Ni buts ni soumises » Septième journée de D1 2016-2017– Guingamp corrige Marseille

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Septième journée de D1 2016-2017– Guingamp corrige Marseille

Tronquée par la Coupe du monde M20, la septième journée a confirmé les tendances : Lyon et le PSG ne font pas de faux-pas en haut de tableau, Marseille et Metz ne décollent pas en bas. Au milieu, c’est Guingamp et Bordeaux qui font la bonne affaire dans les deux matchs qui ne concernent pas le duo de tête.

La septième journée de D1 était marquée par le report des matchs Saint-Étienne-Juvisy et Montpellier-Albi à la demande de Juvisy et d’Albi dont plusieurs joueuses sont parties en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour disputer la Coupe du monde des moins de 20 ans1.

En haut de tableau, cela laissait donc le champ libre à Lyon et au PSG pour s’échapper un peu plus. Ce qu’ils n’ont évidemment pas manqué de faire bien que leurs esprits soient sans doute déjà un peu tournés vers la Suisse et le Kazahstan où ils iront cette semaine pour jouer leur seizième de finale de Ligue des Championnes2.

Cristiane a donné la victoire au PSG

Cristiane a donné la victoire au PSG

Lyon se déplaçait à Rodez presque au complet, privé seulement de Delphine Cascarino en Papouasie et des blessées de longue date Aurélie Kaci, Élodie Thomis et Kenza Dali. Le groupe était tellement au complet que Gérard Prêcheur pouvait à nouveau laisser Corine Petit à Lyon.

En face par contre, Sébastien Joseph était nettement plus démuni avec la sélection de Cathy Couturier, la suspension de Sofia Guellati et la nouvelle grave blessure d’Anne-Sophie Ginestet. Le match était l’occasion de la première titularisation de la saison pour Déborah Garcia et Flavie Lemaître, cadres des saisons précédentes et pour la jeune Élise Bonet, arrivée cet été de Lyon.

Les Rafettes résistaient vaillamment mais comme souvent elles devaient se contenter de ne rentrer à la pause qu’avec deux buts d’écarts, marqués par Dzsenifer Marozsan. L’addition se montait finalement à cinq buts, ce qui ne va pas vraiment faire douter des Ruthénoises qui trouveront plutôt des motifs de satisfaction dans la manière dont elles ont résisté à une équipe bâtie pour d’autres dimensions.

Le PSG fait l’essentiel

En pleine transition, le PSG ne devait pas vraiment contrarier Lyon cette saison. Mais jusque là, il fait l’essentiel afin de faire en sorte que comme souvent le titre se joue lors des matchs aller et retour entre les deux équipes, et la qualification obtenue il y a deux ans en Ligue des Championnes rappelle que sur un ou deux matchs, l’histoire n’est pas écrite d’avance.

C’est privé de Grace Geyoro et Marie-Antoinette Katoto3 mais avec Marie-Laure Delie de retour que les Parisiennes se déplaçaient à Soyaux où manquait Anna Clérac et Élodie Nakkach4. Jean Paredes et Nicolas Goursat optaient pour l’occasion pour une défense à cinq où en complément de Marie-Aurèle Awona et Cynthia Viana, Justine Deschamps était préférée à Siga Tandia, titularisée au milieu. Devant, Laura Bourgouin et Pamela Babinga se retrouvaient en duo.

Face à cela, et sans doute en raison des absences, le PSG laissait ses ailes à ses latérales Sabrina Delannoy et Ève Périsset et tentait de forcer la décision dans l’axe où l’on retrouvait en général ses milieux et son duo d’attaque.

C’est finalement sur une erreur de relance et un centre d’Ève Périsset que Romane Munich ne pouvait que repousser que Cristiane ouvrait le score à la demi-heure de jeu. La Brésilienne doublait la marque en seconde période d’une frappe lointaine. Encore une fois son talent venait au secours de son équipe pour faire la décision.

Le PSG a donc fait l’essentiel et reste sur la même ligne que Lyon. Les gardiennes parisiennes n’ont encore encaissé aucun but cette saison en D1. Soyaux ne profite pas de l’occasion pour dépasser Saint-Étienne et se rapprocher de Juvisy mais ce n’était sans doute pas à son programme.

Une joueuse dans le match

Makan Traoré face à Verónica Boquete

Makan Traoré face à Verónica Boquete

Makan Traoré faisait ses grands débuts chez les Bleues pour sa première titularisation en D1 depuis un match à Saint-Étienne avec Le Mans en mai 2011 (en compagnie de ses actuelles coéquipières Marie-Aurèle Awona, Lydia Belkacemi et Laura Bourgouin). Entre temps elle a passé quatre saisons à Lyon pour 310 minutes de D1 et aucune titularisation, puis une saison blanche l’an dernier. Elle s’est appliquée avec sa capitaine Siga Tandia et Julie Thibaud à colmater les brèches et essayer de contenir un milieu parisien en surnombre et comptant en ses rangs Verónica Boquete et Shirley Cruz.

Metz et Marseille à l’arrêt

Depuis le début de saison, à défaut de convaincre et de prendre les points, Marseille avait au moins su ne pas se laisser submerger en dehors des matchs contre Montpellier et Lyon, où il y avait quand même du positif à retenir. Contre Guingamp, Christophe Parra avait beaucoup fait tourner son effectif et le résultat n’a sans doute pas été à la hauteur de ses espérances avec la première large défaite face à une équipe hors du quatuor de tête.

Guingamp a l’expérience l’an dernier d’une saison qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions et sans faire de révolution semble reparti du bon pied cette année. Cette fois le duo Salma Amani-Desire Oparanozie a fait exploser la défense marseillaise. Les Bretonnes se retrouvent à la cinquième place qu’elles occupaient à la fin de la saison 2015. Marseille reste dans la zone de relégation et ne profite pas du match reporté d’Albi.

Bordeaux enfonce Metz

Promu présentant le moins de garantie, Bordeaux continue son bon début de saison, confirmant que même conclue par une défaite, une prestation comme la précédente face à Soyaux était bien prometteuse.

Les Girondines se déplaçaient à Metz qui jouait son troisième match à domicile de suite5 et qui avait une deuxième belle occasion de prendre enfin des points après la réception d’Albi. Mais c’est le même scénario cruel qui s’est reproduit : les Grenates n’ont pas réussi à marquer leur premier but de la saison et l’on s’acheminait vers un 0-0 qui leur aurait au moins donné leur premier point quand Sarah Cambot a obtenu un pénalty. Pire encore, alors que Getter Laar avait repoussé le tir de Maéva Salomon, c’est Margaux Montegut qui a été plus prompte pour pousser le ballon au fond des filets.

Metz reste donc à zéro point et si la situation n’est pas désespérée parce qu’Albi, dernier non relégable, n’est que trois points devant6, il faudra finir par en prendre quelques uns pour se sauver.

Par contre, Bordeaux dépasse Rodez et rejoint Saint-Étienne et Soyaux avec huit points qui constituent un capital intéressant pour un maintien qui ne devrait pas se jouer bien au-delà de la douzaine. Sur les cinq dernières saisons, et en données corrigée du passage à la victoire à trois points et en tenant compte du fait qu’entre 2011 et 2016, il y avait trois relégués, la onzième place du classement n’a dépassé 9 points qu’une seule fois en 2014 où Yzeure en comptait 17. Avant 2012 cette place se jouait à des niveaux plus élevés, entre 15 et 20 points.

Marie-Laure Delie est de retour

Marie-Laure Delie est de retour

Résultats

Guingamp-Marseille 4-0 : Oparanozie 22′, Amani 32′, 85′, 91′

Metz-Bordeaux 0-1 : Montegut 87′

Montpellier-Albi : reporté

Rodez-Lyon 0-5 : Marozsán 31′, 45′, Hegerberg 56′, Abily 57′, Renard 90′

Saint-Étienne-Juvisy : reporté

Soyaux-PSG 0-2 : Cristiane 33′, 66′

Classement

Place Nom Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Lyon 21 7 7 0 0 47 2 45
2 PSG 21 7 7 0 0 19 0 19
3 Montpellier 15 6 5 0 1 18 2 16
4 Juvisy 12 6 4 0 2 22 4 18
5 Guingamp 10 7 3 1 3 10 18 -8
6 Saint-Etienne 8 6 2 2 2 13 10 3
7 Soyaux 8 7 2 2 3 9 19 -10
8 Bordeaux 8 7 2 2 3 7 21 -14
9 Rodez 6 7 1 3 3 8 23 -15
10 Albi 3 6 1 0 5 1 16 -15
11 Marseille 2 7 0 2 5 5 21 -16
12 Metz 0 7 0 0 7 0 23 -23


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