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L’axe franco-allemand

Les quarts de finales européens des clubs français les opposeront aux deux clubs allemands pour une sorte de double finale avant l’heure. Ces confrontations commencent à être classiques entre les deux pays qui dominent la compétition.

Les deux matchs auront leur tonalité propre. D’un côté Lyon-Wolfsbourg sera la revanche de la dernière finale entre deux équipes au meilleur de leur forme et de l’autre PSG-Bayern verra l’opposition entre deux équipes qui auront besoin d’une performance européenne pour se relancer.

Depuis 2009, la finale de la Coupe d’Europe oppose presque invariablement un club allemand à un club français. Seul Tyresö en 2014 avait réussi à s’y glisser. Le bilan est légèrement à l’avantage de l’Allemagne avec quatre victoires contre trois, et il l’est encore plus sur l’ensemble de la compétition avec cinq victoires supplémentaires avant que la première équipe française ne parvienne en finale. De plus, quatre équipes différentes ont remporté le titre1 contre une seule équipe française.

L’histoire de la Coupe d’Europe puis de la Ligue des Championnes compte déjà 17 confrontations franco-allemandes. Les deux pays ont présentés cinq représentants différents au fil des saisons et chacun a eu l’occasion de franchir le Rhin au moins une fois.

Dès la première édition, Toulouse a affronté Francfort en demi-finale et a dû s’incliner au Stade des Sept-Deniers notamment sur un but de Steffi Jones, l’actuelle sélectionneuse de la Mannschaft. Montpellier a ensuite affronté lors des deux saisons suivantes le Turbine Potsdam et le FFC Francfort, sans parvenir non plus à prendre le dessus mais en montrant une progression très nette : en 2004, les coéquipières de Camille Abily avaient concédé une lourde défaite 6-0 dans une poule disputée à Potsdam face à celles d’Anja Mittag. Elles avaient ensuite été battues par Torres et Wrocław. La saison suivante sous les ordres de Patrice Lair et à domicile, la phase de poule avait été nettement plus réussie puisqu’après avoir battu Saestum et Neulengbach, elles avaient poussé Potsdam à un nul qualifiant les deux équipes pour les quarts de finales.

Puis un tour plus tard, elles avaient été battre Francfort au Stadion am Brentanobad grâce à un but de Ludivine Diguelman mais avaient été éliminées à domicile 3-2 en l’absence de Camille Abily et Sonia Bompastor suspendues et malgré deux nouveaux buts de Ludivine Diguelman.

En 2009, c’est l’histoire entre Lyon et l’Allemagne qui débutait. L’adversaire s’appelait Duisbourg et si les Lyonnaises ne disputaient que leur deuxième saison européenne, c’était la première pour leurs adversaires. Après un nul 1-1 à Gerland, les coéquipières de Shirley Cruz étaient balayées par celles d’Alexandra Popp sur un score de 3-1 qui ne reflétait pas entièrement l’écart entre les deux équipes. Ce match est sans doute le dernier où Lyon a été clairement dominé2 et a concédé une défaite aussi claire et nette.

Le premier renversement de tendance est intervenu la saison suivante. Pour sa première participation, le Bayern Munich a retrouvé Montpellier en huitième de finale et c’est l’équipe de Marie-Laure Delie qui s’est qualifiée aux dépens de celle de Katharina Baunach et Carina Wenninger grâce à un unique but marqué par Hoda Lattaf à la fin de la première période de la prolongation du match retour en Allemagne. C’était la première fois qu’une équipe française éliminait une équipe allemande.

Une autre première avait lieu quelques mois plus tard : Lyon atteignait la finale face au Turbine Potsdam. C’était la première finale pour Lyon et pour une équipe française mais aussi le premier duel d’une longue série entre les deux équipes. Ce jour là, c’est l’équipe de Josephine Henning qui battait celle Wendie Renard à l’issue d’une longue séance de tirs aux buts. La saison suivante, l’actuelle capitaine de l’équipe de France prenait sa revanche sur son actuelle coéquipière, marquant elle-même le premier but avant que Lara Dickenmann – désormais joueuse de Wolfsbourg – ne double la mise pour battre ses futures coéquipières Babett Peter, Isabel Kerschowski et Anja Mittag.

Entre temps, le Turbine Potsdam avait marché sur Juvisy en quart de finale. Cela reste le seul adversaire allemand de l’équipe essonnienne.

Lyon-Potsdam sous la pluie

Lyon-Potsdam sous la pluie

La tendance se confirmait la saison suivante où l’OL faisait exploser Potsdam en demi-finale sous la pluie de Gerland avant de l’emporter en finale contre Francfort sous le soleil de Munich. Pour sa première apparition européenne, le PSG pré QSI connaissait moins de réussite. Mais battu 3-0 à l’aller à Francfort, il réussissait au moins à emporter le match retour 2-1 sur un doublé de l’Américaine Allie Long3.

Puis Lyon connaissait moins de réussite en perdant d’abord sa première finale contre Wolfsbourg en 2013 sur un pénalty de Martina Müller puis en cédant en huitième de finale contre le Potsdam d’Ada Hegerberg, Pauline Bremer, Nataša Andonova et Lisa Evans malgré une victoire 1-0 à l’extérieur et une rapide ouverture du score au retour. Après ce dernier des quatre affrontements entre les deux clubs, le bilan reste de deux qualifications (ou victoire en finale) partout.

C’est donc le PSG qui a pris la relève en 2015 après avoir éliminé Lyon. Confronté à Wolfsbourg alors invaincu en trois saisons européennes, les coéquipières de Sabrina Delannoy ont réalisé l’exploit d’aller l’emporter 2-0 à l’AOK Stadium à l’issue d’un match parfait. Le retour a été légèrement plus difficile malgré l’ouverture du score très rapide d’Aurélie Kaci puisque les Allemandes ont pris l’avantage en marquant deux fois coup sur coup à un quart d’heure de la fin, se plaçant à un seul but de la qualification. Mais c’est bien le PSG qui se retrouvait en finale. Francfort remportait alors son quatrième titre grâce à un but de Mandy Islacker dans les arrêts de jeu.

Enfin la saison dernière c’est donc Lyon qui a remporté la dernière manche en date en battant Wolfsbourg aux tirs aux buts en finale.

L’avantage est globalement à l’Allemagne avec dix qualifications contre six4 mais les confrontations ont souvent été serrées. Potsdam compte quelques gros scores (victoire 6-0 contre Montpellier, 3-0 puis 6-2 contre Juvisy, défaite 5-1 contre Lyon) mais 16 des 26 matchs disputés se sont achevés avec un écart n’excédant pas un but.

Confrontations franco-allemandes en Coupe d’Europe

  • 2015-2016 (Finale) : Wolfsbourg - Lyon 1-1
  • 2014-2015 (Finale) : Francfort - PSG 2-1
  • 2014-2015 (Demi-finale) : Wolfsbourg - PSG 0-2 / 2-1
  • 2013-2014 (Huitième) : Potsdam - Lyon 0-1 / 2-1
  • 2012-2013 (Finale) : Wolfsbourg - Lyon 1-0
  • 2011-2012 (Finale) : Lyon - Francfort 2-0
  • 2011-2012 (Demi-finale) : Lyon - Potsdam 5-1 / 0-0
  • 2011-2012 (Huitième) : Francfort - PSG 3-0 / 1-2
  • 2010-2011 (Finale) : Potsdam- Lyon 0-2
  • 2010-2011 (Quart) : Juvisy - Potsdam 0-3 / 2-6
  • 2009-2010 (Finale) : Potsdam - Lyon 0-0
  • 2009-2010 (Huitième) : Montpellier - Bayern 0-0 / 0-1
  • 2008-2009 (Demi-finale) :  Lyon - Duisbourg 1-1 / 1-3
  • 2007-2008
  • 2006-2007
  • 2005-2006 (Demi-finale) : Francfort - Montpellier 0-1 / 3-2
  • 2005-2006 (Poules) : Potsdam - Montpellier 0-0
  • 2004-2005 (Poules) : Potsdam - Montpellier 6-0
  • 2003-2004
  • 2002-2003
  • 2001-2002 (Demi-finale) : Toulouse - Francfort 1-2 / 0-0
Bilan des confrontations franco-allemandes en Coupe d’Europe
Équipe C M V N D Q E BP BC
Toulouse 1 2 0 1 1 0 1 1 2
Montpellier 4 6 2 2 2 1 2 4 9
Lyon 8 11 4 4 3 4 4 14 9
Juvisy 1 2 0 0 2 0 1 2 9
PSG 3 5 2 0 3 1 2 6 8
Total France 17 26 8 7 11 6 10 27 37
Francfort 5 8 4 1 3 3 1 11 9
Potsdam 7 10 4 3 3 4 2 18 11
Duisbourg 1 2 1 1 0 1 0 4 2
Bayern 1 2 0 1 1 0 1 0 1
Wolfsbourg 3 4 2 1 1 2 2 4 4
Total Allemagne 17 26 11 7 8 10 6 37 27

Wolfsbourg-Lyon, la revanche ou la belle

Wolfsbourg et Lyon ont remporté cinq des six dernières éditions de la compétition et sont les deux principaux favoris cette saisons. Les deux équipes arrivent en pleine forme pour cette échéance avec un minimum de blessées : la seule Delphine Cascarino côté lyonnais, Zsanett Jakabfi et Lena Goeßling côté wolfsbourgeois.

Bien sûr l’absence de sa meilleure buteuse et de la patronne de son entrejeu peut gêner Ralf Kellermann mais l’Allemande est tellement souvent absente que son équipe a fini par s’habituer à jouer sans elle et près de la moitié des buts de la Hongroise a été inscrite lors de la confrontation contre Eskilstuna, son bilan en Bundesliga étant de trois buts en dix matchs.

Une autre raison limite l’impact de ces deux absences : elles coïncident à peu près avec le retour de blessure de la Norvégienne Caroline Hansen et avec l’arrivée de la Danoise Pernille Harder en provenance de Linköpings qu’elle avait mené au titre suédois au nez et à la barbe du Rosengård de Marta et Lotta Schelin. L’impact de ces deux joueuses compense certainement l’absence des deux blessées. Au rayon des arrivées hivernales, il est certain que le recrutement de la Danoise est moins médiatique que celui d’Alex Morgan mais à moyen terme il est sans doute particulièrement judicieux. Et à court terme, la semaine à venir dira lequel était le plus utile.

Eugénie Le Sommer (Lyon)

Eugénie Le Sommer (Lyon)

Wolfsbourg reste sur deux victoires 2-0 face au Bayern en Bundesliga et en Coupe d’Allemagne. Cela lui permet de se replacer en embuscade derrière Potsdam et quasiment assurer la qualification européenne pour l’an prochain. Lyon est également dans une bonne dynamique, non seulement en raison des résultats de ses concurrents qui lui ouvrent la route vers le titre mais par un jeu retrouvé depuis le début de l’année. Les deux équipes sont donc non seulement les deux meilleures sur le papier mais arrivent toutes les deux en pleine possession de leurs moyens ce qui devrait donner un duel très relevé.

Effectif de Wolfsbourg
Nom Poste Nat. Âge Matchs Temps Buts
1 Almuth Schult G DEU 26 19 1710 0
12 Jana Burmeister G DEU 28 0 0 0
29 Merle Frohms G DEU 22 2 180 0
33 Jennifer Martens G DEU 27 0 0 0
2 Luisa Wensing D DEU 24 0 0 0
4 Nilla Fischer D SWE 33 20 1800 5
8 Babett Peter D DEU 29 20 1755 2
16 Noelle Maritz D CHE 21 15 1035 0
20 Stephanie Bunte D DEU 28 0 0 0
23 Michaela Brandenburg D DEU 19 0 0 0
24 Joelle Wedemeyer D DEU 21 1 90 0
3 Zsanett Jakabfi M HUN 27 15 974 11
5 Emily van Egmond M AUS 24 7 284 1
7 Sara Björk Gunnarsdóttir M ISL 26 18 1389 2
9 Anna Blässe M DEU 30 16 1136 1
17 Madeleine Wojtecki M DEU 22 1 66 0
18 Vanessa Bernauer M CHE 29 11 587 3
21 Lara Dickenmann M CHE 31 20 1631 3
26 Caroline Graham Hansen M NOR 22 12 736 1
27 Isabel Kerschowski M DEU 29 15 1106 1
28 Lena Goeßling M DEU 31 9 762 0
30 Élise Bussaglia M FRA 31 12 738 3
31 Julia Šimić M DEU 28 8 304 0
10 Tessa Wullaert A BEL 24 19 1101 3
11 Alexandra Popp A DEU 26 19 1632 6
15 Jasmin Sehan A DEU 20 0 0 0
17 Ewa Pajor A POL 20 6 224 2
19 Ramona Bachmann A CHE 26 6 402 1
20 Agata Tarczyńska A POL 29 1 24 1
22 Pernille Harder A DNK 24 5 447 1
41 Anja Mittag A DEU 32 15 587 5
Effectif de Lyon
Nom Poste Nat. Âge Matchs Temps Buts
1 Erin Nayler G NZL 25 0 0 0
16 Sarah Bouhaddi G FRA 30 16 1440 0
30 Méline Gérard G FRA 27 7 630 0
3 Wendie Renard D FRA 27 18 1530 6
4 Julie Marichaud D FRA 19 0 0 0
5 Saki Kumagai D JPN 26 20 1647 8
7 Amel Majri D FRA 24 18 1436 6
8 Jessica Houara d’Hommeaux D FRA 29 18 1372 0
15 Aurélie Kaci D FRA 27 3 246 1
17 Corine Petit-Franco D FRA 33 12 752 3
21 Kadeisha Buchanan D CAN 21 6 495 0
25 Julie Piga D FRA 19 2 135 0
26 Josephine Henning D DEU 28 3 135 0
29 Griedge Mbock Bathy Nka D FRA 22 14 1158 1
2 Kenza Dali M FRA 26 4 225 1
10 Dzsenifer Marozsán M DEU 25 21 1347 5
11 Kheira Hamraoui M FRA 27 9 580 2
18 Claire Lavogez M FRA 23 18 964 11
20 Delphine Cascarino M FRA 20 8 467 1
23 Camille Abily M FRA 32 19 1460 14
27 Caroline Seger M SWE 32 17 1105 1
9 Eugénie Le Sommer A FRA 28 20 1453 21
12 Élodie Thomis A FRA 31 6 275 0
13 Andrea Norheim A NOR 18 0 0 0
14 Ada Hegerberg A NOR 22 20 1570 18
22 Pauline Bremer A DEU 21 21 1383 7
24 Mylaine Tarrieu A FRA 22 11 577 3
31 Alex Morgan A USA 28 6 342 5

Bayern-PSG, pour sauver la saison

Au contraire, le Bayern et le PSG restent sur des prestations en demi-teinte. Les deux équipes ont perdu ce week-end et si le PSG s’est miraculeusement sorti de son quart de finale de Coupe de France face à Juvisy, le Bayern n’y est pas parvenu contre Wolfsbourg. Les Bavaroises sont troisièmes de Bundesliga avec quatre points de retard sur Wolfsbourg et six sur Potsdam. Il est donc très probable qu’elles ne remporteront pas un troisième titre consécutif et que leur palmarès national restera vierge cette saison. La qualification européenne est même très compromise par la voie du championnat. Le PSG est un peu moins en difficulté, toujours deuxième de D1 et encore qualifié en Coupe de France mais le titre s’est éloigné et la qualification européenne est en suspens avec un seul point d’avance sur Montpellier.

Irene Paredes (PSG)

Irene Paredes (PSG)

C’est sans doute lié avec ces dynamiques, les deux équipes se présentent pour ce quart de finale fortement diminuées. Le PSG est privé de longue date de Laure Boulleau5 et d’Erika. Amandine Henry est repartie à Portland avant cette confrontation contrairement à ce qui était espéré. Et en attaque, Nataša Andonova n’est pas qualifiée pour avoir disputé les deux premiers tours avec Rosengård et Marie-Antoinette Katoto est à nouveau blessée. Seul éclaircie dans cette grisaille, la blessure de Cristiane contre Marseille semble moins grave que prévue et elle pourrait même être disponible dès le match aller.

Mais le Bayern n’est pas en reste. Simone Laudehr, Nora Holstad, Melanie Leupolz, Stefanie van der Gragt, Mana Iwabuchi, Viktoria Schnaderbeck, Anna Gerhardt et Sarah Romert sont actuellement indisponibles et les six premières au moins postuleraient sans doute à une place de titulaire. Lors du dernier match contre Wolfsbourg, Thomas Wörle a même dû titulariser Sydney Lohmann qui n’a pas encore 17 ans.

Autant dire que le choix des joueuses du Bayern dépendra surtout des joueuses aptes même si l’effectif est assez riche pour aligner une belle équipe. Les internationales Melanie Behringer et Sara Däbritz seront bien sûr particulièrement attendue tout comme la buteuse néerlandaise Vivianne Miedema qui a marqué le tiers des buts du Bayern cette saison. Il faut dire qu’en dehors de matchs faciles en Coupe et Coupe d’Europe, l’équipe de Munich n’a marqué qu’une seule fois plus d’un but dans un match lors de la première partie de saison, contre Duisbourg. L’efficacité offensive semblait légèrement revenue depuis le début de l’année mais les attaquantes bavaroises n’ont pas trouvé le chemin des filets lors des deux matchs contre Wolfsbourg.

Effectif du Bayern Munich
Nom Poste Nat. Âge Matchs Temps Buts
28 Jacintha Weimar G NLD 19 0 0 0
31 Manuela Zinsberger G AUT 21 4 360 0
32 Tinja-Riikka Korpela G FIN 31 17 1530 0
34 Anna Wellmann G DEU 22 0 0 0
37 Katriina Talaslahti G FIN 16 0 0 0
2 Gina Lewandowski D USA 32 20 1757 2
3 Stefanie van der Gragt D NLD 25 14 1141 4
5 Caroline Abbé D CHE 29 10 512 0
6 Katharina Baunach D DEU 28 14 769 2
15 Nora Holstad Berge D NOR 30 17 1485 2
19 Carina Wenninger D AUT 26 17 960 1
20 Leonie Maier D DEU 24 15 1207 2
22 Verena Faißt D DEU 28 16 1333 0
7 Melanie Behringer M DEU 31 17 1438 4
8 Melanie Leupolz M DEU 23 9 627 4
9 Vanessa Bürki M CHE 31 1 9 0
35 Verena Wieder M DEU 17 4 84 0
14 Sarah Romert M DEU 22 0 0 0
16 Claire Falknor M USA 24 3 118 2
21 Simone Laudehr M DEU 31 11 716 2
23 Ricarda Walkling M DEU 20 0 0 0
25 Viktoria Schnaderbeck M AUT 26 6 540 0
27 Anna Gerhardt M DEU 19 9 385 4
33 Sara Däbritz M DEU 22 19 1633 3
36 Sydney Lohmann M DEU 17 1 90 0
4 Fridolina Rolfö A SWE 23 3 159 0
4 Melike Pekel A TUR 22 2 40 1
10 Vivianne Miedema A NLD 21 21 1575 19
11 Lena Lotzen A DEU 24 2 22 0
13 Mana Iwabuchi A JPN 24 3 131 0
18 Lisa Evans A SCO 25 19 1221 2
29 Nicole Rolser A DEU 25 16 948 6
Effectif du PSG
Nom Poste Nat. Âge Matchs Temps Buts
1 Katarzyna Kiedrzynek G POL 26 18 1609 0
16 Loes Geurts G NLD 31 6 461 0
30 Romane Salvador G FRA 19 0 0 0
3 Laure Boulleau D FRA 30 1 45 0
4 Laura Georges D FRA 33 19 1630 1
5 Sabrina Delannoy D FRA 31 23 1916 1
6 Ngozi Ebere D NGA 26 0 0 0
8 Erika D BRA 29 12 923 3
13 Sandy Baltimore D FRA 17 2 53 0
14 Irene Paredes D ESP 26 20 1800 5
17 Ève Perisset D FRA 22 22 1630 1
20 Perle Morroni D FRA 19 9 435 1
23 Hawa Cissoko D FRA 20 3 120 0
7 Aminata Diallo M FRA 22 18 989 1
11 Anissa Lahmari M FRA 20 8 257 0
12 Ashley Lawrence M CAN 22 8 652 0
19 Lina Boussaha M FRA 18 3 49 0
22 Sana Daoudi M FRA 19 2 29 0
24 Formiga M BRA 39 4 304 1
26 Onema Grace Geyoro M FRA 20 16 1363 0
28 Shirley Cruz Traña M CRI 32 22 1832 3
29 Amandine Henry M FRA 27 6 429 3
9 Sarah Palacin A FRA 29 8 311 1
10 Cristiane A BRA 32 19 1428 13
15 Nataša Andonova A MKD 23 3 107 0
18 Marie-Laure Delie A FRA 29 17 1232 18
21 Verónica Boquete A ESP 30 20 1632 10
25 Marie Antoinette Katoto A FRA 18 9 614 7
27 Ouleymata Sarr A FRA 21 19 858 5


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