Ni buts ni soumises » Plus que des surprises, la Révolution

« Les meilleures ennemies

La dernière marche »

Plus que des surprises, la Révolution

Les quarts de finales de l’Euro ont accouché d’un chambardement total des valeurs établies. Le principal séisme est bien sûr l’élimination de l’Allemagne, sextuple tenante du titre par le Danemark. La Norvège éliminée au premier tour et la Suède en quart de finale, il y aura donc un nouveau nom au palmarès de l’Euro.

Ça ne sera pas celui de la France qui s’est inclinée contre l’Angleterre à l’issue de son meilleur match du tournoi. Mais si cette défaite contre l’une des équipes les plus convaincantes depuis le début peut ressortir des aléas du football, le chemin qui a mené à affronter les Anglaises est nettement plus problématique.

Trois des qualifiés avaient déjà connu le dernier carré de la compétition mais les demi-finales auront malgré cela un parfum de nouveauté.

Une des constantes du football au féminin était que la hiérarchie était assez figée et que le classement des nations la reflétait assez bien pour permettre des prévisions assez fiables. L’Euro est régulièrement allé contre cette idée mais les quarts de finales de cette édition ont décidé de mettre à bas les idoles. Dans les quatre matchs, c’est l’équipe la moins bien classée qui s’est imposée même si ce n’était pas complètement une surprise à chaque fois après le premier tour.

Le vrai coup de tonnerre est bien sûr l’élimination de l’Allemagne. Quelle que soit l’impression laissée au premier tour, c’était un fait qui semblait établi, la Mannschaft finissait toujours par s’en tirer. Quand au bout de trois minutes, Isabel Kerschowski profitait d’une faute de main de Stina Petersen pour ouvrir le score, l’affaire semblait entendue. La suite de la première mi-temps confirmait l’impression : l’Allemagne jouait à son rythme, Dzsenifer Marozsan donnait le tempo alors que le duo d’attaque danois constitué de Pernille Harder et Nadia Nadim venait s’empaler dans l’axe de la défense allemande sans jamais la mettre en danger.

Puis petit à petit les Danoises resserraient l’étau. Et juste après la pause, Nadia Nadim reprenait marquait en reprenant de la tête un centre de Stine Larsen. La physionomie du match avait alors complètement changé, le milieu allemand prenait l’eau et c’est logiquement que Theresa Nielsen donnait finalement l’avantage au Danemark. L’Allemagne est éliminée avant même les demi-finales. Elle devrait s’en remettre : l’équipe de Silvia Neid avait subi la même déconvenue en 2011 lors de la Coupe du monde à domicile avant d’être championne d’Europe en 2013 (puis championne olympique en 2016). C’est un échec pour les débuts de la sélectionneuse Steffi Jones mais elle menait une équipe plutôt plus jeune et inexpérimentée que la moyenne et son avenir ne semble pas remis en question. Tout au plus peut-on se demander combien de temps Anja Mittag bénéficiera d’un crédit illimité.

Anja Mittag

Anja Mittag

Fin de partie pour Pia Sundhage

Finaliste des Jeux Olympiques face à l’Allemagne, la Suède a également cédé en quart de finales aux Pays-Bas face au pays hôte mais ce n’est pas vraiment une surprise. À Rio, l’équipe de Pia Sundhage avait essentiellement démontré des qualités défensives, ne remportant qu’un seul match face à l’Afrique du Sud et ne marquant que trois buts en six matchs. Cette fois, l’attaque n’a guère plus brillé mais la défense a brusquement cédé à partir du troisième match de poule et n’a jamais été en mesure de résister au trio offensif néerlandais. Vivianne Miedema a marqué son premier but du tournoi mais ce sont bien ses consœurs de la ligne d’attaque Lieke Martens et Shanice van de Sanden qui ont brillé, lui offrant d’ailleurs ce premier but.

Pia Sundhage

Pia Sundhage

L’Espagne toujours inoffensive

Si l’Allemagne a été éliminée, la « petite Allemagne » reste en course. Le parcours de l’Autriche est sans doute la plus grosse surprise depuis le début de la compétition. Mais la qualification face à l’Espagne elle-même est moins étonnante. Les partenaires d’Irene Paredes ont été égales à elles-mêmes, monopolisant le ballon, multipliant les offensives mais ne trouvant que peu de positions de tir, rarement le cadre et jamais le fond des filets. Face à une équipe aussi disciplinée que l’Autriche, il était probable que l’Espagne ne marque pas et sa meilleure chance était d’arriver à ne pas encaisser non plus.

Sarah Puntigam

Sarah Puntigam

La seule frappe cadrée ayant été arrêtée, c’est naturellement que tout s’est décidé aux tirs aux buts où l’Autriche a confirmé que son surnom n’était pas usurpé en réussissant une séance toute germanique. L’Espagne est largement l’équipe qui a eu le plus le ballon (devant l’Allemagne et la France…), celle qui a le plus tiré derrière l’Allemagne (et devant la France) et celle à qui a fallu le plus de tirs cadrés pour marquer (devant l’Allemagne et la France, cette statistique ne s’étant bien sûr pas améliorée avec le 0-0). Bref le jeu espagnol est resté très fluide et très élégant mais sans aucune efficacité. Finalement, peut-être que l’absence de joueuses aussi décisives que Sonia Bermudez ou Vero Boquete était préjudiciable, surtout avec une Jenni Hermoso à ce point hors-sujet.

Les Bleues chutent encore en quart

Le dernier quart de finale a aussi vu la victoire de l’équipe la moins bien classée mais ce n’est hélas pas vraiment une surprise. Dans un match entre deux équipes aussi proche au classement, une victoire 1-0 de l’une ou de l’autre n’est de toute façon pas une grosse surprise sur le papier mais ici, les prestations comparée de la France et de l’Angleterre depuis le début du tournoi faisaient qu’il aurait fallu un vrai retournement de situation pour que les Bleues poursuivent. En lui-même, le match a plutôt été le meilleur des Françaises et un soupçon de chance aurait pu faire changer l’histoire mais le destin ne peut pas être favorable à chaque match et l’équipe d’Olivier Echouafni avait déjà consommé son quota contre la Suisse. Celle de Mark Sampson en a encore en réserve si nécessaire pour la suite.

Pays-Bas-Angleterre, comme en 2009

La première demi-finale opposera les Pays-Bas à l’Angleterre dans un remake de celle de 2009, qui faisait déjà suite à une élimination décevante des Bleues1. Mais la situation a changé depuis. En 2009, les deux équipes étaient au mieux des outsiders, l’Angleterre était sortie par miracle de sa poule et les Pays-Bas étaient une surprise à l’autrichienne. En 2017, les deux faisaient partie avant même le tournoi des favorites2 pour la victoire finale et il s’agissait des deux seules équipes à avoir remporté leurs trois matchs de poules.

Lieke Martens

Lieke Martens

Les deux équipes se connaissent bien pour s’être souvent affrontées : 19 depuis la première victoire anglaise en 1973 à Maidenhead. Le bilan est très favorable à l’Angleterre avec 12 victoire et 4 nuls et il l’est encore plus en match officiel où les Anglaises ont remporté 6 de leurs 9 oppositions officielles pour 2 nuls. Outre la demi-finale 2009 remportée en prolongation par les joueuses de Hope Powell grâce à un but de Jill Scott, ce matchs officiels se sont déroulés en éliminatoires des Coupes du monde 1999, 2003 et 20073 et de l’Euro 2013. Hormis pour 1999 où chaque équipe avait remporté une confrontation (qui étaient la seule victoire de la campagne pour l’Angleterre, les deux équipes terminant éliminées, loin derrière la Norvège et l’Allemagne), c’est en général les Anglaises qui sont sorties victorieuses. Pour la Coupe du monde 2003, elles avaient compensé un nul à domicile en allant s’imposer largement 4-1 à La Haye, ce qui leur avait permis de prendre la deuxième place du groupe 4 loin derrière l’Allemagne puis d’aller affronter la France en barrage à Selhurst Park et Geoffroy-Guichard. Quatre ans plus tard, elles avaient emporté l’aller à Zwolle grâce à un pénalty de Fara Williams et le retour 4-0 avec un triplé de Kelly Smith et un but de Rachel Yankey.

La dernière confrontation officielle date des éliminatoires de l’Euro 2013 avec un nul à Zwolle et une courte victoire 1-0 à Manchester avec là aussi un but de Rachel Yankey. Les deux équipes s’étaient qualifiées pour la Suède, l’Angleterre comme première du groupe et les Pays-Bas comme meilleur second. Depuis les deux équipes se sont rencontré deux fois : une fois pour un nul au tournoi de Chypre 2015 remporté finalement par l’Angleterre, puis en novembre dernier en amical à Tilburg où les Anglaises s’étaient imposées 1-0 grâce à Jodie Taylor. La dernière victoire néerlandaise remonte à 2007.

Jodie Taylor

Jodie Taylor

Mais depuis la dernière confrontation a eu lieu un changement majeur : à six mois de l’Euro à domicile, le sélectionneur Arjan van der Laan a été subitement démis de ses fonctions et remplacé par Sarina Wiegman qui était jusque là son adjointe et qui a connu plus de cent sélections avec les Oranje dans les années 90, ce qui en fait l’une des dix internationales les plus capées du pays.

La confrontation ne manquera pas d’intérêt entre les deux équipes qui ont été les plus convaincantes depuis le début de l’Euro et l’Angleterre pourrait pour la première fois rencontrer une équipe capable de la mettre en difficulté. Mais dont la défense – quoi que solide – devrait lui laisser les quelques occasions qui lui suffisent jusque là pour marquer. Quoi qu’il en soit, l’équipe qui sortira de cette demi-finale sera favorite pour le titre.

Le Danemark pour une revanche

L’autre demi-finale oppose au contraire deux équipes que l’on n’attendait pas. Le Danemark est une place forte historique de la discipline, demi-finaliste de la première édition de l’Euro en 1984, troisième en 1991 et 1993, demi-finaliste en 20014. Elle est d’ailleurs la seule équipe du dernier carré qui avait déjà atteint ce stade il y a quatre ans. Mais l’équipe qui oscillait autour de la 8e place mondiale (et de la 4e européenne) jusqu’en 2008 a ensuite dégringolé pour arriver aux alentours de la 15e place. Son Euro 2013 était en fait un modèle de réussite puisque les coéquipières de Pernille Harder étaient sorties de leur poule après deux nuls et une défaite, à la faveur d’un tirage au sort favorable face à la Russie5 puis avaient tenu en échec les Bleues, écartées aux tirs aux buts avant de buter contre la Norvège dans le même exercice. La place de demi-finaliste était donc bien payée pour un bilan d’une défaite et quatre nuls.

Cette fois-ci, le parcours est au-dessus de tout soupçon. Des victoires sur la Belgique et la Norvège ont offert une place de quart de finalistes et la victoire sans bavure sur l’ogre allemand légitime au plus haut point la présence dans le dernier carré.

En face, l’Autriche était novice en phase finale. Elle l’est d’autant plus en demi-finale. Antépénultième équipe la moins bien classée du plateau (mais en constante progression), elle a su faire preuve de solidité pour venir à bout des solides équipes d’Islande et de Suisse, seule la France ayant réussi à lui résister. Le quart de finale contre l’Espagne était déjà un bâton de maréchal appréciable mais la séance de tirs aux buts a permis de pousser l’histoire plus loin. Comme d’habitude, les joueuses de Dominik Thalhammer ne seront pas favorites. Ça ne sera que la cinquième fois de l’Euro.

Autrichiennes et Danoises ont une histoire commune très restreinte. Il faut dire qu’elles n’ont longtemps pas évolué dans la même catégorie, y compris au sens propre du terme puisque jusqu’en 2008, les éliminatoires européens se déroulaient en deux divisions distincte et que l’Autriche n’a rejoint la première qu’en 2006 pour la campagne pour la Coupe du monde 2007 (dans le groupe de l’Angleterre, la France et les Pays-Bas). Cela l’empêchait donc de rencontrer en match officiel le Danemark, habitué de l’élite des éliminatoires.

Les deux équipes ne se sont donc rencontrées que trois fois et le bilan est à l’avantage des Autrichiennes, deux victoires à une car ces matchs sont assez récents. Les premiers datent des qualifications pour l’Euro 2013. Un triplé de Pernille Harder avait donné la victoire au Danemark au match aller. Mais au retour, les Danoises qui comptaient deux points d’avance et un dernier match à jouer ensuite contre le Portugal avaient sombré à Sankt Pölten, se retrouvant menées 3-0 par un but de Verena Aschauer et un doublé de Nina Burger avant de réduire le score grâce à Nadia Nadim.

Le Danemark avait ensuite battu le Portugal pour se qualifier pour l’Euro suédois et ses demi-finales. L’Autriche avait dû disputer un barrage, perdu contre la Russie.

La dernière confrontation est très récente puisqu’elle a eu lieu lors des matchs de préparation à l’Euro. À Wiener Neustadt, patrie de Michael Haneke et Dominik Thiem, des doublés de Nicole Billa et de Sarah Zadrazil avaient donné la victoire 4-2 aux joueuses de Dominik Thalhammer sur celles de Niels Nielsen. Katrine Veje avait un temps égalisé et Stine Larsen réduit le score en toute fin de match.

Cette seconde demi-finale semble à peu près aussi ouverte que la première mais l’Autriche pourrait avoir un léger avantage psychologique en raison de cette dernière victoire et du fait qu’elle est de toute façon déjà bien au-delà de ses objectifs.

Résultats

Pays-Bas-Suède 2-0 : Martens 33′, Miedema 64′

Allemagne-Danemark 1-2 : Kerschowski 3′ ; Nadim 49′, Nielsen 83′

Autriche-Espagne 0-0 (5 tàb 3)

Angleterre-France 1-0 : Taylor 60′

Tableau final

Pays-Bas Pays-Bas
Suède
Angleterre Angleterre
France
Allemagne Danemark
Danemark
Autriche Autriche
Espagne

Effectifs

Danemark
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Stina Lykke Petersen GK 31 174 KoldingQ 360 0 0
2 Line Røddik Hansen DF 29 176 Barcelone (ESP) 248 0 0
3 Janni Arnth Jensen DF 31 174 Linköpings (SWE) 90 0 0
4 Maja Ring Kildemoes MF 21 173 Linköpings (SWE) 123 0 0
5 Simone Boye Sørensen DF 25 173 Rosengård (SWE) 360 0 0
6 Nanna Christiansen MF 28 167 Brøndby 64 0 0
7 Sanne Troelsgaard MF 29 176 Rosengård (SWE) 360 1 0
8 Theresa Nielsen DF 31 168 Vålerenga (NOR) 360 1 0
9 Nadia Nadim FW 30 175 Portland Thorns (USA) 330 1 0
10 Pernille Harder FW 25 168 Wolfsburg (DEU) 360 0 1
11 Katrine Veje MF 26 174 Montpellier (FRA) 337 1 0
12 Stine Larsen FW 21 168 Brøndby 261 0 1
13 Sofie Junge Pedersen MF 25 176 Rosengård (SWE) 0 0 0
14 Nicoline Haugård Sørensen MF 20 175 Brøndby 13 0 0
15 Frederikke Skjødt Thøgersen FW 22 163 Fortuna Hjørring 122 0 1
16 Maria Christensen GK 22 175 Fortuna Hjørring 0 0 0
17 Line Sigvardsen Jensen MF 26 168 Washington Spirit (USA) 360 0 0
18 Mie Leth Jans DF 23 164 Manchester City (ENG) 90 0 0
19 Cecilie Sandvej DF 27 173 Francfort (DEU) 122 0 0
20 Stine Ballisager Pedersen DF 24 175 Skovbakken 0 0 0
21 Sarah Dyrehauge Hansen MF 21 168 Fortuna Hjørring 0 0 0
22 Line Johansen GK 28 172 Vejle 0 0 0
23 Luna Nørgaard Gevitz DF 23 164 Fortuna Hjørring 0 0 0
Autriche
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Manuela Zinsberger GK 22 177 Bayern Munich (DEU) 390 0 0
2 Marina Georgieva DF 20 174 Turbine Potsdam (DEU) 0 0 0
3 Katharina Naschenweng DF 20 175 Sturm Graz 0 0 0
4 Viktoria Pinther FW 19 170 Sankt Pölten 35 0 0
5 Sophie Maierhofer DF 21 170 University of Kansas (USA) 0 0 0
6 Katharina Schiechtl MF 24 185 Werder Brême (DEU) 376 0 0
7 Carina Wenninger DF 26 178 Bayern Munich (DEU) 390 0 0
8 Nadine Prohaska MF 27 164 Sankt Pölten 188 0 1
9 Sarah Zadrazil MF 24 167 Turbine Potsdam (DEU) 270 1 2
10 Nina Burger FW 30 171 Sand (DEU) 374 2 0
11 Viktoria Schnaderbeck DF 27 174 Bayern Munich (DEU) 243 0 0
12 Stefanie Enzinger FW 27 168 Sturm Graz 5 1 0
13 Virginia Kirchberger DF 24 176 Duisbourg (DEU) 310 0 0
14 Barbara Dunst MF 20 168 Bayer Leverkusen (DEU) 0 0 0
15 Nicole Billa FW 21 168 Hoffenheim (DEU) 331 0 0
16 Jasmin Eder MF 25 171 Sankt Pölten 6 0 0
17 Sarah Puntigam MF 25 173 Fribourg (DEU) 390 0 0
18 Laura Feiersinger MF 24 169 Sand (DEU) 390 0 0
19 Verena Aschauer DF 23 166 Sand (DEU) 390 0 0
20 Lisa Makas FW 25 173 Duisbourg (DEU) 202 1 0
21 Jasmin Pfeiler GK 33 184 Altenmarkt 0 0 0
22 Jennifer Klein MF 19 168 Neulengbach 0 0 0
23 Carolin Größinger GK 20 174 Bergheim 0 0 0
Pays-Bas
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Sari van Veenendaal GK 27 177 Arsenal (ENG) 360 0 0
2 Desiree van Lunteren DF 25 170 Ajax 270 0 0
3 Stefanie van der Gragt DF 25 178 Ajax 183 0 0
4 Mandy van den Berg DF 27 165 Reading (ENG) 177 0 0
5 Kika van Es DF 26 169 Twente 360 0 0
6 Anouk Dekker DF 31 182 Montpellier (FRA) 360 0 0
7 Shanice van de Sanden FW 25 168 Liverpool (ENG) 328 1 1
8 Sherida Spitse MF 27 167 Twente 360 2 0
9 Vivianne Miedema FW 21 178 Arsenal (ENG) 355 1 0
10 Daniëlle van de Donk MF 26 160 Arsenal (ENG) 343 0 0
11 Lieke Martens FW 25 168 Rosengård (SWE) 343 2 1
12 Jill Roord MF 20 173 Bayern Munich(DEU) 12 0 0
13 Renate Jansen FW 27 178 Twente 28 0 0
14 Jackie Groenen MF 23 164 Francfort (DEU) 349 0 1
15 Sippie Folkertsma MF 20 172 Ajax 0 0 0
16 Angela Christ GK 28 167 PSV Eindhoven 0 0 0
17 Kelly Zeeman DF 24 172 Ajax 16 0 0
18 Vanity Lewerissa FW 26 160 PSV Eindhoven 5 0 0
19 Sheila van den Bulk DF 28 167 Djurgårdens (SWE) 0 0 0
20 Dominique Janssen DF 22 174 Arsenal (ENG) 0 0 0
21 Lineth Beerensteyn FW 21 178 Bayern Munich (DEU) 21 0 0
22 Liza van der Most DF 24 165 Ajax 90 0 0
23 Loes Geurts GK 32 169 0 0 0
Angleterre
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Karen Bardsley GK 33 183 Manchester City 254 0 0
2 Lucia Bronze DF 26 172 Manchester City 270 0 2
3 Demi Stokes DF 26 162 Manchester City 280 0 0
4 Jill Scott MF 30 181 Manchester City 270 0 0
5 Steph Houghton DF 29 174 Manchester City 270 0 1
6 Jo Potter DF 33 174 Reading 92 0 0
7 Jordan Nobbs MF 25 159 Arsenal 301 1 1
8 Izzy Christiansen MF 26 164 Manchester City 112 0 0
9 Jodie Taylor FW 31 168 Arsenal 236 5 0
10 Fara Williams MF 33 164 Arsenal 90 0 1
11 Jade Moore MF 27 166 Reading 270 0 0
12 Casey Stoney DF 35 174 Liverpool 0 0 0
13 Siobhan Chamberlain GK 34 180 Liverpool 106 0 0
14 Karen Carney FW 30 162 Chelsea 107 0 0
15 Laura Bassett DF 34 165 90 0 0
16 Millie Bright MF 24 173 Chelsea 329 0 0
17 Nikita Parris FW 23 162 Manchester City 116 1 0
18 Ellen White FW 28 170 Birmingham City 241 1 2
19 Toni Duggan FW 26 168 Manchester City 124 2 0
20 Alex Greenwood DF 24 168 Liverpool 90 0 0
21 Carly Telford GK 30 174 Chelsea 0 0 0
22 Alex Scott DF 33 163 Arsenal 90 0 0
23 Fran Kirby FW 24 157 Chelsea 222 1 0


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