Ni buts ni soumises » Les meilleures ennemies

« Place aux quarts

Plus que des surprises, la Révolution »

Les meilleures ennemies

La France retrouve en quart de finales l’Angleterre, l’une des équipes qu’elle a le plus souvent affronté et dont elle a souvent été très proche. L’histoire est nettement en faveur des Françaises mais la dynamique de l’Euro est clairement anglaise.

De plus, le style de jeu de l’équipe de Mark Sampson a tout pour déplaire à celle d’Olivier Echouafni qui n’est jamais autant mise en difficulté que face à une équipe qui fait bloc, presse fort et contre.

L’Angleterre n’est pas l’équipe que la France a le plus souvent affronté (ce sont les Pays-Bas, 28 fois), ni celle qu’elle a le plus rencontré en match officiel (Italie, 12 fois) ou en phase finale (Norvège et Allemagne, 4 fois). Mais l’histoire des deux sélections est indissociablement liée depuis une quinzaine d’années d’autant plus que leur niveau a souvent été assez proche.

En dehors des Euros 2005 et 2009, Françaises et Anglaises se sont rencontrées lors de chaque campagne internationale depuis celle de la Coupe du monde 20031, soit en phase éliminatoire, soit en phase finale. Avant cela, l’histoire commune avait commencé au début des années 70 avec deux nettes victoires des coéquipières de Sheila Parker sur celles de Michèle Wolf. Celle du 7 novembre 1974 à Wimbledon reste à ce jour la dernière. Une troisième confrontation trois ans plus tard se terminera sur un score nul et vierge et les deux équipes attendront une dizaine d’années pour se revoir et se quitter à nouveaux dos à dos.

C’est à la fin des années 90 que la France et l’Angleterre vont commencer à se rencontrer régulièrement. En 1998, un doublé de Marinette Pichon permet au Française de battre pour la première fois leurs adversaires anglaises, avant de récidiver un an plus tard. En 2000, les deux sélections sont choisies par la Fifa pour disputer au Stade Vélodrome de Marseille un lever de rideau avant un match de gala entre l’équipe de France masculine championne du monde et d’Europe et une sélection de la Fifa2.

Affluence record à Geoffroy-Guichard

La rencontre suivante sera la première officielle et désormais, Françaises et Anglaises ne se rencontreront quasiment plus qu’à titre officiel ou lors des traditionnels tournois de la fin de l’hiver.

Le 16 novembre 2002, la France reçoit l’Angleterre au Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne devant les caméras de Canal+. Le match a tout pour marquer le décollage du football féminin en France puisqu’il peut permettre aux Bleues de se qualifier pour la première fois de leur histoire à la Coupe du monde aux États-Unis. La compétition offre 16 places et il n’y en a que 5 pour l’Europe3. La France est devancée par les championnes olympiques norvégiennes et l’Angleterre par les championnes d’Europe allemandes. Il leur faut donc passer par des barrages pour prendre la dernière place restante. Les Bleues éliminent d’abord le Danemark pendant que les Lionesses se défont de l’Islande et elles doivent donc s’affronter pour le dernier ticket. Au match aller à Selhurst Park, un but de Marinette Pichon permet aux joueuses d’Élisabeth Loisel de prendre l’avantage sur celles de Hope Powell.

Le match retour se joue devant 23 680 spectateurs ce qui restera le record pour un match de football féminin en France jusqu’à un France-Grèce à Rennes en 2016. Le match est serré mais la capitaine Corinne Diacre donne la victoire à son équipe et l’envoie à la Coupe du monde américaine dont la faible médiatisation et l’élimination au premier tour ne permettra pas à l’équipe de France de surfer sur la vague stéphanoise.

Élisabeth Loisel, Corinne Diacre et Marinette Pichon après la victoire à Selhurst Park

Élisabeth Loisel, Corinne Diacre et Marinette Pichon après la victoire à Selhurst Park

Les deux équipes s’évitent à l’Euro 2005 puisque l’Angleterre ne participe pas aux éliminatoires en tant que pays organisateur, que les deux se trouvent pas dans la même poule en phase finale et qu’aucune n’en sort.

Mais elles se retrouvent ensuite sur la route pour la Coupe du monde chinoise de 2007. Dès le début de la campagne, les Bleues se mettent difficulté en perdant leur premier match à Angers (devant les caméra de Canal+) contre les Pays-Bas. Pendant ce temps l’Angleterre fait un sans faute contre les Néerlandaises, les Hongroises et les Autrichiennes. La première confrontation directe se dispute à Blackburn et se termine par un 0-0 qui permet à l’Angleterre de conserver trois points d’avance mais à la France d’avoir son destin en main à condition de tout remporter. Le temps de rencontrer à nouveau et de battre les autres adversaires du groupe4, les deux équipes se retrouvent en septembre 2006 à Rennes dans un match où l’enjeu est simple : le vainqueur ira en Chine, et l’Angleterre peut se contenter d’un match nul. Les Bleues dominent mais sont crispées et ne semblent pas en mesure de s’assurer la victoire. C’est même l’Angleterre qui ouvre le score à une demi-heure de la fin sur un coup-franc de Rachel Yankey dévié par Hoda Lattaf dans les buts de Sarah Bouhaddi. En toute fin de match, Ludivine Diguelman finit par égaliser mais trop tard et c’est l’Angleterre qui s’envole vers la Chine pour assister au triomphe allemand. Les coéquipières de Kelly Smith disputeront un quart de finale (perdu contre les États-Unis 3-0) et surtout seront la seule équipe à tenir en échec l’Allemagne5.

Les rencontres en phase finale

Après cet échec, Bruno Bini remplace Élisabeth Loisel à la tête des Bleues. La rencontre prévue en demi-finale de l’Euro 2009 est ajournée pour cause d’échec des Bleues en quart de finale contre les Pays-Bas (laissant à l’Angleterre le soin de disputer la finale face à l’Allemagne et de la perdre 6-2) et c’est en quart de finale de la Coupe du monde 2011 que les deux équipes se retrouvent (après un nul au tournoi de Chypre 2009). Après avoir battu brillamment le Canada et plus difficilement le Nigeria, la France a pris la deuxième place du groupe A derrière l’Allemagne. L’Angleterre a fait encore mieux en prenant la première du groupe B malgré un nul initial contre le Mexique et grâce à une victoire sur le Japon (futur champion du monde).

Les partenaires de Sandrine Soubeyrand dominent mais se procurent moins d’occasion que leurs adversaires et c’est logiquement que sur un service de Karen Carney, Jill Scott vient tromper Céline Deville. L’entrée d’Élodie Thomis met enfin le feu à la défense anglaise et Élise Bussaglia égalise à quelques minutes de la fin du temps réglementaire. La prolongation ne donne rien et c’est la séance de tirs aux buts qui envoie les Bleues en demi-finale. Six des dix participantes à la séance de tirs aux buts sont encore présentes six ans plus tard6.

Si le France-Angleterre de Geoffroy-Guichard n’aura finalement pas été le point de départ espéré, celui de Leverkusen le sera. Le terreau était plus favorable dans phase finale de Coupe du monde avec la qualification pour une demi-finale.

Cette qualification marque aussi un tournant dans le rapport de force franco-anglais. Malgré l’absence de victoire anglaise depuis 1974, il restait équilibré. Les trois précédentes confrontations s’étaient soldées par des nuls mais plutôt à l’avantage des Anglaises avec la qualification pour la Coupe du monde 2007 puis pour la finale de la Coupe de Chypre 2009. Désormais c’est la France qui est en position de force comme on le constate lors du tournoi de Chypre 2012 brillamment remporté par les Bleues avec au passage une victoire 3-0 contre les Lionessses.

À l’Euro 2013, la France se présente en favorite pour le titre alors que l’Angleterre vit la difficile fin de règne de Hope Powell. Lors du troisième match de poule, les Françaises déjà qualifiées font à nouveau exploser les Anglaises 3-0 avec une équipe bis. La France file en quart avec un bilan parfait alors que l’Angleterre termine dernière de son groupe. Avec l’élimination danoise, la compétition sera fatale aux deux sélectionneurs. Philippe Bergerôo succède à Bruno Bini et Mark Sampson à Hope Powell qui démissionne après quinze ans à la tête des Three Lionesses.

Mark Sampson contre Olivier Echouafni

Le nouveau sélectionneur anglais transforme radicalement son équipe qui passe du 11e rang mondial au 5e à l’orée de la Coupe du monde canadienne où elle retrouve la France en ouverture. Le match est légèrement en trompe l’œil : la première place du groupe n’est pas forcément souhaitable puisqu’elle envoie directement affronter l’Allemagne en quart de finale et la victoire dans ce match est peut-être un cadeau empoisonné. Les Bleues s’imposent comme elles l’avaient fait un an plus tôt en finale du tournoi de Chypre mais c’est l’Angleterre qui en tire le meilleur parti. La France s’incline en quart de finale contre l’Allemagne alors que les coéquipières de Steph Houghton battent la Norvège puis le Canada pour filer en demi-finale où elles s’inclinent contre Japon. Elles prennent finalement la troisième place face à l’Allemagne.

Depuis, Françaises et Anglaises se sont encore affrontées trois fois pour deux nuls 0-0 à la SheBelieves Cup 2016 et en amical en octobre dernier et une victoire françaises à la SheBelieves Cup 2017 alors que les Bleues étaient encore menées à dix minutes de la fin.

Mark Sampson et son staff

Mark Sampson et son staff

Ainsi le bilan historique est très favorable aux Bleues qui n’ont plus perdu contre l’Angleterre depuis plus de quarante ans et qui ont obtenu des victoires ou des qualifications quasiment à chaque fois depuis dix ans. Moins d’un an après son entrée en fonction, Olivier Echouafni a déjà affronté deux fois Mark Sampson contre qui il mène d’un nul et d’une victoire.

Mais la dynamique est bien entendu anglaise. Les coéquipières de Jodie Taylor ont été largement les plus convaincantes du premier tour, en particulier par leur efficacité alors que celles d’Eugénie Le Sommer n’ont pas montré grand chose dans le jeu et ont eu toutes les peines du monde à se défaire d’adversaires finalement assez modestes. Mais l’histoire est pleine d’équipes miraculées au premier tour qui cueillent un adversaire en pleine confiance. En 2013, le Danemark était sortie de poule avec deux nuls et une défaite et à la faveur d’un tirage au sort qui l’avait désigné plutôt que la Russie et en quart de finale il avait éliminé la France qui venait de remporter brillamment ses trois matchs contre la Russie, l’Espagne et l’Angleterre.

L’incapacité française en élimination directe

Mais si l’histoire commune des deux équipes est favorable à la France, celle des matchs éliminations directes ne l’est pas du tout et une qualification marquerait une vraie réussite d’Olivier Echouafni. Car le bilan des Bleues dans ce type de matchs est famélique. Depuis sa première sortie de poules à l’Euro 2009, la France en a disputé onze pour trois qualifications7. Ces trois exceptions sont celle de 2011 contre l’Angleterre, la victoire 2-1 contre la Suède en quart de finale des Jeux Olympiques de Londres en 2012 et celle 3-0 contre la Corée du Sud en huitième de finale de la Coupe du monde 2015. Et si les défaites contre les États-Unis en demi-finale 2011, contre le Japon au même stade en 2012 ou contre l’Allemagne (aux tirs aux buts) en quart de finale en 2015 sont de l’ordre de la logique, beaucoup d’éliminations ont eu lieu contre des adversaires vraiment abordables : les Pays-Bas de 2009 étaient loin de leur niveau actuel, le Danemark 2013 n’a pas remporté un match lors de l’Euro, le Canada n’avait pas plus de génie à Rio en 2016 qu’à Londres8 en 2012. Bref au delà de l’histoire propre à chaque match, il semble qu’il y a un vrai blocage psychologique de l’équipe de France à l’heure de jouer son sort sur un match. Si les Bleues pouvaient le faire sauter, cela serait une vraie progression même si elle ne remplacerait pas non plus un vrai fond de jeu qui semble actuellement un peu absent.

Laura Georges en discussion avec Steph Houghton après le match à Doncaster en octobre

Laura Georges en discussion avec Steph Houghton après le match à Doncaster en octobre

Le bilan anglais est nettement plus conforme à son statut supposé. L’Angleterre ne s’est qualifiée que 5 fois sur 139 mais elle a déjà attendu 2009 et sa cinquième tentative pour remporter enfin un tel match. Et depuis, son bilan est donc de 5 qualifications pour 4 éliminations : la finale de 2009 contre l’Allemagne, le quart de 2011 contre la France, celui de 201210 contre le Canada et la demi-finale 2015 contre le Japon. A contrario, elle n’a non seulement jamais cédé contre des adversaires vraiment réputés plus faibles comme la Finlande ou les Pays-Bas en 2009 mais elle a pris sa revanche sur le Canada en 2015 et la même année battu la Norvège et surtout l’Allemagne dans le match pour la troisième place.

Un plan de jeu introuvable

Sur le plan du jeu, l’Angleterre n’est certainement pas l’adversaire idéal pour cette équipe de France. Les partenaires de Wendie Renard ont toujours du mal à se défaire des équipes qui savent faire bloc, sont en difficultés face à des pressings intenses et depuis le début de l’Euro semblent rapidement en danger sur les contre-attaques. On retrouve là exactement la description de l’équipe d’Angleterre dont la qualité individuelle n’est certainement pas supérieure à celle de la France mais qui est homogène, qui sait laisser le ballon à l’adversaire sans s’affoler, contrer rapidement et très haut et surtout marquer sur chaque occasion ou presque.

Autre point fort, bien qu’ayant utilisé toutes ses joueuses ou presque, Mark Sampson dispose d’une équipe type très sûre. Il est très probable que l’équipe qui va débuter contre la France sera celle qui a joué les deux premiers matchs de la compétition avec Fran Kirby au soutien de Jodie Taylor et les deux latérales Lucie Bronze et Demi Stokes comme points forts. La lenteur de la défense est compensée par un jeu très bas.

En face, Olivier Echouafni a assez peu de certitudes pour composer son équipe. Il a effectué beaucoup de changements entre les matchs du premier tour et doit composer avec les suspensions et les blessures. Tour à tour Clarisse Le Bihan, Camille Catala, Laura Georges et Élodie Thomis ont souffert de blessures plus ou moins graves qui ont limité les possibilités du sélectionneur. Et pour le quart de finale, il devra se passer de Wendie Renard et Éve Périsset. Certaines compositions ont circulé avec Aïssatou Tounkara sur un côté ou Amandine Henry à droite (comme dans le quart de finale de 2009) mais l’essai contre la Norvège devrait nous préserver de la première solution et la seconde est beaucoup trop importante au milieu pour ne pas y jouer.

Le plus probable est sans doute le plus simple. Laura Georges devrait remplacer poste pour poste Wendie Renard et Jessica Houara retrouver sa place à droite. La vraie incertitude concernera le milieu où Camille Abily, Grace Geyoro et Élise Bussaglia sont en balance pour deux places. Les deux premières semblent avoir une longueur d’avance mais on peut aussi imaginer que la Bretonne pourrait être préservée pour entrer en cours de jeu et se montrer décisive.

Devant tout reste à faire autour d’Eugénie Le Sommer. La seule certitude d’Olivier Echouafni était la place côté gauche d’Amel Majri qui est absente. Les deux ailières du premier matchs ont été blessées, Gaëtane Thiney n’est pas une ailière (mais elle a été alignée en soutien des attaquantes contre l’Autriche), pas plus que Claire Lavogez. La présence de Marie-Laure Delie oblige à décaler Eugénie Le Sommer sur un côté où elle est moins utile, sauf à transformer le 4-3-3- en 4-4-2 avec une meneuse. Mais c’est plus ou moins ce qui a été tenté contre l’Autriche et le résultat n’a pas été miroboloant. Il y a donc sept joueuses pour deux places si tout le monde est rétabli. La plus convaincante d’entre elles a certainement été Kadidiatou Diani mais surtout contre la Suisse où elle a fait valoir son abnégation pour jouer à la fois latérale et ailière.

Effectifs

Angleterre
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Karen Bardsley G 33 183 Manchester City 180 0 0
2 Lucia Bronze D 26 172 Manchester City 180 0 1
3 Demi Stokes D 26 162 Manchester City 190 0 0
4 Jill Scott M 30 181 Manchester City 180 0 0
5 Steph Houghton D 29 174 Manchester City 180 0 1
6 Jo Potter D 33 174 Reading 92 0 0
7 Jordan Nobbs M 25 159 Arsenal 211 1 1
8 Izzy Christiansen M 26 164 Manchester City 112 0 0
9 Jodie Taylor A 31 168 Arsenal 146 4 0
10 Fara Williams M 33 164 Arsenal 90 0 1
11 Jade Moore M 27 166 Reading 180 0 0
12 Casey Stoney D 35 174 Liverpool 0 0 0
13 Siobhan Chamberlain G 34 180 Liverpool 90 0 0
14 Karen Carney A 30 162 Chelsea 107 0 0
15 Laura Bassett D 34 165 90 0 0
16 Millie Bright M 24 173 Chelsea 239 0 0
17 Nikita Parris A 23 162 Manchester City 116 1 0
18 Ellen White A 28 170 Birmingham City 151 1 2
19 Toni Duggan A 26 168 Manchester City 124 2 0
20 Alex Greenwood D 24 168 Liverpool 90 0 0
21 Carly Telford G 30 174 Chelsea 0 0 0
22 Alex Scott D 33 163 Arsenal 90 0 0
23 Fran Kirby A 24 157 Chelsea 132 1 0
France
Nom Poste Âge Taille Club Temps Buts Passes
1 Laëtitia Philippe G 26 173 Montpellier 0 0 0
2 Ève Perisset D 23 159 PSG 106 0 0
3 Wendie Renard D 27 187 Lyon 270 0 0
4 Laura Georges D 33 172 PSG 90 0 0
5 Sandie Toletti M 22 169 Montpellier 0 0 0
6 Amandine Henry M 28 171 Portland Thorns (USA) 270 1 0
7 Clarisse Le Bihan M 23 172 Montpellier 42 0 0
8 Jessica Houara d’Hommeaux D 30 161 Lyon 160 0 0
9 Eugénie Le Sommer A 28 161 Lyon 270 1 0
10 Camille Abily M 33 168 Lyon 189 1 0
11 Claire Lavogez M 23 173 Lyon 70 0 0
12 Élodie Thomis A 31 167 Lyon 76 0 0
13 Camille Catala A 26 168 Juvisy 0 0 0
14 Aissatou Tounkara D 22 174 Juvisy 0 0 0
15 Elise Bussaglia M 32 164 Barcelone (ESP) 140 0 1
16 Sarah Bouhaddi G 31 175 Lyon 270 0 0
17 Gaëtane Thiney M 32 170 Juvisy 100 0 0
18 Marie-Laure Delie A 29 172 PSG 124 0 0
19 Griedge Mbock Bathy D 22 172 Lyon 180 0 0
20 Kadidiatou Diani A 22 168 Juvisy 151 0 0
21 Méline Gérard G 27 168 Montpellier 0 0 0
22 Sakina Karchaoui D 21 159 Montpellier 208 0 0
23 Grace Geyoro M 20 168 PSG 180 0 0


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