Ni buts ni soumises » D1 2017-2018, mi-temps

« Fin de la période d’essais

D1 2017-2018, mi-temps

À la trève intevenue après une journée dans les matchs retour, tout semble presque joué en haut de classement en dehors du duel entre le PSG et Montpellier pour la deuxième place européenne. Mais à partir de la cinquième place, tout le monde est concerné par la lutte pour le maintien et personne n’est déjà décroché même si Marseille compte un peu de retard.

Bordeaux et Fleury fourbissent leurs armes pour viser un maintien confortable mais cela n’est pas une assurance dans un championnat aussi serré.

Comme souvent, le titre semble joué dès la mi-saison. Et comme souvent cela tient autant à l’impression laissée par les Lyonnaises qu’à leur avance au classement. Outre sa défaite à Décines, le PSG n’a finalement abandonné que deux points dans les arrêts de jeu de la première journée contre Soyaux. En cas de victoire au match retour face à Lyon, il resterait à deux points à l’affût du moindre faux pas.

Mais l’armada lyonnaise ne semble pas disposée à trébucher et profite du mercato hivernale pour ajuster son effectif en prêtant Mylaine Tarrieu (à Bordeaux) et Claire Lavogez (à Fleury) et en accueillant Amandine Henry (de Portland) et Morgan Brian (de Chicago) en attendant peut-être le départ de Kenza Dali et l’arrivée de l’arrière gauche de Liverpool Alex Greenwood. Autant dire que l’OL prête des joueuses qui ne jouent pas (90 minutes pour Mylaine Tarrieu lors de la première journée et c’est tout pour les trois citées) et recrute des titulaires potentielles, internationales confirmées. À part en provoquant une cassure dans le vestiaire, cela peut difficilement affaiblir l’équipe.

Du mouvement au PSG

Le PSG visera donc de retrouver la Coupe d’Europe l’an prochain et sera pour cela à la lutte avec Montpellier qui la joue cette saison. Les deux équipes sont séparées de quatre points mais Montpellier compte un match de retard à Fleury qui pourrait le ramener à une seule longueur. Rien n’est donc joué et le PSG a pris l’avantage à la faveur de la confrontation directe où Jean-Louis Saez avait étrangement laissé sur le banc sa doublette d’attaquantes suédoises mais une revanche au retour replacerait Montpellier à la seconde place.

Gaëtane Thiney et Sofia Jakobsson

Gaëtane Thiney et Sofia Jakobsson

En haut de classement, c’est ce duel pour l’Europe qui animera la deuxième partie de saison. Les deux clubs ne l’abordent pas de la même manière. Montpellier a pour l’instant commencé à libérer des joueuses qui ne jouaient pas (Marine Haupais à Fleury) ou peu (Lindsey Thomas à Bordeaux). Mais le PSG s’est lancé dans de plus grandes manœuvres en marge des terrains. Après la nomination de Bruno Cheyrou comme directeur sportif, c’est Bernard Mendy qui est arrivé comme entraîneur adjoint. Laura Georges à cours de temps de jeu est partie au Bayern alors que le staff parisien cherche à recruter : on parle de l’arrivée de l’Australienne Samantha Kerr, meilleure joueuse et meilleure buteuse de la dernière saison de NWSL.

Paris FC seul au milieu

Cette présentation d’une équipe de tête suivie d’un duo en lutte pour l’Europe confirme ce que la saison dernière avait montré : le quatuor de tête est désormais un trio et Juvisy n’en fait plus partie malgré sa transformation en Paris FC. Les néo-Parisiennes ont non seulement perdu contre les trois équipes du trio de tête (avec neuf buts encaissés contre Lyon qui doivent être le record du club) mais elles ont aussi abandonné des points contre les deux derniers du classement. À Guingamp, elles menaient 2-0 dans les arrêts de jeu avant de se faire rejoindre et à Marseille pour le dernier match de l’année, elles ont offert à l’OM sa première victoire de la saison (comme l’an dernier).

Karima Benameur

Karima Benameur

Après une saison particulièrement ratée, l’équipe à nouveau entraînée par Pascal Gouzenes s’est remise à l’endroit et possède une avance confortable sur la meute mais reste décrochée de la tête. Au rayon des satisfactions, les prestations de Karima Benameur qui a retrouvé la sélection et l’intégration de l’ancienne du PSG Anissa Lahmari de retour en France après un prêt à Reading.

Le ventre mou lutte pour le maintien

Le PFC est dans la position remarquable d’être sans doute la seule équipe qui n’a plus ni ambition à nourrir pour le titre ou l’Europe et plus aucune crainte pour le maintien. Cette saison plus qu’avant, il n’y a pas de ventre mou en D1. Bordeaux, cinquième du classement, ne possède que cinq points d’avance sur Guingamp, onzième et premier relégable. Huit équipes se tiennent en moins de deux victoires et au moins une sera reléguée. D’autant que Marseille qui était décroché a terminé l’année par une victoire sur le PFC qui lui permet de revenir à trois points seulement du maintien.

Une chose est sûre, l’inéluctable prise de pouvoir des clubs professionnels masculins sur l’ensemble de la D1 n’est pas pour cette saison. Il est effectif en haut de tableau mais ce n’est pas une nouveauté. En dessous, l’appartenance à un tel club ne fait pas encore la différence. Pour preuve, après la relégation l’an dernier de Metz et Saint-Étienne, ce sont actuellement Guingamp et Marseille qui occupent les dernières places alors que Soyaux continue de viser la première partie de tableau.

Anaïs M'Bassidje et Kristina Pantelic

Anaïs M'Bassidje et Kristina Pantelic

Les difficultés marseillaises étaient prévues et annoncées. Après une très bonne saison de promue terminée à la quatrième place, l’équipe phocéenne a manqué son intersaison dans les grandes largeurs, faisant même naître le doute sur l’intérêt porté par le club à son équipe féminine. Les départs de près de la moitié de l’équipe type1 et de la plupart des recrues de l’an dernier2 ont été compensés par un certain nombre de paris dont peu sont actuellement payants. Le recrutement de la Parisienne Hawa Cissoko était sur le papier le moins hasardeux. D’ailleurs la défenseuse a été systématiquement appelée en équipe de France depuis le début de saison. Mais sur le terrain, elle a en fait été dépassée par Anaïs M’Bassidje, dernière représentante de l’équipe marseillaise montée de DH en D2 puis en D1.

Le reste du recrutement s’est fait à l’étranger3 avec des joueuses sans grandes références en dehors de l’Islandaise Fanndís Friðriksdóttir. Cette dernière et les deux Canadiennes Marie-Yasmine Alidou d’Anjou et Geneviève Richard ont fait leur place dans l’équipe mais sans apporter énormément. Quant à l’internationale mexicaine Cristina Ferral, elle n’apparaît que très sporadiquement sur la pelouse.

Les Marseillaises n’ont remporté aucune victoire (et trois matchs nuls) lors de la phase aller. Elles ont doublé leur nombre de points pour le premier match de la phase retour (et dernier avant la trêve) en battant le PFC 1-0. L’an dernier, elles avaient obtenu leur première victoire contre Juvisy pour débuter une série de neuf victoires et une défaite (contre Lyon) qui les avait menée à la quatrième place. Cette fois, elle leur permet de conserver un espoir de maintien.

Non longe a quinto ad relegatio

Toutes les autres équipes, soit un peu plus de la moitié du plateau se tient en cinq points et peut encore aussi bien espérer une cinquième place très positive que craindre une relégation. Et il est bien difficile de prévoir celle ou celles qu’on retrouvera en D2 la saison prochaine d’autant que la dynamique est globalement à l’inverse du classement.

Soyaux qui avait commencé la saison par trois victoires et un nul contre le PSG n’a plus remporté un match depuis sa victoire contre Fleury lors de la quatrième journée début octobre et reste sur cinq défaites et un nul. De même Bordeaux ne compte qu’une victoire à Guingamp depuis le mois d’octobre pour quatre défaites et deux nuls. Ce ne sont pas les matchs perdus qui sont les plus négatifs puisqu’il s’agit des confrontations contre les quatre équipes de tête, que le Girondines n’ont concédé que deux buts à Lyon qui en a sinon marqué au moins quatre à tout le monde en dehors du PSG et que le PFC ne doit sa victoire qu’à un but de Mathilde Bourdieu à la 89e minute. Mais le nul concédé au Grand Stade face à Rodez et celui lors du dernier match contre Soyaux sont des points perdus pour l’ambition affichée du club de se battre plutôt avec le PFC pour la quatrième place qu’avec tous les autres pour le maintien.

Rose Lavaud

Rose Lavaud

Pour cela, les dirigeants girondins continuent de renforcer leur équipe. Après une intersaison très chargée où l’équipe a été profondément renouvelée, ils ont obtenu le prêts de deux attaquantes en manque de temps de jeu dans les équipes de tête. La Montpelliéraine Lindsey Thomas est arrivée pour pallier la blessure de la Brésilienne Carol Rodrigues et la Lyonnaise Mylaine Tarrieu suit pour occuper une place sur le flanc gauche, sans doute plus offensive qu’à l’OL où elle dépannait comme latérale.

Claire Lavogez, une internationale à Fleury

L’autre club qui anime le mercato d’hiver après avoir déjà été très actif cet été est le FC Fleury 91 qui après avoir attiré Daphne Corboz en octobre et Marine Haupais en novembre vient de se faire prêter Claire Lavogez par l’OL. En manque de temps de jeu pour postuler à l’équipe de France, la Calaisienne va passer ses six derniers mois de contrat dans l’Essonne. Fleury était déjà le club qui comptait le plus de joueuses passées par l’équipe de France B4. Il avait déjà avec Lilas Traïkia une internationale A dans ses rangs. Il dispose désormais d’une joueuse expérimentée qui a disputé trois phases finales, la seule en dehors du quatuor de tête5. Les Marseillaises Viviane Asseyi et Caroline Pizzala peuvent presque rivaliser avec leur présence dans la sélection respectivement pour l’Euro 2013 et la Coupe du monde 2011 mais seule la seconde était entrée en jeu, sept minutes lors du match pour la troisième place contre la Suède.

Avec 35 sélections dont neuf en phases finales, Claire Lavogez va apporter un vécu qui sera un atout important pour Fleury qui était déjà l’équipe en forme de la fin d’année 2017 avec trois victoires lors des quatre derniers matchs. Certes c’était contre ses trois concurrentes les plus mal classées mais ce sont les matchs qu’il faut gagner pour construire un maintien.

Fleury est avec Bordeaux l’équipe qui a sur le papier le plus bel effectif pour aller chercher la cinquième place. Sur le terrain, Soyaux fait aussi belle impression depuis le début de saison avec un profil totalement opposé, celui du seul club exclusivement féminin de D1, qui ne compte que deux internationales A tous pays confondus6.

Albi et Rodez font de la résistance

Les deux autres équipes qui ne sont pas adossées à un club professionnel masculin, Albi et Rodez sont assez inséparables. Pas seulement pour leur proximité géographique et leurs couleurs mais aussi parce que saison après saison, ils trouvent des solutions qui leur permettent de se maintenir malgré la difficulté à attirer des joueuses internationales, et peut-être l’œil des sélectionneurs. En tout et pour tout, les deux clubs comptent deux internationales B, les Ruthénoises Fanny Hoarau et Julie Peruzzetto. Albi compense avec une intéressante filière serbe représentée par trois joueuses dont la talentueuse Kristina Pantelic.

Laurie Saulnier

Laurie Saulnier

Après trois défaites initiales, les Albigeoises n’ont plus perdu que contre les équipes du quatuor de tête et n’ont concédé que deux nuls contre Lille et Rodez. De même, les Ruthénoises avaient commencé la saison par quatre défaites et un nuls, mais avaient alors évacué le problème des confrontations pariso-lyonno-montpélliéraines et n’a ensuite plus concédé qu’une défaite face à Fleury lors des six journées suivantes (avant de reprendre la phase retour contre le PSG). Le problème de l’équipe aveyronnaise est qu’elle n’a remporté que deux de ces matchs et que les nuls ne la font pas beaucoup avancer.

Finalement, les deux équipes semblent le plus en danger avec Marseille sont peut-être deux autres équipes adossées à des clubs professionnels.

Après avoir commencé sur les chapeaux de roues en battant Bordeaux 3-0 grâce à un triplé d’Ouleymata Sarr, les Lilloises ont enchaîné pour engranger sept points lors des cinq premières journées mais sans affronter d’ogre en dehors du PSG. Puis la machine s’est enrayée et le LOSC a enchaîné un nul au Stadium contre Marseille puis quatre défaites. Si ce bilan s’était fait à la fin des matchs aller7, la dynamique aurait clairement été contre les Nordistes. Mais tout comme les Marseillaises, elle n’ont pas attendu la trêve pour se relancer dès le premier match retour en battant Soyaux, victoire qui coïncidait avec le premier but d’Ouleymata Sarr depuis la quatrième journée.

Maud Coutereels devant Valérie Gauvin

Maud Coutereels devant Valérie Gauvin

La situation guingampaise semble plus précaire parce que l’embellie a eu lieu au mois de novembre avec une victoire légèrement contre le cours du jeu à Soyaux et une autre contre Lille, mais qu’elle a été suivie de deux défaites contre Albi et Fleury. Fort de son important contingent international, il semble que l’EAG est une équipe bâtie pour jouer le haut du tableau. C’est bien sûr trop juste contre Lyon (deux défaites 4-0 et 5-0) voire contre le PSG (défaite 3-0) mais ça ne passe pas loin contre Montpellier qui doit s’en remettre à un coup franc de Laura Agard pour l’emporter et ça suffit pour rivaliser avec le PFC, 2-2 avec certes une fin de match rocambolesque. Mais il semble manquer l’étincelle qui permet de faire d’aussi bons matchs contre des adversaires directs en dehors du mois de novembre.

La chance de Guingamp est sans doute dans l’homogénéité du championnat qui lui permet de ne pas être décroché. Et la vérité de la première partie de saison ne sera bien sûr pas celle de la seconde. Autant il n’est sans doute pas très risque de parier sur le quarté, y compris dans l’ordre, autant toute la suite du classement reste la bouteille à l’encre.

Résultats

7e journée

Fleury-PSG 0-2 : Multari 11′ (csc), Delie 57′

Lyon-Lille 6-0 : Abily 7′, 21′, van de Sanden 9′, Hegerberg 17′, 42′, Majri 92′

Guingamp-Bordeaux 0-1 : Rodrigues 62′

Marseille-Albi 1-2 : Asseyi 4′ ; Cazeau 53′, 80′

Paris FC-Montpellier 1-2 : Thiney 19′ ; Blackstenius 62′, Le Bihan 64′

Rodez-Soyaux 1-1 : Lemaître 12′ ; Clerac 72′

Clarisse Le Bihan et Anissa Lahmari

Clarisse Le Bihan et Anissa Lahmari

8e journée

Albi-Lyon 0-5 : Hegerberg 2′, Le Sommer 56′, Kumagai 68′, Abily 73′, Mbock Bathy Nka 89′

Bordeaux-Paris FC 2-3 : Barbance 63′, Rodrigues 84′ ; Thiney 36′, Otaki 81′, Bourdieu 89′

Fleury-Marseille 2-1 : Laplacette 61′ (csc), Corboz 72′ ; Caputo 14′

Lille-Rodez 0-2 : Saunier 1′, Austry 76′

PSG-Montpellier 3-1 : Paredes 19′, Delie 40′, Torrent 71′ (csc) ; Cayman 85′

Soyaux-Guingamp 1-2 : Dumont 5′ ; Oparanozie 84′, Bourgouin 87′ (csc)

9e journée

Guingamp-Lille 1-0 : Robert 38′

Lyon-Fleury 5-0 : Marozsán 34′, Hegerberg 48′, Kumagai 67′, Le Sommer 76′, Cascarino 85′

Marseille-PSG 2-5 : Asseyi 31′, Lakrar 38′ ; Perisset 50′, Diani 55′, Katoto 67′, 68′, 81′

Montpellier-Bordeaux 4-1 : Jakobsson 22′, 29′, 92′, Blackstenius 32′ ; Karchouni 43′

Paris FC-Soyaux 2-1 : Matéo 56′, Bourdieu 66′ ; Bourgouin 74′

Rodez-Albi 0-0

10e journée

Albi-Guingamp 2-0 : Rouzies 10′, Cazeau 76′

Fleury-Rodez 2-0 : Palacin 7′, Dunord 81′

Lille-Paris FC : reporté

Marseille-Lyon 0-5 : Renard 11′, Hegerberg 50′, 55′, Bronze 58′, Hamraoui 68′

PSG-Bordeaux 3-0 : Katoto 66′, Erika 70′, Cruz 72′

Soyaux-Montpellier 1-5 : Babinga 55′ ; Blackstenius 4′, 93′, Léger 83′, Torrecilla 89′, Gauvin 91′

Anouk Dekker et Laura Bourgouin

Anouk Dekker et Laura Bourgouin

11e journée

Bordeaux-Soyaux 0-0

Guingamp-Fleury 1-2 : Le Garrec 27′ ; Machart-Rabanne 40′, Fernandes 70′

Lyon-PSG 1-0 : Hegerberg 12′

Montpellier-Lille 4-1 : Léger 4′, 25′, Cayman 28′, Gauvin 84′ ; Coryn 93′

Paris FC-Albi 1-0 : Lahmari 25′

Rodez-Marseille 4-2 : Peruzzetto 4′, Lemaître 56′, 85′, Noiran 59′ ; Caputo 66′, Asseyi 93′

12e journée

Albi-Bordeaux : reporté

Fleury-Montpellier : reporté

Lille-Soyaux 2-0 : Coryn 33′, Sarr 91′

Lyon-Guingamp 4-0 : Hegerberg 8′, 61′, Le Sommer 27′, Marozsán 66′

Marseille-Paris FC 1-0 : Gadea 70′

PSG-Rodez 6-0 : Tyryshkina 23′ (csc), Berglund 56′, Katoto 57′, Hermoso 63′, Delie 78′, Diani 87′

Manon Guitard

Manon Guitard

Classement (en relief)

Rang Club [victoires / nuls / défaites / diff. de buts] Pts
1 Lyon [12/0/0/57] 36
    35
    34
    33
    32
2 PSG [10/1/1/28] 31
    30
    29
    28
3 Montpellier [9/0/2/29] 27
    26
    25
    24
    23
    22
    21
    20
4 Paris FC [6/1/4/2] 19
    18
    17
    16
    15
5 Bordeaux [4/2/5/-7] 14
6 Soyaux [3/4/5/-10] 13
    12
7 Lille [3/2/6/-12] Albi [3/2/6/-13] 11
9 Rodez [2/4/6/-24] 10
10 Fleury [3/0/8/-19] Guingamp [2/3/7/-15] 9
    8
    7
12 Marseille [1/3/8/-16] 6
Laura Agard

Laura Agard



Un commentaire pour “D1 2017-2018, mi-temps”

  1. Morgan BRIAN, c’est la grande classe !
    Le pendant, au féminin, de Busquets au Barça.

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