</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>08/09/2004</td>
<td>Slagelse </td>
<td>Danemark</td>
<td>3-2</td>
<td>7</td>
<td>9</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>02/06/2004</td>
<td>Reykjavik </td>
<td>Islande</td>
<td>3-0</td>
<td>9</td>
<td>17</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>16/05/2004</td>
<td>Selyatino </td>
<td>Russie</td>
<td>3-0</td>
<td>9</td>
<td>12</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>24/04/2004</td>
<td>Reims </td>
<td>Hongrie</td>
<td>6-0</td>
<td>9</td>
<td>26</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>20/03/2004</td>
<td>Faro </td>
<td>Italie</td>
<td>3-3</td>
<td>9</td>
<td>10</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>18/03/2004</td>
<td>Silves </td>
<td>Danemark</td>
<td>1-0</td>
<td>9</td>
<td>8</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>16/03/2004</td>
<td>Quarteira </td>
<td>Suède</td>
<td>3-0</td>
<td>9</td>
<td>4</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>AC04</td>
<td>14/03/2004</td>
<td>Ferreiras </td>
<td>Etats-Unis</td>
<td>1-5</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>21/02/2004</td>
<td>Montpellier </td>
<td>Ecosse</td>
<td>6-3</td>
<td>9</td>
<td>30</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>18/02/2004</td>
<td>Sète </td>
<td>Ecosse</td>
<td>1-1</td>
<td>9</td>
<td>30</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>15/11/2003</td>
<td>Quimper </td>
<td>Pologne</td>
<td>7-1</td>
<td>9</td>
<td>33</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>CM03</td>
<td>27/09/2003</td>
<td>Washington Dc </td>
<td>Brésil</td>
<td>1-1</td>
<td>9</td>
<td>6</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>CM03</td>
<td>24/09/2003</td>
<td>Washington Dc </td>
<td>Corée du sud</td>
<td>1-0</td>
<td>9</td>
<td>25</td>
</tr>
<tr style="color:red;font-weight:bold">
<td>CM03</td>
<td>20/09/2003</td>
<td>Philadelphie </td>
<td>Norvège</td>
<td>0-2</td>
<td>9</td>
<td>2</td>
</tr>
<tr style="color:orange;font-weight:bold">
<td>A</td>
<td>14/09/2003</td>
<td>Concord </td>
<td>Japon</td>
<td>2-2</td>
<td>9</td>
<td>14</td>
</tr>
<tr style="color:green;font-weight:bold">
<td>QCE05</td>
<td>08/09/2003</td>
<td>Bonneuil-sur-Marne </td>
<td>Islande</td>
<td>2-0</td>
<td>9</td>
<td>17</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />On ne parlera pas de «&nbsp;génération suivante&nbsp;» puisque 11 joueuses sur les 20 de 2005 sont encore présentes dans les 22 de 2009, dont 6 restent dans l’équipe type, et que seules Marinette Pichon, Corinne Diacre et Stéphanie Mugneret-Béghé ont arrêté. </li>
<li><a name="note2" />Corinne Diacre ne doit pas encore avoir compris l’action qui lui a valu l’expulsion et le but vainqueur danois, alors que personne n’a vu ne serait-ce qu’une faute valant un coup franc et que l’action était déjà repartie de l’autre côté du terrain.</li>
<li><a name="note3" />Et on se rappellera qu’à l’époque, le football féminin était déjà à la mode puisque Canal+ avait diffusé en direct les matchs contre la Norvège et le Danemark, et que TF1 devait diffuser celui contre l’Italie. Les Bleues étant éliminé, la chaîne avait finalement rediffusé un épisode de «&nbsp;Walker Texas Rangers&nbsp;».</li>
<li><a name="note4" />Elles ont toujours été entre ces deux bornes hormis un passage à la 10<sup>e</sup> place au classement de septembre 2009, calculé avec les résultats de l’Euro. </li>
<li><a name="note5" />Les Bleues ont pu rencontrer certaines des ces équipes d’autres fois alors qu’elles n’étaient pas classées dans les 4 premières. </li>
<li><a name="note6" />En «&nbsp;oubliant&nbsp;» une victoire contre l’Allemagne 1-0 en avril 2003, trois mois avant la création du classement Fifa.</li>
<li><a name="note7" />Les Bleues n’ont jamais rencontré d’équipe du quatuor de tête en phase éliminatoire, cela aurait sans doute été le cas si le classement avait existé pour ceux de la Coupe du monde 2003 où elles avaient affronté la Norvège. </li>
<li><a name="note8" />Et une seule victoire dans toute son histoire en 1990 sur un but de Brigitte Olive-Henriques, désormais Secrétaire Générale de la FFF.</li>
<li><a name="note9" />D’autant plus facilement que c’est rappelé un peu plus haut.</li>
<li><a name="note10" />Victoire très importante cependant, 4-0 contre le Canada pour accéder en quarts de la Coupe du monde, suivi d’un nul à saveur de victoire contre l’Angleterre.</li>
</ol>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PSG, le dernier rempart ?</title>
		<link>http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/2013/03/01/psg-le-dernier-rempart/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 22:33:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Division 1]]></category>

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		<description><![CDATA[
Match de la 19e journée planté entre la 16e et la 17e, le match OL-PSG est bien le sommet de la saison même si son résultat ne devrait avoir aucune conséquence sur le classement des deux équipes. Et même si le PSG est désormais un vrai concurrent, Lyon reste favori.

Comme le calendrier de D1 féminine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Match de la 19e journée planté entre la 16e et la 17e, le match OL-PSG est bien le sommet de la saison même si son résultat ne devrait avoir aucune conséquence sur le classement des deux équipes. Et même si le PSG est désormais un vrai concurrent, Lyon reste favori.</p>
</div>
<p>Comme le calendrier de D1 féminine était trop à jour avec pas moins de 5 équipes qui n’ont pas de match en retard, la FFF a décidé de redonner de la lisibilité au classement en acceptant la demande de France 4 qui souhaitait diffuser une affiche de football féminin à l’occasion de la Journée de la femme. Ce sera légèrement en avance puisque le match Lyon-PSG de la 19e journée aura lieu le 2 mars (avant les 17e et 18e journées) et la Journée de la femme le 8. Mais il paraît que c’est la semaine qui compte. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_767" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg_thomis_kaci_le_sommer.jpg" alt="Élodie Thomis et Eugénie Le Sommer entourent leur partenaire d&#39;alors Aurélie Kaci" width="480" height="310" class="size-full wp-image-767" /><p class="wp-caption-text">Élodie Thomis et Eugénie Le Sommer entourent leur partenaire d'alors Aurélie Kaci</p></div>
</div>
<p>Nonobstant, il s’agit bien d’un match au sommet du championnat même si son importance réelle sera essentiellement symbolique. En effet, le mode de calcul abscons<a href="#note1" class="note">1</a> et le calendrier en dentelles cachent un peu la situation réelle en tête : certes l’OL n’a que trois points d’avance sur le PSG, mais le match en retard contre Vendenheim lui permet d’en espérer 4 de plus. Outre une victoire à Gerland, l’équipe parisienne devrait donc espérer deux autres « non-victoires » lyonnaises pour passer devant. Et si un défaite contre Montpellier est envisageable, ce n’est pas faire injure à Vendenheim, Saint-Étienne, Arras, Issy et Rodez que de ne pas les imaginer accrocher les doubles championnes d’Europe. </p>
<p>Le PSG semble également à l’abri avec 6 points d’avance sur Montpellier, l’avantage dans les confrontations directes et un seul autre sommet à jouer contre Juvisy. Il semble en effet peu probable que les Parisiennes laissent à nouveau échapper des points contre Guingamp comme lors de la première journée surtout si le match est décisif pour l’Europe. D’autant plus que l’équipe parisienne a bien changé. </p>
<h3>Une équipe en construction</h3>
<p>Parmi les 12 joueuses les plus utilisées jusque là par Farid Benstiti, 7 sont arrivées au club cette saison, et l’entraîneur lui-même est dans ce cas. Il est donc assez naturel que l’équipe soit nettement monté en puissance après un début délicat<a href="#note2" class="note">2</a> remportant tous ces matchs depuis la 4e journée, sauf le match aller contre Lyon, n’encaissant que 5 buts dans cette période – autant que l’OL – et marquant 43 buts, soit plus de 3 par match. </p>
<p>Il est à peu près certain que le PSG est désormais une équipe qui ne perdra pas de points contre les équipes classées au delà de la cinquième place et rarement contre les autres. </p>
<p>Ce qui en fait le premier concurrent de l’OL depuis 2010 où l’équipe alors entraînée par Farid Benstiti avait fini un seul point devant Juvisy, et quatre devant le PSG avec deux défaites dans la saison<a href="#note3" class="note">3</a>. La saison dernière, la place de leader de Juvisy jusqu’à un point avancé de la saison n’avait tenu qu’à l’habituel calendrier à trou et au positionnement du match entre les deux équipes lors de la dernière journée<a href="#note4" class="note">4</a>.</p>
<div class="image">
<div id="attachment_765" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg_henry_cruz.jpg" alt="Amandine Henry face à Shirley Cruz au match aller, photo Éric Baledent, Le Moustic Production" width="480" height="315" class="size-full wp-image-765" /><p class="wp-caption-text">Amandine Henry face à Shirley Cruz au match aller, photo Éric Baledent, Le Moustic Production</p></div>
</div>
<p>Avec le PSG, l’OL doit faire face à une équipe qui a les mêmes forces, et un peu plus : une structure totalement professionnelle et une importante puissance financière. On ne l’a ainsi pas tellement noté mais le match aller était la première rencontre de football féminin en France entre deux équipes entièrement professionnelles.</p>
<p>Il y a  une certaine crainte côté lyonnais face à ce concurrent qui voudra prendre la place aussi bien en France qu’en Europe. Ainsi Patrice Lair expliquait l’arrivée de Shinobu Ohno dès cet hiver par le fait que lors de la prochaine intersaison Lyon ne pourrait pas s’aligner financièrement sur d’éventuelles offres du PSG. C’est aussi la raison pour laquelle le club lyonnais s’est empressé de faire prolonger la quasi totalité de son effectif. </p>
<h3>La bataille du milieu</h3>
<p>Si le titre semble déjà promis à l’OL et si le PSG devrait dès l’an prochain être capable de le lui disputer, le match de cette 19e journée devrait permettre de savoir si le PSG a déjà rattrapé Lyon. </p>
<h4>Gardiennes</h4>
<p>En dehors de la Montpelliéraine Laetitia Philippe, les deux clubs comptent dans leurs rangs toutes les gardiennes appelées en équipe de France depuis 2008<a href="#note5" class="note">5</a>. Mais si Lyon fait jouer la titulaire des Bleues, Sarah Bouhaddi, le PSG aligne le plus souvent Véronique Pons, ancienne de la maison d’en face, et laisse la quatrième gardienne des Bleues Karima Benameur sur le banc. L’ancienne titulaire – chez les Bleues et au PSG – Bérangère Sapowicz est sortie de sa retraite mais n’a pas encore rejoué et n’avait à peu près pas repris après sa blessure lors de la Coupe du monde. Bref, le PSG n’est pas dépourvu à ce poste, l’OL garde nettement l’avantage.</p>
<h4>Défenseuses centrales</h4>
<p>Le PSG n’est fortement renforcé dans l’axe cette saison. Premièrement en recrutant Annike Krahn, internationale allemande à plus de 80 sélections et deuxièmement en donnant un statut professionnel à la capitaine Sabrina Delannoy qui après 10 ans de D1 a franchi le palier lui permettant d’intégrer l’équipe de France. Les deux joueuses n’ont pas laissé beaucoup de temps de jeu à la concurrence et heureusement parce que derrière ça ressemble un peu à du bricolage. Lors du dernier match contre Issy, ce sont Caroline Pizzala et Saïda Akherraze qui ont été alignée, contre Toulouse, c’est Nonna Debonne qui jouait. Et si les deux dernières sont plutôt latérale, la première jouait jusque là au milieu. </p>
<p>Avec les trois internationales expérimentées que sont Wendie Renard, Laura Georges et Sabrina Viguier, plus Laura Agard, Lyon n’est pas en reste, les deux premières formant actuellement la charnière des Bleues. Au niveau individuel, Wendie Renard est peut-être la meilleure joueuse française à l’heure actuelle et n’est pas loin de rivaliser avec l’expérimentée Annike Krahn. Du coup la paire lyonnaise vaut la paire parisienne, avec nettement plus de solution de repli comme lors de la blessure de Wendie Renard en octobre-novembre. Dans la mesure où l’Allemande du PSG est annoncée absente et où sa coéquipière devrait être de retour de blessure, l’OL garde là aussi l’avantage pour ce match et pour une saison grâce à sa profondeur de banc. </p>
<h4>Défenseuses latérales</h4>
<p>À gauche, ce match est le duel entre la titulaires des Bleues depuis 14 ans et celle qui vient de lui succéder. Pour rester poli, on dira que le changement ne s’est pas fait sur une question de niveau. Toutefois même quand les deux étaient sélectionnées, la Parisienne Laure Boulleau était mieux qu’une remplaçante de la Lyonnaise Sonia Bompastor. À ce poste, c’est Paris qui dispose de plus de solutions de remplacement avec Nonna Debonne ou Saïda Akherraze, voire Jessica Houara qui change de côté pour laisser un entrante côté droit. À Lyon par contre, rien n’a vraiment été prévu pour suppléer la capitaine : on a donc vu Amel Majri dépanner et maintenant Lara Dickenmann. On a même vu Megan Rapinoe s’y coller. Si Patrice Lair prévoit d’avoir à défendre, on devrait sans doute plutôt voir une axiale décalée, Laura Agard ou Sabrina Viguier (ou l’une de celles-ci dans l’axe et Laura Georges ou Wendie Renard à gauche). Bref, si entre titulaires, Sonia Bompastor est sans doute encore devant Laure Boulleau, en son absence l’avantage est nettement côté parisien. </p>
<p>À droite, Corine Franco est régulièrement pointé comme le point faible de l’OL. Ce qui n’est pas entièrement faux mais ce qui exprime surtout la qualité de l’effectif lyonnais puisque le point faible en question est titulaire chez les Bleues et sans doute la meilleure en France alors que ce n’est pas vraiment son meilleur poste qui serait plutôt celui de milieu récupératrice. En son absence, c’est Laura Agard qui a tenu le poste (et Amandine Henry une fois, plus une demi-heure contre Juvisy où Corine Franco était occupée à gauche).</p>
<p>À Paris cette saison, c’est Jessica Houara qui a été recyclée arrière droite avec réussite puisque c’est à ce poste qu’elle est régulièrement sélectionnée<a href="#note6" class="note">6</a> après une première cape d’une mi-temps en attaque en 2008. En son absence Nonna Debonne peut aussi occuper la place. Comme à Lyon, il ne s’agit pas du point fort de l’équipe mais le poste est vaillamment occupé.</p>
<h4>Milieux </h4>
<p>Le milieu de terrain est sans conteste le point fort du PSG avec deux joueuses exceptionnelles, Shirley Cruz et Linda Bresonik, même si l’Allemande a connu plusieurs blessures. Mais aux mêmes postes, l’OL présente aussi deux joueuses exceptionnelles Amandine Henry et Camille Abily. On ne cherchera pas à savoir qui est la plus forte de la Costaricienne ou de la Nordiste, ni de l’Allemande ou de la Bretonne. De toute façon, on ne se trompera pas de beaucoup en disant qu’on a là les 4 meilleures joueuses de milieu de terrain du championnat. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_763" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg_bresonik.jpg" alt="Linda Bresonik, photo Éric Baledent, Le Moustic Production" width="480" height="297" class="size-full wp-image-763" /><p class="wp-caption-text">Linda Bresonik, photo Éric Baledent, Le Moustic Production</p></div>
</div>
<p>Autour d’elles, Farid Benstiti fait confiance à deux anciennes Lyonnaises Aurélie Kaci et Kenza Dali, les deux seules joueuses avec Shirley Cruz à avoir participé à tous les matchs. Entre Rhône et Saône, elles jouaient plutôt les utilités et elles sont assez loin du niveau de Louisa Necib, qui aurait pu faire partie du carré d’as, et d’Élise Bussaglia qui va peut-être enfin pouvoir commencer sa saison. </p>
<p>C’est sans doute pour pallier ce déficit que le PSG a engagé la championne olympique Tobin Heath jusqu’à la fin de la saison. Avec l’arrivée de la championne du monde Shinobu Ohno qui peut jouer comme meneuse, Lyon s’est aussi donné d’autres solutions. Il y a donc peut-être un très léger avantage à Lyon, mais il s’agit surtout de deux milieux de terrain de très haut niveau, sans doute pas très loin du meilleur niveau mondial. </p>
<h4>Attaquantes</h4>
<p>La principale différence entre les deux effectifs est donc devant. Cela n’était déjà pas le point fort du PSG les saisons précédentes malgré le bon passage des Américaines Alexandra Long et Ella Masar l’an dernier. Tout le monde est parti à l’intersaison et l’attaque a été entièrement reconstruite autour de trois recrues, jeunes internationales : la Suédoise Kosovare Asllani, l’Américaine Lindsey Horan et la Française Kheira Hamraoui qui joue plutôt milieu offensive. Si la première commence à être expérimentée en équipe nationale, les deux autres débutent seulement leur carrière en sélection. Il faut dire que l’Américaine n’a pas encore 20 ans. Le duo suédo-américain fonctionne plutôt bien puisqu’il cumule 21 buts depuis le début de saison. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_762" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg_asllani.jpg" alt="Kosovare Asllani, photo Éric Baledent, Le Moustic Production" width="480" height="316" class="size-full wp-image-762" /><p class="wp-caption-text">Kosovare Asllani, photo Éric Baledent, Le Moustic Production</p></div>
</div>
<p>Mais l’attaque lyonnaise est d’un autre calibre avec la meilleure joueuse suédoise Lotta Schelin, qui peut-être suppléée dans l’axe par Laetitia Tonazzi ou Eugénie Le Sommer, deux joueuses régulières au dessus de 15 buts par saisons, bien que cette dernière joue plus régulièrement sur un côté, tout comme Élodie Thomis et Lara Dickenmann, toutes deux internationales confirmées. Et on ne parle pas là d’Ami Otaki, déjà 9 buts cette saison en 7 matchs et 340 minutes, ni des arrivantes Shinobu Ohno championne du monde à plus de 100 sélections et Megan Rapinoe, star de l’équipe championne Olympique. Bref, s’il fallait trouver un défaut à l’attaque lyonnaise, ce serait plutôt qu’elle est trop riche. En tous cas, même en cas d’absences et quel que soit le schéma de départ, il y a toujours des solutions sur le banc. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_766" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg_schelin.jpg" alt="Lotta Schelin" width="480" height="261" class="size-full wp-image-766" /><p class="wp-caption-text">Lotta Schelin</p></div>
</div>
<h4>Entraîneurs et équipes types</h4>
<p>Le football est un sport collectif et une comparaison individuelle est insuffisante pour évaluer deux équipes. Farid Benstiti, entraîneur du PSG est expérimenté puisqu’il a été quatre fois champion avec l’OL, avant d’entraîner Rossiyanka champion de Russie et l’équipe nationale russe. Comme il le fait à Paris, il participé à la transformation du FC Lyon, club amateur de haut de tableau en un OL quasi invincible en France et habitué du dernier carré en Europe. Au PSG, il a su vite faire collectif de son effectif fortement remanié, même s’il profite des talents individuels et qu’il s’appuie surtout sur une solide base défensive lors des gros matchs.</p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/psg_vs_ol.png" alt="Véronique Pons - Jessica Houara, Annike Krahn, Sabrina Delannoy, Laure Boulleau - Shirley Cruz, Aurélie Kaci, Kenza Dali, Linda Bresonik - Lindsey Horan, Kosovare Asllani" width="400" height="298" class="size-full wp-image-768" />
</div>
<p>Son équipe type est à géométrie légèrement variable en fonction de l’adversaire et de la présence ou non de Linda Bresonik. Kosovare Asllani joue alors régulièrement sur un côté, Kheira Hamraoui ou Kenza Dali pouvant occuper l’autre. L’intégration de Tobin Heath l’obligera peut-être à changer légèrement son schéma.</p>
<p>Patrice Lair lui a succédé à Lyon en poursuivant encore la progression jusqu’au triplé de la saison dernière. Sans tirer trop de conclusions définitives sur des victoires en Ligue des Championnes d’une équipe qui n’avait perdu en finale avec Farid Benstiti qu’aux tirs aux buts et sans Lotta Schelin, Camille Abily et Sonia Bompastor, il semble avoir apporté à cette équipe en particulier par sa rigueur et son perfectionnisme. </p>
<div class="image">
<img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/03/ol_vs_psg.png" alt="Sarah Bouhaddi - Corine Franco, Wendie Renard, Laura Georges (Sabrina Viguier), Sonia Bompastor - Amandine Henry, Louisa Necib, Camille Abily - Eugénie Le Sommer (Élodie Thomis), Lotta Schelin, Lara Dickenmann" width="400" height="298" class="size-full wp-image-769" />
</div>
<p>Son schéma principal est un 4-3-3 avec une meneuse et des ailières mais il n’hésite pas à varier les organisations en particulier en fin de matchs déjà gagnés, afin de disposer d’une plus grande palette de solutions, ce qui lui permet de s’adapter très vite comme lors du match contre Juvisy où il a chamboulé son équipe au bout d’une demi-heure. Là aussi, l’intégration de Megan Rapinoe nécessite des ajustements tactiques ou au moins des replacements, qui sont aussi liés à l’absence de Sonia Bompastor. Et Shinobu Ohno n’est pas encore rentrée dans la rotation. </p>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Victoire à 4 points, nul à 2 et défaite à 1. Une victoire dans une confrontation directe permet de prendre 3 points d’avance, et une victoire dans un match en retard 4.</li>
<li><a name="note2" />2 nuls lors des trois premiers matchs contre Guingamp et Montpellier qui ne sont certes pas des faire-valoir. </li>
<li><a name="note3" />Dont une contre Hénin-Beaumont, seule défaite de l’histoire de l’OL hors quatuor de tête et CNFE.</li>
<li><a name="note4" />Qui était en fait l’avant-dernière mais qui avait été déplacée.</li>
<li><a name="note5" />Si l’on excepte l’anecdotique présence sur le banc d’Audrey Arraby lors d’un France-Japon tout autant anecdotique en plein préparation de l’Euro 2009 avec un effectif très remanié. </li>
<li><a name="note6" />Elle a même joué arrière gauche contre l’Allemagne fin novembre.</li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Rien ne va plus, les jeux sont (presque) faits</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 21:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CHR$</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Division 1]]></category>

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Lyon bat Juvisy dans le match au sommet et assure quasiment son titre ainsi que la place européenne du PSG. Personne ne gagne en bas de classement, ce qui profite à peine aux équipes qui ne perdent pas. 

Comme d’habitude, le championnat de D1 prend ses quartiers d’hiver et se déroule en pointillé. Un tiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo">
<p>Lyon bat Juvisy dans le match au sommet et assure quasiment son titre ainsi que la place européenne du PSG. Personne ne gagne en bas de classement, ce qui profite à peine aux équipes qui ne perdent pas. </p>
</div>
<p>Comme d’habitude, le championnat de D1 prend ses quartiers d’hiver et se déroule en pointillé. Un tiers seulement des équipes ne compte pas de match en retard. Avec le burlesque comptage à un point pour la défaite<a href="#note1" class="note">1</a>, le décryptage du classement n’est pas toujours facile, même si cette saison les écarts sont de toute façon importants. </p>
<p>Le match au sommet de la journée opposait Lyon à Juvisy. Ce n’était certes pas le « premier tournant » de la saison qu’essayait de nous vendre le diffuseur, mais une des rares occasions pour Lyon de perdre des points et pour Juvisy de rattraper ceux perdus dans la course à l’Europe. </p>
<p>Aligné dans une étrange configuration avec Amandine Henry arrière droite et Corine Franco arrière gauche, l’OL était à la peine. Ce choix était lié à l’incorporation de Megan Rapinoe sur l’aile gauche et à l’absence de Sonia Bompastor. Patrice Lair n’attendait pas la mi-temps pour réorganiser son équipe, remettre Amandine Henry à la récupération en sacrifiant Lara Dickenmann comme arrière gauche de fortune, puis en début de deuxième mi-temps, Eugénie Le Sommer remplaçait Megan Rapinoe pas vraiment convaincante pour ses débuts en D1 et montrait qu’elle avait aussi sa place dans l’attaque lyonnaise.</p>
<h4>Juvisy bien en place</h4>
<p>En face, Juvisy alignait une composition classique sans Émilie Trimoreau (ni Sandrine Dusang), mais avec la recrue Yryna Zvarytch dans les buts et Janice Cayman en pointe. Les Essonniennes profitaient de la difficile mise en place lyonnaise pour tenir le ballon en première mi-temps, se procurant une grosse occasion par Julie Machart dont la frappe était repoussée par Sarah Bouhaddi sur sa barre. Mais la stratégie générale était de ne pas se découvrir trop, visible principalement par le positionnement d’Amélie Coquet, nettement moins offensives que d’habitude.</p>
<p>Lyon ayant repris le contrôle des opérations ouvrait le score en fin de première période par Camille Abily grâce à un débordement d’Élodie Thomis, et le doublait en début de seconde par Lotta Schelin servie par Eugénie Le Sommer, puis fermait le jeu. </p>
<h4>Le septième titre déjà annoncé</h4>
<p>À l’issue du match, Patrice Lair a acquiescé à la proposition que le titre était à peu près acquis : « Pour ne pas être champion de France, il faudrait qu’on perde trois matchs ; si on est sérieux, je pense qu’on aura un septième titre ».</p>
<p>En effet, même si Lyon ne compte que trois points d’avance sur le PSG, il compte aussi un match de moins. En cas de victoire parisienne dans la confrontation directe, même une défaite lyonnaise dans le match en retard redonnerait un point d’avance aux championnes en titre. Bref il faudrait ajouter un troisième résultat négatif, nul ou défaite pour permettre mathématiquement au PSG de revenir. Lyon n’a pas concédé plus de deux défaites dans une saison depuis 2005-2006, autant dire que le titre semble joué. </p>
<h3>Paris voit l’Europe</h3>
<p>Pourtant le PSG avance maintenant au même rythme : s’il a fallu trois journées au joueuses de Farid Benstiti pour se mettre en train, un nul contre Guingamp sans les recrues offensives Linda Bresonik, Kosovare Asllani et Lindsey Horan et un autre contre Montpellier, depuis elles ont remporté tous leurs matchs sauf celui contre Lyon, perdu seulement sur un pénalty. </p>
<p>En visite à Arras avec un effectif enrichi de la championne olympique Tobin Heath, le PSG n’a pas vraiment tremblé pour s’imposer grâce à ses recrues, les Américaines Lindsey Horan et Tobin Heath éteignant tout espoir dès le premier quart d’heure. </p>
<h4>Les PSG déjà en ordre de bataille</h4>
<p>Il semble que désormais le quatuor de tête est devenu un duo de tête : plus que les six points qui séparent le PSG de Montpellier (qui ne sont virtuellement pas plus que l’écart entre Lyon et le PSG), c’est la dynamique des équipes et des effectifs qui pousse à cette conclusion. Depuis le nul de la troisième journée entre Montpellier et un PSG en cours de mise en place, l’équipe parisienne a battu ses adversaires direct de Montpellier et de Juvisy. </p>
<p>Comme prévu le PSG est en train de construire une équipe capable très rapidement de lutter pour le titre et pour le dernier carré de Ligue des Championnes. Et c’est la nécessaire mise en place qui fait que le premier cap ne sera pas franchi dès cette saison, à trois journées près donc. </p>
<p>À ce sujet, le parallèle avec les premières saisons de l’OL est intéressant. On a beaucoup lu qu’il avait fallu trois saison à Lyon pour bâtir son équipe invincible. Ce qui n’est pas tout à fait vrai : il a fallu deux saisons avant de commencer à mettre les moyens. La première année, l’OL a démarré avec exactement le même effectif que le FCL de la saison précédente. Certes une armada américaine est arrivée en milieu de saison, mais le retard était déjà trop grand et le faible niveau du championnat n’avait pas permis de les retenir. La saison suivante, l’OL avait recruté des joueuses exotiques, Simone Gomes Jatoba, Shirley Cruz et l’anecdotique brésilienne Dayan Da Rocha. Et ce n’est qu’au bout de ces deux saisons que l’OL avait vraiment lancé les hostilités en allant chercher la moitié de l’équipe montpelliéraine double championne de France. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_755" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/02/j15_heath.jpg" alt="Tobin Heath, une championne olympique à Paris jusqu&#39;à la fin de la saison. " width="480" height="227" class="size-full wp-image-755" /><p class="wp-caption-text">Tobin Heath, une championne olympique à Paris jusqu'à la fin de la saison. </p></div>
</div>
<p>La situation du PSG présente quelques similitudes, mais on est alors dans une phase ressemblant à la troisième saison de l’OL : depuis 2009-2010, le PSG s’est positionné comme une des meilleures équipes du championnat, avec l’arrivée d’Élise Bussaglia, Laure Lepailleur, Jessica Houara et Julie Soyer et la pige de Sonia Bompastor et Camille Abily entre deux saison américaines. Maintenant, il met les moyens pour recruter des joueuses internationales confirmées. </p>
<p>Cela explique qu’il ne faudra pas attendre plusieurs saison pour que le PSG soit compétitif au plus haut niveau. Son équipe actuelle aurait sans doute pu jouer le titre sans la nécessaire période de rodage et dès l’an prochain elle le fera. </p>
<p>Le mercato confirme ces forces établies : le quatuor de tête s’est renforcé mais pendant que Lyon allait cherche une championne olympique et une championne du monde, le PSG une championne olympique, Montpellier recrutait l’internationale espoir danoise Luna Gevitz<a href="#note2" class="note">2</a> et Juvisy la gardienne Ukrainienne Yryna Zvarytch. </p>
<p>Bref les deux première places ne devraient pas bouger d’ici la fin de saison, et sauf révolution dans un autre club, dans les saisons suivantes. Les optimistes diront que cela donnera du suspense pour le titre, les pessimistes que cela l’enlèvera totalement des places européennes. </p>
<h3>La révolution Isséenne</h3>
<p>Montpellier se déplaçait à Issy qui fait feu de tout bois pour tenter d’éviter l’inéluctable relégation. Nicolas Gonfalone a remplacé David Remisse comme entraîneur, Inès Jaurena et Adeline Rousseau sont arrivées pendant qu’Islay Tait a claqué la porte. </p>
<p>Tous ces changements n’ont pas vraiment portés leurs fruits puisque depuis Issy a encaissé trois défaites contre Guingamp, Saint-Étienne et Montpellier, sans compter une élimination face à la VGA Saint-Maur qui évolue en DH (première élimination d’une D1 par une DH dans l’histoire de la Coupe). Mais bien sûr, c’est plutôt dans la série contre Arras, Rodez et Toulouse qu’on pourrait attendre de meilleurs résultats pour le maintien. Ce qui sera vraisemblablement trop tard puisqu’il faudrait une dizaine de points (en données corrigées…) ce qui implique de remporter quatre des cinq matchs restant, hors PSG et Lyon qui semblent raisonnablement hors de portée. </p>
<p>Montpellier est donc venu s’imposer sur la pelouse Isséenne face à une équipe locale privée au dernier moment de sa recrue Adeline Rousseau. Comme d’habitude, les Chouettes ont fait plutôt bonne impression et comme d’habitude elles ont cédé les premières, sur des buts de la nouvelle capitaine de Montpellier Marine Pervier et de la revenante Élodie Ramos. L’ancienne Héraultaise Charlotte Lozé a réduit le score en deuxième mi-temps pour premier but Isséen à domicile en D1, mais la « recrue » montpelliéraine Luna Gevitz, titulaire aux côtés de Kelly Gadea, douchait les espoirs locaux. </p>
<p>Montpellier conforte sa troisième place mais aura du mal à aller plus haut et Issy reste à la dernière place. </p>
<h3>Yzeure au bout du suspens</h3>
<p>Si le quatuor de tête avance maintenant en ordre dispersé, il garde une certaine avance sur le reste du peloton. Il y a donc un titre honorifique de premier des autres à aller chercher avec la cinquième place. </p>
<p>Guingamp, titulaire de la place de déplaçait à Yzeure qui le suit au classement. Les Auvergnates, bonne surprise de la saison comme à peu près tous les ans depuis qu’elles sont montées, ont rapidement pris l’avantage grâce à Faustine Roux puis par l’inévitable Laura Bouillot. Mais l’internationale camerounaise Michèle Ngono Mani a immédiatement réduit le score avant d’égaliser sur coup franc. C’est finalement Émilie Gonssollin qui a donné la victoire à Yzeure en fin de match. Les Auvergnates reviennent à un point des Bretonnes et prennent surtout de précieux points avant d’affronter au mois de mars Juvisy, Montpellier et le PSG à la file. </p>
<h4>Nuls en bas de classement</h4>
<p>Saint-Étienne était candidat déclaré à cette cinquième place, voire mieux, mais la première demi saison des Vertes les a plutôt placé dans la lutte pour le maintien, sans trop d’inquiétude cependant. Elles se déplaçaient à Rodez qui reste au dessus de la ligne rouge malgré deux matchs de retard. Ce sont les visiteuses qui ont ouvert le score grâce au premier but de Chu O Tseng, mais les Rafettes ont égalisé grâce à Flavie Lemaître. Les deux équipes auraient sans doute préféré de plus gros points mais sauront se contenter de ceux là. </p>
<p>Ce qui ne sera sans doute pas le cas des protagonistes du dernier match : Toulouse recevait Vendenheim qui a suivi le discutable modèle Isséen : l’entraîneur Dominique Steinberger a été écarté puis réintégré avant de démissionner et d’être remplacé par l’ancienne joueuse du club Stéphanie Trognon. Des clans sont apparus, en particulier entre les recrues et les anciennes, l’ex-parisienne Cindy Thomas a d’ailleurs quitté le club pour le Standard de Liège. Bref des conditions idéales pour une équipe à l’arrêt après deux victoires lors des deux premières journées. </p>
<p>Pourtant le déplacement à Toulouse ressemblait à un match à élimination directe, l’équipe victorieuse étant loin d’assurer son maintien mais l’équipe vaincue pouvant commencer à se renseigner sérieusement sur la D2. Finalement à l’issue d’un match plutôt dominé par Vendenheim, les deux équipes se sont séparés dos-à-dos, ce qui n’arrange personne et surtout pas les Violettes, un point derrière leurs adversaires du jour avec deux matchs de plus mais dont la situation semble légèrement moins compromise que celle des Chouettes d’Issy, avec deux points de plus et surtout un seul match à jouer contre le quatuor de tête, soit trois victoires à obtenir et six matchs pour le faire. </p>
<div class="image">
<div id="attachment_756" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><img src="http://cahiersdufootball.net/blogs/ni-buts-ni-soumises/files/2013/02/j15_ohno.jpg" alt="Shinobu Ohno a également fait ses débuts sous le maillots lyonnais." width="480" height="208" class="size-full wp-image-756" /><p class="wp-caption-text">Shinobu Ohno a également fait ses débuts sous le maillots lyonnais.</p></div>
</div>
<h4>15<sup>e</sup> journée</h4>
<ul class="resume_score">
<li>Lyon-Juvisy&nbsp;2-0&nbsp;: <span class="buteurs">Abily 45&#8242;, Schelin 58&#8242;</span></li>
<li>Arras-PSG&nbsp;1-4&nbsp;: <span class="buteurs">Lernon 22&#8242;&nbsp;; Horan 4&#8242;, 83&#8242;, Heath 12&#8242;, Asllani 68&#8242;</span></li>
<li>Issy-Montpellier&nbsp;1-3&nbsp;: <span class="buteurs">Lozé 54&#8242;&nbsp;; Pervier 28&#8242;, Ramos 34&#8242;, Gevitz 74&#8242;</span></li>
<li>Yzeure-Guingamp&nbsp;3-2&nbsp;: <span class="buteurs">Roux 3&#8242;, Bouillot 30&#8242;, Gonssollin 90&#8242;&nbsp;; Ngono Mani 32&#8242;, 68&#8242;</span></li>
<li>Rodez-Saint-Etienne&nbsp;1-1&nbsp;: <span class="buteurs">Lemaître 69&#8242;&nbsp;; Tseng 19&#8242;</span></li>
<li>Toulouse-Vendenheim&nbsp;0-0</li>
</ul>
<table class="classement" summary="Classement">
<caption>Classement général</caption>
<thead>
<tr>
<th scope="col">Place</th>
<th scope="col">Nom</th>
<th scope="col"><abbr title="Points">Pts</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Joués">J</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Gagnés">G</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Nuls">N</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Perdus">P</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Buts pour">Bp</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Buts contre">Bc</abbr></th>
<th scope="col"><abbr title="Différence de buts">Diff</abbr></th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr class="pos1">
<td>1</td>
<td scope="row">Lyon</td>
<td>56</td>
<td>14</td>
<td>14</td>
<td>0</td>
<td>0</td>
<td>90</td>
<td>4</td>
<td>86</td>
</tr>
</tbody>
<tbody>
<tr class="pos2">
<td>2</td>
<td scope="row">PSG</td>
<td>53</td>
<td>15</td>
<td>12</td>
<td>2</td>
<td>1</td>
<td>48</td>
<td>7</td>
<td>41</td>
</tr>
</tbody>
<tbody>
<tr class="pos3">
<td>3</td>
<td scope="row">Montpellier</td>
<td>47</td>
<td>15</td>
<td>10</td>
<td>2</td>
<td>3</td>
<td>44</td>
<td>15</td>
<td>29</td>
</tr>
<tr class="pos4">
<td>4</td>
<td scope="row">Juvisy</td>
<td>42</td>
<td>14</td>
<td>9</td>
<td>1</td>
<td>4</td>
<td>42</td>
<td>11</td>
<td>31</td>
</tr>
<tr class="pos5">
<td>5</td>
<td scope="row">Guingamp</td>
<td>35</td>
<td>14</td>
<td>6</td>
<td>3</td>
<td>5</td>
<td>25</td>
<td>19</td>
<td>6</td>
</tr>
<tr class="pos6">
<td>6</td>
<td scope="row">Yzeure</td>
<td>34</td>
<td>14</td>
<td>6</td>
<td>2</td>
<td>6</td>
<td>20</td>
<td>28</td>
<td>-8</td>
</tr>
<tr class="pos7">
<td>7</td>
<td scope="row">Saint-Etienne</td>
<td>30</td>
<td>14</td>
<td>4</td>
<td>4</td>
<td>6</td>
<td>10</td>
<td>22</td>
<td>-12</td>
</tr>
<tr class="pos8">
<td>8</td>
<td scope="row">Arras</td>
<td>28</td>
<td>14</td>
<td>4</td>
<td>2</td>
<td>8</td>
<td>15</td>
<td>55</td>
<td>-40</td>
</tr>
<tr class="pos9">
<td>9</td>
<td scope="row">Rodez</td>
<td>25</td>
<td>13</td>
<td>3</td>
<td>3</td>
<td>7</td>
<td>14</td>
<td>29</td>
<td>-15</td>
</tr>
</tbody>
<tbody>
<tr class="pos10">
<td>10</td>
<td scope="row">Vendenheim</td>
<td>22</td>
<td>13</td>
<td>2</td>
<td>3</td>
<td>8</td>
<td>6</td>
<td>37</td>
<td>-31</td>
</tr>
<tr class="pos11">
<td>11</td>
<td scope="row">Toulouse</td>
<td>21</td>
<td>15</td>
<td>1</td>
<td>3</td>
<td>11</td>
<td>9</td>
<td>54</td>
<td>-45</td>
</tr>
<tr class="pos12">
<td>12</td>
<td scope="row">Issy</td>
<td>19</td>
<td>15</td>
<td>1</td>
<td>1</td>
<td>13</td>
<td>11</td>
<td>53</td>
<td>-42</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="notes">
<ol>
<li><a name="note1" />Destiné à permettre de n’attribuer aucun point pour un forfait. Mais avec la professionnalisation croissante du championnat, il serait peut-être temps de passer à un compte habituel, quitte à prévoir un point de pénalité pour un forfait. Cela rendrait le classement plus lisible.</li>
<li><a name="note2" />Elle était en fait déjà en M19 à Montpellier. Son titre de meilleur espoir danois 2012 lui a sans doute valu un contrat pro. </li>
</ol>
</div>
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	</channel>
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